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Ombre et lumière

30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 06:30

 

La découverte de l'extérieur de ce château fort est décrite ici.     

 

La visite de l'intérieur du château a commencé ici.

 

L'intérieur du logis seigneurial : 

Admirez ce logis renaissance

  La surprise

     Depuis l'extérieur, je n'avais pas imaginé la délicatesse et la beauté de cette construction. Même si elle est fortement abîmée, les détails montrent la richesse et le confort du logis.

   Pour mieux vous faire comprendre sa beauté, voici une gravure réalisée il y a 1 siècle.

Auriez vous aimé habité dans cet élégant bâtiment ?

 

   La lumière

     Les premières constructions médiévales en pierres étaient froides et ne disposaient que de fines ouvertures verticales ne laissant passer que peu de lumière.

  Ce moderne logis comporte de larges fenêtres dont les montant scluptés montrent la richesse et le goût  du propriétaire.

 

Quel luxe dans ce logis !

   Le confort

      Pour donner de la chaleur à ces hautes pièces aux murs épais, il faut une cheminée large. Évidemment, cette construction devient un objet de luxe montrant la noblesse du propriétaire par ce cordon sculpté.

N'est ce point curieux sur une cheminée ?

    Le seigneur étant descendant de Charles de Blois-Chatillon Duc de Bretagne, il est autorisé à porter l'insigne ornemental de cette branche familiale : La Corde.

   Cette corde se retrouve sur de nombreux vestiges décoratifs du château.

 

   Le luxe

     La partie centrale de la ruine de ce logis est fascinante. Dans ce vestige ressemblant à une tour, apparaît une colonne.

Quelle était la fonction de cette curiosité dressée ?

  Cette fine colonne soutenaient les marches du monumental escalier. Leurs vestiges sont encore visibles sur les murs.

  Pour éclairer cet escalier intérieur, il y a de nombreuses petites niches ayant contenu des bougies.

  J'imagine très bien une belle (à mon bras bien sur) monter lentement ce circulaire escalier dans le doux frémissement de sa longue robe de soie.

 

   La suite de la visite

      La découverte de ce magnifique château fort étant payante, je ne vous montrerai pas tout mais sachez qu'il y a encore de nombreuses merveilles à déguster.

 

 

Histoire du château : 

* Au 1er siècle, les Romains établissent un camp à la croisée de 2 voies importantes.
* Au 10ème siècle (à vérifier), sur une motte est posé un château en bois.
* Au 12ème siècle, revenu des croisades en Terres Saintes, le seigneur de ce territoire fait construire un château encadré de 4 tours carrées.
* Au 13ème siècle, pour améliorer les défenses et répondre aux nouvelles armes et techniques de combat, le châtelet d'entrée est construit et des tours rondes sont aménagées. La puissante  tour Sarrasine est conservée et devient un  donjon habitable.
* Au 14ème siècle, un confortable logis est aménagé à l'opposé de la tour Sarrasine.
* Au 15ème siècle, la guerre de Succession de Bretagne fait rage.
* Au 16ème siècle, le seigneur des Essarts, chef des armées Catholiques, entre en guerre contre Henri de Bourbon, roi (voir titre de noblesse) protestant de Navarre (futur Henri IV - voir liste des rois).
* En 1598, Henri IV se rend au château des Essarts. Il accepte le mariage de la fille du seigneur des Essarts avec son fils. Il semble que de la discussion des 2 anciens ennemis aboutisse, 10 jours plus tard, la signature de l'Edit de Nantes. L'un des évènements majeurs de la France s'est il joué dans ce château ?
* Au 17ème siècle, la cour reçoit plusieurs bâtiments.
* Au 18ème siècle, le malheur des guerres passent par ce château : Révolution Française et Guerre des Vendéens brûlent et transforment le site en une pauvre ruine.
* Au 19ème siècle (entre 1854 et 1857), le nouveau propriétaire, Louis Armand de Lespinasse (Lieutenant d'ordonnance de l'Empereur Napoléon Bonaparte) préfère construire un château plus "moderne" à quelques mètres de là. Le vieux château fort donne ses pierres à la nouvelle construction.
* A la fin du 20ème siècle, grâce à une association dynamique, des travaux de reconstruction et de consolidation sont réalisés.
* En 2011, le 3 juillet, le château regarde les équipes cyclistes de la 2ème étape du Tour de France.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite. La visite des ruines et bâtiments est payante. Des passionnés aux yeux qui brillent et à la verve incroyable répondent à toutes les questions et font revivre la ruine.
  De plus, un jardin botanique est aménagé dans l'enceinte montrant érable, tilleul, marronnier, Ginko Boloba, cèdre du Liban, etc...
  Chaque arbre comporte une fiche descriptive avec des détails botaniques et aussi la vision qu'en avaient les Romains, Grecques, Gaulois etc...

 

A quelques mètres de la ruine féodale, le château neuf se dore au soleil

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 07:30

  



    





Signification au 21ème siècle :

"Un coup de Jarnac" signifie une malhonnêteté, un coup donné par traîtrise, une action négative à laquelle on ne s'attendait pas.
 
