Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 07:30

 

Département  40 - LANDES

Le village :

Cela ressemble à une simple église Romane   Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le village d'Eyres-Moncube est situé à 15km au Sud de Mont de Marsan, à 25km à l'Ouest de Aire sur Adour et à 5km au Sud-Est du bourg fortifié de Saint Sever.

  Coordonnées du bourg :

43° 43′ 15″ N 0° 32′ 55″ W
 43.720833°  -0.548611°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    Posée à coté de la route départementale, l'église n'attire pas l'oeil des automobilistes pressés. Mais un Chevalier Dauphinois sur un vieux destrier se doit d'honorer (par un arrêt) cette construction médiévale.

Mais est elle fortifiée ?

 

L'enquête commence

    Le chevet semi-circulaire rappelle les constructions de style Roman. De fins contreforts droits s'intercalent entre les hautes fenêtres. Un collatéral ainsi qu'une sacristie (?) ajoutés il y a peu de siècles défigurent un peu l'oeuvre originale.

  Mais je ne suis pas venu en ce lieu pour faire du tourisme mais pour trouver des preuves de fortification sur cette massive église.

 

J'ai des doutes

    Le bâtiment parallélépipédique accolé à l'église coté route possèdes de puissants contreforts dont je ne m'explique pas l'utilité. Mais cela ne constitue pas un indice de défense.

   Je contourne donc l'église et j'ai mon nez de castellologue qui me chatouille.

Voyez vous cette beauté ?

 

Le clocher-tour

   Je suis fasciné par la puissance de cette tour. Et même si les contreforts à larmier ne me semblent d'aucune utilité tant l'assise est importante, je sens que les architectes médiévaux ont construit cette beauté pour résister au temps et aux assaillants.

   En regardant l'autre face, j'ai l'impression d'avoir déjà vu ce style d'architecture dans les Landes.

Vous en souvenez vous ?....  C'était à Vicq d'Auribat

    Certes il y a quelques différences, car cette tour ne comporte plus de crénelage, les rares archères sont bouchées et les ouvertures de tir ont été remplacées par des fenêtres à meneau ou rectangulaire. Il me semble distinguer une porte en hauteur.

Desservait elle un chemin de ronde en encorbellement ?

  C'est le moment d'entrer dans la tour par le porche.

 

    L'intérieur :

       Hélas, l'escalier montant dans la tour est interdit au public (pourtant point public je suis   ).

  Je me console en découvrant la nef de l'église. L'ensemble est trop refait et a perdu un peu d'âme médiévale, même si les peintures en tromple l'oeil en donnent l'illusion. Mais le rêve est toujours présent en levant la tête.

 

 
Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Au 15ème siècle, fortification de l'église par l'ajout d'une imposante tour.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Barthélemy) est libre et gratuite depuis la route et la petite place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Lumineux est cet intéreur !

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux des Landes
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Guyenne : 33 40
commenter cet article
6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 07:03

 

Département 80 - SOMME

  Pourquoi le château se cache-t-il de moi ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Eaucourt sur Somme est située à 80km au Sud-Ouest d'Arras, à 40km au Nord-Ouest d'Amiens et à 5km au Sud-Est d'Abbeville.

     Coordonnées du château :

50° 3' 41" N 1° 52' 56" E
 50.061419923°  1.882374287°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Lentement, mon destrier avance vers la taverne du soir à une lieue de là.

* Comme moi, il est épuisé par 8 jours de découverte dans cette région bien loin de mon Dauphiné.

* Soudain, ses oreilles se dressent, puis il stoppe.

* Je relève la visière de mon heaume pour regarder dans sa direction.

* A travers les vertes branches, il me semble voir une grise construction.

Serait ce le château d'Eaucourt ?

 Mon Graal est au bout du chemin

L'approche

* Je descends de mon valeureux destrier aux instincts de castellologue sans égal.

* Dans un écrin de verdure, les premiers vestiges du château s'offrent à mes yeux ébahis.

* Je cherche le sentier pour m'approcher de cette beauté médiévale.

* Avec douceur, pour ne point effrayer cette beauté, je m'avance.

 

Rapide analyse

* Le châtelet d'entrée est "un peu" abîmé.

* Sur la gauche, il possède une puissante tour ronde.

* Elle est partiellement arasée m'empêchant d'imaginer ses mâchicoulis (voir vocabulaire) et son crénelage.

* Elle possède de belles pierres taillées avec des joints très fins.

* Je suis surpris que les systèmes de tir soient de simples archères droites.

 

Meurtri et pourtant fier d'être debout !

L'autre coté

* Mon regard se détache de l'imposante tour à gauche pour analyser la tour de droite.

* Même si elle est plus haute que sa consoeur, le temps et les hommes ont eu raison de ses rondeurs.

* Ne rêver point mesdames, je ne vous montre pas une méthode d'amincissement, mais une conséquence de l'utilisation du portail comme carrière de pierres (certainement au 19ème siècle).

* Au fond, je vois le fantôme du rempart.

 

L'entrée

* La largeur de l'entrée m'informe qu'il n'y avait qu'un seul double vantail pour carrosse (point de porte piétonne).

* L'architecture me fait imaginer la présence d'un pont levis. Un pont fixe en bois permet le passage.

* Mon imaginaire si développé croit voir les restes des fentes pour les flèches du pont, l'emplacement d'une herse.....

 

        L'intérieur :
  Hélas, je n'ai pas le droit d'entrer. En ce jour, il y a une initiation pédagogique pour les enfants. La présence d'un Chevalier Dauphinois n'est pas prévue.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle (à vérifier), construction d'un château fortifié.

