Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 07:05

 

Département 12 - AVEYRON

 

Est ce le château au bout de cette ruelle ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 28' 40.372" N 2° 30' 26.935" E
 44.477881°  2.507482°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Je suis pressé !

     Il y a tant de châteaux Aveyronnais à voir durant mes congés et il me reste si peu de jours avant mon départ que je ne prends pas le temps de me poser. Après avoir vu un site médiéval dans le bourg de Salles la Source, je galope à 5km au Nord pour voir (trop ?) rapidement le château de Solsac.

  Le "trop" signifie qu'aujourd'hui, je regrette de ne point avoir pris plus d'images. J'espère que cela me servira de leçon.

 Une échauguette modernisée

Minimal mais joli

    L'imposant mur ne révèle aucun indice sur son âge et le comporte aucun signe de système défensif. Mais en levant les yeux, je vois une échauguette sur culots. Si ce bâtiment était mien, j'installerais mon bureau dans cette ronde construction pour rédiger mes articles du blog. Je m'imagine déjà lire des ouvrages médiévaux éclairé par la petite fenêtre.

 

Une autre surprise
    Pour mieux comprendre l'architecture de cette construction fortifiée, je prends un peu de recul. Cette "astuce" que j'utilise souvent me permet de voir :

* Une tour parallélépipédique dépourvue d'archère, de crénelage et de mâchicoulis (voir vocabulaire),

* Une construction en encorbellement.

Quelle fut la fonction de cette construction ?

1 - Une bretèche ?

2 - Des latrines ?

* Ne pouvant point voir si une porte existe en dessous, l'option 1 est difficile à identifier.

* Mais je pressens que l'étage supérieur était l'habitation des propriétaires. Si mon raisonnement est correct, l'option 2 est la bonne.

Quel est votre ressenti ?

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée non visitable. 

 

 

Histoire du château :

* En 1295, sur la demande de Guillaume de Bournazel, le maçon P. Cartaillac construit une maison en ce lieu.

* Au 15ème siècle, la maison est la propriété de plusieurs familles dont :

- Arnaud de Montferrant,

- Jean de Sala.

* Au début du 17ème siècle (?),  la maison appartient à la famille Masnaud.

* En 1610, Géraud de Masnaud fait construire une maison (un château ?) avec tour éclairée par 12 fenêtres.

* En 1641, François de Masnau (il semblerait que le D n'exista plus à la fin du nom) achète la seigneurie à Jean de Tullier.

* A la fin du 17ème siècle (?), par mariage, le site appartient à Paul-Jacques de Lordat.

* En 1721, Firmin de Vialar achète la propriété à la famille Lordat.

* Vers 1790, bien que les révolutionnaires ne réquisitionnent point le domaine, Guillaume et Henri Vialar abandonnent le site et émigrent.

* En 1811, un héritier Vilar figure dans les registres d'imposition du département.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur est interdite.

 

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 07:30

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

Voyez vous des systèmes défensifs ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Lesperon est situé à 40km à l'Ouest de Mont de Marsan, à 30km au Nord de Dax et à 10km au Nord-Est de Castets.

   Coordonnées du bourg :

43° 58′ 15.96″ N 1° 5′ 32″ W
 43.9711°  -1.092222°

 

   Toponymie :   (petite initiation)

        Lesperon tire son nom de "éperon". Ce bourg est situé sur un petit promontoire protégée par le ruisseau nommé : le Vignacq. 

 

L'église :

    L'extérieur :

Pourquoi suis je venu dans ce bourg ?

    Il y a quelques années, j'avais lu une phrase :

"A Esperon, qui veut tirer à Navarre, faut prendre à main gauche et passer la Biscaye".

   Ne soyez pas effrayé, ceci n'est point une énigme de Nostradamus, ni un envoûtement diabolique. L'explication est rationnelle et médiévale bien sur.

    Au Moyen Âge, les pèlerins se rendant à Compostelle pouvaient bifurquer dans ce bourg pour passer soit par la Navarre puis Ronceveaux, soit par le Labourd.

 

La découverte

    Arrivée dans le bourg, je ne vois que le chevet de l'église. Certes, il possède de nombreux contreforts à larmiers mais cela ne constitue pas un système défensif.

Cette église a t elle été fortifiée ?

 

L'enquête commence

     En prenant un peu de recul, j'aperçois au loin un clocher massif.  En regardant avec attention l'arrière du clocher, il me semble voir une porte (ouverture) avec des tuiles en partie supérieure.

La porte du clocher accédait elle à un chemin de ronde ?

Ou une salle de repli au dessus de la nef (aujourd'hui disparu) ?