 
 
Naissance :

   Au 16ème siècle, et plus exactement en 1547.
 
 
 
Origine de l'expression :
 

  En 1509, naquit Guy Chabot, qui devint plus tard Seigneur de Jarnac.

 
   En 1547, une affaire d'honneur l'obligea à se battre en duel à l'épée contre  François Vivonne de la Châtaigneraie. Son adversaire était une "fine lame" et le combat devait être inégal.
 
   Au cour du duel, le seigneur de Jarnac réussit à blesser son adversaire au jarret l'obligeant à stopper le combat. Cette "botte" n'était pas interdite dans un duel à l'épée mais n'était pas pratiqué par des "hommes d'honneur".
 
 C'est cette surprise qui a été retenue dans l'expression, mais curieusement elle s'est transformée en traîtrise.

 


 
   
 

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 06:30

 

Département :   22 - CÔTES d'ARMOR

 

Le bourg : 

Où es tu beauté médiévale ?    Situation  (--> le voir sur une carte)

     Le bourg de Ploubèzre est situé à 8km au Sud de Lannion.

         Le lieu-dit de Coatfrec est à 5km à l'Est de Ploubèzre proche d'une rivière nommée : Le  Léguer. 

  Coordonnées du bourg :

48° 42' 32" N 3° 25' 19" W
 48.708918  -3.422005

 

Curiosité

   Sur mes différents documents, cartes, livres, brochures, le château est nommé :

      * Coatfrec (c'est le nom que je retiendrais)

      * Coëtfrec

      * Coëffrec

      * Coat Frec

 

  Préambule :

Les ruines sont cachées

    A l'époque médiévale, les arbres étaient coupés pour servir de bûches dans les cheminées ou pour être transformés en poutres, plafonds, portes etc...  Conséquence, autour des fortifications, il n'y avait pas de bois ni de forêt, les châteaux se voyaient de loin.

   Mais au 21ème siècle, les ruines sont cachées  et il faut redoubler d'astuces pour les trouver, surtout si aucun panneau indicateur a été posé.

 

Comment trouver la ruine de Coatfrec ?

    La 1ère méthode consiste à regarder une carte précise au 1/25000ème comme celle-ci. Puis, pour mieux comprendre la topologie du site, il suffit de louer un satellite.

 

Le château :  

      L'extérieur :  

Je le cherche 

     Je n'avais pas accès ce jour là au satellite espion positionné "pour moi" au dessus du château de Coatfret. Il faut donc un peu de logique pour trouver ce château caché dans un bois très dense. Depuis le hameau, en allant vers l'Est, en direction de la rivière une beauté apparaît.

 

 1ère analyse

       Ce petit bout de mur à travers les arbres est plein de renseignements. Il montre des pierres bien taillées et petites avec un angle de mur bien saillant (donc j'opterais pour le 13ème siècle ?). Mais la présence d'une bouche à feu avec fente de visée me fait pencher pour le 15ème siècle. Cette pierre percée semble avoir été posée après la construction du mur, mes 2 datations ne sont pas incompatibles. ;)

     Quelques mètres plus loin, une petite bouche à feu montre l'évolution défensive de ce château. Il fut donc important pour la région !

 

Restes des mâchicoulis servant de jardin :)

Une tour

    Enfin je vois le site en entier (rassurez vous, je n'ai pas coupé les arbres pour le voir ). La découverte commence par une imposante tour ronde. Elle est fascinante et riche d'enseignements (oui, je sais... le superlatif est mon défaut devant une ruine ).

  Évidemment dans sa partie supérieure, il y a les consoles formant un mâchicoulis ((voir vocabulaire) et ayant supporté le crénelage du chemin de ronde.

   Je passe rapidement sur la description de sa base faite de pierres correctement taillées mais curieusement asymétriques (avez vous remarqué certaines pierres aux dimensions imposantes ). Je préfère m'attarder sur une curiosité de construction.

 

Quelle curiosité architecturale !

Avez vous déjà vu cela ?

** Évidemment, un système de défense rond pour tirer à l'arquebuse ou au petit canon est assez classique, ce n'est donc pas cela qui m'interpelle.

** Une courtine jointant parfaitement avec une tour ronde n'est pas une grande surprise.

==>  C'est.... la construction en encorbellement ne tenant que sur un seul corbeau. Évidemment, l'autre coté ne tient pas par magie (je suis en Bretagne, terre des légendes certes, mais Brocéliande n'est pas à coté ), ll entre et s'accroche à la courtine.

Magnifique n'est il pas !

   Je vous sens dubitatif. Regardez ces 2 autres latrines, elles comportent chacune 2 corbeaux pour les soutenir.

Mais pourquoi l'architecte a t il posé un encorbellement dans un angle ?

  Parce qu'il fallait implanter 3 latrines sur cette paroi. Pour intercaler celle du bas, il fallait l'accrocher à l'angle.

 

      L'intérieur :  

Déception 

    Après tant de beautés à l'extérieur, j'ai hâte de découvrir les trésors des salles du château. Hélas je ne peux entrer  , la propriété est privée et le chantier de consolidation est dangereux. C'est donc avec mon oeil de linx que je découvre l'intérieur de la ruine.

