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Ombre et lumière

25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Quelle rougeur !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village d'Autreppes est situé à 8km au Nord-Ouest de Vervins et à 20km à l'Est de Guise.

   Coordonnées :

49° 54′ 15″ N 3° 51′ 24″ E
 49.904167° 3.856667°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   Pour un Chevalier Dauphinois, chercheur de ruines médiévales souvent de couleur grise à blanche, l'imposante dominante rouge est déjà une surprise.

   Même si ma découverte est massive et non en ruine, mon bonheur est encore plus grand car le bâtiment possède 2 systèmes défensifs.

 

Rapide analyse de l'église

   Cette église est divisée en 2 parties:

* Une nef avec transept,

* Une entrée fortifiée coté Ouest, divisée en 2 ensembles :

- Un clocher-donjon,

- Des tours de défense.

Est ce une église ou une maison forte ! 

Le clocher-donjon

    Si la construction carrée n'était pas été accrochée à une église, j'aurais sans conteste écrit qu'un donjon me faisait face.

  Dans sa partie basse, ce clocher fait office de porche mais avec ses 4 niveaux sa fonction défensive avec salles de repli est évidente.

  Les fentes de tir sont nombreuses, mais elles ne me semblent pas avoir été créées pour des armes médiévales. Une lecture de ma brochures des églises de la Thiérache confirme une construction au 17ème siècle.

Diantre !  Une fortification non médiévale dans mon blog.

Est ce une erreur grave ?

   Au sommet, point de mâchicoulis ni crénelage (voir vocabulaire). Le toit en pavillon est surmonté d' une flèche de plan carré symbole classique d'une église et non d'un château fort.

 

Les tours

    Accolées au clocher-donjon, 2 tours de plan circulaire en briques avec un soubassement de grès, contribuent à la fonction défensive de l'église d'Autreppes. Elles comportent de nombreuses petites fentes pour tir au fusil,et certaines sont dans l'encoignure pour protéger l'entrée.

    Elles n'ont pas la puissance de leurs consoeurs des châteaux, mais aux pieds de l'une d'entre elle, je me sens petit.

  Les deux tours possèdent au sommet une flèche polygonale à huit pans irréguliers.

 

    L'intérieur :

      Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je me console avec le plan de l'église, récupéré à l'extérieur du site, montrant une tour escalier coté Sud.

 

 

Histoire de l'église :

  • * Vers le 8ème siècle, cette terre appartient au domaine Royal des Carolingiens (voir liste des rois).
  • * En 879, la terre est donnée au Comte (voir titre de noblesse) Alatran.
  • * En 1632 (à vérifier), construction de l'église.
  • * En 1961, des vitraux sont réalisés.
  • * En 1987, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Hilaire) est libre et gratuite. La visite du clocher et des tours de défense est interdite. 

La brique est la force de cette église

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 06:30

 

Département :   29 - FINISTERE

 

Le bourg :Malgré les nombreuses fenêtres, ce château est bien médiéval

  Situation  (--> le voir sur une carte 

     Le bourg de Pont l'Abbé est situé à 11km à l'Ouest de Bénodet et à 18km au Sud-Ouest de Quimper.

   Coordonnées du château :

47° 52′ 5″ N 4° 13′ 19″ W
 47.868056° -4.221944°

 

Le château :

      L'extérieur :

L'arrivée

      Il est impossible de ne pas voir le château car il s'exhibe en face du pont : Large, majestueux et presque intemporel.

     De loin, la partie droite semble presque banale, mais la partie gauche est passionnante. J'ai hâte de m'approcher de cette "bête" !

 

Je suis pressé

      Contrairement à ce que je vous avais expliqué sur la meilleure méthode pour visiter un site médiéval, je me précipite et me jette sur la gauche pour comprendre l'architecture globale du château de Pont l'Abbé. Je passe rapidement devant l'imposante tour sans crénelage ni archère (voir vocabulaire) dont les pierres correctement taillées me la font dater du 13ème siècle (?).

   Comme pour la façade extérieure, la tour comporte des fenêtres à meneaux en croix.

  Que de variété d'architecture !

La façade interne .

Que de  contrastes !

 * Le contraste entre le puissance médiévale des tours et le "frêle" bâtiment avec ses fenêtres nombreuses et modernes.

 * Le contraste entre les formes rondes ou anguleuses des tours face à la linéarité du bâtiment.

   Mais... Qu'est ce donc cette tour haute, fine, avec le double contrefort ?

  Pour comprendre il est obligatoire de regarder le croquis du château il y a 4 siècles. 

