Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le château : Dans une trouée, une fortification apparaît !

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le petit bourg de Cascastel des Corbières se situe à 6km à l'Ouest de Durban Corbières, à 30km à l'Ouest de Sigean et à 15km au Nord de Tuchan.

     Coordonnées du château :

42° 59' 9" N 2° 45' 32" E
 42.985885  2.758947

 

Le château :

      L'extérieur :

Pourquoi ce site castral ?

    La syllabe Castel, ne serait elle pas un diminutif de château ?

  C'est avec cette interrogation que je me rends dans ce petit bourg Audois.

    Vous me connaissez un peu, je ne suis pas parti voir une supposition. En vérité, je sais qu'il y a un château car les semaines précédentes, je me suis renseigné par la lecture du Dictionnaire des châteaux et fortifications.... Malin est votre chevalier.

 

La découverte

     Dans cette région de châteaux dénommés Cathares, celui de Cascastel des Corbières n'est pas connu. Contrairement aux ruines touristiques, il n'est pas posé sur un pog inaccessible et n'a pas été attaqué par les armées de Simon de Monfort et n'a pas connu un massacre comme à Montségur.

   Construit à coté de la rivière, il semble paisible à travers les arbres.

 

1ère analyse

   Curieusement je suis attiré par les arches du pont. Ce n'est pas celui qui enjambe la rivière (cette construction est récente) mais le pont permettant l'accès au château. Depuis le fossé, je peux mieux voir les traces anciennes des fortifications.

 

Donjon

     La construction principale d'un château fort du 12ème siècle est incontestablement le donjon. Celui de Cascastel ne parait pas impressionnant et pourtant il est extraordinaire. Bien qu'arasé partiellement, il impressionne par une base de 11m par 9m et sa façade borgne.

    Les trous de boulin (voir vocabulaire) devaient porter des poutres pour un chemin de ronde. Sur une des faces, il est possible de distinguer une fente d'archère droite et l'entrée primitive aujourd'hui bouchée.

     Ce donjon, composé de pierres calcaire correctement taillées, n'est pas central mais posé au Nord-Ouest du site. Ce plan permet de mieux comprendre l'architecture . 

Ces pierres semblent jeune en comparaison du donjon. 

Les bâtiments

   Par leurs nombreuses ouvertures, par l'accès au rez de chaussée, par la corniche sous les fenêtres, ces bâtiments ne semblent pas médiévaux. Ils ont dû faire l'objet d'aménagements de confort aux 17ème et 18ème siècle.

 

     L'intérieur :

 Hélas, le château est en travaux et je n'ai pas pu le visiter.

     Un passant d'un âge "intemporel" m'informe qu'un escalier en pierre dans l'épaisseur du mur et qu'une salle voûtée plein cintre par étage existent.

   Si vous disposez de photos ou de gravures, je serais heureux de les mettre sur cet article.

Plus d'information sur le site officiel.

 

 

Histoire du château :

* Au début du 12ème siècle, le pape Gelase II cite "l'église Saint Julien et Basilisse" dans une bulle. Le lieu fortifié se nomme : Calzcastel. L'abbaye de Lagrasse détiendrait des privilèges.
* En 1163, la seigneurie de Cascastel appartient à 2 co-seigneurs : Raymond de Castel et Sicard de Cascastel. Il existerait donc 2 châteaux (?).
* En 1209, début de la croisade des Albigeois. Durant cette "guerre", le château de Cascastel des Corbières n'est pas inquiété. Le seigneur n'a pas résisté à l'armée du roi de France (voir liste), il conserve ainsi son château.
* A la fin du 14ème siècle, chaque semaine, les habitants subissent des raids des mercenaires venant de l'Aragon.
* En 1390, construction d'une enceinte fortifiée entourant les deux (?) châteaux.
* Au 17ème siècle, le château appartient à la famille d'Arse. Quelques aménagements du château sont réalisés.
* Au 18ème siècle, le château est profondément remanié pour donner plus de confort.
* En 1966, la commune devient propriétaire du château.
* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde du château est créée. Elle participe à la restauration des bâtiments et à la connaissance historique..
* En 2001, le château est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte du château est interdite. Mais peut être qu'un jour.... 

 

Inhabité et pourtant vivant !

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 11 Vers Menu châteaux de l'Aude
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Languedoc : 11 30 34
commenter cet article
4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 06:30
 

  La ville de Thann se situe en Alsace, dans le département du Haut Rhin. Tous les ans, le 30 juin, les habitants font brûler 3 sapins sur la grande place. Quelle est donc l'origine de cette curieuse fête ?

   Cette manifestation est la conséquence d'un curieux évènement au Moyen Age (vous vous en doutiez depuis que nous voyageons ensemble dans mes ruines et mes légendes). La légende se nomme :

 

 

 

Les  3  sapins  de  Thann

 

 

     Au milieu du 12ème siècle vivait en Italie un saint homme nommé : Thiébaut. Il était l'évêque de la ville de Gubbio, province de l'Ombrie. Il était toujours accompagné de son fidèle serviteur.

