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Ombre et lumière

18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 07:30

 

Département :   87 - HAUTE VIENNE

Le bourg :

Cette église comporte t elle des défenses extraordinaire ?  Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Le bourg de Nexon est situé à 20km au Sud-Sud-Ouest de Limoges.

   Coordonnées du bourg :

45° 40′ 45″ N 1° 11′ 17″ E
 45.679167° 1.188056°

 

L'église :

    L'extérieur  :

Préambule

    Lorsque j'arrive proche d'un site fortifié, je suis de suite dans une ambiguïté de sensations. C'est la lecture d'un livre ou d'une brochure qui a motivé mon déplacement, mais c'est mon imagination préalable qui grossit la réalité.

  Donc, à chaque découverte, j'ai peur d'être déçu et je suis enthousiasmé d'être là. Mais vous savez tout cela grâce à cet article.

 

La découverte

   En arrivant sur la grande place du bourg, mon doute est présent :

"Cette église est elle vraiment fortifiée ?"

   Au premier regard, je ne distingue rien de caractéristique pour une castellologue assoiffé de construction défensive. J'entame un décryptage de chaque pierre (du granit).

 

L'enquête commence

    Le transept ne possède aucune archère, l'abside est traditionnelle et le clocher, bien qu'il soit un bon point de surveillance, ne comporte aucun des classiques éléments défensifs. Cette église ne serait donc pas fortifiée ? 

 

J'ai trouvé les défenses

    N'aimant pas les échecs  ... heu, je voulais dire.... "les absence d'indices dont je rêve"... Je décide de mieux regarder la nef. Soudain, j'ai les yeux plein de bonheur.

Voyez vous la raison ?

    Ce ne sont point les puissants contreforts qui causent ma joie, ni le jolie remplage de la fenêtre. Ce sont les ouvertures sous le toit signifiant la présence d'une salle de repli.

 

Une jolie défense 

Pour protéger une porte, que faut il ?   Heureux de cette découverte, je repars vers mon destrier les yeux brillants de soleil quand mon instinct me pousse à jeter un dernier regard vers la façade Ouest.

Voyez vous cette merveille ?

Regardez bien au dessus de la porte.

Qu'est ce ?

 

   Évidemment, vous avez deviné que, pour protéger une porte, il est intéressant d'avoir une construction en encorbellement nommée : Une bretèche (voir vocabulaire). Elle communiquait avec la salle de repli.

 

    L'intérieur  :

  Avec autant de réussite, je tente d'entrer dans l'église et... incroyable... elle est ouverte.

   Avec ces bâtiments adjacents, cette église paraissait gigantesque, mais c'est une construction intimiste à visage humain qui m'accueille (voir explication sur le plan).

     Dans la partie Romane, les croisillons sont voûtés en berceau et dans les chapelles latérales, de belles peintures portent mes yeux au ciel. La nef Gothique comporte 3 travées voûtées avec des arcs en ogives. Chacune possède une clé de voûte ornée des armoiries des grandes familles ayant régné sur Nexon :

       * Les Lastours,

       * Les Abzac,

       * Les Pousses de Campagne.

 Hélas pour moi, les fortifications ne sont pas accessible.

 


 Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Au 15ème siècle, modification de l'église.
* Au 19ème siècle, construction d'une sacristie coté Sud.
* En 1926, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher est interdite.

 

Le décors peint est très lumineux

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 07:30

Département :   66 - PYRENEES ORIENTALES

 

Le bourg : 

    Situation :    (voir sur une carte)

        Le petit bourg de Latour de France se situe à 4km à l'Ouest de Estagel et à 20km au Nord-Ouest de Perpignan. Le bourg est posé sur un plateau à 420m d'altitude, surplombant l'Agly.

  Coordonnées du bourg  :

42° 46′ 9.84″ N 2° 39′ 14.04″ E
 42.7694° 2.6539°

 

Le château : 

    L'extérieur :

Premier indice

    En arrivant dans le bourg, mes yeux s'écarquillent devant le blason apposé sur les panneaux de rue : Une tour fortifiée. Mais après réflexion, cela parait banal pour un bourg nommé Latour.

    Un plan cadastral montre les rares traces de fortification au 21ème siècle.

 

L'enquête commence

     En hauteur, il est facile de voir une tour (de l'ancienne église ?) comportant aux angles de petites échauguettes. Puis dans les ruelles, je vois le culot d'une ancienne échauguette.

    Un peu plus loin, les vestiges d'une tour inserrée dans le bâtiment me confortent dans la direction à avancer. 

 

    L'intérieur :

   Avec si peu de traces de fortification, je n'espère pas vraiment découvrir un intérieur. Pourtant, au sommet du bourg, un parking me donne un plaisir immense ! 