Puissance, force, rusticité !

 

Curiosité sur le coté du clocher-tour

    En poursuivant ma recherche d'indice, je suis en admiration devant cette masse avec une verrue quadrangulaire. Je suppose que cette construction avancée est une tour-escalier avec des ouvertures de lumières.

   En regardant mieux, j'ai l'impression que ces carrés pouvaient servir de canonnières.

Avez vous remarquez la curiosité à gauche ?

   Il y a une bretèche qui ne protège rien en dessous  . Les aménagements des siècles ont peut être changer l'architecture de l'église. Deux indices me le prouvent :

  1 - Sous la bretèche, un petit muret arasé n'est pas logique dans cet angle proche de la tour escalier

  2 - Sur une autre façade, le récent parement extérieur est tombé laissant voir la pierre d'origine. L'ouverture sous la bretèche a peut être été cachée par les récentes modernisations esthétiques ?

   

 La puissance du clocher-tour

    Évidemment, je suis en extase (le mot n'est pas assez fort) devant ce "Donjon".

Quelle majesté !

    Avec ses 2 contreforts d'angle et ses deux autres sur la façade, le clocher-tour n'a pas la grâce de ses congénères Gothiques mais il dégage une telle force qu'il fait mon admiration !

   Son asymétrie est surprenante (l'angle différent des 2 contreforts externe et la position à gauche de la porte. Même la bretèche est curieuse en s'appuyant sur un seul contrefort).

   Je ne me l'explique pas.

Avez vous une hypothèse ?

    Évidemment une bretèche défendant un toit est anachronique, mais ceci est du à la construction récente d'un porche avancé.

 Religieux est mon silence en ce lieu

    D'autres curiosités architecturales prouvent des aménagements "récents". Par exemple, les nombreux corbeaux tristes de ne plus soutenir des hourds (voir vocabulaire).

 

   L'intérieur :

      En franchissant le seuil de l'église, je sais que la visite du clocher-tour me sera impossible. L'entrée est gardée par une porte et une "dame" vêtue de blanc me prie de ne point pénétrer.

    Alors, j'erre lentement dans ce lieu de beauté aux couleurs chaudes, aux saints multiples, aux anges prieurs, aux colonnes décorées d'or et à l'autel où trône le vaillant Saint Georges terrassant le dragon.

 

 

Histoire de l'église et du bourg :

* En 1273, un texte mentionne la présence d'un village : Arnoldus de Lesperon de Parrochia, in Borno, reconnaît devoir certaines redevances à Edouard Roi d'Angleterre et Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine.

* En 1305, Amanieu d'Albret achète la paroisse de Lesperon et fait construire un château (à vérifier).

* Mais durant le premier quart du 14ème siècle, le château devient un repaire de brigands rançonnant les passants et les pèlerins. Edouard II Roi d'Angleterre signale ce fait à Olivier Ingham, sénéchal de Gascogne.

* Au 14ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, construction du clocher-tour.

* En 1970, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Quelle beauté !

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux des Landes

 

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Guyenne : 33 40
commenter cet article
3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Au loin, l'église me fait signe de venir    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Chaourse est situé à 50km au Nord de Reims, à 15km au Sud-Est de Vervins et à 2km au Nord-Ouest de Montcornet.

   Coordonnées du bourg :

49° 42′ 21.64″ N 3° 59′ 57.66″ E
 49.70601°  3.99935°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   En arrivant par la route du Nord,le spectacle est surprenant. Je ne vois aucune maison du bourg, pourtant l'église (but de ma chevauchée) semble voler au dessus de la végétation.

Est ce de la sorcellerie ?

 

L'enquête commence

    Point de Diablerie évidemment, l'église est posée sur une petite butte en bordure du village. Les surprises ne font que commencer, car cette église ne possède pas une architecture traditionnelle.

  Sa longueur me surprend et le clocher quadrangulaire posé au centre de l'église est peu classique pour un bâtiment religieux qui se veut fortifié. Mais en observant mieux cette droite construction, je m'aperçois qu'elle n'est point prévu pour la défense.

N'est ce pas curieux ?

  Massive et aérée.. Quelle église !

Roman ou Gothique ?

    Avant de m'atteler à la recherche du système défensif, j'observe le clocher central. L'asymétrie est fascinante :

  * Elle se retrouve dans les contreforts par l'épaisseur et la disposition.

  * Elle se voit aussi dans les ouvertures géminées parfois bouchées faisant penser à des lésènes.

  * Elle est présente dans les piédroits de hauteurs et diamètres si variés.

