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Ombre et lumière

30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 07:30

 

Département 83 - VAR

  Mon graal du jour est au sommet de la butte

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Bras est située à 45km à l'Est d'Aix en Provence, à 12km au Nord-Ouest de Brignoles et à 10km au Sud-Sud-Ouest de Barjols.

 

     Coordonnées du château :

43° 28' 22" N 5°57' 11" E
 43.4729244°  5.953066349°

 

Le château : 

        L'extérieur :
La découverte

* Au Nord de la commune, une petite colline porte les traces de vieux bâtiments.

* Comme un chien fou, je galope pour admirer les ruines.

* Mais un panneau calme ma folie de castellologue amateur.

* C'est donc avec précaution que je marche sur le sentier.

 Que vous murmure ce mur ?

Les premières traces

* Au début, il est difficile de différencier les pierres construites des rochers.

* La mise en tas ou en forme par les hommes du 20ème siècle ne facilite pas la lecture du site.

* Puis lentement, la ruine se révèle.

* Elle montre les bases d'habitation.

 

        L'intérieur :

Les pans de mur

* Malgré la végétation, certains murs se laissent voir et même toucher.

* Comme par magie, arbres et plantes s'écartent pour montrer la qualité des murs.

* De hautes et longues parois aveugles s'offrent au marcheur courageux.

* Hélas, les murs sont trop arasés pour définir s'ils servaient de remparts avec crénelage (voir vocabulaire) ou de base à de hauts habitats.

 

La récompense

* Comme toujours dans une ruine médiévale, la récompense est le panorama.

 

Hors sujet :

* En redescendant, j'erre dans la commune.

* Un panneau m'indique que la petite chapelle fut construite par les Templiers au début du 13ème siècle.

* Avec un peu d'attention (et de chance) il est possible de voir un mur de l'ancienne commanderie des Templiers aménagée en habitation.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Vers le 9ème siècle (?), des habitats sont aménagés sur la colline Saint Pierre. Un rempart entoure l'ensemble.

* Au 12ème siècle, le petit bourg fortifié prend de l'expansion. Il est nommé : Castrum de Brachio.

* Le 14ème siècle stoppe la progression du bourg et sa richesse. Les maux sont multiples :

- La peste,

- Les Routiers.

* A la fin du 14ème siècle, les habitants fuient la colline. Le site fortifié est déserté et ne sera plus reconstruit ni occupé.

* Au 16ème siècle, un petit bourg s'établit au pied de la colline.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis les rues du bourg est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible en respectant les propriétés privées. Veuillez être très prudents dans ce site non sécurisé.

 

Je vais rester dormir au château

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 06:01

 

Département 24 - DORDOGNE

 N'est il que l'ombre de lui même ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Piégut-Pluviers est située à 65km au Sud-Ouest de Limoges, à 55km au Nord de Périgueux et à 45km à l'Est d'Angoulême (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

45° 37' 19" N 0° 41' 13" E
 45.6221218° 0.6870486999°

 

Toponymie : (--> voir initiation)

   A l'époque Romaine, le village se nommait : Podium Accutum.

Podium : Logiquement, ce mot désigne un site élevé.

Accutum : Aigu.

   Lentement, le nom de la cité se transforma en Pic-Aigu, Puy-Aigu et enfin Piégut.

 

 

L'ombre va-t-elle m'apporter la lumière de la connaissance ?

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    Un peu à l'Ouest de l'ancienne commune de Piégut, posée sur un mamelon rocheux, une haute construction me quémande de la découvrir.

 Comme il est agréable d'être hélé par une ruine de plus de 800 ans !

 

Petite précision du Chevalier

- Dans plusieurs brochures touristiques ou pseudo-culturelles, ce site est nommé : Tour de Piégut.

- Je ne suis point en accord avec ce qualificatif réducteur.

- Cette beauté a le droit de se nommer : Château.

1 - Il suffit de lire son historique pour être convaincu.

2 - En regardant le rempart et la haute tour, les preuves confirment le titre de mon article.

  Cette précision étant faite, la découverte du château peut commencer.

 

Le champs de pierres a créé un champ de tours !

L'enquête commence

* Depuis le pied de la petite colline, la construction fortifiée montre :

- Une courtine très arasée,

- Reliant de rondes tours d'angle très arasée.

- L'ensemble ne montre pas de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

* La plus grande des tours d'angle possède encore 4 niveaux éclairés par une ouverture (défensive ?).

Peut être existe-t-il un ratier en partie basse ?

* Lentement je m'approche de cette tour. Elle a eu la gentillesse de s'effondrer pour que je puisse voir ses entrailles.

* En contournant le site, je constate que les 3 autres courtines et les 2 autres angles ont souffert.

  Pour ne pas faire durer le suspens, j'entre de suite dans ce château.

 

    L'intérieur :

Le secret de la haute tour d'angle

* En entrant, je me précipite sur la haute tour d'angle.

* Elle me montre le fantôme d'un escalier en colimaçon tournant sur la droite. C'est le sens le plus adapté à la défense puisque l'assaillant, en montant, a sa main droite "bloquée" par le "pilier central".

* Les baies à chaque étage sont des ouvertures de lumière avec un ébrasement latéral important. Evidemment, avec précaution (car le tireur est peu protégé), elles peuvent être utilisées pour la défense.

 

Défense et confort

* L'intérieur de la courtine comporte plusieurs vestiges de fente verticale. Avec l'important ébrasement en partie basse, je subodore que ce devait être des ouvertures de lumière.

* Avec les consolidations récentes et le manque d'indice, j'ai quelques réticences à vous donner les fonctions de "certaines salles".

* Pourtant en voyant l'unique piédroit d'une cheminée, j'ose affirmer que je suis dans le logis.

 

Le donjon

 

 

 

* Presqu'au centre du château, une haute tour impressionne

* Elle mesure 23m de haut par 7m de diamètre.

* Ses dimensions ne le rendent pas habitable.

* C'est l'ancien donjon de repli.

* La porte d'entrée est dans la partie basse, mais à plusieurs mètres du sol.

