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Ombre et lumière

3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 08:55

 

Département 05 - HAUTES ALPES

 Diantre !... quelle belle rondeur.

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Montrond est située à 55km Est-Nord-Est de Vaison la Romaine, à 35km au Sud-Ouest de Gap et à 30km au Nord-Ouest de Sisteron.

 

     Coordonnées du château :

44° 22' 55" N 5° 44' 45" E
 44.382017388°  5.746021271°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte point verte

* En arrivant dans le bourg situé à 626 mètres d'altitude, je remarque à l'Est une colline à la forme très arrondie.

* Il n'est point besoin d'être un expert en toponymie (voir initiation) pour comprendre la logique du nom du site.

* Au sommet, une grise construction est le but de ma randonnée du jour.

* La colline a une altitude de 821 mètres. Il faut que je me hâte dans l'ascension pour arriver avant la nuit.

 Les arbres s'écartent pour me laisser voir cette beauté

La montée de l'essouflé

* "Pauvre Chevalier Dauphinois qui a choisi un loisir lui demandant tant d'efforts".

* Je lève la tête, la ruine semble proche. Mais il faut toujours se méfier du verbe "sembler".

 

Je suis las... et elle est là

* Au sommet, je souffle tant que la poussière vole.

* Mais je suis heureux car la belle (avec une base de 8 mètres de coté pour une hauteur actuelle de 10 mètres) m'offre ses parements composés de pierres en calcaire aux dimensions très variables.

* Ses parements sont certes un peu délabrés mais ils me permettent de voir la qualité du remblai.

* Par contre, le parement d'angle est composé de pierres taillées d'une grande qualité.

 

Des trous qui ne sont point gouffres

* De chaque coté du parement je remarque des trous carrés.

* Ces ouvertures sont posées sur tous les cotés et sur toute la surface.

Qu'est ce ?

* Vous êtes si intelligents mes merveilleux lectrices et lecteurs que vous m'avez tous répondu : Des trous de boulin (voir vocabulaire).

* La particularité, c'est qu'ils sont traversants.

 La belle me montre ses entrailles

        L'intérieur :

Elle me montre tout !

* D'habitude (les damoiselles et) les belles ruines doivent être charmées avant de s'ouvrir à moi.

* Curieusement, en la contournant la merveille s'offre à mes yeux ébahis.

* La tour, que dis je, le donjon "'légèrement arasé" montre 2 niveaux.

 

Le niveau haut est d'un haut niveau

* Le mur a une épaisseur importante.

* La qualité des pierres est la même qu'à l'extérieur.

* L'arasement ne permet plus de voir les possibles cul de lampe ni les sculptures.

Y en avaient-ils ?

* Une documentation affirme que les vestiges d'une cheminée existaient à la fin du 19ème siècle.

 Cette ruine me met sens-dessus-dessous

Le niveau bas m'abat

* De la partie basse, c'est la voûte plein cintre que je remarque en premier.

* Puis, au plafond, une curiosité m'attire.

En connaissez vous la fonction ?

* C'est évidemment une ouverture permettant l'entrée dans la salle basse.

* Au Moyen Âge, l'entrée d'un donjon n'était point au niveau du sol mais au moins à 5 mètres. L'accès s'effectuait par une échelle ou un escalier en bois facilement rétractable ou démontable. Pour accéder à l'étage inférieur, il fallait une ouverture très visible en ce donjon cassé.

* Une autre curiosité sont les corbeaux et surtout les trous alignés et très serrés.

* Ce sont évidemment les traces d'un plafond, donc d'un niveau intermédiaire dans le ratier.

* Les murs possèdent encore un enduit dont je ne saurai point vous en donner l'origine.

 

Le diaporama du château est visible ici

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, construction d'un donjon habitable par Hugues, seigneur de Montrond.

* A la fin du 13ème siècle, plusieurs seigneurs revendiquent la possession de Montrond. La raison sous jacente est la position de la seigneurie ne permettant pas la cohésion du domaine de la famille de Mérovillon (ayant fait allégeance au Comte de Provence).

* En 1297, il faut le dédommagement/paiement du Dauphin Humbert Ier au Comte (voir titre de noblesse) de Provence pour que Montrond soit "définitivement" en terres Dauphinoises.

* En 1307, le Dauphin Jean II donne la seigneurie de Montrond (ainsi que d'autres fiefs) à Barthélémy de Moras, chevalier et seigneur de Montjay.

* En 1309, en présence de plusieurs témoins et du chapelain et sur la terrasse en avant du château, Guigues de Montrond accorde aux Chartreux de Durbon, le droit de passage de leurs troupeaux sur ses terres.

* En 1988, un chantier de restauration est organisé.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible à vos riques et périls. La probabilité de choir ou de recevoir une pierre est importante. Soyez très prudents.

 

L'enduit médiéval est encore présent... comme un présent pour le visiteur

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 08:55

 

 

Département 04 - ALPES de HAUTE PROVENCE

 Sont ce les vestiges du château ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Banon est située à 70km au Nord-Est d'Avignon, à 60km au Nord d'Aix en Provence, à 35km au Sud-Ouest de Sisteron.

 

     Coordonnées du château :

44° 02' 21" N05° 37' 36" E
 44.0391898640° 5.626915097236

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Il est là haut !

* Sur les hauteurs de l'actuelle commune de Banon, l'ancien village médiéval attire l'oeil du touriste attentif.

* L'antique cité "Banonum" possède encore un long rempart. Certes, le mur est très arasé, il ne montre plus ses crénelages ni ses mâchicoulis (voir vocabulaire).

* J'ai si hâte de voir le château que je me précipite au sommet.

 

 Voici le fantôme du châteauMinimal ou maxi mal

* En haut, essoufflé par ma folie (voir ma méthode de découverte) mes yeux ne voient rien.

Avez vous déjà ressenti ce voile

en étant proche d'une beauté ?

* Après quelques minutes de récupération, je commence à regarder le château.

* Il est..... heu..... comment vous dire... heu... là.

*  La situation est idéale pour la surveillance des vallées.

