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Ombre et lumière

17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 06:30

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

Bretêche ou mâchicoulis ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Roquefort des Landes est située à 22km au Nord-Est de Mont de Marsan et à 16km au Nord de Villeneuve de Marsan.

     Coordonnées du bourg : 

44° 2′ 3″ N 0° 19′ 17″ W
 44.034167°  -0.321389°

 

Le château :

    L'extérieur :

La découverte

    Les automobilistes pressés franchissant le pont, ne pensent pas regarder les constructions de ce bourg. Mais un Chevalier Dauphinois sur son destrier centenaire a le temps de voir un curieux mur.

Est ce un vestige médiéval ?

 

L'enquête commence

    Avec ses pierres correctement taillées (bien que parfois asymétriques), avec ses joints fins je pressens que ce mur a été construit il y a plusieurs siècles. La présence de corbeaux (dont la fonction m'échappe) est aussi un signe d'ancienne construction.

Mais était ce pour défendre un château, un palais, une maison ou un village ?

 

Il faut prendre du recul

    Plutôt que d'avoir le nez dans les pierres (et me faire mal au heaume  ), je prends un peu de recul. Mais les siècles et ses aménagements de confort n'ont pas épargné ce mur. Portes et fenêtres ont certainement remplacé, archères, mâchicoulis et crénelage (voir vocabulaire).

    Pourtant à son extrémité il y a ....

 

La tour

... Une magnifique tour, haute, haute, haute !

    J'ai un peu exagéré pour sa hauteur en utilisant une astuce de photographe (un objectif grand-angle et un genou à terre), car la tour ne comporte que 2 étages. Mais la "petitesse" peut cacher d'innombrable plaisirs.

   Sur les 2 étages, la tour comporte sur son périmètre, une multitude d'ouvertures pour le tir. Au 1er étage, il y a des fentes horizontales très fines (pour fusil ?) et au dessus  quelques trous ronds en alternance avec les mêmes fentes.

J'opte pour un système défensif du 16ème siècle.

 

Est ce vraiment un château médiéval ?

   En contournant la tour, je vois un curieux indice architectural : Une petite construction en encorbellement. Évidemment, comme moi vous avez deviné les traditionnelles latrines.

 

    L'intérieur :

        La propriété est privée et non visitable.

 


Histoire du château :

* Au 13ème siècle, Gaston VII de Béarn fait construire un château fort qui se nommera : Castérat de la Doze.
* En 1344, Gaston II de Foix (voir son château), aussi nommé Gaston Phoebus, séjourne dans ce château avec sa mère Eléonore de Comminges.
* Quelques années passent et ce château se nomme : Château de Foix. 
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite depuis le petit parking et les ruelles. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Cette tour appartient elle à l'ancien château ?

 

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 06:30

 

Département :   50 - MANCHE

 

Quelle puissance dans cette tour !

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Tréauville est situé à 50km au Nord-Ouest de Carentan, à 20km au Sud-Ouest de Cherbourg et à 4km à l'Est de Flamanville. 

     Coordonnées du manoir :

49° 32′ 24.72″ N 1° 50′ 12.289″ W
 49.5402°  -1.836747°

 

Le manoir :

      L'extérieur

La découverte

     Sur la route départementale 23 en direction du petit port de Dielette, à 2km au Nord-Ouest de Tréauville, je découvre une construction avec une tour qui attire mon attention.

Pensez vous que ce manoir fortifié ait été construit au Moyen Âge ?

 

La tour

    Rapidement je me désintéresse du bâtiment parallélépipédique (qui pourtant possède un chaînage d'angle de belle facture) pour consacrer toute mon attention sur  la tour. Sa forme ronde me la fait dater après le 12ème siècle.

Y a t il des indices pour affiner sa date de construction ?

 

La système défensif

    La tour ne possède aucun crénelage ni mâchicoulis. Seule une ouverture carrée apparaît. Sa fonction m'échappe.

Est ce une petite fenêtre ou un vertige de système de guet ?

   A la base, je vois des fentes verticales ressemblant à des archères. Mais leur petitesse et surtout la présence d'un à 2 trous ronds me font penser à des ouvertures de tir pour fusil.

  Ces ouvertures étant présentes sur toute la hauteur, il semble que plusieurs hommes pouvaient défendre en même temps ce manoir.

 

Conclusion

  Cette construction fortifiée n'est pas un vestige de château mais certainement une maison forte datant peut être de la fin du 15ème siècle. Point de certitude j'ai. Peut être qu'un visiteur me donnera la réponse ou qu'une prochaine lecture sur les fortifications de Normandie me contredira.

 

 

Histoire du manoir :

     Je n'ai aucune information historique sur ce manoir fortifié.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de la tour dans la propriété privée est interdite.

 

Comme j'aimerai dormir une nuit dans cette tour !

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Quel incroyable spectacle !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Brousse le château est située à 40km au Sud de Rodez, à 35km Est-Nord-Est d'Albi et à 34km à l'Ouest-Sud-Ouest de Millau.