* Le sommet montre encore les vestiges des mâchicoulis.

* Ma documentation affirme que c'est l'un des rares donjons circulaires du Périgord.

Est ce la couronne d'un roi posée sur le sommet ?

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, construction d'un oppidum pour surveiller les vallées.

* Au 11ème siècle, construction d'un premier château sur une butte, rehaussée avec des blocs de granit.

* Vers 1199, les troupes Anglaises du Roi Richard Coeur de Lion attaquent le château. Il semblerait que cela fut sa dernière victoire avant d'être tué à Châlus.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, les Huguenots chassent les Catholiques enfermés dans le château.

* Au 17ème siècle, les Croquants attaquent le château.

* Au 20ème siècle, François, Marquis de Malet, donne la ruine à la commune.

* En 1997, la municipalité réalise un magnifique travail de consolidation et de mise en valeur du site.

* Au 21ème siècle, la visite du site est libre et gratuite. Bien que le site soit sécurisé, veuillez être prudent dans une ruine et surtout, respectez cet ancêtre de 1000 ans en ne montant pas sur ses murs.

 

Nom des propriétaires :

- La Goublaye (au15ème siècle),

- Collonge,

- Pompadour (au 17ème siècle),

- Danjeau (au 18ème siècle),

- Duleau,

- Malet.

 

 

Sont ce les jardins de Versailes ?

 

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 06:30

 

Il faut monter pour découvrir un château fort

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Calmont de Plancatge est située à 45km au Nord-Ouest de Millau, à 40km au Nord-Est d'Albi et à 12km au Sud-Sud-Ouest de Rodez.

 

     Coordonnées du château :

44° 14' 59.471" N 2° 30' 42.606" E
 44.249853°  2.511835°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte

* Pour me fondre dans le décor médiéval de cette cité du Rouergue, je laisse mon valeureux destrier en bas de la commune.

* Lentement je gravis la petite route pour me retrouver devant un rempart infranchissable.

  Les angles du rempart sont protégés par des tours rondes

Le rempart

     Les siècles ont arasé ce mur de protection correspondant à la première enceinte. Les pierres sont petites, pauvrement taillées et peu jointives.

Est ce le mur du 12ème siècle ?

Ou

Une reconstruction rapide ?

 

Rapide description

     Bien qu'archère et mâchicoulis (voir vocabulaire) aient disparu, la fonction défensive de ce long mur est indéniable.

   Les petites courtines encadrées par des semi-tours rondes comportent un magnifique arc de décharge.

  Quelques mètres plus loin, une ronde construction m'interpelle :

Fait elle partie du rempart extérieur ?

Ou

Est ce déjà le système défensif du château ?

 

  Je pressens un magnifique donjon derrière le rempart

Rempart du château

* Pour comprendre, je me recule.

* Soudain, derrière un mur sans âge (qui est en réalité la véritable courtine du château fort), presque cachée par les grands arbres, une haute construction apparaît sans que je puisse de suite en définir la fonction.

* Tout en me décalant, je prends un peu de recul pour comprendre cette haute bâtisse.

Incroyable !

 

 

Plan du château

* L'architecture globale du château est un polygone irrégulier.

* Chaque angle comporte une tour ronde de défense.

La façade Ouest, la plus exposée à l'attaque, est protégée par un imposant donjon

 Ce puissant donjon marque le territoire de son seigneur !

Le donjon

 * Par sa hauteur, il écrase toutes les constructions autour.

 * Ma documentation affirme que cette construction comporte 6 étages.

Après ma période de surprise, j'entame le moment de l'analyse.

  * Avec ses formes rondes, avec l'absence de contrefort, ce donjon n'a point été construit à l'époque Romane (voir liste des donjons remarquables).

 * Pourtant je suis surpris qu'une tour maîtresse du 14ème siècle soit dépourvu de système défensif élaboré.

 

Un donjon aveugle

* Même si le donjon a été un peu arasé, je ne ressens pas la présence de crénelage ni mâchicoulis.

* Le plus surpressant est l'absence d'archère.

* Les rondes tours aux angles comportent des fentes verticales, mais je pressens que leur fonction était l'éclairage d'un escalier intérieur.

 

Qu'est ce  ?

"Qui cherche, trouve" affirme un dicton populaire.

  C'est donc avec plaisir que je découvre à la base des tours, des ouvertures magiques !.

Questions : Quelle fut leur fonction ?

1 - Des latrines intérieures. Ceci est plausible car les parois ne comporte aucune construction en encorbellement. Il fallait bien que les occupants fassent leurs besoins sans descendre dans la cour.

2 - Des "pseudos" mâchicoulis comme au château d'Arques. Mais doute j'ai, car ces ouvertures semblent trop basses pour correctement défendre le château.

 

 

        L'intérieur :

Fermé

   Hélas, la propriété privée n'est pas visitable. Je me console en admirant une dernière fois la beauté intemporelle de ce site du Rouergue. 

 

Est ce la fin ?

  Lentement je retourne vers mon destrier quand une petite voix me hèle :

"Chevalier, viens me voir !"

  C'est l'église fortifiée du bourg qui me quémande de la découvrir. Ma croisade n'est donc point terminée en ce lieu.

 

Rempart, donjon et église fortifiée : Quel trio !

 

 

Histoire du château :

* Au milieu du 12ème siècle, Bernard Ier d'Arpajon possède les terres de Calmont. Il semble être le constructeur du premier château (à vérifier).

* Au 14ème siècle, le site est le siège de la Baronnie (à vérifier) détenue par la famille d'Arpajon..

* En 1342, le capitaine de la garde du château se nomme : Bregier d'Arpajon.

* En 1364, le Prince Noir, Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine, séjourne au château.

* En 1380, début des travaux du donjon (à vérifier).

* En 1417, durant la guerre de Cent Ans, le Baron d'Arpajon réside au château. Il semble qu'il réquisitionne tout le blé du fief (pour l'effort de guerre ?).

* En 1419, le Dauphin, futur Roi Charles VII, séjourne au château.

* En 1437, le Roi de France Charles VII (voir liste des rois), séjourne au château.