 

De riches détails

   Grâce à ses murs effondrés, la ruine montre de nombreux détails comme les immenses fenêtres, les trous carrés ayant reçu d'imposantes poutres de soutien du plafond et le piédroit d'une cheminée.

   Il a aussi des encadrements de porte et même une tour escalier. Il est possible de comprendre la ruine grâce à ce plan réalisé il y a bien longtemps par A. de Nanteuil.

 

 

Histoire du château :

* En 1330, une construction existe (un manoir ?).
* En 1451, Coatfrech est érigé au rang de Baronnie (voir titre de noblesse) par le Duc Pierre II. Le lieu appartient à Guillaume de Porhoët, sieur de Kerimel et de Coatfrech.
* Au 15ème siècle, construction d'un "château"; (Utilise il les pierres du manoir ou certains murs ?).
* Au début de 1592, durant les guerres de la Ligues, Guy Eder prend le château par ruse et l'occupe pendant quelques mois.
* Au milieu de 1592, les troupes du Roi de France  attaquent le château et s'en emparent.
* A la fin de l'année 1592, le Parlement de Bretagne, fidèle au Roi de France (voir liste des rois), ordonne le démantèlement du château.
* En 1593, il semble que le château ne soit plus habité.
* En 1927, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, une consolidation est entreprise et des fouilles commencent.
* Au 21ème siècle, le château est dans une propriété privée. La découverte est impossible car la ruine est dangereuse et en cour de consolidation. Depuis le pseudo sentier entourant le chantier, avec beaucoup de précautions et de respect de la propriété, il est possible d'admirer ce château fort.

 

Même en ruinee, la beauté du château est éclatante !

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 06:30
 
   Durant les périodes de troubles, les églises ont parfois servi de réfuge pour les habitants. Voici un exemple de fortification minimale.
 


Département   55 - MEUSE

Le bourg :
   Situation :    (--> la voir sur une carte)
      La petite commune de Creuë est située à 15km au Nord-Est de Saint Mihiel et à 50km au Sud-Est de Verdun.

  Coordonnées du bourg :

48° 57' 54" 5° 40' 4"
 48.965068  5.667915


L'église :
     L'extérieur :
Mes doutes
       Grâce à mon "dictionnaire des châteaux et fortifications du moyen âge", j'ai connaissance d'une église fortifiée médiévale dans ce village. Les renseignements étant faibles, je pressens un  primitif système de défense. C'est donc avec ma loupe de Sherlock Holmes que je marche vers l'église.

La recherche d'indices
     L'église est posée sur une terrasse au dessus du village. Elle est devancée sur sa face Nord par un cimetière classé aux Monuments Historiques. Par se forme et son architecture je ne la pressens pas médiévale. De plus, je ne distingue aucune défense.
     En m'approchant, un trou rond sur un contrefort attire mon attention.

Pensez vous que cela fut une ouverture pour fusil ?

Si oui, comment le tireur visait il sans fente ?

J'ai trouvé
    La façade Sud me donne enfin ce que je cherche

Avez vous trouvé ?
 

   Évidemment, vous avez remarqué cette petite bretèche protégeant... heu.... rien. Mais il est possible qu'avec les reconstructions de l'église, une porte ait été obturée.

       L'intérieur :
     Hélas, la porte est verrouillée, il sera impossible de découvrir l'intérieur de l'église paroissiale dédiée à Saint Pierre et Saint Paul. Mais point de regret il faut avoir, cette église est peu fortifiée.


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Au 15ème siècle, quelques fortifications apparaissent sur les murs (archères et bretèches).
* Au 16ème siècle, aménagement de la nef, du choeur et des collatéraux, puis aménagement de canonnières.
* En 1851, la toiture est refaite.
* Au 19ème siècle, restauration de l'église.
* En 1994, l'église et le cimetière sont inscrits aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre à l'extérieur. La découverte de l'intérieur n'est possible que rarement dans l'année. La visite des fortifications est impossible.

 

 

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fortifiées
de France
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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le hameau :

Est ce un vol de tour ou une tour volante ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Aubin est situé à 24km au Sud-Ouest de Mont de Marsan et à 10km au Nord-Ouest de Hagetmau.

  Le hameau de Poyaler est situé à 3km à l'Ouest-Nord-Ouest de Saint Aubin.

      Coordonnées du château :

43° 43' 1" N 0° 44' 4" W
 43.716993°  -0.734668°

 

    Toponymie  :  (petite initiation)

  La particularité de ce hameau est qu'il possède de nombreuses orthographes en fonction des livres, cartes, historiens et  prononciations locales :

     * Poyaller,

     * Pouyalé,

     * Poyalé,

     * Poyaler.

 C'est cette dernière, la plus usitée, que j'ai retenue.

 

Le château :

      L'extérieur  :

La découverte

    Parfois pour découvrir une ruine de château fort, il faut regarder attentivement au sol (par exemple à Salses le château), mais à Saint Aubin, je pressens que les murs en ruine volent dans le ciel. 