  * Et elle est visible au dernier niveau par la présence ou non des abats-sons.

Clocher Roman ou Gothique ?

    Pour vous mettre encore plus de doute, voici les fenêtres de la nef et du choeur.

Lesquelles sont de style Roman et/ou Gothique ?

Les rondes tours tirent sur tout ce qui bouge... sauf moi 

Les tours de défenses

    Entourant la porte d'entrée, 2 petites tours rondes semblent être les seuls vestiges du système défensif :

-->  Celle de gauche (en regardant face à la porte) a du souffrir durant sa vie guerrière car elle est faite de pierres avec des  réparations en briques. Elle possède plusieurs ouvertures de tir pour petit canon espacée sur la hauteur.

 Le plus surprenant est la position très basse d'une des fentes. Je suppose qu'avec les années, le sol a été recouvert de terre puis pierres puis goudron.

--> La tour de droite semble moins abîmée par les années, les "raccords" en briques sont rares. Bien que les pierres de la partie supérieure soient en mauvais état, je suis surpris des la taille de celle de la base.

 

Dernière question

  Contrairement à beaucoup d'église fortifiées que j'ai visitées en Thiérache mais aussi dans notre "Royaume" de France,  l'entrée de l'église de Chaourse est magnifiquement sculptée.

Roman ou Gothique ?

 

    L'intérieur :

  Souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Mais celle-ci a une porte qui s'ouvre. Contrairement aux églises médiévales souvent sombres, celle-ci laisse entrer la lumière qui met en valeur l'autel.

   La travée centrale sous le clocher est moins lumineuse, mais elle révèle des portes secrètes... Chut.... Je disparais tel un passe-muraille.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle (?), construction d'une église.
* En 1365, le Roi de France (voir liste) autorise la fortification de l'église.
* Au 15ème siècle (?), modification de l'église.
* Au 16ème siècle, fortification de l'entrée par l'ajout de 2 tours.
* En 1921, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. La visite des tours est interdite.

 

L'entrée est fortifiés et le clocher devient vigie

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées  

Vers Menu châteaux de l'Aisne

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Picardie : 02 60 80
commenter cet article
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Le château m'a vu avant que je le vois

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bertholène est située à 40km au Nord-Ouest de Millau, à 15km au Nord-Est de Rodez et à 8km au Sud-Est de Bozouls (voir ce bourg).

     Coordonnées du château :

44° 23' 45.658" N 2° 46' 45.476" E
 44.396016°  2.779299°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   Sur une butte surplombant le bourg, une ruine médiévale surveille les alentours avec sérieux. La position est idéale pour l'établissement d'un château fort. 

   Même si elle semble ruinée, cette construction de 7 siècles va être mon plaisir de cette fin d'après midi de printemps.

  Les remparts sont posés sur le roc

Les murs

    Ma première approche m'amène vers les murs et remparts extérieurs de cette forteresse. Par endroit, ils ont été posés sur le rocher, rendant l'accès plus difficile pour l'assaillant et augmentant la solidité en limitant ainsi le travail des sapeurs.

   Pour relier certaines parties du rocher initial, des  arcs de décharge ont été aménagés (je vous en avais montré un extraordinaire au château de Roquefixade dans le département de l'Ariège).

 

Le long rempart

    En avant  de la façade principale, le rempart a beaucoup souffert. Il est arasé ne laissant pas deviner la présence d'archère ni de crénelage (voir vocabulaire). Les pierres sont de tailles asymétriques et de provenance diverses.

  Il ne reste que peu, mais quel spectacle

La façade
   Derrière le mur arasé du rempart, une façade moderne et médiévale se dore au soleil.

Pourquoi ai je utilisé ces 2 termes ?

La réponse n'est que constatation :

 * Sur la droite, une ronde tour défensive rappelle les grandes heures médiévales du château.
 * Mais la tour a été modifiée par l'ouverture de fenêtres.

 * L'imposante courtine n'a plus ses systèmes défensifs. Elle a été assagie par de simples fenêtres en partie médiane et des fenêtres à meneaux en croix à l'étage supérieur.

* Sur la gauche, une tour presque jumelle à la première, a gardé sa rigueur médiévale. Je suis surpris qu'elle ne comporte aucune fente de tir.

Avez vous remarqué la tour semi-circulaire au second plan ?

 

Je veux entrer

    Lentement, je contourne le site pour trouver l'entrée. C'est à ce moment que je rencontre un système de tir classique  la fin du 15ème siècle.

  Je suis aveuglé par la beauté médiévale

        L'intérieur :

Vais je rester dehors ?