* En 1440, un texte stipule que le site est composé du château-vieux et du château-neuf (à vérifier).

* En 1474, les gardes sont commandés par le capitaine Jean Guinier.

* A la fin du 15ème siècle, le Roi de France Charles VIII, séjourne au château.

* En 1499, la troupe est commandée par le capitaine Grub.

* Au début du 16ème siècle (1508 ?), Jean III d'Arpajon (plus connu sous le vocable Jean III, Bertrand, seigneur de Montredon) délaisse le château de Calmont et s'établit à Séverac (voir ce château).

* En 1512, Pierre Gui est le capitaine du château.

* En 1519, le capitaine se nomme : Pierre de Rozet.

* En 1545, la garde est commandée par P. Rosset.

* En 1549, le capitaine P. Rozet commande la garde.

Note personnelle : de 1519 à 1549, ne serait ce pas la même personne avec un nom mal orthographié ?

* En 1622, ayant cédé ses terres de Sévérac à son fils Guy Ier, Jean V d'Arpajon se retire au château de Calmont.

* En 1634, Jean V d'Arpajon décède au château.

* En 1655, le site est le siège du Duché.

* En 1706, Catherine Françoise d'Arpajon, mariée à François de Roye de La Rochefoucault, vend le château à Jean de Cadrieu, Baron de Concourès.

* En 1781, le vieux corps de logis est détruit pour construire une maison de confort.

* En 1788, le château appartient à la famille Durfort-Boissière.

* Vers 1792, le château est vendu à la famille Teulat.

* En 1836, un membre de la famille Teulat vend le château à un groupement de démolisseurs.

* En 1850, la Société des Lettres Sciences et Arts de l'Aveyron achète le château quelque peu massacré par les précédents propriétaires.

* En cette deuxième moitié du 19ème siècle, la famille Canitrot achète le château.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Ma vue se trouble devant tant de beauté !

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 06:05

 

Département 11 - AUDE

 Ho, hisse... Que c'est haut vers le paradis des ruines !

Le château :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Padern est une petite commune située à 65km au Sud-Est de Carcassonne, à 30km au Nord-Ouest de Perpignan et à 5km au Nord-Est de Cucugnan (voir ce château) sur la route des châteaux Cathares entre Tuchan et Peyrepertuse.

  Coordonnées du château :

42° 52' 3.036" N 2° 39' 19.552" E
 42.86751°  2.655431°

 

      L'extérieur

La découverte

* Le château est posé sur un rocher escarpé.

* Il domine le village et surveille les gorges du Verdouble.

* En voyant l'impressionnante falaise, je me pose une question :

Est ce que je dois prendre mon équipement de montagne pour grimper ?

 

L'agréable montée

* Evidemment non.

* L'accès est facile par un petit chemin qui serpente au Sud.

* Je pressens déjà que dans l'ascension, je vais manger des mouches (tant la chaleur est lourde en ce mois de juin).

* Le château n'a pas du avoir de visiteurs depuis quelques jours, car des toiles d'araignée me chatouillent durant la marche entre les arbustes.

* En partie basse, je rencontre les ruines d'un premier rempart (flèche rouge)

* Après une petite ascension, le château m'apparaît.

 

J'ai une question

* La sensation est curieuse.

* Il est situé en hauteur comme une forteresse médiévale, il est donc rustique.

* Et pourtant, de grandes ouvertures et des murs peu épais l'entourent parfois. 

* La raison est simple : Au 17ème siècle, le château est aménagé dans un soucis de confort. Mais les bases médiévales sont conservées. 

   Torturée est la forme de ce château qui épouse en partie la falaise.

Le plan

* Pour mieux comprendre la visite, il est préférable de regarder le plan.

* La forme n'est pas conventionnelle.

* Elle est due à l'emplacement du château sur ce pog et aussi par certains aménagements de défense par armes à feu.

 

Première constatations

* A l’Ouest, le mur d’enceinte est d’une épaisseur imposante

* Curieusement, il est borgne dans sa première moitié. Aucune archère ou bouche à feu permet la défense.

Surprenant !

Est ce du à la consolidation du 20ème siècle ?

* A l’Est, en léger contrebas du château, un mur de faible épaisseur s’élève jusqu’à un passage entre deux vestiges de bâtiments.

* L’un est carré et l’autre est triangulaire avec des créneaux.

* L'entrée originale du château est au Sud (E sur le plan), à travers un mur aujourd'hui écroulé.

* Elle devait sûrement être précédée par une barbacane (voir glossaire).

 

      L'intérieur

La cour

* Pour entrer dans le château, il faut d'abord escalader des éboulis très nombreux.

* En franchissant une porte d’entrée "invisible" (repère E sur le plan), j'entre dans une cour (en vert sur le plan, repéré C).

Quelle curieuse sensation !

* Des murs solides sans fissure (sûrement dus à la rénovation du 20ème siècle) côtoient des éboulis au sol, au milieu d'herbes hautes et griffantes.

* L'ensemble étant sécurisé par une courtine avec créneaux reconstruits.

* Pour amplifier la sensation, des "fenêtres" immenses regardent des archères primitives.

* Jamais un château n'a été aussi confus pour moi.

Mais je me régale. Et vous ?

* En regardant le bâtiment central (en jaune sur le plan, repéré D), je comprends que je suis devant le donjon médiéval très remanié.

 

Il n'y a plus de princesse dans ce donjon... à cause du courant d'air je suppose ! Le donjon

* En revenant dans la cour, je décide d'explorer une ouverture à gauche du donjon.

* Il est précédé par un pan de mur arrondi qui est une tour-escalier desservant les 3 étages.

* Il subsiste les vestiges de quatre marches.

* A l'entrée du donjon, sur la droite, deux petites marches descendent vers un étrange orifice.

* Pas si étrange que cela car ce sont les vestiges des latrines bâties sur le vide.

* Le donjon n'est que le fantôme du bâtiment initial, la consolidation a lissé les détails.

* Mais, au fond du donjon, une surprise m'attend (sur le plan, repère V).

