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Ombre et lumière

28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgComme elle est fière cette tour médiévale

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Nouvelles se situe à 50km au Sud-Est de Narbonne, à 30km à l'Ouest du château de Leucate et à 3km au Nord-Est de Tuchan.

  Coordonnées du château :

42° 54' 28.39" N 2° 45' 40.957" E
 42.907886°  2.761377°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

      En partant de Tuchan, sur la petite route vers le nord me menant à l'auberge, une haute construction m'appelle. A peine ai je donné l'ordre à mon destrier de changer de direction que je suis déjà aux pieds de cette beauté.

 

Le rempart extérieur

    La faible épaisseur de l'actuel mur, précédent le site fortifié, est surprenante, j'opte pour une construction récente. Mais ma théorie est démontée par un vestige d'archère primitive.

 

Datation

     Les architectes médiévaux ont intelligemment utilisé le rocher aplani pour construire un petit château de protection et de surveillance des vallées.

    La forme de la tour, la dimension des pierres, l'architecture globale me font penser à un château fort de la fin du 11ème siècle.

   Le style architecturale de la porte d'entrée de la tour, située en hauteur, confirme ma rapide datation.

Avez vous remarqué les corbeaux pour soutenir une passerelle en bois ?

Et aussi la qualité du chaînage d'angle de la tour ?

Et la linéarité des assises ?

La chemise ne protège plus la tour 

La chemise

    Je ne vais pas proser sur la mode   ni sur les "chiffons" (pfff, chevalier rustre et point élégant je suis) mais je souhaite attirer votre attention sur l'enceinte entourant la tour que les architectes nomment :

 * Chemise (voir vocabulaire)

 * Enchemiser une tour --> voir définition.

    Elle est facilement visible dans la dense végétation et particulièrement aux pieds de la tour. En m'approchant, cette chemise se révèle de mieux en mieux et utilise le rocher.

   La différence de construction et de qualité de pierre entre la tour et sa chemise est impressionnante. La chemise a tellement honte qu'elle revêt (non pas un pull ou une cravate  ) mais un habit de feuilles.

Que comporte l'intérieur d'une chemise ?

  Ceux qui me répondent "Des coutures ou une étiquette de marque" ont faux Il n'y a rien.

 

Les défenses

    Sur chaque coté, il n'y a qu'une petite archère droite. Curieusement, la tour n'a pas évolué avec les siècles (arquebusière, bouche à feu, etc... ). Le système défensif du début du 12ème siècle est resté intact. L'absence de confort (fenêtre) rend cette tour inhabitable. Le logis devait se situer au niveau de la plate-forme.

 

Le plan

   Après avoir observé ce site, il est possible de réaliser le plan du château de Nouvelles. Étant un piètre géomètre, j'ai emprunté le dessin réalisé par Quehen René :

* La tour mesure 5,50m par 5m pour une hauteur de 22 mètres (environ).

* Ses murs ont une épaisseur de 1,6m.

* Évidemment, avec de si petites dimensions et des murs si épais, la partie "humaine" est réduite.

* La chemise a une épaisseur de 0,80m.

* La plate-forme du château mesure 15m par 20m.

* Le site fortifié mesure 25m par 35m (environ).

 

     L'intérieur :

         En partie basse par une brèche (très récente), il est possible (en prenant de nombreuses précautions) de découvrir les entrailles de la tour. J'entre dans une salle borgne qui devait être le ratier (voir vocabulaire). Au dessus, la voûte en berceau partiellement effondrée laisse voir la salle du dessus avec son exiguïté et la qualité du parement.

   En me contorsionnant, je vois la salle du 2ème étage dont l'accès se faisait avec une échelle en bois par le trou d'homme.

 

La chapelle 

    Bien que cette chapelle ne me semble pas médiévale, je vous offre quelques images d'un bâtiment religieux oublié et dédié à Saint Martin.

 

 

Histoire du château :

* En 1119, le "castrum de Novellis" appartient à l'abbaye de Lagrasse
* En 1123, le château est inféodé au seigneur Guillaume de Durban par le Vicomte (voir titre de noblesse) de Carcassonne Bernard Aton.
* Vers 1209, début de la terrible croisade des Albigeois.
* En 1215 le "castellum de Novellas" est restitué à l'abbaye de Lagrasse.
* En 1217, Guilhelmo de Novell, seigneur du château, se soumet à l'armée royale commandée par Simon de Montfort.
* En 1260, (curiosité que je ne m'explique pas) Olivier de Termes vend certains de ses droits sur les terres de Nouvelles (mais lesquels ?) à l'abbaye de Lagrasse.
* En 1280, la famille Rubey rend hommage à l'abbaye de Lagrasse pour son château et ses terres.
* Durant le 14ème siècle, l'abbaye de Lagrasse reçoit de nombreux hommages des seigneurs de Nouvelles.
* Au 15ème siècle, Nouvelles appartient à la famille de Mage.
* En 1713, la carte de Roussel mentionne un château défendable.
* Vers 1815, le château existe toujours sur la carte de Cassini.
* En 1834, le Docteur Chavanette de Tuchan achète le château.
* Dans la seconde moitié du 19ème siècle,madame veuve Chavette épouse monsieur Fort.
* Au 20ème siècle,la famille Daurat-Fort possède toujours le site.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. La visite de l'intérieur (rez de chaussée) est possible à vos risques et périls et en respectant la propriété privée. N'oubliez pas que cette ruine est fragile.

 

En mille morceaux sera ce château dans quelques années

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 Eugène Delacroix - La bataille de Taillebourg

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La petite ville de Taillebourg est située à 35km au Sud-Est de Rochefort, à 20km au Sud-Ouest de Saint Jean d'Angély et à 12km au Nord de Saintes.

     Coordonnées du château :

45° 50′ 6.26″ N 0° 38′ 49.12″ W
 45.835072°   -0.646977°

 

Le château : 
        L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

   Il y a quelques années, j'ai visité le château de Versailles. Bien qu'il ne soit pas d'époque médiévale (le saviez vous ?  ), j'ai dévoré chaque salle comme si le château avait 1000 ans (je sais, je suis un incurable médiéviste-castellologue-amateur).

