Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 06:30

 

Si vous ne l'avez pas lue, la 1ère partie (description de l'extérieur du château de Savel) est ici --> clic.

 

 

Département :  38 - ISERE

Les Dauphinois savaient trouver de beaux sites pour les châteaux forts

 

Le château :  

     L'intérieur :

Le rempart

    En arrivant sur la plate-forme portant mon Graal, je ne suis pas surpris de voir ceci.

    Bien que ce château soit en ruine, les pans de mur sont significatifs de sa construction originelle.  Comme je l'avais deviné quelques minutes plus tôt, c'est un mur en galets roulés qui servait de rempart.

 

Logis ou commun ?

    A travers la végétation, les ruines s'amusent à jouer les fantômes. Au sol, les galets sont nombreux prouvant que les bâtiments étaient hauts avec une belle superficie.

   Cette paroi en galets n'est pas assez épaisse pour être un mur défensif. Je subodore que cela fut un bâtiment d'habitation car la surface au sol ainsi que les vestiges de salles sont nombreux.

Un donjon en galets roulets... c'est rare !

 

Le 1er donjon

     A quelques mètres presque au centre de la colline, une imposante construction dépasse les arbres. Même si son remblai ainsi que les parois sont composés de galets, le parement extérieur possèdent des pierres taillés prouvant l'importance de ce bâtiment. Ces longue pierres devaient consolider l'épais mur. Et, contrairement aux vestiges précédents, les trous de boulin sont nombreux.

  La faible hauteur ne permet pas de savoir si crénelage et mâchcoulis (voir vocabulaire) existaient.

    Le plus curieux est la forme arrondie à l'intérieur de cette tour. Cette rondeur était impossible à deviner de l'autre coté.

Voilà une belle sachant bien cacher ses rondeurs !  

 

Encore un bâtiment

  Au fond, cachée dans les arbres, une autre ruine se fait dorer au soleil.

Mais, je vous sens un peu perdus par la composition architecturale du site féodal. Voici un croquis qui devrait vous aider.

     Description des bâtiments de gauche à droite :

* Le premier rempart,

* Le donjon avec sa ronde forme,

* Un vestige non identifié,

* Le deuxième donjon.

 

Le 2ème donjon 

    De cette puissante tour, il ne reste qu'un angle. Curieusement, les pierres taillées sont plus nombreuses dans la partie basse. Contrairement à l'autre tour, celle-ci possède des trous pouvant certainement recevoir des poutres pour un plancher.

Le confort des occupants n'a pas été oublié. Comment le sais je ?

   Il suffit de regarder avec attention ce vestige de fenêtre.

 

L'extérieur du 2ème donjon 

     Croyant avoir tout vu de cette ruine, je sors du château et je lui lance un dernier regard.

Diantre, ce donjon est aussi surprenant que l'autre !

  Je découvre avec étonnement que l'angle extérieur n'est point droit mais arrondi.

Serait ce un effet de la chaleur ou de la perspective ?

   Je m'approche et constate que point anguleux est cet angle.

"Les ruines sont toujours aussi surprenantes" me dis je.

 

Un dernier regard 

   Je suis si heureux dans cette Dauphinoise ruine, que je ne veux plus la quitter. Alors, je m'assieds à ses pieds et j'admire le panorama sur le lac de Monteynard et les montagnes du Vercors.

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, Savel est un lieu de passage et de commerce important. Les blés du marché de Mens passe par le pont enjambant la rivière Drac. Un castrum, surveillant la vallée, existe certainement.
* Au  12ème siècle (à vérifier), construction d'un château fort à l'emplacement du castrum.
* En 1247, le château appartient au Dauphin (voir titre de noblesse) Guigues VII (voir liste).
* En 1339, le château est inféodé à 2 seigneurs en récompense de leurs actes de bravoure :

- Guy de Saint-Savin (seigneur de La Mure) possède la partie Nord,

- Lanthelme Aynard (seigneur de Theys) les bâtiments au Sud.

* En 1358, Pierre Aynard achète la partie de Jean de Saint-Savin et devient seul propriétaire du château et des droits de payage du pont.
* Au 16ème siècle (à vérifier), la famille Aynard déserte ce vieux château.
* En 1720, la Grande Peste faisant peur aux Matheysins   , le pont sur le Drac est détruit, obligeant les marchands (peut être contaminés) à passer par les autres vallées.
* En 1962, pour construire un barrage hydro-électrique, l'EDF achète le village, l'église et l'école pour noyer la vallée. Le château regarde la destruction de l'ancien village en versant une petite larme.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le circuit balisé est très agréable avec quelques panneaux didactiques.

 

Quelle magnifique vue sur le lac de Monteynard

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 11 Vers Menu châteaux de l'Isère
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgJ'espère qu'un sentier existe, sinon ce sera un enfer pour mes mollets

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Barbaira se situe à 15km à l'Est de Carcassonne et à 3km à l'Ouest de Capendu.