 Un soir, se sentant mal il lui dit : 

  • + Approche toi, fidèle serviteur,
  • * Me voila monseigneur,
  • + Depuis tant d'année, tu me sers loyalement, il me faut te récompenser.
  • * Mais non, monseigneur, c'est un honneur d'être à vos cotés.
  • + Ecoute au lieu de parler..... Lorsque je disparaîtrai de cette terre.....
  • * Mais ne parl......
  • + Il suffit, écoute moi !
  • * ........
  • + Je veux qu'à ma mort, tu gardes ma bague épiscopale..... Chuttt...  C'est un ordre.

Et, en l'an de grâce 1160, l'évêque Saint Thébaut cessa de respirer.

   Comme promis, son serviteur tenta de récupérer la bague et....... il avait beau forcer, elle ne se retirait pas du doigt de son ancien maître. Il tira....... tira........ tira..... et.......(ho, âmes sensibles, ne lisez pas ce qui suit !) .....  il arracha le pouce droit.
   Surpris, il pensa que c'était sûrement un signe divin. Il enchâssa "bague et doigt" dans son bâton de pèlerin et s'en retourna à pieds chez lui en Lorraine.
    La marche avec ce bâton est un régal
 
  La route était longue de l'Italie vers son village de l'Est de la France.
 
    Un soir de 1161, il arriva à Thann, petit village gardé par un immense château. Fatigué, il décida de dormir à l'orée du bois. Il posa son bâton contre l'un des sapins et s'endormit.
    Le lendemain, il mangea rapidement les miettes de son pain et sans se laver (oui, sales étaient nos ancêtres......de .....Lorraine  hihihi, je me moque, désolé), il décida de repartir. Près du sapin, il s'avança pour saisir son bâton.
   Et....... comme pour la bague, il ne put le récupérer.  Il Tira....... tira........ tira..... et.......... Rien..... Son bâton avait pris racine.
Divin signe était ce ?
    Au même moment le seigneur du château de l'Engelbourg fut attiré par un curieux phénomène en bordure du bois.  Il vit trois lumières au-dessus de ce sapin.
 
 
 
   Signe divin conclure en même temps, sans se concerter nos 2 personnages !
 
 L'un et l'autre promirent de bâtir une chapelle en ce lieu. Comme par miracle, le bâton se détacha immédiatement.
Grâce au chevalier, vous n'avez pas besoin de boire pour admirer mes flammes.
Grâce au chevalier, vous n'avez pas besoin de boire pour admirer mes flammes.
Grâce au chevalier, vous n'avez pas besoin de boire pour admirer mes flammes.

  

  
      Ho, je vois quelques esprits septiques qui doutent de ma légende..... Je vous invite donc à venir le 30 juin dans cette charmante ville Alsacienne. Durant la journée, prenez le temps de visiter les rues, l'église et les ruines du château.
    Sous le lourd soleil, vous étancherez votre soif avec ce vin d'Alsace merveilleux.... et vous verrez le soir, après quelques bouteilles, les 3 sapins luminescents !
<
  Vers menu
Contes
 et
Légendes

<---  clic
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Contes et Légendes
commenter cet article
1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 06:30
 
   Les églises furent parfois utilisées comme un refuge par les habitants des villages. Mais certaines, construites à l'intérieur des bourgs, étaient un élément de défense intégré dans les remparts. Voici un bel exemple dans un bourg de Lorraine.
 


Département :    55  - MEUSE

Le bourg :  
   Situation :  (la voir sur une carte)
      La commune de Hattonchâtel est située à 30km au Sud-Est de Verdun et à 37km au Nord de Commercy, proche de Vigneulles lès Hattonchâtel.

L'église :
        L'extérieur :
La découverte
      Posé sur une colline, il est impossible de ne pas voir ce bourg.

Mais surpris je suis !
L'êtes vous aussi ?

    Je ne suis pas étonné de voir un rempart précédent les maisons, car il était classique dans les périodes d'insécurité de construire un bourg sur un plateau dont la protection était réalisée par les pentes, consolidée par des murs. Les habitations s'appuyant sur les remparts, les murs de fortifiation perdurent avec les siècles et arrivent presque intacts au 21ème.
    Ma surprise est causée par les 2 puissantes constructions survolant les maisons :

* Un château,
* Une église.

  Mais pour le moment, seule le bâtiment religieux fortifié m'intéresse...  (Comme tous les hommes, monocéphale je suis... N'est ce pas mesdames que nous le sommes , et qu'un seul bâtiment à la fois je peux découvrir  ).