    Évidemment, le château de Poyaler n'est pas celui d'un magicien sachant faire de la lévitation aux constructions fortifiées...pfff, je ne suis pas en Bretagne, terre des légendes....  Mais cette ruine est assez imposante pour survoler les hauts arbres.

 

L'enquête commence

    De loin, des fenêtres Romanes me donnent un indice de sa date de construction. Hélas, l'absence de mâchicoulis, crénelage, trou pour des hourds (voir glossaire) m'informe que la construction a été arasée. Ce mur (dont je ne connais pas encore la fonction) est construit en petites pierres correctement taillées mais semble avoir été consolidé récemment.

   Pour entrer dans la cour du château, il faut monter une pente légère qui, à mi-distance, comporte encore les vestiges d'un fossé. Je me mets à rêver du pont-levis abaissé pour moi.

Le rempart n'est plus qu'un fantôme ! 

     L'intérieur 

1ère analyse

     S'il n'y avait pas les arbres, je pourrais surveiller les vallées du Louts et de la Gouaougue, car le site castral est posé sur une motte d'une dizaine de mettre de hauteur dont ma brochure affirme être "artificielle".

      En entrant je vois une porte.... Je vous entends dire :

  "Wahouu, il est fort le Chevalier, ou bien il se moque de nous. Avec 3 pierres posées au sol, il prétend voir une entrée de château".

   Vous savez que j'ai l'imagination fertile, mais je pense que les 2 vestiges de mur à l'entrée de la motte devaient certainement être l'entrée médiévale avec double vantail, herse, pont, assommoir... (mais je divague un peu, désolé).

    Un procès verbal de 1778 décrit l'entrée comme étant une chaussée de 3,90m de large sur 27m de long soutenu par un mur de chaque coté aboutissant à un portique de 2,5m de large.

   Au bord de la pente, coté Nord, un pan de mur doit être le seul vestige encore vivant du rempart entourant la haute cour et le château. Trouée, et pourtant toujours vivante !

 

Le donjon

   Évidemment, la construction la plus imposante de ce vieux château est la tour maîtresse. Elle est parallélépipédique et centrale avec peu d'ouvertures de tir. Ce type d'architecture se voit souvent dans des châteaux forts du 12ème siècle.

   D'après un procès verbal de 1778, la tour mesurait 9,70m de coté pour une hauteur de 14,60m. Aujourd'hui elle atteint péniblement les 12m.

   Au sommet de la tour, 2 curiosités architecturales attirent mon attention :

1 - La petite fenêtre plein cintre : Elle correspond certainement à l'éclairage du logis (car, avec ses dimensions, il est évident que le donjon était habitable).

2 - La construction en encorbellement : De suite j'ai imaginé le vestige du mâchicoulis (voir vocabulaire). Mais pensant que la tour est très arasée et qu'en plus une porte se situe en dessous, j'opte pour une bretèche. 

    Si je fais abstraction de l'ouverture basse causée par un effondrement, l'ouverture supérieure correspond à la porte d'accès médiévale avec son arcature plein cintre. Avec des murs de plus d'un mètre à la base, ce donjon parait immortel. L'aménagement montre des salles bien hiérarchisées

 

    L'intérieur du donjon :

En entrant, c'est le choc.

   L'absence de plafond permet d'observer l'asymétrie des 4 étages. Chaque pièces semble avoir une fonction différente.

      Les poutres étaient posées sur des corbeaux non sculptés. Des petites fenêtres éclairaient les étages supérieurs.

    Au rez de chaussée, une fenêtre avec ébrasement ressemble à une archère que l'on aurait agrandie.

   Dans un angle, une cheminée trône fièrement. L'absence de piédroit est surprenante. Une cheminée d'angle est assez rare au Moyen Âge et avec son manteau chanfreiné de 2,5m de large, je pense que je suis devant une curiosité architecturale.

   J'imagine le plaisir d'être réchauffé par l'âtre il y a 600 ans.

 

 
Histoire du château :

* Au 12ème siècle (?), construction d'un château (à vérifier).
* Au milieu du 13ème siècle, aménagement de l'actuel château.
* En 1274, le château appartient à plusieurs seigneurs vassaux du Roi d'Angleterre qui est aussi Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine.
* En 1442, le château et ses terres sont élevés en Baronnie par le roi de France Charles VII (voir liste des rois). Cet acte est une récompense au seigneur Louis de Marsan de Cauna pour son ralliement de son territoire au Royaume de France.
* Au 17ème siècle, un texte affirme que les bâtiments sont inhabitables et très ruinés. Terres et château appartiennent toujours à la famille de Marsan de Cauna.
* En 1683, François de Gontaud de Biron est le nouveau propriétaire. Mais il n'habite pas le château ruiné.
* En 1788, à la mort de Louis de Gontaud de Biron, une partie des biens est vendue à plusieurs familles (?).
* En 1794, la ruine est prise par les révolutionnaires et vendue comme bien national. Il semble que le château soit dépouillé de ces plus belles pierres.
* En 1996, la ruine est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est possible en respectant la propriété privée. La visite depuis le terrain privé et l'intérieur de la ruine est soumise à acceptation du propriétaire.
 --> Attention : La ruine est en mauvais état et le risque de chute de pierres est important.