 

  Les défenses

      Avec les demandes de confort de notre siècle et la fonction municipale de ce bâtiment, tous systèmes de défense semblent avoir disparu. Mais la château résiste à la modernité et montre encore une variété d'ouverture de tir.

      * Il y a la classique archère droite en angle,

      * Puis une curieuse archère en bêche,

      * Et enfin l'efficace archère-canonnière.

 

    L'intérieur :

        Le bâtiment fortifié est devenu l'hôtel de ville de Pont l'Abbé ainsi qu'un musée. Il est évidemment possible d'entrer dans le couloir et "laisser un oeil" dans certaines salles. Mais les siècles d'aménagement ont supprimé les traces d'architecture (et d'inconfort) d'époque médiévale.

 

    
Histoire du château :

* Au 11ème siècle, les Normands quittent la région. Un premier seigneur s'établit sur une motte à la tête du pont traversant la rivière.
* Au 13ème siècle, le seigneur de Pont l'Abbé passe un contrat avec l'abbaye de Loctudy pour construire un château proche de la rivière.
* En 1383, le seigneur de Pont l'Abbé construit le Prieuré des Carmélites.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est délicate dans les salles de l'hôtel de ville, mais possible dans le musée Bigoudin.

 

Même arasée, la tour paraît puissante

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 06:30

 

 

La description de l'extérieur du château est ici

 

Le château :

   Préambule :

     Pour faciliter la compréhension de la visite de cet Plan simplifié du château de Miolansincroyable château fort Savoyard, il est important de regarder son plan :

A - Appartement des officiers.

B - Basse cour.

C - Châtelet précédé du bastion.

D - Donjon.

E - Entrée avec premier fossé.

F - Fossé séparant la basse cour du château.

G - Galerie souterraine.

H - Haute cour.

M - Magasin à poudre.

O - Oubliettes.

P - Pont (vestige) permettant l'accès dans le château.

R - Rampe d'accès.

S - Tour de la Sauvegarde.

T - Tour Saint Pierre.

  Entrée fortifiée du château, avec pont levis

     L'intérieur :  

L'entrée médiévale (porte de la haute cour)

    La basse-cour (repère B) étant dans la partie privée et habitée du château, il est impossible d'entrée par la porte médiévale. Mais avec un peu d'imagination, le transport de 6 siècles en arrière est possible.

   Depuis le fossé (repère F) , je vois les 2 piles (repère P) du pont dorman. Les pierres en calcaires sont chaînées en besace (les pierres d'angle sont alternativement posées en longueur puis largeur).

   Le mur possède encore les crapaudines (flèches rouges) dont la fonction est de supporter les axes du pont levis.

   Avec un oeil de castellologue, je discerne les fentes des flèches de levage du pont ainsi que les rails de la herse. La porte est protégée par 2 archères en bas et 2 canonnières à l'étage.

    Cette entrée ressemble à un châtelet tant il est épais. La qualité des pierres et de leur taille prouve l'importance que les seigneurs ont donné à cette entrée qui se veut défensive mais aussi accueillante.

 Cette salle voûtée comporte 13 chambres de tir

Le système défensif

    Les siècles de constructions et d'amélioration du système défensif ont amené les architectes à aménager des  couloirs "souterrains" (repère G).

  Depuis, la haute cour, il faut emprunter un escalier pour entrer dans le long tunnel de 200m. Ce couloir comporte de nombreuses chambres de tir avec des archère-canonnières de tailles et nombres différents pour chaque niche.

Vous souvenez vous de ce système défensif ?

   Nous l'avons découvert dans la montée après le passage du châtelet.

 

Appartement de l'officier Major

    L'une des pièces les plus intéressantes est l'appartement de l'officier Major (repère A). Cette construction de 58m de long possédait 3 étages. Sa fenêtre a meneau en croix donne sur la haute cour et les coussièges montrent la fonction non défensive (habitable) de la pièce.

  Sur la gauche de la fenêtre, une ancienne porte, avec un linteau en accolade portant le blason des Miolans-Roussillon, a été transformée en évier.

  Cette salle qui était certainement la aula au 13ème siècle, a subi de nombreuses transformations devenant une cuisine (avec une immense cheminée et four) puis la salle de l'officier responsable de la prison.

Cheminée de la salle des Gardes 

Donjon - Salle des Gardes

   A la base du donjon (repère D), proche de la porte d'accès à la haute cour, une large pièce aurait été affectée aux soldats gardant les prisonniers à partir du 16ème siècle.  Sobriété et confort sont les règles. Même si les années sans entretien ont rongé cette construction, même si ce site a partiellement été pillé de ses belles pierres, il semble évident que le seigneur de Miolan a été présent en ces lieux.