* Durant le second quart du 14ème siècle, les troupes du Roi d'Angleterre Edouard III attaquent le château, mais ne le prennent pas.

* En 1346, après la défaite Française à Crécy, les Anglais annexent une partie du Royaume de France. Eaucourt devient donc Anglais.

* En 1358 (à vérifier), pour éviter que les Anglais occupent le château, les Abbevillois démolissent le site fortifié.

* Avant le fin du troisième quart du 14ème siècle, le château est reconstruit.

* Durant la fin du 14ème siècle, puis le début du 15ème siècle, le château est l'enjeu de nombreuses batailles entre armées Anglaises, Françaises et Bourguignonnes.

* En 1421, à la tête d'une armée de Dauphinois, Jacques II d'Harcourt attaque et s'empare du château pour le compte du Roi de France (voir liste).

* En 1589, durant les Guerres de Religion, le château est l'enjeu de batailles entre les Protestants et les troupes Catholiques du Roi de France. Il semblerait qu'après ce conflit, le château soit démantelé (à vérifier).

* En 1926, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde est créée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et du châtelet est libre et gratuite en respectant les panneaux d'interdiction. Durant les animations estivales, la visite du site est payante. Renseignez vous sur les horaires et jours.

 

Au revoir énigmatique château Samarien

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 80

Vers Menu châteaux de la Somme

Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Picardie : 02 60 80
commenter cet article
4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 07:02

 

Département 30 - GARD

  Après tant de heurts, la tour donne l'heure

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bagnols sur Cèze est située à 45km à l'Est d'Alès, à 16km Ouest-Nord-Ouest d'Orange et à 10km au Sud de Pont Saint Esprit.

     Coordonnées de la tour :

44° 9' 44" N 4° 37' 8" E
 44.16242548625°  4.619053602219°

 

La tour : 

        L'extérieur :

La découverte

* Ce bourg est un vrai plaisir pour un touriste car il offre tous les plaisirs que l'on demande durant ses vacances.

* De plus, grâce au circuit de découverte du bourg et ses panneaux didactiques, la flânerie est intelligente et variée.

* Mais étant un castellologue amateur (en plus d'être Chevalier Dauphinois), je me précipite sur la place du château pour m'engouffrer dans la rue de l'horloge.

Est ce pour connaître l'heure ?

* Que nenni, c'est pour découvrir l'un des rares vestiges des fortifications médiévales.

 Latrines ou bretèche ?

L'analyse 

* Même si le sommet a perdu son crénelage, il ne fait aucun doute que cette tour fut défensive.

* Sur une paroi, des archères droites sont visibles.

* Une autre face possède une construction en encorbellement.

Devinez vous sa fonction ?

* Ceci n'est point une question très difficile, il suffit de regarder en dessous.

Avez vous la réponse ?

* Puisqu'il y a une porte (certes bouchée) en dessous, le système posé sur 3 consoles est : Une bretèche.

 

        L'intérieur :

* La tour n'est point ouverte à la visite.

 

Le château :

* Le bâtiment n'existe plus.

* Mais son souvenir est gravé par les reconstitutions et son plan général.

 

 

Histoire du bourg :

* A la fin du 12ème siècle, les connétables de Sabran font édifier un château fort.

* Au début du 14ème siècle, le Roi de France (voir liste), Philippe le Bel, fait construire une puissante tour à l'image de celle de Villeneuve Lès Avignon. Le but est d'affirmer la présence Royale en face du Comtat Venaissin. Cela explique la présence des 3 fleurs de Lys dans le blason du bourg.

* En 1511, le Marquis (voir titre de noblesse) de Canilhac vend la tour fortifiée à la commune. Elle devient l'hôtel Consulaire.

* En 1630, Henri II, Duc de Montmorency et seigneur de Bagnols, se rebelle contre le Roi de France (voir liste) Louis XIII.

* En 1632, le Duc est décapité.

* En 1633, en représailles, le Roi fait détruire le château.

* En 1891, suite à l'expansion de la Poste et pour éviter les confusions de nom, le ville se dote de l'extension : Sur Cèze.

* En 1939, la tour est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Il est l'heure... de mon départ vers d'autres aventures !

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 30

Vers Menu châteaux du Gard

Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Languedoc : 11 30 34
commenter cet article
2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgEst ce un mirage ou un rêve éveillé ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le regroupement des 2 petits villages se nommant Saint Just et Le Bézu se situe à 10km à l'Est de Quillan (voir son château), à 6km l'Ouest de Bugarach (voir son château) et à 9km au Sud de Cuiza.

    Coordonnées du château :

42° 52' 51.323" N 2° 18' 20.527" E
 42.880923°  2.305702°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Je le vois

   A 2km au Sud-Est de Le Bézu, au bout d'une crête, un rocher sans arbre attire mon regard. Je viens de trouver le rocher portant la ruine du château de Le Bézu, parfois nommé Albedun.

 

1ère analyse

    Avec mon oeil d'aigle de castellologue-amateur je tente de mieux le voir, mais il est loin. Alors, tel Terminator, je chausse des binoculaires à rayon de lumière. Je vois une paroi abrupte sans chemin.

   Je tente un autre réglage, mais aucun chemin apparaît et la ruine sait se cacher. Même en saturant les couleurs, les broussailles sont denses et un sentier n'est point visible.

La raison est simple : Les sentier est sur l'autre face (coté Nord-Ouest).