* Il reste quelques pans de mur consolidés. Leurs épaisseurs m'informent que le bâti est ancien.

* Les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives.

* Quelque murs possèdent encore un retrait m'informant qu'étages il y avait.

* Pour comprendre l'architecture du château je cherche au sol les traces de base de fondation. Hélas, les années ont recouvert de terre les murs "naissants", l'herbe a recouvre les vestiges.

* La truffe au sol, j'avance. Evidemment, ne point regarder devant crée inévitablement un choc avec une paroi.

Il est donc important d'être équipé d'un heaume !

* Cette haute construction, transformée en notre siècle en habitat, fut certainement une tour de défense.

 

 

La cité fortifiée

        L'extérieur

Quelle curieuse.... curiosité !

 

Quelle est donc cette architecture pleine de dents ?

* Lentement, tout en regardant au sol et devant moi, je longue un mur très refait.

Etait ce l'emplacement du rempart médiéval ?

* Soudain, au niveau de mes yeux, une beauté se montre.

* Voici une construction en encorbellement dont les pierres taillées contrastent avec celles du mur.

Elle m'impressionne !

* Je me décale pour comprendre.

* Cette construction est bien une bretèche puisqu'elle protège une double vantail.

 

 

Quelle magnifique bretèche !

 Cette entrée fortifiée semble imprenable... et pourtant, elle fut franchitLe portail fortifié

* Même si la porte a été défensivement améliorée au 16ème siècle, même si les consolidations récentes donnent trop de fraîcheurs à l'architecture, ce portail sait vraiment me transporter dans les siècles passés.

* Des ouvertures avec un important ébrasement extérieur m'informent qu'à l'époque des armes à feu, ce portail existait.

* Lentement j'avance pour entrer dans la cité en prenant garde de ne point froisser les habitants.....
........ Sinon pierres et liquides bouillants je recevrais.

* Dans le grincement de la porte, un autre monde s'offre à moi.

 

 

        L'intérieur :

Chapeau de paille et heaume

 

Voici un magasin médiéval qui a fermé boutique

* En la cité, il faut alternativement avoir un oeil de castellologue amateur puis un autre de touriste passionné.

* C'est donc en louchant que je découvre les étroites ruelles.

* L'architecture militaire s'est adoucie avec la modernité.

* La vie apparaît dans chaque ruelle.

Reconnaissez vous ce type de façade ?

* Je vous l'ai déjà présentée à Bozouls (en Aveyron).

* C'est une boutique médiévale.

 

Le détail médiéval est dans chaque pierre

 

La fin justifie les Moyens (Âges hihihi)

* En cette cité, il a beaucoup de pierres à voir, à toucher, à humer.

* Je vais donc le faire seul et je vous invite à découvrir par vous même ce site intemporel.

 

 

Le diaporama du château et du bourg est visible ici

 

 

Histoire du bourg et du château :

* Au 11ème siècle, le castrum Banonni ou Banonum est cité dans un texte. Il est possession de la famille Simiane.

* Au 13ème siècle, le château est remanié.

* Au 14ème siècle, les défenses de la petite cité sont renforcées, par exemple le portail.

* En 1391, le site est attaqué puis dévasté par l'armée de Raymond-Louis Roger de Beaufort, Vicomte (voir titre de noblesse) de Turenne.

* Au début du 15ème siècle (à vérifier), à la tête d'une armée, le seigneur de Montbrun attaque et pille la cité.

* Au 15ème siècle (à vérifier), un rempart entoure la cité. Il aurait une longueur de 450 à 800 mètres suivant les sources. Les murs ont 1 mètre d'épaisseur pour une hauteur de 10 mètres.

* Au début du 17ème siècle, une puissante bretèche est aménagée au dessus du portail d'entrée.

* Vers 1798, après l'abandon de la cité par Alexandre de Tournon-Simiane, une bande de brigands apparentée aux Révolutionnaires attaque puis pille le site. Le château médiéval est fortement détruit.

* Au 19ème siècle, l'église de la commune est construite sur les bases de l'ancienne chapelle castrale (à vérifier).

* En 1927, la porte fortifiée est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et l'intérieur des ruines castrales est libre et gratuite. Le risque de glisser ou de recevoir une pierre existe, soyez prudents. La visite de la commune est possible en respectant les propriétés privées.

 

 

Le panorama est le bijou de toutes ruines castrales

 

 

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 07:30

 

  Voyez vous la beauté au sommet de la colline ?

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de La Cresse est située à 45km au Sud-Est de Rodez, à 20km au Sud-Sud-Est de Séverac le Château et à 12km au Nord-Est de Millau.

     Coordonnées du château fort :

44° 10' 56.69" N
3° 8' 40.772" E
 44.182414°
 3.144659°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
Il est là haut !

    En voyant ce haut plateau portant une ruine, je me suis dit :

"Pourquoi ai je choisi cette passion castrale ?"

Les ruines m'obligent à marcher et surtout à monter"

"J'aurais voulu tricoter ou coudre assis devant la télé !

   Le rire moqueur de mon destrier m'oblige à redevenir Chevalier. C'est donc un Dauphinois courageux qui se hisse dans les chemins épineux pour découvrir une ruine du Rouergue.

    Quelle fut la fonction de ce pan de mur ?

La découverte

    Ce fort d'origine médiévale (contrairement aux supputations de certains historiens - voir historique) se découvre après une agréable et odorante montée. Un mur de petites pierres instables accueille le visiteur téméraire.

N'y aurait-il rien à voir ?

  Un peu plus loin une haute paroi de pierres aux dimensions aléatoires et peu jointives me redonne de l'espoir. Je m'avance vers les fantômes du château de Caylus.

 

        L'intérieur :

Un mur peu droit

    Avec précaution je m'avance vers une curieuse paroi. Elle comporte sur la gauche une partie légèrement arrondie avec quelques trous de boulin (voir vocabulaire).

Sont ce les vestiges d'une tour avec plusieurs niveaux planchéiés ?

 

Le confort

    Après avoir imaginé les systèmes défensifs, je recherche les traces d'habitat. Le hasard me fait voir cette magnifique cheminée rustique.

