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Ombre et lumière

18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 06:10

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Au fil du Rhin, à l'ombre des Vosges, au creux des vallons, au sommet des crêtes, l'Alsace réunit un extraordinaire réseau de châteaux. Aujourd'hui, il ne reste guère que des lambeaux épars de ces armures de pierre. Mais l'archéologie permet de retrouver l'éclat de ces demeures seigneuriales, de redonner vie à ces bastions féodaux. Surgit alors un monde oublié de tous, qui n'a pourtant rien perdu de son enchantement.
   Spécialiste reconnu, Nicolas Mengus offre une histoire nouvelle de ces vestiges d'architecture militaire médiévale. De la genèse des châteaux forts à leur déclin, il fait ressurgir les pièces de la cuirasse : chemins d'accès, fossés, tours, murailles... Pas un détail ne manque, servi par une iconographie appropriée, pour restituer la réalité des forteresses d'antan.
   La vie quotidienne reprend ses droits dans les murs ainsi restitués. Les châteaux forts sont ainsi perçus dans leur dimension humaine et leur environnement social. C'est tout un pan, oublié autant que négligé, de l'histoire de l'Alsace que révèle cet ouvrage de découverte et d'érudition scientifique. »
 
 
Mon avis :
Tous les livres d'initiation devraient lui ressembler !!!!!
 
          Quel livre !

   Bien que le titre comporte le mot ALSACE, ce livre est une mine d'or sur la vie dans toutes les régions AU MOYEN AGE. Les us et coutumes des hommes, des femmes, des soldats, des tailleurs de pierres sont montrés sans trop de détails.
   Bien sur le thème principal est la construction d'un château. Rien n'est oublié sur :
        * les méthodes de défense,
        * les outils, palans etc....

    Mais, pour construire un château ou améliorer ses défenses, il faut parfois plusieurs mois ou années. Une vie s'installe et le livre montre les ustensiles de cuisine, de tissage, de vie (gourde, lampe, éperon .....).
        Photos, dessins détaillent par l'exemple l'intelligence et la créativité de nos ancêtres.

     Si vous avez des enfants, c'est LE livre à leur donner ou à leur lire.   Mais des "grands" (comme moi) prennent un immense plaisir à comprendre toutes les informations, et les petits détails cachés entre 2 graphiques.
   Si vous souhaitez mieux comprendre les ruines castrales lors de vos marches, voici LE "moyen" pour vous apprendre à regarder les pierres. Elles nous parlent et voici le "traducteur" de leur histoire.
 
Vous n'avez aucune excuse.............. Vite, commandez le chez votre libraire ou sur internet !!! 
 

 


 
Venez maintenant "visiter" les châteaux forts du  BAS RHIN  ou  du  HAUT RHIN ?

 

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Cette tour est source de plaisir pour un amateur de châteaux forts

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 29' 14.6" N 2° 31' 47.7" E
 44.487402°  2.529924°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

    Il est impossible de ne point trouver la route pour visiter du château de Le Colombier car plusieurs panneaux "touristiques" jalonnent les voies depuis Marcillac en direction de cette beauté médiévale.

Pourtant, j'ai failli ne pas le voir.

   Ce n'est pas les quelques arbres qui l'ont caché. J'ai tant l'habitude de regarder en haut des collines (implantation naturelle d'une château forts) que baisser la tête dans la combe ne me fut pas logique.

Pourtant, la beauté médiévale est bien là !

 

Rondeur et angle droit se marient merveilleusement bien

Rapide analyse

* En avant du château, je vois un mur. Il est si arasé que tout système défensif est absent. Ce peut être l'emplacement du rempart mais ce fantôme n'en a pas gardé la fonction. Mais je pressens que sa fonction fut autre : Séparation (entre un jardin ou basse-cour) entre la partie noble et la partie plus "fonctionnelle".

* Sur la droite, une tour d'angle avec une forme ronde. Point d'archère ni crénelage (voir vocabulaire) est visible.

* La tour devait défendre la courtine dont la modernité et le confort ont fait ouvrir des fenêtres.

* Sur la gauche apparaît l'ultime beauté construite : Une haute et magnifique tour parallélépipédique. Elle possède encore les traces de mâchicoulis et des archères.

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée ouverte à la visite. Il est possible de voir des animaux dans le petit zoo pédagogique, de découvrir les plantes médiévales et de visiter quelques salles dans le château.

  Hélas pour moi, le site était fermé le jour de ma venue.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, un premier château est construit (c'est ce que suppose les archéologues).

* Au 13ème siècle, construction de l'actuel château (en réalité il ne reste que les tours de cette époque).

* En 1360, le traité de Brétigny cède le Rouergue à l'Angleterre.

* En ce 14ème siècle, de nombreux seigneurs renforcent leurs habitations en prévision des saccages de Routiers à la solde des maudits Anglois.

* En 1437, Amalric de La Panouse (fils de Jean de La Panouse, vainqueur des Anglois en 1369) épouse l'héritière du château : Marguerite de Salles.

* En de 15ème siècle, de nombreuses modifications sont réalisées dans le château et sur les bâtiments.

* En 1930, un descendant de la famille La Panouse possède toujours le château.

* Au 20ème siècle, Annabelle Leigh épouse Paul de La Panouse (directeur du Parc de Thouary). Elle persuade son mari d'aménager le château de Le Colombier qui a été vandalisé.

* A la fin du 20ème siècle, après de nombreux aménagement, le château est ouvert au public.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite payante du zoo, du jardin et de l'intérieur du château est possible. Renseignez vous sur les dates d'ouverture.