    Les hauts remparts m'empêche d'entrer, les maisons collées au château sont infranchissables. La seule porte moderne en bois est fermée. 

Suis je condamné dehors ?

 

L'espoir de la lumière

   Soudain, une lumière traverse les arbres et me donne la direction. Tout en respectant la zone de sécurité, je peux admirer les entrailles de cette beauté de 7 siècles. 

   L'autre coté de la façade montre les fenêtres à coussiège et les axes de circulation.

  Il y a bien d'autres détails à admirer, mais je ne vous les révèlerai pas pour vous permettre de jouer les détectives lorsque vous rencontrerez cette belle ruine Aveyronnaise.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, présence d'un château fort en pierre.

* Au 14ème siècle, le seigneurie relève du Baron (voir titre de noblesse) de Sévérac et du Comte de Rodez.

* En 1349, le seigneur de Bertholène participe à une joute organisée par le Roi de Majorque.

* En 1345, en présence du seigneur, les habitants de Bertholène et de Laissac s'engagent à garder le château et à l'entretenir.

* En 1349, l'accord signé quatre ans auparavant est reconduit.

* En 1550, le domaine appartient à François d'Hèbles.

* En 1569, le Sieur Hébles ayant épousé la cause des Protestants, le château est attaqué et canonné par les Catholiques.  La construction fortifiée est pillée, tous les défenseurs sont tués. Seule Marie de Bertholène, femme de François, est épargnée.

* En cette fin de 16ème siècle, le domaine appartient à la famille Faramond. Le château est partiellement reconstruit.

* En cette fin de 17ème siècle, la famille Berne devient propriétaire du château. Elle aménage une façade "moderne".

* En 1697, le site est possession de la famille De Vezins.

* En 1792, la famille De Vezins est chassée par les Révolutionnaires.

* En 1839, Edouart Maisonabe, avocat à Rodes, achète le château. Il récupère de nombreux matériaux et pierres pour construire une maison bourgeoise dans la plaine à  La Caze.

* Au milieu du 19ème siècle, une église et un presbytère sont aménagés dans les dépendances.

* Au début du 20ème siècle, l'abbé Triadou (curé du bourg) achète les ruines du château.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde tente de faire revivre la ruine.

* En 1999, durant les fouilles, plusieurs objets du 17ème siècle sont retrouvés.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur ne semble pas possible.

 

Le drapeau du Rouergue flotte toujours

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département 85 - VENDEE

      Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Thiré est située à 50km au Nord-Ouest de Niort, à 40km au Nord-Nord-Est de La Rochelle (voir les fortifications), à 30km au Sud-Est de La Roche sur Yon.

     Coordonnées de l'église :

46° 33' 0.515" N 1° 0' 29.599" W
 46.550143°  -1.008222°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Au centre du bourg, dans la rue de l'église, une haute construction en pierre dans un joli écrin de verdure est le but de ma randonnée en ce petit matin de juin. Un clocher très massif

 La forme de ce clocher me fait penser à une tour, que dis je, à un donjon. Mais il ne faut jamais tirer de conclusion sur une première constatation.

C'est ainsi que l'enquête commence.

 

Le clocher

    Ce clocher en pierres correctement taillées  est haut, massif, renforcé par de puissants contreforts d'angle mais il me déstabilise car il ne possède aucun système défensif.

   Je le contourne espérant voir quelques archères (voir vocabulaire) sur la hauteur. Mais aucune fente apparaît sur les murs blancs.

  Entre les abat-sons, je crois voir une fente verticale. Mais je me ravise rapidement car je pressens que c'est une pierre de coincement qui a disparu.

   Comprenant que le clocher n'est point fortifié, je me transforme en touriste et j'admire quelques modillons.

  Voyez vous ces ouvertures ?

Curiosité sur le clocher 

   Soudain, je remarque une curiosité architecturale que mon empressement à chercher des archères n'avait pas porté à mon oeil d'aigle de Castellologue Amateur.

Comment un larmier de contrefort peut il s'insérer dans les pierres d'angle ?

  La réponse est sous mes yeux ébahis.

 

Sont ce des indices de système défensif ?

   Lentement je contourne l'église pour tenter de voir des indices (ou des sculptures car je suis aussi un peu un touriste).

  Sur une façade où la fenêtre à remplage est bouchée, je remarque au sommet des ouvertures m'informant qu'au moins 2 salles existent.

Sont ce des salles de repli ?

  Il semble évident qu'une salle existe sous le toit

Voila LA preuve !

   Tout en m'éloignant pour mieux ressentir l'église, je découvre la nef.

Diantre !... C'est beau !