 

Les enfers ?

    Soudain, je suis attiré par un bruit, un murmure, un clapoti dans le sol, presque sous moi. Je recherche du regard ce que j'ai senti par l'ouie. Dans ce que beaucoup pourraient nommer "la cave", je distingue de l'humidité.

    Evidemment vous êtes si perspicaces mes fabuleuses lectrices et mes merveilleux lecteurs que vous savez que point cave ni sous-sol cela est. Les murs, plafonds et toits étant tombés, toutes les salles du rez de chaussée et même parfois du 1er étage se retrouvent enfouies.

   Voici, presque intacte, une salle voûtée du château de Caylus. Je ne vous en montrerai pas plus pour que surprises vous ayez dans cette ruine Aveyronnaise.

 

 

Histoire du château fort :

   Certains historiens supposent que Caylus s'écrivait : Cay-Lucius.

Conséquence : Ethymologiquement, ce site aurait porté une fortification Romaine en l'honneur de Caïus et Lucius, les enfants d'Agrippa donc les petits fils d'Auguste.

* A la fin du 12ème siècle, le château de Caylus est un alleu de l'évêque de Rodez.

* Au 13ème siècle, la famille Roquefeuille possède le château.

* En 1230, en épousant Isabeau de Roquefeuille, le Comte (voir titre de noblesse) de Rodez, Hugues IV, récupère une partie des droits du château.

* En 1284, le Damoiseau de Caylus nommé Hue, fils de Pons de Madrières, vend ses droits sur le château au Chevalier Bernard de Mallian.

* En 1454, Jean de la Tour, seigneur de Combon, est capitaine du château de Caylus.

* En 1470, Charles Ier d'Armagnac, après avoir exaspéré depuis plusieurs mois le Roi de France (voir liste), s'enferme dans le château de Caylus. Il est délogé par les troupes du Sénéchal de Rodez.

* A la fin du 15ème siècle, en confisquant les biens de Charles Ier, le Roi de France possède le château de Caylus.

* En 1628, pour éviter que les Protestants occupent et se réfugient dans le site fortifié, le château est détruit.

* Au 19ème siècle, les ruines de Caylus sont encore impressionnantes, surtout vues depuis le village de Pinet.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible avec précaution. Le risque de recevoir une pierre existe.

 

Ce mur a une longue histoire à nous narrer

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 08:50

 

Département 05 - HAUTES ALPES

 Puis je être l'ombre de ton ombre ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint Firmin est située à 50km à l'Est de Die, à 30km au Nord de Gap et à 10km au Sud-Est de Corps

 

     Coordonnées du château :

44° 46' 40" N6° 01' 02" E
 44.7777668258° 6.01721942424°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Elle m'attend !

* Au Sud-Ouest de la commune et à une portée de flèche au Nord de l'usine électrique de Saint Firmin, une ruine me hèle.
* Cela fait plusieurs kilomètres que cette beauté médiévale m'a repéré. Posée sur sa colline, la construction du Moyen Âge a une vue plongeante sur la vallée.

* Je pressens qu'elle a envie de me rencontrer (et réciproquement), mais j'ai besoin de l'observer de loin (et peut être me faire désirer d'elle).

 Rond d'un coté, carré de l'autre

J'ai l'impression de déjà la connaître

* La construction est posée sur le rocher à 920 mètres d'altitude.

* La falaise protège le château au moins sur 2 faces.

* Grâce à la vue satellite et l'observation depuis le bas, il est possible de comprendre le plan, mais je préfère vous le montrer suite aux relevés de monsieur Vollaire au début du 20ème siècle.

 

 

Le plan

   Plan du château du château de Saint Firmin :

     4 - Tourelle de guet,

     5 - Courtines,

     6 - Donjon,

     7 - Entrée.

 

La façade coté poterne n'est pas impressionnante

Est ce le bon endroit ?

* Avec prudence et témérité, je marche sur le chemin menant à mon graal du jour.

* J'arrive coté Ouest.

* Je découvre la tour de guet de 4,5 mètres de haut, la poterne et un morceau du rempart arasé.

* Cette façade n'était point accessible à l'époque médiévale car l'entrée principale était à l'Est.

* Lentement, je contourne le site pour chercher l'entrée principale de ce château Dauphinois.

 

 

Une entrée bien gardée

* Depuis le plateau, la vue sur la ruine et l'arrière plan est magnifique.

* L'ancien château fort est posé sur une butte.

* Lentement j'avance vers le puissant donjon.

* Sur la gauche, l'ouverture est l'entrée principale du château.

* Je constate que l'architecture de cette construction défensive ne ressemble pas aux standards des châteaux seigneuriaux.

* Ce site est un fort de repli. Il pourrait s'apparenté, en plus modeste, au fort de Caumont en Ariège.

 

Que voila système défensif représentatif du Moyen Âge

        L'intérieur :

Le donjon

* Evidemment, la haute construction située à l'Est a perdu de la hauteur et donc son crénelage.

* Quelques fentes défensives sont encore visibles.

* Les pierres sont pauvrement taillées et les joints sont très épais.

* A l'intérieur, je distingue 4 niveaux.

* Des fenêtres à coussiège simple ou double se devinent.

* Soudain, la ruine m'offre une vue incroyable !

(Vous ai je déjà dit que j'ai l'imagination fertile et le verbe excessif ?).

* Sur un mur, apparaissent les jambages en pierre de taille d'une magnifique cheminée.

 

 

Le plan en coupe du donjon

* Pour mieux comprendre ce donjon du 14ème siècle, je vous propose ce plan :

1 - Terrasse avec crénelage (voir vocabulaire).

2 - Pièce commune confortable avec sa cheminée.

3 - Porte d'accès aux courtines (chemin de ronde).

 

La petite tour de guet protège aussi la poterne

La cour

* Je sors du donjon coté cour.

* Le vide et le néant se côtoient dans les entrailles du château.

Y avait il des bâtiments

des maisons, des entrepôts ?

* Je ne saurais répondre à cette question.