 

Je suis ensorcelé

     La fée surveillant ce château ayant peut être été vexée (haaa, les femmes !) par mes méthodes d'espionnage peu cavalières, un "rayon magnétique" endommage mes appareils électroniques. Je n'ai plus de binoculaire, ni d'appareil photos numériques. Je vais donc marcher à travers les ronces et les épineux sans gps et surtout ne faire que des diapositives avec mon vieil appareil argentique.

Ce que j'ignorais, c'est que cet ensorcellement continuera durant de nombreuses années. Au point qu'au développement, la FNAC a perdu l'une de mes pellicules (une des 2 de Bézu bien sur) puis plus tard un dégât des eaux défigura les rares diapositives de l'intérieur du château. Seules mes notes ont survécues

Incroyable n'est il pas ?

 

     L'intérieur :

Plan du château fort de Le Bézut - Aude

Le plan

    N'ayant plus d'images à montrer, je vous propose la lecture du plan réalisé par M° Quehen :

   1 - Donjon médiéval.

   2 - Plateau (est ce l'équivalent de la basse cour ou des communs ?).

   3 - Archère : Cette ouverture droite à faible ébrasement (voir vocabulaire) est implantée dans un mur de 0.70m d'épaisseur.

   4a - Emplacement théorique d'une porte.

   4b - Emplacement théorique d'une porte.

   5 - Porte d'accès du château.

   6 - Citerne.

   7 -Tour de défense coté Est.

   8 - Est ce une tour de défense Ouest ou les vestiges d'un premier château ?

 

Analyse rapide

      La disparité de taille des pierres et les dimensions des blocs peut s'expliquer par des aménagements durant les siècles.

   Certains castellologues et historiens en architecture pensent que ce château est un exemple unique de construction à 4 étages défensifs. D'habitude au Moyen Âge, un château n'en possèdait que 3 :

     1 - Le donjon,

     2 - La chemise du donjon,

     3 - Le rempart avancé.

 

Curiosité

    Très souvent (pour ne pas écrire toujours) un village se blottit aux pieds des remparts. Il n'y a que les châteaux de garde, à la superficie minimale, qui échappent à cette logique. Hors, le village de Le Bézu est à 2 km.

  Un historien pense qu'un premier village a dû s'établir dans la pente, mais après la destruction du château, les villageois sont partis plus bas dans la plaine, proche de l'eau. 

 

 

Histoire du château :

* En 1067, une famille nommée Albedun apparaît dans un texte.
* En 1112, Petrus de Albedun est le témoin d'un accord entre Roger II Comte (voir titre de noblesse) de Foix et Bernard Aton Vicomte de Carcassonne.
* En 1209, début de la terrible croisade des Albigeois.
* En 1210, après une bataille héroïque, capitulation du seigneur de Termes devant l'armée du roi de France (voir liste des rois) commandée par Simon de Montfort. Cet acte entraînera la capitulation de nombreux "châteaux Cathares", dont Le Bézu.
* En 1231, Pierre de Voisin, compagnon de Simon de Montfort, possède entre autre le château et foret d'Albedun
* En 1255, B. Sermon (seigneur d'Albedun ?) profite de l'absence de Olivier de Terme (parti aux Croisades en Terre Sainte) pour attaquer son château.
* En 1579, durant les guerres de religion, une fortification nommée "Le Behut" est citée dans un texte.
* A la fin du 16ème siècle, les Espagnols font de nombreuses incursions pour piller et détruire villes, villages et châteaux. Le Bézu n'est pas épargné.
* En 1594, un texte affirme que le château au bout d'un éperon rocheux est en ruine.
* En 1815, la carte de Cassini  montre une ruine de château au lieu dit : Rousse.
* Au milieu du 20ème siècle, les cartes IGN nomment curieusement ce site : Château des Templiers. Il n'y a dans les textes aucune trace de l'ordre du Temple en ce lieu.
  Ce nom est il du :

- A la présence très proche de Renne le Château et de son mystère ?

- Aux chercheurs de trésors (butin souvent imaginaire) ?

- A la présence en contrebas d'une bergerie nommé Tiplié... dont le nom fut déformé ?

     Un de mes visiteurs affirme (et je le soutiens) que cette construction se nomme : Château de Triplié.

* Au début du 21ème siècle, après une randonnée difficile, la découverte de la ruine est libre et gratuite.

 

Note :

   C'est la 2ème fois que je prends à défaut l'IGN, pourtant aux travaux et réalisations de grande qualité. La 1ère était dans l'Aude sur le Castel d'Ase.

Sont ce les tragédies Cathares et les multiples légendes qui troublent le sérieux de cet organisme ? 

 

Même en utilisant mon oeil d'aigle, le château est loin

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 11 Vers Menu châteaux de l'Aude
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Languedoc : 11 30 34
commenter cet article
30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 07:50

 

Département 24 - DORDOGNE

 Le rempart médiéval repoussent encore l'attaque de la végétation

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Domme est située à 70km au Sud-Est de Périgueux, à 50km au Nord-Ouest de Cahors et 10km au Sud de Sarlat La Canédat.

   Coordonnées de la bastide :

44° 48' 6" N 1° 12' 59" E
 44.8017943°  1.2164802°

 

 

La bastide :

     L'extérieur :

La découverte

     Ceux qui me suivent depuis quelques années savent que je ne décris pas (ni ne visite) classiquement un château fort ou une église fortifiée.

Voulez vous manger des choux à la mode de chez nous ?Qu'y puis je ?

 

    C'est la "faute" de mon destrier qui me pose là où il souhaite. C'est donc par la découverte d'un jardin médiéval que commence ma narration de la médiatique bastide fortifiée de Domme.

