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Ombre et lumière

16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département  21 - CÔTE d'OR

 

Le bourg :

Un château entouré d'eau. Est il médiéval ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Commarin est situé à 35 km à l'Ouest de Dijon, à 25km au Nord-Ouest de Beaune et à 5km à l'Est de Pouilly en Auxois.

  Coordonnées du château :

47° 15' 21.013" N 4° 38' 58.283" E
 47.255837°  4.649523°

 

Le château :

     L'extérieur :

La raison de cette découverte

    Mon dictionnaire des châteaux forts m'informe qu'il y a une construction d'origine médiévale dans le bourg de Commarin. Ayant décidé de m'approvisionner en bonnes bouteilles de Bourgogne (vin que j'apprécie) je profite de joindre l'utile à l'agréable.

 

Où est le château fort ?

Comment trouver une construction fortifiée ?

  Souvent il suffit de regarder sur une carte. Soit le bâtiment est en ruine et sa représentation correspond à "Trois petits points". Mais pour Commarin, c'est l'indication "Chat" au milieu d'une tache bleu représentant de l'eau.

Wahouu, je vais voir une château fort entouré de douves !

 

La découverte

   En arrivant dans le bourg, je rencontre un rempart à la hauteur faible pour une défense sérieuse et à l'épaisseur non impressionnante. Il possède une tour un peu décevante. Bien que sa construction ne semble pas récente, elle ne dispose pas de système de défense.

 

Est ce le seul vestige médiéval ?

L'enquête commence

    En longeant le rempart, j'arrive proche d'une autre ronde tour qui ne parait pas plus massive que la première. Point d'archère, mâchicoulis crénelage (voir vocabulaire) pouvant justifier de sa fonction défensive et de son origine médiévale. Pourtant, quelques détails curieux et fascinants m'interpellent.

 

Sont ce les défenses ?

  Il y a des pierres sculptées comportant un orifice central.

Était ce une ouverture de tir ?

  Une autre plaque lisse semble me donner raison (bien que mon doute soit important). Je dois entrer pour mieux comprendre l'architecture de ce château presque intemporel.

 

    L'intérieur :

Hélas, nous sommes en avril

       La grille est fermée car je ne suis pas venu durant la période estivale. Je vais me contenter de voler quelques images de loin. Mais avant, je quémande une vue satellite pour comprendre ce château mystérieux entouré de douves.

 

De puissantes tours

Quelle curieuse construction.

  Elle mêle douceur des rondes tours et classicisme des formes anguleuses. Les fenêtres sont nombreuses et aucun système défensif semble exister.

  Il me semble que de l'époque médiévale, il ne reste qu'une puissante tour ronde à droite et son pendant à gauche. Le château semble avoir évolué par palier et a utilisé pour chaque bâtiment le style architecturale de l'époque.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 12ème siècle , une famille nommée Commarin apparaît dans les textes. La date de construction du château est inconnue.
* En 1346, le dernier Commarin décède sans héritier. Le maison forte et les terres appartiennent à Jean de Cortiambles.
* A la fin du 14ème siècle, Jacques de Cortiambles est chambellan du Duc (voir titre de noblesse) de Bourgogne : Philippe le Hardi.
* Au début du 15ème siècle, Jacques transforme la modeste maison forte en une imposante forteresse.
* Au 15ème siècle, en se mariant, Agnès (fille de Jacques de Cortiambles) apporte en dot le château et les terres à la famille Dinteville.
* En 1478, Jacques Dinteville le petit fils de Agnès épouse Alix de Pontailler.
* En 1500, Bénigne Dinteville épouse Girard de Vienne et apporte le château (qui ressemble toujours à une forteresse) en dot.
* Durant le 16ème siècle, peu de transformation sont réalisées dans ce château-forteresse comportant double fossé, 7 tours de défense, basse-cour etc...
* Vers 1620, Charles Ier de Vienne fait détruire l'aile Nord et fait aménager l'aile Est. La lumière entre enfin dans les bâtiments.
* En 1699, la tour flanque au Sud-Est s'écroule.
* En 1702, un architecte est nommé par Charles II de Vienne(marié à Alix de Chastellux) pour remplacer la tour effondrée par de confortable bâtiments. Une partie des fossés sont comblés.
* En 1725, Marie Judith de Vienne épouse Joseph-François de Damas et apporte château et etrres en dot.
* Jusqu'en 1780, le château est toujours habité et modifié pour plus de confort.
* Le château échappe aux destructions des révolutionnaires.
* Au 19ème siècle, Charles de Vogüé, mari de Zéphérine de Damas, devient possesseur du château. Depuis cette date, le château ne change plus de famille.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de l'intérieur est payante durant la période estivale.