* Au sol, je ne vois point les bases de mur. Mais il y a tant de gravas qu'il faudrait faire un travail d'archéologue.

N'y a t il rien à voir ?

* Pour le curieux sachant regarder, pour le castellologue amateur, des dizaines, que dis je des centaines de détails s'affichent.

- Des archères droites avec ébrasement.

- Une courtine "un peu" cassée montrant son remblai et son épaisseur.

- Une poterne.

- Une tour de guet dont l'intérieur est..... je manque de mots.

 

 

C'est la fin.... pour vous

* Il me reste tant à voir que je préfère vous abandonner ici.

* Pendant que je me délecte des pierres, je vous propose que quitter ce site avant la tombée de la nuit.

 

 

Le diaporama du château est visible ici

 

 

 

Histoire du château :

* Au 14ème siècle, la guerre de Cent Ans ravage les provinces. Les Routiers dévastes toutes les vallées et les villages.

* En 1376, Charles de Bouville, gouverneur du Dauphiné, inspecte l'état des constructions défensives des bourgs et vallées. Il ordonne la construction d'une fortification défensive à Saint Firmin.

* En ce dernier quart du 14ème siècle, le puissant donjon carré est d'abord construit. Puis furent aménagés les remparts avec la ronde petite tour permettant aux paysans de se réfugier et de guetter.

* En cette fin de 14ème siècle, un procès  s'ouvre entre les 2 co-seigneurs : Pierre d'Ambel et Bernard de Gravollière, prieur de Saint Michel de Connexe et de Saint Firmin. L'enjeu est la détention des droits de Haute Justice puis, évidemment, des taxes sur cette seigneurie.

* Au début du 15ème siècle, Raymond d'Ambel est chargé de la défense des communes de Saint Firmin et de La Chapelle.

* Au 16ème siècle, des fenêtres à coussiège sont aménagées dans le donjon.

* vers 1792, il n'y a aucune trace de présence des Révolutionnaires au château. Il est fort probable que ce dernier soit en ruine depuis bien longtemps.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible avec prudence.

 

Pour plus de rêve voici une petite vidéo.

 

Que de beautés en mon Dauphiné !

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 07:30
     
michel-j-01     Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

 

Département :  27 - EURE

  Même la carte IGN montre la tour médiévale de Thévray

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Thévray est située à 55km au Sud-Ouest de Rouen, à 30km Ouest-Sud-Ouest d'Evreux, à 16km au Sud-Est de Bernay et à 15km à l'Ouest de Conches en Ouche (voir son château).

   Coordonnées du château :

48° 58' 57.68" N 0° 43' 16.176" E
 48.982689°  0.72116°

 

Description du bourg fortifié 

     L'extérieur :

L'arrivée

    A quelques centaines de mètres de la petite commune de Thévray, un petit chemin vers le Nord amène vers le hameau nommé : La Tour de Chevray.

  C'est au bout de cette voie qu'apparaît à travers les arbres une imposante construction rouge.

 

Le donjon

  Le donjon de la fin du 15ème siècle, reconstruit selon les critères du Moyen-Âge, était déjà obsolète lors de son achèvement et ne correspondait plus aux critères militaires de l'époque.

    Peut-être était-ce, du reste, la volonté de Jacques de Chambray, sous couvert de réaliser un ouvrage défensif, d'en faire en réalité une tour d'habitation polygonale, flanquée d'un bâtiment annexe de même élévation.

 

Un donjon du 15ème siècle en brique

Analyse

   Au-dessus d'une base parementée de grès, la maçonnerie est faite de lits alternés de brique de pays et de brique surcuite, avec des chaînages d'angles et entourages de baies en pierre harpée.

    Au sommet, les mâchicoulis et le mur du chemin de ronde constituent un couronnement de pierre de grande élégance, supportant le haut comble effilé d'où émergent des cheminées élancées de brique décorées de croisillons en brique surcuite.

    Deux canonnières rectangulaires à double ébrasement encadrent la porte surmontée de hautes rainures qui devaient recevoir les bras du pont-levis.

   La salle voûtée qui suit donne sur le passage menant à la salle basse de la tour avec sa remarquable voûte en éventail s'appuyant sur un pilier central.

   A droite du passage, l'escalier en vis dessert la grande salle de la tour et une petite salle voûtée dans l'annexe. 

  Un pont de bois relie le donjon aux dépendances.

     Un long corps de communs, flanqué de deux pavillons saillants. L'un à usage de cuisine, l'autre converti en chapelle.

   Une grange en colombage offre un élégant décor de tuileaux.

 

 

Histoire du château :

* Au  12ème siècle, construction du château par un membre de la famille Thévray. C'est une bien longue histoire que celle de cette famille médiévale qui détient toujours les terres aujourd'hui. Une histoire mouvementée également, rythmée par celle de la France.

* Au début du 14ème siècle, Jeanne de Thévray apporte ses biens en mariage à Laurent de Ménilles.

* A la fin du 14ème siècle, la petite-fille de Jeanne épouse Robert de Chambray. Les deux noms vont apparaître conjointement tout au long de l'histoire du château.

* En 1418, la guerre de Cent-Ans sévit en Normandie. Le château est livré aux flammes puis démantelé par les troupes Anglaises.

* En 1450, à la fin de la Guerre de Cent-Ans, la famille récupère ce qui reste de ses biens.

* A la fin du 15ème siècle (1498 ?), sous le règne de Charles VIII (voir liste des rois), la reconstruction du château est entrepris par Jacques de Chambray. Elle est ainsi décrite : "Tour et maison, enclose de murailles, en grands fossés larges et profonds…".

* Aux 17ème et 18ème siècles, un château classique est visible à Thévray.

* A la fin du 19ème siècle, sous le second empire le château classique a disparu. Il ne reste plus que les dépendances.

* Au début du 20ème siècle, la puissante tour de Thévray sert de modèle à des cartes postales.

 * A la fin du 20ème siècle, par successions et héritages au fil des siècles, le domaine de Thévray est la propriété de Mmes la Marquise (voir titre de noblesse) de Thévray et de sa fille, Comtesse d'Estève.

 * Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de loin depuis la route est libre et gratuite. La visite du château n'est pas possible car c'est une propriété privée habitée.

 

Le château se cache dans les hauts arbres feuillus

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous les fortifications de l'église ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Clion sur Seugne est situé à 60km au Sud-Ouest d'Angoulème, à 50km au Sud-Est de Royans, à 30km au Sud-Sud-Est de Saintes et à 7km au Nord-Ouest de Jonzac.

     Coordonnées de l'église :

45° 28′ 49″ N 0° 30′ 0″ W
 45.480278°  -0.5°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

     C'est un peu le hasard qui me fait découvrir cette église. Étant massive, anguleuse, renforcée par de nombreux contreforts à larmier, il semble évident que cette construction religieuse date du 12ème siècle. Mais rapidement, je doute qu'elle soit fortifiée.

Acceptez vous de me suivre dans une enquête délicate ?

 

Quelle curieuse architecture

     L'enchevêtrement chaotique des bâtiments et renforts me brouille la réflexion. Comme souvent, lorsque j'ai un doute, je prends un peu de recul.

    L'église est composée de 2 bâtiments. Je suis surpris par la différence de positionnement en hauteur et de dimensions des fenêtres. La variétés des tailles et formes des pierres me fait penser à de multiples reconstructions et aménagements.

   Le clocher décalé et les petits bâtiments en verrues renforcent ma confusion.

Voyez vous des systèmes défensifs ?

Voyez vous les fortifications de l'église ? 

La recherche d'indices

   L'analyse de loin ne montrant rien sur la capacité défensive de l'église, j'opte pour un examen minutieux de chaque pierre.

A - Une petite fenêtre Romane tente de survivre à la pression du puissant contrefort. Je ne pense pas que ces pierres soient un réemploi (système classique lors de consolidation rapide). J'opte pour un soutènement construit quelques années plus tard.

B - Ma théorie des contreforts posés bien après la construction de l'église se vérifie sur la photo de gauche.

C - Les petites ouvertures du 12ème siècle ont certainement été bouchées puis remplacées par de grandes baies avec vitraux quelques siècles après.

D - La fente oblique entre les 2 contreforts prouve les multiples aménagements et modifications que cette vieille église a du supporter.

E - Autant les mur de la nef sont anguleux, chaotique, massif, autant le chevet semi-circulaire est élégant, sobre tout en étant esthétique.

Quel contraste !

 

Mais où sont les défense ?
    Soudain, je me braque. Mon analyse rapide est plus digne d'un touriste que d'un Chevalier castellologue-amateur. Il faut que je me ressaisisse.

   Je recule pour contempler la face arrière de l'église et un détail attire mon attention. Sous le toit apparaît une ouverture amenant de la lumière à une salle de refuge (mais ceci n'est qu'une supposition).

Y a-t-il d'autres preuves ?

Une façade montrant 4 siècles de modifications 

Le portail

     Ayant fait le tour de l'église je découvre enfin la façade d'entrée. Elle est à l'image de l'église regroupant plusieurs styles architecturaux :

A - Deux contreforts d'angle à larmier posés à 45° (flèche bleue).

B - Piédroits  ornés de "végétaux" ou d'arabesques (flèche orange).

C - Deux pilastres ornés de sculptures de Saints (flèche jaune).

D - A gauche, l'oculus sous la baie romane est énigmatique.

    Soudain, mon instinct me quémande de regarder à mi-hauteur.

N'est ce point incroyable !

   Des corbeaux alignés sortent du mur.

Était ce pour soutenir un passerelle en bois ?

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises en ce 21ème siècle, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église avec un clocher carré.

* Au 15ème siècle, restauration de l'église (aménagement des fortifications ?).

* Au 16ème siècle, modification partielle de l'église.

* En 1909, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint André) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Solide est cette église romane

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 08:55

 

 

Département 05 - HAUTES ALPES

 Cette reproduction me fait rêver

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Tallard est située à 40km au Nord-Ouest de Digne les Bains, à 35km au Sud-Ouest d'Embrun, à 30km au Nord-Est de Sisteron et à 10km au Sud de Gap.

 

     Coordonnées du château :

44° 27' 37" N06° 03' 21" E
 44.46021055999° 6.05593979358°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Voyage vers le passé  Je suis transporté au 15ème siècle... ou presque

* Certains d'entre vous pensent que le voyage dans le temps n'est (et ne sera) pas possible.

* Pourtant, je le fais (et vous aussi) très souvent.

* Il suffit de regarder une photo pour voir le passé (évidemment).

* Pour votre Chevalier, le voyage temporel de ce jour s'est effectué grâce à une reproduction du château de Tallard au siècle dernier.

* Il ne m'en fallait pas plus pour seller mon destrier et partir en croisade à la limite Sud de mon Dauphiné.

* Quelques esprits chagrins vont m'expliquer que le site était possession du Comté d'Orange.

* Il faut savoir qu'une famille Dauphinoise "pela" l'Orange puis s'y installa (heu.... c'est presque vrai ---> Voir historique).

* Conséquence : C'est le blason du Dauphiné (modifié par Charles V après le transport de mon Dauphiné au Royaume de France) qui flotte sur ce château.

Je vous invite à visiter un de "mes" châteaux....hihihi.

 

 Reconstructions et vestiges se mélangentSurprenante arrivée

* Je suis surpris :

- Du contraste entre les hauts bâtiments presque neufs et de couleur claire face au vestige d'une défensive tour noirâtre.

- Du contraste entre les systèmes défensifs face aux remplages de la paroi religieuse.

- Des nombreuses canonnières pour un bâtiment que je pensais médiéval.

* En voyant ces fenêtres à meneaux en croix surmontées d'un pignon triangulaire, je ressens plus la Renaissance que le Moyen Âge.

Ne reste-t-il rien de l'époque médiévale ?

 

Le passage vers .....

* Ne comprenant pas ce château, je prends un peu de recul.

* Dans l'angle une ronde tour semble surveiller l'entrée.