 

La symbolique du jardin médiéval

   Même si les systèmes défensifs sont le but de ma visite à Domme (et la mission de ce blog), je me dois de comprendre (et de vous informer sur) le jardin médiéval.

* Le jardin au Moyen Âge comporte 3 types de plants :

   - Les plantes médicinales,

   - Les légumes,

   - Les fleurs d'ornement.

* Le jardin est généralement décomposé en 4 parties.

* Ce carré représenterait :

   - Les 4 éléments (l'eau, la terre, le feu et le vent),

   - Ou les 4 saisons (été, automne, hiver, printemps).

* Chaque carré est délimité par des branches tressées ou entrelacées,

* Au centre de la croix, un puits ou une citerne est souvent aménagé.

* Un verger entoure parfois l'ensemble.

* Le jardin médiéval est parfois délimité par une fascine.Sont ce des latrines ?

  Evidemment, un jardin seigneurial est différent de celui d'une abbaye ou des paysans.

 

 

Le rempart et ses latrines

* Le temps, l'histoire mouvementée et le manque d'entretien par les hommes ont quelque peu marqué le rempart.

* Même s'il manque le crénelage et les mâchicoulis (voir vocabulaire) le rempart est impressionnant.

* Avec un peu d'attention, il est possible de voir des archères cruciformes.

* Soudain, la ligne de rempart est brisée par une porte.

 

 

Porte de la Coumbo

* Le première passage se nomme : Porte de la Combe.

* Elle permettait aux habitants de descendre chercher de l'eau aux nombreuses fontaines à l'extérieur de la cité. La plus connue se nomme : La fontaine de Giran.

* Cette porte ne semble point infranchissable par une troupe armée, mais il faut l'imaginer avec un puissant hourdage défensif et un crénelage avec fentes de tir.

* L'escalier à l'intérieur, accédant au chemin de ronde, donne l'échelle de la hauteur du mur originel.

 

 La porte Del Bos a gardé sa splendeur médiévale

Porte Del Bos

* Son nom signifie : Porte du bois.

* Certains historiens imaginent que c'est par cette porte que les habitants sortaient pour aller chercher du bois de construction ou de chauffage.

* Sa construction date du 14ème siècle.

* En partie supérieure, des consoles sont les vestiges d'une bretèche.

* Au dessus, le fantôme de la salle de garde et de manutention de la herse.

* De chaque coté, des archères cruciformes assurent la défense.

* Dans l'archère à niche, le guetteur pouvait s'asseoir confortablement sur les coussièges.

 

 

 Le porte des Tours est la plus impressionante des 3

Porte des tours

* C'est la plus majestueuse des trois.

* L'ensemble est encadré par des latrines en encorbellement formant bretèche.

* Cette entrée est défendue par 2 imposantes tours à bossage.

* La partie supérieure des tours ne possède que des pierres lisses et parfois pauvrement taillées. Ceci est du à la reconstruction au 19ème siècle.

* Plusieurs archères cruciformes défendent l'entrée.

* Au centre, les corbeaux forment les vestiges d'une bretèche.

* Depuis la salle des gardes au dessus, une herse (dont seules les encoches sont visibles) pouvait être manoeuvrée.

 

    L'intérieur :

Le Chevalier laisse la place au touriste

* Il est bon parfois d'ôter son armure de Chevalier Castellologue Amateur pour revêtir un chapeau de paille et des sandalettes.

* C'est dans cet esprit que j'aborde la découverte des magnifiques maisons et les halles de cette bastide.

 

 

 

La prison (dans les tours de la porte)

* Une prison n'est pas un endroit fascinant excepté quand :

- Elle a "hébergé" un personnage célèbre (Le marquis de Sade à Miolans),

- Elle porte la signature d'un visiteur (Lord Byron au château de Chillon),

- Elle garde les gravures faites par les Templiers.

 

 

Que faut il voir dans ces gravures ?

* N'attendez pas de moi de vous faire une interprétation des gravures.

* Certains férus d'ésotérisme voient des prédictions.

* D'autres fanatiques des secrets imaginent que ces dessins révèlent la position du trésor des Templiers.

* Pffff....

* Les Chevaliers de l'Ordre du Temple étaient des moines-soldats. En tant que moines, il est logique qu'ils aient dessiné des croix, des crucifix et des personnages bibliques.

* L'arrestation par une décision royale signifie souvent tortures et mort.

* Donc prier semble logique.

 

C'est la fin

   Lentement je me dirige vers le belvédère et j'admire l'ampleur du paysage.

Le roi n'a point choisi cet endroit par hasard !

 

 

Histoire de la bastide :

* En 1281, à l'emplacement d'un vieux château, le Roi de France (voir liste) Philippe III le Hardi demande la construction d'une bastide fortifiée sur une barre rocheuse dominant la rivière Dordogne.

* En 1307, la plus grande "opération policière" d'Europe est réalisée sur ordre du Roi (voir titre de noblesse) Philippe IV le Bel : L'arrestation des Templiers. Plus de 70 seront emprisonnés dans la Porte de la Tour.

* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent Ans, la cité est attaquée de nombreuses fois. Les assaillants sont Français lorsque la cité est aux Anglais et inversement.

* En 1437, la cité est définitivement dans le Royaume de France.

* Au 16ème siècle, les terribles Guerres de Religion divisent le Royaume. Les Protestants attaquent plusieurs fois la cité de Domme mais sans succès.

* En 1588, le Capitaine Geoffroy de Vivans à la tête de son armée de Huguenots s'empare de la cité. Sa ruse a été de grimper de nuit  la falaise à l'endroit le plus abrupt, donc le moins protégé et gardé.