 

Une construction presque intemporelle

 

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 06:08

 

Département 48 - LOZERE

  Au 21ème siècle, la ruine se bat contre la végétation

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Saint Julien d'Arpaon est située à 50km au Nord-Est de Millau (voir son beffroi), à 35km ai Nord-Ouest d'Alès et à 7km au Sud-Est de Florac.

      Coordonnées du château :

44° 17' 54.586" N 3° 40' 1.618" E
 44.298496°  3.667116°

 

Le château : 
        L'extérieur :

La découverte

   Sur une hauteur à l'Est de la commune, une ruine presque irréelle, posée sur le rocher, me quémande de la visiter. C'est donc avec entrain, mais sans me presser, que j'arpente un petit sentier.

 

Plusieurs siècles d'aménagement sont visibles

Aspect général

  * Si l'on excepte la construction avancée, le château a une forme circulaire avec un diamètre impressionnant.

  * Je suis fasciné par le nombre de murs encore debout.

  * Le site est posé sur le rocher dont il a la couleur.

  * De nombreuses ouvertures que j'assimile à des fenêtres sont visibles, mais curieusement, les systèmes défensifs semblent absents.

M'approcher je dois !

 

Je la touche presque
   Les premières tours (ou courtines.. car leur fonction est difficile à déterminer) ne possèdent pas les archères droites ni cruciformes (voir vocabulaire) qui me font rêver.

  Lentement, mon oeil s'habitue à la couleur foncée du matériau. Je je distingue des pierres plus claires légèrement espacées.

Sont ce des fentes pour fusil ?

 

Etait ce un passage secret ?

Coloré ou Noir & Blanc ?

   Le parement n'est pas très beau. Ce défaut d'esthétique est causé par les pierres utilisées dont la taille ne peut point être régulières.

   Pour résoudre le problème aux endroits importants (angles, contour des portes et fenêtres) une autre pierre a été utilisée.

Que pensez vous de ce damier coloré ?

 

En haut, c'est pour ma tête ?

   Lentement je regarde chaque pierre du bas vers le haut espérant trouver :

* Une archère,

* Une fente de tir,

* Un crénelage,

* Une échauguette.

  Ma recherche est vaine. Je ne vois que de hautes parois entrecoupées de fenêtres. Lorsque la courtine est cassée, je distingue des couloirs ou des axes de circulation dans l'épais mur. Je commence à douter que ce château fut défensif à l'époque médiévale.

Soudain, je suis en arrêt !

 Que de variantes de couleurs de pierre en ce lieu !

Une installation défensive

   Taillé dans une troisième sorte de matériau, une construction en encorbellement me nargue.

Sont ce des latrines ?

  Que nenni. Vous avez toutes et tous reconnu une échauguette.

   Elle sécurisait l'entrée en dessous dont les traces du système de fermeture se remarquent.

 

Analyse rapide de l'échauguette

   Comme toutes ses consoeurs dans les autres châteaux forts, l'échauguette est portée par des consoles distantes permettant de laisser tomber des "objets" et liquides.

   Je suis surpris par la large et haute fente de chaque coté. Le défenseur est peu protégé des flèches ou balles tirées contre lui. De plus aucun ébrasement intérieur facilite son angle de tir.

  J'ai la sensation d'être à Stonehenge

        L'intérieur :
Je prends du recul
    Sur la pente herbeuse qui devait être la basse-cour, je regarde cette curieuse ruine dont la datation m'échappe.

  Lentement j'avance.

 

Enfin, je vois des rondeurs
   Dans cette ruine où l'angle droit semble être la règle de construction, je suis étonné de voir une voûte pour une salle basse, puis sur le mur opposé, une autre rondeur.

 

Je pense donc je cherche
   Par sa superficie, il semble évident que cette construction ait appartenu à une puissante famille (puissante signifiant riche).
Je décide de chercher des détails architecturaux prouvant ma supputation.

 

Voyez vous les trous sur la droite ?

Une surprise

   Je n'ai pas besoin de longuement chercher En haut de ce qui semble être une tour, je vois de multiples trous.

En connaissez vous la fonction ?

  Vous êtes si perspicaces et si érudits que vous m'avez tous dit :

"C'est un pigeonnier !".

   Ceci est un signe extérieur de richesse, comme pourrait le dire le service des impôts en notre 21ème siècle.

 

Les profondeurs

  Après m'être envolé dans les airs, je plonge dans les salles.

1 - Entrée d'une des salles basses.

Nota : Veuillez être très prudents dans une ruine. Surtout ne grimper sur aucun mur et ne courez pas. Le risque de recevoir ue pierre est important.

2 - Je me sens comme dans une cathédrale, excepté la poussière.

3 - Un joli passage sous voûte avec un arc en tiers point.

4 - Au fond, les ouvertures carrées sont des systèmes de tir avec un faible ébrasement.

5 - Conduit de cheminée.

6 - Des traces dans les murs dont je n'ai pas identifié la fonction.

* Support pour un palan ?

* Etagère ?

Avez vous une suggestion ?

 

1 2 3 4 5 6

 

C'est la fin

   Dans les salles, il y a de nombreux renfoncements de lumière (ou défensif ?). Je quitte cette beauté pleine de mystères et de rêves non sans m'être extasié devant une forme ressemblant à un puits ou une citerne.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction du château. Il est possession du seigneur d'Anduze dont la famille détient la Baronnie (voir titre de noblesse) de Florac.