* C'est donc avec précaution que je franchis le seuil pour voir.......

 

Quelle variété d'architecture moderne, ancienne et défensiveBilan

* De la forteresse médiévale il reste quelques pans de mur.

* L'ensemble a été fortement modifié au 16ème siècle.

* Les archères ont été remplacées par des canonnières.

* Des fenêtres de confort ont été ouvertes à la Renaissance et même au 17ème siècle.

* L'arasement ne permet plus de voir crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Pour consolider le bâtiment de nombreuses baies ont été bouchées récemment.

 

L'entrée fortifiée

* La partie la plus facilement prenable dans un château fort est l'entrée.

* Il semble logique que les architectes aient été très attentifs à sa défense.

* De chaque coté, il y a une tour ronde.

* Bien qu'elles soient arasée, elles montrent leur puissance défensive : Des canonnières et des arquebusières avec un ébrasement extérieur permettant d'augmenter l'angle de tir.

* Au dessus du double vantail, une bretèche facilite la défense de près.

* Pour savoir s'il y a herse et assommoir, il faut entrer.

 

Les savoyards ont bien abîmé ce château

 

 

        L'intérieur :

Je veux entrer

* Je tente de pousser la porte.

* Je crie, je bougonne, je tente de montrer que je suis là avant d'être las.

* J'aurais apprécié m'esbaudir.... Mais la porte reste close.

* Je cherche un panneau d'horaire d'ouverture.... Mais il n'y a rien.

 

Comment voir ?

* Comme un enfant gâté, je crie en me roulant au sol et.....

..... Je vois sous la porte.

* Au fond de la cour (était ce la basse cour ?), je vois plusieurs bâtiments et des pans de murs ruinés.

* Avec ses archères sur les tours rondes, l'intérieur ressemble à un château médiéval.

* Le site n'étant pas ouvert au public ce jour, je décide d'utiliser les brèches, les canonnières et les fenêtres pour "voler" quelques images.

* Ici je vois... heu.... Et là je vois..... heu.

 

C'est fini

* La ruine n'étant pas facile à comprendre par mes images "volées", je décide de partir vers une autre découverte.

* Mais avant, je me délecte du magnifique panorama.

 

 

Le diaporama du château est visible ici

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, les terres sont possessions du Comté (voir titre de noblesse) d'Orange. Une tour de guet (en bois ?) est construite pour surveiller les vallées.

* En 1215, le Prince d'Orange cède la terre de Tallard aux Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem.

* En ce début de 13ème siècle, les Chevaliers font construire une fortification en pierre.

* En 1322, le petit château et ses terres sont cédés à un membre de la famille Trians. Arnaud devient le premier seigneur de Tallard.

* En cette première moitié du 14ème siècle, le site est fortement remanié. Un puissant château remplace la petite fortification.

* En 1326, Tallard devient le siège d'une Vicomté.

* En 1496, après de nombreuses successions et mariages, la Vicomté devient possession de Bernard de Clermont.

* Au début du 16ème siècle, peut être grâce à la fortune apportée par sa femme Anne de Husson, le Vicomte aménage le vieux château fort en une fortification Renaissance.

* Au milieu du 16ème siècle, à cause des Guerres de Religion, le Vicomte, sa femme et ses enfants fuient le château. La bâtisse peu entretenue se détériore.

* Au début du 17ème siècle, le site et les terres sont achetés par Etienne de Bonne, seigneur d’Auriac. Le site castral est restauré.

* En 1692, Victor-Amédée II, Duc de Savoie (voir liste), est partie prenante de la Ligue d'Augsbourg contre la France de Louis XIV (voir liste des rois). A la tête d'une puissante armée, il envahit la région de Gap. Le château de Tallard est attaqué et partiellement détruit.

* Durant 2 siècles, les propriétaires se succèdent. Le château ne semble plus habité.

* Vers 1792, les Révolutionnaires massacrent de nombreux blasons pierres sculptées dans ce château, symbole d'un temps déchu.

*  En 1957, sur l'initiative de Richard Duchamblo, un prêtre passionné de vieilles pierres, la commune achète le château.

* En 1958, le corps de garde est classé aux Monuments Historiques

* En 1969, le château est classé aux Monument Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. L'à-pic étant important soyez très prudents et surveillez les enfants. La visite de l'intérieur est payante. Veuillez vous renseigner sur les horaires d'ouverture.

 

 

Le guetteur avait un panorama magnifique

 

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 07:01

 

Département 30 - GARD

  La grise tour de me grise avec sa beauté médiévale

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Goudargues est située à 50km au Nord-Nord-Est de Nîmes, à 35km au Nord-Est d'Alès et à 15km au Nord-Ouest de Bagnols sur Cèze.

 

     Coordonnées du château :

44° 12' 12" N4° 28' 2" E
 44.2033604° 4.46731031°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte

* A moins d'un kilomètre au Sud de Goudargues, le hameau de La Bastide possède les traces d'un passé médiéval.

* Sur un rocher, au dessus des arbres, apparaît une tour carrée.

* Lentement j'approche pour mieux la sentir.

* Sentir !.... Comme souvent en notre siècle, ce sont les poubelles qui m'accueillent.

 

Elle est vraiment béton cette échauguette

Rapide analyse

* Dans un angle, un vestige d'échauguette me pose des questions.

Est elle d'origine ?

Ou est ce une reconstruction ?

* Bien que le mur soit cimenté le parement d'angle avec ses belles pierres taillées me semble d'origine.

 

La porte !

* En général, lorsqu'un Homo Sapiens en notre siècle crie "Le porte !", c'est pour nous quémander de sortir. Mais en ce lieu, c'est une invitation à la découverte.

* Accrochée à un mur cimenté qui ne semble pas épais, la porte me transporte dans le doute.

* Le crénelage est trop bas et semble trop récent.

* Point vraiment défensive cette entrée est.

 

 

 L'angle droit est son droit !La tour sans faire le tour

 * Je prends un peu de recul et....

..... Je me délecte.

 * La vieille tour médiévale s'offre à moi.

