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Ombre et lumière

30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 06:30

  Haute est la tour de Brussac

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bozouls est située à 35km Est-Sud-Est de Decazeville, à 30km au Nord-Ouest de Séverac le château et à 20km au Nord-Est de Rodez.

     Coordonnées de la tour :

44° 30' 36.238" N 2° 40' 47.262" E
 44.510066°  2.679795°

 

La tour fortifiée : 
        L'extérieur :
La découverte

   Après avoir visité le château de Bozoul, je me dirige au Sud-Ouest vers le hameau de Brussac pour découvrir une tour fortifiée.

Est ce le seul vestige d'un ancien château fort ?

  L'enquête commence.

 

Est ce une tour solitaire ?

    Au Moyen Âge, il n'existait pas de tour solitaire. Soit elle était entourée d'un rempart, soit elle s'intégrait à la protection d'un château fort.

    Les siècles ayant fait disparaître toute trace au sol, je fais appel à mon instinct de Castellologue-Amateur pour trouver la fonction de cette tour.

     Avec une liste de propriétaires aussi importante, avec une situation aussi logique, il me semble évident qu'un château existait en ce lieu.

Je vais donc décrire la tour du château de Brussac !

  Ombre et soleil tapissent la tour

1ère analyse de la tour

    Avec un parement d'angle aussi puissant et aussi bien construit, j'ose affirmer que cette tour a été construite par et pour un seigneur. La possibilité d'une tour de guet s'évanouit.

 

Questionnements

   * Une face est borgne,

   * Une autre comporte des ouvertures bouchées. Il semble évident que cette curiosité est due à la consolidation "rapide". Pourtant, je suis surpris du nombre d'ouvertures donnant sur le vide :

1 - L'ouverture basse à gauche devait être une fenêtre médiévale.

2 - Les 2 ouvertures rectangulaires étaient :

   A - Soit des fenêtres créées à la Renaissance.

   B - Soit des portes donnant dans d'autres salles du château, mais..... Je ne vois aucune trace de vestige de mur transversal et encore moins des trous de boulin (voir vocabulaire) pour une passerelle.

Quel est votre avis ?

 

La façade "bouchée"

  Bien que de nombreuses ouvertures aient été bouchées, je suis surpris de voir ceci. Mon étonnement n'est point sur les trous de boulin mais sur le puits de lumière d'origine Romane. 

 

Que d'ouvertures !

La découverte du coté ensoleillé
   La façade illuminée par Râ est fascinante tout en étant énigmatique. Si je fais abstraction de la porte percée "récemment", les ouvertures supérieures posent des questions sur leur fonction :

* L'ouverture au premier niveau fut certainement une fenêtre Renaissance (?). Elle dut être protégée par une grille en fer forgée, les trous dans les piédroits en sont la conséquence.

* Au 2ème niveau, l'ouverture en tiers-point ressemble à une entrée médiévale. Les trous de boulin en dessous me font imaginer qu'une passerelle (amovible ?) existait.

* L'ouverture du 3ème niveau ressemble à celle du 1er.

* Entre le 2ème et 3ème niveau, des corbeaux attirent mon attention.

Qu'est ce ?

   Vous êtes si perspicace mes merveilleux lecteurs que vous avez reconnu les vestiges d'une construction en encorbellement qui devait être : Les latrines.

 

Une autre curiosité

   Presqu'à la base de la tour, une ouverture dans l'épaisseur du mur m'intrigue.

Qu'est ce ?

  C'est un "tuyau" d'évacuation :

* Soit pour des latrines intérieures,

* Soit pour les eaux usées.

 

        L'intérieur :
   La tour n'est point visitable, mais en me contorsionnant, j'ai pu "voler" une image

 

 

Histoire de la tour :

* Vers 1051, le sieur Brussac habite le site.

* Au 14ème siècle, une fille de la famille Brussac apporte le site en dot à la famille d'Arjac.

* En 1403, Jean de Fezensaguet meurt au château.

* A la fin du 16ème siècle, le site appartient à la famille : De Glandières de la Boissonnade.

* En 1600, Guillot De Glandières de la Boissonnade habite le site.

* En 1642, la fille de Guillot apporte en dot le site à Baltazar Philippe de Cadrieu.

* En 1690, le site est acheté par Raymond de Jouery.

* Vers 1850, le site est vendu à la famille De Maynier.

* A la fin du 19ème siècle,le site appartient à Joseph Triadou.

* Vers 1912, le site appartient aux 2 gendres de Joseph.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Les traces du passé se lisent à livre ouvert

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 06:05

 

Département 48 - LOZERE

  Voyez vous une tour fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Chanac est située à 60km au Nord-Est de Rodez, à 40km au Sud de Saint Chély d'Apcher et à 15km Ouest-Sud-Ouest de Mende.

     Coordonnées du château :

44° 28' 3.09" N 3° 20' 37.226" E
 44.467525°  3.343674°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte
   Posée sur une petite colline à la limite du bourg, une construction grise montre aux grands arbres qu'elle est toujours la plus haute et la plus forte.