* En 1266, l'évêque de Mende achète la seigneurie.

* Au début du 17ème siècle, le château est démantelé.

* Au 18ème siècle, la famille Montcalm, nouveau propriétaire, tente de reconstruire une partie du château.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route et le sentier. La visite de l'intérieur est possible en prenant quelques précautions car le site n'est pas sécurisé. Veuillez respecter cette propriété privée.

 

Quelle vue !

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 06:06

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

Je suis ici, et non pas là   Situation :   (--> le voir sur une carte

      Le petit bourg de Carcarès Sainte Croix est situé  à 2km à l'Est de Tartas et à 22km à l'Ouest de Mont de Marsan.

    Coordonnées de l'église :

43° 52' 7" 0° 44' 30"
 43.868611  -0.741652

 

   Toponymie :

     Ce nom un peu "complexe" est dû au regroupement (paroisses du Vicomté de Tartas) des 2 communes en 1821 :

* Carcarès,

* Sainte Croix.

 

L'église :

    L'extérieur :

Préambule

    En arrivant sur le site, je suis étonné par un panneau. Il ne me dit pas : "Bonjour Chevalier Dauphinois, je suis heureux de te connaître" mais "Vous êtes ici !".

   Je savais que je n'étais pas las, mais être là, j'en étais certain .

 

La découverte

Je vais me faire sonner les cloches     Rapidement je retrouve un peu de sérénité de castellologue amateur. Je plante mon armure dans le sol et je contemple l'église. Évidemment mon regard est attiré par son clocher-mur.

    Cela ne constitue pas la preuve d'une église fortifiée, mais un amateur d'architecture se doit de comprendre le système de soutien de l'abat-sons qui pourrait s'apparenter à des hourds (voir vocabulaire).

Mais où sont les vrais systèmes défensifs ?

 

 L'enquête commence

    Vous le savez maintenant, quand je me pose des questions, je prends un peu de recul. Le muret ne me semble pas d'origine et ne présente aucun signe de défense.

    Devant mes yeux un peu triste , je regarde une église Romane à nef unique qui a reçu un transept bien bien après sa construction (Voyez vous la différence de pierres et de construction ?).

    Le chevet semi-circulaire, ne comportant qu'une petite ouverture de lumière, possède 2 minces contreforts peu défensifs. Je ne vois aucune trace de chemin de ronde ni ouverture de tir sous le toit.

 

Ai je trouvé ?

    Devant tant d'échecs, je dépose les armes et me transforme en touriste. Mais soudain, sur cette façade très Romane,  un incroyable détail me met en arrêt (je savais que ma muse de castellologie ne pouvait pas m'abandonner).

Voyez vous ce qui me met en joie ?

   Au dessus des fenêtres, des corbeaux s'alignent ou, plus correctement, sont alignés. Normalement, un corbeau se pose sur un support (pfff, bête je suis et même volatile dans mes propos   ), mais ici les corbeaux devaient servir à supporter.... des hourds. Ces pierres en encorbellement sont nombreuses, les faces Nord et Sud en comportent plusieurs.

 

    L'intérieur :

        Il est temps maintenant d'entrer dans l'église. Hélas, la porte est fermée. En sautant, je perçois un peu de ses entrailles. L'église est propre, refaite, sans trace de fortification interne.

   Je me console en regardant le paysage au Nord-Ouest.

 


Histoire de l'église :

* Au milieu du 12ème siècle, construction de la chapelle du château du Baron de Sainte Croix .Sa richesse provenait du droit de péage pour les bateaux sur la rivière Midouze en contrebas au Nord.
* En 1569, l'église souffre durant les guerres de religion et plus particulièrement des troupes du Huguenot Montgomery.
* Vers 1790, le bâtiment devient l'église paroissiale de Sainte Croix Meilhan.
* En 1894, abandon de l'église pour celle de Carcarès (où un presbytère est construit).
* En 1996, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite. Du château fort, il ne reste que le souvenir d'une motte et une croix de Malte toute proche.

 

Minimales sont les preuves de défense

 

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églises
fortifiées
de France
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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 09:00

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :


« La Messénie fut l'une des régions du Péloponnèse à rester latine pendant plus de deux cents ans, du XIIIe siècle au milieu du XVe. De nombreuses forteresses y furent construites alors, mais la plupart sont aujourd'hui méconnues et en ruines. Or ces châteaux oubliés méritent notre attention...
   Le présent ouvrage fait découvrir ces lieux fortifiés par une approche originale, fondée sur la topographie, le lexique, l'histoire et la castellologie. Les décrire, reconstituer leur histoire, tout cela contribue à réhabiliter le patrimoine de la Messénie médiévale.

  L'exemple messénien illustre aussi ce qu'est la fonction essentielle du château sous la Francocratie: Un lieu de pouvoir militaire et de prospérité économique plus qu'un lieu de vie.» 
 
 
 
Mon avis : 
La Grèce autrement !!!!!
 
  La Grèce, ce n'est pas que les merveilleuses ruines âgées de 5000 ans que l'on visite en car climatisé au mois d'Août.....
       Oui, il existe des châteaux médiévaux en Grèce.
       Oui, il existe un livre écrit en Français sur des ruines d'un lointain pays.
  Plusieurs sujets sont abordés dans cet ouvrage technique mais simple :
     * L'architecture de certaines ruines,
     * La toponymie des lieus,
     * L'histoire,
     * L'équilibre fragile entre sécurité, compromis et économie....
 