 * L'ensemble porte+tour s'enorgueillit de l'angle droit.

 * Moi qui suis plutôt un adepte des courbes (sur les damoiselles... hooo), j'avoue être heureux de déguster autant de "droiture".

 * La haute construction est accolée à un bâtiment moderne puis à un vestige de rempart.

 * Même si le 17ème siècle l'a affublé de modernes fenêtres, la vieille dame garde encore ses archères droites.

 * Pour que vous puissiez mieux comprendre ce château d'un autre âge et mieux l'admirer, je vous offre une vue du ciel.

 

        L'intérieur :

  Hélas, la porte ne s'ouvre pas. La propriété privée n'est pas visitable.

 

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, la seigneurie est donnée en exploitation par l'évêque et Comte (voir titre de noblesse) d'Uzès à la famille Orniols.

* Au 13ème siècle, construction d'un puissant donjon carré.

* En 1436, François de Larque reçoit la seigneurie de monseigneur Bertrand III de Cadoène en échange de sa propriété de Sanilhac.

* Au 15ème siècle, le site est propriété de Jean Faret puis de Pons d'Oriols.

* En 1529, par son mariage, Jeanne de Maubuisson apporte la seigneurie en dot à Jean-François de Pèlegrin.

* En ce 16ème puis 17ème siècle, le site devient le centre de réunion des Calvinistes de la province.

* Au 17ème siècle, des nombreux travaux de modernisation et les reconstitutions partielles (type défensif) sont réalisés.

* En 1716, par mariage, la seigneurie est possession de René de Juges, Baron de Cadoine.

* En 1767, François de Cadolle est le nouveau propriétaire.

* Au 19ème siècle, Guillaume Guizot possède le château.

* Au 20ème siècle, durant la deuxième guerre mondiale, le château est occupé par des troupes Belges, Allemandes puis Françaises.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Hooo, que c'est beau un créneau en haut !

     
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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 07:05

 

Département 16 - CHARENTE

   Voyez vous les systèmes défensifs ?

Le bourg :
       Situation :   (--> la voir sur une carte)
   La commune de Mesnac est située à 40km au Nord-Ouest d'Angoulême, à 20km au Nord-Est de Saintes et à 10km au Nord de Cognac.

   Coordonnées de l'église :

45° 46' 38.536" N 0° 21' 34.186" W
 45.777371°  -0.359496°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte
     Dans cette petite commune, il est facile de trouver l'église. Non pas que son clocher dépasse les maisons (car cette bâtisse n'est possède pas), mais parce que le bâtiment religieux se situe sur la route traversant Mesnac.

  Les contreforts cassent la monotonie de la nef

L'analyse

   Bien que cette église soit petite, bien qu'elle ne soit pas très fortifiée en premier abord, je suis fasciné par son architecture. En voici les critères :

* L'absence de clocher est déjà curieuse.

* L'absence de transept en fait un bâtiment purement Roman d'origine.

* Les fenêtres ont été modifiées après leur construction. Cela se voit dans la reprise de maçonnerie.

* Les contreforts droits de largeurs et profondeurs différentes surprennent.

* Le contrefort "central" possède 2 ouvertures.

* Je suppose que cette avancée comporte un escalier (le plan confirme ma supputation), ces ouvertures seraient des puits de lumière.

* Mais j'ai des doutes sur l'ouverture cruciforme. Avec la légère avancée de la partie supérieure du contrefort, j'imagine que cela fut une fente de tir.

 

A-t-elle été fortifiée ?

* A part ma supposition de la fente en croix, je ne perçois pas de salle de protection, ni de système de tir.

Je me dois d'être plus vigilent et logique!

* S'il y a un escalier, c'est bien pour "monter".

Comme il n'y a pas de clocher, où cet escalier mène-t-il ?

  Pourquoi les modillons ne sont ils pas sous le toit ?

Je sors ma loupe de Sherlock Holmes

* Sur le mur latéral, de ce qui semble être le chevet, je vois une rangée de modillons à mi hauteur.

N'est ce point surprenant ?

*Je contourne le contrefort d'angle pour comprendre le chevet plat.

* A la base, un bâtiment (la sacristie ?) a été construit récemment.

* Au sommet, au dessus de la rangée de modillons, une ouverture me confirme la présence d'une salle de repli.

 

Un Dauphinois heureux

    C'est un Chevalier heureux qui se rend vers le portail d'entrée. Un regard rapide m'informe que la distance entre l'oeil-de-boeuf et la cloche est assez importante pour la présence d'une salle de repli.

 

Un peu de tourisme architectural

J'ôte mon heaume de Chevalier-Castellologue-Amateur

pour chausser mon chapeau de paille de touriste.

  Le portail est d'architecture Renaissance et Romane. Il comporte 3 voussures brisées avec une archivolte ornée de pointes de diamant, décoration classique à la Renaissance. Les chapiteaux à feuillage naturaliste des colonnes sont du 13ème siècle.

Un portail Gothique sur une église Romane

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église. Elle dépend du prieuré Saint Eutrope de Saintes.

* Au 14ème siècle (?), l'église est modifiée.

* Au 16ème siècle (?), le chevet Roman est remplacé par un chevet plat.

* En 1597, la cloche est implantée dans le clocher-mur à 2 arcades (dont une a disparu).

* Au 19ème siècle, une sacristie est ajoutée. Des vitraux représentant Saint Pierre, Saint Paul et Saint Ausone sont implantés dans les 3 baies du chevet. D'autres aménagements intérieurs sont réalisés. Du mobilier est implanté dans l'église.

* En 1943, la cloche est classée aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, l'église reçoit un petit "lifting".

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite depuis les rues. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Combien de personnes a sauvé cette église ?

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 08:40

 

Département 09 - ARIEGE

     Ce bourg fortifié va-t-il me donner des frissons médiévaux ?

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte

        La commune de Camon est située à 40km au Sud-Ouest de Carcassonne, à 30km Est-Nord-Est de Foix (voir son château) et à 15km au Sud-Est de Mirepoix.