 

La bâtisse médiéval a laissé la place à un beau château de confort

 

     

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département :   22 - CÔTES d'ARMOR

 

Le bourg :

  Point d'église en ce lieu !   Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le bourg de Lamballe est situé à 16km au Sud-Est de Saint Brieu et  à 36km à l'Ouest de Dinan.

   Coordonnées

48° 28′ 15.52″ N 2° 30′ 45.35″ W
 48.470979°   -2.512597°

 

Description de la collégiale :

     L'extérieur

  Postulat du Chevalier

* Souvent, une église est au centre d'un bourg.
* Un village, il y a plusieurs siècles, s'établissait proche d'une rivière.
==> Donc, avec ce raisonnement simpliste, j'aborde la découverte de l'église fortifiée proche de la rivière.

 

Ne la trouvant pas , je dois revoir mon raisonnement. Et j'eus une idée.

      En lisant le petit fascicule dans la poche arrière de mon armure  , j'apprends que l'église fut celle du château.

Et où était construit un château fort au Moyen Âge ?

 

Elle est là-haut 

  Je lève donc les yeux pour voir enfin la beauté fortifiée qui m'attend. Étant un chevalier, je cueille quelques fleurs pour ma belle (hélas, il n'y a que les belles restant de marbre (ou de pierre) qui me séduisent.  ), et je monte la retrouver.

 

 La découverte

    Bien que très linéaire, la façade de style roman ne me semble pas très fortifiée. Les deux contreforts ne sont pas des tours, ni un système de défense. Il me semble apercevoir sur la gauche un crénelage (voir vocabulaire).

Mais pourquoi n'y ai je pas pensé plus tôt ?

  L'église était intégrée dans le système défensif, donc il faut que j'aille du coté de l'attaque qui n'est point coté place bien sur. Je fais donc le tour pour ....

 

 Les remparts

    .... trouver les signes évidents de défense. Ce sont 2 demi-rangées de rempart en encorbellement avec petites tourelles d'angle. Ce plan, réalisé par J.M. Boulbain, permet de mieux comprendre l'architecture de l'église intégrant les remparts.

    Ayant été remanié, il n'est pas facile de faire une datation de ce système défensif.


     L'intérieur :

Religieusement j'avance

   Avec une façade aussi imposante, il est évidemment que l'intérieur est magnifique. L'acoustique permet d'entendre le cliquetis des jointures de mon armure  .

     Dans les niches des murs, quelques statuts, pierres tombales, gisants, tombeaux montrent le riche passé de ce lieu. Même le dallage possède des marques de 600 ans (au moins).

 

Questionnement du Chevalier Dauphinois

   Il me semble que la position de l'épée sur un gisant est codifiée :

        1 - Si l'épée est posée au dessus, le personnage est mort au combat.

        2 - Si elle est le long du corps, la mort est naturelle.

   Hors, sur cette pierre tombale, elle est sous le personnage nommé : Bertho de Lescouët. 

  Était ce pour montrer que ce "protagoniste" avait délaissé la fonction de "chevalier" pour entrer dans les ordres (par exemple ?)  

  
Histoire de l'église :

* Vers 1202, un château est construit par la famille de Penthièvre en surplomb du Gouëssant. Une chapelle castrale est aménagée contre les remparts.
* Au 14ème siècle, lors de la guerre de succession du Duché (voir titre de noblesse) de Bretagne, l'église est fortifiée.
* Toujours au 14ème siècle, agrandissement de l'église. Le style gothique embellit le bâtiment.
* En 1435, le Duc Jean V fonde un collège de chanoines.
* En 1626, le château est rasé sur l'ordre de Richelieu. Seule la collégiale subsiste.
* En 1701, la collégiale est rehaussée.
* En 1848, la collégiale Notre-Dame est classée aux Monuments Historiques.
* En 1912, certaines parties de la collégiale (pierres tombales, statuts etc..) sont classées aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la collégiale Notre Dame est libre et gratuite. L'accès aux fortifications est impossible.