- Ce livre n'est pas un dictionnaire des ruines médiévales comme je vous en décrits parfois (clic ici).
- Les photos sont rares et en noir et blanc (contrairement au Larousse),
- Les châteaux  ressemblent plus à un amas de 3 cailloux comme je les aime (clic ici) qu'à un beau château de princesse (clic ici).
 
   Ce n'est pas une histoire "romancée" comme peut l'écrire Régine Pernoud (que j'apprécie d'ailleurs). Cet ouvrage est un vrai travail de scientifique sur un pan de l'histoire que nous ne connaissons pas, et un peu oublié de nos manuels scolaires et des guides touristiques. Bien qu'écrit pas un scientifique, ce livre a une approche simple et compréhensible.
Un exemple de livre médiéval trop rare, que je recommande. 
 

Vous ai je convaincu ?

 

    Si la réponse est OUI, je vous propose un voyage ensemble dans ce beau pays, je fournis les glaces, le livre et la visite guidée, et vous.... la crème solaire car j'ai la peau fragile.

Quand partons nous ?
 
 
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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 06:05

 

Département 16 - CHARENTE

  Le vieux château fort se cache derrière des constructions modernes

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Gourville est située à 50km au Nord-Est de Saintes et à 25km au Nord-Est d'Angoulême.

   Coordonnées du château :

45° 49' 44.389" N
0° 0' 54.536" W
 45.828997°
 -0.015149°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   Je savais que je prenais du bon temps en visitant des châteaux médiévaux, mais j'ignorais que même les panneaux des rues me le suggéraient.

  C'est donc un Chevalier Castellologue Amateur qui sifflote en longeant le mur du château.

  Les constructions s'enchevêtrent

Je devine plus que je vois

     Au début de ma découverte, je ne vois que des toits posés sur des bâtiments aux formes parallélépipédiques. Puis les bâtiments s'offrent à moi.

 

Première analyse

* Une tour carrée sort de l'alignement.

* Elle possède un curieux système défensif, compromis entre fente de tir et gargouille.

* Puis une demi-tour ronde avec :

- Un crénelage refait,

- Des trous de boulin dont je ne m'explique pas la fonction,

- Des "gargouilles" remplaçant les mâchicoulis.

* Puis, des reposoirs à pigeons... Qui en réalité sont des consoles, vestiges d'un mâchicoulis (voir vocabulaire) ou peut être d'une bretèche.

 

Une architecture difficile à analyser

La tour porte

  En prenant un peu de recul puis en me contorsionnant, je vois la porte d'entrée. Comme il se doit pour un château fort, la tour-porte possède plusieurs système défensifs :

* Des archères-canonnières sur plusieurs niveaux,

* Des mâchicoulis (dont il ne reste que les consoles),

* Sur la façade d'entrée, des archères-canonnières encadrant les emplacements pour flèches du pont levis,

* Puis la porte, toujours encadrée par des archères-canonnières.

  Devant tant de bâtiments entremêlés, je consulte le plan pour espérer comprendre.

Est ce plus clair pour vous aussi ?

 

        L'intérieur :
  Hélas, la propriété privée n'est pas visitable. Je me console en regardant les 2 reproductions du domaine :

* Château féodal au 14ème siècle imaginé par les historiens au 19ème siècle.

* Château au début du 17ème siècle représenté par Claude Chastillon.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, Hélie de Gourville possède la terre. Un château en pierre est construit.

* En 1351, Guillaume de Gourville décède sans héritier. Sa soeur Isabelle de Gourville, mariée à Jean II Chasteigner (Seigneur de La Meilleray), hérite du domaine.

* En 1378 Jean II décède. Sa feuve vit toujours au château.

* En 1441, Jeanne Paulhe, Dame de Gourville, épouse Philippe Taveau, fils de Guillaume Taveau Baron (voir titre de noblesse) de Mortemer.

* Au 15ème siècle, des fenêtres à meneaux sont ouvertes.

* Au début du 16ème siècle, Guichard de Roffignac possède le domaine.

* En 1550, la famille de Roffignac vend la seigneurie au Duc Anne de Montmorency.

* En 1579, Henri Ier de Montmorency hérite du domaine.

* Au début du 17ème siècle, Anne de Lévis, Duc de Ventadour, possède la seigneurie.

* En 1609, le Roi de France Henri IV (voir liste des rois) érige la seigneurie en Baronnie.

* Au début du 17ème siècle, le Cardinal de Richelieu ordonne de "raser à hauteur d'infamie" certains bâtiments et tours.

* Au 17ème siècle, de nombreuses fenêtres sont ouvertes. 

* En 1660, Jean Hérault achète le domaine à Henri II d'Orléans-Longueville (époux d'Anne de Bourbon Condé).

* En 1703, Jean Hérauld décède. Le domaine appartient à son neveu François Hérault.

* En 1718, à la mort de François Hérault, le domaine revient par testament à François d'Hauteclaire.

* En 1780, un acte de vente judiciaire attribut le domaine à Jean Valleteau.

* En 1808, les héritiers de Jean Valleteau vendent terres et château à Rouchier Préneuf.

* Durant plus de 150 ans, le château change très souvent de propriétaires.

* En 1974, le nouveau propriétaire entreprend de nombreux travaux de restauration et consolidation.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les rues en respectant la tranquillité des habitants. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Les systèmes défensifs sont nombreux et variés

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Dans un champ, pousse un château... Curieux !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bozouls est située à 35km Est-Sud-Est de Decazeville, à 30km au Nord-Ouest de Séverac le château et à 20km au Nord-Est de Rodez.