    Avec son magnifique plafond comportant le blason des Miolans, il semble que la pièce à l'étage fut une salle de réception ou la salle de justice.

 

Donjon - Les geôles

   Au 16ème siècles, de nombreuses salles du donjon ont été transformées en geôles pour des prisonniers "politiques". Certaines sont "relativement" lumineuses et confortables avec une belle cheminée et de larges latrines. Mais d'autres au niveau du fossé (repère F) sont humides.

 

 

    La haute cour :

        Pour découvrir les merveilles de la haute cour, veuillez cliquer ici.

 

 

 

Les cachots ne sont pas tous confortables

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 06:30

 

Département 73 - SAVOIE

  Voyez vous une beauté médiévale sur la colline ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La ville de Bourg Saint Maurice est situé à 80km au Nord-Ouest de Turin, à 60km à l'Est de Chambéry et à 27 km à l'Est-Sud-Est d'Albertville.

   Coordonnées :

45° 37' 42.337" N 6° 46' 59.596" E
45.628427 6.783221

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

   Après avoir visité la ruine du château de Rochefort (lire ici) à Bourg Saint Maurice, je lève la tête pour découvrir une autre ruine médiévale.

  Avec toutes les vallées et passages entourant Bourg Saint Maurice, il n'est pas étonnant que les Comtes (voir titre de noblesse) de Savoie aient fait construire autant de fortifications.

 

L'approche

    Au 21ème siècle, le Châtelard et un hameau perché au Nord-Est de Boug Saint Maurice sur la D902. Au Sud, sur une colline, trône une ruine. Posé sur son rocher, ce vestige médiéval regarde les oiseaux manger les fruits des arbres. Ce rocher, abrupte sur 3 cotés, n'autorise la visite que par un petit sentier facilement défendable.

Minimale mais très intéressante 

Premières sensations

   Très souvent, si un château du moyen âge est proche d'un petit bourg, sa position élevée le fait vivre en cohabitation avec un château d'eau (voir un exemple ici) ou avec une croix.

  La butte recouverte d'herbe et de rocher ne permet pas de savoir su le vestige était entouré d'un rempart, mais quelques détails me font penser par l'affirmatif.

  La petitesse du site et sa position me permettent d'affirmer que Le Châtelard fut un petit château de surveillance et non l'habitat d'un seigneur

 

La tour

    Cette tour carrée de 7,5m de coté possède la classique porte à plusieurs mètres du sol. Les trous de boulin (voir vocabulaire) en dessous prouvent l'existence d'une plate-forme en bois accessible par une échelle certainement amovible.

   La porte assez étroite est surmontée d'un arc de décharge. Une archère droite avec un faible ébrasement intérieur m'informe que la construction date du 12ème siècle.

 

Le parement de la tour

   Les années ont un peu abîmé la tour, mais il est possible d'affirmer que ce bâtiment n'a pas eu une construction soignée. Les pierres sont pauvrement taillées, les joints sont importants et grossiers.

  Pourtant un détail m'étonne :

Le voyez vous ?

    Même si le chaînage d'angle n'a pas la qualité des grands châteaux forts, il comporte des pierres de dimensions impressionnantes (pour une simple tour évidemment).

 

    L'intérieur :Est ce le paradis des castellologues ?

      La porte est située très haut et point d'échelle a été mise pour la visite, je vous déconseille l'aventure surtout qu'il n'y a que peu à voir.

Comment le sais je ?

    Le Chevalier du Moyen Âge sait vivre dans votre 21ème siècle, il est capable de voir en utilisant une astuce magnifique :

Voir ce site.

 

  Le panorama :

      L'un des plaisirs d'un castellologue amateur est la découverte du paysage. En Savoie, vallées et montagnes donnent aux sens un plaisir décuplé au point que mes yeux se brûlent et ne voient plus qu'en noir et blanc.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'une tour fortifiée pour surveiller le col du Petit Saint Bernard.
* Au 21ème siècle, la découverte du site et de l'extérieur de la tour est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est délicate.

 

Un emplacement idéal pour contrôler les vallées

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 06:30


Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Mince et haute semble être cette église   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Beylongue est situé à 28km à l'Ouest-Nord-Ouest de Mont de Marsan et à 10km au Sud-Est de Morcenx.

   Coordonnées du bourg :

43° 55′ 23.46″ N 0° 49′ 46.22″ W
 43.923183° -0.829505°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

     En arrivant dans le village, je suis frappé par la faible largeur de l'église en comparaison à sa longueur. L'absence de transept augmente cette sensation.