   Dans la galerie des batailles, j'ai été stupéfait par quelques tableaux dont celui d'Eugène Delacroix peint en 1837 et nommé : Bataille de Taillebourg.

Je me devais de me rendre en Saintonge pour voir ce lieu.

Voyez vous une tour survolant les arbres ? 

La découverte

    En arrivant proche de la commune de Taillebourg, j'ai la surprise de voir une construction grise au dessus des hauts arbres. Dans un premier temps, j'opte pour un château d'eau, construction moderne qui "encombre" l'horizon d'un chasseur de ruine. Mais mon d'oeil d'aigle a rapidement compris que cette forme est une magnifique tour avec crénelage.

Est elle d'origine médiévale ?

 

Première analyse

     Le site castral est bâti sur un piton rocheux surplombant la vallée de la Charente, rivière qui a fait la richesse du bourg durant de nombreux siècles.

   Le plateau semble entouré par un rempart borgne. Le temps ayant fait son travail de destruction, je ne peux point voir d'autres indices. Je me hâte vers le sommet.

   En arrivant sur le plateau, je constate que le site du château est isolé par un fossé protégé évidemment par un rempart. Hélas, des travaux de consolidation m'empêchent de descendre.

 

Une tour solitaire, mais encore très fière

        L'intérieur :

Où est le château ?

    En franchissant le fossé par un large pont fixe moderne, j'entre dans un parc.

    Il est vrai qu'il est possible de se cacher derrière un arbre pour éviter un assaillant, mais je ne connaissais pas cette technique de combat dans un château fort. .

 

La découverte de la tour

   Pour trouver le château il faut se rendre sur la droite. Au bout l'allée, sur un pied d'estale.. Oupsss, je suis si ému par cette beauté que mon Français se transforme... sur un piédestal, dans un écrin de verdure dépourvu d'arbre, une tour solitaire attend que je la séduise.

Même  

Rapide analyse

    Du puissant château Comtal, il ne reste que ce fragment de tour.

Que laisse voir cette beauté solitaire ?

 * Une porte basse. Cela n'est point logique de voir une ouverture d'accès si basse, de plus coté extérieur. J'opte pour un sol bien plus bas il y a plusieurs siècles. Les gravas et terre ont comblé au moins 2 mètres.

 * Une tourelle escalier avec puits de lumière menant du sommet à 2 étages en dessous.

 * Des mâchicoulis sur consoles. Curieusement, je ne vois aucune fente de tir sur le pseudo chemin de ronde.

Serait ce une simple tour décorative ?

      Avec la disparition des courtines et du bâtiment accolé, il est possible de voir les différentes portes de circulation sur tous les niveaux. Dans cet amalgame de constructions et réparations, je m'amuse à trouver d'anciennes traces, comme cette ouverture obstruée.

 

Les entrailles

    Je toque à la porte, mais point de garde, ni de belle princesse pour m'ouvrir. Alors, tel un serpent (ou un chat) je passe la tête pour voir la salle du rez-de-chaussée.

    La pièce est aseptisée, sans décor, ni sculpture. Un escalier moderne en bois préfigure des aménagements récents.

 

C'est fini

    Ayant absorbé tous les détails des restes de cette tour, je me mets à rêver à son glorieux passé. Pour mieux comprendre la raison de la construction de ce château en ce lieu, je me dirige vers la falaise

   La rivière Charente étant proche, un poste d'observation de la circulation est logique. Tel un garde en période de paix, je vais me délecter de l'horizon.

 

 

Histoire du château :

* Vers le milieu du  9ème siècle, les Vikings installent un site "fortifié" leur permettant de rayonner en guerroyant aux alentours.

* En 1242, la bataille de Taillebourg (voir description) oppose le Roi de France Louis IX (voir liste) aux barons Poitevins emmenés par Hugues de Lusignan. Tous ces nobles rebelles sont soutenus par le Roi d'Angleterre Henri III.

* En 1267, un site nommé "Terra Talleburgi" est attesté dans un texte.

* A la fin du 14ème siècle, le château est détruit (à vérifier).

* Au 15ème siècle, le château est reconstruit. Taillebourg devient le siège d'un Comté (voir titre de noblesse).

* En 1652, durant la Fronde, le château est détruit.

* En 1754, le château est reconstruit par Frédéric-Guillaume de La Tremouille. Taillebourg devient le plus grand château en Saintonge.

* Vers 1792, le château est pris par les Révolutionnaires puis revendu en parcelles.

* En 1822, les restes des bâtiments sont victimes d'un incendie.

* En 1995, la tour est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et du parc est libre et gratuite. La visite de l'intérieur de la tour est interdite.

 

Ne serait ce point l'Amérique au loin ?

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 La surface di site fortifié est impressionante

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le bourg de Surgères est situé à 30km Est-Sud-Est de La Rochelle et 24km au Nord-Est de Rochefort.

     Coordonnées du château :

46° 6' 19.994" N
0° 45' 2.084" W
 46.105554°
 -0.750579°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Le travail préparatoire

   Plusieurs mois avant de partir en vacances, je détermine le département que je souhaite découvrir puis je me plonge dans ma bibliothèque pour humer les beautés que je vais déguster.

  Revues, livres, dictionnaire des châteaux défilent sur mon bureau pour me permettre de cocher sur la carte IGN les bourgs et lieux dits à visiter. C'est ainsi que j'ai découvert le plan de la forteresse de Surgères.

Au 21ème siècle, le château est il toujours aussi impressionnant ?

  Bien qu'arrasés, les remparts sont impressionnants  

La découverte
    En arrivant devant les remparts de l'ancienne place forte de l'Aunis, je suis bouche bée :

 * Même si la hauteur n'est pas impressionnante,

 * Même si les douves ont été comblées,

 * Même si les tours sont dépourvues de système défensif,

 * Même si crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire) sont absents,

 * Même si des consolidations récentes ont effacé le travail du temps et l'ancienneté des pierres,

--> Les 600m de longueur du rempart extérieur de forme ovoïde m'impressionnent.

De nombreuses surprises attendent le marcheur 

Je longe l'imposant rempart

    Le plan et ma documentation affirme que ce rempart comportait 24 tours défensives. Je me dois de les compter en faisant le tour.