  Ce mur est il d'origine médiévale ?

Rempart 

    Avec des siècles sans entretien, avec l'exploitation agricole causant des modifications, il est difficile de savoir si le mur entourant la tour est le vestige du rempart médiéval.

   J'ai quelques doutes en découvrant les 2 murs "superposés" et décalés. J'imagine qu'un des murs ne soit pas un vrai système défensif originel du château.

 

La chemise
   Je ne vais point vous parler chiffon ni mode. Mon propos est sur le mur entourant la tour nommé : Chemise.

  Cette protection posée sur le rocher est composée de pierres aux multiples dimensions avec une taille assez pauvre.

   A certains endroits, des pierres de remploi ont été mises pour consolider la paroi.

 Soudain, j'ai un doute sur mon affirmation.

  Ceci n'est point chemise mais rempart

Erreur j'ai commise

    Le mur en avant de la tour n'est point une chemise mais le rempart du château.

  Conclusion (pour vous et moi) : Mon erreur (volontaire bien sur) signifie qu'il ne faut jamais tirer de conclusion rapide en regardant une ruine. Le détail est important mais en le replaçant dans son ensemble architectural. Donc :

La fente dans le rempart est elle une archère ?

 Pour le savoir, je "traverse" le mur.

 

        L'intérieur :

Qu'est ce ?
    Point de surprise j'ai en regardant à l'intérieur de la fente, je suis devant une archère droite avec un faible ébrasement.

    Je suis surpris que ce rempart n'ait point évolué durant les siècles et les améliorations des armes.

  Il n'y a aucune trace d'archère cruciforme, ni d'archère canonnière et encore moins de vrai canonnière.

  Ceci est le donjon médiéval du château

La tour

   Cette haute construction ne fut point une simple tour mais le donjon du château premier. Elle comporte :

* Des trous de boulin.

* Sur la hauteur, de petites fentes (Puits de lumière ou archères primitives ?).

* Quelques fentes plus hautes : De vraies archères.

* Une construction en encorbellement : Les latrines.

* Une porte d'entrée à plusieurs mètres du sol.

 

La richesse

   Comme très souvent dans un château fort posé sur une colline, le panorama est magnifique.

 

C'est la fin
     Après cette magnifique plongée dans l'univers médiéval, il me semble évident qu'il me faut finir la journée par une autre beauté de cette période.

    Je monte sur mon destrier pour visiter une fortification dans le hameau de Le Villard proche de Chanac.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 12ème siècle, le Prince d'Aragon et Comte (voir titre de noblesse) de Barcelone, Raymond-Béranger IV, fait construire un château pour contrôler la vallée.

* Au début du 13ème siècle, durant la croisade des Albigeois, l'évêque de Mende réquisitionne le château. Il fait construire un donjon, symbole de son pouvoir. Ce château devient la résidence d'été des évêques durant plusieurs siècles.

* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent Ans, le château n'est pas possession des troupes Anglaise ni des Routiers (si cette information est vraie, ce château est un exemple presque unique dans l'histoire médiévale).

* A la fin du 17ème siècle, un incendie ravage le château. L'évêque fit reconstruire partiellement le château, l'aménage pour plus de confort et fait construire une glacière.

* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent du château et le brûlent.

* En 1993, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur du donjon est interdite.

 

Cette tour médiévale semble éternelle !

 

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Que de tours pour une église

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Cuiry lès Iviers est situé à 40km au Nord-Est de Laon, à 15km au Sud-Est de Vervins et à 14km au Sud de Hirson.

   Coordonnées du bourg :

49° 45′ 43″ Nord 4° 6′ 37″ Est 
49.761944°   4.110278°

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

   Une église fortifiée, c'est déjà une curiosité architecturale et aussi "philosophique", mais si en plus elle est sans âge, je suis aux anges.

  Depuis quelques années, je les traque dans toute le France. Après plus de 200 découvertes, je pensais avoir tout vu, tout ressenti devant ces bâtiments religieux. Mais c'était sans compter sur l'église de Cuiry lès Iviers.

 

La découverte

    En arrivant dans le bourg, comme souvent j'ai levé les yeux pour chercher un haut clocher. Mais à ma grande surprise, point de pointe dans le ciel ni de girouette en forme de coq.

Me suis je trompé de village ?

    En ce 3ème dimanche de mars, en m'aidant de mon gps, je vais en direction de mon Graal. Soudain, mon appareil de position satellite sonne. Je lève la tête et point de clocher ni d'église.

Le doute m'envahit quand soudain j'eus la révélation.

   L'incroyable bâtiment que je pensais être une maison forte ou une ancienne ferme bourgeoise est en réalité l'église fortifiée de Cuiry lès Iviers.

L'auriez vous deviné sans ma prose ?

Quel curieux couvre-chef ! 

L'enquête commence

    N'en croyant pas mes yeux, je prends un peu de recul pour me convaincre que cette construction fortifiée est bien une église.