  Coordonnées du château :

43° 10' 13" N 2° 30' 0" E
 43.170452  2.500039

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Avec une bonne carte (ou une bonne langue pour quémander aux habitants ) il est facile de trouver, à 3km au Sud-Ouest, la colline portant les ruines du château de Miramont (curieusement parfois nommées : Alaric).

   Avant de gravir la pente je regarde une dernière fois l'image du château en 1910.

Est il encore aussi beau ?

 

1ère sensation

    La montée vers le château ne se fait pas à la machette à travers la forêt mais par un agréable chemin. Au sommet, l'effort est récompensé par une lumineuse ruine.

 

Analyse rapide

     Bien que les murs aient une faible hauteur, je suis frappé par la puissance de la ruine. La dimension des pierres, la qualité de la taille et les joints me surprennent. Ceci est augmenté par la blancheur de la pierre dans cet écrin de verdure.

    Il est évidemment difficile de tirer une conclusion des systèmes défensifs, mais la seule archère droite qui se révèle semble avoir été construite au 12ème siècle.

 

Un bijou dans un écrin de verdure

      L'intérieur :

  L'accueil de la ruine

      En franchissant la porte virtuelle je découvre ce qui avait fait mon admiration : Un mur épais sur lequel s'appuie un puissant bâtiment.

   En prenant un peu de recul, le bâtiment haut ressemble à une tour d'angle de forme carrée. Puisqu'une porte basse existe, je vais entrer et découvrir ses entrailles.

 

L'intérieur d'un tour

    Cette construction n'étant pas le logis seigneurial, il parait évident que point de pierres sculptée il y ait. La petite corniche devait supporter un plancher en bois, mais l'arc au dessus rend la pseudo-pièce peu habitable.

Soudain, j'ai une surprise !

    Sur la façade opposée à la porte, il y a un ébrasement dans une baie. Fébrilement j'avance et je vois.... Une fenêtre.

Mais un doute me prend. J'ai l'impression que c'est la fente verticale que j'avais vue à l'extérieur.

Est ce une archère ou un petite fenêtre ?

   Ne voyant aucun trou de boulin en dessous pour soutenir un plancher ou d'estrade facilitant le tir, je pressens que l'ouverture située si haut ne peut pas être une archère.

 

Le donjon ?

    Dans cet espace presque vide de vestige du château fort, une construction surprend. Même si elle n'a plus sa hauteur importante, ni son crénelage, ni ses mâchicoulis (voir vocabulaire) la construction et la qualité de la pierre me font penser à un donjon.

    L'épaisseur des murs confirme mon hypothèse. Sa faible dimension intérieur rend ce donjon peu habitable.

 

 

Histoire du château :

* En 1063, un "Castellum" est mentionné.
* Au  12ème siècle, amélioration des défenses et construction du donjon (à vérifier).
* En 1209, début de la terrible croisade des Albigeois
* En 1211, l'armée Royale commandée (peut être) par Simon de Montfort  détruit le château. Il semble que la ruine ne se relève pas de cette attaque.
* En 1942, les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.
* Au 20ème siècle, une campagne de consolidation est menée.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Bien que les murs soient consolidés, la prudence est exigée.

 

Je rêve de briques et de pierres partout !

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 11 Vers Menu châteaux de l'Aude
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Languedoc : 11 30 34
commenter cet article
24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département 73 - SAVOIEVoyez vous une beauté médiévale ?

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg de Saint Pierre d'Albigny est situé à 30km au Sud-Ouest d'Albertville, à 18km à l'Est de Chambéry et à 11km au Nord-Ouest d'Aiguebelle.

   Coordonnées :

45° 34′ 48″ N 6° 11′ 11″ E
 45.58° 6.186389°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

   La recherche d'un château fort et surtout sa découverte sont un des moments les plus magiques pour un castellologue-amateur.

  Alors, imaginez ma fébrilité en découvrant au loin l'incroyable château Savoyard de Miolans.

N'est il pas magnifique !

 

Une puissante sentinelle

   Perché à 550m d'altitude sur les contreforts de l'Arclusaz, dominant de plus de 200m la rivière Isère, le château surveille la route principale vers le Mont Cenis et l'Italie.Imaginez le il y a plusieurs siècles sans arbre autour.

La superficie est impressionante

 

L'observation de loin

    Je suis si impressionné par ce château fort que je préfère l'apprivoiser de loin.

  Le château tout en longueur est composé de 2 parties bien distinctes :

1 - Sur la droite, des bâtiments du 15ème au 18ème siècle. Ils servent d'habitation pour les propriétaires actuels et ne se visitent pas.