     Coordonnées de la maison forte :

44° 29' 21.941" N 2° 40' 20.536" E
 44.489428°  2.672371°

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
La découverte

   Après avoir visité le château de Bozoul, puis la maison forte d'Aboul, je me dirige au Nord vers le hameau des Molinières pour découvrir ce que j'ose nommer : Une maison forte.

  Soudain, je vois, comme sortie de terre, une construction possédant deux rondes tours.

Est ce mon graal du jour ?

  Des couvertures très asymétriques !

Emotion

    Je suis si ému de voir cette construction médiévale si peu médiatisée que mes yeux se mouille et ma vision se trouble.

 

 

L'analyse 
    De loin il est très difficile de voir et de vous décrire les beautés de cette construction de 600 ans.

    "Si j'ôte" le long bâtiment à gauche assez récent, je remarque une massive construction encadrée de 2 tours rondes.

    Pour comprendre ces tours, il faut faire abstraction des toits. Ces couvertures en ardoises ne sont point médiévales.

    Avec un oeil d'aigle il est possible de voir des consoles ayant fait office de mâchicoulis (voir vocabulaire) . Puis, avec mon imaginaire, je crois distinguer les bases d'un crénelage.

Ces tours m'ensorcellent

 

        L'intérieur :
  La maison forte est dans une propriété privée non visitable. 

 

 

Histoire de la maison forte :

* Au 15ème siècle (à vérifier), la maison forte appartient à la famille Alboy de Peyrelade.

* En 1624, une chapelle est aménagée certainement par les nouveaux propriétaires : Les Malhac.

* En 1632, le bâtiment est restauré. Certains murs et salles sont complètement reconstruits.

* En 1672, la maison forte est remaniée.

* En 1695, la maison forte est possession de la famille Caissac.

* En 1714, un incendie ravage les bâtiments.

* En 1729, des modifications sont apportées à la construction par le nouveau propriétaire : Raymond de Jouery.

* En 1737, en épousant un membre de la famille De Maillac de Vessac,  la fille de Raymond apporte la maison forte en dot.

* En 1809, Louis Souques est propriétaire du site.

* En 1835, la maison forte est achetée par Louis Natte.

* En 1854, la famille Donadieu est propriétaire.

* En 1858, le site appartient à Benjamin Laur.

* En 1876, de nouvelles modifications sont apportées à la maison forte par Henri Arnal. Les bâtiments de ferme sont refaits. Une magnifique statut de la Vierge est posée dans une niche nouvellement aménagée.

* Au début du 20ème siècle, le donjon est si fragile que le propriétaire décide de le détruire.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de loin est possible en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

L'architecture est intemporelle !

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 06:10

 

Département 12 - AVEYRON

  Voyez vous une cité fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte Eulalie de Cernon est située à 25km Est-Nord-Est de Saint Affrique, à 15km au Sud-Est de Millau et à 5km au Sud-Ouest de la commanderie Templière de La Cavalerie.

     Coordonnées de la commanderie :

43° 58' 58.699" N 3° 8' 6.767" E
 43.982972 °  3.135213°

 

La commanderie : 
        L'extérieur :
Pourquoi suis je ici ?

   Sur le plateau du Larzac, beaucoup de villages ont été fortifiés durant les longues périodes d'insécurités. Sainte Eulalie de Cernon ne fait point exception.

   En plus de voir des fortifications médiévales, ma présence en ce lieu est importante : Cette cité (à l'époque non fortifié) fut une commanderie de l'Ordre du Temple.

Vais je sentir l'odeur spéciale des Templiers ?

    La vieille tour surveille toujours les collines

La découverte

   Ce site n'est pas une ruine comme je vous en montre souvent, c'est une véritable cité toujours habitée en notre siècle. Huit cents ans d'évolution architecturales se lisent dans les pierres.

     Malgré les améliorations et modernisations, l'ambiance est défensive. L'origine médiévale se ressent dans chaque pan de mur.

 

Mon approche

    Plutôt que de vous faire une visite commentée (suivez le guide messieurs dames... et n'oubliez pas le guide à la sortie), je vais vous montrer mon ressenti par thème... (T'aimes ?).

    Pour mieux comprendre cette commanderie, veuillez regarder le plan.

 

Tours et courtines

  Les premières constructions que l'on remarque sont d'abord les tours :

* Certaines sont carrées sans crénelage mais avec les vestiges des mâchicoulis (voir vocabulaire).

* D'autres sont rondes, mais toujours sans créneau.

* Certaines comportent des ouvertures obstruées, ancien souvenir du chemin de ronde.

* D'autres, en plus de l'accès bouché au chemin de ronde, possèdent des vestiges de latrines en encorbellement.

  L'angle droit n'est pas la priorité de cette tour

Les systèmes défensifs

   En complément du crénelage et des mâchicoulis les tours possèdent différentes fentes de tir :

* Certaines ne sont que de simples archères droites avec un faible ébrasement intérieur.

* D'autres comporte en partie basse une ouverture ronde pour tir au mousquet ou à la couleuvrine.

* Certains trous pour arme à feu semblent avoir été ajoutés sur les bases d'une ancienne archère droite.

* La plupart des tours possèdent sur plusieurs niveaux des systèmes défensifs de périodes différentes.

 

La porte

    Bien que des habitats aient été aménagés dans les courtines, ouvrant de nombreuses fenêtres, l'aspect massif et fortifié est encore visible.

     Positionnée entre deux tours rondes, une haute construction carrée s'impose fièrement :

C'est la tour porte.