 

 

Histoire du château : 

* En 1020, un lieu nommé Triniach (ancien nom du bourg) est cité dans un texte. Il appartient à Bernard de Taillefer.
* En 1140, Bérenger de Peyrepertuse rend hommage au Comte (voir titre de noblesse) de Barcelone pour son château de Triniach.
* En 1258, le traité de Corbeil signé entre le roi Jacques Ier d'Aragon et du roi de France Louis IX (voir liste) fixe les frontières du royaume de France au Sud des Corbières. Triniach devient une frontière.
* En 1342, le roi de France Philippe VI de Valois donne le château à Guillaume du Vivier.
* En1462, château et fortification sont détruits.
* En 1480, Jean de Voisins reconstruit le château.
* En 1639, les troupes du roi de France Louis XIII (voir liste) campent proche de Latour. Le village et le château subissent des saccages.
* En 1640, le village et le château sont détruits.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite.

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 11:11
     
michel-j-01  
  Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts et l'histoire. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Cet article est en complément du château du Marais

 

michel-j-02  

 


La vie mouvementée d'un grand commis de l'Etat

 

 

    A cheval sur les XVIIIe et XIXe siècles, Talleyrand, prince issu d’une lignée aristocratique remontant au IXe siècle reste un des plus étonnants grands commis de l’histoire de France.

   Affligé, dès sa naissance, d’une claudication dont il fera le meilleur usage, un peu le mal aimé de sa famille, notamment de sa mère qui le propulsera contre son gré dans les ordres, Charles Maurice de Talleyrand demeurera, pendant toute son existence un nostalgique de l’Ancien Régime.

     Après son passage forcé au collège d’Harcourt puis au Séminaire, il obtient d’être nommé évêque d’Autun en 1788. A ce titre, il fait ses premiers pas dans la vie publique en siégeant l’année suivante aux Etats généraux. Mais il tourne rapidement le dos à sa carrière religieuse en envoyant sa démission d’évêque de Saône et Loire en 1791.

Certes, il est chargé en 1792 d’une mission diplomatique à Londres, mais devenu suspect aux yeux de la Convention et mis ouvertement en accusation par celle-ci, il prendra le parti de rester prudemment en Grande Bretagne en attendant que la tempête de la Terreur se calme, élargissant même la distance entre sa personne et les terroristes en s’embarquant pour les Etats-Unis.

    Ce faisant, il sauve sa tête, mais pas ses biens vendus aux enchères publiques en mars 1795.

      Nous sommes à l'été 1795. La tête de Robespierre est tombée depuis plus d’un an. Le plus gros de la tempête est passé et la Convention vient de rédiger une énième constitution plaçant à la tête de l’exécutif de la République un Directoire de cinq membres.

     Le moment est-il venu pour Talleyrand de regagner la France? Les contacts qu’il a su maintenir l’y incitent. Par prudence, il écrit cependant à une vieille amie, Germaine, Mme de Staël : "Faîtes démener l’abbé Desrenaudes" recommande-t-il. Et celui-ci se "démène" effectivement brillamment : Le 4 septembre 1795, la Convention rapporte le décret d’accusation lancé contre lui et l’autorise à regagner la France.

     Ce n’est cependant que fin juillet 1796 que le bateau qui ramène Talleyrand en Europe accoste dans le port de Hambourg…et que, le 25 septembre, le Courrier Républicain annonce l’arrivée à Paris de "Monsieur de Talleyrand-Périgord, ci-devant évêque d’Autun et émigré privilégié" On est loin d’un retour triomphal. Tout reste à faire pour "l’émigré privilégié" qui débarque dans la capitale avec 100 000 de nos euros pour tout pécule.

     Dans ce Paris, affranchi de la tyrannie pour tomber dans la frivolité et la luxure du Directoire, l’homme fort est Barras, chef de l’exécutif, ancien pourvoyeur de la guillotine reconverti dans les intrigues et trucages politiques en tous genres.

C’est, de nouveau, à l’incontournable Madame de Staël que Talleyrand a recours pour faire son retour dans les affaires de l’Etat : "Dans les circonstances importantes, il faut faire marcher les femmes". Et c’est ce qu’il a l’habileté de faire en plaidant son impécuniosité et son désespoir : "Ma chère enfant, si vous ne trouvez pas un moyen de me créer une position convenable, je me brûlerai la cervelle". Difficile d’être plus direct.

     Les femmes adorent ce genre de défi, et Germaine de Staël jaillit de son salon de la rue du Bac pour aller faire le siège de Barras au palais du Luxembourg.

    Le moment est propice. Le ministre des Relations extérieures, Charles Delacroix, polarise sur sa personne des critiques de toutes parts et se trouve de surcroît affecté par une monstrueuse tumeur (de 32 livres !) au niveau du bas ventre qui lui donne l’aspect peu représentatif d’une femme enceinte.

     Auprès du Directoire, l’opiniâtre Germaine use de tous les registres : l’éloge de son protégé, la persuasion, les larmes et jusqu’à l’évanouissement simulé. Barras reste de marbre, tout du moins en apparence puisque finalement il convie Talleyrand à un dîner en tête à tête à Suresnes…et tombe sous le charme de son interlocuteur.

    La décision de renvoyer Delacroix et de confier les Affaires étrangères à Talleyrand ne tient plus qu’à l’aval des autres Directeurs. Ceux-ci se réunissent le 17 juillet 1797. Carnot se déchaîne contre cette idée et Barras doit user de toute sa rouerie pour enlever la décision par trois voix contre deux.