     Mais rapidement, je suis distrait par des fentes verticales regardant pousser l'herbe. .

   Évidemment, avec votre perspicacité, hooo mes merveilleux lectrices et lecteurs, vous avez compris qu'à l'époque médiévale et même renaissance, ces archères étaient précédées par un profond "trou". Ces fentes permettaient la défense des douves mais aussi de la berge en face.

 

Bien qu'étant dehors, je vois l'intérieur

   En continuant ma marche, j'ai la surprise de voir :

* Les archères disparaître dans la terre,

* Le rempart diminuer sa hauteur,

* Et de distinguer une église (dédiée à Saint Pierre) dans la cour.

    Cette construction religieuse très modifiée semble avoir quelques pierres posées au Moyen Âge.

 Faire le tour des tours est épuisant

Des surprises m'attendent

  Tours et murs de rempart s'enchaînent à un rythme endiablé. Soudain, je suis presque en transe tant les beautés et surprises sont nombreuses :

1 - Sur une tour qui parait classique, je distingue une archère droite.

2 -Un peu plus loin, je vois une tour semi-circulaire. Bien qu'elle ne possède pas de canonnière, elle me fait penser à un aménagement du 15ème siècle. Son nom est : Tour des compteurs.

3 - Puis, juste derrière, une construction crénelée nommée : Tour de l'horloge. En la contournant, je constate une face est plate. Je pressens une consolidation après destruction.

4 - Enfin, je trouve la tour-porte.

 Même absents, les fantômes des ponts-levis sont 'présents'

La porte d'entrée

  Cette construction  possède les classiques et efficaces systèmes défensifs du moyen âge :

 A - Une entrée pour carrosse,

 B - Une petite entrée pour les piétons,

 C - Une salle des gardes en partie supérieure,

 D - Certainement une bretèche aujourd'hui disparue,

 E - Un pont-levis pour chaque entrée.

 F - Puis, dans le sas, un assommoir.

    Précautionneusement, j'entre dans la place fort en espérant ne point réveiller les fantômes des gardes. 

 

        L'intérieur :

Que d'indices merveilleux !

   Vous connaissez mon imagination fertile et mon incroyable "don" :  Je peux voir à travers les pierres et même leur parler.

  Ainsi, en voyant le coté intérieur de la tour-porte, 3 détails m'apparaissent.

Les voyez vous ?

1 - La fenêtre sous le toit confirme ma supposition d'une salle de garde.

2 - Sur la droite, l'ouverture murée devait être un accès au chemin de ronde.

3 - Sur la gauche, le ouvertures basses sont les portes des cachots (prison).

  Vais je écrire une ode pour la tour d'Hélène ?  

Vide et pourtant bien rempli !

    L'intérieur est bucolique. Herbe, fleurs, arbres sont les êtres qui m'accueillent. Mais au centre, une tour solitaire me fait signe. C'était l'une des tours de défense du château fort au 12ème siècle. Cette romantique construction est aujourd'hui nommée : Tour Hélène.

Pourquoi ?

   Ce n'est pas la Belle Hélène (du célèbre Offenbach) qui en est l'architecte. C'est un hommage à Hélène de Surgères, femme lettrée, à qui Ronsart (qui la courtisait) a écrit quelques sonnets :

1 - Je plante en ta faveur cet arbre de Cybèle,
2 - Le soir qu'Amour vous fit en la salle descendre
Madrigal,
3 - Maîtresse, embrasse-moi, baise-moi, serre-moi,
4 - Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
5 - Tant de fois s'appointer, tant de fois se fascher,
6 - Te regardant assise auprès de ta cousine,
7 - Vous me distes, Maitresse, estant à la fenestre.

La petite histoire prétend qu'elle ne lui céda point.

Mesdames, auriez vous été sous le charme ?

 

C'est à vous d'imaginer et de voir

    Mon errance dans ce jardin m'amène vers une construction magnifique. Je vous laisse admirer cette tour et.... je vous propose de me la commenter.

 

C'est la fin

      Pressentant que la place forte ne me révélera plus de secret, je monte un escalier en pierre pour savourer la vue au dessus du rempart.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 10ème siècle, un château en bois existe en ce lieu.

* A la fin du 11ème siècle, la Duchesse (voir titre de noblesse) Aliénor d'Aquitaine donne le site au seigneur Maingot plus connu sous le nom de Guillaume de Surgères.

* Au 13ème siècle, Guillaume II de Surgères fait construire un château fort comportant 8 tours identiques.

* Au 14ème siècle, Jeanne de Surgères, dernière héritière de l'illustre famille, épouse Jean Larchevêque, seigneur de Parthenay.

* Quelques temps plus tard, après la mort de Jean, Jeanne épouse Aymard de Clermont, seigneur d'Hauterive.

* Au 15ème siècle, Antoinette de Clermont, Dame de Surgères, possède les terres et château. Malgré ses 4 mariages, elle n'a point d'héritier. A sa mort, le domaine échoit à son neveu Jean Aubin.

* Au début du 16ème siècle, par héritage, le château appartient à Aymond de Fonsèque. Cette famille garde la seigneurie jusqu'au 17ème siècle,

* Au 16ème siècle, un rempart de 600m de long est construit. Vingt tours en assurent la défense.

* Au début du 17ème siècle, Hélène de Fonsèque épouse Issac de la Rochefoucault, Baron de Montendre et de Montguoyon. Elle apporte château et terres en dot.

* Au milieu du 17ème siècle, François, deuxième fils de Hélène, devient propriétaire du château.

* En 1704, Charles François de La Rochefoucauld donne à son fils François, la Vicomté de Surgères.

* En ce 18ème siècle, la femme du Vicomte, Angelique Lee (fille d'un banquier Irlandais) fait réaliser de nombreux changements à l'architecture du château.

* En 1735, destruction de 2 tours puis consolidation du rempart.

* En 1744, construction de nombreuses dépendances.

* En 1746, aménagement d'une cuisine, d'un garde-manger, d'un lavoir.

* En 1792, les révolutionnaires confisquent le château appartenant à Polycarpe de La Rochefoucauld.

