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Ombre et lumière

21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 07:59

 

 

 

Pour découvrir l'extérieur du château,

veuillez cliquer ici

 

 

 

Y a t il un passage secret ?

 

Le château :

        L'intérieur (suite) :

L'analyse 

* Après avoir dégusté les massives constructions défensives de l'entrée coté Sud, je mets cap au Nord.

* La zone herbeuse est délimitée par les vestiges du rempart.

* Ce linaire mur très arasé est entrecoupé d'ouvertures. C'était l'accès aux multiples tours.

* En voila une qui semble entière. Je tente de pousser la porte..... mais la bougresse me résiste.

"Chevalier, comment allons nous comprendre l'aménagement intérieur" me demandez vous derrière votre écran.

* C'est très facile, il suffit d'en trouver une "un peu" cassée.

* Les tours possédaient plusieurs étages défensifs composés d'archères en niche.

* Chaque niveau devait être séparé par un planché sur poutres.

* Ces hautes archères permettaient une défense aussi bien au loin qu'au près.

Avez vous remarqué l'épaisseur des murs ?

 

 La lumière divine passe..... à travers le toit

La chapelle castrale

* Ayant fait le tour du rempart, mon prochain but est la découverte des bâtiments "centraux".

* Le choix n'est pas difficile, il ne reste que la chapelle dont les vestige se battent contre la végétation.

* Cette construction religieuse dédiée à Saint Vincent date de la deuxième moitié du 12ème siècle. Elle n'était composée que d'une nef. Vers le 15ème siècle, un transept et une abside sont aménagés.

* A la base d'un pan de mur, une ouverture me quémande de la pénétrer.

J'obéis.

 

 

La crypte romane
Gilles a-t-il tué les jeunes enfants en ce lieu ?

* J'entre religieusement dans la crypte du 12ème siècle..

Quelle merveille !

* L'architecture Romane est simple, solide, pure.

* Je reste de longues minutes à admirer les nombreuses colonnes ornées de remarquables chapiteaux soutenant la voûte.

Est ce en ce lieu que Gilles de Rai a commis tous ses crimes ?

La faible lumière appelle au recueillement

 

 

 

 

Le diaporama du château est ici

 

 

 

Histoire du château :

* En 54 avant JC, Jules César fait ériger un castrum sur la colline.

* Au 2ème siècle, l'Empereur Hadrien fait une halte à Tiffauges.

* Vers 400, l'armée Bretonnne du Roi Conan Ier attaque le castrum Romain puis l'occupent.

* Peu de temps après, Honorius envoie une puissante légion pour récupérer le castrum. Après avoir chassé les Bretons, le Romains fortifie le castrum.

* Vers 475, les Romains abandonnent la région aux Wisigoth.

* En 843, les Normands ravagent la région dont Tiffauges.

* Au 9ème siècle, les habitants améliorent les défenses du site.

* Au 11ème siècle, le site est possession du Vicomte (voir titre de noblesse) de Thouars. Construction de la crypte à l'intérieur de l'enceinte fortifiée.

* Au 12ème siècle, le Vicomte de Thouars (Geoffroy IV ?) fait construire un imposant rempart ainsi qu'un puissant donjon.

* Durant la deuxième moitié du 12ème siècle, construction de la chapelle Saint Vincent.

* Au 14ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans, le donjon subit des dégradations suite à plusieurs attaques.

* Au début du 15ème siècle, pour protéger le donjon, Gilles de Rais fait construire le châtelet d'entrée entouré de douves, puis demande la création d'un confortable logis au centre du château.

* En 1440, Gilles de Retz (autre écriture du nom de ce personnage) est arrêté pour ses crimes, jugé puis condamné à mort.

* Au milieu du 15ème siècle, Catherine de Thouars, veuve de Gilles de Rais, épouse Jean de Vendôme, Vidame de Chartres.

* En 1520, Louis de Vendôme fait construire avec du granit, une puissante tour dans le rempart. Elle est nommée : Tour de Vidame.

* En ce début de 16ème siècle, un boulevard (système défensif avancé) précédé de 2 rondes tours est construit.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, le château est attaqué puis partiellement détruit.