 

Majestueuse est cette église

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département 71 - SAÔNE et LOIRE

 

Le bourg :

Sur la coline, une ruine médiévale me surveille    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de  Sigy le Châtel est située à 35km à l'Ouest de Tournus, à 17 km au Nord-Ouest de Cluny, à 25km au Sud-Est de Montceau les Mines.

    Coordonnées :

46° 33′ 22″ N 4° 34′ 24″ E
 46.556111°   4.573333°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Dans cette région de petites collines, il semble évident que des châteaux forts aient été construits il y a 1000 ans. C'est donc sans surprise que je vois une rude construction surplombant le petit village.

    Posés au sommet aplani de la colline, les quelques bâtiments semblent entourés par un rempart arasé.

 

L'enquête commence

    Bien au frais, à l'ombre des vieux arbres, j'admire les vestiges importants du château de Sigy le Châtel. La construction a la forme d'un quadrilatère irrégulier. En plus des vestiges (peu élevés) du mur d'enceintes, 3 bâtiments se dressent fièrement.

 Voyez vous des archères sur la tour ?

La tour ronde

   Ses dimensions ne sont pas impressionnantes, ce ne devait pas être la tour maîtresse (le donjon). Avec un morceau de courtine accrochée, je suppose que cette construction était la tour défensive coté Nord-Ouest.

   Le plus surprenant est la disparité des pierres, de leur tailles et dimensions.

 

La tour carrée ?

   En voyant cette construction anguleuse, je suis dans le doute.

Est ce une tour carrée ou une courtine d'angle ?

  Avec son imposante échauguette ronde sur culot, j'opte pour la 2ème solution. En contournant la construction, je confirme ma supposition : Courtine d'angle.

 

Donjon ?

   Un peu décalé, sans lien avec les courtines et remparts, un pan de mur avec trou de boulin semble s'ennuyer tout seul.  Sa forme massive et habitable me fait penser à un donjon. Mais en voyant sa faible hauteur, j'opte pour un logis seigneurial.

Qu'en pensez vous ?

 

Où sont les défenses ?

    Ma plus grande surprise est l'absence de système défensif. Point de crénelage, pont levis, herse, mâchicoulis (voir vocabulaire) et surtout fente verticale pour tirer.

   C'est au moment où je désespère qu'apparaît ma récompense.

La voyez vous ?

   Derrière la haie, je vois une belle archère-canonnière posée sur la courtine Ouest, ainsi qu'une autre sur la tour carrée.

Diantre, ce château était encore habité au 15ème siècle !

 

    L'intérieur :

      La propriété est privée. En cette fin du 20ème siècle, un fil m'interdit l'entrée et un panneau m'informe que je n'ai point le droit de pénétrer.  Je me console en regardant la richesse d'une ruine médiévale : L'immense panorama.

 

 

Histoire du château :

  • * Au 10ème siècle, présence d'un château "en bois".
  • * Au 12ème siècle, construction d'un château en pierres.
  • * En 1266, le château est la propriété de Archambaud de Chanay.
  • * En 1560, le château appartient à Philibert de  La Guiche.
  • Au 17ème siècle, il semble que la château soit partiellement en ruine.
  • * En 1629, Henriette de  La Guiche épouse Louis Emanuel de Valois, Duc (voir titre de noblesse) d'Angoulème. Le château de Sigy le Châtel est apporté en dot.
  • * Au 18ème siècle, la famille La Guiche retrouve la propriété du château et des terres.
  • * Vers 1792, Amable-Charles, marquis de La Guiche, est guillotiné.
  • * A la fin du 20ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite . La visite des entrailles est interdite.
  • * Au début du 21ème siècle, le propriétaire entreprend des travaux de consolidation et permet la visite certains jours. Renseignez vous

Le château regarde fièrement le village

     

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 06:30
 

  Les ruines sont toujours surprenantes. Les hommes parfois les mettent trop en avant, exagèrent leur présence, mais parfois, ils cachent ces vestiges du passé, ne laissant que l'ombre de sa grandeur médiévale.