     Coordonnées du château fort :

44° 59' 49.38" N 2° 37' 28.06" E
 43.99705°  2.624461°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverte

     Armé d'une reproduction du château au 19ème siècle, c'est au triple galop que je me rends dans cette commune proche de la rivière Tarn.

    Devant cette masse de pierres construites, composée de tours et de rempart, mes poils se dressent, mes naseaux vibrent et mon coeur de castellologue amateur s'arrête.

Je vais humer une forteresse mélangeant 6 siècles d'architecture militaire !

 

Première sensation

* La forteresse a été construite sur le rocher.

* La variété des pierres prouvent qu'elle a beaucoup souffert durant ses nombreuses années de conflits (guerre de Cent ans, attaques des Routiers "affamés, guerre de religion).

* Les courtines ont souvent été modifiées. Les marques de jointures en sont la preuve.

 

L'analyse

  Avec un château fort aussi dense, je me dois de réaliser une présentation très visuelle.

1 - Le château comporte une alternance de hautes courtines protégées par des tours flanques.

2 - Certaines tours ont une forme ronde mais certaines, plus grandes et hautes, ont gardé la forme "carrée".

3 - Comme tous les châteaux forts, celui de Brousse possède des crénelages avec des archères droites dans les merlons.

4 - Certains murs possèdent des vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

5 - Mais d'autres courtines ont la chance d'avoir conservé de vrais mâchicoulis.

6 - Le plus impressionnant est le nombre d'archères différentes sur plusieurs niveaux.

 

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11 12 13 14 15 16

 

11 - Le vieux rempart posé sur le rocher, avec ses multiples réparations, possède sur un seul niveau de nombreux systèmes de tir pour arme à feu (petit canon ou arquebuse).

12 - Les systèmes défensifs pour arme à feu sont très nombreux sur les courtines et tours.

13 - Une curieuse archère-canonnière avec des évasements horizontaux (pour mieux viser ?).

14 - Certaines canonnières ou arquebusières ont été implantées dans la l'épaisseur du mur (à gauche), mais d'autres (à droite) ont été aménagées dans une ancienne archère droite.

15 - A gauche, l'archère-canonnière semble classique. Mais à droite, l'orifice rond a été implanté dans une archère cruciforme.

16 - Les tours possèdent des archère-canonnières proches de leur courtine pour mieux la défendre.

 

 

        L'intérieur :

Une première porte

    Une porte, ressemblant plus à une poterne qu'à une entrée de château fort, se dissimule partiellement dans un décrochage. Elle est défendue par plusieurs archère-canonnières. L'ébrasement intérieur me surprend car il limite la vision du tireur.

 

L'échec

   Hélas, la porte ne s'ouvre point en ce début de printemps. Je ne pourrai pas découvrir les entrailles de cette beauté médiévale. Je me réconforte :

* En volant la vue d'une salle défensive.

* En regardant le château vu du ciel,

* Puis en admirant le panorama sur le Tarn.

 

 

Histoire du château fort :

* Vers 935, première mention d'un château surveillant le passage sur la rivière Tarn. Il appartient au Comte du Rouergue (à vérifier).

* En 975, la Comtesse Garsinde donne le château à son neveu Amelius, évêque d'Albi.

* En 1112, le château est possession du Comte (voir titre de noblesse) de Rodez (voir liste).

* En 1204, par son mariage avec Riques de Cabrière, Bernard Ier d'Arjajon récupère la seigneurie de Brousse.

* En 1344, Jean Ier d'Arpajon, enlève Hélène de Castelnau âgée de 6 ans. Son but : Il l'emprisonne pour l'épouser.

* En 1347, envoyé par le Roi de France pour délivrer la jeune captive, Gérard de la Barthe attaque puis s'empare du château.

* En 1349 (à vérifier), Jean Ier d'Arpajon épouse Hélène de Castelnau.

* En 1404, dans la prison du château, Jean d'Armagnac décède. Il avait été incarcéré par ordre de son frère puis aveuglé à l'aide d'un bassin ardent.

* Vers 1700 (à vérifier), Catherine Françoise d'Arpajon, Comtesse de Roussy, vend le château à Gilles de Grandsaigne.

* En 1785, François Peyrot de Vailhauzy achète le château.

* En 1839, Madame Delauro (fille de François Peyrot de Vailhauzy) vend le château à la commune.

* A partir de 1840, la commune transforme un bâtiment du château en presbytère.

* En 1944, le château est classé aux Monuments Historiques.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, de nombreux travaux de consolidation sont réalisés par des associations puis par la commune.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante. Renseignez vous sur les dates d'ouverture.

 

Chaque bâtiment est un morceau de notre histoire s'étalant sur 1000 ans

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Tel un donjon de château fort, ce clocher montre sa puissance

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village d'Hary  est situé à 33km au Nord-Est de Laon, à 18km au Sud-Ouest de Hirson et à 6 km au Sud de Vervins.

49° 47′ 6.82″ N 3° 55′ 28.64″ E
 49.785227°  3.924622°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

      Je somnolais sur mon destrier quand soudain j'entends une voix :

"Monsieur Potter, tu es chez toi" .