* Une porte, quelques marches et j'aboutis dans une pièce munie d’une ouverture rectangulaire de 1,10m sur 0,60 m donnant sur un précipice.

* C'est le vide-ordure. (oui, nos ancêtres jetaient les restes dans "le vide"). 

* Et en me penchant un peu plus, je découvre le vide... disons plutôt, la falaise.

Oups.... j'ai failli tombé.

 Ressentez vous la chaleur de la ruine proche de la cheminée ?

Le Logis

* En revenant dans la cour, je décide d'explorer un "couloir" sur la gauche du donjon (en bleu foncé sur le plan, repéré L).

* Ce n'est pas un simple couloir mais le logis de la famille Vic construit à la fin du 16ème siècle sur la façade Ouest.

* En entrant, sur la gauche, je vois une grande niche soutenue par un arc de décharge.

* Evidemment, vous avez reconnu un évier, avec écoulement de l'eau dans le vide (cela devient une habitude de tout jeter !).

* Juste à coté, à droite, je pressens l'existence d'une cheminée.

Cette pièce était elle la cuisine ?

* Un peu plus loin, une archère très primitive surprend.

* La sensation que j'avais en arrivant dans cette ruine continue.

* Voila un château qui n'a jamais réussi à évoluer "correctement".

C'est très curieux. 

 

Les "communs" (?)

* Au fond (en bleu clair sur le plan), je découvre une pièce qui devait être sombre par manque d'ouverture.

* Avec son sol non aplani, j'imagine que cela devait être les communs et la réserve de nourriture. Mais ce n'est que supposition de ma part.

* Je suis surpris de ne pas voir de corbeau ou de retrait du mur pour soutenir les poutres des planchers aux étages.

Quelle curieuse ruine !

  Elle parait entière (pour une ruine bien sur) mais de nombreux détails manquent.

 

C'est fini

* Il me faut repartir vers une autre croisade (pacifique car point Simon de Montfort je suis).

* Avant de quitter cette curieuse ruine, j'admire le paysage Audois.

* Ce n'est pas à Versailles que je verrais un tel spectacle de la nature.

Comprenez vous maintenant le plaisir

que j'ai à découvrir des ruines médiévales ?

 

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au Ier siècle, à l'époque romaine, exploitation de minerai de cuivre.

* En 899, le roi "Charles le Simple" donne le territoire de Padern à l'abbaye de Lagrasse (qui en sera propriétaire jusqu'en 1579. Longévité de propriété très rare dans cette époque troublée).

* En 1024, l'abbaye de Lagrasse chasse un certain Ginabert qui occupe injustement le lieu (je n'ai pas pu identifié quel lieu).

* En 1026, une motte est mentionnée pour la première fois.

* Vers 1165, une "forcia" (fortification secondaire) est signalée.

* En 1209, début de  la croisade contre les Albigeois.

* En 1210 (?), le château est pris par les troupes de Simon de Montfort.

* En 1211 (?), Alain de Roucy, lieutenant de Simon de Montfort, devient "propriétaire" du château.

* Vers 1216 (?),  le château est l’objet d’un litige entre l'héritier de Alain de Roucy, seigneur de Termes  et  l’Abbaye de Lagrasse. (Ce seigneur Nordiste jouit de tous les impôts et taxes qui aboutissait auparavant dans les caisses de l'abbaye "catholique").

* Vers 1246 (?), Chabert de Barbeira, seigneur faidit de Quéribus, le reprend par la force.

* En 1248, le roi Louis IX (voir liste des rois) ordonne au Sénéchal de Carcassonne de restituer le château à l'abbaye de Lagrasse.

* En 1283, après transaction avec les procureurs du roi de France, puis contre paiement, l’abbaye de Lagrasse récupère la forteresse.

* En 1579, la seigneurie de Padern est confiée à Jean-Pierre Vic capitaine de Termes et originaire de Girona en Catalogne. Il s'y installe et reconstruit le château en lui conservant son caractère fortifié et féodal en raison de l'insécurité qui règne dans la région.

* Durant le 17ème siècle, l'abbaye intente de nombreux procès contre la famille de Vic pour récupérer le château.

* En 1706. Blaise II de Vic le revend à l’abbaye de Lagrasse.

* En 1713, la carte de Roussel, recensant les fortifications, identifie "le château" comme une ruine.

* En 1790, il est abandonné. Comme souvent à la révolution Française, les pierres sont pillées, et l'état de ruine est l'avenir de ces bâtiments.

* Au 20ème siècle, des travaux "rapides" de consolidation sont réalisés.

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas nul. Soyez très prudents.

 

Le panorama est le magnifique cadeau d'une ruine médiévale

 

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :

       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Le petit bourg de Cherbonnières est situé à 70km au Sud-Est de La Rochelle, à 40km au Nord de Cognac et à 14km Est-Nord-Est de Saint Jean d'Angély.

 

     Coordonnées de l'église :

45° 57′ 47.88″ N 0° 20′ 16.08″ W
 45.9633°  -0.3378°

 

 

L'église : 
        L'extérieur :

La découverte

* Très souvent dans les villages, l'église est au centre.

* Elle trône fièrement sur une place ou au centre d'un cimetière.

* Curieusement, celle de Cherbonnières est au bout d'une impasse, coincée entre des murs de propriétés privées.

 

Première constatation

* Dans cette curieuse ambiance de bâtiment religieux presque rejeté à l'état de simple construction, je distingue un clocher octogonal.

* Sa corniche et ses ouvertures verticales pourraient me faire croire qu'il s'agît d'une tour de défense.
* Mais mon instinct de castellologue-amateur m'informe qu'il me faut trouver d'autres indices plus fiables.

 

Une fenêtre infranchissable en haut du mur

La recherche commence

    Lentement, je longe les murs de l'église et j'observe chaque pierre :

A - Une fine fenêtre est présente en haut du mur de la nef. Son étroitesse empêche tout assaillant de pénétrer.

B -Un peu plus loin, le mur garde les traces de nombreuses modifications :

  * En bas à droite, la forme me fait penser au fantôme d'un enfeu.