L'approche
    Tel un chevalier du Moyen Age, j'escalade la pente pour mieux ressentir la terreur des assaillants des siècles passées et comprendre l'efficacité des défenses. (Pour les moins téméraires , il est possible de continuer avec un destrier jusqu'au parking proche du centre).

Comparaisons
    Dans la Meuse mais aussi en France, je vous ai montré des églises avec une salle de repli (comme à Troussey), des hourds en bois (comme à Dugny sur Meuse), un puissant clocher-donjon (comme à Vertuzey), mais c'est la 1ère fois que je suis en face d'une église dans un rempart.

Les défenses
    Évidemment, le plus impressionnant système de défense est la grosse tour ronde. Arasée, sans créneau, sans mâchicoulis (voir vocabulaire) et avec sa base comblée par plusieurs siècles de gravas; elle est moins imposante qu'au 13ème siècle, mais son fruit et ses archères droites ont dû faire réfléchir et ployer de nombreux assaillants.
     Le "mur-rempart" de l'église comporte aussi les classiques et efficaces archères droites du 13ème siècle.

D'autres défenses ?

   Y a t il d'autres systèmes défensifs comme des hourds (voir église de Pareid) ou des bretèches (voir église de Cheveuge) ?

   Hélas, le clocher reconstruit récemment est très classique et peu prévu pour la défense. En contournant l'église, je vois une tourelle d'escalier (peut être desservait elle une salle supérieure ?) sans indice précis de fonction défensive. Puis, sur l'autre façade, les arcades de l'ancien monastère.
    Le moment de visiter l'intérieur est arrivé !


    L'intérieur :

Quelle chance !

 L'église paroissiale Saint Maur de Verdun est ouverte. Vais je pouvoir me délecter devant les archères et autres systèmes de défense ?  
    L'ambiance est sobre et l'acoustique correspond au classique standard d'une église : En marchant, j'entends le bruit de mes pas.
    Tous mes sens sont au maximum pour tenter de voir un indice de fortification médiévale. Mais hélas, ce ne sont qu'architectures belles certes mais uniquement religieuses qui me sont offertes.   
    Il m'est impossible de voir l'intérieur d'une tour avec archères. Je tente de demander conseil aux saints et autres personnages présents, mais ils ne m'apportent que peu de lumière sur l'architecture secrète de l'église.

     Comme toujours, avec une construction médiévale, mon sourire revient devant le magnifique panorama.


Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 13ème siècle, l'église est entièrement reconstruite à l'extérieur du bourg en s'appuyant sur les remparts de la cité fortifiée.
* En 1845, le clocher est reconstruit.
* En 1908, l'église et le monastère sont classés aux Monuments Historiques.
* Durant la 1ère guerre mondiale, le bourg et l'église subissent d'importants dommages.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre. La découverte des fortifications intérieures est impossible.

 

 

Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux de la Meuse Vers Menu châteaux de la Meuse
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Lorraine : 54 55 57 88
commenter cet article
21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 06:30

 

Département :   66 - PYRENEES ORIENTALES 

 

Le bourg : 

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Le bourg de Salses le Château se situe à 12km au Nord de Perpignan, proche de  la Route Nationale 9 et de l'autoroute A9.

   Coordonnées de la forteresse :

42° 50' 18.798" N 2° 55' 7.493" E
 42.838555  2.918748

 

La forteresse : 

    L'extérieur :

Quelle surprise

    La grande majorité des châteaux forts que je visite se situent sur une colline ou en haut d'un pog. Curieusement, cette fortification d'origine médiévale est dans la plaine, presque au niveau des petits arbres.

Me serais je trompé de site ?

 

1ères Impressions

    Je ne suis pas au bout de mes surprises. Cela commence par un large et profond fossé précédent les murailles et extrêmement consolidé, puis tout en rondeur, un ensemble disparate de défense (échauguette, tour flanque..) entrecoupé de courtines épaisses avec fruit (voir vocabulaire).

     Évidemment de nombreuses tours canonnières talutées renforcent les défenses. L'ensemble parait plus du 16-17ème siècle que médiéval.

 

Forteresse plus que château fort

     A la bases des puissantes tours, des canonnières assuraient la défense dans le fossé par des tirs rasants (certainement très meurtriers).

   Au dessus, dans les angles morts, des bretèches assuraient la défense de la base des courtines. Il fallait être fou pour tenter une attaque.

   Pour comprendre cette forteresse, il faut d'abord :

* Regarder la vue en perspective mise à "ma" disposition  à l'entrée du site,

* Puis admirer la vue satellite grâce à Google Map.
  Le contraste entre les formes rondes à l'extérieur et la rigueur parallélépipédique du centre est impressionnant.

Légende du plan

A -Fossé,
B - Barbacane,
C - Demi Lune,
D - Tour d'artillerie,
E - Donjon,
F - Corps du logis (casernement),
G - Écuries,
H - Chapelle Saint Sébastien,
I - Caponnière,
J - Glacis
K - Salle d'exposition,
L - Prison
M - Salle de garde (coté Nord),
N - Galerie de contre-mine,
O - Boulangerie,
P - Laiterie,
R - Puits.