* En l'an III (1795), Philippe Auguste Levallois, ancien serviteur de la famile, achète le château.

* En 1832, le château appartient à Pierre François Charles Durand, Baron de Couppé.

* En 1834, le Baron cède à la municipalité : L'église, les douves et la promenade.

* En 1857, Marie Anne François Boutet de La Touche, veuve du Baron, vend l'ensemble des biens à la municipalité.

* En cette deuxième partie du 19ème siècle, la municipalité aménage une mairie, un palais de justice et un jardin à l'intérieur des remparts.

* En cette fin de 19ème siècle, des aménagements sont réalisés et quelques bâtiments sont détruits.

* Au 20ème siècle, le château est transformé en bibliothèque municipale.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur (jardin) est possible. Par contre, l'intérieur des bâtiments n'est pas ouvert au public.

 

Le château ne surveille plus l'horizon mais le parking

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 00:00


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Résumé :

 
    « Ce dictionnaire illustré est une encyclopédie alphabétique de tous les sites fortifiés regroupant environ  30 000 notices.
   Les notices se composent de la localisation topographique du monument, d'une courte description, d'un résumé historique ainsi que des références bibliographiques et sources.
   Le répertoire alphabétique, tous départements confondus, permet une commode information sur tous les sites, aussi bien aux randonneurs désireux d'établir un itinéraire qu'aux chercheurs souhaitant un renseignement rapide.
   Les mots de renvoi des lieux-dits des communes facilitent encore plus la manipulation de l'ouvrage en garantissant la découverte du monument recherché.
   De plus, pour faciliter d'avantage la recherche, ce dictionnaire comporte la liste de tous les sites classés par départements.
    L'ouvrage est réalisé avec la participation des chercheurs et des correspondants du centre d'étude des châteaux forts, institut de castellologie Française.
»
   Charles Laurent Salch
 
 
   
 
Mon avis :
 
Mon livre de chevet
 
 
    Je ne plaisante pas en écrivant ceci. Ce livre m'accompagne partout. Je dormirais presque avec lui .... heu... j'ai dit presque.
  
 
Si vous êtes un passionné de châteaux du Moyen Age, il vous est INDISPENSABLE. Hélas, cet ouvrage n'est plus en vente chez les libraires depuis 30 ans; Faites comme moi, questionnez les bouquinistes, allez voir les sites que je vous conseille ici, avec un peu de patience vous le trouverez.
  (J'en ai vu un récemment en Suisse, dans le Valais).

 
   Comme son nom l'indique, c'est un dictionnaire. Il commence donc par Abain (une maison forte  du 15ème siècle dans la Vienne), et se termine par Zuytpeene (2 mottes castrales dans le département du Nord).
   Oui vous avez bien lu, "Motte Castrale". Dans cette oeuvre magnifique de détails il n'y a pas que des châteaux forts parfaits et des ruines romantiques, il y a aussi des ponts fortifiés, des églises avec mâchicoulis, des restes d'échauguettes sur un pan de mur rénové au 20ème siècle, des cimetières fortifiés, des.....
   Vous avez compris que tout ce qui concerne l'époque allant de 500 à 1492 est listé. Il y a donc les emplacements des châteaux "primitifs" sur une motte
(voir un exemple).
 
  Ce n'est pas un beau livre d'image, c'est une base documentaire unique et complète.

 
Evidemment comme cette "perfection" a 30 ans, il y a parfois quelques surprises sur les sites visités :
  • * J'ai vu un château complètement reconstruit alors que la photo montrait des pans de mur,
  • * J'ai découvert un parking sur le lieu prétendu d'une tour très ruinée.
  • * J'ai pu admirer des ruines sans arbre et sans végétation alors que le dictionnaire les montrait envahies.
  • * ....
 Qu'importe, je ne l'ai jamais pris en défaut après 25 années de marche et de photo.
 

  Alors, si vous êtes aussi fou que moi (heu, plus, est ce possible ?  ) vous devez posséder ce dictionnaire incroyable.
C'est aussi un complément indispensable à
"l'Atlas des châteaux forts en France"

 

Venez visiter maintenant les châteaux et ruines de france
 
 
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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans LIVRES sur l'époque médiévale
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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

  Une tour survole les arbres

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Saint Sauvant est situé à 30km au Sud de Saint Jean d'Angély (voir sa tour), à 15km au Nord-Ouest de Cognac et à 10km à l'Est de Saintes.

 

     Coordonnées du bourg :

45° 44′ 24″ N 0° 30′ 9.97″ W
 45.74°  -0.50277°

 

 

Les fortifications : 

        L'extérieur

Préambule

    Le site fortifié que je vais vous faire découvrir est décrit parfois comme les vestiges d'un château fort, mais d'autre fois il est considéré comme les restes d'un rempart du bourg fortifié.

   Ne voulant pas trancher dans ce débat d'experts, je vais utiliser les deux termes tout en étant partiellement flou.

 Droite comme un i, et forte comme... moi

La découverte

   En me promenant sur la route longeant la rivière en bas du bourg,  je remarque un construction survolant les arbres. En avançant lentement pour ne point l'effrayer (car il faut toujours apprivoiser une belle  ), je vois une tour solitaire.

Est ce le vestige d'un château ou d'un rempart ?

 

Comme elle est belle !

    Planté devant cette merveille d'un autre âge, je balbutie pour lui dire 'Bien le bonjour" et je bégaie pour lui rendre hommage.

       

 

    Soudain, je m'aperçois qu'elle n'est point parfaite (ha, l'amour n'est point éternel pour un homme  , n'est ce pas mesdames ?). Et même... Elle montre des imperfections douteuses.

Voyez vous ses contradictions ?

 

L'analyse 

    Pierre par pierre (qu'est ce que je suis menteur parfois) je scrute "ma" beauté presque millénaire pour mieux la comprendre :

0 - La tour carrée n'est point construite sur la falaise mais appuyée contre elle  . C'est assez surprenant pour une tour défensive dont le château fort (si cela en est un) devait être posé sur le plateau supérieur. A moins que sa fonction ait été un "poste avancé, pour protéger la falaise du travail des sapeurs.