  Ne me nommant point ainsi je cherche à comprendre. En levant la tête je vois le village d'Hary

  "Quelle curieuse introduction dans ce blog consacré aux fortifications médiévales" pensez vous.

   Il fallait bien que j'attire votre attention sur une construction puissante comme un donjon de château. Mais, après quelques minutes, j'ai un doute :

Est ce un château fort ou une église incroyable ?

 Ma vue se brouille devant tant de puissance !

L'enquête commence

    En arrivant dans le village, ce n'est point une église que je vois mais un véritable donjon. S'il n'y avait pas eu d'abat-sons au sommet, doute j'aurais eu.

   En entrant dans le cimetière, je me refuse à regarder le clocher-donjon et je me précipite sur le corps du bâtiment pour voir si une salle de repli ou chemin de ronde existe au dessus de la nef.

  Hélas la "partie religieuse" (sans transept) de cette église ne possède aucune défense. Son architecture un peu chaotique est surprenante.

Le clocher serait donc le seul système défensif ?

  Je prends un peu de recul pour vérifier ma supposition.

 

Le clocher-donjon

Que voyez vous en 1er en regardant ce donjon ?

   Mon regard est attiré d'abord par la tour flanque. Sa forme ronde surprend sur cette église très parallélépipédique. Ce devait être la tour escalier. Il est amusant de voir des dessins géométriques créés par des briques noires vernissées.

Que voyez vous après ?

   Je suis en admiration devant les contreforts d'angle, linéaire et monobloc. Leur position n'est pas idéal pour éviter les angles morts (pour les défenseurs), mais quelle puissance ils donnent à ce clocher-donjon.

Y a t il un détail qui vous surprend ?

    Évidemment, l'absence de fente de tir, d'archère, de mâchicoulis et de bretèche (voir vocabulaire) ne facilite pas la défense. Peut être que leur disparition est due à une récente consolidation.

 

    L'intérieur :

       Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je me console en regardant la gravure du blason de la famille De Coucy, seigneur de Vervins.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 12ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 17ème siècle (1619 ?), modification de l'église et construction du clocher-donjon.
* En 1989, certaines parties de l'église sont inscrites aux Monuments Historiques.
* En 1994, classement partiel aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Corneille et Saint Cyprien) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

 

L'immensité de l'Aisne s'offre à moi

 

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fortifiées
de France
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 06:05

 

Département 16 - CHARENTE

  Un château fort ayant évolué durant 7 siècles

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Angoulême est située à 90km au Sud-Ouest de Limoges, à 70km au Nord-Ouest de Périgueux et à 40km à l'Est de Cognac.

   Coordonnées du château :

45° 38' 55.255" N 0° 9' 24.379" E
 45.648682°  0.156772°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   Il est impossible de ne point voir le château d'Angoulême car :

* Il est situé proche des rues piétonnes et commerciales.

* Il est posé presque au centre du plateau dominant la ville nouvelle. J'adore quand elles sont rondes !

* De plus, c'est l'Hôtel de ville du bourg, donc tous les panneaux indiquent la direction

* Et puis, l'imposant bâtiment est visible de loin.

 

Une tour ronde

    Sur la façade du 19ème siècle emplie de fenêtres à meneaux en croix puis d'un joli balcon, mes yeux de Castellologue-amateur ne voient que la ronde tour. De ce coté du château, c'est la seule construction médiévale ayant été conservée.

     Même si des fenêtres ont été percées dans l'épais mur, même si les systèmes de tir (archères, canonnières) ont disparu, la puissance de la tour se ressent. Au sommet, crénelage et mâchicoulis rappellent ses origines défensives.

 

Content je suis

    Heureux de ma découverte, je flâne le long de la grille du petit parc pour humer de loin la beauté et la chaleur guerrière de cette ronde tour.

  Je m'approche de la façade pour constater le diamètre imposant de la tour flanque.

  Soudain, mon âme vagabonde voit un chat perché.

Est ce celui magique dans Alice au pays des merveilles ?

  Des gargouilles s'amusent avec le bleu du ciel.

angouleme-chateau-21 angouleme-chateau-21 angouleme-chateau-21

  Je croque ce donjon... à pleines dents

Une autre tour
   En contournant la bâtisse, je remarque une deuxième tour. C'est le donjon médiéval. Au 19ème siècle, la tour maîtresse a été intégrée dans les bâtiments modernes. Malgré cela, sa puissance et ses origines n'ont pas été effacées.

 

Le donjon polygonal

    Sa forme polygonale est incroyablement asymétrique, ce qui n'est pas classique au Moyen Âge. L'ironie de l'histoire est que la face du donjon visible en notre siècle était située dans la cour intérieure. Ce n'est donc pas la façade défensive que je vois. Conséquence :

* Point d'archère ni canonnière,

* Les fentes sont certainement pour l'éclairage d'un escalier intérieur,

* Seuls subsistent les mâchicoulis,

* Et le crénelage avec des archères dans les merlons.

 

Une curieuse tour

    Le beffroi en arrière plan n'était pas intégré au château féodal. Je vous le montre sans en faire une description.