  Evidemment, mon exclamation n'est point pour le massif de fleur (qui le mériterait aussi) mais pour les ouvertures que je découvre sous le toit.

 

Analyse

* Entre les fenêtres, un puissant contrefort à larmier maintient le mur.

* Au dessus et de chaque coté du contrefort, des ouvertures de tir.

* Et... (je sens que vous grognez derrière votre écran)

Que me dites vous ?

  "Chevalier, les fenêtres sont très grandes et très basses, un assaillant peut entrer facilement."

    Je comprends votre propos très logique. Mais :

Avez vous imaginé que les ouvertures Gothiques puissent être récentes ?

Je vous le prouve par cette image.

Voyez vous l'ouverture Romane positionnée en hauteur empêchant toute intrusion ?

 

La tour escalier

   Evidemment pour monter il faut un escalier. Comme souvent avec ce type de bâtiment, l'escalier est implanté dans une tour extérieure comportant :

* Une archère droite

* Des puits de lumière pouvant aussi être utilisés en système défensif.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte principale et la porte "secrète" ne s'ouvrent pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 12ème siècle ou au début du 13ème siècle, construction de l'église (à vérifier).

* Au 15ème siècle, modification de l'architecture de l'église.

* En 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Une église Romane avec des fenêtres Gothiques

Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 85 Vers Menu châteaux de Vendée
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Poitou : 79 85 86
commenter cet article
25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 00:50

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 
    « La chevalerie, c'est d'abord une image, celle de nobles héros aux armures étincelantes, brandissant des bannières aux couleurs chatoyantes pour se jeter, la lance ou l'épée au poing, au secours de l'affligé, de la veuve et de l'orphelin.
   La réalité est plus complexe et l'évolution plus chaotique. Le mot "chevalier" est d'ailleurs ambigu et plus encore la notion de "chevalerie". Son acception latine, la militia, désigne la force armée au service de l'État.
   Au Moyen Âge, cette fonction publique s'est privatisée et ses caractères aristocratiques et militaires se sont accrus. C'est le renforcement de la cavalerie lourde qui lui donne son impulsion entre le IXe et le XIe siècles. Mais, il faut attendre le XIIe siècle pour que la chevalerie s'affirme, avec la généralisation de la charge à la lance couchée. Elle se donne alors un code déontologique, fondé sur l'honneur, qui va "humaniser" quelque peu les "lois de la guerre".
   Dans le même temps, l'Église tente de lui assigner une mission et une éthique conformes à sa cause. Ainsi s'ébauchent, du XIe au XIIIe siècle, les traits essentiels d'une chevalerie qui se mue peu à peu en confrérie d'élite de la noblesse. »
 
 
 
 
Mon avis :
 
Le vrai visage de la chevalerie  !     
 
    A la lecture de cet ouvrage, j'ai failli changer mon pseudo !....... Comment cela ?
        - Un chevalier n'est point l'être irréprochable qu'Hollywood nous montre dans ses films.
        - Les héros de roman de notre enfance ne le serait il pas ?
 
   L'auteur de ce livre doit être "un rigolo" pour se moquer d'une image aussi belle. Hélas non, point menteur et farfelu est l'auteur. Jean Flori est directeur de recherche au CNRS et au Centre d'études supérieures de civilisation médiévale.
 
   Ce livre n'est pas une destruction de notre mythe comme mon introduction le laisse supposer, c'est une formidable analyse de la chevalerie, de ses règles, de ses devoirs, de ses réalités et des relations humaines.
   Chaque chapitre traite d'un thème différent, et il me semble que tous les sujets sont abordés : La guerre, les romans chevaleresque, les rapports avec l'église.....
   J'ai beaucoup apprécié cette vision du quotidien de nos "héros légendaires et presque mythiques".
 
   Il n'y a aucune photo, ni dessin, ni enluminure pour égayer ces pages pleines de mots. C'est un ouvrage sérieux dans les thèmes, triste dans la présentation, mais riche dans les données. Certains chapitres se lisent comme un roman.
   Ce livre fut un achat rapide un jour de pluie de novembre, mais je ne le regrètte pas.
 
Repost 0
Published by le chevalier du 38 - dans LIVRES sur l'époque médiévale
commenter cet article
24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 07:07

 

     
michel-j-01  
Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

  Le château survole le petit bourg

Département 76 - SEINE MARITIME

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La commune de Valmont est située à 55km au Nord-Ouest de Rouen, à 45km au Sud-Ouest de Dieppe, à 35km au Nord-Est de Le Havre et à 10km à l'Est de Fécamp.