Voici un curieux exemple.
 

 

Département :   66 - PYRENEES ORIENTALES

 

Le bourg :

    Situation :  (le voir sur une carte)

        Le petit bourg de La Bastide se situe à 25km au Nord-Ouest d'Amélie les Bains, à 60km au Sud-Ouest de Perpignan et à 2km au Sud-Est de Vinça.

     Coordonnées du bourg :

42° 32' 48.566" N 2° 35' 16" E
 42.546824  2.588018

 

Le château :

     L'extérieur :

Est ce lui ?

    En arrivant dans le village, je ne vois aucune ruine survolant les toits. Je sors ma loupe de Sherlock Holmes et je cherche des indices d'une construction fortifiée.

   Quand on cherche et surtout quand on a mon imagination,   il est possible de voir des preuves à chaque coin de ruelle. C'est ainsi que j'ai découvert cette curieuse maison.

 

Les preuves ?

Est ce que cette magnifique construction rustique est le château de La Bastide ?

   Le contrefort parait trop moderne (ou trop reconstruit) mais la porte plein cintre me donne de l'espoir. Ce vestige d'arc me fait penser à un portail d'entrée (je vous avais prévenu, imaginatif je suis).

   Si château cette construction était, traces de système défensif il devrait y avoir ?

 

Je cherche

     Imaginez la joie que j'ai pu ressentir en découvrant cette beauté. Vous avez bien vu, ceci est une archère droite.

  Mais je vois le doute dans les yeux de certains lecteurs.

    Vous pensez : "Chevalier, cette étroite fente verticale, dont on ne distingue pas si elle comporte une embrasure (voir vocabulaire) à l'intérieur, peut être un puits de lumière".

      Je vous accorde que doute il y a. Mais en vous montrant ceci, vous me dites :

"Malin tu es chevalier Dauphinois, ces nombreuses fentes sont bien des archères !".

 

Conclusion

     Heureux je suis de m'être amusé un peu avec vous et surtout d'avoir découvert le château fort de La Bastide, une construction fortifiée oubliée des livres et revues.
 

    L'intérieur :

          Évidemment, cette construction est une propriété privée non visitable.

 

 

Histoire du château :

* En 1234, un château est cité dans un texte.
* En 1335, Bernard de So échange ses châteaux de Cortavy et de La Bastide avec le roi de Majorque : Jacques II. Il récupère les seigneuries de Millas et de Calce.
* En 1440, le château appartiendrait à la famille Cadeill, aussi propriétaire de Prullans.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. La propriété est privée et non visitable.

 

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgFaut il grimper la falaise pour atteindre le sommet ?

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Mayres-Savel se situe à 35km au Sud de Grenoble et à 6km au Sud-Ouest de La Mure, en bordure du lac artificiel de Monteynard.

 

   Coordonnées du château :

44° 53' 0.33" N 5° 41' V" E
 44.883425°  5.689437°

 

    Toponymie :   (--> petite initiation)

 Il existe 2 hypothèses sur l'origine du nom Savel :

* Savelli : Nom d'un chef Romain ayant sévi en ce lieu.

* Savellum : Signifiant Le Sable. Ces sédiments datent de la dernière glaciation.

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

La déduction

   Il y a quelques années, un barrage hydro-électrique a été construit proche du bourg de Monteynard. Alors, mon raisonnement logique de chevalier-castellologue s'est mis en marche :

* Qui dit barrage, dit eau,

* L'eau s'écoule dans une vallée,

* Pour implanter un barrage il y a des gorges,

* S'il y a des gorges, il y a des collines,

* Conséquence : Il doit y avoir un château sur une colline pour surveiller la vallée.

  Avec un tel raisonnement infaillible, j'emmène mon destrier dans le Sud du département de l'Isère.

    En réalité, je vous ai un peu menti  . Quelques semaines avant, j'avais cherché dans mon dictionnaire des châteaux forts les ruines Iséroises de l'ancienne province du Dauphiné et surtout j'avais dévoré le livre des châteaux de l'Isère.