    Est ce une imitation due à l'époque de Viollet le Duc ?

        L'intérieur :

J'entre

   En passant par une porte non fortifiée, je découvre la cour intérieure réalisée au 19ème siècle. Le nombre important de bâtiments de ce siècle et l'architecture ne me transportent évidemment pas dans "mon" Moyen Âge.

 

J'erre dans un lieu de presque 2 siècles

   Face à cette architecture Néogothique de style Napoléon III, je recherche le détail qui m'inspirerait une photo :

- Les tours carrées ?

- Un monstre ailé ?

- Un animal aux oreilles pointues ?

 

 

Histoire du château :

   Il n'est point aisé de décrire l'histoire d'une grande ville tant les évènements sont nombreux. Je vais tenter une approche rapide :

* Au 4ème siècle, la ville Romaine se nomme : Iculisma.

* En 508, les troupes de Clovis emportent la victoire sur les Wisigoth.

* Au 4ème siècle, la cathédrale est en construction.

* En 769, Charlemagne (voir liste des Rois) passe à Angoulême.

* Vers 863, les troupes Normandes saccagent la région.

* A la fin du 10ème siècle, la famille Taillefer, portant le titre de Comtes (voir titre de noblesse) d'Angoulême, apparaît dans les textes.

* Au 11ème siècle, Guillaume IV fait construire le Palais Taillefer.

* En 1181, à la morte de Bougrin III Taillefer, le Duc d'Aquitaine, Richard Coeur de Lion, confisque le Comté d'Angoulême.

* En 1199, Richard décède. Son frère Jean Sans Terre devient Roi d'Angleterre et Duc d'Aquitaine.

* En 1200, Isabelle Taillefer épouse Jean Sans Terre.

* En 1216, Jean décède. Isabelle, peu appréciée de la famille Royale d'Angleterre, décide de rentrer en France puis de récupérer ses terres du Comté d'Angoulême.

* En 1220, Isabelle épouse Hugues X de Lusignan.

* En 1228, Isabelle fait agrandir l'enceinte urbaine d'Angoulême et demande la construction d'un "château neuf".

* En 1246, à la mort de sa mère Isabelle, Hugues XI de Lusignan reçoit le Comté d'Angoulême. Il est marié depuis 10 ans à Yolande de Bretagne.

* En 1250, Hugues XI décède. En attendant la "majorité de son fils, futur Hugues XII de Lusignan, Yolande administre le Comté et continue les travaux du château.

* Vers 1256, le Comté est administré par Hugues XII.

* En 1270, Hugues XII décède. Le Sénéchal du Périgord revendique la possession du château d'Angoulême.

* En 1271, Jeanne de Fougères, veuve de Hugues XII, récupère le château et le Comté. Elle continue l'agrandissement et la modernisation du château Comtal.

* Vers 1276, Hugues XIII de Lusignan, fils de Jeanne, est Comte d'Angoulême. Il continue les travaux au château et surtout fait construire le donjon polygonal à l'Ouest du château.

* En 1308, 5 ans après la mort de Hugues XIII la famille de Lusignan croule sous les dettes. Le Roi de France Philippe le Bel confisque le Comté d'Angoulême.

* En 1360, après la signature du traité de Brétigny, le Comté est donné aux Anglais.

* Vers 1453, après la bataille de Castillon mettant fin à la Guerre de Cent ans, Jean de d'Orléans, nommé aussi "Le Bon Comte Jean", fait agrandir le château : Construction d'une grosse tour défensive et d'un logis neuf.

* Durant le 15ème et 16ème siècle, de grands personnages s'intéressent au Comté d'Angoulême :

- Charles d'Orléans,

- Louise de Savoie,

- Marguerite d'Angoulême,

- François Ier.

* En 1562, durant les Guerres de Religion, la ville, le château et la cathédrale souffrent des attaques.

* En 1587, Jean Louis de Nogaret, Gouverneur d'Angoumois et personnage influent, imprime sa marque dans les remparts et autres fortifications.

* Durant cette fin de 16ème siècle et jusqu'à la révolution Française, le château est en apanage, il n'est plus habité par un personnage important. Les bâtiments n'étant plus entretenus, le site se transforme lentement en une ruine.

* Au 18ème siècle, quelques bâtiments sont utilisés comme prison.

* Vers 1838, le maire estime que la ville se doit de posséder un hôtel de ville important à l'image du bourg. Au profit de la commune, il récupère le vieux château fort.

* A partir de1845 (?), l'architecte Abadie fait abattre tous les bâtiment existant et ne garde du château fort que la donjon polygonal (B') et la grosse tour ronde (O') --> voir plan.

* En 1870, inauguration de l'hôtel de ville.

* En 1929, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Que de variétés architecturales !

      Vers Menu châteaux Charente

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

 La dômerie est là bas !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Saint Chély d'Aubrac est située à 50km Nord de Millau (voir son beffroi), à 25km au Nord-Est d'Estaing (voir son château) et à 10km au Sud-Est de Laguiole.