   Coordonnées du château :

49° 44' 29.789" N
0° 30' 50.969" E
 49.741608°
 0.514158°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

   Un peu au Sud du bourg, proche de l'église, une colline arborée porte une imposante construction. C'est le château médiéval de Valmont, dont les origines remontent à l'époque des Vikings.

  Cela peut vous surprendre, mais cette terre fut donnée à un certain d'Estout par le célèbre Rollon que certains historiens nomme : Le premier Comte de Normandie (voir liste).

 

Le château au 18ème siècle selon une gravure de l'époque

Des bâtiments disparates

    Pour comprendre les vicissitudes subies par le château de Valmont, il convient de se reporter à cette gravure du XVIIIe siècle, avant que cette imposante construction ne soit profondément modifiée durant les siècles suivants..

 

L'aile féodale

     Quand on l'aborde par sa façade Ouest, le château apparaît sous son aspect féodal établi sur un éperon rocheux avec sa puissante tour carrée de 10m de coté et nantie de murs de 2,40m d'épaisseur contrebutés par des contreforts plats, reste d'une ancienne construction du 11ème siècle, l'époque Anglo-Normande du château.

     A la fin de la guerre de Cent-Ans, seul ce donjon a été conservé. Il a bénéficié de modifications au15ème siècle par un couronnement de mâchicoulis (voir vocabulaire ) et la création de rares fenêtres à croisées de pierre, annonciatrices de la Renaissance.

   Le corps de bâtiment, le "Vieux Château", qui s'adosse à ce donjon présente une façade en lits alternés de brique et de pierre, reste d'une construction réalisée au 15ème siècle. 

Pignon de l'aile Renaissance et la façade du vieux château

 

L'aile Renaissance

   Tout autre est l'aspect de cette aile Renaissance du château, réalisée au 16ème siècle qui comportait à l'origine une haute galerie en arcades en plein cintre d'inspiration italienne, quelque peu défigurée au 19ème siècle.

    La galerie et l'étage d'origine ont été remplacés par une façade à trois niveaux, laissant tout de même intactes trois superbes lucarnes Renaissance dans la toiture ainsi que les pilastres de la façade s'ouvrant sur le parc.

 

 

Histoire du château :

* En 911, le Roi (voir titre de noblesse) de France Charles III (voir liste des rois) concède à Rollon (nommé Robert après son baptême) l'actuelle Haute Normandie dans l'espoir que les Vikings, devenus ainsi propriétaires terriens, épargnent le royaume de France.

* Au 10ème siècle, sur ce rocher surplombant la vallée menant à Fécamp, une première forteresse féodale est aménagée.

* En 1415, défaite Française à Azincourt. Le château passe entre les mains des Anglais.

* Au 15ème siècle, le château revient à la couronne de France suite à la reconquête de la Normandie.

* En ce siècle, le château appartient à Jacques d'Estouteville. Il agrandit les bâtiments et améliore les systèmes défensifs car les Bourguignons de Charles le Téméraire saccagent châteaux et terres en Normandie.

* Au 16ème siècle, le calme de la Renaissance permet à la Normandie de transformer les vieilles forteresse en château habitable.

* En 1537,  Adrienne d'Estouteville et son époux construisent l'aile dite "François Ier". Ce nom est donné suite à la visite du roi lors leur mariage en ces lieux.

* Au 17ème siècle,  le château passe de mains en mains sans véritable campagne d'entretien.

* Au 18ème siècle, les multiples propriétaires n'entretiennent pas les vieux murs.

* En 1824, le Comte Hocquart, chambellan de Charles X, achète le château. Certains historiens affirment : "Qu'il s'empresse de défigurer le château en faisant abattre la plus grande partie de son enceinte féodale et, plus grave, "remanier" l'aile François Ier".

* A la fin du 19ème siècle puis au début du 20ème siècle, le château est peu entretenu.

* En 1930, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle,  son nouveau propriétaire fait entreprendre une campagne de rénovation pour redonner son lustre à cette noble demeure.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est possible depuis la route. La visite de l'intérieur ou du parc est impossible. Le château est une propriété privée non visitable.

 

Plusieurs siècles de construction se devinent

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 76 Vers Menu châteaux de Seine Maritime
Repost 0
23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 07:30
     
michel-j-01  
  Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  


Département 76 - SEINE MARITIME

  Le château attend ma visite

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Saint Martin du Bec est située à 22km au Sud-Ouest de Fécamp, à 16km à l'Ouest de Bolbec et à 10km au Nord-Nord-Est de Le Havre.

  Coordonnées du château :

49° 35' 50.046" N
0° 12' 25.477" E
 49.597235°
 0.207077°

 

    Toponymie :  (voir initiation)

  Bec : Mot apporté en Normandie par les invasions "barbares". Il signifie : Ruisseau.