  N'ayant que peu de certitude je m'approche pour regarder la partie "gauche" qui semble être le chevet.

 

Le choeur

   Le choeur est un bâtiment plus haut que la nef. Il est flanqué de deux tours circulaires de dimensions et diamètre différents. Deux détails m'informe que cette construction est défensive :

  * Chaque tour possède des petites fentes de tir pour fusil.

  * Sous le toit, des ouvertures trahissent la présence d'une salle de repli.

 

La nef

   A l'autre bout, la nef est protégée par une puissante tour ronde coiffée d'un clocheton d'inspiration flamande. Ce ne sont point des fentes de tir qui protègent l'entrée mais des canonnières inégalement réparties sur 2 niveaux.

   En contournant la nef, je suis surpris de ne point voir une autre tour.

Quelle curieuse asymétrie !

   En prenant un peu de recul, je ne m'explique pas la présence d'une seule tour pour la nef alors qu'il est si logique d'en voir 2 sur la nef.

Y a-t-il eu une destruction suite aux 2 guerres mondiales du 20ème siècle ?

 

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle, construction de l'église.
* Au 17ème siècle, construction (allongement ?) de la nef.
* En 1989, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. La visite des tours est interdite.

 

Est ce une maison forte ou une église ?

 

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

  Du haut de sa colline, le vieux château surveille la vallée

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Gissac est située à 38km au Nord-Ouest de Lodève, à 25km au Sud-Ouest de Millau et à 9km au Sud de Saint Affrique.

     Coordonnées du château fort :

43° 53' 9.827" N 2° 52' 48.212" E
 43.886063°  2.880059°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverte

   Depuis le bourg de Gissac, je pars en direction du Nord-Ouest vers le hameau de Montégut. Après 7km de chevauchée, mon Graal apparaît sur la colline.

Avez vous noté que le château se nomme Montaigut

alors que le hameau porte le diminutif de Montégut ?

    Ne reste-t-il qu'une tour unique ?

Première analyse

* Sur la droite, un muret m'interpelle. Je ne peux pas dater sa construction et encore moins définir sa fonction originelle.

* Le massif bâtiment a une forme quadrangulaire.

* Sur la gauche, le puissant contrefort d'angle est curieux par sa forme, sa hauteur et sa largeur.

* Au dessus, des fenêtres "modernes" renforcées par un arc de décharge,

* En partie haute, un étage qui semble avoir été ajouté et que j'assimile à un chemin de ronde couvert.

 

Je suis déboussolé
    Je suis surpris de ne point comprendre l'architecture de ce château. Lorsque je ne comprends pas, j'utilise deux principes :

1 - Je prends du recul pour mieux ressentir. Je suis toujours dans le "flou".

2 - Je récupère un croquis réalisé par monsieur Pons. Voici le château théorique au 14ème siècle.

Avez vous compris l'architecture de ce quadrangulaire bâtiment ?

  Aviez vous déjà vu ce style d'échauguette ?

Enigmatique façade

   Lentement, je contourne le bâtiment pour tenter de découvrir ses secrets. Il a été construit directement sur rocher. Mais ce n'est point la partie basse qui m'interpelle, mais la façade.

 

A gauche

* Sur la gauche, des ouvertures de lumière de tailles différentes. Je pressens que plusieurs siècles séparent les petites des grandes.

* En partie supérieure, une curieuse échauguette d'angle très cubique. Elle comporte de petits systèmes de tir pour arme à feu et en dessous des mâchicoulis.

 

A droite

* Le mur est plus abîmé. La qualité des pierres est médiocre.

Est il plus ancien ?

* Les ouvertures de lumières ne sont point imposantes

* L'échauguette d'angle est identique à sa consoeur de droite.

* Par contre, une salle semble possédée un élément de confort nommé : Latrines.

Avez vous remarqué une petite fente au dessus ?

  Sa position semble plus haute que le chemin de ronde couvert.

Une architecture cubique, mais non symétrique !

        L'intérieur :
  Hélas, le site n'est point ouvert à la visite le jour de ma venue. Je me console en regardant le jardin médiéval et surtout la beauté du paysage Aveyronnais.

 

 

Histoire du château fort :

* Au 10ème siècle, sur la falaise de la vallée du Grauzou, regardant en direction des châteaux de Montlaur et Rebourguil, construction d'un château fortifié en protection des terres du Comté de Millau (voir son château primitif). Le site appartient à la famille éponyme.

* Au 11ème siècle,un puissant château en pierre est aménagé par la famille Montaigut.

* Au 12ème siècle, le château appartient à l'un des fils de Pierre d'Aysenne et Marie de Caylus.

* Au milieu du 12ème siècle,le seigneur de Montaigut fait de nombreux dons à l'abbaye de Sylvanès.

* A la fin du 13ème siècle, le damoiseau Pelfort, possédant 1/8ème du domaine, le vend à Pons Tréboulou.

* Au début 15ème siècle, le site appartient à la famille Peyre (ou Pierre ?).