     Non content d’avoir éjecté le malheureux Charles Delacroix du bureau de Vergennes, Talleyrand se paie le luxe d’engrosser la femme de celui-ci. Le 26 avril 1798, Madame Delacroix met au monde un fils que l’on prénomme Eugène, celui-la même qui allait devenir le maître de la peinture romantique du 19e siècle.

 

charles-maurice-de-talleyrand    Si Talleyrand ne s’est jamais flatté de cette naissance, le tout Paris ne lui en a jamais contesté la paternité. Il y a, à tout le moins, une certitude : le père ne pouvait, en aucun cas, être le pauvre Charles Delacroix, alors que celui-ci était, sept mois plus tôt, entre les mains d'un chirurgien pour l'ablation de cette tumeur mal placée.

    Ce que chacun savait (hormis Charles Delacroix) c’est que l’indélicat Talleyrand entretenait des relations intimes avec Madame Delacroix. Par grandeur d’âme, ou pour simplifier ses relations sentimentales, Talleyrand avait eu la galanterie d’éloigner le mari importun en le nommant ministre plénipotentiaire auprès de la République Batave à La Haye.

    Certains auteurs en tireront la conclusion lapidaire que Talleyrand fut, à tout le moins, l’auteur de deux chefs d’œuvre : l’un non signé, Eugène Delacroix ; l’autre l’est par contre: il s’agit de l’aboutissement heureux du congrès de Vienne.

 

Le Consulat et l'Empire ne pourront pas davantage se passer des talents de Talleyrand

       De fait, après avoir aidé Bonaparte dans sa préparation du coup d'Etat du 18 brumaire, le premier consul ne pouvait pas manquer de le reconduire dans ses fonctions et, devenu empereur, Napoléon pas davantage.

  Celui-ci lui réserve même tous les égards en le nommant grand chambellan en 1804, et le faisant, prince de Bénévent, deux ans plus tard.

      C'est lui qui négocie les traités de Presbourg et de Tilsit.

  C'est lui encore qui reçoit dans son château de Valençais les princes espagnols déchus après la difficile campagne d'Espagne de 1808.

    Cependant, les ambitions sans limite de l'empereur l'inquiètent déjà. Talleyrand est tout à la fois visionnaire et manœuvrier. En bonne place pour prendre le pouls de l'Europe et ménager ses propres intérêts. Rester un recours, en quelque sorte, et en tirer un bénéfice personnel.

     Ce double jeu n'échappe pas à l'empereur qui lui retire sa fonction de grand chambellan en 1809. Une décision sur laquelle Napoléon reviendra en 1813, en lui proposant de reprendre sa fonction aux Relations extérieures. Talleyrand juge vite la situation irrattrapable après la désastreuse campagne de Russie et refuse.

 

      Il a vu juste et la Restauration va se servir de cet incontournable grand commis pour sauver ce qui peut l'être.

Ne s'est-il pas toujours montré royaliste ?

   Ce détour au service du Consulat et de l'Empire correspondait davantage à sa soif de pouvoir qu'à une véritable adhésion.

     Louis XVIII ne s'y trompe pas en lui rendant son poste de ministre et en lui confiant les intérêts de la France au congrès de Vienne. Une réussite. L'intégrité territoriale de la France est préservée.

Ses rapports seront cependant plus difficiles avec Charles X. Les ultra n'apprécient guère Talleyrand. Il lui faut de nouveau attendre son heure.

     Elle sonnera en 1830, quand il se déclarera en faveur de la maison d'Orléans.

  Mais à 76 ans, sa carrière ministérielle est maintenant derrière lui. Il finit celle-ci comme ambassadeur à Londres de 1830 à 1834.

 

    Quatre ans plus tard, il est à l'agonie, et le roi Louis-Philippe vient lui rendre en hommage une visite d'adieu le 17 mai 1838, le jour même de son décès.

 

 

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 07:30

 

Département :  40 - LANDES

Le bourg :

Des remparts, il ne reste que des vestiges pour notre imaginaire   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Mont de Marsan est situé à 50km au Nord-Est de Dax, à 150km au Nord-Ouest de Tarbes et à 135km au Sud de Bordeaux.

   Coordonnées du bourg :

43° 53′ 29″ N 0° 29′ 58″ W
  43.891389°   -0.499444°

 

Les remparts :

    L'extérieur  :

Curiosité

    Dans certaines brochures Mont de Marsan est appelé : La ville aux 3 rivières. 

Incroyable n'est il pas ?

   En réalité, il existe bien 2 rivières nommées Douze et Midou. En se rencontrant les hommes ont appelé la "nouvelle" rivière : La Midouze.

Donc, 3 noms = 3 rivières.

    Évidemment, un confluent (dans la province du Marsan) est propice à la création d'un bourg puisqu'il est protégé naturellement par 3 cotés. C'est ainsi que naquit ce qui devint : Mont de Marsan.

 

Plan de Mont de MarsanUn plan très curieux pour une cité fortifiée

   Pour comprendre la description de ce bourg, il est important d'analyser sa carte à la fin du Moyen Âge.