2 - Sur la gauche, les constructions datant du 11ème au 15ème. Évidemment quelques aménagements et consolidations ont été réalisés aux siècles suivants mais en gardant la base architecturale.

 

Les 2 imposants bâtiments

    Dans la partie visitable (voir ce plan) deux imposantes constructions émergent du château :

I - Sur la droite, le donjon médiéval avec sa tour escalier.

II - Sur la gauche, le magasin à poudre et surtout la Tour Saint Pierre avec ses nombreuses latrines en encorbellement.

  Une entrée curieusement fortifiée

Je suis devant

    Devant le château, le charme n'est pas rompu, bien au contraire : Je suis ensorcellé. L'association de tour carrée, ronde, murailles hautes, mâchicoulis (voir vocabulaire) et remparts bas donnent un souffle médiéval et redouble mon plaisir.

 

Est ce le châtelet d'entrée ?

   Enjambant un fossé creusé dans le roc, le pont fixe actuel a certainement été partiellement amovible.

   La puissance de l'entrée est impressionnante :

* Sur la droite, une tour ronde défend le pont avec une archère droite du 12ème siècle modifiée au 15ème et une canonnière certainement du 16ème.

* Sur la gauche, un rempart avec des systèmes de tir sur 2 niveaux.

 

Les portes d'entrée

      L'ouverture rectangulaire est l'ancienne entrée piétonne. A sa base, les 2 corbeaux sont les vestiges du support du pont levis. Au dessus, l'emplacement de la flèche pour manoeuvrer le pont a disparu, mais sont fantôme se devine.

  La grande porte principale est protégée sur un coté par 2 imposantes archère-canonnières.

Avec tant de défenses, vais je pouvoir entrer ?

 

      L'intérieur des remparts

Quelle rigueur !

    En franchissant la 1ère porte, l'ambiance est sérieuse et très axée sur la défense. De nombreuses archère-canonnières sur 2 niveaux respirent le 15-16ème siècle. Cet espace entre les 2 portes  ressemble plutôt à une barbacane (voir vocabulaire).

 

Le vrai châtelet

   Face au vrai châtelet, surpris je suis de voir des archères droites, système défensif bien primitif en comparaison des canonnières. Cela confirme ma déduction sur la barbacane ajoutée plusieurs siècles après.

  En franchissant le seuil du double vantail dont les portes ont disparu, je vois un trou pour la classique mais efficace poutre bloquant les portes.

     L'autre coté possède un rail profond et large pour une herse.

Un long rempart fortifié

 

  Le plus fascinant est que le châtelet possède des canonnières à fort ébrasement (voir vocabulaire) en partie basse et des archères-canonnières sur 2 niveaux tirant vers l'intérieur du site fortifié.

  Les assaillants devaient affronter des tirs important même après avoir défoncé portes et herse.


Le rempart du château

   Pour entrer dans le château, il faut longer un haut rempart pourvu d'archères de taille et d'origine diverses. Leurs axes de tir limitent les angles morts.

Il fallait être fou pour espérer ressortir vivant de cette nasse.

  Au bout du chemin en pente, la Tour de la Sauvegarde surveille l'axe de circulation extérieur et défend la porte d'entrée du château (à droite).

 

    L'intérieur du château :

       La découverte de l'intérieur de cet incroyable château fort est possible en cliquant ici.

 

Un emplacement idéal pour contrôler la vallée

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 73 Vers Menu châteaux de Savoie
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Savoie Médiévale : 01 73 74
commenter cet article
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Point de défense visible pour cette église !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg d'Aubenton est situé à 12km au Sud-Est de Hirson, à 40km à l'Est de Vervins et à 25km au Nord-Est de Montcornet.

   Coordonnées de l'église :

49° 50′ 12.35″ N 4° 12′ 16.09″ E
 49.836765° 4.20447°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

      Au centre du bourg, au milieu d'une grande place, la massive église d'Aubenton ne montre aucun signe de système défensif.

   Mon instinct infaillible  (et surtout ma brochure des églises fortifiées du Thiérache) m'oblige à contourner l'imposant bâtiment. C'est ainsi que je découvre cette beauté.

 

Une tour de guet

    De loin en parti caché par la nef, ce que je croyais être un simple clocher est en réalité une imposante tour en pierre de 20m de haut (sans compter le toit). Dans cette région plate, la fonction principale de ce clocher est sans conteste le guet.

Quelle force, pour un clocher ! 

Et... Une tour de défense

   Évidemment le guet est préventif. Mais en cas d'attaque, il est important de se protéger et de se défendre.

 Pour se protéger, il faut :

- Des murs épais.

- Renvoyer une image de puissance. Les épais contreforts à larmiers y contribuent.

- Des salles de repli (les différents niveaux en sont la preuve).