* En 1589, Henri de Navarre devient Roi de France (voir liste) sous le nom de Henri IV.

* En 1592, la paix revenue, Geoffroy de Vivans rend la cité, non sans avoir touché un dédommagement financier et surtout en ayant détruit volontairement l'église catholique puis les systèmes défensifs.

* A la fin du 16ème et au début du 17ème siècle, durant la Jacquerie des Croquants, Domme subit des attaques.

* Au début du 20ème siècle, de nombreux bâtiments et portes de la cité sont reconstruits, consolidés, aménagés.

* En 1943, une partie de la cité est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts ainsi que du bourg est libre et gratuite. La visite de la prison des Templiers est payante.zzz

 

Voyez vous les troupes du Roi de France au loin ?

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 24 Vers Menu châteaux de Dordogne
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 07:05

 

Département 30 - GARD

  Faut il être un bucheron pour accéder à la ruine ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Brouzet lès Quissac est située à 40km au Sud-Ouest d'Alès, à 35km à l'Ouest de Nîmes et à 12km au Nord-Ouest de Sommières.

     Coordonnées du château :

43° 50' 42" N 3° 57' 29" E
 43.84510606°  3.9581787586°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* A la limite du département du Gard et de l'Hérault, proche du bourg de Vacquiérès, à 4km au Sud-Ouest de Brouzet lès Quissac, une vieille tour se morfond dans la forêt.

* Dépourvu de panneau indiquant son emplacement, oublié des cartes de randonnée, le château médiéval de Brouzet s'ennuie sans touriste ni promeneur.

* Mais en voyant le Chevalier Dauphinois avec son armure rutilante, la vieille tour se fait belle et les arbres s'écartent.

 

Où sont les remparts protégeant la tour ?

Première analyse 

* Lentement j'avance dans cette étendue d'arbres.

* Mes yeux de castellologue amateur cherchen au sol des traces d'un habituel rempart.

* Curieusement, je ne vois rien qui puisse me faire suggérer une chemise (voir vocabulaire) ou un mur de protection.

* Je fais appel à une vue satellite pour espérer entrevoir une protection entourant la petite tour.

Il n'y a rien !

 

Systèmes défensifs

* Face à la paroi, je constate que les pierres sont pauvrement taillées et de petites dimensions.

* Le parement d'angle n'est pas des plus parfaits. Ce site ne devait point être un château seigneurial. J'opte pour une tour de surveillance.

Approuvez vous ma conclusion ?

* Chaque face possède une fente verticale qui me semble être une archère droite.

* Au dessus d'une archère droite, une rupture carrée me faut penser à un crénelage. Mais j'ai des doutes.

* En regardant mieux, j'aperçois des trous de boulin ayant peut être portés une passerelle en bois.

* Dans ce cas, l'ouverture devait être une pseudo bretèche.

* Si mon raisonnement est vrai, une porte doit se situer en dessous.

 Entrée ou effondrement du mur ?

Est ce une vrai entrée ?

* Je sens le doute dans votre regard (car je vous vois derrière votre écran). Vous pensez :

"Chevalier, comment être certain

que cette ouverture (sans porte)

soit une entrée et non un effondrement du mur ?

* Raison vous avez, il ne faut jamais tirer de conclusion sans observation sérieuse.

* Lentement je m'approche de l'ouverture.

* Je crois voir à la base, dans la profondeur du mur, non pas un remblai mais des pierres taillées.

Cette preuve vous satisfait elle ?

* Puis, en partie supérieure, je perçois la présence d'une clé de voûte.

Vais je conforter mon hypothèse en entrant ?

 

        L'intérieur :Quelle belle archère primitive !
Que la lumière soit !

* Je suis impressionné par la lumière. En général dans ce style de tour du début du 12ème siècle (c'est ce que je suppose), la lumière est minimale.

* Vous êtes si perspicaces mes chers lectrices et lecteurs que vous avez compris qu'une construction sans toit ni plafond ne peut pas être sombre.

 

Les défenses

* L'architecture n'est pas luxueuse. Aucune décoration, ni cul de lampe, ni cheminée.

* L'archère droite avec un faible ébrasement intérieure est la seule rupture à la rigueur dans cette tour.

* Je distingue plusieurs rangées de trous alignés pour recevoir les poutres des planchers.

* Je ne vois aucune trace de marche d'escalier. Je subodore que l'accès aux étages se faisait par des échelles en bois.

* Au sommet, je retrouve le "pseudo-crénelage". L'alignement des trous de poutre me conforte dans ma théorie d'une bretèche.

Etes vous d'accord avec moi ?

 

Petites devinettees

* Avant de quitter cette tour défensive, je souhaite vous demander votre avis sur 2 curiosités :

1 - Quelle fut la fonction de ces pierres à bossage alignées ?

2 - A quoi sert cet arc de cercle ?

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

Je n'ai aucune information historique sur cette belle ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est possible en prenant beaucoup de précautions. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser est important.

 

Ecoutez... Les murs nous murmurent l'histoire de France !

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 30

Vers Menu

châteaux du Gard

Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Languedoc : 11 30 34
commenter cet article
26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Où va ce long mur ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de La Bastide-Pradines est située à 70km à l'Est Nord-Est d'Albi, à 15km au Sud-Sud-Ouest de Millau (voir son beffroi) et à 8km à l'Ouest de La Cavalerie.