* Au 15ème siècle (?), par mariage, le site appartient à la famille De Blanc. Pour plus de confort, de nombreux travaux de modernisation sont effectués à l'intérieur.

* En 1479, le seigneur de Montégut tue (assassine ?) le seigneur de Montlaur. Une expédition punitive est organisée en retour contre le château.

* En 1515, la famille Albis achète une partie des droits à Isabeau De Blanc.

* En 1537, la famille Albis achète une partie des droits à Pierre De Blanc.

* En 1568, Guillaume De Blanc, seigneur de Montégut et gouverneur de Saint Affrique, adopte les idées des Protestants.

* En 1569, le propriétaire du site demande au Consul de Saint Affrique "un tonneau" de poudre pour assurer correctement la garde de la route en contrebas entre Camares et Saint Affrique.

* En 1574, Guillaume est assassiné par ses serviteurs. Sa femme est chassée du château.

* Durant le 16ème siècle, le domaine appartient successivement à la famille Albis, puis Annat.

* En 1602, Jean Roubelle et Marc de la Valette sont propriétaires du château (Sont ils successivement ou ensemble les propriétaires, mes textes ne l'affirment point).

* En 1639, le château est vendu à Jean de Morlhon, Comte (voir titre de noblesse) de Caylus.

* En 1765, un membre de la famille Valette semble être le ou l'un des propriétaire(s) du château.

* Vers 1780 (?), le château appartient à la famille De Labit, de Saint Gervais.

* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent du château et le vendent au sieur Ollier.

* Vers 1950, le château appartient à Emile Bousquet, cultivateur à Montlaur. Le château non habité se dégrade.

* Vers 1972, le site est possession de monsieur Simonin qui tente de le restaurer.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde est créée. Lentement le château renaît de ses cendres.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route et le sentier. La visite de l'intérieur est payante. Veuillez vérifier les dates et horaires d'ouverture.

 

Bien qu'il m'ait conquis, je n'ai pas pu le conquérir !

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 06:05

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

  Quel impressionnant contrefort d'angle

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La petite commune de Neuvicq est située à 60km au Nord-Est de Bordeaux, à 50km au Sud-Est de Pons (voir son donjon) et à 4km au Nord de Montguyon.

     Coordonnées de l'église :

45° 14' 37.932" N 0° 11' 5.014" W
 45.24387°  -0.184726°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

     Connaissant l'histoire du cimetière Mérovingien de Neuvicq avec sa centaine de sarcophages, je me rend au triple galop dans cette petite commune. C'est ainsi que je tombe nez à nez sur un puissant contrefort d'angle coté chevet.

N'y aurait il pas une église fortifiée ?

  Diantre !... Il n'y a que d'impressionnants contreforts !contrefort d'angle

L'analyse 

* Ma première surprise est évidemment pour les 2 imposants contreforts d'angle coté chevet.

* Ma deuxième surprise est l'absence de clocher dépassant du toit.

* Puis je suis étonné par les 2 bâtiments symétriques de chaque coté formant un transept dont la hauteur est beaucoup plus faible que la nef.

* Mais, malgré mes recherches, je ne vois aucun système défensif.

 

Est ce une simple église Romane ?
   Cette construction religieuse réalisée en grison du Pays ne semble comporter aucun système de défense.

   Sous le toit, je ne remarque aucune salle de repli.

  Voyez vous la beauté fortifiée ?

L'espoir renaît !

    En observant le contrefort plat entre la sacristie et le transept, je vois une fente verticale. Je subodore que sa fonction est un puits de lumière.

Mais où mène l'escalier intérieur ?

 

Je poursuis mon enquête

    En m'approchant du coté Ouest, je remarque à l'angle une curieuse construction flanque avec, au sommet, une petite ouverture.

 

La façade Ouest est fascinante

     Le coté Ouest, comportant le portail d'entrée, m'informe que la haute construction à droite n'est point un contrefort mais une tour défensive.

* Une fente pour le tir,

* Une ouverture pour... heu.... le tir.

   Je peux maintenant tenter d'entrer dans l'église.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations.

 

 

Histoire de l'église :

* Vers 1066, un village nommé Novus Vicus apparaît dans les textes.

* A la fin du 11ème siècle, construction de l'église. C'est ce qu'affirment certains archéologues.

* Au 13ème siècle, le chevet est modifié (à vérifier).

* Au 15ème siècle, construction du transept (à vérifier).

* En 1860, une centaine de sarcophages sont mis à jour. Ils sont réalisés dans du calcaire de Jonzac (voir son château).

* En 1886, une vingtaine de sarcophages sont découverts.

* En 1946, une dizaine de sarcophages sont déterrés.

* En 1964, une autre vingtaine de sarcophages sont mis à jour faisant de ce site le plus important cimetière Mérovingien des Charentes.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Laurent) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Plusieurs siècles de constructions sont visibles sur cette église sans clocher

 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Voyez vous cette beauté dépassant des arbres ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
    La commune de Millau est située à 70km au Nord-Ouest de Montpellier, à 60km au Sud-Ouest de Mende et à 45km au Sud-Est de Rodez.