   Le choeur d'architecture Romane est  semi-circulaire. Il possède 4 fins contreforts. La corniche comporte de jolis modillons sculptés. Mais je ne distingue aucune trace de fortification ni de défense.

Faut il que je sorte ma loupe de Sherlock Holmes ?

 

   L'enquête commenceUn donjon-clocher coincé entre 2 bâtiments. Curieux n'est ce pas !   

 En me décalant, je reçois un choc !

1 - L'église comporte trois bâtiments d'architecture et d'époque différents.

2 - Une puissante tour carrée est accolée à l'élégant bâtiment semi-circulaire.

3 - La porte de l'église est curieusement implantée dans ce que je pensais être le choeur.

4 - La construction au fond à gauche (certainement la nef) est de facture plus récente et d'architecture sobre.

 

Je me lance dans une théorie  :

A - L'église originale (à droite) devait être petite.

B - La tour devait être la nef originale, certainement remaniée quelques dizaines d'années plus tard.

C - La porte devrait être au bout de cette tour.

D - Avec l'augmentation des fidèles, l'église est agrandie laissant un clocher-donjon au centre.

E -Le bâtiment ajouté étant devenu le choeur de cette nouvelle église, la porte actuelle a été ouverte dans l'ancien bâtiment Roman.

Ces élucubrations (extraordinaires et sans faille  ) ne me font pas avancer dans la recherche des systèmes défensifs. 

 

  Voilà enfin les défensesSimple et élégante est cette église

     Comme moi, vous avez vu la puissance du clocher-donjon avec ses ouvertures en haut (chemin de ronde). Mais les plus importantes découvertes sont sur le long bâtiment..

* D'abord il y a les ouvertures classiques du chemin de ronde, avec certainement une grande salle de repli.

* Puis une fente verticale et surtout un vestige de bretèche (voir vocabulaire). Récemment, elle servait à abriter une cloche dont le mécanisme était utilisé depuis la sacristie. Cette "verrue" est moderne et ne faisait pas partie de la construction défensive. Évidemment, vous avez compris que la porte d'entrée de l'église était sous la bretèche (il y a plusieurs siècles).

* Enfin, au bout de l'église, le mur arrondi possède des fentes de tir non alignées. Cette curiosité se reproduit symétriquement sur l'autre face.

Y avait il 2 niveaux de tir sur le chemin de ronde ?

     Vous imaginez bien que l'autre coté de ce bâtiment comporte des fentes de tir et des ouvertures de type crénelage.

Quel régal !

  Je suis si fasciné que je tourne 4 fois autour de cette église fortifiée.

 

    L'intérieur  :

       Souvent au 21ème siècle, les églises ne sont pas ouvertes. Celle-ci ne déroge pas à la règle, la visite des entrailles est impossible.

  (En réalité, j'ai visité l'intérieur, grâce au concours fortuit d'un abbé. Il était si passionné et passionnant sur les murs de son église que j'en ai oublié de photographier l'intérieur...pffff).

 


Histoire de l'église :

* En 1075, début de construction d'une église.
* En 1125, fin de la construction de l'église.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église.
* Au 18ème siècle, nouvel aménagement de l'église.
* En 1996, l'église Saint Pierre est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite depuis la place du village. La visite des fortifications est interdite.

 

L'église trône fièrement au centre du village

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 06:30

 

Département :   66 - PYRENEES ORIENTALES

 

Le bourg : 

   Situation :   (le voir sur la carte)

       Le petit bourg de Laroque des Albères se situe à 10km  à l'Est de Le Boulou et à 10km au Sud-Ouest de Argeles et à 2km au Sud-Ouest de Sorède.

   Coordonnées :

42° 31′ 26″ N 2° 55′ 58″ E
 42.523889° 2.932778°

 

Le château :  

    L'extérieur :

Où est le château fort ?

    Lorsque j'aborde un village censé posséder une ruine, je me précipite souvent sur un panneau et je recherche la trace du château.

L'avez vous vu ?

   Il y a dans ce bourg une rue de la tour, puis la rue du portalet. Il ne m'en faut pas plus pour partir à l'aventure dans les rues pavées de Laroque Des Albères.

 

L'approche

    En haut du bourg, les belles ruelles ont laissé la place à un sentier en terre. C'est à ce moment que je regarde mon sablier  (complété par mon cadran solaire) pour savoir si ma visite va s'arrêter ici, devant une grille. Ouf.. il n'est que 16h30.