 

La découverte

    Sur la route en impasse en direction du camping au bord de la rivière Drac, je suis en admiration devant une beauté posée une hauteur. Comme souvent elle joue à se cacher de moi (Les coquettes sont ainsi, elles adorent se faire désirer... N'est ce pas mesdames ?).

Mais comment vais je faire pour la rejoindre ?

 

J'ai trouvé le chemin 

      La région de la Mathésine a récemment développé des installations de tourisme et a créé de nombreux sentiers de découverte. Il est donc logique de trouver un panneau où la ruine féodale est annoncée par 2 itinéraires : Un à 400m et l'autre à 1km.

  La journée étant magnifique, j'opte pour "le chemin des écoliers".

Mes yeux se troublent devant une telle beauté !

 

La montée 

    En montant par ce petit chemin bucolique, je suis en compagnie de lézards, de sauterelles et de papillons.

   La marche est ponctuée de panneaux narrant l'histoire du village ou décrivant arbres et végétation.

   Au détour des lacets, j'aperçois parfois la ruine qui semble si loin. Mais la vision de cette beauté est éphémère car le chemin retourne dans le bois.

Y aura-t-il un grand méchant loup ?

 

Je suis proche 

    A l'approche de la ruine, je découvre de curieuses pierres rondes sur le sol.  Comme il est rare de trouver des galets roulés en haut des collines, je pense que ceux-ci appartiennent au château.

   Je lève la tête et là 2 détails m'informent que je suis arrivé  :

* Un panneau annonçant le danger (Humm cela sent la ruine pour un castellologue-amateur).

* Un ancien rempart Sud se débat dans la végétation.

Incroyable !

   Je vais visiter un château en galets roulés.

 

     L'intérieur :

         Pour découvrir les beautés intérieures de cette ruine Dauphinoise, veuillez cliquer ici.

 

 

Quelle magnifique vue sur le lac de Monteynard

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 06:30

 

 

Pays :

 BELGIQUE

Province :

  Namur

 

 

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

       La petit commune de Fagnolle est située à 15km au Sud de Philippeville et à 30km au Sud-Ouest de Dinant.

  Coordonnées du château :

50° 6' 31.457" N 4° 33' 58.64" E
 50.108738 °
 4.566289°

 

Le château :

    Proche du centre du bourg un panneau caché dans l'herbe m'informe de la direction à suivre.  50 mètres plus loin la ruine se dévoile.

    Avez vous remarqué que le panneau comporte un S à FagnolleS, alors que les guides touristiques, les cartes, les offices de tourisme n'en mettent pas.
  Cela me rappelle le S de  Gruyère en Suisse.

 

   L'extérieur :

La découverte

       De loin, l'architecture de la ruine semble désordonnée, presque indéfinissable. Pourtant en approchant, elle ressemble aux classiques méthodes de défense. D'abord une protection rare dans mes montagnes et si efficace en plaine : De larges et profondes douves.

 

Des grenouilles

  Ce château de plaine va certainement me surprendre. Et déjà, un bruit inhabituel résonne. Des crapauds tentent (par des sons peu mélodieux pour moi) de séduire les belles nageuses palmées. A mon arrivée, les "ploufs" sont nombreux. Je ne pourrais pas les photographier pour vous.

Mais revenons au sujet principal : Le château.

Avez vous remarqué la tour effondrée qui se baigne ?

 

Classique et surprenant

   En faisant le tour, je découvre les secrets. Cette ruine était un château de forme parallélépipédique avec des tours rondes aux angles.

   Les courtines, défendues par des archères (voir vocabulaire) droites et courtes, ont des ouvertures dues aux dégats du temps mais aussi aux vestiges de bretèches (j'en doute) ou de latrines (certainement).

Avez vous remarqué la hauteur impressionnante des archères d'angles sur les tours ?

 

   L'intérieur :

    Je ne me sens pas le droit de pénétrer dans cette ruine. C'est avec ma longue vue (et mon oeil d'aigle) que je découvre les fondations des murs et les pierres taillées sur le sol.