  Bien qu'elle semble dépourvue de pont levis, elle possède les classiques systèmes défensifs :

* Salle de garde à l'étage,

* Salle de guet au sommet,

* Fentes de tir, L'archère canonnière a été bouchée pour ne pas faire peur aux touristes

* Mâchicoulis

* Etc....

 

        L'intérieur de la Commanderie :

Les systèmes défensifs

    En franchissent la tour porte, mon instinct de Chevalier regarde vers le haut.

    Un assomoir, au dessus d'un système de tir, attend l'assaillant. Comme je suis un simple touriste et que la salle de garde est vide, avec assurance je pénètre dans la cité.

     Evidemment, toutes les fentes de tir vues à l'extérieur dans les courtines du rempart s'affichent fièrement ici. Certaines avec leur faible ébrasement m'informent de leur ancienneté.

   D'autres systèmes de tir ont été modifiés suite à l'invention des armes à feu.

  Je passe ou je trépasse

Les passages
   Comme souvent dans une cité médiévale, l'espace est utilisé au maximum. Conséquences : Les maisons et bâtiments se touchent, s'emboîtent et se fondent.

   De nombreux passages sont aménagés permettant la circulation mais aussi l'aménagement au dessus. Certains sont évidemment dans les tours.

 

L'église
    Evidemment, dans une cité construite puis occupée par un Ordre Militaire Religieux, il y a une église. Son architecture est confuse car elle a été profondément modifiée par les Hospitaliers.

  Je me questionne sur la rehausse.

Etait elle aussi fortifiée ?

 

Mon errance continue

  Pour que vous ayez de nombreuses surprises en visitant cette cité, je ne vais point tout vous montrer. Je vais donc garder pour moi les maisons, volets, fenêtres, façades, murs si passionnants.

 

La tour... Prends garde à ne point devenir ruine !

 

 

Histoire de la commanderie :

* Au 12ème siècle (1151 ?), l’abbé de Saint Guilhem le Désert, fait don de l’église de Sainte Eulalie aux chevaliers de l'Ordre du Temple.

* En 1159, Raimond Bérenger, Roi d’Aragon et Comte (voir titre de noblesse) de Barcelone donne la totalité du village de Sainte Eulalie ainsi que des terres du Larzac à l'Ordre du Temple. Avec les années, ces derniers fondent l'une des plus importantes commanderies du Sud de la France.

* Le 13 octobre 1307, le Roi de France réalise la plus "Grande opération de police" de l'histoire en capturant presque tous les Templiers du Royaume en un jour.

* En ce 14ème siècle naissant (1312 ?),  les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem récupèrent les biens des Templiers.

* A partir de 1340, avec le début de la Guerre de Cent ans, les Hospitaliers renforcent la commanderie par la construction de remparts et tours défensives.

* Au 15ème siècle, construction d'une tour défensive (nommée aujourd'hui : Tour de la Commanderie).

* A partir de 1442, début de construction de l'imposante porte fortifiée.

* En 1642, en s'appuyant sur les murs de l'église des Templiers du 12ème siècle, le bailli de Bernuy-Villeneuve réalise une église "moderne".

* Au 17ème siècle, le cimetière situé sur place de l'église est déménagé. De nombreux bâtiments sont modernisés par l'ouverture de fenêtres.

* Au 19ème siècle, des maisons sont construites en s'appuyant sur le rempart.

* En 1976, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, la municipalité achète plusieurs maisons dans les remparts puis aménage des gîtes.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du bourg et des ruelles est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des bâtiments est interdite ou partiellement autorisée.

 

L'âme des Templiers est encore présente dans ces vieilles pierres

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châteaux des Templiers

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 06:30

 

Département :   50 - MANCHE

 

Cette église m'en fait voir de toutes les couleurs

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Portbail est situé sur la côte Ouest de la presqu'île du Cotentin, à 36km au Sud-Sud-Ouest de Cherbourg, à 50km au Nord-Ouest de Saint Lô et à 16km au Sud-Ouest de Saint Sauveur le Vicomte (voir son château).

   Coordonnées du bourg :

49° 20′ 10″ N 1° 41′ 41″ W
 49.336111°   -1.694722°

 

L'église :

      L'extérieur

Premières sensations

     Bien que l'église ne soit pas gigantesque, bien que le clocher ne soit pas un géant survolant les maisons, il est aisé de trouver le bâtiment religieux.

  Son architecture massive me rappelle les églises de l'art roman. Son clocher me fait penser à... une tour de château fort.

Un clocher-tour digne d'un château fort 

 La tour

    Parfois, sur des églises fortifiées, je dois redoubler d'attention pour voir des détails du système défensif. Mais à Portbail, la haute tour carrée est LE symbole que je suis venu découvrir.

  S'il n'y avait pas les hautes fenêtres en partie basse, cette puissante tour serait imprenable. Je suis subjugué par ces vielles pierres moyennement taillé et le parement d'angle si solide. pourtant, 2 détails me surprennent.

Les voyez vous ?

 

Curieuses défenses

    Les parois ne comportent aucune archère ni fente de tir. Les très (trop) nombreux trous de boulins ne devaient pas servir à des hourds (voir vocabulaire) ni à une passerelle de défense.

  Le plus surprenant sont les faux mâchicoulis. Cet encorbellement n'est pas creux et ne permet pas une défense rapprochée.

Cette tour ne serait qu'un leurre ?

  En prenant de la distance, je comprends l'effet psychologique de cette construction défensive. Elle est puissante et doit tenir à l'écart quelques malandrins mal équipés ou peu aventuriers.