* En 1626, pour marquer le pouvoir du Roi de France (voir liste), comme pour de nombreux châteaux, le cardinal de Richelieu fait araser partiellement le donjon de Tiffauges.

* A partir de 1793, durant la Guerre de Vendée, le château est à nouveau saccagé.

* Au début du 19ème siècle, le château est massacré pour faciliter la rénovation et l'agrandissement de la ville de Tiffauges.

* Au milieu du 20ème siècle, le château est abandonné. L'imposante surface intérieure est livrée aux cultures "maraîchères" et aux pâturages etc.... .

* En 1957, certains éléments du château sont classés aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, une association est créée pour redonner vie à cet ancêtre de pierre.

* En 2002, le Conseil général de Vendée achète le site puis offre les moyens financiers et logistiques pour permettre la visite du site. Des animations sont organisées chaque année.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur du château est payante. Renseignez vous sur les horaires et les animations. La visite du donjon est interdite.

 

Le sabre et le goupillon se côtoient avec harmonie

 

 

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châteaux de Vendée

 

 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 07:28

 

 

 

Pour découvrir l'extérieur du château,

veuillez cliquer ici

 

 

Le château :

Les entrailles sont remplies de...... vide !

        L'intérieur :

Immensité !

* Après avoir laissé quelques piastres à la jolie damoiselle à l'entrée, je mets mes chausses dans les traces de pas de Gilles, ce merveilleux compagnon de Jeanne la Pucelle.

* En entrant, c'est le vide qui m'accueille.

N'y a t il rien à visiter ?

* En voyant ma déconvenue, une damoiselle (oui, encore une autre... Qui puis je ?... Je suis irrésistible !) s'approche de moi et m'explique les différents spectacles qui vont me narrer le Moyen Âge, la vie du château puis celle de Gilles.

* En attendant, je vais m'imprégner des différents bâtiments.

 

 

Le plan

* Avant de visiter les bâtiments, je tente de comprendre le plan du site fortifié :

  C - Châtelet d'entrée.

  D - Donjon.

  E - Eglise : chapelle Saint Vincent.

  T - Tour Vidâme.

 

 

Le donjon s'imbrique dans d'autres bâtiments !

Un massif ensemble de bâtiments

* Les spectacles ne commençant que dans 45 minutes, je décide de retourner vers l'entrée pour comprendre un curieux enchevêtrement de constructions.

* Ce site défensif n'est pas facile à comprendre car il est accolé au donjon.

* Lentement j'approche de cette masse.

* Je comprends !

 

 

Un donjon très entouré

* En avant du donjon, coté cour intérieure, il y a un châtelet et un rempart formant chemise.

* Les angles de ce rempart sont protégés par des échauguettes avec mâchicoulis.

* Des vestiges de systèmes défensifs pour armes à poudre sont encore visible sur ce mut aux pierres pauvrement taillées.

* En avant du rempart et du châtelet, il y a des douves dont les eaux stagnantes donnent une belle couleur verte.

* Pour défendre les douves, le châtelet possède des archères canonnières surmontées des vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

Avez vous remarqué la porte de circulation vers le chemin de ronde ?

* La salle des gardes surveillait les 3 cotés.

 

  Un petit coup de peinture et hop... il est comme neuf

Un châtelet protecteur du donjon

* Ce "cube" est impressionnant.

* L'entrée est divisée en deux parties :

- Une pour les piétons (à droite dans le rempart).

- Une pour les chariots.

* La présence de fentes pour recevoir les flèches de levage en bois m'informe qu'un point levis existait.

* Je peste, je rage car l'entrée en ce lieu unique est interdite.

 

 

Le donjon

* Cette imposante tour construite au 12ème siècle avait une hauteur de plus de 24 mètres. Bien que très détruite ses 18 mètres actuels m'impressionnent.

* Ce donjon est un carré presque parfait de 18 mètres de coté.

* Il est construit avec des matériaux grossiers (granit de récupération). Cette rusticité le rend encore plus terrifiant (si, si, je l'ai été........... terrifié).

* C'est un donjon typiquement Vendéen avec comme particularité :

- Un contrefort hémicylindrique au milieu de chaque face.