   Dans ce chaos, je ne peux pas définir la fonction des salles fantômes.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, un château est certainement construit.
* A la fin du 20ème siècle, Le Chevalier Dauphinois découvre cette ruine.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de loin est possible depuis le sentier. Le château est une propriété privée et ne peut pas être visité.

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Blanche comme une colombe dans un écrin de verdure   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Tosse est situé à 22km à l'Ouest de Dax et à 4km au Nord de Saint Vincent de Tyrosse.

   Coordonnées du bourg :

43° 41′ 24″ N 1° 19′ 55″ W
 43.69°  -1.331944°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

    Un peu à l'écart d'immeubles modernes, l'église de Tosse est lumineuse sous le soleil de fin d'été.

Quelle incroyable blancheur !

   En voyant une telle inhabituelle couleur pour une construction médiévale, je crains que l'église ne soit pas (ou plus) fortifiée.

 

L'enquête commence

    Bien que de nombreux et puissants contreforts à larmier marquent  l'abside, aucune preuve de défense apparaît. Même sous le toit, les multiples modillons d'animaux et de personnages m'informent  qu'il n'y aucune trace de crénelage (voir vocabulaire) ou de salle de repli.

    Peut être qu'un élément du clocher a gardé des vestiges défensifs.

 

Le clocher

    En prenant un peu de recul, j'essaie de comprendre l'architecture d'allure Romano Byzantin. Ma ténacité est récompensée, il y a devant moi....

Voyez vous l'indice sur le clocher ?

  Bravo, vous avez vu les 2 archères droites et obstruées curieusement asymétriques de chaque coté de la rosace. Une telle fente verticale aussi petite a dû être construite au 13ème siècle (?).

 

   L'intérieur  :

      Derrière la porte, la nef rectiligne et peu large est trop refaite. Cette église a perdu sa personnalité médiévale au profit d'un modernisme propre. 

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Au 13ème siècle, construction d'un clocher.
* En 1866, le clocher et les fenêtres du chevet sont restaurés par l'architecte Roger Legrand.
* En 1928, l'église est restaurée
* En 1928, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Sever) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Un intérieur ni moderne, ni médiéval !

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgEst ce un fantôme de mur ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Rouffiac d'Aude se situe à 12km au Sud-Sud-Ouest de Carcassonne et à 12km au Nord-Est de Limoux.

   Coordonnées du bourg :

43° 7′ 45.12″ N 2° 17′ 58.92″ E
 43.1292°  2.2997°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Un mur, simple mur caché dans les arbres, un assemblage de pierres de 4 m de haute sur 8m de long, ce spectacle minimal est un espoir de découverte pour un Chevalier-Castellologue.

 

Analyse

     Les pierres ne sont pas jointives et semblent avoir été assemblées récemment. Pourtant en regardant dans l'épaisseur du mur effondré, je crois voir un "montage peu moderne".

  Sur l'autre face, ma conviction d'une construction médiévale est encore plus grande. mais je ne distingue aucun système défensif comme archère, bretèche ou mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

    L'autre bâtiment : 

         A quelques mètres un autre bâtiment surprend par ses imposantes pierres jointives. La présence d'un pilier me fait penser à une église. Cette construction est postérieure au château.

 

    J'ai des doutes :

        J'ai visité et photographié ce site il y a de très nombreuses années. Ayant peu pris de notes dans mon cahier de castellologue et ayant trop visité de ruines dans ma semaine Audoise, j'avoue avoir aujourd'hui un doute :

         Ces ruines sont-elles celles de Paza ?

Est ce à Rouffiac des Corbières ou à Rouffiac d'Aude ?            

 

    Je me dois de corriger :

    Mon dictionnaire des châteaux affirme que c'est à Rouffiac d'Aude, mais curieusement, le site géographique de référence "Geoportail" montre un lieu-dit nommé Paza à 2km à l'Ouest de Rouffiac des Corbières.

  Après de multiples vérifications sur des cartes et livres durant 4 ans, puis grâce aux lectrices et lecteurs, je me dois de corriger le positionnement de ce site médiéval.

 

Correction des coordonnées du château : --> clic

     Le site de Paza se situe à 35km au Nord-Ouesr de Perpignan, à 10km au Nord de Saint Paul de Fenouillet, à 4km à l'Est de Soulatgé et à 2km à l'Ouest de Rouffiac des Corbières.