 Pour se défendre, il faut :

- Des archères pour tirer,

- Sur toutes les faces.

  Le plus curieux est l'absence de mâchicoulis et de crénelage (voir vocabulaire ).

 

Comment entrer dans la tour ?

   Pour monter dans les étages de la tour de défense, une tourelle-escalier polygonale a été construite sur l'un des angles. Évidemment la porte pour accéder à l'escalier est à l'intérieur de l'église. Je vais donc franchir ce magnifique portail.

 

    L'intérieur :

Le silence augmente la puissance de ma vue pour admirer les beautésHélas !

   En entrant, je comprends de suite que la tour escalier n'est pas aménagée pour les visiteurs (fussent ils Chevaliers et Dauphinois et passionnés). La découverte des défenses et des salles de repli m'est impossible. 

 

L'art est partout...

   Ma déception passée, je me rends compte que l'église est un véritable musée d'art religieux et que la lumière pénétrant avec douceur incite au silence et à la contemplation.

   Subjugué par les reflets de l'orgue du 17ème siècle je ne prête pas attention à la beauté du plafond.

Quelle erreur !

 

Mais vraiment partout !

    Les multiples caissons peints (de la fin du 17ème siècle) donnent une chaleur et une vie à cette église. Je m'allongerai presque sur le carrelage pour détailler chaque graphique.

  Après avoir dévoré cette église, je me mets en quête des fortifications médiévales du bourg.

 

 

Histoire de l'église :

* En 1044, début de la construction de l'église.
* En 1176, l'église est consacrée et les habitants de Aubenton peuvent assister aux messes.
* Au 13ème siècle, un magnifique portail est sculpté montrant la victoire de l'agneau de Dieu sur ses ennemis.
* Au 14ème siècle, une puissante tour de défense est construite avec salles de repli.
* En 1685, la nef a été couverte par un plafond en bois peint.
* En 1791, l'orgue de l'abbaye de Bucilly est acheté par Aubenton et placé dans l'église.
* En 1893, certains murs sont reconstruits et consolidés.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre-Dame) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Quel magnifique donjon servant de clocher !

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 02

Vers Menu châteaux et églises de l'Aisne

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Picardie : 02 60 80
commenter cet article
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 06:30
 

Pays :

 ITALIE  
 

Région :

 LIGURE  
 
Province :
 Alessandria  

 

  Il est la haut, mon Graal !

 Le bourg :

      Situation :   (le voir sur une carte 

         La ville de Gavi se situe à 100km au Sud-Est de Turin, à 80km au Sud-Ouest de Milan, à 80km au Nord de Gêne et à 25km au Sud-Est de Alexandrie.

   Coordonnées du château :

44° 41' 29" N 8° 48' 19" E
 44.6916  8.805349

 

Le château :

     L'extérieur  :

La recherche

     En arrivant dans la ville de Gavi, je ne trouve pas de suite le château fort. Mon instinct de Chevalier-Castellologue me quémande de regarder sur les hauteurs.

   Je pressens de suite que la construction fortifiée en haut de la colline sera peu médiévale. Ses longues courtine, ses enchevêtrements de remparts ressemblent beaucoup à une construction de type Vauban.


Magnifique échauguette en poivrièreLa découverte 

   Pour découvrir cette forteresse, il faut monter par un petit sentier herbeux et rafraîchissant où, au détour d'un virage, je perçois des murs anciens que je ne peux dater avec précision.

   Rapidement, je comprend que le château fort a laissé la place à une forteresse du 17ème siècle. Mais comme ce site possède quelques pierres médiévales, et a été construit il y a plus d'un siècle, je me dois de le décrire.

   D'ailleurs, ce mur posé sur un rocher, n'est ce pas une "idée médiévale" ?

   

Rapide analyse 

     Ce type de mur, long, pentu, "sec" n'est pas médiéval. Pourtant, je me demande si ces trous (pour attacher les rênes des chevaux ?) n'ont pas 1000 ans, et si ce vestige d'échauguette sur console n'est pas son contemporain.

 

Il est temps de rêver

   Rapidement, je dois me rendre à l'évidence, de la construction médiévale, il ne reste que peu. ce n'est pas cette échauguette en briques avec ces fentes pour tir au fusil qui va me contredire. Puis celle-ci, avec son petit toit en tuiles rondes est amusante mais n'est point millénaire.

   Alors, je me console en admirant la richesse d'une position stratégique : Le panorama.

   Je ne regarde pas les fentes de tir non médiévale (à gauche) et je me concentre sur la beauté des collines et vallons que les soldats du Moyen âge ont certainement appréciés.