- Une grosse tourelle pleine dans chaque angle.

* La porte située coté Ouest est à 6 mètres du sol.

 

 

Pour continuer la visite

Veuillez cliquer ici

 

 

 

Quelle curiosité ! .. Un donjon protégé par un châtelet

 

 

 

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châteaux de Vendée

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 06:50

 

 

Département 85 - VENDEE

 Au loin, les tours du rempart. Devant le châtelet d'entrée

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Tiffauges est située à  45km au Sud-Est de Nantes, à35km au Nord-Est de Les Essarts (voir son château), à 20km au Sud-Ouest de Cholet et à 15km au Sud-Est de Clisson (voir son château).

 

     Coordonnées du château :

47° 00' 56" N1° 06' 53" W
 47.015548256° -1.114865542°

 

 

       Toponymie :   (--> voir initiation)

* Vers 475, les légionnaires Romains basés en ce lieu sont démobilisés par l'Empereur Nepos.

* Ces hommes étaient originaires du Caucase. C'étaient des Teiphaliens.

 

 

Le château : "Le Château de Barbe Bleue"... affirme les publicitaires !

        L'extérieur :

Pourquoi un château ici ?

* Le confluent de 2 rivières nommées la Sèvre Nantaise et la Crûme est un bon endroit pour construire un site fortifié.

* Un lieu aux frontières de la Bretagne, l’Anjou et le Poitou doit être contrôlé.

* Avec ces 2 conditions, il semble logique qu'un puissant château fort ait été construit sur cet énorme bloc de granit

 

 

Rectificatif

* Sur certains panneaux, dans les brochures et guides touristiques, ce site est nommé : "Château de Barbe Bleue".

* Ce personnage, héro d'un conte de Perrault, n'est qu'une invention de son auteur. Il narre l'histoire d'un tueur d'épouses.

* En ce château de Vendée, le principal et le plus médiatique propriétaire fut : Gilles de Rais. Il ne fut point tueur de femme, mais..... tueur d'enfants pour la "recherche scientifique".

* Il n'y a donc aucune possibilité que Barbe Bleue ait vécu à Tiffauge.

* Mais le personnage de conte est plus médiatique que le terrible Gilles de Montmorency-Laval, Maréchal de France.

* Le marketing publicitaire ne tient pas compte de l'histoire de France ni de ses personnages.

* C'est donc l'un des châteaux de Gilles de Rais, compagnon de croisade de Jeanne d'Arc puis Maréchal de France, que je vais découvrir en ce jour ensoleillé.

 

 Gilles de Rai était en sécurité à l'intérieur de ses remparts

La découverte de loin

* En arrivant par l'Ouest, la vision du château est une succession de courtines et de rondes tours flanques arasées.

* L'effet est identique depuis la façade Nord.

* Cette sensation de puissants remparts est visible sur le plan.

* Le rempart du château comportait 18 tours.

* L'ensemble délimite une surface intérieure de 3 hectares.

* La tour la plus impressionnante et la mieux conservée est nommée : Tour du Vidame.

Avez vous remarqué la qualité de construction ?

* La forme arrondie de cette tour n'était pas unique en ce château. Le rempart en comportait plusieurs. Mais cette tour est la seule à être aussi imposante, aussi large et.... aussi intacte.

Est ce parce qu'elle fut réalisée en granit ?

* Bien que la tour ait été construite au début du 16ème siècle, donc à l'époque Renaissance, elle a gardé tous les systèmes défensifs du Moyen Âge ainsi que l'efficace rusticité des constructions médiévales.

 

 

Quelle puissante et cahotique entrée !

Je suis devant l'entrée

* Depuis le parking, lentement j'avance. A chaque pas, je hume la présence de vieilles pierres.

* La façade d'entrée a une architecture tourmentée. Cela est due à des améliorations défensives sur 5 siècles donc à des bâtiments successifs et accolés.

* Par exemple, au 16ème siècle, un boulevard précédé de 2 tours rondes défendait l'entrée principale.

 

 

Vais je pouvoir entrer ?

* Avec tous ses systèmes défensifs, le château semble inviolable.

* Avec précaution je me faufile vers l'entrée du 21ème siècle en admirant sur la droite le puissant donjon médiéval.