     Le château est situé à 5km à l'Est de Millau, sur le causse Noir, en bordure des gorges de la Dourbie.

 

Le château : 
        L'extérieur :
Elle est là haut !

    Sur la route entre les communes du Massebiau et de Le Monna, perchée sur un rocher du causse, tentant de survivre aux grands arbres, un vieux château solitaire se désespère de ne point voir de touriste feru de ruines médiévales.

C'est pour la consoler que je suis en ce lieu.

 

Mes supputations durant l'effort

    Lentement, je monte dans la pente pour espérer caresser cette beauté d'un autre âge. Tout en soufflant par l'effort, tout en faisant attention aux pierres roulantes et aux épineux, je lis ma petite brochure sur cette ruine. 

    Il semblerait que la tradition populaire nomme ce site : Le château Anglais.

Impossible cela est !

    Le château était (ou aurait été) en ruine avant le début de la guerre de Cent ans, donc avant l'invasion des Maudits Anglois. Si j'avais un téléphone moderne, j'aurai demandé la confirmation grâce à la tour derrière ma tour.

  Bien le bonjour belle dame !

L'arrivée

A ses pieds, c'est le choc !

  * Le choc de la vue sur la vallée de la Dourbie.

  * Le choc de la qualité de construction pour un si vieil ancêtre.

 

L'analyse 

    Ce pan de mur, appartenant à une tour située du coté de l'attaque, est fascinant :

* Bien qu'abîmés sur un coté, les parements d'angle sont correctement ajusté avec des pierres bien taillées (sans être exceptionnelle).

* A mi-hauteur, 2 fentes verticales curieusement très rapprochées. Elle ressemble à des archères primitives.

* Au sommet, une large ouverture dont la fonction semble indéfinissable.

1 - Etait ce la porte d'entrée ?

2 - Ou une simple fenêtre ?

3 - Ou des latrines ?

4 - Ou une bretèche ?

* Je suis aussi très étonné par le linteau (en haut de l'ouverture).

* Sous la porte, des pierres posées en écaille de poisson m'informent que ce mur a certainement été construit au 10ème siècle.

  Un vestige d'archère fascinant

        L'intérieur :

J'entre

   Avec précaution, je contourne la puissante tour pour constater qu'un coté a complètement disparu et que les 2 autres ne sont que partiels.

 

Les systèmes défensifs

    En partie supérieure, je découvre l'intérieur des 2 archères primitives. Ainsi, je mesure l'épaisseur du mur et surtout je constate la faible amplitude de l'ébrasement. Cela confirme que ces systèmes défensifs sont "primitifs".

     Un peu plus loin, à travers le feuillage, une ronde tour montre son fantôme. Elle offre au curieux que je suis les vestiges d'une archère classique. 

 

Les éléments de confort
    Ma surprise est de ne point voir de coussiège aux fenêtres. La raison est évidente : Dans cette ruine, il n'y a plus de fenêtre. 

   Menteur je suis, car une antique ouverture de lumière est visible. Sa petitesse surprend, mais c'est surtout le vestige d'un meneau qui m'interpelle.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, construction probable du premier château fortifié.

* Durant les siècles suivants, il semble que certains systèmes défensifs soient améliorés.

* En 1383, un texte affirme que le château est en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite de loin. La visite de l'intérieur est possible avec grande prudence. Le site n'est pas sécurisé. Le risque de recevoir une pierre est important.

 

La vielle tour surveille toujours la Dourbie

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 06:07

 

Département 48 - LOZERE

  Ruiné est ce château fort d'un autre temps !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Canilhac est située à 45km au Nord-Est de Rodez, à 40km au Nord de Millau et à 3km à l'Ouest de La Canourgue.

     Coordonnées du château :

44° 25' 28.178" N 3° 9' 0.403" E
 44.424494°  3.150112°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Préambule

   En découvrant la photo du château, vous vous êtes mis à penser :

"Le Chevalier Dauphinois va encore nous amener

dans ses délires de ruine formidable !".

   Il est vrai que je me suis rendu dans ce bourg pour me pâmer devant un site médiéval "un peu" ruiné. Mais...... il faut savoir que ce château fut le siège d'une des 8 Baronnies (voir titre de noblesse) du Gévaudan.

   C'est donc pour cette incroyable raison historique que je suis en ce lieu.

  Un parement d'angle très original

Je vais faire des photos
     Sur la vue satellite, le château ainsi que son rempart sont très reconnaissables. C'est donc avec la certitude de ne point revenir bredouille que je me rends dans cette petite commune proche du département de l'Aveyron.

 

Première analyse 

   En découvrant une courtine du château, j'ai plusieurs remarques :

* Point de tour défensive je vois.

* La diversité des pierres et de leur pose m'informe que le mur a été de multiple fois réparé.

* Le montage des pierres en arête de poisson me fait penser que le château est ancien (certains supposent des murs Romains).