1 - Au sommet, les merlons (voir vocabulaire) du crénelage sont borgnes, cela signifierait que la tour date du 11/12ème siècle et n'a point été remaniée.

2 - L'absence de mâchicoulis confirmerait ma datation du 12ème siècle et ma conclusion du point 1.

3 - La différence de taille, de dimension, de qualité des pierres entre sommet et base signifierait que la tour a été surélevée avec l'amélioration des armes de jet. A moins que cela soit une réparation après un arasement partiel.... (Je suppose, mais point vérité je connais).

4 - A chaque angle, un haut contrefort peu épais consolide cette imposante beauté, mais curieusement, un petit contrefort apparaît. Je suppose qu'avant la surélévation du point 3, ce petit renfort suffisait.... (Je suppose, mais point vérité je connais).

5 - Sur la façade, à mi-hauteur, apparaissent deux archères droites datées du 12ème siècle. Je suis surpris du peu de système de tir. Mais peut être y avait il des courtines avec d'autres archères.

6 - La grande ouverture avec ses consoles en partie basse pourrait être une bretèche. Mais je ne constate aucune porte à protéger en dessus. J'opte donc pour des latrines "défensives". Ma supposition semble illogique, car il n'est point hygiénique d'implanter des latrines sur une face ensoleillée.....Beurk, les odeurs !

  Certains archéologues pensent que cette ouverture était une porte (extérieure) d'accès de la tour.

Quel est votre ressenti ?

Ce seul vestige a encore fière allure 

Je la contourne
    Croyant avoir apprivoisé la belle, je la contourne pour la regarder (et la toucher ?) autrement. Lentement, je me hisse vers elle (car il faut monter sur le plateau comme pour entrer dans un château fort).

   La tour est un carré presque parfait de 8m de coté. Contrairement à ce que j'avais supposé dans mon analyse à ses pieds, la tour n'est pas construite entièrement contre la falaise, une partie s'appuie sur le plateau. Un mur de rempart (dont l'épaisseur me semble faible) séparait la partie extérieure et intérieure.

 

Est ce une fente du 14ème ?

   Mes constatations (faites en bas) sur le système architectural et défensif sont identiques aux pieds de la tour : Crénelage, pierres, contrefort, etc...

Mais un détail me surprend.

    Sur la gauche, il me semble voir une archère avec un orifice pour arme à feu (arquebuse). Peut être est ce une simple usure du temps.

 

Hypothèse des archéologues

    Quelques études de spécialistes ont permis de comprendre (imaginer ?) la physionomie de la tour à l'époque médiévale. Il semble que la plate-forme haute ait été couverte pour protéger les soldats mais surtout une arbalète sur chevalet.

Spartiate est cette salle défensive  

Est ce une tour de rempart ou un reste de château ?

    Face à la tour, je cherche à comprendre cette constrution pour mieux la séduire avant de la "prendre".

   Deux ouvertures s'offrent à mes yeux ébahis :

1 - L'accès en partie basse est fermé. Cette entrée doit mener à la salle avec l'archère centrée.

2 - La porte supérieure mène à la pièce avec la "bretèche/latrines". Je vais peut être avoir la réponse à mon questionnement.

 

        L'intérieur

    Cette charmeuse tour n'est point visitable, mais en me contorsionnant, je peux regarder sous sa jupe   au dessus de la porte pour admirer sa beauté intérieure (C'est aussi très important, n'est ce pas mesdames).

     La pièce voûtée en berceau n'est pas habitable. Avec ces 2 fentes de tir, elle ressemble à une tour de défense.

Mais était ce une simple tour de guet,

un poste avancé

ou un vestige du rempart ?

 

  Il est temps maintenant de découvrir l'autre site médiéval fortifié du bourg : L'église Saint Sylvain.

 

 

Histoire du "château" :

* Au 1er siècle, pour surveiller la voie Romaine entre Saintes et Clermont Ferrant, un poste fortifié est élevé et aménagé.

* Au 12ème siècle, un "château fort" est construit  pour surveiller la vallée de la rivière Coran.

* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent ans, le "château" est détruit.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Il devait être agréable de surveiller l'horizon !

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 06:30

 

Département 09 - ARIEGE

  Est ce le chemin vers mon Graal ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Bedeille est situé à 70km au Sud-ouest de Toulouse, à 50km à l'Ouest de Pamiers et à 20km au Nord de Saint Girons.

     Coordonnées du bourg :

43° 5′ 18.96″ N 1° 6′ 15.84″ E

 43.0886°

 1.1044°

 

Le château : 
        L'extérieur : 

Préambule

   Vous connaissez ma passion pour la randonnée. Mais marcher pour marcher, faire des kilomètres pour un égo n'est pas la motivation qui me pousse à avaler des pentes et des sentiers. Il important que j'ai un but de promenade. Un vestige, une construction fortifiée, un petit pont Romain sont des motivations qui me font lever tôt. D'ailleurs, je possède de nombreux livres de randonnées à thème. Je vous en ai récemment présenté un pour l'Aveyron, mais chaque province possède au moins un ouvrage de ce type.

C'est grâce à ma passion de randonneur que je me suis retrouvé en ce lieu.

 

Est ce le bon endroit ?

   En arrivant dans le petit village de Bedeille, je ne vois aucune construction survolant les toits. Dans ces moments où le doute survient je consulte les Oracles !

  Je ne vais pas chercher à savoir si je suis l'élu, (cela, je le sais  ) je veux savoir où se situe mon Graal. L'incroyable construction fortifiée qui va enrichir ma journée.

    Ne vous effrayez point, je ne vais point consulter de divins personnages lisant dans les entrailles des animaux, ni des lecteurs de cartes (quoique !...), les Oracles de notre siècle sont bien différents. Pour connaître un lieu, la méthode de divination moderne se nomme : Carte IGN.

   Le château de Bédeille se situe sur une colline nommée Le Casteras, au Nord de l'église avec son cimetière.

N'y a-t-il rien d'autre à admirer ? 

La marche d'approche

    La petite randonnée en sous bois est agréable, il n'y a aucune raison de se perdre car un sentier est tracé, large d'un pied (c'est vraiment le pied ).