 

L'entrée
   Évidemment, une telle forteresse ne pouvait pas avoir une entrée classique. Elle commence par une porte avec vestige d'un pont levis accédant à un bastion (peu médiéval), puis continue par une autre porte avec 2 "tours échauguettes".
 

    L'intérieur :

J'entre

La visite de la forteresse étant payante, je ne vais pas tout vous montrer.

     Pour comprendre ma surprise en pénétrant dans la forteresse, il faut regarder ce plan :

 * La forme est d'une symétrie parfaite sur un axe (presque) Est-Ouest --> Axe horizontal sur l'image.

 * Il est facile d'imaginer les évolutions d'aménagement de cette construction de 110m par 85m.

 

La cour

   En passant la porte, le plus impressionnant est la grande cour. Elle me fait penser à une place d'armes pour l'entraînement des soldats. Elle presque intemporelle et pourrait servir de décors à des films situé entre le 16ème et le 20ème siècle.

 

Les salles

   Les salles sont aussi des moments de surprises intemporelles. Certaines, débarrassées des poutres du plafond, montrent des étages de confort très spartiate, en contradiction avec  les salles de repos avec bain et sauna.
   Comme je l'affirmais au début de la visite, cette forteresse met à mal toutes mes certitudes architecturales sur les constructions médiévales .  Mais en lisant l'historique, j'ai toutes mes réponses..... Ouf !

 

C'est fini

   Pour me remettre de mes émotions, je décide de visiter l'autre vestige de Salses à 100m au Nord.
 


Histoire de la forteresse :

* En 1172, Alphonse II d'Aragon hérite du Comté.
* En 1344, Jacques II de Majorque et Comte (voir titre de noblesse) de Roussillon, prend possession du château et des terres de Salses.
* En 1462, Jean II engage le Roussillon au roi de France Louis XI (voir liste des Rois).
* En 1473, le Roussilon est à nouveau Espagnol.
* En 1497, sous la conduite de l'ingénieur Ramirez, début de la construction de la forteresse par des Espagnols.
* Vers 1503, destruction du village dans l'emplacement de la forteresse, puis pavage de la cour et aménagement des écuries pour 300 chevaux.
* En 1503, début d'un siège par l'armée Française commandée par le Maréchal de Rieux.
* En 1504, avec des canons, les Français pilonnent la forteresse et entament un travail de sape. Les espagnols font un harcellement des troupes d'approvisionnement (nourriture et munitions) pour isoler les Français.
* En 1506, la paix est signée. Les Français récupèrent la forteresse de Leucate. Celle de Salses est toujours Espagnole.
* A partir de 1507, les Espagnols améliorent les défenses de la forteresse.
* En 1533, Blasco Nunyez, inspecteur des forteresses du Comté de Catalogne, passe plusieurs commandes pour des flasques et traverses nécessaire à des affûts de canons.
* En 1538, Charles Quint visite Salses (c'est ce que supposent certains historiens).
* En 1542, l'armée Française surveille la forteresse de Salses sans l'attaquer (bien que faisant le siège de Perpignan).
* En 1618, début de la guerre de 30 ans. Les Espagnols soutiennent les Autrichiens, ils sont donc ennemis de la France.
* En 1635, déclaration de guerre entre la France et l'Espagne.
* En 1638, les Espagnols attaquent Leucate mais ne prennent pas a forteresse.
* En 1639, en représailles, les Français attaquent Salses et s'emparent de tous les villages aux alentours.
* En 1642, après plusieurs mois de lutte, les Espagnols se rendent.
*En 1659, le traité des Pyrénées définit la frontière entre la France et l'Espagne. La forteresse n'étant plus frontière, elle est abandonnée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de la forteresse est payante et guidée.

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 66 Vers Menu châteaux des Pyrénées Orientales
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Roussillon : 66
commenter cet article
17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 06:30

 

Département :  26 - DROME

 

Le village  (--> le voir sur une carte)

Ecoutez cette vieille porte nous narrer l'histoire du village.

Situation

    Le bourg de Châteauneuf du Rhône est situé à 11km au Sud de Montélimar en bordure du fleuve : Rhône.

   Coordonnées du bourg :

44° 28' 52.37" N 4° 43' 1.574" E
 44.481214°  4.717104°

 

Curiosité 

   Châteauneuf est du type « village-rue » enserré par 2 collines. Il est fermé aux extrémités par 2 tours-portes quadrangulaire. Sur chacune des collines est construit un château, et des grands remparts entourent l’ensemble.

   L’ancienne route médiévale Est-Ouest est donc barrée par ce village fortifié. Il fallait franchir une  porte fortifiée  pour traverser la gorge.