      Coordonnées Vraies :

42° 52' 48.133" N 2° 31' 47.186" E
 42.880037°  2.529774°

 

 

Histoire du château :

* Vers 1116, une famille portant le nom de Paza est cité dans un texte.
* En 1713, la carte de Roussel, recensant les fortifications, indique un site en ruine.
* En 1815, la carte de Cassini (autre recensement) précise que le château et l'église sont en ruine.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite en respectant les lieux. La visite de l'intérieur est difficile car le site est une propriété privée. 

 

Imaginez le spectacle il y a plusieurs siècles

 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 06:30

Pays :

 Grand Duché du LUXEMBOURG
Région :  Müllerthal

Canton :

 Echternach
   
   Pour découvrir l'incroyable château je vous propose d'écouter cette aérienne musique.

 

Le bourg

   Situation : (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Beaufort est situé à 30km au Nord-Nord-Est de la Capitale Luxembourg et à 24km au Sud-Ouest de la ville Allemande de Bitburg. 

 

Le château

    C'est dans la vallée, au milieu de petites collines que se situe le château de Beaufort. Curieux emplacement pour une fortification médiévale !

     Derrière le petit parking, il y a un étang avec des murets cimentés. Je suppose qu'il y a 600 ans, l'étang devait entourer la fortification. Les douves sont un moyen de défense efficace pour un château de plaine.

 

    L'extérieur :

        Extérieurement, l'architecture de ce château paraît brouillonne. Les tours s'enchevêtrent, les courtines ne semblent pas alignées, les défenses semblent se contrarier. Souvent, une ruine est difficile à lire et crée une vision fausse du château.

   En regardant un croquis réalisé du temps de sa splendeur, je comprends mes premières erreurs et je suis en admiration devant cette grande ruine.

   La renaissance a un peu transformé la forteresse médiévale.   

   

    L'intérieur :

       Dans ce château, des salles du 12ème siècle côtoient des modifications du 17ème. Certaines ont un plafond, d'autres sont à "ciel ouvert".  L'ambiance est parfois irréelle !

 

   Je n'ai pas envie de vous narrer la fonction de chaque pièce ni de vous décrire l'aménagement interne. Je préfère vous faire ressentir l'ambiance de cette ruine sans vous expliquer où j'ai  pris la photo.

Êtes vous prêts ?

 

     Cette ruine est fascinante. Malgré les consolidations, chaque mur recèle un détail ou une petite énigme architecturale demandant un peu d'attention.

  Par exemple, ce mur dans la partie haute du château (la plus ancienne) montre au sommet une petite cheminée du 13ème siècle (?) et une fenêtre à coussiège (voir vocabulaire) où l'on imagine une belle lisant éclairée par un rayon de lune.
    Non loin de là, dans la tour renaissance, avec toutes ces fenêtres la belle pouvait lire allongée sur un sofa ou écrire une lettre d'amour sur son secrétaire au centre de la pièce.

Deux ambiances différentes à quelques mètres.

 
      Là, une petite "lucarne" comporte une pierre creuse.
Qu'est ce ?
      Un rustique lavabo, avec évacuation de l'eau sale dans les douves.

  Même les arquebusières sont fascinantes avec leur forme si différente des classiques ouverture rondes. Le petit banc dans cet épais mur servait il au guet ou est il une "invention" due à la reconstruction ?

  Dans une autre salle, c'est la rusticité que l'on ressent.   Que de contrastes !

     En redescendant vers la sortie, une ouverture ronde me fascine, Sont ce les flammes de l'enfer ?.... Évidemment, vous avez compris que c'est l'éclairage du puits. 

   Je vous invite à découvrir cette ruine incroyable. Visitez la un jour de soleil, vous allez être étonnés par les changements de couleurs de la pierre et des ombres mouvantes.