  * Au dessus, une petite fenêtre Romane avec des colonnettes très abîmées.

  * Au centre, une... heu... un... Je vous laisse deviner.

C - Au dessus de cet enchevêtrement de formes en arc, une ouverture carrée me prouve qu'une salle repli a été construite en haut de la nef.

 

  La recherche continue

D - Même si le mur de gauche ne montre pas de système défensif, il est le témoignage (départ de piliers et d'arcades) d'un ancien bâtiment (chapelle seigneuriale) détruit à la révolution Française.

E -Sur le mur du fond, l'ouverture basse avec son large ébrasement (voir vocabulaire) extérieur ne me rappelle aucun système défensif.

F - Par contre, je suis certain qu'il existe sous le toit, une salle de repli avec chemin de ronde.

G - Au pied du chevet circulaire, je vois un curieux contrefort plat à larmier. Sa petite taille ne correspond pas au standard architectural de l'art Roman pour soutenir une paroi. Quel contraste avec la colonne s'appuyant sur le chevet.

H - Au sommet, les ouvertures sont les signes classiques d'une salle de repli et de défense.

 

        L'intérieur :

  Hélas, comme beaucoup d'églises en ce siècle, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, fortification de l'église (à vérifier).

* Vers le milieu du 18ème siècle, de nombreuses consolidations et quelques aménagements sont réalisés.

* Vers 1792, la chapelle seigneuriale est détruite par les révolutionnaires.

* En 1908, la cloche, datée de 1630, est classée monuments historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint-Saturnin) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

La salle de repli est en haut du chevet

 

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 06:06

 

Département 50 - MANCHE

  A elle seule, la tour extérieure mérite le voyage en terres Normandes

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Briquebec est située à 60km au Nord-Ouest de Saint Lô, à 20km au Sud de Cherbourg et à 12km au Sud-Ouest de Valognes.

 

     Coordonnées du château :

49° 28' 153 N 1° 37' 56" W
 49.47083624°  -1.6322126985°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :
La découverte

* Quel choc j'ai en voyant cette construction médiévale !

* Le château est si grand, si massif que je me suis demandé si je ne m'étais pas trompé de site.

* Avec son donjon polygonal puis ses tours rondes, hexagonale et quadrangulaire, le château de Briquebec est un géant !

 

Le plan

Pour ne point être perdu devant la diversité des bâtiments et de leur architecture, il est important de regarder le plan.

 Cette façade montre la puissance et l'élégance

Que de contraste !

* Face à la tour de l'Epine (9) je vois  :

- Une massive ronde construction défensive. Elle comportait 2 étages habitables posés sur une cave voûtée.

-  Puis sur la droite de délicates fenêtres gothiques.

* Evidemment, vous pensez que les fenêtres sont positionnées trop bas pour ne pas être la cible des attaquants.

Il faut se rappeler que les gravas, les murs arasés font monter le niveau du sol de plusieurs mètres. L'actuelle pelouse ne reflète pas le niveau du sol de l'époque médiévale. De plus, des fossés et des douves  amplifiaient le dénivelé.

* Quelques mètres plus loin, je découvre de l'eau.

* Il est fort probable que des douves encerclaient le château fort.

* Au bout m'attend un cubique bastion (10). Sa forme anguleuse détonne.

* Puis j'arrive au pied du donjon.

 

Le donjon

Un donjon polygonal unique en Europe !

* Vous êtes si perspicaces que vous avez remarqué que le donjon n'est point au centre du château (comme les représentations naïves nous les montrent trop souvent mais "à l'extérieur". Il fait donc partie du système défensif.

* Le donjon (2) est le chef d'oeuvre du château.

* Il a une forme polygonale à 11 cotés. C'est donc un hendécagone asymétrique.

* Voici ce qu'affirme ma documentation :

- Sa hauteur est de 22 mètres.

- Il comporte un fruit (plan incliné) à la base.

- Le sommet montre les vestiges d'imposants mâchicoulis.

- Le donjon est divisé en 5 étages.

- Un escalier à vis permet la communication entre les étages.

- A l'intérieur, chaque pièce est cylindrique.

- Le niveau 1 est un caveau de 5,6m de diamètre.

- Les quatre autres niveaux comportent des pièces de 7 mètres de diamètres avec une hauteur sous plafond de 4 mètres environ.

- Avec son immense cheminée-four, le niveau 2 semble être la cuisine.

- Les 3 autres étages sont des salles d'habitation.

* Puisque le donjon possède des pièces habitables, il est important qu'elles soient confortables. L'un des éléments de confort est évidemment : Les Latrines.

 

Les latrines

* Ces éléments de confort sont visibles "partout" sur le château.

* Elles sont parfois :

- Complètes,

- Larges mais partiellement ruinés,

-  Petites et accrochées à un contrefort.

 L'entrée est protégée par la tour de l'horloge

L'entrée fortifiée

* Souvent, un château fort possède 2 entrées :

- Une poterne (7),

- L'entrée principale (1) généralement à l'opposé de la poterne.

*  L'entrée principale du château de Briquebec se nomme : Tour de l'horloge (car elle possède.... une horloge évidemment).

* Evidemment, son sommet possède un chemin de ronde avec mâchicoulis.

* Avec un peu d'attention, il est possible de deviner l'emplacement d'un pont levis, aujourd'hui disparu.

* Logiquement, l'entrée était protégée par une herse dont je vois les gorges de manoeuvre.

* La particularité de cette entrée-tour est de créer un sas.

* Ainsi l'assaillant se retrouve coincé devant un autre vantail et sa deuxième herse.

* Je subodore qu'au dessus, les soldats dans la salle des gardes s'amusaient à lâcher des "objets" sur l'intrus.

 

 

        L'intérieur :

Premières découvertes

Plusieurs siècles d'architecture se lisent !* En entrant, je vois d'abord le vide.

* Le vide protégé par de hauts murs.

* Puis le spectacle s'adoucit.

* Les systèmes guerriers laissent la place aux fenêtres à coussiège.

* Les sallees sont réchauffées par des cheminées.

* Dans certaines pièces, les piédroits sculptés m'informent que le lieu n'était point pour les soldats.