 

Ivre des odeurs de ruine, mes yeux en voient de toutes les couleurs

 

 
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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)Césame, Ouvre toi !

        Le village de Bagnoles se situe à 6km au Sud de Villeneuve Minervois et à 15km au Nord-Est de Carcassonne.

 

  Coordonnées du bourg :

43° 16′ 19.92″ N 2° 26′ 15″ E
 43.2722°  2.4375°

 

 

La tour 

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce village ?

    En créant ce blog, j'ai souhaité montrer des constructions médiévales fortifiées, peu connues, peu décrites dans les guides touristiques, peu mises en valeur par des panneaux routiers.

   Il y aurait en France plus de 20 000 sites médiévaux ayant gardé une trace, même minimale, des efforts des hommes pour se protéger des "mécréants".

  Les pierres de Bagnoles sont notre patrimoine construit qu'il faut connaître et sauvegarder.

 

La découverte

    C'est grâce aux indications de mon dictionnaire des château forts que je suis dans ce village Audois. De suite je suis dans l'ambiance. Imaginez une lourde porte à 2 vantaux, avec un crénelage au dessus. Le Moyen Âge est devant moi.

Ne reste t il que ce bout de mur ?

 

Est ce un autre témoin historique ?

* Quand je doute un peu, je prends du recul

* Cest ainsi que le miracle se produit, comme à chaque fois.

* Devant mes yeux ébahis de castellologue-amateur toujours heureux de découvrir "3 cailloux", je vois... je vois... je vois... 
* Les mots me manquent, je préfère vous montrer cette beauté.
* Bien le le crénelage semble avoir été refait récemment, les pierres de petite dimension, peu jointives et moyennement taillées sont caractéristiques des constructions médiévales (12ème siècle ?).

* Le mur borgne assoit ma tentative de datation.

 

Analyse rapide

* Au bout d'une petite ruelle, l'imposante tour apparaît.

* Avec ses dimensions ce devait être le donjon du château, de plus un donjon habitable (je commence à douter de ma datation du 12ème).

* Le plus surprenant est l'absence de construction en encorbellement comme des latrines ou bretèche (voir vocabulaire).

* La tour ayant été pariellement arasée, je ne peux pas donner de précision sur la présence ou non de mâchicoulis.

* Même s'il semble que la tour n'ait pas eu d'amélioration défensive (bouche à feu, canonnnière, etc..), elle a évolué pour devenir plus confortable

 
    L'intérieur :

          La propriété est privée, la tour semble fragile, je ne peux pas déguster ses entrailles.

 

 

Histoire de la tour :

* Au  11ème siècle (?), le village appartient à l'abbaye de Lagrasse.
* Au  12ème siècle (?), construction d'un ensemble fortifié.
* Au  14ème siècle (?), le village appartient au monastère de Caunes.
* Au  15ème siècle, des fenêtres sont ouvertes pour donner plus de lumière et de vie à cette tour médiévale.
* Vers 1792, les révolutionnaires suppriment au monastère les droits sur la commune (à vérifier).
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la tour est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible.

 

Ce minima est maxima pour moa !

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgProche du cimetière, une maison forte coule des jours heureux

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Laval (en Isère) se situe sur une pente du massif de Belledonne à 20km au Nord-Est de Grenoble et à 5km à l'Est de Brignoud.

   Coordonnées de la maison forte :

45° 15' 11.837" N 5° 55' 48.248" E
 45.253288°  5.930069°

 

La maison forte 

     L'extérieur :

La découverte

    Après avoir visité l'énigmatique tour de Monfallet, je redescends lentement la colline pour rejoindre mon destrier quand soudain, à travers les arbres, je vois une beauté fortifiée.

   Cela ressemble à un petit château avec donjon + communs + rempart extérieur.

 

L'approche

    Depuis le champ proche du cimetière, la construction anguleuse ne semble pas médiévale et la faible hauteur de rempart ne devait pas protéger le château. D'ailleurs, vu la petitesse du site, il est préférable d'utiliser le qualificatif : Maison forte.

    En contournant par la droite, il me semble discerner une construction plus massive accolée au bâtiment anguleux.

  Voila une maison forte qui adore se cacher

L'enquête commence

    La construction la plus impressionnante de la maison forte est la haute tour ovale coté vallée et polygonale coté montagne.

  En espionnant par l'une des ouvertures des 4 étages, je crois voir un mur très épais (2 m ?).

   Par son revêtement, ses dimensions et sa forme, je pressens que cette tour maîtresse est d'origine médiévale.

 

Le portail

    Une autre surprise m'attend : Un portail d'entrée protégé par 2 tours rondes. Cette entrée n'a pas la puissance et le prestige de celle du magnifique château de Bressieux (lire l'article), mais les tours ont dû dissuader quelques mécréants avec leur forme compacte et de belles bouches à feu.

    Au dessus du double vantail, des consoles sont les vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire) appartenant à un chemin de ronde entre les 2 tours. Mais je doute que cela soit d'origine.