 

 

Histoire du château :

* Avant le 1er siècle, il semble qu'une fortification existe sur la colline.
* A l'époque Romaine, un castrum est construit.
* Au Moyen Âge, le site comporte de hautes courtines reliant deux tours de forme trapézoïdale.
* En 1625, l’armée Royale Française attaque la forteresse qui est mal préparée à résister au canons
* Au milieu du 17ème siècle, Vincenzo da Fiorenzuola en  collaboration avec l'architecte Bartolomeo Bianco modernisent les défenses pour résister aux nouvelles armes à feu. Le site devient une forteresse.
* A la fin du 18ème siècle, l'armée Bonapartiste occupe le site.
* Durant la 2ème moitié du 19ème siècle, le fort est démilitarisé puis transformé en centre pénitencier.
* Durant la guerre de 1914-1918, le fort est une prison.
* Durant la guerre de 1939-1945, le site est un camp de prisonniers.
* A la fin du  21ème siècle, l'ancien fort est confié à la Surintendance des Biens Architecturaux et du Paysage du Piémont. Des travaux de consolidation sont réalisés. puis le site est aménagé pour accueillir le public.
* Au 21ème siècle, la découverte de la citadelle est libre et gratuite depuis le sentier. La visite de l'intérieur est payante. Renseignez vous sur les dates d'ouverture.

 

La richesse d'un site médiéval est le panorama

 

 
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Italie médiévale
commenter cet article
20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :Mes yeux se troublent devant cette ancienne maison forte

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Justin est situé à 11km au Sud-'Est de Roquefort et à 4km au Nord-Ouest de Labastide d'Armagnac, proche de la D933.

   Coordonnées du bourg :

43° 58′ 51.96″ N 0° 13′ 48″ W
 43.9811°  -0.23°

 

La maison forte :

    L'extérieur  :

La découverte

    Dans une bastide du 13ème siècle, je ne m'attends pas à voir une puissante maison forte avec des tours flanques gigantesques et un donjon touchant le ciel. C'est pourquoi, mes yeux clignotent de bonheur devant ce bâtiment

Le voyez vous ?

   Je sens votre étonnement derrière l'écran. Regardez mieux ici.......

 

Rapide analyse

    Sur cette façade, il y a des volets bleus hélas fermés. Impossible de savoir si cette fenêtre est romane, gothique ou moderne.

   L'autre façade latérale comporte une ouverture rectangulaire obstruée dont il est impossible de connaître la fonction.

 Est ce vraiment une maison forte ?

 

Les défenses

  C'est la façade principale qui comporte les indices les plus significatifs sur les défenses.

 ** Il y a d'abord la porte médiévale située à quelques mètres du sol.

 ** Puis les 2 corbeaux ayant dû supporter une bretèche (voir vocabulaire) aujourd'hui obstruée.

 ** Puis, une fente de tir (certainement créée après le rebouchage de la bretèche).

 

Nota : La porte du bas n'est pas une ouverture médiévale.

 

    L'intérieur  :

  Hélas, la maison forte est fermée et personne "aurait la clé".

 


 Histoire de la maison forte :

* Au 13ème siècle (?), construction de la maison forte.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de cette maison est libre et gratuite depuis la place du village. La construction est une propriété privée non visitable.

 

Remerciement   Par ce modeste article, je voudrais remercier quelques habitants du bourg pour leur gentillesse à  m'expliquer leurs "vieilles pierres" et tout particulièrement la "princesse" de l'office de tourisme pour :  
   

* Sa patience à répondre à mes nombreuses questions,

* Sa compétence dans l'histoire et l'architecture des bâtiments,

* Sa disponibilité,

* Sa documentation.

 

Un corbeau

 
  Vers Menu châteaux des Landes
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Guyenne : 33 40
commenter cet article
16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département  21 - CÔTE d'OR

 

Le bourg :

Un château entouré d'eau. Est il médiéval ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Commarin est situé à 35 km à l'Ouest de Dijon, à 25km au Nord-Ouest de Beaune et à 5km à l'Est de Pouilly en Auxois.

  Coordonnées du château :

47° 15' 21.013" N 4° 38' 58.283" E
 47.255837°  4.649523°

 

Le château :

     L'extérieur :

La raison de cette découverte

    Mon dictionnaire des châteaux forts m'informe qu'il y a une construction d'origine médiévale dans le bourg de Commarin. Ayant décidé de m'approvisionner en bonnes bouteilles de Bourgogne (vin que j'apprécie) je profite de joindre l'utile à l'agréable.

 

Où est le château fort ?

Comment trouver une construction fortifiée ?

  Souvent il suffit de regarder sur une carte. Soit le bâtiment est en ruine et sa représentation correspond à "Trois petits points". Mais pour Commarin, c'est l'indication "Chat" au milieu d'une tache bleu représentant de l'eau.

Wahouu, je vais voir une château fort entouré de douves !