  Après quelques minutes, le sentier disparaît et la pente se fait plus difficile. A mon grand désespoir, je ne vois toujours pas le château.

 

La 1ère découverte
   Soudain, recouvert de végétation, un mur de pierres apparaît. Il n'est pas évident d'affirmer que ce soit le rempart extérieur du château. Dans nos campagnes, il y avait souvent des murs limitant les propriétés et les herbages.

  Quelques mètres plus loin, d'autres murs m'intriguent.

Sont ce les vestiges du château fort ?

Le château joue à se cacher... Je t'ai vu ! 

La 2ème découverte

   Soudain, je me retrouve en face d'une butte. Sachant que les constructions médiévales fortifiées sont souvent en haut d'une colline, je me hâte de la gravir.

    C'est un Chevalier Dauphinois essoufflé par un effort violent (je ne suis plus très jeune, mes 800 ans et mon armure commencent à peser) mais souriant qui voit cette beauté.

Diantre... Je parle de moi à la 3ème personne.

Suis je devenu une star ?

 

La voila !

  Au sommet, je suis agréablement surpris de voir cette ruine. Peut être la trouvez vous insignifiante mais je n'espérais pas voir une si grande construction au sommet d'une butte boisée, si proche d'un village, sans panneau de signalisation et sans véritable chemin aménagé.

   L'extérieur montre des éboulements importants me faisant croire que la construction était haute. Des trous de boulin (voir vocabulaire) prouvent son ancienneté.

  Ruine minimale mais très instructive

        L'intérieur :

Analyse de la ruine

* Les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives.

* Avec mon imagination fertile, je crois voir ici une... Je n'ose point vous le dire.

* Les murs sont épais. Certains sont sans remblai.

* Les murs ne comportent aucune trace de sculpture, ni de cheminée, ni de corbeau pour soutenir les plafonds.

* Les parois ne montrent aucun signe d'archère ou système défensif.

Aseptisée est cette ruine !

 

C'est la fin

   Après avoir dévoré des yeux chaque pierre, je regarde le magnifique panorama. Il est temps maintenant de retrouver mon destrier avant la pluie. Diantre, je ne m'étais pas aperçu de la pente.

Vais je glisser sur les fesses ?

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction probable du château.

* Au 18ème siècle, le château est noté en ruine sur la carte de Cassini.

* Au 21ème siècle, la découverte du château est libre et gratuite. Veuillez respecter le site et ne point marcher sur les vieux murs.

 

Le secret d'un bon château fort, c'est de pouvoir tout regarder

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgVoyez vous cette beauté au loin ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Montjoi se situe à 40km au Nord-Est de Quillan (voir son château), à 45km au Sud-Sud-Est de Carcassonne et à quelques kilomètres à l'Est du château de Bouise.

   Coordonnées du bourg :

42° 59′ 37″ N 2° 28′ 59″ E
 42.993611°  2.483056°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

    Durant mes vacances dans l'Aude, par un jour de pluie, j'ai cherché à me distraire dans les musées et autres temples de la culture. Dans une bibliothèque, j'ai eu la chance de lire un ouvrage sur les châteaux Audois écrit par René Quehen. Dans ce livre, je découvre avec stupeur, qu'une ruine, dont j'ignorais l'existence, est décrite.

Profitant de l'éclaircie du lendemain, tel un Indiana Jones je saute sur la selle de mon incroyable destrier et en deux coups de sabot, je suis aux portes de la petite commune de Montjoi.

 

La découverte

    Au Sud-Est du petit bourg, une colline semble porter une vieille construction. Ne souhaitant faire inutilement de l'escalade, je consulte ma carte. Mon incroyable oeil d'aigle ne s'est point trompé, "beauté pour moi" il y a sur la butte rocheuse. Je sens déjà la pierre construite, les défenses imprenables, les murs épais.

    Mon imagination semble un peu trop fertile face à cet enchevêtrement stérile. Pourtant je crois voir un mur.

Le voyez vous aussi ?

 

     L'intérieur :        

Je suis dans la place

     Telle une sauterelle, je bondis sur l'herbe verte de la plate-forme castrale. Et là, je regarde partout.

 Je vois un mur magnifique. Puis plus loin une banquette (voir vocabulaire) ayant supporté une courtine (la voyez vous ?). Puis une autre banquette et une entaille pour recevoir une poutre, puis je vois ..heu...

Ne deviendrais je pas un peu fou ?

 

Situation idéale

     Même si les vestiges sont minimaux, même si les traces sont parfois plus imaginaires que réelles, il faut admettre que ce site est idéal pour la construction d'un château de surveillance des vallées.

 

 

Histoire du château :

* Au  12ème siècle (?), construction d'une petite fortification appartenant à la puissante famille de Termes (voir son château).
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois.
* Vers 1210, l'armée royale de Simon de Montfort s'empare du château de Termes. Il semble que Montjoi se rende sans combattre.
* En 1232, un "Castrum de Monte Joie" appartient à Olivier de Termes.
* Au 13ème siècle, la famille de Mage possède (entre autre) le château de Montjoi.
* En 1414, le château appartient à la famille Voisins.
* En 1519, Jean de Voisin seigneur d'Arques doit donner le site de "Montjoyeux" à Philippe de Voisins.
* En 1650, construction d'une église dans le village bas. Le château ne semble plus cité.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le site n'est pas sécurisé et les pierres peuvent être glissantes. Grande attention vous devez avoir.

 

Quel magnifique panorame !

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Languedoc : 11 30 34
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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 06:30

 

Département 16 - CHARENTE

 

Le bourg :
       Voyez vous une église au loin ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Bécheresse est situé à 40km au Sud-Est de Cognac, à 20km au Sud-Sud-Ouest d'Angoulême et à 19km au Nord-Est de Saint Hilaire.

    Coordonnées du bourg :

45° 30′ 1.08″ N 0° 5′ 3.84″ E
 45.5003°  0.0844°

 

L'église : 
        L'extérieur :
L'horizon !

    Les régions de plaines et de petites collines ont un avantage, elles permettent de savourer l'immensité et l'horizon. Il est aussi aisé de voir les sites fortifiés, but de mes vacances en Charente.