Ne serait ce point une reconstruction du 19ème siècle.

 

     L'intérieur :

         La propriété est privée et habitée. La visite n'est pas possible. 

 

     Conclusion :

           Ce bâtiment fortifié n'a pas la puissance d'un château fort  ni le charme d'une ruine posée sur un pog, mais il est représentatif des maisons fortes construites au Moyen Âge et qui ont su évoluer et se moderniser sans modifier profondément leur architecture primitive.

Un vrai plaisir des yeux.

 

 

Histoire de la maison forte :

* En1249, la maison forte de Laval-Saint Etienne est cité dans un texte d'hommage du sieur Anthelme de Laval au Dauphin (voir titre de noblesse) du Dauphiné Guigues VII (voir liste des Dauphins).
* En 1288, Jean Ier d'Alleman, seigneur de Séchilienne, est propriétaire du château et de la maison forte.
* En 1368, la famille Alleman est contrainte (point je connais la raison) de partager le site de Laval avec la famille Commier. Mais elle garde la possession de la maison forte.
* Au  15ème siècle, dans cette construction, naissance de Hélène Alleman-Laval. Ce nom ne vous "parle" pas. Pourtant, ce bébé deviendra la mère du formidable chevalier Bayard (voir le château de sa famille).
* En 1552, Guigonne Alleman épouse Bertrand  Raimbaud de Simiane, Baron de Gordes (voir son château) dans l'actuel Vaucluse. Ce personnage sera plus tard un farouche défenseur du dialogue et de la paix évitant aux Dauphinois de participer à des combats et massacres (comme celui de la Saint Barthélémy).
* En 1740, la famille de Gordes cède l'intégralité de la seigneurie au Prince de Condé.
* En 1787, la seigneurie est vendue à Claude Périer.
* Vers 1792, les révolutionnaires s'attaquent aux symboles de l'ancien régime. La maison forte de Laval est partiellement détruite.
* En 1832, la famille Rebuffet est propriétaire du site.
* Au 20ème siècle, les nouveaux propriétaires consolident et rénovent le site.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La propriété étant privée et habitée, la visite de l'intérieur est impossible. Veuillez respecter ce site.

 

La tour... Prends garde... j'arrive !

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgVoyez vous cette merveille médiévale ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Roquefeuil se situe à 30km au Sud-Ouest de Quillan (voir son château), à 26km au Nord-Est de Ax les Thermes et à 4km à l'Est de Belcaire.

   Coordonnées du bourg :

42° 49' 12.133" N 1° 52' 39.318" E
 42.820037°  1.994255

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    A quelques enjambées à l'Est du village de Roquefeuil, une petite colline porte les traces d'une fortification médiévale.

  La 1ère plate-forme semble pouvoir accueillir des constructions comme les communs, écuries etc...

N'est ce que supposition de ma part ?

 

Recherche d'indices

    Tel un chien de chasse, la truffe au sol, je cherche des indices de maçonnerie. Avec mon imagination débordante, je crois voir ici un.... Mais vous n'allez pas me croire. Pourtant à peu de distance, je vois des pierres pauvrement taillées et alignées.

   Puis à quelques mètres, il y a ce rocher taillée pour accueillir une poutre. Je suis tellement excité de mes trouvailles que je crois voir ici un rempart   . Mais il n'en est rien.

   Avec un peu plus de lucidité, je repars à la recherche de vrais indices de constructions fortifiées.

 

     L'intérieur :  

Les constructions sont rases mais réellesLes vraies preuves

    Lentement j'avance. Proche de l'à-pic, de nombreux indices me mettent en joie :

     - Un mur-rempart épais pour certainement soutenir une construction posée au dessus.

     - Un vestige de tour ronde en appui sur la paroi.

     - Des marches d'escalier creusées dans le roc.

 

Pensez vous qu'en haut des marches d'autres beautés m'attendent ? 

 

La solitude si belle !

    De nombreuses actrices se demandent si elles ont bien descendu les marches brillantes du Cabaret, certains acteurs rêvent de monter le tapis rouge du palais au festival de Cannes.

   Votre chevalier Dauphinois (pourtant si célèbre ) ne pense qu'à une chose : Gravir l'escalier de pierres grises sans les applaudissements d'une foule en délire. La solitude d'une ruine est plus impressionnant que les strass et la furie.

 

Des murs partout !

   Après cette réflexion hors sujet (due au manque d'oxygène en altitude  .. heu.. si, si, je suis sur une colline ) je gravis les dernières marches espérant voir d'autres merveilles.

   Évidemment, dans une telle ruine, point de crénelage, hourd, bretèche ni mâchicoulis (voir vocabulaire). Ce ne sont qu'indices au sol. Les murs ne mesurent que 50cm mais avec des yeux d'enfants et un peu d'imagination, une forteresse est "visible". 

      Ayant encore beaucoup de pierres à dévorer (des yeux bien sur) je vous laisse devant la richesse d'une ruine médiévale, c'est à dire son panorama. Celui de Roquefeuil est magnifique.