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

      Situé au milieu d'un plan d'eau alimenté par les sources de la Lézarde, l'ancien manoir féodal du 12ème siècle ne subsiste plus que sous la forme des vestiges des cinq tours de l'enceinte.

Le portail d'accès Renaissance 

L'entrée

    On aborde le château par son châtelet d'entrée constitué de deux imposantes tours circulaires encadrant un avant-corps d'inspiration Renaissance et couronné par un fronton en arc de cercle en encorbellement.

 

Les défenses (note du Chevalier)

   Ayant une ossature de château fort d'origine médiévale, cette construction possède de nombreux "fantômes" de systèmes défensifs, qu'il est possible d'observer sur la vue satellite de Google-earth

* Des douves entourant les bâtiments,

* Un châtelet d'entrée fortifié,

* Un pont-levis (voir vocabulaire),

* Des tours rondes aux angles avec archères et fentes de tir,

* En avant des courtines, de larges terrasses certainement pour positionner des canons. Je vous ai déjà présenté ce type d'architecture défensive au château du Plessis Bourré.

 

Le bâtiment d'habitation

   Le château lui-même, joliment mis en valeur par le plan d'eau qui l'entoure, laisse apparaître la gamme des matériaux locaux, dans un style de transition Henri IV – Louis XIII (voir liste des rois).

   La brique prédominante est ornée de damiers de silex et de pierre, alors que les pavillons d'extrémité font déjà usage de toits à la Mansart.

    A partir d'une architecture moyenâgeuse dont il ne reste que des traces. Le château du Bec est un subtil compromis entre une Renaissance finissante et un style Classique non encore affirmé.

   Son originalité réside dans cet appareillage en damiers de pierre, brique et silex.

 

 

Histoire du château : 

  Le château du Bec semble paisible. Comme il est peu connu, il aurait été raisonnable de penser que sa vie fut facile. Pourtant, il eut une existence mouvementée.

* Au 12ème siècle, construction du château par la famille Crespin dont certains membres furent connétables de Normandie.

En 1454, le dernier de cette lignée, l'évêque de Laon, Antoine de Crespin cède le château à son beau-frère, Pierre de Brézé, Grand Sénéchal de Normandie.

* A la fin du 15ème siècle, Louis de Brézé, petit-fils de Charles VII (voir liste) et d'Agnès Sorel et futur époux de Diane de Poitiers se charge de la restauration du château.

* En 1579, le château doit une fois de plus changer de main, lorsque son propriétaire, le duc d'Aumale, Charles 1er de Lorraine, le cède à Nicolas Romé de Fresquiennes, Conseiller au Parlement de Rouen. Ce nouveau propriétaire le remanie totalement dans un style cauchois, alliant la Renaissance finissante au Classicisme naissant.

* Au 17 et 18ème siècle, le château  n'est plus modifié.

* A partir de 1792, durant la Terreur, les révolutionnaires transforment le château en prison pour les prêtres réfractaires.

* Au début du 19ème siècle, le château est laissé à l'abandon

* En 1844, le château passe entre les mains de la famille de Croixmare qui le restaure entièrement durant 4 ans.

* Entre 1914 et 1918, pendant la première Guerre Mondiale, le château accueille le gouvernement belge.

* En 1937, le château  est la propriété de la famille Mignot.

* Entre 1939 et 1945, durant la seconde Guerre, le château devient un hôpital militaire.

* En 1952, certaines parties du château sont inscrites aux Monuments Historiques.

* En 1983, il appartient à une association religieuse.

* A la fin du 20ème siècle, la vocation du château n'en permet malheureusement pas la visite, mais il s'offre cependant généreusement à la vue depuis la route.

* Au 21ème siècle, le château est transformé en "chambres d'hôtes et locations de gîtes". Il serait donc possible de le découvrir partiellement. Veuillez vous renseigner sur les conditions.

 

Unchâteau qui ne renie pas ses origines médiévales

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 76 Vers Menu châteaux de Seine Maritime
Repost 0
23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 07:05

 

 La description de l'extérieur de l'église fortifiée de Plomion est ici.

Il faut montrer patte blanche pour entrer dans l'église

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

L'église :

     L'intérieur :

La découverte

       Après avoir franchi la solide porte en bois protégée par les 2 puissantes tours, je découvre l'intérieur de l'église. La nef n'a pas la luminosité d'une cathédrale ce qui est logique pour une église fortifiée, mais l'ambiance aseptisée, presque intemporelle ne me donne aucun indice sur les systèmes de défense et de repli.