 

Autres détails

   Cette vieille église est fascinante. Elle possède un chevet plat dont la base du mur est puissamment renforcé. En levant la tête je vois quelques gargouilles à l'aspect parfois naturaliste ou effrayant.

Pensez vous qu'elles aient pu compenser le manque de mâchicoulis ?

  Il est temps d'entrer dans l'église, mais point par cette belle porte hélas fermée.

 

      L'intérieur :

Premières sensations

    En franchissant la porte j'entre dans un univers qui ne m'est point familier et pourtant je m'y sens heureux. Je sais que la tour me sera interdite à la visite mais il y a tant de trésors que mes yeux ne savent plus où regarder. Colonnes sculptées, chapelle avec statuts et placard sculpté... (Je sens que derrière l'écran, certains sont mécontents de la pauvreté de mon vocabulaire sur l'architecture religieuse. Je vous propose la lecture de ce site très documenté).

    Dans la nef, tout en regardant les expositions d'art moderne, je suis en admiration devant l'art roman. Soudain, j'ai l'impression d'être hélé par une voix supérieure. Je lève la tête pour voir... hoooo !

 

Un plafond de 800 ans Est ce une coque de navire inversée ? Voyez vous le blason ?

 

C'est fini

   En ressortant, je sens le sel et la mer. Pour m'imprégner du spectacle je prends un peu de recul et j'admire ce chef d'oeuvre fortifié de l'art roman.

 

 
Histoire de l'église :

* Au 4ème siècle, construction d'un baptistaire.
* Au 11ème siècle, construction de l'église.
* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent Ans, un clocher fortifié est construit.
* En 1968, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église Notre Dame est possible depuis rues et ruelles. La visite de la tour est interdite. La découverte de l'intérieur de l'église et des expositions est un plaisir durant les périodes estivales.

 

Est ce l'Amérique au loin ?

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 06:05

 

Département :  11 - AUDE

Voyez vous cette beauté médiévale ?

 
Le château :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

  La commune d'Auriac est située à 50km au Sud-Ouest de Narbonne, à 45km au Nord-Ouest de Perpignan, à 50km au Sud-Est de Carcassonne et à 25km au Nord-Est de Quillan (voir son château).

 

Coordonnées du château :

42° 55' 54" N 2° 29' 35" E
 42.93176402°  2.493034154°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

L'arrivée

* Heureusement que la route moderne passe près de la ruine, car si j'avais eu à marcher sur l'ancienne route médiévale, en contrebas, il m'aurait fallu grimper vers ce château des cimes.

* Le château est situé dans la haute vallée de l'Orbieu.

* Il est merveilleusement planté sur un rocher avancé dominant le petit ruisseau de Laurio.

* La surveillance de la vallée est aisée.

* La présence d'à-pics sur 3 faces (Nord, Est et Ouest) le rend facilement défendable. 

* Il paraît impossible de grimper par les falaises.

 Les remparts suivent le tracé cahotique du rocher

Première impression

* Vue de la route, la ruine parait très compacte.

* Un mur d'enceinte, haut et austère prouve sa construction du haut moyen âge.

 

J'avance

* Proche de l'actuelle route, un haut mur s'appuie sur les imposants rocher isolant ainsi le plateau.

* Ce mur est le vestige du premier rempart.

* Autre ressenti : Bien qu'il soit comblé par la route puis les habitations et l'église, je pressens qu'un fossé faisait le premier système défensif.

* Il devait être franchissable par un pont-levis. 

 

Le long rempart du château Quel curieux angle !

1 -  Un long mur posé sur le rocher, dont les pierres sont pauvrement taillées, de dimensions aléatoires et pourtant magnifiquement alignées.

2 - A un bout, un parement d'angle dont les pierres plus égales sont d'une autre provenance.

3 - A l'autre bout, l'angle liant les 2 murs est partiellement arrondi. Ses pierres ne s'intègrent pas parfaitement dans le mur de gauche.

Est ce un ajout ultérieur ?

Ou une réparation rapide ?

 

L'entrée... sans frapper

* Mon errance m'amène devant une cassure du mur.

* Un panneau m'informe que danger il y a.

* Je baisse la visière de mon heaume, je mets mes gants en fer.

* Avec précaution, j'avance vers l'inconnu.

 

     L'intérieur :

Rapide visite

* En pénétrant dans le château par une porte disparue aujourd'hui, je découvre :

- Un bâtiment d'habitation à l'Est,

- Un donjon au Nord entouré par une chemise,

- Une citerne à l'Ouest,

- Des bâtiments annexes (que je ne commenterai pas par manque d'information).

 Voyez vous toutes les beautés construites ?

Quelques détails

*  Avant d'aborder les nombreux bâtiments "presque" intacts, je souhaite vous montrer les multiples détails qui jalonnent l'errance d'un voyageur du temps :

  - Un mur du rempart coté ravin.

  - Un vestige de tour ronde.

  - Des salles voûtées.

  - Des pierres en encorbellement ayant soutenues les poutres d'un plafond.

  - Les restes d'une tour défensive à moins que ce soit une tour escalier.

Qu'en pensez vous ?

 

Ma sensation

* Une vision rapide du château peut faire penser à un ouvrage médiéval.

* Pourtant, de nombreux détails montrent que si le site est féodal, le château a été modifié fortement.

* Il ne reste à l'intérieur que peu de bâtiments antérieurs au 14ème siècle (mais ceci n'est que mon point de vue).