 

 

 

Pour découvrir les entrailles, veuillez cliquer ici.

 

 

 

Quelle masse, quelle puissance, quelle force !

 

 

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châteaux de Vendée

 

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 08:45

 

 

Département :  03 - ALLIER

  Les arbalétriers ont fléché la direction

 

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Sainte Thérence est située à 60km au Nord-Ouest de Vichy, à 55km au Nord-Est de Guéret et à 10km au Sud-Sud-Ouest de Montluçon.

 

  Coordonnées du château :

46° 15' 39" N02° 34' 24" E
 46.2609070° 2.5734803080°

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

La recherche de l'Ours

* A moins de 2 kilomètres au Nord- Est de Sainte Thérence, un château au curieux patronyme est le but de ma croisade en cette belle journée.

* Aidé par plusieurs panneaux, en peu de temps (15 minutes depuis le parking) je découvre une belle jouant à cache-cache avec les feuillages.

 

 Cercle de pierres pour tour circulaire

L'Ours est rondouillard

* La première image qu'offre ce château est sa ronde tour.

* Elle est haute, presque 20 mètres.

* Son diamètre à la base approche les 10 mètres.

* Pour ce château, ses mensurations sont imposantes pour une simple tour défensive, mais pas assez pour un donjon habitable.

Qu'est ce ?

* Evidemment, un donjon de repli.

 

 

La tour maîtresse

* Elle est composée de pierres équarries. Certaines, souvent plus foncées, forment un lit horizontal.

* La tour comporte 3 étages.

* En partie basse, une ouverture a été créée "récemment" pour servir d'abris aux bêtes ou au berger.

* Des pierres en encorbellement m'informent de la présence de latrines.

* La porte d'entrée du donjon est située à plusieurs mètres du sol, coté Nord. Elle devait être accessible par une passerelle amovible en bois.

* Sur la gauche, un peu au dessus, je remarque une curieuse ouverture.

En connaissez vous la fonction ?

 

 Un escalier moderne dans un château fort... Comme c'est curieux !

     L'intérieur :

Surpris je suis

* Avec précaution, je m'approche pour entrer dans le château.

* Coté Nord, une cour m'accueille.

* Elle possède un escalier qui ne semble point médiéval.

Quel est donc ce mystère ?

 

 

Je suis en plan

* Déjà que le nom du château est énigmatique, maintenant plusieurs points d'architecture me questionnent.

 

* Certains spécialistes affirment qu'il est de style Philippien.

Suis je perdu ?

* Grâce à un de mes visiteurs, je ne le suis plus car il m'a fourni le plan du château.

Vais je mieux comprendre ?

 

 Saurez vous voir les traces de vie

Je vis.... un bâtiment de vie

* En ce site castral, bien que les bâtiments soient en ruine, les traces de vie sont nombreuses.

* Regarder cette magnifique construction, elle respire le bonheur de ses anciens habitants.

* Au rez de chaussée il y a... heu.... une cave ou une réserve.

* Puis au dessus, bien protégé par un épais mur, la pièce de vie possède une magnifique fenêtre avec un ébrasement (voir vocabulaire) intérieur amenant une lumière ...heu..... lumineuse (?).

* Et enfin, une grande cheminée que j'imagine rayonnant une chaleur douce pour conter fleurette à sa belle allongée sur une peau de bête.

Voyez vous comme moi la scène ?

 

 

J'arrive ma maîtresse tour !

Que de rondeurs qui me séduisent !

* La tour maîtresse, parfois improprement nommée donjon, me quémande de la visiter.

* Il ne faut jamais désobéir à une femme. Donc, tout en me faisant désirer, je m'approche d'elle.

* Elle m'offre une ouverture à sa base.

* Avant de la pénétrer, je constate l'épaisseur de sa paroi (plus de 2.5 mètres.

* En ses entrailles basses je vois..... un sol correctement nivelé. Ceci n'est point un logis mais la réserve de nourriture (cave) souvent nommée : Ratier.

* Dans ses entrailles hautes je vois la coupole du ratier et le trou d'homme permettant l'accès.

* Au dessus je devine la pièce d'entrée dont le diamètre excède 3 mètres.