Voyez vous l'église au loin ?

 

Je la découvre

    Avec son imposant clocher parallélépipédique, j'imagine que le guetteur devait voir les "bandits" bien avant leur arrivée et ainsi sonner le tocsin. Ce clocher est si haut qu'il se remarque depuis les rues du petit bourg. C'est l'avantage d'une église par rapport à mes ruines solitaires perdues dans les forêts, il n'est point besoin de les chercher durant des heures.

Un orifice de tir au dessus du chevet 

La recherche d'indices

    Même s'il peut servir de vigie, le clocher de style Roman ne dispose d'aucun système de tir classique. C'est en observant ce clocher que je remarque un détail sur le chevet. Sous le toit, sur ce qui semble être une surélévation, un orifice de tir apparaît.

  Cet indice semble faible pour affirmer que l'église a été fortifiée, mais il aiguise ma vue et me fait redoubler d'attention.

 

Les systèmes défensifs

    Pour mieux comprendre l'église, je prends un peu de recul. Sous le toit de la nef de nombreuses ouvertures me prouvent l'existence d'une salle de repli. Les petites fenêtres de style Roman sont situées en hauteur limitant l'accès des assaillants.

   En contournant l'église, je m'aperçois qu'une chapelle Gothique a été construite. Le plus surprenant est qu'elle comporte aussi une salle de repli avec système de tir.

 

Dernières conclusions avant d'entrer

    Par rapport aux murs latéraux et au chevet, la façade est ouvragée. Elle comporte en partie basse 3 baies dont 2 aveugles, et  5 bais dont 4 aveugles à l'étage. Excepté les chapiteaux des colonnes, peu de pierres sont sculptées. Je suis surpris de ne pas voir de bretèche (voir vocabulaire) pour protéger l'entrée.

La porte va-t-elle s'ouvrir ?

 

        L'intérieur :

J'entre

  En pénétrant dans l'église, je remarque de suite.... non pas les belles toiles d'araignée  , mais le trou dans l'épaisseur du mur ayant reçu durant des siècles une poutre de blocage.

 

Sans âme

    Les consolidations et aménagements ont fait disparaître toutes les peintures sur les murs et le plafond. Il ne reste que quelques statuts dont celle de notre Jeanne d'Arc hélas désarmée.

   Même l'abside ne comporte aucun signe de décors

 

De petites surprises

  Lentement je me dirige vers la lumière du soleil quand je suis hélé par quelques détails surprenants.

* Dans la nef, les ouvertures Romanes sont haut perché limitant l'accès des "bandits".

* Par contre à droite, la chapelle de construction plus récente possède de grandes baies Gothiques.

* Et.... caché dans quelques recoins, des sculptures se laissent apprivoiser.

 

Sont ce des angelots ? Un diablotin dans l'église Est ce Casimodo ?

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église. La paroisse dépend du chapitre cathédral d'Angoulême.

* Au 15ème siècle, construction d'une chapelle latérale (à vérifier).

* En 1925, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint-Barthélémy) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Magnifique église Romane fortifiée

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fortifiées
de France
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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 06:30

 

Département 09 - ARIEGE

La carte montre le fameux Spoulgas

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Bouan est situé à 100km au Sud de Toulouse, à 70km au Sud-Ouest de Carcassonne, à 20km au Nord-Ouest d'Ax les Thermes et à 7km au Sud-Est de Tarascon sur Ariège.

     Coordonnées du bourg :

42° 48′ 5.04″ N 1° 38′ 53.88″ E
 42.8014°  1.6483°

 

       Toponymie :  (Petite initiation)

 Une Spoulga (mot en vieil occitan) provient du latin "spelunca" signifiant : Caverne, grotte.

     Ce mot est plutôt usité dans les Pyrénées et en Ariège. Il désigne : Une grotte fortifiée.

 C'est au 19ème siècle que ce terme est "reconnu officiellement" suite aux travaux de l'historien Adolphe Garrigou.

 

Les Spoulgas : 
        L'extérieur :
1km à pied, cela use le soulier...mais pas le moral du ChevalierEst ce le bon endroit ?

    En découvrant le panneau touristique des vallées d'Ax, je remarque une beauté que je me dois de découvrir. Mon oeil d'aigle se plonge sur les parois sensées posséder les Spoulgas.

Les voyez vous ?

  Tel un Terminator des temps modernes, je branche ma vision thermique. Le résultat est :  Je ne les vois pas.

 

La recherche

Comment rejoindre ces Spoulgas invisibles ?

   La réponse est simple, il suffit de suivre le panneau. Au début de la randonnée, le chemin dans les sous-bois est plat mais rapidement il monte et se rapproche de la paroi. Les puissants arbres laissent place à la végétation plus rase, piquante parfois et envahissante. L'agréable sentier laisse place à un véritable chemin de montagne tracé dans les éboulis.

 

La découverte
   Essoufflé (car, comme un fou, j'ai couru pour rejoindre ma belle médiévale), je m'arrête et je lève la tête.

Les spoulgas sont cachées dans la paroi

Voyez vous les fortifications ?

 Ne me dite pas "Non, Chevalier". Regardez bien, elles sont ici.

   Hélas, dans ma précipitation, je me suis trompé d'itinéraire, je me retrouve dans une combe trop au Sud des grottes.

  Deux solutions s'offrent à moi :

1 - Tenter de traverser dans la rocaille, mais cela semble dangereux.

2 - Rebrousser chemin et emprunter un chemin plus au Nord.

La deuxième solution semble la plus raisonnable mais un éclair jaillit.

Orage, Oh désespoir, je suis foudroyé !

Est ce la fin de l'aventure ?

  Le ciel se couvre, l'orage menace, il y a même un dragon cracheur de feu dans le ciel. 

Pensez vous que ma folie soit causée par le mal des montagnes ?

A moins que ce soit du au petit vin Ariégeois dégusté ce midi dans une taverne.

  Avant de quitter ce site médiéval, je regarde avec nostalgie la belle construction comportant de petites fenêtres et des archères droites.