 

 Le château :

La découverte

A l’entrée du défilé de la rivière Donzère, sur les hauteurs trônent les ruines des 2 châteaux. Ces 2 buttes fortifiées protègent le petit village en fond de vallée.

    Les remparts sont encore bien visibles et impressionnants par leur hauteur. Le chemin de ronde a disparu mais quelques archères sont présentes.

   Des tours carrées imposantes font saillis dans les murs.

 

Que des vestiges

    Hélas, du château principal, il ne reste que des vestiges. Il est possible de distinguer d’épaisses courtines avec des tours rondes aux angles. Depuis le sommet de la butte, la vue est fantastique sur la  vallée du Rhône, et sa surveillance est aisée.

 

 

 Histoire du village et du château :

* En 1198, le "Castrum Novum Montiis Pancerii" est cité. Il appartient en partie aux « Burgondion » ( de Marseille ?).

* Au début du 13ème siècle, un château est cité. Nommé « le rac », il était probablement sur le haut de la colline au sud du village.

* En 1206, le seigneur est vassal des Évêques de Viviers.

* En 1281, il est la possession de l'évêque de Viviers.

* Au 14ème siècle, la commune est dirigée par des consuls.

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. La vue justifie la petite marche en montée. Bien que les murs aient été consolidés, le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable.

 

Quelle vue sur la vallée du rhône !

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 26 Vers Menu châteaux de la Drôme
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 06:30

 

undefined

 

Résumé :

 
    « Quatre-vingt seize châteaux à visiter au fil de la Loire et de ses afflents pour découvrir l'art de vivre d'un territoire à l'imcomparable douceur et les joyaux incontestés de notre patrimoine.
  Organisé chronologiquement, cet ouvrage est un voyage à travers 5 siècles d'histoire et d'architecture  : Moyen Age, Renaissance, Epoque Classique.
  Les altières forteresses  de la guerre de 100 ans, les flamboyants édifices gothiques et les somptueuses demeures de plaisance festonnés de délicats ornements venus d'Italie jaillissent
... »
   
 
 
   
 
Mon avis :
 
L'architecture sur 5 siècles !
 
   Je vois dans vos yeux une interrogation : "Le chevalier va t il changer le titre de son blog soit disant médiéval ?"

    Je vous comprends. La vallée de la Loire est connue pour ses magnifiques châteaux Renaissance et ce livre est en contradiction avec mon thème. ET bien.... vous avez raison mes merveilleux lecteurs  (vil flatteur je suis  ) et aussi tort. Il y a dans cette région de magnifique châteaux médiévaux et un tiers du livre  les montre, les détaille.

   Les châteaux sont documentés sur 4 à 6 pages avec de belles photos, et surtout l'histoire de ce monument est retracée dans son contexte historique (certes résumé) avec les portraits des personnages marquants.
  Le moyen âge n'est pas oublié. T
rente châteaux construits avant 1491 sont magnifiquement montrés et détaillés.

   Les livres sur les châteaux de la Loire sont nombreux, du petit fascicule au dictionnaire détaillé, mais j'ai apprécié l'approche simple et pourtant détaillée de ces chef d'oeuvres.
   Un glossaire des termes architecturaux est joint à la fin du livre avec souvent un croquis ou une image.

   Je ne suis pas un fanatique de cette édition "Grand Public", pourtant je ne regrette pas cet achat au cour d'une brocante à Annecy. Imaginez :
  • * Saumur, Loches, Sully, Angers, Montsoreau,
  • * puis Langeais, Le Plessis Bourré,
  • * puis Amboise, Blois, Chambord,
  • * puis Chenonceau, Cheverny...
 
Hummm, comme ces noms sentent bon !

 

   Vous ai je fait rêver ?...... Alors, n'hésitez plus..... Venez avec moi.... Et si vous êtes une princesse, je vous prête le livre contre une bise sur le nez (profiteur je suis   ).
 

anti_bug_fck

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans LIVRES sur l'époque médiévale
commenter cet article
15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 06:30
La rubrique CINEMA regroupe les films ayant pour thème Le Moyen Age ou ayant comme cadre (même partiellement) un château médiéval.



  Affiche du film Robin des Bois
Année 2010
Réalisateur Ridley Scott

 

  Acteurs   Rôles
Russel Crowe
Robin Longstride
Cate Blanchett
Marianne Loxley
Max von Sydow Sire Walter Loxle

William Hurt

William Marshal
Mark Strong Godefroy
Oscar Isaac Le prince Jean
Danny Huston Richard Coeur de Lion
Eileen Atkins Aliénor d'Aquitaine


 
 
 Présentation du film
 
    «  Après sa croisade en Terres Saintes, puis son long emprissonnement, Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre, livre quelques batailles en France avant de retourner à Londres. Durant un combat au château de Chalus, Richard est blessé puis succombe.