 

Eléments de vie

* Durant mon errance dans ce vaste espace, je remarque les vestiges d'une meule.

* Puis, un puits aujourd'hui devenu jardinière.

 

Le logis

* Point de château sans confortable logis, surtout que ce site a été habité jusqu'au 19ème siècle.

* Le logis (6) est appuyé contre un des remparts.

* Il a été complètement réhabilité au 20ème siècle pour recevoir une magnifique auberge-hôtel.

* La façade, avec ses arcades et ses chapiteaux sculptés, me transporte dans les siècles passés.

 

Une surprise

* "Qu'est ce donc que ceci ?"

* "Est ce une église ?"

* "Est ce la chapelle castrale ?"

* La construction presque enterrée est une crypte (5).

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, fondation de la Baronnie (voir titre de noblesse) de Briquebec par Ansleck, petit neveu du Duc Rollon.

* Au 11ème siècle, Guillaume Bertrand, petit fils d'Ansleck, hérite du château de Briquebec

* A la fin du 12ème siècle, une fortification en pierre est construite

* En 1194, le bourg de Briquebec est cité dans un texte.

* A la fin du 13ème siècle puis au début du 14ème, construction de l'actuel château s'appuyant certainement sur les fondations et quelques murs de l'ancienne fortification.

* En 1353, Guillaume Bertrand décède à la bataille de Mauron. N'ayant pas eu d'enfant la dynastie Bertrand s'éteint.

* En ce 14ème siècle, par mariage, le château devient possession de Guillaume Painel, seigneur d'Hambye.

* En 1418, , le Roi Henri V d'Angleterre s'approprie la Normandie. Le château est confisqué à la famille Painel. Il est donné à William de la Pole, Comte de Suffolk.

* En 1532, le Roi de France François 1er fait une halte au château.

* Au 16ème siècle, le château est remanié pour plus de confort et pour adapter son système défensif.

* De 1534 juqu'à 1814, le site appartient successivement aux familles :

- Estouville,

- de Bourbon,

- Longueville,

- Matignon,

- Montmorency,

- Lemarimel.

* Au début du 19ème siècle, un habitation moderne est construite est construite entre les deux tours rondes.

* Vers 1824, Charles Lemarimel cède le site à la mairie de Briquebec.

* En 1840, le site est classé aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et de la cour est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Même partiellement arasé, le château est impressionnant

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 06:10

 

Département 30 - GARD

  Voyez vous la beauté sur la colline ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint-Hippolyte-du-Fort est située à 40km au Nord de Montpellier, à 30km au Sud-Ouest d'Alès et à 12km à l'Est de Granges.

 

     Coordonnées du château :

43° 57' 03" N 3° 50' 41" E
 43.950891685°  3.8446649909°

 

Le château : 

        L'extérieur :

Quel est son nom ?

* A moins de 2km au Sud-Ouest de Saint-Hippolyte-du-Fort, une verte colline porte des pierres construites.

* Curieusement, cette construction médiévale porte différents noms :

- Le Castellas,

- Le vieux château,

- Roquefourcade,

- Le château de Saint-Hippolyte-le-Vieux.

* Qu'importe son patronyme, je me dois de le découvrir par une ascension facile sur un chemin bien tracé.

 Un rempart épais avec archère défensive

La découverte

* A 200 mètres d'altitude, un vestige apparaît.

* Je dois contourner les arbres pour tomber nez à nez devant un rempart.

* Bien qu'il soit très arasé, le mur montre encore son épaisseur et surtout ses archères droites.

* Avec précaution, j'entre dans la place.

 

        L'intérieur :

Des surprises

* L'intérieur de l'archère droite, avec son faible ébrasement, m'informe que le système défensif date du 12ème siècle et n'a pas évolué.

* Quelques mètres plus loin je vois un curieux rocher taillé.

* Je prends un peu de recul pour comprendre.

Vais je faire carrière... en ce lieu ?

* Je pressens que ceci fut une carrière de pierres.

* Il est très possible que ce "cube" ait été utilisé comme réserve, écurie ou autre commun.

 Que voyez vous en cet amas de pierres construites ?

Curieux vestiges !

* Au sol les pierres s'amoncellent. La plupart ne sont point taillées, mais nombre d'entre elles sont dégrossies.

* Au sommet de la butte, un imposant mur apparaît.

* Il a une forme polygonale imparfaite.

* Il est constitué de pierres de dimensions différentes mais de la même provenance.

* Ce mur entoure un rocher taillé.

* Ce que je supposais être un rocher semble être un donjon.

* Ses pierres sont jointives et presque symétriques.

 

Enigmes

* Lentement j'approche ce vestige d'un autre temps quand soudain, mon oeil est arrêté par cette entaille.

Est ce une banquette (voir vocabulaire) ?

* Je continue ma marche d'approche quand je suis à nouveau interpellé.

Sont ce des marches ou un support de poutre ?

* Devant tant d'énigmes et de surprises, je décide de me reposer. Tout en dégustant une juteuse pêche, j'admire le paysage.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du site fortifiée.

* Vers le 13ème siècle, il semblerait que le manque d'eau et les attaques des Grandes Compagnies aient causé l'abandon de ce site (à vérifier).

* Au 17ème siècle, Sur l'ordre de son Roi (voir liste), Sébastien Le Prestre faut construire une fortification à Saint-Hippolyte-du-Fort.

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite en respectant les vieux murs et la propriété privée. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser existe. Soyez prudents.

* Il est possible d'admirer les vestiges des fortifications de Vauban dans le bourg.

 

Le panorama est le trésor des ruines castrales

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 08:24

 

Département 12 - AVEYRON

 Médiévalité et modernité se marient avec bonheur

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Pomayrols est située à 60km au Sud de Saint Flour, à 35km au Nord-Est de Rodez et à 15km à l'Ouest-Nord-Ouest de La Canourgue.

 

     Coordonnées du château :

44° 28' 17" N 3° 1' 30" E
 44.471482°  3.024944°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Il est très facile de trouver le château dans cette petite commune puisqu'il est posé au sommet de la colline portant les maisons.