La visite commence
     Un château fort étant très souvent en haut d'une colline, j'attaque la montée en longeant les vestiges de mur dont l'emplacement est certainement médiéval mais la sommaire construction est récente. Il est amusant de voir les maisons modernes se blottir contre la butte comme le faisaient il y a 600 ans les premières masures.

Enfin, il est là
     La montée n'est pas très pentue ni longue, mais j'ai hâte de découvrir le château. Enfin, je vois le premier rempart. Certes, il n'est pas impressionnant, mais les trous de boulins (voir vocabulaire) me mettent déjà dans l'ambiance.
     En un bon je suis sur le plateau portant la château.  Je suis conscient que du château il ne reste qu'une tour, mais les bases des murs jonchant le sol matérialisent bien les bâtiments médiévaux (?) ou postérieurs.
     La tour est très reconstruite et consolidée, il est difficile de se hasarder à quelques conclusions. Elle est ronde, donc au moins du 13ème siècle. La porte est trop basse pour être l'entrée médiévale, les joints entre les pierres trop importants pour une construction de défense "inviolable".
    Étant arasée, aucun crénelage ni hourdage, ni mâchicoulis est visible. Seule est présent une petite archère droite que je n'ose vous montrer.  

 

    L'intérieur :

   La tour est fermée, point la visiter je puis. Mais grâce à une fée m'ayant donné le pouvoir de traverser les murs, je peux admirer ses entrailles (en réalité, une ouverture permet de regarder à l'intérieur, ... affabulateur je suis parfois ).
    Si l'extérieur est reconstruit, il est logique que l'intérieur le soit aussi, et point surpris je suis de voir cet escalier en pierre appuyé sur le mur.
   En haut, un plancher en bois ressemble certainement à .... heu.... Je ne tirerai aucune conclusion.
   En redescendant, je savoure le paysage de cette belle région. Quelque soit l'état d'une ruine, le panorama est toujours le cadeau d'un castellologue amateur.

 

 

Histoire du château :

* En 1304, un château est cité dans un texte.
* En 1343, le seigneur de Laroque se rend sans combattre au Roi d'Aragon.
* En 1890, le château s'effondre (à vérifier).
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite.

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 06:30

 

Si vous ne l'avez pas lue, la 1ère partie (description de l'extérieur du château de Savel) est ici --> clic.

 

 

Département :  38 - ISERE

Les Dauphinois savaient trouver de beaux sites pour les châteaux forts

 

Le château :  

     L'intérieur :

Le rempart

    En arrivant sur la plate-forme portant mon Graal, je ne suis pas surpris de voir ceci.

    Bien que ce château soit en ruine, les pans de mur sont significatifs de sa construction originelle.  Comme je l'avais deviné quelques minutes plus tôt, c'est un mur en galets roulés qui servait de rempart.

 

Logis ou commun ?

    A travers la végétation, les ruines s'amusent à jouer les fantômes. Au sol, les galets sont nombreux prouvant que les bâtiments étaient hauts avec une belle superficie.

   Cette paroi en galets n'est pas assez épaisse pour être un mur défensif. Je subodore que cela fut un bâtiment d'habitation car la surface au sol ainsi que les vestiges de salles sont nombreux.

Un donjon en galets roulets... c'est rare !

 

Le 1er donjon

     A quelques mètres presque au centre de la colline, une imposante construction dépasse les arbres. Même si son remblai ainsi que les parois sont composés de galets, le parement extérieur possèdent des pierres taillés prouvant l'importance de ce bâtiment. Ces longue pierres devaient consolider l'épais mur. Et, contrairement aux vestiges précédents, les trous de boulin sont nombreux.

  La faible hauteur ne permet pas de savoir si crénelage et mâchcoulis (voir vocabulaire) existaient.

    Le plus curieux est la forme arrondie à l'intérieur de cette tour. Cette rondeur était impossible à deviner de l'autre coté.

Voilà une belle sachant bien cacher ses rondeurs !  

 

Encore un bâtiment

  Au fond, cachée dans les arbres, une autre ruine se fait dorer au soleil.

Mais, je vous sens un peu perdus par la composition architecturale du site féodal. Voici un croquis qui devrait vous aider.

     Description des bâtiments de gauche à droite :

* Le premier rempart,

* Le donjon avec sa ronde forme,

* Un vestige non identifié,

* Le deuxième donjon.

 

Le 2ème donjon 

    De cette puissante tour, il ne reste qu'un angle. Curieusement, les pierres taillées sont plus nombreuses dans la partie basse. Contrairement à l'autre tour, celle-ci possède des trous pouvant certainement recevoir des poutres pour un plancher.