     Coordonnées du grenier fortifié :

44° 0' 5.598" N 3° 2' 42.443" E
 44.001574 °  3.045026°

 

Le grenier fortifié : 
        L'extérieur :
Préambule

    En nostre Royaume, les touristes sont souvent attirés par le mot : Templier. Avec les légendes, leur pseudo trésor, leur massacre (et le livre de Maurice Druon), ce qualificatif de Templier est très vendeur.

  Conséquence : Dans quelques brochures, certains sites médiévaux sont qualifiés de cet Ordre Militaire Religieux. Hors, la plupart du temps, ce ne sont point les Templiers qui ont habité ou construit le lieu (voir une liste de fausses infoirmations ici).

   C'est le cas de La Bastide Pradines : Point de Templiers à l'origine, mais des membres de Ordre de l'Hôpital de Saint Jean de Jérusalem (nommés aussi : Les Hospitaliers).

  Ce mur m'emporte loin, loin loin....

La découverte

    Au sommet d'un promontoire rocheux, un groupe de maisons blotties à son église se dore au soleil. Lentement je m'approche de ce "nid d'aigle" pour trouver le site médiéval fortifié qui va sublimer ma journée.

 

Je fais le mur

    Mais je suis arrêté par un mur construit parfois sur le rocher. Son architecture intemporel et son manque d'indice ne me permet ni de le dater ni de connaître sa fonction. Mais je pressens que rempart il fut !

    D'habitude, j'entends les pierres me parler... Mais là, les longs murs ne sont que mur-mur ... oups.... murmures.

 

Le Castel Gra­nieyras est là

      Soudain, un parallélépipède apparaît. Cette bâtisse anguleuse, sans tour ne ressemble point à un classique château fort et encore moins à la grange fortifiée de Fontcalvy

  Un cube médiéval !

Rapide analyse du petit coté
* La façade la plus étroite possède 2 ouvertures superposées.

Etait ce des axes de circulation ?

* Pour découvrir son secret, je passe en mode "Terminator". Il me semble voir dans un angle des pierres réajustées.

Sont ce les traces d'une échauguette ?

 

Rapide analyse du grand coté

Cette face est mystérieuse !

* Sa base est composée de quelques lits de longues pierres dont la couleur foncée contraste avec le reste du mur.

* Une ouverture bouchée m'interpelle.

Quelle fut sa fonction ?

* Au bout du mur, un fantôme d'archère droite se dévoile en contre jour.

* A mi-hauteur, au centre, l'ouverture ressemble à une fenêtre de confort.

 

Les 2 autres cotés

   La suite de la découverte est très instructive. Pour ne point tout vous dévoiler et vous donner l'envie de voir cette beauté de 800 ans, je ne vous montre que l'ensemble de loin. Il est possible de voir :

* Une construction en encorbellement nommée : Latrines.

* Un autre encorbellement pour la défense de l'entrée médiévale nommée : Bretèche.

 

        L'intérieur :
  La propriété privée n'est point visitable.

 

 

Histoire du grenier fortifié :

* Au 11ème siècle (?), le site "fortifié" (je ne dispose d'aucune information sur son architecture primitive), possession du Comte (voir titre de noblesse) de Rodez, surveille l'ancienne voie de Narbonne à Rodez passant par le Viala-du-Pas-de-Jaux.

* Vers le milieu du 13ème siècle (1240 ?), le site est habité puis fortifié par l'Ordre de l'Hôpital de Saint Jean de Jérusalem.

* En 1254, le premier commandeur se nomme : Bernard de Pagas le Vieux.

* Vers 1384, Jean de Vica, à la tête d'une bande de Routiers, attaque et s'empare du château.

* En 1438, Guillaume Héralh accompagné de son neveu et d'une troupe armée s'emparrent du château par surprise. Bien que ces vils personnages se soient fortement établis dans la bastide, ils sont délogés par le Sénéchal du Rouergue. Les Hospitaliers récupèrent leur place forte.

* En 1573, les Papistes occupent le site.

* En 1794, les Révolutionnaires réquisitionnent le château comme Bien National. Ils le vendent au citoyen Vergonier, maçon de Lapanousse-Cernon.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Voila une fortification vraiment hors norme

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 09:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Cette ombre est prometteuse de beauté fortifiée

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Plomion est située à 40km au Nord-Est de Laon, à 12km au Sud-Ouest de Hirson et à 8km au Sud-Est de Vervins.

   Coordonnées de l'église :

49° 48′ 27.12″ N 4° 1′ 9.7″ E
 49.807534°  4.01936°

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

    "Que l'orage gronde, que la pluie me fouette, que le vent me cingle, point ne m'arrête dans ma recherche des églises fortifiées du Thiérache" me dis je en ce mois de mars par un temps à ne pas mettre un chat dehors.

  C'est dans cette ambiance presque irréelle que je découvre au petit matin les formes de l'église de Plomion, l'une des plus extraordinaires du département.

Êtes vous prêts à écarquiller vos yeux ?

 

La découverte

* Pour ne pas affronter de suite la façade que je pressens incroyable, je découvre l'arrière de l'église.

* Avec mes yeux plissés par le vent, je ne distingue qu'une architecture filaire.

* Tel un Terminator venu d'un autre siècle, je règle ma vision nocturne (parfois je suis un peu fou  ).

 Voyez vous cet enchevêtrement de bâtiments ?

 

Chevet et transept

* Les églises fortifiées avec transept sont assez rares, mais avec autant de bâtiments accrochés à la nef, je suis stupéfait.

* Mon étonnement est au maximum quand je vois une imposante échauguette (voir vocabulaire) posée sur de puissants contreforts.

* Avec ses petites fentes de tir, il semble évident que cette construction n'est point médiévale.