 

     Coordonnées du bourg :

43° 01' 19" N01° 27' 27" E
 43.021915° 1.96590500°

 

 

Les fortifications : 

        L'extérieur :

Pourquoi suis je en ce lieu ?

* A l'origine, j'ai eu en main la reproduction d'une gravure représentant Camon en 1825.

* Le monastère fortifié et le château me paraissaient si beaux que croisade je me promis d'organiser, mais sans précipitation.

* Mon envie de visiter ce site fut encore plus importante lorsque j'appris que Camon est classé parmi les plus beaux villages de France.

 Il faut bien comprendre le plan avant de visiter cette cité

Stupéfaction !

* Il y a des remparts partout !

* Pour ne pas être perdu, il est nécessaire de lire le plan.

* Il semble qu'il y ait deux remparts d'âges différents avec des systèmes défensifs.... différents !

* Il me faut donc m'habituer à voyager dans le temps.

 

 

La marche coule vers le mâchicoulis

Quel beau vestige de mâchicoulis

* En longeant le rempart, mon premier réflexe est de lever les yeux.

Est ce pour chercher la lumière ?

* Que nenni, c'est pour admirer les multiples consoles ayant été des mâchicoulis (voir vocabulaire).

Le toit protège les vestiges de mâchicoulis

 

 

Fentes en tout genre

Que recele cette tour ?

* Dans la tour carrée (à droite) avec son ouverture de guet entre les consoles, une fente défensive date au moins du 16ème siècle puisqu'elle est dédiée au fusil.

* Sur l'autre tour (à gauche) l'ouverture défensive pour fusil possède, comme ses consoeurs, un ébrasement extérieur pour augmenter d'angle de tir.

* L'angle de l'ébrasement est plus ou moins important. Il facilite parfois le tir vers le bas.

* Flâner dans le bourg en regardant les fentes de tir est passionnant.

1 - Certaines montrent qu'elles ont été implantées après la construction du rempart.

2 - D'autres ont été construites pour servir de pot de fleur..... hihihi.

3 - Certaines ont été bouchées récemment par du ciment.

4 - Alors que d'autres sont obstruées par une plaque de verre.

Voyez vous un système de tir ?

 

Soudain, le rempart s'ouvre !

* Durant mon errance le long du rempart, je découvre une pente.

* Comme il n'y a pas de garde dans la tour, je tente une intrusion dans la cité.

 'Des petits trous, des petits trous' aurait pu chanter Gainsbourg

        L'intérieur :

Ils ont fait des trous partout

* En étant à l'intérieur des remparts, je peux comprendre l'aménagement défensif.

* Evidemment les fentes de tir possèdent un ébrasement intérieur.

* Le  système de tir permet à plusieurs défenseurs de viser des angles différents.

* En me retournant j'observe un mur fascinant :

- Certaines ouvertures carrées (du 18ème ?) ont été bouchées.

- Au sommet, les fentes verticales me font penser à des archères.

* Quelques mètres plus loin, un mur me montre de hautes et fines archères en bêche. Leur position (trop) basse me fait penser que le sol a été comblé.

* Grâce aux nombreuses ouvertures (fentes ou éboulements) je peux jouer les voyeurs. Ainsi je me délecte des vieilles cheminées.

 

Les bâtiments religieux

* Durant mon errance en cette cité montrant milles variétés de construction et de systèmes défensifs, je me retrouve face à l'église.

* Evidemment son haut clocher ressemble à une tour de guet.

* Mais mon attention est surtout portée sur le chevet de ce moutier.

* Au dessus des hautes fenêtres je remarque une multitudes de trous alignés.

Pensez vous que cette église comportait une salle défensive ?

 

C'est la fin et la faim

* Il y a tant à voir et à découvrir en ce lieu que je préfère le faire seul, sans vous.

* Puis, lorsque mes yeux seront rassasiés, je me ferai le plaisir de manger dans la merveilleuse auberge de Camon.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - clic

 

 

Histoire du bourg :

* Vers 778, durant son retour d'Espagne, Charlemagne (voir liste des rois) demande la construction d'un monastère en ce lieu (c'est ce que prétendent quelques textes non officiels).

* Au 10ème siècle, le site est transformé en abbaye fortifiée.

* Au 12ème siècle (à vérifier), le site devient un simple prieuré confié aux Bénédictins. Le site est/serait fortifié.

* En 1279, le barrage de Puivert (voir sa légende) se rompt ravageant de nombreux sites sur son passage dont Camon.

* En cette fin de 13ème siècle, le monastère est entièrement reconstruit.

* Au 14ème siècle, durant la Guerre de Cent ans, les religieux du monastère font aménager des remparts pour leur protection. Le village en est dépourvu.

* En 1494, le petit village ainsi que le monastère sont attaqués, pillés et partiellement détruits par des Routiers.

*  A la fin du 15ème siècle, après le saccage, l'évêque Philippe de Lévis Mirepoix demande la fortification du village. De nombreux aménagements sont réalisés dont la construction, dans un angle du rempart, d'une puissante tour carrée nommée de nos jours : Maison Haute.

* A la fin du 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, le Cardinal Georges d'Armagnac fait rehausser les remparts.

* Au début du 17ème siècle, l'imposante tour carrée est transformée en luxueuse habitation seigneuriale nommée en notre siècle : Maison haute.

* Au 17ème siècle, quelques temps avant son arrestation, le Duc de Montmorency loge dans l'habitation seigneuriale durant quelques jours (c'est ce que prétend une légende, mais aucun texte le prouve).

* Au début du 18ème siècle, avec la période de paix et l'accroissement de la démographie, certains remparts sont détruits pour libérer le bourg et d'autres sont aménagés en habitation.

* En 1964, une partie des remparts et du monastère sont inscrits aux Monuments Historiques.

* En 2007, la maison haute est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts et des tours est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des maisons et des tours fortifiée est interdite. L'abbaye est devenue un restaurant avec quelques chambres d'hôtes. Bien que ce bourg soit touristique, veuillez respecter le silence et la quiétude de ce site Ariégeois.

 

 

Quelle magnifique cachette !

 

 

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