Hoooo... Il est haut !

 

 Entrer dans la lumière... comme le chantait Patricia Kaas

Lettre ou ne pas l'être ?

* Pensant avoir tout vu, je pose mon séant, merveilleux et musclé, sur le rocher puis j'admire le paysage.

* Quel plaisir d'être un castellologue amateur, toutes les sensations sont en moi : Marcher, sentir, découvrir, réfléchir, penser, imaginer, rêver, photographier et admirer.

* Après quelques minutes, je me lève pour retrouver mon destrier en bas de la butte quand.....

........... Un curieux mur m'interpelle.

* Ce n'est pas qu'il soit consolidé avec un ciment récent qui me choque, c'est.....

................ la curieuse boite en ferraille incrustée.

* Avec précaution je l'ouvre. Je vois un parchemin.

* Oups.... Erreur j'ai faite !

 

 

 

Le diaporama du château est visible ICI.

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction d'un château pour surveiller la vallée du Cher et le confluent de son affluent : l'Ours. Sa fonction est de protéger la frontière du Bourbonnais de la menace Anglaise.

* En 1351, Guillaume de Betz rend hommage pour son château et ses terres au Duc (voir titre de noblesse) de Bourbon.

* Au 15ème siècle, modernisation du château.

* En 1422, Guillaume II (?) de Betz, seigneur brigand, enferme 2 otages dans le ratier de la tour maîtresse (à vérifier).

* En 1444, la seigneurie de l'Ource est détenue par Jean de Betz, écuyer.

* Au milieu du 16ème siècle, (le Dauphinois) Nicolas de Nicolay note dans un de ses ouvrages : "Le chasteau est par moitié à Sainte Thérence et Saint Fargeol" (ce sont deux communes). Il n'y a aucune mention de la seigneurie d'Ours. Il est fort probable que le site soit en ruine et sans habitant.

* En 1995, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. La ruine est fragile, veuillez ne pas monter sur les murs. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser existe, soyez très prudents.

 

Je ne me lasse jamais du panorama offert par un château fort

 

 

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de l'Allier

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 06:53

 

 

     Je pressens que le château se bat contre la végétation

Département 09 - ARIEGE

  

  

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Montesquieu-Arvantès est située à 40km Est-Sud-Est de Saint Gaudens, à 35km Ouest-Nord-Ouest de Foix (voir son château), à 30km au Sud de Carbonne et à 20km au Nord de Seix (voir son église).

 

     Coordonnées du château :

43° 01' 24" N01° 12' 01" E
 43.0234008653° 1.200363636°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :  

Quand il faut y aller... Il faut y aller !  Ho hisse... j'y suis presque

* A l'Est du bourg, une verdoyante colline.

* Même un castellologue amateur comme moi sait que les fortifications médiévales ont été construites sur une "bosse" (sauf dans les régions plates évidemment).

* Bien que le soleil soit haut, bien que la chaleur soit intense, bien que jla fatigue sois présente après 2 semaines en ce territoire, mon courage sans limite me quémande de gravir cette montagne !

Suis je crédible dans le rôle de l'inusable Chevalier ?

 

 

La ruine est joueuse

* Avez vous remarqué que certaines ruines adorent se cacher dans la verdure ?

* Alphonse de Lamartine a écrit  : "Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et .....". 

* Même si ce poète n'a point écrit pour une ruine castrale, je me suis toujours demandé si "les pierres inanimées ont une âme et une envie de se faire désirer".... surtout du Chevalier.

 

  Voyez vous cette beauté envahie par la végétation ?

Premier contact

* J'avance lentement pour éviter de glisser sur les pierres au sol.

* Je vois un mur moyennement épais composé de pierres pauvrement taillées et aux dimensions multiples.

* Il montre quelques trous de boulin (voir vocabulaire).

* Plus loin, le mur très arasé ne m'informe ni sur ses systèmes défensifs ni sur sa fonction.

* En avançant, je suis surpris de voir une ouverture rectangulaire.

Serait ce une fenêtre pour un commun ?

Suis je déjà dans le château ?

* Je dois continuer l'aventure à travers la végétation pour mieux comprendre.