Le confort des occupants n'a pas été oublié. Comment le sais je ?

   Il suffit de regarder avec attention ce vestige de fenêtre.

 

L'extérieur du 2ème donjon 

     Croyant avoir tout vu de cette ruine, je sors du château et je lui lance un dernier regard.

Diantre, ce donjon est aussi surprenant que l'autre !

  Je découvre avec étonnement que l'angle extérieur n'est point droit mais arrondi.

Serait ce un effet de la chaleur ou de la perspective ?

   Je m'approche et constate que point anguleux est cet angle.

"Les ruines sont toujours aussi surprenantes" me dis je.

 

Un dernier regard 

   Je suis si heureux dans cette Dauphinoise ruine, que je ne veux plus la quitter. Alors, je m'assieds à ses pieds et j'admire le panorama sur le lac de Monteynard et les montagnes du Vercors.

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, Savel est un lieu de passage et de commerce important. Les blés du marché de Mens passe par le pont enjambant la rivière Drac. Un castrum, surveillant la vallée, existe certainement.
* Au  12ème siècle (à vérifier), construction d'un château fort à l'emplacement du castrum.
* En 1247, le château appartient au Dauphin (voir titre de noblesse) Guigues VII (voir liste).
* En 1339, le château est inféodé à 2 seigneurs en récompense de leurs actes de bravoure :

- Guy de Saint-Savin (seigneur de La Mure) possède la partie Nord,

- Lanthelme Aynard (seigneur de Theys) les bâtiments au Sud.

* En 1358, Pierre Aynard achète la partie de Jean de Saint-Savin et devient seul propriétaire du château et des droits de payage du pont.
* Au 16ème siècle (à vérifier), la famille Aynard déserte ce vieux château.
* En 1720, la Grande Peste faisant peur aux Matheysins   , le pont sur le Drac est détruit, obligeant les marchands (peut être contaminés) à passer par les autres vallées.
* En 1962, pour construire un barrage hydro-électrique, l'EDF achète le village, l'église et l'école pour noyer la vallée. Le château regarde la destruction de l'ancien village en versant une petite larme.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le circuit balisé est très agréable avec quelques panneaux didactiques.

 

Quelle magnifique vue sur le lac de Monteynard

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgJ'espère qu'un sentier existe, sinon ce sera un enfer pour mes mollets

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Barbaira se situe à 15km à l'Est de Carcassonne et à 3km à l'Ouest de Capendu.

  Coordonnées du château :

43° 10' 13" N 2° 30' 0" E
 43.170452  2.500039

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Avec une bonne carte (ou une bonne langue pour quémander aux habitants ) il est facile de trouver, à 3km au Sud-Ouest, la colline portant les ruines du château de Miramont (curieusement parfois nommées : Alaric).

   Avant de gravir la pente je regarde une dernière fois l'image du château en 1910.

Est il encore aussi beau ?

 

1ère sensation

    La montée vers le château ne se fait pas à la machette à travers la forêt mais par un agréable chemin. Au sommet, l'effort est récompensé par une lumineuse ruine.

 

Analyse rapide

     Bien que les murs aient une faible hauteur, je suis frappé par la puissance de la ruine. La dimension des pierres, la qualité de la taille et les joints me surprennent. Ceci est augmenté par la blancheur de la pierre dans cet écrin de verdure.

    Il est évidemment difficile de tirer une conclusion des systèmes défensifs, mais la seule archère droite qui se révèle semble avoir été construite au 12ème siècle.

 

Un bijou dans un écrin de verdure

      L'intérieur :

  L'accueil de la ruine

      En franchissant la porte virtuelle je découvre ce qui avait fait mon admiration : Un mur épais sur lequel s'appuie un puissant bâtiment.

   En prenant un peu de recul, le bâtiment haut ressemble à une tour d'angle de forme carrée. Puisqu'une porte basse existe, je vais entrer et découvrir ses entrailles.

 

L'intérieur d'un tour

    Cette construction n'étant pas le logis seigneurial, il parait évident que point de pierres sculptée il y ait. La petite corniche devait supporter un plancher en bois, mais l'arc au dessus rend la pseudo-pièce peu habitable.

Soudain, j'ai une surprise !

    Sur la façade opposée à la porte, il y a un ébrasement dans une baie. Fébrilement j'avance et je vois.... Une fenêtre.

Mais un doute me prend. J'ai l'impression que c'est la fente verticale que j'avais vue à l'extérieur.

Est ce une archère ou un petite fenêtre ?