     Coordonnées de la Dômerie :

44° 37' 20.7" N 2° 59' 12" E
 44.622411° 2.986908°

 

La dômerie : 
        L'extérieur :
Le plan

   C'est à cause d'un plan, récupéré dans une brochure trouvée chez un bouquiniste, que je suis en ce lieu.

    Voici la légende :L'hôpital de l'ancien monastère a-t-il toujours la même architecture ?

1 - Porte principale,

2 - Eglise (13ème siècle),

3 - Emplacement du cloître,

4 - Emplacement chapelle du Collège,

5 - Tour des Anglais,

6 - Ancien hôpital des pèlerins,

7 - Ancienne auberge,

8 - Ancien grand corps de logis avec :

- Salle des hommages,

- Boulangerie,

- Etc...

9 - Ancien corps de logis avec :

- Cuisines,

- Logement de la communauté.

10 - Vestiges d'une ancienne tour.

 Est ce une tour médiévale ?

La découverte

     Ma documentation sur ce site est moins que minimale. Certains ouvrages étant anciens, je ne sais pas ce que je vais visiter. C'est donc avec une grande surprise que je découvre une haute tour carrée.

Suis je devant le site médiéval ?

 

La  tour
     Son nom est : La tour des Anglais. Evidemment ceci est du à son époque de construction et à "l'occupation" de notre Royaume par les troupes Anglaises (après le mariage d'Eléonore d'Aquitaine avec le futur Roi d'Angleterre). Mais cette tour ne fut point construite par ces Vils ennemis de nostre Royaume, elle a pour fonction de lutter contre l'envahisseur qui harcèle le site.

    Cette construction du 14ème siècle a perdu son aspect défensif suite aux (trop) nombreuses modifications, mais avec ses 30 mètres de haut, sa fonction défensive est évidente.

 

Un autre bâtiment

   En prenant un peu de recul pour observer la tour des Anglais, je m'aperçois qu'en arrière, un autre bâtiment existe. En voyant le clocher je pressens que c'est l'église médiévale.

   Hélas, après la révolution Française, ce site fut déserté. L'église n'est plus consacrée.

 

        L'intérieur :
  Seule l'église désaffectée est visitable. C'est donc à pas feutrés que je franchis la porte. La lumière est amenée par ces 4 ouvertures. Dans la nef, des tableaux modernes décrivent l'histoire et les évènements importants de la dômerie. Je vous laisse les imaginer.

 

 

Histoire de l'église :

* Vers 1022, une légende affirme qu'un seigneur nommé Adalard, revenant de Compostelle, est attaqué par des brigands proche d'Aubrac.

* Au début du 12ème siècle, l'abbaye de Conque fonde, proche d'Aubrac, un monastère situé sur la route de compostelle. La mission du site est de soigner et protéger les pauvres et les pèlerins.

* En 1198, avec l'affluence des pèlerins, un deuxième monastère est construit. Il mesure 120m par 93m.

* Vers 1203, l'église est bâtie.

* Vers le 13ème siècle, le Dômerie se détache de l'abbaye de Conque et devient rapidement "autonome", riche et puissante.

* En ce 13ème siècle, il semblerait que l'Ordre du Temple ainsi que les Chevaliers de Malte s'intéressent à cette riche Dômerie.

* En 1353, durant la guerre de Cent Ans, la tour dite des Anglais est construite.

* Vers 1792, les Révolutionnaires détruisent le monastère et chassent les religieux. Une partie des bâtiments est mise en vente.

* Au milieu du 20ème siècle, la tour des Anglais assume la fonction d'auberge de jeunesse.

* A la fin du 20ème siècle, la tour des Anglais devient un gîte d'étape.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant le silence du lieu. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

La tour des Anglais est devenue un habitat moderne

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Plusieurs siècles de construction se devinent

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bournazel est située à 27km au Nord-Est de Villefranche de Rouergue, à 20km au Nord-Ouest de Rodez et à 10km au Sud-Est de Decazeville.

     Coordonnées du château :

44° 27' 33.912" N 2° 17' 57.527" E
 44.45942°  2.299313°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Questionnement

   Dans la littérature touristique ainsi que les Guides, le site de Bournazel est considéré comme l'un des plus beaux châteaux Renaissance de la France du Sud. L'amateur de châteaux forts et de ruines médiévales que je suis se pose une question :

Que viens je faire en ce lieu ?

   La réponse est évidente. Les premières pierres de ce site furent posées en 10ème siècle. C'est donc un château du Moyen Âge. Mais une question nouvelle me vient :

A-t-il gardé quelques signes de son époque médiévale ?

  Les maisons entourent le château intemporel

La découverte

    Au centre du bourg, proche de l'église, une massive construction me fait signe. Dans ce plat paysage, entouré par de nombreuses maisons, je ne distingue que les toitures du château.

    Une belle tour ronde d'angle avec trou de boulin (voir vocabulaire), petites fenêtres et fentes verticales m'informent que ce château fut fortifié.

 

Courtine

     La haute courtine a été modifiée à la Renaissance, de nombreuses fenêtres à meneau s'offrent à mon regard de Castellologue-amateur.

  Ma mission est simple : Trouver des détails d'origine médiévale.