Légende :

   A - Maison Romane,

   B - Maison Romane,

   C - Château Nolibos,

   D - Église Sainte Madelaine,

   E - Maison Romane,

   G - Château Vieux,

   H -Cordelière,

  P1 - Porte de Roquefort,

  P2 - Porte d'Aire,

  P3 - Porte de Saint Sever,

  P4 - Porte du Port,

  P5 - Porte Campet. 

 

La découverte

    En descendant au rythme de la rivière Midou, j'arrive à proximité de murs consolidés, vestiges des remparts de la cité. Quelle sensation d'approcher des murs ayant vu Gaston Phoebus et le futur roi Henri IV.

  C'est donc avec respect que je m'approche de ce mur. Ce n'est évidemment pas le tag sur la porte du garage (certainement un plaisir pour le Chercheur d'Empreintes) qui m'attire, mais les blocs de pierres.

 

Les remparts

    Mont de Marsan n'est évidemment pas Carcassonne, ni le belle petite cité de Larresingle , mais voir un rempart de 800 ans ayant su évoluer doucement puis attirer le regard de personnages illustres est un vrai plaisir.

    Les pierres ont des tailles et dimensions différentes entre la base et le sommet. Le plus étonnant et l'absence d'archère, de mâchicoulis (voir vocabulaire) ou de crénelage. Je suppose que le rempart devait être beaucoup plus haut.

 

Le doute

   Les murs, bien que passionnants pour un amateur de pierres, ne me satisfont pas. Et je commence à douter de la présence de vraies constructions habitées et fortifiées. c'est l'oeil vide et a vue basse que j'erre le long de la rivière quand soudain, venue de nulle par, une femme m'interpelle :

"Chevalier, aie confiance dans ton chemin qui te mènera vers le panneau !"

   Ma muse (qui est avant tout une femme) ayant toujours raison (n'est ce pas mesdames), m'a guidé vers le panneau.

 

Système défensif et fenêtres de confort !Le Donjon Lacabaye

    Bien que partiellement caché par une construction parallélépipédique avec de curieux corbeaux, le Donjon de Lacabaye apparaît, puissant et distingué, haut et pourtant si trapu, défensif et si habitable.

Que de contrastes !   Les ressentez vous ?

   En regardant rapidement la façade Nord, ce donjon ressemble à une maison médiévale avec ses belles fenêtres trilobées à colonne centrale. J'imagine aisément une belle à sa fenêtre guettant "mon" retour de la chasse.

  Mais en observant bien cette construction en 2 parties, des systèmes de défense apparaissent. Ils encadrent les fenêtres et se déclinent sur plusieurs hauteurs en décalé

  Cette architecture est fascinante car elle est harmonieuse même dans les positions des archères.

 

Le Donjon Lacabaye (encore)

Quelle physionomie montre le donjon sur les autres faces ?

 1 - La face Est est très austère. Y avait il un bâtiment accolé ?

 2 - En tentant de regarder la façade Sud, je découvre qu'elle domine la rivière (derrière les arbres à gauche). La fonction de défense me parait enfin plus logique.

 3 - En descendant proche de la rivière, j'observe la face Ouest. Des fenêtres récentes égaient un peu ce haut mur curieusement sans archère.

    Comme moi vous avez certainement été surpris par le manque de mâchicoulis, latrines, bretèche au dessus des portes, trou de boulin et corbeau pour soutenir des hourds (voir vocabulaire). Surpris je suis et aucune raison je peux vous apporter.

 

Maisons médiévales

   Le bourg possède quelques belles maisons médiévales, certaines en ruines (repère E) et d'autres toujours fringuantes (repère B). Mais ce blog n'étant pas un prospectus touristique, je n'en donnerai aucune description

 

    L'intérieur :

       Les remparts n'étant que de simple mur, il n'y a pas d'intérieur à visiter. Le donjon de Lacatayes est visitable gratuitement. Je ne vous montrerai aucune photo de son intérieur pour que vous ayez la surprise des sculptures et de l'ambiance.

 

 

Histoire simplifiée du bourg et des fortifications :

* En 1130, un château fort est bâti au milieu des 2 rivières par P. de Lobonner, Vicomte (voir titres de Noblesse) de Marsan.
* Au 12ème siècle, construction des remparts entourant la ville.
* A la fin du 13ème siècle, construction au Nord-Est des remparts d'une maison forte; (Elle sera nommée un siècle plus tard : Le Château Nolibos). Elle est acheté par Marguerite de Moncade, fille de Gaston VII, Vicomte de Béarn.
* Au 14ème siècle, amélioration des défenses du rempart.Construction d'une maison forte nommée aujourd'hui : Le Donjon de Lacataye.
* Vers 1380, Gaston Phoebus (de son vrai nom Gaston III de Foix Béarn), Vicomte de Marsan, fait restaurer le château Nolibos.
* En 1585, Henri IV (voir liste des rois) fait construire un bastion (nommée : La Grande Tenaille) pour protéger la porte Est nommée : Porte Roquefort.
* Au 17ème siècle, sur ordre du Roi de France Louis XIII, le château Nolibos est détruit.
* Au 18ème siècle, pour agrandir la ville, une grande partie des remparts sont détruits dont les 5 portes fortifiées.
* Au 19ème siècle, le "château vieux" (ainsi que de nombreux bâtiments fortifiés) sont détruits. Le "château vieux" sera remplacé par le théâtre et les halles.
* En 1860, Antoine Lacaze, maire de Mont de Marsan et propriétaire du "Donjon" (la tour de Lacatayes), fait don de ce bâtiment médiéval à la ville pour loger les soldats.
* En 1875, les militaires déménagent à la caserne Bosquet. La tour devient successivement :

- Un pensionat de jeunes filles,
- Un centre de gymnastique,
- Un atelier municipal.