* Depuis la petite place, la vue sur la vallée est magnifique.

* Mais je ne suis point venu en ce lieu pour faire du tourisme ni de la poésie, je viens dévorer un site médiéval.

 

 

L'analyse rapide

Bien qu'arasée, la tour est toujours aussi puissante

* Mon premier ressenti est logique. Même si la construction est très modernisée, le château devait comporter 4 tours d'angle reliées par de hautes courtines. L'ensemble protégeait une cour intérieure.

* Les tours ont perdu leur crénelage.

*  Ma brochure affirme qu'elles mesuraient 28m de haut pour un diamètre extérieur de base de 19m.

* La tour Est possède 4 niveaux habitables. La base renferme une citerne.

* La tour Ouest possède 6 niveaux habitables. Ma brochure affirme que les salles sont voûtées.

* Ma plus grande surprise est l'absence totale de système défensif.

 

 

        L'intérieur :
  La propriété privée n'est pas visitable.

 

 

Histoire du château :

* En 1261, la famille Cayrodes possède le château.

* En 1330, pour franchir le Lot et faciliter l'accès au bourg naissant, un pont est construit.

* A partir de 1408 puis durant le 15ème siècle, le site est possession successivement par les familles :

- Laromiguière,

- Montamat,

- Murat de l'Etang.

* Au début du 16ème siècle, le château appartient à la famille d'Estaing (voir leur château principal).

* En 1568, durant les Guerres de Religion, le château est attaqué puis pris et pillé par les Calvinistes.

* En 1705, le vieux pont enjambant le Lot est détruit par une crue.

* A la fin du 16ème siècle (?), le château appartient à la famille De Roux de la Loubière.

* En 1754, Jean Baptiste de Roux par testament donne le le château à son neveu Jean Baptiste Dupont, Marquis (voir titre de noblesse) de Ligonnès.

* Vers 1792, les Révolutionnaires s'emparent du château et le vendent à De Jabrun.

* Au 19ème siècle, le site partiellement en ruine est possession de la famille Fournier. D'importants travaux de reconstruction et de modernisation sont réalisés. Les 4 tours sont encore visibles.

* Au 20ème siècle (?), le site est divisé en plusieurs parts :

- Le coté Sud est toujours possession de la famille Fournier,

- Le coté Est abrite la mairie et l'école,

- Le coté Nord est habité par la famille Gazagne.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les rues du bourg. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Est ce le vestige d'un donjon au premier plan ?

 

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 06:02

 

Département 24 - DORDOGNE

 Vais je prendre un four pour une tour ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Rouffignac Saint Cernin de Reilhac est située à 50km Ouest-Sud-Ouest de Brive La Gaillarde, à 30km au Sud-Est de Périgueux et à 25km au Nord-Nord-Ouest des Eyzies de Tayac (voir son église fortifiée).

 

   Coordonnées du château :

45° 4' 42" N 0° 57" 36.6"
 45.0783278°  0.960183599°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

Préambule

* Le but de ce blog est de vous montrer des constructions médiévales fortifiées. Ainsi je me limite normalement aux pierres posées avant 1492, début théorique de l'époque "moderne".

Que faire lorsque le château "neuf" est construit après cette date

sur les vestiges d'un ancien site ?

* J'ai décidé de faire une "petite" entorse à ma rigueur rédactionnelle.

* Cet article va vous faire découvrir une magnifique ruine datant du début du 16ème siècle, mais sur les bases (un peu flou) d'une ancienne petite construction médiévale.

 

L'histoire commence ainsi...

 

La découverte 

* En arrivant sur le site, je franchi sur un pont en bois (qui devait être levis il y a quelques siècles) une étendu aqueuse et verdâtre (les douves ?).

- Un chatelet d'entrée devait exister, mais les archéologues ne l'ont pas encore mis à jour.

* Puis, les premiers vestiges apparaissent.

* Ce sont les résultats des fouilles en cours montrant les multiples bâtiments (les communs) ainsi que des fours.

* Soudain apparaît devant moi, la merveille que je suis venu dévorer... des yeux (car point mangeur de pierres je suis).

 

 

L'enquête commence

Dis moi beauté, es tu une construction médiévale ?

* L'architecture du château est simple :

   - Un logis quadrangulaire,

   - Deux imposantes tours de défense aux angles,

   - A l'opposé, au centre, une tour escalier.

* Je vous sens perdus derrière votre écran. Pourtant ceci est simple : Regardez le plan.

* Ceci est un château montrant une face défensive et une face habitable.

 

 

Le plan du château de l'Herm

* Ce plan simplifié décrit parfaitement le château.

* Les étages sont identiques, il n'y a que la fonction des salles qui change :Pourquoi les défenses ne sont que d'un coté ?

Au rez de chaussée

1 - Cuisine,

2 - Office,

3 - latrines,

4 - Salle de réception,

5 - Prison,

6 - Latrines.

 

Au 1er étage

1 - Chambre de Madame

2 - Chambre des filles,

3 - Cabinet d'aisance,

4 - Salle,

5 - Chambre d'invités

6 - Cabinet d'aisance.

 

Au 2ème étage

1 - Chambre,

2 - Chambre,

3 - Cabinet d'aisance,

4 - Grande salle,

5 - Chambre,

6 - Cabinet d'aisance.

 

 

Particularités

* Le seigneur de l'Herm ayant les droits de haute et basse justice, une prison (et un cachot "oubliette" sous la prison) ont été aménagés.

* Ceux qui me suivent depuis plusieurs années savent que j'ai toujours eu des doutes sur la notion d'oubliette. J'ai remarqué que dans plusieurs châteaux, ce nom aurait du être "la glacière", pièce très répandu puisque permettant la consevation des aliments.

** Le cabinet d'aisance comporte : Les latrines.

Avez vous noté qu'à l'extérieur,

il n'y a point de latrines en encorbellement ?

- La raison est simple. Ce château dispose de latrines à fosse. Dans le mur est aménagé un conduit vers une fosse qui est nettoyé périodiquement.