 

La découverte

   En arrivant dans le bourg, je rencontre un rempart à la hauteur faible pour une défense sérieuse et à l'épaisseur non impressionnante. Il possède une tour un peu décevante. Bien que sa construction ne semble pas récente, elle ne dispose pas de système de défense.

 

Est ce le seul vestige médiéval ?

L'enquête commence

    En longeant le rempart, j'arrive proche d'une autre ronde tour qui ne parait pas plus massive que la première. Point d'archère, mâchicoulis crénelage (voir vocabulaire) pouvant justifier de sa fonction défensive et de son origine médiévale. Pourtant, quelques détails curieux et fascinants m'interpellent.

 

Sont ce les défenses ?

  Il y a des pierres sculptées comportant un orifice central.

Était ce une ouverture de tir ?

  Une autre plaque lisse semble me donner raison (bien que mon doute soit important). Je dois entrer pour mieux comprendre l'architecture de ce château presque intemporel.

 

    L'intérieur :

Hélas, nous sommes en avril

       La grille est fermée car je ne suis pas venu durant la période estivale. Je vais me contenter de voler quelques images de loin. Mais avant, je quémande une vue satellite pour comprendre ce château mystérieux entouré de douves.

 

De puissantes tours

Quelle curieuse construction.

  Elle mêle douceur des rondes tours et classicisme des formes anguleuses. Les fenêtres sont nombreuses et aucun système défensif semble exister.

  Il me semble que de l'époque médiévale, il ne reste qu'une puissante tour ronde à droite et son pendant à gauche. Le château semble avoir évolué par palier et a utilisé pour chaque bâtiment le style architecturale de l'époque.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 12ème siècle , une famille nommée Commarin apparaît dans les textes. La date de construction du château est inconnue.
* En 1346, le dernier Commarin décède sans héritier. Le maison forte et les terres appartiennent à Jean de Cortiambles.
* A la fin du 14ème siècle, Jacques de Cortiambles est chambellan du Duc (voir titre de noblesse) de Bourgogne : Philippe le Hardi.
* Au début du 15ème siècle, Jacques transforme la modeste maison forte en une imposante forteresse.
* Au 15ème siècle, en se mariant, Agnès (fille de Jacques de Cortiambles) apporte en dot le château et les terres à la famille Dinteville.
* En 1478, Jacques Dinteville le petit fils de Agnès épouse Alix de Pontailler.
* En 1500, Bénigne Dinteville épouse Girard de Vienne et apporte le château (qui ressemble toujours à une forteresse) en dot.
* Durant le 16ème siècle, peu de transformation sont réalisées dans ce château-forteresse comportant double fossé, 7 tours de défense, basse-cour etc...
* Vers 1620, Charles Ier de Vienne fait détruire l'aile Nord et fait aménager l'aile Est. La lumière entre enfin dans les bâtiments.
* En 1699, la tour flanque au Sud-Est s'écroule.
* En 1702, un architecte est nommé par Charles II de Vienne(marié à Alix de Chastellux) pour remplacer la tour effondrée par de confortable bâtiments. Une partie des fossés sont comblés.
* En 1725, Marie Judith de Vienne épouse Joseph-François de Damas et apporte château et etrres en dot.
* Jusqu'en 1780, le château est toujours habité et modifié pour plus de confort.
* Le château échappe aux destructions des révolutionnaires.
* Au 19ème siècle, Charles de Vogüé, mari de Zéphérine de Damas, devient possesseur du château. Depuis cette date, le château ne change plus de famille.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de l'intérieur est payante durant la période estivale.

 

La bâtisse médiéval a laissé la place à un beau château de confort

 

     

Vers Menu châteaux de Côte d'Or

Repost 0
13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département :   22 - CÔTES d'ARMOR

 

Le bourg :

  Point d'église en ce lieu !   Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le bourg de Lamballe est situé à 16km au Sud-Est de Saint Brieu et  à 36km à l'Ouest de Dinan.

   Coordonnées

48° 28′ 15.52″ N 2° 30′ 45.35″ W
 48.470979°   -2.512597°

 

Description de la collégiale :

     L'extérieur

  Postulat du Chevalier

* Souvent, une église est au centre d'un bourg.
* Un village, il y a plusieurs siècles, s'établissait proche d'une rivière.
==> Donc, avec ce raisonnement simpliste, j'aborde la découverte de l'église fortifiée proche de la rivière.

 

Ne la trouvant pas , je dois revoir mon raisonnement. Et j'eus une idée.

      En lisant le petit fascicule dans la poche arrière de mon armure  , j'apprends que l'église fut celle du château.

Et où était construit un château fort au Moyen Âge ?

 

Elle est là-haut 

  Je lève donc les yeux pour voir enfin la beauté fortifiée qui m'attend. Étant un chevalier, je cueille quelques fleurs pour ma belle (hélas, il n'y a que les belles restant de marbre (ou de pierre) qui me séduisent.  ), et je monte la retrouver.