* En 1968, Charles Lamarque-Cando, maire de Mont de Marsan, transforme ce lieu en musée pour 2 sculpteurs régionaux :

- Charles Despiaux,
- Robert Wlérick.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts et des constructions fortifiées est libre et gratuite. La visite du donjon devenu musée est gratuite.

 

Le donjon est magnifique sous tous les angles de vue



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châteaux des Landes
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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgCes pierres sentent la ruine.. hummm

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le petit bourg de Villefort se situe à 22km au Nord-Ouest de Quillan (voir son château), à 20km au Sud-Est de Mirepoix et à 5km au Sud de Chalabre.

    Coordonnées du bourg :

42° 57′ 17″ N 2° 2′ 0″ E
 42.954722° 2.033333°

 

Le château :  

     L'extérieur :

L'arrivée

    Dans le brouillard matinal du début de printemps, le plateau surplombant de petit bourg est fantomatique. L'humidité gèle mon espoir. Ce n'est pas les quelques pierres amassées dans l'herbe verte qui me rassurent.

Vais je trouver une ruine de château fort ?

 

La découverte

    Villefort : Rien que le nom est porteur de rêves pour un castellologue amateur. Bien que mon imaginaire soit très développé, il me faudrait quelques traces plus palpable.

     En examinant mieux les pierres, je pressens qu'elles ont dû appartenir à un rempart. Et c'est en levant la tête que mes yeux brillent de joie : Un mur !

 

Elle est formidable !

     Quel plaisir de voir une ruine aussi riche et aussi intelligente. Je vous vois froncer les sourcils avec le mot "Intelligente".

  En connaissez vous des ruines aussi moderne sachant discuter avec un "téléphone"  ? 

  A mon avis, elles doivent s'échanger tous les potins et ragots. D'ailleurs j'ai appris que madame Michut avait... (mais je ne vais pas vous colporter toutes les anecdotes Audoises). 

 

Analyse très rapide

    Un simple pan de mur n'est pas facilement interprétable car il ne reste ni corbeau, ni bretèche, ni mâchicoulis (voir vocabulaire). Le mur est borgne, peu épais, composé de petites pierres pauvrement taillées et peu jointives.

    Ce château n'appartenait pas à un grand seigneur, mais sa position en fait une bonne vigie entre les grands châteaux dits Cathare si proches.

 

     L'intérieur :

         Qu'en dire ?... Il n'y a plus d'intérieur, excepté des vestiges que mon imaginaire fait revivre.

Le votre est il aussi développé que le mien ?

 

 

Histoire du château :

* Au  12ème siècle, construction d'un château fortifié.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible (mais il reste si peu). N'oubliez pas, vous êtes dans une ruine avec des ravins et dans une propriété privée.

 

Dans le brouillard, la ruine est fantomatique

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 07:30

 

La description de l'extérieur du château est ici

 

La description de l'intérieur du château est là

 

    La haute cour du château :La haute cour est devenu un jardin à thème

Je veux du soleil

  Après avoir visité les entrailles du donjon quadrangulaire, j'ai besoin de retrouver le soleil. Pour cela il suffit d'emprunter le classique escalier en colimaçon et de monter éclairé par des fente pouvant s'apparenter à des archères.

  Depuis le chemin de ronde, je vois une succession de bâtiments en ruine entourés de fleurs et plantes. C'est la magnifique haute cour (repère H sur le plan) avec la citerne creusée dans le roc et les vestiges de la chapelle castrale dédiée à Saint Amédée.

   A l'autre bout du château trône fièrement le donjon primitif  du 12ème siècle "déclassé" au 15ème siècle pour devenir la Tour Saint Pierre (repère T sur le plan).

 

La Tour Saint Pierre

     Aux pieds de la Tour Saint Pierre, je reconnais cette caractéristique architecturale défensive posée sur des consoles et nommée : Mâchicoulis (voir vocabulaire).

  Quelques bâtiments et salles ont été aménagés au cour des siècles. Leur manque de confort traduit une utilisation de stockage puis de magasin à poudre (repère M sur le plan).

   Dans la tour les quelques pièces accessible sont un compromis entre rigueur et confort avec des latrines minimales et des décors très seigneuriaux. Le donjon du 15ème siècle est puissant

 

Quel magnifique panorama

     En haut de la tour Saint Pierre, le spectacle est incroyable !

* En bas, la haute cour fleurie et arborée.