 

 

Je défaille ! Est ce le donjon ?

* Soudain, à ma grande surprise, une masse apparaît.

* Cette construction est composée de deux rondes tours reliées par une courtine "presque" intacte.

* L'architecture me fait penser à un logis fortifié ou ... à un petit donjon habitable.

Quel est votre avis ?

* Je vais tenter d'entrer en cette énigmatique construction.

 

 

        L'intérieur :

Hélas..... et lasse elle est

* Avec précaution, je contourne le "donjon".

* Le temps et le désintérêt des hommes ont fait leur travail de destruction.

* Les autres courtines ainsi que les éventuels angles arrondis ont disparu.

 

C'est la fin... pour un nouveau départ

* Bien calé contre une paroi, je contemple l'étendu de la ruine.

* Puis je m'éloigne en reculant pour mieux savourer ce mystérieux site castral.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - clic

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du château.

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite en respectant les champs, les clôtures et propriétés privées. la ruine n'est pas sécurisée, soyez très prudents lors de votre découverte. Le risque de recevoir une pierre est important.

 

 

 

Aucun ennemi au loin, je peux descendre dans la vallée

 

 

 

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 07:09

 

 

  Le château est là haut !

Département 48 - LOZERE

 

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Le Rozier est située à 70km à l'Ouest d'Ales, à 50km à l'Est-Sud-Est de Rodez, à 35km au Sud-Ouest de Florac et à 20km au Sud-Est de Séverac le Château.

 

     Coordonnées du château :

44° 11' 35" N03° 12' 52" E
 44.1932289186° 3.21449071169°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Tourisme castral

* Parfois la différence entre castellologie et tourisme est faible car la ruine peut se situer proche d'un sentier de randonnée.

* C'est donc avec une armure, mais chaussé d'un chapeau de paille, que je me présente en cette commune du Gévaudan.

* Depuis le pont enjambant la rivière nommée La Jonte, je vois une route qui serpente vers un rocher isolé. C'est évidemment le site que je dois visiter ce jour.

 

 L'arc de triomphe !

La montée et les premiers bâtiments

*  Après avoir marché sur le sentier en légère pente, je dois gravir un escalier creusé dans le rocher.

* Sur le plateau, une ancienne construction difficilement identifiable se laisse envahir par la végétation. Il semblerait ce que fut la citerne.

* Les vestiges s'enchaînent. Je crois deviner qu'habitations ils furent.

* Soudain, un bâtiment presque neuf me fait face. Il s'appuie partiellement sur le rocher.

"Chevalier, penses tu vraiment que cela soit médiéval ?" me demandez vous.

* Certes, la reconstruction est récente, mais les bases de cette architecture sont anciennes : Le fameux style Caussenard.

* A peu de distance, un autre bâtiment similaire n'est pas fermé. C'est le four banal pour le pain.

Avez vous remarqué le sol partiellement taillé ?

 

 Est ce un trou de balle géante ?

Le voyez vous ?

* Derrière votre écran, je vous entends grommeler :

"Mais où est le château ?"

* Pour le voir, il faut lever la tête.

"Chevalier, mais où est il ?"

* Regardez mieux, il est là !

* Je pressens que la montée va être une aventure.

 

 

        L'intérieur :

Voyage au centre de la terre

* Pour enter dans le château il faut monter dans.... les entrailles de la terre (j'exagère un peu).

* Le câble permet au vieux Chevalier Dauphinois de ne point redescendre sur les fesses.

* Durant la montée, je remarque sur les parois des encoches pour des poutres.

* Au loin, je vois la plateforme avec sur la droite, l'autel médiéval.

 

 Est ce une boule de bowling géante ?

Toujours plus haut !

* C'est devant cette plateforme que je comprends la mince frontière entre castellologie et randonnée de plaisir.

Suis je un touriste ou un Chevalier ?

* Mon instinct de Dauphinois adorateur des montagnes me quémande de grimper. Ma sensibilité de castellologue m'informe que je suis dans le château.

Que vais je faire ?

* Je vais grimper par les nombreuses échelles pour être au "sommet du monde" !

 

 

Je vois ses bas

* Goldman chante : "Là bas, tout est neuf et tout est sauvage".