 

Je ne baisse pas les bras

   Tout en descendant, je pense à mon échec. Ne point voir ces Spoulgas fortifiées me frustre. Je décide donc de continuer mon exploration tout en étant éloignés des parois et pierriers dont la fonction est souvent "d'attirer la foudre".

 

        L'intérieur : 

Les voyez vous ?

   Bien campé entre la route nationale et la falaise, je scrute la montagne à la recherche de la fortification

Comme elle est belle !

 Même s'il est vrai qu'elle semble invisible, ne me dites pas que sa beauté ne rayonne pas. Regardez mieux ici.

    Pour décrire cette construction bien différente des classiques châteaux forts, je vous propose de lire la prose puis de mettre le curseur de la souris sur la petite image correspondant au numéro.

 

Les Spoulgas sont là !

1 - La falaise comporte de nombreuses grottes.

2 - Certaines sont fermées par des murs en pierre. L'ensemble couvre plusieurs niveaux.

3 - En partie basse, le mur ressemble à une tour ou un sas d'entrée.

4 - En partie haute, j'ai l'impression de voir un "donjon"accroché à la falaise.

5 - Cette construction posée sur le rocher semble borgne.

6 -Les murs semblent épais et surtout je crois voir une double voûte.

 

1 2 3 4 5 6

 

C'est la fin

    Si vous souhaitez mieux visiter les entrailles des Spoulgas, je vous propose cette vidéo.

 

 

Histoire des Spoulgas :

* Au 12ème siècle, pour délimiter son territoire et renforcer ses frontières, le Comte (voir titre de noblesse) de Foix  (voir ce château) doit construire de coûteux châteaux. Pour diminuer le prix des constructions, il a recours à une technique employée en Espagne : Utiliser les grottes naturelles.

* Au 13ème siècle, après la croisade des Albigeois et la "victoire" du Roi de France (voir liste), il semble que ce style de construction ne soit plus utilisé.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur du château est possible après une marche en montagne. Il est important d'être bien chaussé. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable. Soyez prudents.

 

L'orage gronde dans les Pyrénées

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :Je pressens que cette église est unique !

   Situation :   (--> le voir sur une carte 

      Le bourg de Sarbazan est situé à 22km au Nord-Est de Mont de Marsan et à 3km au Sud de Roquefort.

   Coordonnées du bourg :

44° 1′ 10.92″ N 0° 18′ 37″ W
 44.0197°  -0.310278°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

    Après avoir fait une belle promenade sur les chemins balisés autour de Sarbazan, j'ai la surprise de voir une construction qui titille mon instinct de castellologue -amateur.

   En cette belle journée, je vais déguster une magnifique église fortifiée.

 

La découverte

    Je suis si empressé que je fonce vers les contreforts encadrant une fenêtre Gothique à colonnette centrale avec remplage. Je sens que la construction se "renferme", je sais qu'il ne faut pas être pressé (voir l'explication), je reprends donc un peu de recul pour admirer cette merveille de rusticité et d'élégance.

  Je suis surpris par la petitesse de la nef en comparaison des tours de défense.

 

Cette église ressemble beaucoup à un château fortL'enquête commence

    En pénétrant dans le cimetière pour observer l'église de loin, je suis en arrêt devant tant de systèmes défensifs.

Nota : Si je vous avais montré cette façade, je suis certains que nombreux d'entre vous auraient plutôt vu un château fort qu'une église..

 

La puissance

   Avec ses 24 mètres de hauteur la puissante tour parallélépipédique a dû impressionner plus d'un assaillant. Les pierres sont jointives et correctement taillées. L'ensemble est homogène. Cette simplicité de construction est magnifique.

   Sur le coté de la tour, une plus petite construction haute et carrée, aujourd'hui servant d'horloge, contient un escalier éclairé par les nombreuses petites fentes verticales.

 

Analyse de la tour

    A la base de la tour, coté sud, il y a un enfeu. Mais je ne le décrirai pas car ce sont évidemment les défenses qui m'intéressent.

   Au sommet, le crénelage est simple, bien construit mais sans artifice (pas de fente dans les merlons ni corbeau pour mantelet (voir exemple) etc... ).

   En dessous, une curieuse ouverture qui semble avoir été partiellement obstruer. J'opte pour une porte.

Mais comment y accédait on ?

    Sous cette porte, il y a enfin un signe de défense médiévale : Deux archères cruciformes.

 

La tour sur l'autre face

Sur cette face, j'ai toutes les réponses à mes questions.

Et vous ?

  Le bâtiment à droite, plus petit que la tour, semble être la salle de repli au dessus de la nef de l'église. Bien que le chaînage d'angle soit bien appareillé, les pierres du mur sont petites et pauvrement taillées.

Ce bâtiment est il antérieur à la haute tour ?

Les réponses :

 1 - Sous les créneaux parfois obstrués, les pierres saillantes devaient supporter des hourds (voir vocabulaire).

 2 - Les trous de boulin devaient certainement porter une passerelle pour entrer dans la tour.

 3 - La salle en dessous servait à la défense grâce aux archère cruciformes.

 4 - Et.... la tour a été rehaussée lorsque les armes de jet sont devenues plus puissantes. Ceci est visible par la différence de matériaux laissant apparaître l'ancien crénelage.

Nota : Le fait de rehausser une tour est assez classique. Sur beaucoup de bâtiments, le revêtement et l'usure du temps ont effacé les traces, mais d'autres constructions portent encore les marques (voir l'exemple au château de Bressieux)

 

    L'intérieur  :

      Je vais tenter d'entrer par ce porche néo-classique avec fronton triangulaire et colonnades doriques.

  Hélas, comme trop souvent au 21ème siècle, les portes de l'église sont fermées. Je me console en admirant les sarcophages Mérovingiens et Carolingiens.



Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, construction d'une église.
* Au 12ème siècle, ajout d' une travée et d'une absidiole au Sud de la nef.
* Au 14ème siècle, modification du choeur et fortification de l'église.
* Au 16ème siècle, les protestants ravagent l'église.
* Au 18ème siècle, création d'un portail néo-classique.
* Au 19ème siècle, l'église subit quelques modifications.
* En 1997, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite depuis la place du village et le cimetière. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Des sarcophages médiévaux accompagnent les visiteurs

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