* Puis sur la droite, le puissant donjon du 15ème siècle avec ses geôles et sa tourelle pour escalier en colimaçon.

* Au fond à gauche les rondeurs de la tour canonnière de la Sauvegarde (repère S sur le plan) tranchent dans cette ambiance rectiligne et d'angle droit.

* Mais c'est la vision du Mont Blanc qui me semble presque irréelle.

   Pour me reposer de ces émotions, je regarde la beauté des montagnes Savoyardes.

 

 

Histoire du château :

* En 1014, le site de Meiolanum est cité dans un texte.
* En 1073, un seigneur de Miolans est cité sans référence à un château.
* En 1083, un château fort et une chapelle sont cités dans un texte.
* Au 12ème siècle, le seigneur de Miolans fait construire un donjon carré, devenu ultérieurement la Tour Saint Pierre (repère T).
* Vers 1147, Geoffroy III de Miolans accompagne Amédée III Comte de Savoie (voir liste) à la 2ème croisade en terre Sainte.
* Au 13ème siècle, aménagement de 2 salles à la base du donjon primitif (repère M).
* Au début du 14ème siècle, Jean de Miolans agrandit le château et adapte ses défenses aux progrès techniques.
* Au premier quart du 14ème siècle, construction d'une salle seigneuriale(repère A) qui deviendra l'appartement de l'officier Major.
* Au 15ème siècle, construction d'un 3ème étage à la tour Saint Pierre.
* Au milieu du 15ème siècle, aménagement de l'appartement de l'officier Major (repère A).
* A la fin du 15ème siècle, Anthelme VI fait construire des galeries souterraines (repère G).
* Entre la fin du 15ème siècle et le début du 16ème, construction de l'imposant donjon quadrangulaire habitable.
* Au 16ème siècle, construction du châtelet (repère B).
* En 1523, le dernier héritier mâle de la famille de Miolans décède. Claudine de Miolans donne la seigneurie au Duc (voir titre de noblesse) de Savoie Charles III.
* En 1559, militairement le château n'est plus adapté aux armes d'attaques, il est donc aménagé en prison. De nombreuses salles du donjon sont transformées en cachot.
* En 1772, le Marquis de Sade est enfermé dans un cachot du donjon.
* En avril 1773, après 4 mois d'incarcération, le Marquis de Sade s'échappe par une fenêtre de son cachot.
* En 1792, le dernier prisonnier du château est relâché.
* En 1869, la famille Guiter devient propriétaire du château.
* Au 19ème siècle, des travaux de consolidations sont réalisés ainsi que des reconstructions partielles comme le crénelage du donjon.
* En 1944, le château est classé aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte partielle de l'extérieur est libre et gratuite depuis les ruelles du hameau et les routes de la vallée. La visite de l'intérieur est payante. Les quelques piastres données vous procureront un plaisir immense et un voyage dans let emps. 

 

Un emplacement idéal pour contrôler la vallée de l'Isère

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 07:30

 

Département :  14 - CALVADOS

  C'est par là, le château de Colombières

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Colombière se situe à 26km au Nord-Est de Saint Lô, à 20km Ouest-Nord-Ouest de Bayeux et à 20km à l'Est de Carentan. Le château est situé à une "portée de flèche" au Nord du bourg.  

    Coordonnées du château :

49° 18′ 11.02″ N 0° 58′ 32.02″ W
 49.30306°   -0.97556°

 

Le château 

     L'extérieur :

L'arrivée

    Il est aisé de trouver le château de Colombières  grâce au panneau directionnel (évidemment il faut savoir lire, ce qui n'est point aisé pour un Chevalier-Dauphinois né au 12ème siècle  ).

  C'est donc confiant que je découvre... heu... porte close. Un autre panneau confirme ma déception. Cette beauté médiévale n'est point visitable en ce jour de mai.

  Représentation du château au 18ème siècle

La recherche

     Ne voulant pas rester sur un échec, je tente d'emprunter à ce site millénaire quelques images de loin. Mais je ne trouve qu'un petit mur sans âge.

   A quelques mètres de là, je vois un portail moderne devant une construction non identifiable.

Vais je voir une pierre médiévale ?

 

Pourtant la construction est là

     Ne voulant pas resté sur un échec, je chausse mon d'oeil d'aigle pour déguster le sommet d'une tour parallélépipèdique et surtout la belle rondeur d'une autre tour.

  Malgré mes allongement de cou, mes contorsions, je ne vois pas d'archère, de bouche à feu, de bretèche (voir vocabulaire).

  Le système défensif de ce château restera pour moi un mystère. Je me console en regardant la vue aérienne de cette construction fortifiée.

 

     L'intérieur :

         Hélas, le château est fermé en ce jour de mai, je ne peux point vous montrer ses beautés.