  

*** Les chambres situées en 1 et parfois 4 ne sont pas de vraies chambres pour dormir. Il semblerait que ce furent des pièces pour recevoir des intimes, des invités dont on souhaitait partager la discussion en dehors de la salle officielle.

Nota : Evidemment la fonction des pièces a pu être différente suivant le maître (ou la maîtresse) du château.

  

Voyez vous tous les systèmes défensif de ce château ?

Analyse des façades

* Ce château "Renaissance" comporte de nombreux systèmes défensifs empruntés à l'époque médiévale.

* Au sommet des tours rondes, de la tour escalier et du logis apparaissent des consoles, vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* A leur base, présence de nombreuses canonnières avec ébrasement extérieur. Le tir rasant est très meurtrier car le boulet continue sa course même en rencontrant un assaillant.

* Les fenêtres comportent à la base une ouverture horizontale pour arquebuse ou petit canon.

 

 

La tour escalier

* En plus d'être unique en Périgord, cette tour est un petit chef d'oeuvre de beauté.

* Elle est bâtie sur un plan hexagonal.

* Elle est construite en pierres de taille magnifiquement jointives.

* Les angles comportent, sur toute la hauteur, des contreforts à larmiers.

*  Chaque diminution de la largeur du contrefort est ornée d'un chevron surmonté de fleurons.

 

 

Le portail d'entrée

* L'entrée est de style : Gothique flamboyant.

* Les voussures de la porte forment des moulures prismatiques croisées (information lue dans ma brochure).

* Bien que les piédroits aient été usés par les intempéries et les siècles, ils montrent encore la beauté des pierres sculptées.

* Au dessus, les multiples fleurons attirent le regard.

Avez vous remarqué les 2 ouvertures de tir ?

* La beauté des sculptures côtoie la rigueur des canonnières.

 

 

    L'intérieur :

Pour découvrir l'intérieur de ce château, il faut cliquer ici.

 

 

Je vois presque l'Amérique !

 

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 07:25

 

Département 48 - LOZERE

  Voyez vous la ruine du château sur son rocher ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Sainte Enimie est située à 70km à l'Est de Rodez, à 20km au Sud de Mende et à 6km au Sud-Ouest d'Ispagnac.

 

     Coordonnées du château :

44° 20' 24" N 3° 27' 52" E
 44.3399782659°  3.464483991°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Mon destrier m'alerte !

* Après avoir visité le château de Prades, je remonte les gorges du Tarn quand sur la droite (donc la rive gauche) un hameau  s'illumine.

* Mon destrier toujours aussi sensible aux poussières médiévales me quémande de regarder.

* Le long de la rivière et autour d'un haut rocher, les maisons s'agglutinent.

Pourquoi y a-t-il un hameau en ce lieu ?

* Evidemment, parce qu'au Moyen Âge un château a été construit pour surveiller la rivière et le passage du causse Méjean. Les villageois ont aménagé des maisons pour bénéficier de la protection.

 

 

Cité perdue ou touristique ?

 

Comment vais je entrer dans ce château ?

* En entrant dans le hameau, mon âme de touriste se réveille.
* C'est donc vêtu d'un chapeau de paille que je visite les ruelles.

* Un bâtiment, collé à la paroi de pierre m'interpelle.

* Avec sa petite taille, son toit en lauze et sa jolie cheminée, je devine sa fonction.

* Cette construction n'est point un habitat mais le four (certainement) seigneuriale.

* Soudain, un panneau me rappelle ma fonction première en ce lieu.

* J'ôte mon chapeau de paille, je chausse mon heaume de castellologue amateur et je prends un peu de recul.

J'ai oublié mes cordes d'escalades

 

Premiers indices

1 - La ruine épouse parfaitement les contours du rocher.

2 - Le site comporte 3 niveaux (gauche, droite, arrière centre).

3 - Le bâtiment anguleux à gauche est composé de lits de pierres asymétriques pourtant jointives.

4 - Le remblai semble composé de pierres de bonne qualité.

5 - Je suis étonné de ne voir aucune archère ni fente de tir.

6 - Quel magnifique vaisseau !

 

1 2 3 4 5 6

 

L'analyse 

 

Le château semble invincible sur son rocher

* Ce mur, bien que dépourvu de système défensif causé par son arasement, ressemble à une vigie.

* En me décallant pour mieux le comprendre, je m'aperçois qu'un autre bâtiment plus haut est en arrière plan.

Ses murs sont ils plus hauts ?

* Que nenni, les murs sont aussi arasés mais le bâtiment est construit sur une plateforme plus élevée.

* En contournant le château, je remarque :

1 - Une archère droite.

2 - Une construction en encorbellement dont la fonction exacte m'interpelle.

* Mes efforts sont récompensés. Enfin je vois des murs défensifs typiquement médiévaux.

 

Est ce le donjon ?

 

 

        L'intérieur :
Oups !

* Avec attention, je cherche l'entrée.

* Avec de la chance, je trouve un escalier creusé dans la roche.

* Avec courage, je monte.

* Avec erreur.... je glisse sur les pierres.

 

C'est la fin

* C'est un chevalier cabossé qui sagement décide de remettre son chapeau de paille.

* Etre un simple touriste est moins dangereux... Aie !

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, le château est cité dans un texte. il est possession d'Etienne de Castelbouc.

* Au 13ème siècle, Raymond de Castelbouc refuse de partir en croisade. C'est lui qui est la source de la fameuse (et vraie) légende de Castelbouc.

* En 1598, pour éviter qu'il soit occupé par les Protestants, les états du Gévaudan ordonnent le démantèlement du château.

* Vers 1945, avec l'électrification des villages sur la rive droite du Tarn, les villageois désertent un à un les maisons du hameau pour plus de confort et de modernité.

* En 1971, le dernier habitant officiel de Castelbouc décède. Le village est abandonné.

* A la fin du 20ème siècle, l'engouement pour le vieux village renaît. De nombreux couples achètent les ruines et leur redonnent vie.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est très difficile sans équipements spéciaux.

 

Ce château est pratiquement intact... (ceci avec un peu d'imagination)

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