 

 La découverte

    Bien que très linéaire, la façade de style roman ne me semble pas très fortifiée. Les deux contreforts ne sont pas des tours, ni un système de défense. Il me semble apercevoir sur la gauche un crénelage (voir vocabulaire).

Mais pourquoi n'y ai je pas pensé plus tôt ?

  L'église était intégrée dans le système défensif, donc il faut que j'aille du coté de l'attaque qui n'est point coté place bien sur. Je fais donc le tour pour ....

 

 Les remparts

    .... trouver les signes évidents de défense. Ce sont 2 demi-rangées de rempart en encorbellement avec petites tourelles d'angle. Ce plan, réalisé par J.M. Boulbain, permet de mieux comprendre l'architecture de l'église intégrant les remparts.

    Ayant été remanié, il n'est pas facile de faire une datation de ce système défensif.


     L'intérieur :

Religieusement j'avance

   Avec une façade aussi imposante, il est évidemment que l'intérieur est magnifique. L'acoustique permet d'entendre le cliquetis des jointures de mon armure  .

     Dans les niches des murs, quelques statuts, pierres tombales, gisants, tombeaux montrent le riche passé de ce lieu. Même le dallage possède des marques de 600 ans (au moins).

 

Questionnement du Chevalier Dauphinois

   Il me semble que la position de l'épée sur un gisant est codifiée :

        1 - Si l'épée est posée au dessus, le personnage est mort au combat.

        2 - Si elle est le long du corps, la mort est naturelle.

   Hors, sur cette pierre tombale, elle est sous le personnage nommé : Bertho de Lescouët. 

  Était ce pour montrer que ce "protagoniste" avait délaissé la fonction de "chevalier" pour entrer dans les ordres (par exemple ?)  

  
Histoire de l'église :

* Vers 1202, un château est construit par la famille de Penthièvre en surplomb du Gouëssant. Une chapelle castrale est aménagée contre les remparts.
* Au 14ème siècle, lors de la guerre de succession du Duché (voir titre de noblesse) de Bretagne, l'église est fortifiée.
* Toujours au 14ème siècle, agrandissement de l'église. Le style gothique embellit le bâtiment.
* En 1435, le Duc Jean V fonde un collège de chanoines.
* En 1626, le château est rasé sur l'ordre de Richelieu. Seule la collégiale subsiste.
* En 1701, la collégiale est rehaussée.
* En 1848, la collégiale Notre-Dame est classée aux Monuments Historiques.
* En 1912, certaines parties de la collégiale (pierres tombales, statuts etc..) sont classées aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la collégiale Notre Dame est libre et gratuite. L'accès aux fortifications est impossible.

 

Majestueuse est cette église

 

Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers menu châteaux forts des Côtes d'Armor Vers Menu châteaux des Côtes d'Armor
Repost 0
9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département 71 - SAÔNE et LOIRE

 

Le bourg :

Sur la coline, une ruine médiévale me surveille    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de  Sigy le Châtel est située à 35km à l'Ouest de Tournus, à 17 km au Nord-Ouest de Cluny, à 25km au Sud-Est de Montceau les Mines.

    Coordonnées :

46° 33′ 22″ N 4° 34′ 24″ E
 46.556111°   4.573333°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Dans cette région de petites collines, il semble évident que des châteaux forts aient été construits il y a 1000 ans. C'est donc sans surprise que je vois une rude construction surplombant le petit village.

    Posés au sommet aplani de la colline, les quelques bâtiments semblent entourés par un rempart arasé.

 

L'enquête commence

    Bien au frais, à l'ombre des vieux arbres, j'admire les vestiges importants du château de Sigy le Châtel. La construction a la forme d'un quadrilatère irrégulier. En plus des vestiges (peu élevés) du mur d'enceintes, 3 bâtiments se dressent fièrement.

 Voyez vous des archères sur la tour ?

La tour ronde

   Ses dimensions ne sont pas impressionnantes, ce ne devait pas être la tour maîtresse (le donjon). Avec un morceau de courtine accrochée, je suppose que cette construction était la tour défensive coté Nord-Ouest.

   Le plus surprenant est la disparité des pierres, de leur tailles et dimensions.

 

La tour carrée ?

   En voyant cette construction anguleuse, je suis dans le doute.

Est ce une tour carrée ou une courtine d'angle ?

  Avec son imposante échauguette ronde sur culot, j'opte pour la 2ème solution. En contournant la construction, je confirme ma supposition : Courtine d'angle.

 

Donjon ?

   Un peu décalé, sans lien avec les courtines et remparts, un pan de mur avec trou de boulin semble s'ennuyer tout seul.  Sa forme massive et habitable me fait penser à un donjon. Mais en voyant sa faible hauteur, j'opte pour un logis seigneurial.