   Robin, un simple archer au service du roi, traverse la Mancheet se rend à Nottingham. Mais la ville souffre de la corruption de son  despotique shérif et d' étouffantes taxes.

    Dans l'Angleterre du 13ème siècle, affaiblie par des années de guerre, puis rendue vulnérable par des décrets royaux levant un lourd impôt, Robin et ses compagnons d'arme tente de redonner vie aux terres des Loxley. Le charisme de Robin Longstride, devenu Robin de Loxley, lui fait prendre la tête d'une ....... »

 
 Bande annonce

       -->  La bande annonce du film est ici.

 

 
  Ce que j'en pense
 

Je ne veux pas critiquer un film montrant mon époque !
Non, non n'insistez pas !

Puisque vous me le demandez, je tente.   


  Les plus :

  • * Évidemment c'est un Ridley Scott donc un film à grand spectacle (bien que ce ne soit pas son meilleur).
  • * Évidemment, il y a des châteaux magnifiques du 13ème siècle (wahoooo) et des ruines encore plus belles.
  • * Évidemment, les combats sont grandioses et correspondent à mes petites connaissance des attaques médiévales.
  • * Évidemment, les armes sont d'époque, avec des maniements trop parfaits peut être mais le rêve est là.
  • * Évidemment, les archers Anglais (dont l'efficacité a fait perdre aux Rois de France de nombreuses batailles) sont présents, leurs arcs très puissants et leurs flèches fendent le ciel qui devient noir.
  • * Évidemment, les défenses castrales sont montrées avec justesse (maintenant vous comprendrez mieux mes description des ruines).
  • * Évidemment, le héros est musclé, beau (moins que moi bien sur), courageux et désintéressé (quoique !).
  • * Évidemment, Lady Marianne est comme je l'imagine... hummmm
  • * Évidemment, les costumes et vêtements ressemblent à ceux du 13ème siècle (Oubliés les collants verts de Errol Flynn qui me faisaient bien rire).

 

  Les moins :

  • - Par instant, je croyais revoir des passages de Gladiators. Russel Crowe a les mêmes regards, les mêmes mimiques, les mêmes posture dans les combats (et pourtant 1000 ans séparent ses 2 époques de films).
  • - Par instant, le scénario a des pirouettes non logiques pour amener notre Robin dans un lieu ou à rencontrer d'autres personnages.
  • - Par instant (trop peut être) la psychologie des personnages "secondaires" est primaire.
  • - Par instant, des langueurs de scénario font tomber l'intrigue.
  • - Par instant,un combat trop long ramène ce film dans les banalités des film pour ados.
  • - Surprenant : Voir un simple archer prendre la parole devant les Grands Barons (voir Titres de Noblesse) du nord.
  • - Surprenant : Le débarquement sur la plage ressemblant au film : Le soldat Ryan.
  • - Surprenant : La notion élastique du temps. En une minute, les chevaliers partant du Nord de l'Angleterre arrivent sur la plage du Sud en même temps que les armées du Roi de France, alors que les bâteaux n'avaient que 40km à faire. Les curiosités sont nombreuses dans le scénario.

 

  Bilan :

     Ce Robin des bois est (agréablement) surprenant par le scénario, le film s'écarte de la légende originale. Enfin un Robin non calqué aux standards du héros au grand coeur, volant aux riches pour donner aux pauvres.

    L'archer n'est pas le fils d'un noble chassé par le terrible Roi Jean. L'action se situe avant que notre héros devienne Robin des bois. La psychologie du personnage se construit (grâce une curiosité du scénario qui lui fait retrouver la mémoire).

   La belle Lady Marianne n'est pas une "cruche" bêtement amoureuse et une simple femme "au foyer". Cate Blanchett a une présence qui illumine le film.

   J'ai passé 2 heures de plaisir (bien qu'il y ait quelque lenteurs) et je vous recommande ce film. Mais c'est loin d'être un chef d'oeuvre dont on reparlera dans 5 ans.



Où est le Moyen Age ?

       Partout !

  Dans le scénario bien sur, dans les costumes, les armes, les décors intérieurs, l'église, les villages, les châteaux, etc...

      Chaque seconde du film est un retour de 700 ans dans notre passé.

  Vers menu
cinéma
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Films : Châteaux forts et Moyen Age
commenter cet article
14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 06:30
 

Pays :

 ITALIE  
 

Région :

 POUILLES  
 
Province :
 FOGGIA  



Au bout de l'allée, c'est le retour vers le passéLe bourg

  Situation :  (le voir sur une carte)

      Le village de Bovino est situé à 40km au Sud-Sud-Ouest de Foggia et à 60km à l'Ouest de Barletta et à 30km au Nord-Est de Ariano Irpino. 

    Coordonnées du château :

41° 15' 5.224" N 15° 20' 20.306" E
 41.251451°  15.338974°

 

Le château :

    L'extérieur:

1ère impression

       Dans ce village aux ruelles en pente il faut monter, monter, monter au sommet de la colline pour découvrir le château. Et surpris je suis !