  En avançant un peu, je suis en interrogation devant ce spectacle !

Pourquoi avoir construit une vraie tour d'un coté et une échauguette de l'autre ?

  Voila une tour digne d'un château fort !

La découverte d'une tour

    Je n'avais pas encore vu un transept aussi bien défendu. C'est à reculons que je longe la nef qui curieusement ne dispose d'aucun système défensif, ni de salle de repli sous le toit.

   Dans ma marche arrière, je découvre une tour. Elle est ronde, haute, en briques avec de nombreuses fentes de tir.

 

L'incroyable façade !

  La façade de l'église est un chef d'oeuvre défensif. Il y a d'abord :

  * Les 2 ouvertures au centre avec en dessous des trous de boulin (voir vocabulaire) ayant supporté des hourds pour défendre la porte.

  * Ensuite les 2 imposantes tours,

  * Mais c'est surtout le nombre de fentes de tir , les angles qu'elles couvrent et leurs positions alternées qui font l'efficacité de la défense.

--> Leur positon n'est pas dû au hasard, ces fentes ont fait l'objet d'une étude très poussée de l'architecte de cette église.

  Un plan en coupe transversale montre la multitude des fentes de tir.

 

    L'intérieur :

       La porte de l'église étant ouverte, je vais tenter de découvrir ses secrets.

 

Suivez moi dans les entrailles de cette église.

 

 

Quelle puissance dans cette façade presque inattaquable

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées  

Vers Menu châteaux et églises de l'Aisne

Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Picardie : 02 60 80
commenter cet article
19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 07:04

 

Département 30 - GARD

  Que de murs ruinés !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Baron est située à 30km au Nord-Nord-Ouest de Nîmes, à 20km au Sud-Est d'Alès et à 15km au Nord-Ouest d'Uzès.

     Coordonnées du château :

44° 2' 35" N 4° 16' 22" E
 44.043180218°  4.272758961°

 

Le château : 
        L'extérieur :

Avant propos

* L'orthographe du nom de la colline fortifiée varie suivant les documentations :

- Larque,

- L'Arcque,

- L'Arque.

* C'est cette dernière que je retiens.

 

La découverte

* A 2km au Sud-Ouest de Baron, une colline porte les vestiges d'un bâtiment.

* De loin, il n'est pas facile de comprendre ce site ruiné.

* En avant du grand bâtiment, dans la pente, je vois des pans de murs.

* J'avoue que je suis un peu désarçonné.

Comment puis je comprendre ?

  

Le secret du Chevalier

* Pour mieux comprendre cette ruine j'ai deux armes magiques (ou diaboliques) :

1 - Une vue satellite très détaillée me montrant :

* Un imposant bâtiment quadrangulaire devant être le corps de logis.

* Une tour carrée en bas avec un mur à droite.

Etait ce le rempart extérieur du site ?

* Des murs alignés

Etait ce le rempart du château ?

2Un plan du château dont la date de réalisation m'est inconnue.

* Il ne m'apprend rien sur la fonction des murs en contrebas.

* Il semblerait qu'ils furent des bâtiments, dont la fonction m'échappe.

 Vais je comprendre les secrets de cette architecture ?

Première analyse

* Lentement, je monte la colline.

* Le premier mur que je rencontre  est la curieuse tour solitaire.

* Le second mur est évidemment arasé.

* Aucun système défensif en encorbellement est visible.

* Sur le second je vois :

- Un parement d'angle correct.

 - Mais des pierres pauvrement taillées et peu jointives sur la paroi.

 

Y a-t-il des sytèmes défensifs ?

* Tel un chien de chasse, je cherche des détails architecturaux sur ces murs trop plats et trop borgnes.

* "Qui cherche, trouve" affirme un dicton populaire.

* C'est ainsi que je vois une paroi avec une archère droite.

* Puis une autre.

* Et enfin une dernière qui semble avoir été ajoutée après la construction du mur.

 

Je vais entrer

* Je cherche l'entrée du "logis".

* Hélas, je ne remarque aucun détail me permettant de la trouver.

* Conséquence : J'entre par une ouverture suite à l'effondrement du mur.

 Nu comme un vers ou plutôt grise avec du vert

        L'intérieur :

La recherche d'indices

* Vide est l'intérieur de ce quadrilatère.

* Pourtant avec un peu d'attention il est possible de voir les bases de bâtiments.

* Puis les trous des poutres séparent les étages.

* Puis les archères droites, dont le faible ébrasement intérieur me les fait dater du début du 12ème siècle.

 

Voyez vous cette merveille ?

* A l'angle du mur, une curiosité m'intrigue.

A quoi vous fait penser ces pierres en encorbellement ?

* Lentement je me dirige vers la sortie.

* Avant de partir vers d'autres aventures, je me délecte du paysage.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, un castrum semble exister. Il semble logique que la butte naturelle ait été exploitée comme tour de guet.

* Au 9ème siècle (date proposée par certains archéologues), construction d'un site fortifié pour la surveillance des vallées avec une tour de signaux.

* En 1209, la fortification est citée dans un texte d'hommage, reçu par l'évêque d 'Uzès, de Raymond VI,  Comte (voir titre de noblesse) de Toulouse.

Rappel : La terrible croisade des Albigeois vient de commencer.

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser est important. Soyez très prudent tout en étant respectueux des vieilles pierres.

 

Je vois l'infini... et même au-delà !

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 30

Vers Menu châteaux du Gard

Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Languedoc : 11 30 34
commenter cet article
16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 07:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Quel accueil !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Onet le Château est située à 70km à l'Est de Cahors, à 60km au Sud d'Aurillac et à 10km au Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 23' 27" N 2° 32' 19" E
 44.390908°  2.538689°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Une charrette de fleurs se renverse aux pieds de mon cheval.