   Ne voyant aucun trou de boulin en dessous pour soutenir un plancher ou d'estrade facilitant le tir, je pressens que l'ouverture située si haut ne peut pas être une archère.

 

Le donjon ?

    Dans cet espace presque vide de vestige du château fort, une construction surprend. Même si elle n'a plus sa hauteur importante, ni son crénelage, ni ses mâchicoulis (voir vocabulaire) la construction et la qualité de la pierre me font penser à un donjon.

    L'épaisseur des murs confirme mon hypothèse. Sa faible dimension intérieur rend ce donjon peu habitable.

 

 

Histoire du château :

* En 1063, un "Castellum" est mentionné.
* Au  12ème siècle, amélioration des défenses et construction du donjon (à vérifier).
* En 1209, début de la terrible croisade des Albigeois
* En 1211, l'armée Royale commandée (peut être) par Simon de Montfort  détruit le château. Il semble que la ruine ne se relève pas de cette attaque.
* En 1942, les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.
* Au 20ème siècle, une campagne de consolidation est menée.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Bien que les murs soient consolidés, la prudence est exigée.

 

Je rêve de briques et de pierres partout !

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département 73 - SAVOIEVoyez vous une beauté médiévale ?

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg de Saint Pierre d'Albigny est situé à 30km au Sud-Ouest d'Albertville, à 18km à l'Est de Chambéry et à 11km au Nord-Ouest d'Aiguebelle.

   Coordonnées :

45° 34′ 48″ N 6° 11′ 11″ E
 45.58° 6.186389°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

   La recherche d'un château fort et surtout sa découverte sont un des moments les plus magiques pour un castellologue-amateur.

  Alors, imaginez ma fébrilité en découvrant au loin l'incroyable château Savoyard de Miolans.

N'est il pas magnifique !

 

Une puissante sentinelle

   Perché à 550m d'altitude sur les contreforts de l'Arclusaz, dominant de plus de 200m la rivière Isère, le château surveille la route principale vers le Mont Cenis et l'Italie.Imaginez le il y a plusieurs siècles sans arbre autour.

La superficie est impressionante

 

L'observation de loin

    Je suis si impressionné par ce château fort que je préfère l'apprivoiser de loin.

  Le château tout en longueur est composé de 2 parties bien distinctes :

1 - Sur la droite, des bâtiments du 15ème au 18ème siècle. Ils servent d'habitation pour les propriétaires actuels et ne se visitent pas.

2 - Sur la gauche, les constructions datant du 11ème au 15ème. Évidemment quelques aménagements et consolidations ont été réalisés aux siècles suivants mais en gardant la base architecturale.

 

Les 2 imposants bâtiments

    Dans la partie visitable (voir ce plan) deux imposantes constructions émergent du château :

I - Sur la droite, le donjon médiéval avec sa tour escalier.

II - Sur la gauche, le magasin à poudre et surtout la Tour Saint Pierre avec ses nombreuses latrines en encorbellement.

  Une entrée curieusement fortifiée

Je suis devant

    Devant le château, le charme n'est pas rompu, bien au contraire : Je suis ensorcellé. L'association de tour carrée, ronde, murailles hautes, mâchicoulis (voir vocabulaire) et remparts bas donnent un souffle médiéval et redouble mon plaisir.

 

Est ce le châtelet d'entrée ?

   Enjambant un fossé creusé dans le roc, le pont fixe actuel a certainement été partiellement amovible.

   La puissance de l'entrée est impressionnante :

* Sur la droite, une tour ronde défend le pont avec une archère droite du 12ème siècle modifiée au 15ème et une canonnière certainement du 16ème.

* Sur la gauche, un rempart avec des systèmes de tir sur 2 niveaux.

 

Les portes d'entrée

      L'ouverture rectangulaire est l'ancienne entrée piétonne. A sa base, les 2 corbeaux sont les vestiges du support du pont levis. Au dessus, l'emplacement de la flèche pour manoeuvrer le pont a disparu, mais sont fantôme se devine.

  La grande porte principale est protégée sur un coté par 2 imposantes archère-canonnières.

Avec tant de défenses, vais je pouvoir entrer ?

 

      L'intérieur des remparts

Quelle rigueur !

    En franchissant la 1ère porte, l'ambiance est sérieuse et très axée sur la défense. De nombreuses archère-canonnières sur 2 niveaux respirent le 15-16ème siècle. Cet espace entre les 2 portes  ressemble plutôt à une barbacane (voir vocabulaire).

 

Le vrai châtelet

   Face au vrai châtelet, surpris je suis de voir des archères droites, système défensif bien primitif en comparaison des canonnières. Cela confirme ma déduction sur la barbacane ajoutée plusieurs siècles après.