 

 

Histoire du château :

  Je n'ai hélas aucune information sur l'histoire de ce château excepté quelques dates concerant certains seigneurs de Roquefeuil. La prose ci-dessous n'est pas totalement confirmée.

* Au 11ème siècle (?), construction d'un village et d'un château.
* Au 13ème siècle, durant la Croisade des Albigeois, le château est détruit (à vérifier).
* Au milieu du 14ème siècle, durant la guerre de 100 ans, Arnaud de Roquefeuil participe aux combats en Gascogne contre les Anglais.
* Au début du 17ème siècle, les nombreuses incursions Espagnoles dévastent la région. Roquefeuil n'est pas "oublié".
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de glisser ou de rouler sur une pierres existe, soyez prudent.

 

Les achitectes médiévaux étaient plein d'imaginations

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 06:30

 

Département    63  - PUY de DÔME

Le bourg :
   Situation :    (--> le voir sur une carte)
       La commune de Busséol est située 12km au Sud-Est de Clermont-Ferrand et à 6km au Nord de Vic le Comte. 

  Coordonnées du château :

45° 41' 35.023" N 3° 15' 22.057" E
 45.693062°  3.256127°

 

Le château :

        L'extérieur :

Il est là haut !

    Le château fort est si haut perché, il est si fier sur sa colline basaltique qu'il est impossible de ne pas voir cet incroyable construction âgée de 800 ans. Je vous emmène vers une forteresse médiévale unique (heu... je suis conscient que je l'écris dans presque tous mes articles ).

La découverte
   Après avoir déposé mon destrier sur le petit parking, j'entre dans la basse cour et je suis écrasé par la masse primitive de ce château. Il a certes été remanié, consolidé, restauré et même "remonté"  (j'ai des photos vieilles de  40 ans montrant une ruine), mais il est (pratiquement) tel que son dernier seigneur l'avait vu.

La courtine
      La courtine ensoleillée est très instructive. Elle ne comporte aucune fente de tir, ni archère, ni bouche à feu (voir vocabulaire). Cette construction du 12ème siècle a été oubliée des architectes après le 14ème siècle.

Aucune modernisation... Fascinant !


    La courtine possède de belles fenêtres romanes et au sommet les ouvertures rectangulaires correspondent à l'ancien chemin de ronde.

Avez vous remarqué les trous de boulin

   A l'origine, ils devaient soutenir des hourds en bois (?) puis les supports ont été "modernisés" avec des consoles en pierre.

 

Les tours
   Les angles possèdes des tours rondes. Certaines sont posées sur le rocher et leur donnent un air plus "primitif".

   Une des tours a une dimension impressionnante. Ce devait être la tour maîtresse de repli et de défense de la parti la plus vulnérable, face à l'attaque.

 

Les défenses

  En plus des encorbellements vus sur la courtine, les tours comportent des archères droites peu nombreuses mais pouvant défendre dans les traditionnels "angles morts".

   Ce coté de la courtine semble avoir un crénelage. J'opte plus pour un mur arasé "déformant" la chemin de ronde couvert car cette façade devrait être identique à celle-ci.

   Mais que vois je ?

Serait ce une bretèche ?

  Que nenni. Je pense à des latrines, puisqu'il n'y a rien à défendre en dessous.

 

L'entrée

    Je suis si distrait dans ma recherche d'indice du système défensif médiéval en haut des tours et courtines que je n'ai pas vu l'entrée. Je refais donc le tour du château. C'est évidemment une phrase fausse que je viens d'écrire, car avec un à-pic coté Est, le tour est impossible à faire.

   C'est donc avec bonheur que je découvre la porte qu'un escalier moderne permet d'accéder.


       L'intérieur :
    La visite est payante et la propriété est privée, il n'est donc pas possible de photographier.
       Qu'importe, j'ai encore dans les yeux la beauté de la salle d'armes, la magnifique cheminée, les poutres, la chambre et surtout la terrasse un magnifique paysage s'étendant des Monts du Forez au Massif du Sancy. 

Venez découvrir ces beautés.

Vous comprendrez le bonheur d'être châtelain au moyen âge.

 

 
Histoire du château :

* A l'époque Romaine un castrum est construit sur le rocher.
* En 1170, à l'emplacement du, Guillaume VIII  fait construire une fortification.
 Ce château-fort appartint successivement, dès l'origine, à des personnages illustres : les Comtes d'Auvergne, le Pape Alexandre III, Jean Stuart Prince d'Écosse, Blanche de Clermont petite-fille de St-Louis... et releva du domaine royal par Catherine de Médicis, reine de France, Comtesse d'Auvergne qui y séjourna avec son fils Charles IX en 1566 lors de son voyage en Auvergne. Il est ainsi considéré comme le plus historique de la Province.
* En 1215, le château résiste au siège du Roi de France : Philippe Auguste (voir liste des rois).
* Au milieu du 14ème siècle, durant la guerre de Cent Ans, le château résiste aux attaques de Édouard de Woodstock Brackembury, plus connu sous le nom : Prince Noir.
* En 1595, le château est attaqué par le Duc (voir titre de noblesse) de La Rochefoucauld chef des Ligueurs
 * Au début du 17ème siècle, Richelieu fait araser ou ordonne la destruction de nombreux châteaux fortifiés. Curieusement, Busséol échappe à ce "massacre" du patrimoine.,
* Vers 1792, les habitants du château fuient devant les révolutionnaires (à vérifier).
* En 1926, le château est classé aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la grille est possible. Le château est une propriété privée dont la visite est payante. Les quelques piastres déboursés sont une joie dans un tel château !