 
Histoire du château :

  • * Au 11ème siècle (?), un château est construit.
  • * Vers 1192, Walter de Wiltz est le premier seigneur de Beaufort. Il semble que le château possède un puissant donjon.
  • * En 1348, Adélaïde de Beaufort épouse Guilaume d'Orley, devenant ainsi le nouveau seigneur du domaine.
  • * Durant le 14ème et 15ème siècle, le château est agrandi et les défenses sont modernisées.
  • * En 1539, le seigneur se nomme : Bernard de Velbrück.
  • * Au 16ème siècle, construction d'une tour d'artillerie et création d'un logis renaissance.
  • * Au début du 17ème siècle, suite à la guerre de 30 ans, le château change de propriétaire. Il se nomme : Jean Baron de Beck.
  • * Au 19ème siècle, la ruine du château sert de carrière de pierres.
  • * Au 20ème siècle, des travaux de consolidation sont organisés.
  • * En 1981, le château appartient à l'état Luxembourgeois.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est possible. La  visite de l'intérieur est payante. 

 

 

 

 

                         Pourquoi le choix de cette musique :

Parce que :

   1 - La clarinette délivre un son intemporel, comme l'est cette ruine,
   2 - Les violons jouent avec la clarinette comme la lumière avec les fenêtres,
   3 - La douceur de l'adagio est en harmonie avec le paysage boisé.

Et puis... Wolfgang est mon "chouchou"  !


--> Auriez vous fait un autre choix ?
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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgAu centre du village les traces du passé s'effacent

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Rouffiac des Corbières se situe à 20km l'Ouest de Tuchan, à 30km à l'Est de Cuiza, à 2km au Nord du château de Peyrepertuse et à 16km au Nord de Saint Paul de Fenouillet.

   Coordonnées du château :

42° 52' 48.364" N 2° 33' 9.547" N
 42.880101°  2.552652°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

    La recherche de ruines médiévales est une activité qui se prépare aussi bien sur les cartes IGN, sur le site Géoportail, dans google-book, dans Gallica de la BNF, dans mon dictionnaire des châteaux mais aussi dans des livres rares  (ou oubliés) trouvés dans des bibliothèques ou dans des vides greniers.

  Parfois l'information est minimale mais aiguise ma curiosité.

    Rouffiac des Corbières est l'exemple parfait du regroupement de toutes mes méthodes. C'est donc en sachant que le lieu sera "moins que minimal" que j'aborde ma visite.

 

La découverte

    Bien que sachant que la ruine soit "très" minimale, je lève la tête pour la trouver. Le geste est idiot car parfois les murs ne font que quelques centimètres et sont au niveau du sol...pfff, bête je suis.

   Pourtant c'est bien sur le rocher que je vois des traces de banquettes (voir vocabulaire). Certes elles sont imperceptible sur la photo mais je les ressens là. Peut être que là bas, cela semble plus évident.

   A travers les arbres et les maisons, je crois voir.... Mais vous n'allez pas me croire.

Plan du château fort de Rouffiac des Corbières  

Plan

    L'une des raisons de ma venue à Rouffiac des Corbières est la récupération du plan réalisé par M° Quehen :

A - Reste de mortier.

B - Rocher taillé.

C - Entailles dans le rocher, décalées sur la hauteur.

D - Emplacement du donjon.

R - Emplacement de la route.

N - Nord géographique.

 

     L'intérieur :

         Il n'y en a plus, donc il me reste le rêve.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1070, un château est cité dans un texte d'hommage au Comte (voir titre de noblesse) Bernard de Besalu. 
* En 1140, le château de Rouffiac appartient à Béranger de Peyrepertuse.
* Au  début du 13ème siècle, durant la croisade contre les Albigeois, il n'est pas fait mention d'une attaque de Rouffiac.
* Mais en 1217, Ermangano de Rofiano (Rouffiac ?) prête hommage à Simon de Montfort pour son château et ses terres.
* Au milieu du 13ème siècle, Rouffiac appartient à la couronne de France et dépend du Vicomté de Narbonne.
* En 1271, le château et les terres de Rouffiac dépendent de Ayméric de Narbonne.
* Au 19ème siècle, la construction d'une route coupe en 2 le rocher portant les vestiges du château.
* Au 20ème siècle, l'un des rares morceaux de mur de l'ancien château est détruit car il risque de tomber sur des toitures en contrebas.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la "ruine" est libre et gratuite en respectant les propriétés privée. Site pour les fous comme moi   ou les passionnés 

 

Là haut, château il y avait

 

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