* Il est tant surpris qu'un bond il fit me laissant violemment sur le sol.

* Dans les dessins animés, le personnage ayant chuté voit des cloches ou des oiseaux.

   Curieusement, votre Chevalier Dauphinois voit : Une canonnière.

Suis je normal ?

* Je reste quelques minutes ainsi, espérant qu'une belle princesse vienne me soigner.

* Hélas, il n'y a point âme honnête à Onet.

* C'est donc un Chevalier estropié qui tente la visite du site médiéval.

 Que de contraste : Moyen Âge et modernité, habitations et défenses.

Premières analyses

* En prenant un peu de recul, je vois un ensemble de bâtiments aménagés sur plusieurs siècles.

* Certains sont encore habités et comportent des fenêtres modernes (à gauche).

* Mais d'autres sont d'époque médiévale ou renaissance avec des fenêtres à meneaux en croix (au centre).

* Une tour possède une canonnière pour tir tendu (le plus dévastateur pour les fantassins) et une petite ouverture ronde pour fusil.

* Une autre tour offre une ouverture (pour arme à feu) avec un ébrasement extérieur important augmentant l'angle de tir.

* Entre les hautes tours défensives, les courtines ont été arasées.

 

Une curieuse tour

* Au sommet d'une tour, de hautes ouvertures verticales ont été bouchées par des panneaux en bois.

Qu'est ce donc ?

* Sauf erreur de ma part, (car point spécialiste en tout je suis), cette tour fut aménagée en clocher pour l'église seigneuriale devenue paroissiale.

Incroyable n'est il pas !

 Que de systèmes défensifs !

Une entrée fortifiée

* Après avoir dévoré (des yeux bien sur) chaque pierre dont la pose date du 16ème siècle, je me présente devant l'entrée.

* Cette merveille, bien qu'un "peu" arasée puis consolidée (la diversité des pierres le prouve), date du 15ème siècle.

* A la base des tours, les multiples canonnières (réimplanté dans la maçonnerie) protègent :

- Les courtines,

- Mais aussi de l'attaque frontale.

* Au sommet, les archères rappellent que le site est médiéval.

Avez vous remarqué que les 2 tourelles

sont coiffées d'un toit en poivrière en pierres ?

* Evidemment, les consoles au dessus de la porte sont les vestiges d'une bretèche (voir vocabulaire).

* La porte ogivale possédait une herse dont le rainurage est très marqué.

Voyez vous autre chose de remarquable ?

 

        L'intérieur :

Vide et pourtant très rempli !

* Je pénètre dans une grande cour qui est due aux bâtiments détruits il y a "peu de temps".Magnifiques pierres en encorbellement

* En me retournant, je vois :

   - Les étages,

   - Les systèmes défensifs (archères),

   - Et les axes de circulation du portail d'entrée.

* Les arrachements des murs m'informent que de nombreux et larges bâtiments existaient.

 

Les courtines

   La vision de la courtine m'informe sur l'évolution architecturale mais me pose des questions :

* En partie basse, les petites ouvertures rondes sont des fusils. La pierre implantée en 2 parties m'informe que ceci est un réimplant.

* En voyant le sol proche des trous et supposant que le tireur n'était point allongé, il est évident que des gravas surélèvent le niveau du sol.

* Les fenêtres sans coussièges indiquent quelles furent aménagé à la renaissance.

* La différence de couleur et de qualité des pierres confirme que le mur a été aménagé à 2 époques différentes.

* Par contre, je ne comprends pas la fonction des trous de boulin (voir vocabulaire). Ils devaient porter des poutres ou des solives pour un plafond, mais ils sont positionnés dans le premier tier des fenêtres. Ceci est incompatible.

Avez vous une explication ?

 

La décoration
    Je ne vais point tout vous décrire pour que vous ayez quelques surprises et interrogations lors de votre visite prochaine. Ce château montre des décors et sculptures prouvant que ce lieu fut habité par de puissants personnages "locaux".

Est ce la représentation d'un évêque ? Le puits Entrez avec moi dans un autre siècle

 

 

Histoire du château :

* En 1198, le mas d'Onet est donné à l'abbaye de Bonnecombe.

* Au début du 13ème siècle, une légende prétend qu'un château est en construction mais les murs ne se montent pas. Curieusement chaque nuit, des pierres s'écroulent.

* En 1292, les moines échangent  le site d'Onet contre des terres appartenant au chapitre de la cathédrale de Rodez.

* En 1360, une partie des biens appartient aux Dominicains de Rodez.

* Au 15ème siècle, l'entrée du château est modifiée.

* En 1518, début de construction de l'actuel château sur les bases d'une ancienne fortification. Les travaux sont payés par les chanoines du chapitre de la cathédrale de Rodez.

* En 1519, fin des travaux.

* Durant le 16ème siècle, ce château devient la résidence d'été des évêques de Rodez.

* En 1628, l'évêque de Rodez se réfugie dans le château pour éviter la peste qui sévit en Rouergue.

* En 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le château puis vendent les meubles.

* En 1793 (?), le donjon, symbole du pouvoir, est démoli.

* En 1796, le château est vendu à Léonard Chivaille et Antoine Chabbert.

* En 1930, les bâtiments du château accueillent une école et le presbytère.

* En 1977, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de la cour intérieure est possible gratuitement.

 

Tours flanques, châtelet d'entrée, voila un vrai château fort !

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article