   Je m'attendais à une ruine ou une forteresse, et c'est presque une maison bourgeoise que je contemple au bout d'une allée très bien empierrée.

 

2ème impression

     La brochure m'ayant fait venir en ce lieu ne peut pas avoir menti, il doit y avoir quelques traces médiévales. Et c'est avec mon oeil de castellologue-amateur si habitué à trouver un indice que j'observe cette trop moderne construction.

   Soudain, je distingue plusieurs milliers d'indices (heu... souvent exubérant je suis devant une fortification.. L'avez vous remarqué  ? ).

 

La tour ronde

    Elle semble posée sur le rocher, et même avoir poussé comme une fleur dans ce rocher (toujours exubérant !  ). A sa base il y a plusieurs contreforts pyramidaux. Rarissime cela est !... (même si cela ne l'est pas, mon exubérance l'affirme  ). Le temps et les hommes l'ont arasée partiellement et point de créneau (voir vocabulaire) il y a.

    La consolidation récente ne montre que des pierres pauvrement taillées et avec des joints très (trop) importants. L'archère avec petite bouche à feu ne me semble pas d'origine mais elle personnalise cette ancienne tour.

 

Le logis 

Comme il est curieux.

  Le logis possède une palette architecturale très diversifiée et "contradictoire" :

 1 - Sa hauteur est trop faible pour un bâtiment fortifié,
 2 - Et pourtant il comporte une porte surélevée,
 3 - Cette ouverture est  trop basse pour une vraie défense anti-intrusion ,
 4 - Une bretèche défend l'attaque au pied du logis,
 5 - Mais en dessous il n'y a pas de porte  ,
 6 - Des archères droites sont alignés sur la terrasse de droite,
 7 - Mais disparaissent soudainement (comme si l'attaquant n'avait pas eu l'intelligence d'aller à gauche ),
 8 - ....

 

  Vous avez compris que tout ne me semble être que "décors" (ou reconstructions rapides).

 

Un logis moderne

    Comme ce bâtiment est un logis, il dispose de confort. Les fenêtres sont un élément important, amenant la lumière, conservant la chaleur en hiver, et empêchant les mouches en été.
    Celles du château de Bovino sont aussi un compromis architectural de plusieurs époques.

    L'intérieur:
   Ma brochure indique que le château est visitable, mais il n'y a aucun panneau d'horaire ni de coût. Quelque peu déçu, je  m'en retourne vers mon destrier quand mon sourire revient en découvrant l'une des richesses des constructions médiévales : Le panorama magnifique.

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, une fortification est construite sur la colline.
* A la fin du 11ème siècle, début de la construction d'un "château fort" (peut être sur l'iniative de Drogone le Normand ?).
* Au début du 12ème siècle, un premier château existe.
* Au 13ème siècle, Frédéric II le Souabe améliore la fortification.
* Au 14ème siècle, son fil Manfred aménage les fortifications du château.
* A partir de 1575, le château perd ses fortifications au profit d'un confort. Il devient l'une des résidences des Ducs (voir titre de noblesse) de Guevara.
* A la fin du 19ème siècle, les Ducs habitent encore le château résidentiel.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre. La visite de l'intérieur serait possible, mais je n'ai aucune information.

 

  Cliquez pour retrouver le menu des Châteaux en Italie
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Italie médiévale
commenter cet article
13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 06:30

 

Département :   81 - TARN

 

Le bourg :

  Situation  (--> le voir sur la carte)

    Le petit bourg de Combefa se situe à 20km au Nord d'Albi et à 7km à l'Est de Carmaux.

    Coordonnées du château :

44° 3' 11.657" N 2° 5' 19.838" E
 44.053238°  2.088844°

 

Le château :

    L'extérieur :

La découverte

   Au milieu de la "verdoyante verdure verte"  (bien sur) une tour ronde nargue le promeneur. Hélas, un fil dressé en travers du chemin me fait comprendre que ce terrain est une propriété privée que je vais respecter.

 

La tour

    Comme je le supposais elle n'est pas entière avec des ouvertures (porte et fenêtre) bouchées, et surtout a été consolidée "grossièrement". La tour est constituée de pierres correctement taillée mais curieusement de dimensions différentes.  
Est ce dû à des reconstructions rapides durant les escarmouches de la guerre de 100 ans ?
 
Remparts et bâtiments
   Au milieu des arbres, il est possible de voir au loin des tours rondes dont la fonction m'échappe. Peut être faisaient elles partie du rempart ?
             Cette ruine est un vraie jeu de piste
  En fouillant à travers la végétation, je distingue un mur très consolidé avec des fentes verticales trop petites pour des archères. Sont ce des fentes de tir pour armes à feu ?
Que d'énigmes dans cette ruine inaccessible !