* Avec leur rouge couleur, les parements d'angle surprennent. J'ai supposé que localement il n'y avait pas de pierre de grande dimension. Le recours à une autre carrière aurait été la solution. Mais il n'en ai rien. Un lecteur passionné me donne la vérité.

 

Quelle surprise !

    En contournant le site je découvre une curieuse ouverture semi-circulaire. Je prends un peu de recul pour mieux comprendre.

Quelle est donc cette curiosité ?

   Point de bizarerie cela est. Le château étant si ruiné que la commune a consolidé l'ensemble puis aménagé une salle.

Pensez vous que cela soit un petit musée ?

   Une archère très primitive

        L'intérieur :
Classique découverte

   La salle basse n'est point musée mais une pièce pour la mairie. La salle est voûtée, mais il est difficile d'en connaître la fonction originelle.

   N'étant pas visitable, je me dirige vers l'escalier moderne pour découvrir l'étage.

 

Eléments de défense et de confort

    A l'étage, il ne reste que 2 pans de mur très arasés. Ma mission va être de comprendre l'architecture et la fonction des salles et étages.

   L'étage accessible possède :

* Un sol très moderne,

* A gauche de l'escalier une ouverture ressemblant à une petite cheminée,

* A droite de l'escalier une voûte.

* Une archère droite avec un faible ébrasement me la faisant dater de la fin du 11ème siècle ou début 12ème. Ma supposition est peut être faussée par les nombreuses consolidations récentes.

* Un mur reconstruit mais avec la preuve qu'un étage existait.

* La présence d'un étage supérieur est prouvée sur l'autre mur.

* Les vestiges d'une imposante cheminée m'informent que ce niveau était réservé au seigneur.

 

La cheminée de la salle seigneuriale 

C'est la fin

   Ne souhaitant pas vous révéler tous les secrets de cette beauté très abîmée, je vous laisse ici. Je jette un dernier regard sur les brumeuses montagnes.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du château. Un seigneur nommé Canilhac est cité.

* Au 17ème siècle, le château est en ruine.

* Au 20ème siècle, pour protéger le site, les murs sont rapidement consolidés, le sol est refait avec des matériaux récents et une salle est aménagée pour recevoir la mairie.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible. L'entrée dans la salle de la mairie n'est pas autorisée sans invitation.

 

Pour les passionnés d'histoire, je vous propose la lecture de ce site.

 

L'art moderne ose s'intégrer dans cette forteresse médiévale

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 06:10

 

Département 12 - AVEYRON

  Quel enchevêtrement de bâtiments !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Estaing est située à 40km au Nord-Ouest de Sévérac le Château (voir ce château), à 30km l'est de Decazeville à 20km au Nord-Nord-Est de Rodez et à 10km au Nord-Ouest de Bozouls (voir son château).

     Coordonnées du château :

44° 33' 14.674" N 2° 40' 21.058" E
 44.554076°  2.672516°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte
   Posé sur un roc, en bordure de la rivière Lot, le curieux château survole de sa puissance les petites maisons du bourg. Cet enchevêtrement de bâtiments d'époques différentes (Les façades comportent les styles roman, gothique flamboyant et renaissance) et d'architecture mêlant confort et défense ne va point être facile à décrire.

  Une échauguette sur culots

A ses pieds

    Au pied du rempart extérieur, je suis étonné par la piètre qualité de taille de ce mur défensif partiellement arasé.

  Par contre, les bâtiments en arrière plan possèdent de beaux et classiques systèmes défensifs :

* Des mâchicoulis sous un chemin de ronde aujourd'hui transformé en logements.

* Des échauguette d'angle.

* Des tours de défense.

 

Les éléments religieux
    Il est fascinant de voir depuis l'extérieur les constructions religieuses. Il en existe 2 :

* L'ancienne chapelle castrale du 15ème siècle, englobée dans une ronde tour.

* L'imposante chapelle des religieuses construite au 20ème siècle.

  Aviez vous déjà vu un tel donjon polygonal ?

Le donjon

    Le bâtiment le plus impressionnant est le donjon polygonale, encadré à chaque angle par une échauguette encastrée, placée sur 2 hauteurs.

Magnifique, n'est il pas ?

 

L'entrée fortifiée

  Comme il se doit pour un château toujours habité au 16ème siècle, l'entrée est défendue par de nombreuses ouvertures de tir pour arme à feu (petits canons et fusils).

  Les ébrasements extérieurs et intérieurs permettent de larges angles de tir.

 

        L'intérieur :

Curieuse ambiance

    Dans la cour, je suis surpris par l'opposition entre :

* Les systèmes défensifs et les terrasses avec balustres.

* Les façades avec de multiples fenêtres et les systèmes de tir en encorbellement.

 

C'est fini

    Hélas, en ce dimanche de début mai, le château n'est point ouvert à la visite. Il faudra que je revienne pour découvrir les entrailles du château de l'illustre famille d'Estaing.

 

 

Histoire du château :

* En 850, le nom Estaing est cité. Il semble que sur une butte, un château (en bois ?) existe.