 

 

Histoire du château :

* Au  11ème siècle, Raoul de Colombières et Guillaume Baudoin, compagnons d'arme de Guillaume le Conquérant (voir liste des Ducs de Normandie), possèdent cette place forte.
* Au 14ème siècle, durant la guerre de 100 ans, la famille Bacon de Molay fait construire un puissant château fort (l'actuel château).
* En 1450, à la fin de la guerre de 100 ans, la famille Briqueville possède le château.
* En 1750, la famille Girardin sont les nouveaux propriétaires. Quelques aménagement de confort sont réalisés.
* En 1944, juste après le débarquement, l'armée Américaine s'installe au château. Ce site millénaire devient le centre de la "guerre psychologique".
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite du château est possible à certaines dates. Renseignez vous

 

Gravure du château de Colombières avant 1750

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Quelle rougeur !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village d'Autreppes est situé à 8km au Nord-Ouest de Vervins et à 20km à l'Est de Guise.

   Coordonnées :

49° 54′ 15″ N 3° 51′ 24″ E
 49.904167° 3.856667°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   Pour un Chevalier Dauphinois, chercheur de ruines médiévales souvent de couleur grise à blanche, l'imposante dominante rouge est déjà une surprise.

   Même si ma découverte est massive et non en ruine, mon bonheur est encore plus grand car le bâtiment possède 2 systèmes défensifs.

 

Rapide analyse de l'église

   Cette église est divisée en 2 parties:

* Une nef avec transept,

* Une entrée fortifiée coté Ouest, divisée en 2 ensembles :

- Un clocher-donjon,

- Des tours de défense.

Est ce une église ou une maison forte ! 

Le clocher-donjon

    Si la construction carrée n'était pas été accrochée à une église, j'aurais sans conteste écrit qu'un donjon me faisait face.

  Dans sa partie basse, ce clocher fait office de porche mais avec ses 4 niveaux sa fonction défensive avec salles de repli est évidente.

  Les fentes de tir sont nombreuses, mais elles ne me semblent pas avoir été créées pour des armes médiévales. Une lecture de ma brochures des églises de la Thiérache confirme une construction au 17ème siècle.

Diantre !  Une fortification non médiévale dans mon blog.

Est ce une erreur grave ?

   Au sommet, point de mâchicoulis ni crénelage (voir vocabulaire). Le toit en pavillon est surmonté d' une flèche de plan carré symbole classique d'une église et non d'un château fort.

 

Les tours

    Accolées au clocher-donjon, 2 tours de plan circulaire en briques avec un soubassement de grès, contribuent à la fonction défensive de l'église d'Autreppes. Elles comportent de nombreuses petites fentes pour tir au fusil,et certaines sont dans l'encoignure pour protéger l'entrée.

    Elles n'ont pas la puissance de leurs consoeurs des châteaux, mais aux pieds de l'une d'entre elle, je me sens petit.

  Les deux tours possèdent au sommet une flèche polygonale à huit pans irréguliers.

 

    L'intérieur :

      Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je me console avec le plan de l'église, récupéré à l'extérieur du site, montrant une tour escalier coté Sud.

 

 

Histoire de l'église :

  • * Vers le 8ème siècle, cette terre appartient au domaine Royal des Carolingiens (voir liste des rois).
  • * En 879, la terre est donnée au Comte (voir titre de noblesse) Alatran.
  • * En 1632 (à vérifier), construction de l'église.
  • * En 1961, des vitraux sont réalisés.
  • * En 1987, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Hilaire) est libre et gratuite. La visite du clocher et des tours de défense est interdite. 

La brique est la force de cette église

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 06:30

 

Département :   29 - FINISTERE

 

Le bourg :Malgré les nombreuses fenêtres, ce château est bien médiéval

  Situation  (--> le voir sur une carte 

     Le bourg de Pont l'Abbé est situé à 11km à l'Ouest de Bénodet et à 18km au Sud-Ouest de Quimper.

   Coordonnées du château :

47° 52′ 5″ N 4° 13′ 19″ W
 47.868056° -4.221944°

 

Le château :

      L'extérieur :

L'arrivée

      Il est impossible de ne pas voir le château car il s'exhibe en face du pont : Large, majestueux et presque intemporel.

     De loin, la partie droite semble presque banale, mais la partie gauche est passionnante. J'ai hâte de m'approcher de cette "bête" !

 

Je suis pressé

      Contrairement à ce que je vous avais expliqué sur la meilleure méthode pour visiter un site médiéval, je me précipite et me jette sur la gauche pour comprendre l'architecture globale du château de Pont l'Abbé. Je passe rapidement devant l'imposante tour sans crénelage ni archère (voir vocabulaire) dont les pierres correctement taillées me la font dater du 13ème siècle (?).

   Comme pour la façade extérieure, la tour comporte des fenêtres à meneaux en croix.

  Que de variété d'architecture !

La façade interne .

Que de  contrastes !

 * Le contraste entre le puissance médiévale des tours et le "frêle" bâtiment avec ses fenêtres nombreuses et modernes.

 * Le contraste entre les formes rondes ou anguleuses des tours face à la linéarité du bâtiment.

   Mais... Qu'est ce donc cette tour haute, fine, avec le double contrefort ?

  Pour comprendre il est obligatoire de regarder le croquis du château il y a 4 siècles. 

 

  Les défenses

      Avec les demandes de confort de notre siècle et la fonction municipale de ce bâtiment, tous systèmes de défense semblent avoir disparu. Mais la château résiste à la modernité et montre encore une variété d'ouverture de tir.