 

Une autre tour d'angle

    Evidemment, en suivant la courtine je rencontre une autre tour d'angle. Elle possède quelques caractéristiques intéressantes :

* A sa base, une ouverture de tir horizontale me faisant penser à une petite canonnière.

* Puis, une autre ouverture avec un important ébrasement extérieur. Ce n'est point une canonnière mais un système défensif permettant le tir avec une petit arme à feu (fusil).

  Il m'est impossible de dater correctement ces détails :

Fin 15ème ou début 16ème ?

    J'opte pour la réponse 2.

 

Quel magnifique enchevêtrement de styles !

"Mélange des siècles"

     Soudain, au bout d'une courtine trouée de fenêtres et porte, apparaît une ronde tour arasée. Ce n'est pas sa faible hauteur qui me surprend mais la balustrade "très moderne".

  Pour mieux comprendre ce château, je prends un peu de recul.

Magnifique !

 

Les preuves médiévales
  Solitaire, une haute tour du rempart me donne la lumière médiévale que j'attendais. Avec son vestige de mâchicoulis et sa forme ronde, je pressens qu'elle fut construite au plus tard au 13ème siècle.

 

Le portail d'entrée

  Après la découverte des tours et courtines, j'arrive en face de l'entrée logiquement fortifiée. Encadrée par ses 2 rondes tours hélas arasées, il ne lui manque que le pont-levis (puis crénelage, mâchicoulis, bretèche, assommoir... voir vocabulaire) pour paraître infranchissable.

   Il ne reste du système défensif que 2 rondes ouvertures latérales avec un ébrasement extérieur important pour faciliter le tir d'une arme à feu.

 

Une cour moyenâgeuse

Dans la cour

    La cour montre des bâtiments encore habitables et exploités, mais aussi des constructions consolidées certes mais vide de vie.

   Evidemment, le médiéviste-amateur que je suis a les yeux de Chimène pour les deux imposantes tours.

  Leur architecture me les fait dater du 12ème siècle.

Qu'en pensez vous ?

 

De magnifiques détails

   Le grande tour ronde avec son vestige de mâchicoulis (que je devine grâce aux consoles) et son pinacle protégeant l'escalier intérieur me fascine.

   Mais c'est surtout un couloir de passage entre une tour et le chemin de ronde qui me laisse sans voix.

Diantre, comme ces souvenirs sont émouvants !

 

Le grand logis moderne

    L'architecture Renaissance Italienne se déguste sur 2 bâtiments positionnés en angle. Le plus impressionnant est le Grand Logis avec sa façade très ordonnancée et ses colonnes cannelées qui se superposent les unes sur les autres. Puis, les longues frises sculptées dont certaines sont entrecoupées de magnifiques chapiteaux aux décors rappelant les symboles et oeuvres de l'antiquité.

  Particularité :

     Les métopes des frises (au nombre de 80) ne montrent point les blasons et les ancêtres de la famille De Buisson (voir historique), mais créent une sorte de rébus montrant les principes intellectuels et savants de la culture de ses propriétaires du 16ème siècle.

 

La Renaissance Italienne

   Je vous quitte ici sur la pointe de mes chausses en vous laissant admirer ces sculptures et colonnes. 

 

 

        L'intérieur :

   Le château n'était pas ouvert à la visite le jour de ma venue. Point je pourrai vous montrer les salles meublées avec goût derrière les grandes fenêtres à meneaux en croix.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, la Baronnie (voir titre de noblesse) de Bournazel est citée dans un texte (cartulaire de Conques).

* Au 11ème siècle, le château appartient à la famille Mancip.

* Au 13ème siècle, les défenses du château sont renforcées.

* Au 14ème siècle, au début de la guerre de Cent ans les attaques et pillages sont importants. Les villageois se protègent dans leur forteresse. Les défenses du château sont renforcées.

* Au 15ème siècle, la famille Mancip est anoblie.

* Au 16ème siècle, par mariage, la propriété appartient à une famille de banquier-marchand nommée : De Buisson.

* Au milieu du 16ème siècle, Jean de Buisson fait réaliser un magnifique château de type Renaissance par l'architecte Guillaume Lissorgues.

* En 1624, le territoire est érigé en Marquisat.

* En 1754, le 25 mars, le célèbre brigand Mandrin est reçu par le propriétaire. En partant le lendemain matin, il donne à son hôte un superbe couteau de chasse.

* A la fin du 18ème siècle, la population manifeste son mécontentement envers les seigneurs de Bournazel.

* En 1790, les habitants du bourg pénètrent dans le château et le brûle. Ruine semble être son avenir.

* En 1864, la famille Marigny, héritière du Marquis Charles de Buisson, restaure partiellement le château.

* Vers 1935, le Colonel de Martigny est propriétaire du site.

* En 1942, Guilbert Victor, appartenant à une famille de gantiers de Millau, possède le château.

* En 1942, le château est classé aux Monuments Historiques.

* En 1948, le site est propriété des Charbonnages de France. Le site devient un centre de repos et de convalescence pour les mineurs du bassin de Decazeville.