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 06:30
 
   Les églises fortifiées sont fascinantes. De loin, elles paressent anodines, mais en approchant, de magnifiques détails se révèlent. Admirer la beauté de celle-ci.
 

 

 

Département :   55 - MEUSE

Le bourg :
   Situation :  (le voir sur une carte)
    La commune de Troussey est située à 20km au Nord-Ouest de Toul et à 7km au Sud-Est de Commercy.
    Coordonnées du bourg :

48° 44' 9"N 5° 39' 43" E
 48.735934°  5.662149°

 

L'église :   
     L'extérieur :
La découverte
      C'est par un petit matin clair que je découvre la silhouette de l'église de Vertuzey. Les premiers rayons du soleil réchauffent mon armure et éclaire cette massive construction. Je ne pense pas que le muret fut un rempart pour empêcher l'attaque d'un ennemi.

Quelle est belle cette église avec l'aube

Mais peut être que le petit ruisseau était un fossé ?

 

L'enquête commence
La nef ne semble pas avoir été fortifiée, et ne comporte pas de salle de repli comme d'autres églises de la région (voir exemple à Troussey). Si cette église fut une construction de protection et de défense ce ne pouvait être qu'avec le clocher.

 

1ère façade du clocher
     Avec mon oeil d'aigle , je distingue un ancien crénelage sous le toit  du clocher, mais c'est surtout une grande fente verticale qui me fascine.
   Cette archère cruciforme a du être ouverte au 13ème siècle. Dans sa partie basse, je ne peux dire si l'élargissement est du à l'érosion des siècles ou à la création d'une ouverture pour arme à feu (?).
Entourant l'archère, des trous ont du recevoir des poutres pour supporter un chemin de ronde ou un palier en bois pour l'escalier escamotable (?).

2ème façade du clocher
     En prenant un peu de recul je découvre les autres trésors de ce clocher.

Les avez vous vus sur ce donjon-clocher
ou clocher-donjon ?
 

  Je vous aide un peu en m'approchant. Alors, j'attends vos remarques et descriptions !.. Vite, impatient je suis de connaître vos informations .

Un crénelage : Oui et non. Sur la première façade, j'avais affirmé que les 2 grands orifices carrés au dessus étaient des créneaux. Mais en regardant mieux, j'opte pour des fenêtres de tir avec mantelet (voir vocabulaire).

Une meurtrière : Comme je n'aime pas ce mot . J'ai l'impression que ceux qui défendent leur vie commettent des meurtres contre les "gentils" assaillants. Hors, les défenseurs ne font que... heu... se défendre par des archères.
Celle -ci est droite comme au 12ème siècle, et pourtant, elle semble avoir été arrondie en bas comme une "canonnière".

3ème façade du clocher
      En contournant ce clocher-donjon, je vois une autre façade. Évidemment, vous imaginez qu'elle est similaire à la précédente. Elle lui ressemble (puisque je suis devant une tour de défense médiévale) mais quelques détails apportent des éclaircissements :
   * Sous la toitures, les fenêtres de tir sont identiques.
   * Une archère cruciforme à canonnière est clairement identifiable.
   * Un classique abat-son. Pourtant en regardant mieux, cette ouverture n'est pas classique .
 Avec ses trous de boulin (voir vocabulaire) pour une passerelle en bois et la voûte, j'opte pour l'ancienne porte médiévale du donjon.

Ma conclusion
   Cette tour est bien trop fortifiée pour n'avoir été qu'un simple clocher d'église. Ses murs sont bien trop épais pour n'avoir été qu'une banale construction.
    J'imagine qu'un bâtiment a du être construit dans l'enceinte d'un château puis s'est appuyé sur le donjon. Cette ancienne chapelle castrale (je le suppose) a été transformée en église paroissiale et le donjon a servi de "salle de repli" et de défense durant les nombreuses périodes d'insécurité.

       L'intérieur :

    Hélas, la porte de l'église paroissiale Saint Gorgon est fermée et point de visite je peux faire de cet incroyable clocher. Mais même verrouillée, l'arc en tiers point est magnifique et me transporte plusieurs siècles dans le passé.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle (?), construction d'un château (?).
* Au 13ème siècle, aménagement de l'église contre le donjon (?).
* Au 16ème siècle (?), construction de la nef et de l'abside.
* Au 18ème siècle, aménagement d'une tour escalier et d'un portail.
* En 1983, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, des travaux de consolidation et d'embellissement sont réalisés.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Gorgon) est libre à l'extérieur. La découverte des fortifications intérieures est impossible. Mais il semblerait que prochainement la tour sera visitable.

 

 

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