  En franchissant le seuil du double vantail dont les portes ont disparu, je vois un trou pour la classique mais efficace poutre bloquant les portes.

     L'autre coté possède un rail profond et large pour une herse.

Un long rempart fortifié

 

  Le plus fascinant est que le châtelet possède des canonnières à fort ébrasement (voir vocabulaire) en partie basse et des archères-canonnières sur 2 niveaux tirant vers l'intérieur du site fortifié.

  Les assaillants devaient affronter des tirs important même après avoir défoncé portes et herse.


Le rempart du château

   Pour entrer dans le château, il faut longer un haut rempart pourvu d'archères de taille et d'origine diverses. Leurs axes de tir limitent les angles morts.

Il fallait être fou pour espérer ressortir vivant de cette nasse.

  Au bout du chemin en pente, la Tour de la Sauvegarde surveille l'axe de circulation extérieur et défend la porte d'entrée du château (à droite).

 

    L'intérieur du château :

       La découverte de l'intérieur de cet incroyable château fort est possible en cliquant ici.

 

Un emplacement idéal pour contrôler la vallée

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Point de défense visible pour cette église !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg d'Aubenton est situé à 12km au Sud-Est de Hirson, à 40km à l'Est de Vervins et à 25km au Nord-Est de Montcornet.

   Coordonnées de l'église :

49° 50′ 12.35″ N 4° 12′ 16.09″ E
 49.836765° 4.20447°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

      Au centre du bourg, au milieu d'une grande place, la massive église d'Aubenton ne montre aucun signe de système défensif.

   Mon instinct infaillible  (et surtout ma brochure des églises fortifiées du Thiérache) m'oblige à contourner l'imposant bâtiment. C'est ainsi que je découvre cette beauté.

 

Une tour de guet

    De loin en parti caché par la nef, ce que je croyais être un simple clocher est en réalité une imposante tour en pierre de 20m de haut (sans compter le toit). Dans cette région plate, la fonction principale de ce clocher est sans conteste le guet.

Quelle force, pour un clocher ! 

Et... Une tour de défense

   Évidemment le guet est préventif. Mais en cas d'attaque, il est important de se protéger et de se défendre.

 Pour se protéger, il faut :

- Des murs épais.

- Renvoyer une image de puissance. Les épais contreforts à larmiers y contribuent.

- Des salles de repli (les différents niveaux en sont la preuve).

 Pour se défendre, il faut :

- Des archères pour tirer,

- Sur toutes les faces.

  Le plus curieux est l'absence de mâchicoulis et de crénelage (voir vocabulaire ).

 

Comment entrer dans la tour ?

   Pour monter dans les étages de la tour de défense, une tourelle-escalier polygonale a été construite sur l'un des angles. Évidemment la porte pour accéder à l'escalier est à l'intérieur de l'église. Je vais donc franchir ce magnifique portail.

 

    L'intérieur :

Le silence augmente la puissance de ma vue pour admirer les beautésHélas !

   En entrant, je comprends de suite que la tour escalier n'est pas aménagée pour les visiteurs (fussent ils Chevaliers et Dauphinois et passionnés). La découverte des défenses et des salles de repli m'est impossible. 

 

L'art est partout...

   Ma déception passée, je me rends compte que l'église est un véritable musée d'art religieux et que la lumière pénétrant avec douceur incite au silence et à la contemplation.

   Subjugué par les reflets de l'orgue du 17ème siècle je ne prête pas attention à la beauté du plafond.

Quelle erreur !

 

Mais vraiment partout !

    Les multiples caissons peints (de la fin du 17ème siècle) donnent une chaleur et une vie à cette église. Je m'allongerai presque sur le carrelage pour détailler chaque graphique.

  Après avoir dévoré cette église, je me mets en quête des fortifications médiévales du bourg.

 

 

Histoire de l'église :

* En 1044, début de la construction de l'église.
* En 1176, l'église est consacrée et les habitants de Aubenton peuvent assister aux messes.
* Au 13ème siècle, un magnifique portail est sculpté montrant la victoire de l'agneau de Dieu sur ses ennemis.
* Au 14ème siècle, une puissante tour de défense est construite avec salles de repli.
* En 1685, la nef a été couverte par un plafond en bois peint.
* En 1791, l'orgue de l'abbaye de Bucilly est acheté par Aubenton et placé dans l'église.
* En 1893, certains murs sont reconstruits et consolidés.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre-Dame) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Quel magnifique donjon servant de clocher !

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