# Durant 9 siècles la famille d'Estaing donne au Royaume de France :

- 7 évêques,

- 1 cardinal,

- De nombreux et vaillants hommes d'armes dont certains ont accompagné d'illustres personnages de l'histoire :

~ Guillaume 1er d'Estaing, compagnon de Richard cœur de lion lors de la 3ème croisade.

~ François III d'Estaing lieutenant général des armées du Roi, gouverneur de Douai.

* En 1028, le site est le siège d'une Baronnie (voir titres de noblesse).

* Au 12ème siècle, aménagement d'un puissant château fort.

* En 1214, à la bataille de Bouvines, Tristan Dieudonné d'Estaing sauve la vie du Roi de France Philippe Auguste (voir liste des rois). Il reçoit la permission de porter le Lys de France dans ses armes.

* Au 15ème siècle, construction d'un chapelle.

* Au début du 16ème siècle, le puissant donjon pentagonale est construit.

* Au 17ème siècle, de nombreux aménagements de conforts sont réalisés.

* En 1794, les révolutionnaires guillotinent le vice amiral de France Jean-Baptiste-Charles-Henri d'Estaing. Le château est réquisitionné comme bien national. Il est massacré, saccagé (les blasons sont grattés) puis vendu à des habitants du bourg.

* En 1877, un violent orage de grêle casse 332 vitres du château.

* En 1836, le château est acheté par une congrégation religieuse : Saint Joseph d'Estaing.

* En 1930, construction d'une chapelle proche de l'ancienne chapelle médiévale.

* En 1945, le site est classé aux Monument Historiques.

* Vers 1947 (?), le château devient une maison de retraite pour religieuses.

* En 2000, la ville fait l'acquisition du château.

* En 2005, le château devient la propriété d'une SCI nommée : Château d'Estaing. Elle a été créée par Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la république.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les rues et ruelles. La visite de l'intérieur est payante.

 

Les encorbellements sont fascinants

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 06:05

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgMon bonheur est au bout de la flèche

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Peyriac de Mer se situe à 15km au Sud de Narbonne  et à 4km au Nord de la réserve Africaine de Sigean, en bordure de l'étang de Bages.

      Coordonnées du bourg :

43° 5′ 16″ N 2° 57′ 31″ E
 43.087778°   2.958611°

 

L'église 

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

    Durant ma flânerie dans un vide grenier, j'ai trouvé une petite brochure sur la ville de Peyriac de Mer. C'est avec fascination que je découvre sur papier son église à nef unique avec ses nombreux contreforts. Une copie d'un plan cadastral m'informe que proche de cette église (E) il y a un château fort (C).

   Cette information me frise les moustaches. Hélas, j'avais mal lu, c'est l'emplacement présumé du château, car cette beauté n'existe plus. Mais au dos du prospectus, mes yeux brillent devant le croquis de l'église fortifiée de Peyriac de mer.

Je me dois de la voir !

 

Les Marsiens ont de la chance de voir cette église depuis le cielLa découverte

    En arrivant proche du centre-bourg, un panneau m'indique la direction de l'église du 12ème siècle. Diantre, je pensais qu'elle était plus jeune de 200 ans, je vais donc me régaler.

    En errant dans les petites ruelles de cette ancienne cité, j'ai la surprise de voir des arcs boutant (point 12ème siècle évidemment) s'appuyant sur les maisons.

Incroyable n'est il pas ?

    Voila une cité ayant gardé son architecture médiévale, avec les habitations resserrées autour de son château et utilisant la puissance de son église pour l'inclure dans les rempart. Au détour d'une ruelle ombragée apparaît une incroyable construction religieuse fortifiée.

 

Le système défensif

     Mon 1er regard va sur les nombreux, hauts et puissants contreforts à larmiers. Il crée évidement des angles morts pour les défenseurs, mais l'impression d'invulnérabilité est présente.

    Puis je suis attiré par l'imposante échauguette posée sur un contrefort. son crénelage possède des archères dans les merlons (voir vocabulaire).

Quel spectacle unique.

    Entre chaque contrefort, le crénelage des courtines semble être supporté par des arcs de décharge. Ce système d'architecture me surprend. J'avance donc pour comprendre et là, c'est le choc. Pour la défense de proximité, l'église est équipée de mâchicoulis.

   Le système défensif est homogène et pourrait faire pâlir de jalousie de nombreux petits châteaux forts. La vue aérienne confirme mon ressenti de puissance et d'efficacité.

 

     L'intérieur :

         Il n'y a pas d'escalier accessible pour un Chevalier-castellologue amateur. Je ne peux pas monter dans les tours ni sur le toit. Les fortifications garderont leur secret. Je me console en admirant la forme brute de la nef et du choeur polygonal.

 

 

Histoire de l'église et du château :

* Au 12ème siècle (?),  construction d'une église.

* Vers 1276, il semble qu'un château existe en ce lieu.

* En 1285, un Castrum Petriaco est cité appartenant à l'évêché de Narbonne.

* Au 14ème siècle, construction (ou aménagement ?) d'une église fortifiée.