  Les piliers des arcades sont épais et sans sculpture. En regardant l'autel, je pense que je vais revenir bredouille de ma recherche d'indices. 

 

Suis je comme Jeanne d'Arc ?

    J'erre donc dans le colatéral et... c'est à ce moment que j'entends une voix  :

- " Chevalier retourne toi ! "

* " Mais si je me retourne, je sors".

- " Chevalier retourne toi ! ".

J'obéis à la voix.

* Cuieusement, je ne vois rien.

* Lentement, j'arpente l'église en direction de la sortie quand soudain, une porte s'ouvre comme par enchantement.

  Est ce la plan d'une église ou d'un château fort ?

L'intérieur d'une tour

   En traversant la porte j'ai l'impression de traverser les siècles. Bien qu'il y ait des panneaux d'explications je ne remarque que 2 curiosités :

    - Une archère (fente de tir) à droite,

    - Une autre à gauche.

 

A l'étage !

   En levant les yeux, je vois des trous pour les poutres de l'étage supérieur. Le plus impressionnant est le nombre de fentes de tir.

Une véritable forteresse !

  Après de longues minutes à observer chaque pierre, chaque brique, chaque fente, je sors à regret de cette magnifique église fortifiée.  

 

 

Histoire de l'église :

* Au cours du  16ème siècle, des bandes armées traquent les paysans et volent la nourriture. Pour se protéger, les habitants décident de construire un habitat fortifié.

* A la fin du 16ème siècle (?), construction d'une église fortifiée.

* Au 17ème siècle, il semble que l'église soit remaniée.

* En 1987, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

La puissance de tir est impressionnante dans cette tour !

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées  

Vers Menu châteaux et églises de l'Aisne

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Picardie : 02 60 80
commenter cet article
21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:00

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 

    « Figure satanique, compagnon de tuerie de la Pucelle d'Orléans, serial killer, " premier Vendéen ", Gilles de Rais (1405-1440) a fait le délice de nombreux conteurs et biographes. Un personnage à la mesure de cette époque brutale et chaotique ou l'angélisme côtoie la barbarie.

 

   Cette biographie raconte les multiples vies du seigneur de Rais. Elle rend justice à la place qui fut la sienne dans la noblesse française, reconstitue sa brillante carrière militaire au service de Charles VII, son rôle décisif dans la levée du siège d'Orléans en 1429, son élévation à la dignité de maréchal de France à l'âge de 24 ans. Voilà pour l'envers de la médaille.

 

   Côté revers, le saint se fait ogre. Ruiné par ses dépenses somptuaires et militaires, Gilles succombe à ses démons, enlève, torture, viole, assassine des enfants. Il s'adonne à l'alchimie pour trouver la pierre philosophale et sacrifie des humains lors de cérémonies sataniques. Arrêté, jugé par l'Église lors d'un retentissant procès, Gille de Rais est exécuté à Nantes en 1440. Il entre dans la légende.

 

   Une légende tronquée puisque s'opère rapidement un glissement. On l'identifie alors à Barbe Bleue, tueur de femmes et non d'enfants, mythe qui sera bientôt revisité et immortalisé par Charles Perrault.»

 
 
Mon avis : 
Innocent  ou  Coupable ?..... Une belle enquête  !!!!!
 

    Ce seigneur a eu plusieurs vies, et le narrateur nous les conte avec brio. Le texte est vivant et nous plonge dans les actes de ce curieux personnage, un peu oublié (Pourquoi Landru est il encore célèbre et pas ce Gilles ?).

        Durant la première partie de sa vie, il fut un chevalier comme l'histoire de France aime à nous les montrer: Courageux, téméraire, sans peur, intelligent... Ce compagnon de Jeanne d'Arc l'accompagna partout et aucun acte d'irrespect a été noté par les historiens.

 

     L'histoire nous fait souvent retenir le nom des hommes qui volent aux riches pour donner aux pauvres (bien que souvent cela soit une légende) ou très courageux comme Bayard (voir son château). Curieusement notre histoire a oublié ce Gilles de Rais. Il est vrai qu'à la fin de sa vie, sa "destinée" ne fut plus celle d'un grand chevalier.

 

    Au premier abord, ce personnage parait peu sympathique par ses "horreurs". Pourtant il est passionnant, il a une envergure, beaucoup plus que Guillaume Belilbaste (le dernier cathare) par exemple.

 

Et puis, est il réellement coupable ?

 

  Ce document vous livrera quelques "secrets".

 
 
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans LIVRES sur l'époque médiévale
commenter cet article