* En 1951, la Sécurité Sociale est propriétaire du site.

* A la fin du 20ème siècle, le site est acheté par un membre du groupe AXA. De nombreux travaux d'aménagement sont réalisés.

* En 2007, le château est acheté par un couple de passionné d'architecture. Ils entament une rénovation incroyable.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite payante de l'intérieur est possible. Renseignez vous sur les horaires.

 

Pour mieux déguster ce château fort du Moyen Âge complété par des bâtiments de style Renaissance Italienne, voici une vidéo.

 

 

Je deviens un chevalier amateur de monument touristique... hoooo

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 07:06

 

Département 48 - LOZERE

  Sentez vous cette bonne odeur de pierre médiévale ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte Enimie est située à 70km à l'Est de Rodez, à 20km au Sud de Mende et à 6km au Sud-Ouest d'Ispagnac.

      Coordonnées du château :

44° 21' 2.39" N 3° 27' 33.156" E
 44.350664°  3.45921°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

     A 4km au Sud-Est de Sainte Enimie, sur la rive droite du Tarn bien calme en cette année de sècheresse, le petit bourg de Prades somnole tranquillement loin des touristes mais en étant gardé par son incroyable château d'origine médiévale.

  Ceci est la façade donnant sur la cour intérieure

La façade coté Nord

   En arrivant par le Nord, je vois (sur la droite) un corps de logis parallélépipédique comportant :

* Proche d'un angle coté Tarn, une imposante tour carrée.

* Coté cour, une ronde tour comportant certainement un escalier en colimaçon.

 

Encore des surprises !

    Sur la gauche, je vois 3 bâtiments qui s'entremêlent. Il semble évident qu'ils n'ont point été construits à la même époque.

  Pourtant, un détail me chagrine. Je pressens que 2 d'entre eux sont de la même époque mais avec des aménagements au cours des siècles.

Voyez ces détails ?

 

Deux bâtiments

   Une rapide analyse m'informe que le site, qui n'est point en ruine, possède :

* 2 bâtiments en équerre. Cette beauté me rougeoie les yeux

* Une cour intérieure, me faisant penser que 2 autres cotés ont été détruits complètement.

* Un rempart dont il ne reste que le tracé. 

  Pour mieux vous repérer, voici la vue satellite du château.

 

Façades Est et Sud-Est
   Ce coté est fascinant par sa sobriété tout en possédant quelques caractéristiques architecturales :

* Un arrachement de mur prouvant que le bâtiment-rempart continuait sur la droite.

* En haut, les traces d'une porte.

* 2 archères droites.

* Une haute courtine accrochée au rocher.

* Les vestiges d'une construction en encorbellement : latrines.

  Comme par magie, le château a poussé sur les rochers

Façade Sud

  Au pied du rocher, je suis impressionné par la volonté qu'ont eu les hommes du passé à construire une telle fortification. La fusion entre le rocher et la pierre construite est presque parfaite.

  Cette façade montre :

* Des fenêtres modernes,

* Des ouvertures obstruées,

* Des archères droites ou avec arquebusière,

* Une tour carrée,

* Une archère cruciforme,

* Un curieux arc de décharge.

 

        L'intérieur :
  La propriété privée n'est pas visitable. 

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 12ème siècle (à vérifier), construction du château. Il sécurise l'abbaye de Sainte Enimie en contrôlant l'entrée des gorges du Tarn.

* Au milieu du 15ème, l’abbé du monastère abbatial de Sainte Enimie, seigneur de Prades, habite au château.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, le château résiste aux attaques des Protestants commandé par le Capitaine Merle.

* Vers 1792, les Révolutionnaires s'emparent du château puis le vendent comme bien national. Il est transformé en exploitation agricole.

* Au milieu du 20ème siècle, la Caisse des Dépôts devient propriétaire du site. Elle le consolide et l'aménage.

* En 1972, la Caisse des Dépôts vend le site à un particulier.

* En 1974, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route en respectant la tranquillité de ses habitants. La visite de la propriété privée est interdite.

 

La surveillance de la vallée est très aisée

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Voyez vous un système défensif ?.. Moi, non !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Grandrieux est situé à 43km au Nord-Est de Laon, à 25km au Sud-Est d'Hirson et à 4km au Nord-Est de Rozoy sur Serre.

   Coordonnées de l'église :

49° 43' 58.224" N 4° 10' 57.86" E
 49.73284  4.182739

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   En arrivant dans le bourg, le clocher du bâtiment religieux me permet de me diriger sans réfléchir vers mon Graal. Mais devant le bâtiment, j'ai un doute.

Est ce une église fortifiée ?

 

L'enquête commence

    Les massifs contreforts ne représentent pas un indice suffisant pour me satisfaire, je contourne donc le site et là... mon bonheur est immense.

  Coté abside, il y a une imposante tour ronde  en brique rouge, matériau très prisé dans cette région.

  En continuant ma marche de découverte je constate que l'église est posée sur une plate-forme me laissant en contrebas. Un vil personnage agressif est moins enclin à réussir une attaque.