      * Il y a la classique archère droite en angle,

      * Puis une curieuse archère en bêche,

      * Et enfin l'efficace archère-canonnière.

 

    L'intérieur :

        Le bâtiment fortifié est devenu l'hôtel de ville de Pont l'Abbé ainsi qu'un musée. Il est évidemment possible d'entrer dans le couloir et "laisser un oeil" dans certaines salles. Mais les siècles d'aménagement ont supprimé les traces d'architecture (et d'inconfort) d'époque médiévale.

 

    
Histoire du château :

* Au 11ème siècle, les Normands quittent la région. Un premier seigneur s'établit sur une motte à la tête du pont traversant la rivière.
* Au 13ème siècle, le seigneur de Pont l'Abbé passe un contrat avec l'abbaye de Loctudy pour construire un château proche de la rivière.
* En 1383, le seigneur de Pont l'Abbé construit le Prieuré des Carmélites.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est délicate dans les salles de l'hôtel de ville, mais possible dans le musée Bigoudin.

 

Même arasée, la tour paraît puissante

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 06:30

 

 

La description de l'extérieur du château est ici

 

Le château :

   Préambule :

     Pour faciliter la compréhension de la visite de cet Plan simplifié du château de Miolansincroyable château fort Savoyard, il est important de regarder son plan :

A - Appartement des officiers.

B - Basse cour.

C - Châtelet précédé du bastion.

D - Donjon.

E - Entrée avec premier fossé.

F - Fossé séparant la basse cour du château.

G - Galerie souterraine.

H - Haute cour.

M - Magasin à poudre.

O - Oubliettes.

P - Pont (vestige) permettant l'accès dans le château.

R - Rampe d'accès.

S - Tour de la Sauvegarde.

T - Tour Saint Pierre.

  Entrée fortifiée du château, avec pont levis

     L'intérieur :  

L'entrée médiévale (porte de la haute cour)

    La basse-cour (repère B) étant dans la partie privée et habitée du château, il est impossible d'entrée par la porte médiévale. Mais avec un peu d'imagination, le transport de 6 siècles en arrière est possible.

   Depuis le fossé (repère F) , je vois les 2 piles (repère P) du pont dorman. Les pierres en calcaires sont chaînées en besace (les pierres d'angle sont alternativement posées en longueur puis largeur).

   Le mur possède encore les crapaudines (flèches rouges) dont la fonction est de supporter les axes du pont levis.

   Avec un oeil de castellologue, je discerne les fentes des flèches de levage du pont ainsi que les rails de la herse. La porte est protégée par 2 archères en bas et 2 canonnières à l'étage.

    Cette entrée ressemble à un châtelet tant il est épais. La qualité des pierres et de leur taille prouve l'importance que les seigneurs ont donné à cette entrée qui se veut défensive mais aussi accueillante.

 Cette salle voûtée comporte 13 chambres de tir

Le système défensif

    Les siècles de constructions et d'amélioration du système défensif ont amené les architectes à aménager des  couloirs "souterrains" (repère G).

  Depuis, la haute cour, il faut emprunter un escalier pour entrer dans le long tunnel de 200m. Ce couloir comporte de nombreuses chambres de tir avec des archère-canonnières de tailles et nombres différents pour chaque niche.

Vous souvenez vous de ce système défensif ?

   Nous l'avons découvert dans la montée après le passage du châtelet.

 

Appartement de l'officier Major

    L'une des pièces les plus intéressantes est l'appartement de l'officier Major (repère A). Cette construction de 58m de long possédait 3 étages. Sa fenêtre a meneau en croix donne sur la haute cour et les coussièges montrent la fonction non défensive (habitable) de la pièce.

  Sur la gauche de la fenêtre, une ancienne porte, avec un linteau en accolade portant le blason des Miolans-Roussillon, a été transformée en évier.

  Cette salle qui était certainement la aula au 13ème siècle, a subi de nombreuses transformations devenant une cuisine (avec une immense cheminée et four) puis la salle de l'officier responsable de la prison.

Cheminée de la salle des Gardes 

Donjon - Salle des Gardes

   A la base du donjon (repère D), proche de la porte d'accès à la haute cour, une large pièce aurait été affectée aux soldats gardant les prisonniers à partir du 16ème siècle.  Sobriété et confort sont les règles. Même si les années sans entretien ont rongé cette construction, même si ce site a partiellement été pillé de ses belles pierres, il semble évident que le seigneur de Miolan a été présent en ces lieux.

    Avec son magnifique plafond comportant le blason des Miolans, il semble que la pièce à l'étage fut une salle de réception ou la salle de justice.

 

Donjon - Les geôles

   Au 16ème siècles, de nombreuses salles du donjon ont été transformées en geôles pour des prisonniers "politiques". Certaines sont "relativement" lumineuses et confortables avec une belle cheminée et de larges latrines. Mais d'autres au niveau du fossé (repère F) sont humides.

 

 

    La haute cour :

        Pour découvrir les merveilles de la haute cour, veuillez cliquer ici.

 

 

 

Les cachots ne sont pas tous confortables

 

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