*  Dans le pays cathare, il y a de nombreux sites dont le château original a été partiellement détruits (croisade contre les Albigeois) puis réaménagés par le nouveau propriétaire ou sur ordre du Roi lorsque le château fut frontière (Termes par exemple).

* Cette ruine me fait penser au château de Saissac, (mais hélas pour elle et tant mieux pour moi, la ruine d'Auriac n'est pas sur un axe touristique important. Elle ne bénéficie pas d'un "ravalement". Cela donne une charmante ruine à découvrir comme un détective).

 Voyez vous le luxe dans cet imposant logis ?

Le donjon

* Il est entouré d'une chemise de 1 mètre d'épaisseur, réalisée par de belles pierres ajustées en grès.

* Par contre, la partie médiane est sommairement réalisée.

Est ce un renforcement tardif ?

Ou une réparation sans "finance" ?

* Ma documentation affirme qu l'on pénétrait dans le donjon à l'Est par une porte à 3 mètres de haut (c'est une défense classique pour ce type de tour maîtresse).

 

La citerne (décrite par ma documentation)

* Elle est appuyée sur la courtine et mesure approximativement 1,50m x 2,50m.

* A sa base, il y a les restes d'un mur d'une habitation ou d'un garde manger.

 

La tour escalier

* Au Nord du logis, une petite tourelle s'accroche encore avec des amorces de marches.

* C'est l'escalier desservant les étages.

* Curieusement, les pierres et la technique de construction suivant les étages ne semblent pas identique.

Est ce la preuve que l'étage supérieur est plus tardif ?

 Cette fenêtre sera-t-elle ici pour l'éternité ?

Le logis principal

* Il est vaste (30m x 10m) et devait comporter 2 étages, en plus du rez-de-chaussée.

* Il est hélas très ruiné et envahi par la végétation.

* Le plan le plus bas ne comporte que 2 petites ouvertures :

- 1 archère assez primitive,

- 1 "arquebusière" assez petite en grés.

* Le 1er étage devait être le logis, en témoigne à l'Est les 4 grandes baies  plein cintre qui tiennent miraculeusement en équilibre.

Pour combien de temps encore ?

* Sur le mur Ouest, je distingue (ou plutôt le devine) les fondations d'une grande cheminée.

* Au 2ème étage, il est difficile de comprendre l'architecture, trop les pierres manquent. Il semble que le coté Ouest possédait des fenêtres.

* Mon imaginatoin croit voir des tuiles en équilibre.

Est ce une élévation très tardive ? 

* Quelques (mais vraiment peu) éléments décoratifs sont visibles aux étages. Ceci est bien un château de seigneur et non une forteresse pour soldats.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château : 

* En 1028, le castellum d'Auriag est donné aux frères d'Auriac au profit du Vicomte (voir titre de noblesse)  Bernard Aton III Trencavel.

* En 1067, Raimondus Ameli et Bertrandus font hommage au Comte Raymond de Barcelone. Malgré cela, le château appartient toujours à la maison de Carcassonne.

* En 1070 (ou 71 ?), Rangarde Comtesse de Carcassonne vend définitivement ses droits sur le domaine d'Auriag à Raimondus Comte de Barcelone (H.G.L., tome II, Preuve CCXXIII et cartulaire de Foix). La paroisse du village dépend toujours de l'archevêché de Carcassonne.

* En 1107, bulle du pape Paschal II, datée de Privas, confirmant l'archevêque de Narbonne possesseur des terres d'Auriac (Mahul, tome 3, page 371 et Histoire Générale de Languedoc, tome II, Preuves CCCXLVIII, col. 372)

* En 1121, Bernard Aton IV, Vicomte de Carcassonne, rend hommage à l'évêque pour les terres d'Auriag jusqu'au Termenes (territoire proche de Perpignan).

* En 1124, Pierre Raimond d'Auriac, cautionne Raimond de Durfort, pour la paix et trêve conclue avec Bernard Aton IV, Vicomte de Carcassonne (H.G.L., Preuve CCCXCVII, tome II, col. 428 et archives du château de Foix).

* En 1125, Petrus Raimondis d'Aurig après avoir été un seigneur rebelle, fait sa soumission au Vicomte Bernard Aton IV.

* En 1173, le site est possession de la famille de Termes (voir leur château).

* Vers 1211, après la croisade des Albigeois, le château semble être en possession d'un seigneur "du nord" (peut être De Lévis ?).

* En 1227,  l'archevêque de Narbonne écrit une lettre de protestation sur les possessions abusives des "seigneurs des croisades". Il revendique entre autre, les terres d'Auriac.

* Au début du 15ème siècle, il semble que le château soit remanié.

* Au 16ème siècle, les bâtiments intérieurs sont modifiés pour plus de confort. Grandes fenêtres et escaliers en tourelles sont réalisés. Quelques archères sont modifiées pour l'utilisation des armes à feu.

* A la fin du 17ème siècle, il semble que des aménagements architecturaux améliorent encore la vie dans les bâtiments d'habitation.

* Vers le 18ème siècle, le château est abandonné.

* En 1849, la château d'Auriac appartient à Monsieur Laffont de Donos.

* En 1859 Laffont de Donos vend le château à Monsieur Casimir Ducros de Castres par adjudication judiciaire (Mahul, tome 3, page 374).

* En 1948, la ruine est inscrite aux monuments historiques.

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite en respectant les propriétés privées. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser est important. Le site étant peu consolidés, veuillez être très prudents durant votre découverte..

 

Après tant de beautés, mes yeux déforment la réalité

 

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