Une puissante tour avec des canonnières 

La tour de défense

    Coté opposé à la route et à l'entrée de l'église, une imposante tour ronde surprend. Comme pour la plus grande partie des constructions de la région, elle est réalisée en brique rouge.

Avez vous remarqué son système défensif ?

   A plus de 2 mètres de hauteur, de larges ouvertures horizontales me font penser à des canonnières de la fin du 16ème siècle.

Pourquoi les avoir construites si hautes ?

 

D'autres canonnières ?

   Pour comprendre le système défensif de cette tour, je prend un peu de recul. Mais je ne vois ni crénelage, ni mâchicoulis, ni bretèche (voir vocabulaire). Quand soudain une ouverture me nargue.

L'avez vous vue ?

   Dans le mur de la nef, sous les fenêtres, des canonnières pour tir tendu complètent le système défensif de la tour (le tir tendu est le plus dévastateur).

 

Il y en a d'autres !

    Je suis si heureux d'avoir vu tant de systèmes défensifs que je contourne l'église les yeux plein de rêves quand soudain..... une curiosité architecturale s'offre à moi.

    Je reprends mes esprits et je regarde avec un peu plus d'attention l'échauguette d'angle posée sur culots et soutenue par des contreforts droits. Voila un ronde forme faisant le pendant défensif de la grosse tour.

  En prenant à nouveau un peu de recul, je me demande si l'église ne possédait pas une salle de repli au dessu de la nef.

Qu'en pensez vous ?

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle, construction de l'église.
* Au 17ème siècle, aménagement des fortifications de l'église.
* En 1987, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église dédiée à Saint Nicolas est libre et gratuite. La visite du système défensif est interdite. 

 

Compacte avec une architecture torturée est cette église

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Quel magnifique donjon !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
    La commune d'Espalion est située à 110km au Sud-Est de Brive la Gaillarde, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour, à 45km à l'Est de Decazeville, à 40km à l'Ouest de Marvejols et à 20km au Nord-Est de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 32' 24.727" N 2° 47' 4.618" E
 44.540202°  2.784616°

 

La tour : 
        L'extérieur :
La découverte

     A moins de 3km au Nord-Est d'Espalion, un site nommé Tour de Masse est le but de ma croisade. Ce nom me fait déjà rêver, mais il en faut plus pour que mes poils de Castellologue-amateur se hérissent.

  Comme il est fier ce donjon sur sa verte colline !

Elle est là !

    Posée sur la crête, la construction permet de surveiller les vallées. Ses dimensions marquent la puissance de son propriétaire au moyen âge.

   En avant de la tour, un muret me fait imaginer qu'un rempart existait. A l'angle, une petite tour ronde est peut être le vestige du premier système défensif du site. 

 

L'analyse (visuelle et grâce à ma documentation)

* La tour mesure à la base : 15m par 12m.

* Elle a une hauteur de 25m.

* Elle possède 4 étages.

* Le site était protégé par un fossé, aujourd'hui comblé.

* L'accès se faisait par un pont levis, disparu aujourd'hui.

* La porte d'entrée est recouverte de fer.

* Un chemin de ronde couvert est visible sous le toit.

* En dessous, les mâchicoulis impressionnent.

* Ils sont portés par de larges arcatures, posées sur des consoles quadruples.

* Aux angles, les échauguettes facilitent la surveillance et la défense.

Avez vous remarqué la qualité architecturale des mâchicoulis aux angles ?

  Les larges mâchicoulis ont du impressionner de nombreux assaillants

        L'intérieur :

Je reste dehors

  Cette beauté médiévale est une propriété privée non visitable.

 

Informations détaillées

   Grâce à ma documentation, je peux imaginer l'intérieur :

* Les caves sont voûtées.

* Creusé dans le shiste, un puits de 18m de profondeur.

* Au premier étage, les murs ont une épaisseur de 1,2m.

* Les salles du 1er étage sont voûtées.

* A l'étage, la grande salle est composée d'un plafond-poutre très décoré.

* Au 2ème étage, présence d'une chapelle.

* Adjacente à la chapelle, la pièce du prieur comporte une imposante cheminée  aménagée dans le mur.

* Un escalier en colimaçon de 135 marches permet l'accès depuis les caves jusqu'au chemin de ronde.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1160, le site est cité dans une donation.

* Au 12ème siècle, le site appartient à l'abbaye de Bonneval.

* En 1453, la tour est construite.

* Vers 1792, les Révolutionnaires récupèrent le site comme bien national. Après 6 siècles de possession, par l'abbaye, la tour appartient maintenant à l'ancien fermier des terres de Bonneval : Pierre Constant Sagnes du Seguis.

* Au début du 19ème siècle (1821 ?), Benoît Jalabert, son gendre, devient le propriétaire.

* En 1848, le site appartient à monsieur Bonald.

* En 1864, le site est vendu à Etienne Poulenc (nota : Il fut le fondateur de la société Rhône Poulenc).

* Au 20ème siècle, le site est toujours possession des héritiers de E. Poulenc.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite de loin, en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

En Aveyron, les surprises s'enchaînent !

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