* Vers 1792, les révolutionnaires réquisitionnent l'église et la confisquent à l'évêché de Narbonne.

* En 1914, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Paul) est libre et gratuite. La visite des fortifications est impossible. 

 

Crènelage, mâchicoulis, archères... Quel attirail !

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églises
fortifiées
de France
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 06:30

 

Département 16 - CHARENTE

  Voyez vous un château au loin ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Rancogne est située à 70km Ouest-Sud-Ouest de Limoges, à 20km au Nord-Est d'Angoulême et à 6km au Sud-Est de Rivières.

   Coordonnées du château :

45° 41' 46.396" N 0° 24' 22.064" E
 45.696221°  0.406129°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

     Dans cette belle vallée rafraîchit par la rivière Tardoire je vois au loin un ensemble de bâtiments à l'architecture mixte (ancienne et moderne). Même si je pressens que le site ne sera pas visitable, j'ai plaisir à découvrir une ancienne construction toujours habitée.

  Un donjon fortifié presque intemporel

L'analyse 

    Je passe rapidement devant le pigeonnier, dont ma brochure affirme que les alvéoles sont nombreuses, preuve que le site a appartenu à une grande famille bourgeoise. Je m'intéresse de suite :

* Au donjon carré avec son crénelage et sa tour escalier,

* Accrochée au donjon, une ancienne courtine transformée en jolie galerie (en bois ?) posée sur des piliers en pierre.

* Dans le prolongement, une longue courtine ouverte de nombreuses fenêtre de confort.

Etait ce le lieu de vie ?

* A l'angle, une tour ronde avec des fentes de tir pour arme à feu.

* Puis, une autre courtine en équerre tout aussi emplie de fenêtres.

  Lentement, je devine que ce château a une forme carrée avec 4 tours aux angles.

 

Je continue l'analyse

* L'angle suivant est protégé par une ronde tour cachée par les arbres.

* La troisième courtine est plus complexe. Elle comporte presque au centre un bâtiment parallélépipédique.

* Ce dernier est décalé de l'axe. Il possède 2 petites canonnières avec un fort ébrasement (voir vocabulaire) extérieur.

* Une autre canonnière est aussi sur la façade à sa perpendiculaire.

* Comme je le supposais, le quatrième angle possède une tour de défense.

    Sans entrer, j'examine l'architecture du portail

Le portail d'entrée

   Tout en respectant la propriété privée, j'examine avec mon oeil d'aigle l'entrée fortifiée :

* Deux tours encadrent le châtelet.

* L'entrée est double : charretière et piétonne.

* Au dessus, je ne distingue pas de flèche pour un pont levis.

* Au dessus d'un blason effacé, présence d'une salle "de garde" avec un système défensif pour arme à feu.

* Entre les 2 entrées, le montant possède des entailles rebouchées :

Sont ce des arquebusières obstruées ?

 

        L'intérieur :
  La propriété privée et habitée n'est pas visitable. Je hume une dernière fois l'herbe coupée et je quitte ce lieu paisible où l'histoire ne fut point guerrière.

 

 

Histoire du château :

* Au 15ème siècle (?), un château fortifié est construit ou existe (?).

* Au début du 16ème siècle (1519 ?), le sieur de Cressiec Jean Maindron (ou Mandron) et sa femme Marie-Raymonde décident la construction d'un nouveau château ou plutôt une maison forte pour l'exploitation des terres agricoles.

* En 1548, leur fille, Jeanne Maindron, épouse Jean Devezeau qui devient sir de Rancogne. C'est eux qui donnent l'aspect final au château.

* En 1588, il semble que le donjon soit achevé.

* En 1589, le chai est finalisé.

* Durant la fin du 16ème siècle et une grande partie du 17ème, vivent en ce lieu :

- Jean Jacques Devezeau,

- François I Devezeau,

- François II Devezeau.

* En 1672, Charles de Devezeau naît au château.

* Dans le quatrième quart du 17ème siècle, Charles De Devezeau, seigneur de Rancogne, entre aux services du Roi (voir liste), puis reste 23 ans à Saint Domingue.

* En 1742, Charles de Devezeau achète le Marquisat (voir titre de noblesse) d'Herbault.

* En 1747, naissance à Herbault de Charles François Devezeau.

* En 1797, Charles François Devezeau vend Rancogne à Jean Baptiste Binet.

* Au début du 19ème siècle, la fille de Charles François Devezeau en épousant Joseph Gabriel de Barbazin, apporte le château en dot.

* Durant tout le 19ème siècle, quatre générations de Barbazin occupent le site et entretiennent le château.

* En 1898, le site est possession de la famille Desormeaux.

* Au 20ème siècle, la famille Desormeaux réalise plusieurs travaux d'entretien (entre autre sur le donjon) et de consolidation (la grange). Quelques bâtiments instables sont démolis.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route et le sentier. La visite de l'intérieur est interdite. Veuillez respecter la propriété privée et la tranquillité de ses habitants.

 

Le temps a transformé ce château médiéval

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