Qu'en pensez vous ?

 

Où sont les défenses ?

    Ma plus grande surprise est l'absence de système défensif. Point de crénelage, pont levis, herse, mâchicoulis (voir vocabulaire) et surtout fente verticale pour tirer.

   C'est au moment où je désespère qu'apparaît ma récompense.

La voyez vous ?

   Derrière la haie, je vois une belle archère-canonnière posée sur la courtine Ouest, ainsi qu'une autre sur la tour carrée.

Diantre, ce château était encore habité au 15ème siècle !

 

    L'intérieur :

      La propriété est privée. En cette fin du 20ème siècle, un fil m'interdit l'entrée et un panneau m'informe que je n'ai point le droit de pénétrer.  Je me console en regardant la richesse d'une ruine médiévale : L'immense panorama.

 

 

Histoire du château :

  • * Au 10ème siècle, présence d'un château "en bois".
  • * Au 12ème siècle, construction d'un château en pierres.
  • * En 1266, le château est la propriété de Archambaud de Chanay.
  • * En 1560, le château appartient à Philibert de  La Guiche.
  • Au 17ème siècle, il semble que la château soit partiellement en ruine.
  • * En 1629, Henriette de  La Guiche épouse Louis Emanuel de Valois, Duc (voir titre de noblesse) d'Angoulème. Le château de Sigy le Châtel est apporté en dot.
  • * Au 18ème siècle, la famille La Guiche retrouve la propriété du château et des terres.
  • * Vers 1792, Amable-Charles, marquis de La Guiche, est guillotiné.
  • * A la fin du 20ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite . La visite des entrailles est interdite.
  • * Au début du 21ème siècle, le propriétaire entreprend des travaux de consolidation et permet la visite certains jours. Renseignez vous

Le château regarde fièrement le village

     

Vers Menu châteaux de Saône et Loire

Repost 0
6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 06:30
 

  Les ruines sont toujours surprenantes. Les hommes parfois les mettent trop en avant, exagèrent leur présence, mais parfois, ils cachent ces vestiges du passé, ne laissant que l'ombre de sa grandeur médiévale.

Voici un curieux exemple.
 

 

Département :   66 - PYRENEES ORIENTALES

 

Le bourg :

    Situation :  (le voir sur une carte)

        Le petit bourg de La Bastide se situe à 25km au Nord-Ouest d'Amélie les Bains, à 60km au Sud-Ouest de Perpignan et à 2km au Sud-Est de Vinça.

     Coordonnées du bourg :

42° 32' 48.566" N 2° 35' 16" E
 42.546824  2.588018

 

Le château :

     L'extérieur :

Est ce lui ?

    En arrivant dans le village, je ne vois aucune ruine survolant les toits. Je sors ma loupe de Sherlock Holmes et je cherche des indices d'une construction fortifiée.

   Quand on cherche et surtout quand on a mon imagination,   il est possible de voir des preuves à chaque coin de ruelle. C'est ainsi que j'ai découvert cette curieuse maison.

 

Les preuves ?

Est ce que cette magnifique construction rustique est le château de La Bastide ?

   Le contrefort parait trop moderne (ou trop reconstruit) mais la porte plein cintre me donne de l'espoir. Ce vestige d'arc me fait penser à un portail d'entrée (je vous avais prévenu, imaginatif je suis).

   Si château cette construction était, traces de système défensif il devrait y avoir ?

 

Je cherche

     Imaginez la joie que j'ai pu ressentir en découvrant cette beauté. Vous avez bien vu, ceci est une archère droite.

  Mais je vois le doute dans les yeux de certains lecteurs.

    Vous pensez : "Chevalier, cette étroite fente verticale, dont on ne distingue pas si elle comporte une embrasure (voir vocabulaire) à l'intérieur, peut être un puits de lumière".

      Je vous accorde que doute il y a. Mais en vous montrant ceci, vous me dites :

"Malin tu es chevalier Dauphinois, ces nombreuses fentes sont bien des archères !".

 

Conclusion

     Heureux je suis de m'être amusé un peu avec vous et surtout d'avoir découvert le château fort de La Bastide, une construction fortifiée oubliée des livres et revues.
 

    L'intérieur :

          Évidemment, cette construction est une propriété privée non visitable.

 

 

Histoire du château :

* En 1234, un château est cité dans un texte.
* En 1335, Bernard de So échange ses châteaux de Cortavy et de La Bastide avec le roi de Majorque : Jacques II. Il récupère les seigneuries de Millas et de Calce.
* En 1440, le château appartiendrait à la famille Cadeill, aussi propriétaire de Prullans.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. La propriété est privée et non visitable.

 

 

  Vers Menu châteaux des Pyrénées Orientales

 

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Roussillon : 66
commenter cet article