 

 

Histoire du château :

* Vers 1270, Monseigneur Combret, l'évêque d'Albi, fait construire un château fortifié. C'est la résidence de compagne des évêques.
*  Au 14ème siècle, les Anglais menacent la région. L'évêque Hugues d'Albert confie le commandement de Combefa à Elie des Monts.
* En 1434, Le roi de France Charles VII (voir liste des rois) envoient des troupes pour assiéger le château et chasser les Anglais.
* A la fin du 15ème siècle, le château est remanié.
* A partir de 1490, Louis 1er d'Amboise, évêque d'Albi passe commande d'un statuaire pour l'autel de la nouvelle chapelle du château épiscopal de Combefa. Cet ensemble de 25 sculptures polychromes "unique au monde" superpose trois épisodes de la vie du Christ : Crucifixion, Déploration, Mise au tombeau.
* Au début du 18ème siècle, les évêques délaissent le vieux château de Combefa et préfèrent le luxe et le confort du Petit Lude à Albi.
* En 1761, une ordonnance Royale autorise les évêques à ne plus entretenir cette forteresse. Cet acte sonne le glas du château.
* En 1769, le château est en ruine.
* En 1774, les statuts de la mise au tombeau sont enlevés.
* En 1787, sous l'impulsion de monseigneur Bernis, évêque d'Albi, le château est dépouillé de ses pierres. Elles serviront pour le nombreux bâtiments et monuments dont les quais de Choiseul à Albi.
* Au 21ème siècle, la découverte depuis le sentier est possible. La propriété est privée et non visitable.

 

Fleurie est cette vieille fortification médiévale

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du Tarn Vers Menu châteaux du Tarn
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux du Comté de Toulouse : 31 81
commenter cet article
12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 06:30

 

Département :  67- BAS RHIN

 

Le bourg : Une tour qui se mire dans l'eau, un repos bien mérité après les massacres

      Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Le village de Dachstein est situé à 11km au Nord-Ouest de Lingolsheim et à 10km au Nord-Est de Molsheim.

      Coordonnées du bourg :

48° 33' 39'' Nord 7° 31' 56'' Est 
 48.5608°  7.53222°

 

Les fortifications :

     En Alsace, il y a tellement de ruines magnifiques à découvrir en haut des collines que vous vous demandez :

" Pourquoi le chevalier nous montre-t-il une fortification peu connue ? ".

 

  Et j'oserais vous répondre :

1 - D'abord parce qu'elle est peu connue et l'un des buts de ce blog est de montrer des lieux oubliés.

2 - Et puis, je suis un Chevalier des Montagnes. Les fortifications de plaines sont une belle cerise sur mon gâteau fortifié.

 

  L'extérieur :

La découverte

      En arrivant sur le site, je suis en admiration devant une tour se regardant dans les douves : "Miroir, joli miroir, suis je encore belle ?" semble t elle dire.
   Le spectacle est bucolique avec cette maison bourgeoise dans la verdure. Je me laisserai presque attendrir.

Mais je reprends ma chasse aux détails médiévaux.


Rapide analyse

    La tour du rempart possède des bouches à feu (voir vocabulaire) du 15ème siècle. Sa consoeur plus haute et plus frêle a des fentes de tir postérieures.

  Ce bourg fortifié comporte évidemment une porte fortifiée. Avec les reconstructions et l'élargissement pour le passage des camions et voitures, il m'est difficile de la dater avec précision, mais fin 15ème me semble une bonne approche.

 

  L'intérieur :

       Les fortifications ne sont pas visitables. La découverte des ruelles est agréable. Je vous abandonne ici.

 

 

Histoire du château :

* Au néolithique, des hommes vivent en ce lieu.
* Au début du moyen âge, une première fortification  existe certainement. Le site formant une grande île enserrée par les bras de la rivière Bruche est propice à un système défensif habitable. Les évêques de Strasbourg sont propriétaires des terres et de la fortification.
* En 1262, le bourg est pillé et incendié après la bataille de Hausbergen. 
* A la fin du 16ème siècle , Jean de Manderscheid aménage les fortifications de Dachstein.
* En 1592, le bourg est pris lors de la guerre des évêques.
*  Au début du 17ème siècle, Dachstein est attaqué puis occupé par les Suédois.
* Quelques temps après, les troupes impériales occupent le site.
* En 1663, le bourg passe sous le contrôle de la France. 
* En 1675, après un long siège, le maréchal Turenne laisse les Français piller Dachstein.
* En 1718, le Cardinal de Rohan-Soubise donne le petit bourg de Dachstein au bailli François Antoine Herrenberger.
* Au 21ème siècle, la découverte du bourg est libre et gratuite. La plupart des bâtiments sont privés et leur intérieur non visitable .

Un château plus moderne est encadré par les vieux remparts

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 67 Vers Menu châteaux du Bas Rhin
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Alsace : 67 68
commenter cet article