* Mais le Chevalier chuchote : "En bas, tout est gris et tout est sauvage".

* Car le vieux village, abandonné depuis le milieu du 20ème siècle, n'est plus qu'une ombre de l'histoire.

* C'est sur cette pensée que je vous abandonne pour admirer le panorama et.....

......... manger une spécialité régionale que j'ai emmenée pour l'occasion.

 

 

Le diaporama du château est ici - clic

 

 

Histoire du château :

* En 1036, un château est cité.

* Au 12ème siècle, la seigneurie appartient à la famille Montferrand. Cette famille détient aussi la seigneurie de Peyreleau (voir ce château).

* En 1195, le site est possession de la veuve de Guy de Peyreleau. Elle fait don (à vérifier) de ses possessions de Peyreleau et de Capluc au Roi d'Aragon (voir liste).

* En 1250, la seigneurie appartient à Pierre de la Capelle (ou Chapelle).

* Vers 1289, le site est acheté par le seigneur de Séverac (voir son château). Ce même seigneur possède aussi Peyreleau.

* Vers 1300, le site dépend de la seigneurie de Peyrelade.

* En 1309, le site est possession Royale. Il est donné à une famille prenant le nom de Capluc.

* En 1329, le site est attaqué puis pris par le seigneur de Mostuejols.

* En 1593, le site est (serait ?) l'enjeu d'un conflit entre Catholiques et Protestants (à vérifier).

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Les échelles sont glissantes et les à-pics importants. Soyez très prudents.

 

 

Est ce le toit du monde ?

 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 06:30

   
michel-j-01  
  Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

  C'est par là !...A l'attaque

Département 76 - SEINE MARITIME

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Gonfreville l'Orcher est située à 8km à l'Est de Le Havre.

  Coordonnées du château :

49° 29' 51.068" N
0° 14' 45.535" E
 49.497519°
 0.245982°

 

Le château :

     L'extérieur :

Où est le château ?

       L'à-pic coté canal de Tancarville est tel et la végétation si dense que l'on a le plus grand mal à photographier sa façade sud, du coté de l'estuaire de la Seine.

   Seule une vue aérienne donne une idée de l'ensemble.

 

L'arrivée

   Après avoir passé le récent portail en bois, en arrivant au château, l'on découvre ce remarquable colombier octogonal à décor de pierre et silex noir.

  La façade Nord du château

Rapide analyse

   Dans son aspect actuel, le château s'épaule sur sa tour d'origine du XIème siècle et son puissant donjon du siècle suivant. Le corps de logis se présente dans un style classique alliant des appareillages de pierre et de silex.

 

    L'intérieur :

  Belle décoration intérieure de boiseries dans le style rocaille du milieu du XVIIIème siècle.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, les Normands ne méprirent pas l'intérêt stratégique du site et y installent une forteresse sur le rebord même de la falaise. C'est une simple tour.

* Au 12ème siècle, un massif donjon quadrangulaire est construit avec une enceinte cantonnée de trois tours. 

* Entre 1357 et 1453, pendant la guerre de Cent-Ans, le château passe de mains en mains.

* Vers 1455, le château est restitué à la famille d'Autricher.

* Durant le 16ème et 17ème siècle, le château échoit ensuite entre les mains des De Brézé, puis des d'O, des Novion.

* Vers 1715, durant la Régence, le site devient temporairement la possession du financier Law.

* En 1735, la famille Plante rose de Melmont en prend possession. Cette famille entreprend de grands travaux pour rendre le château habitable. Trois des quatre cotés sont purement et simplement rasés, ne conservant et réhabilitant que le quatrième, créant par la même occasion un parc à la Française planté de chênes et de hêtres en conservant un colombier octogonal en pierre et silex.

* Vers 1946, le général d'Harcourt et sa famille, héritier des Planterose de Melmont, procède à de nouveaux travaux de restauration dans le respect des constructions du 18ème siècle.

* Au 21ème siècle, la visite du château est possible moyennant un droit de "passage". Veuillez vous renseigner sur les horaires

 

Façade Sud du château depuis les berges de la Seine

 

 
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 06:46

 

 

Département 09 - ARIEGE

     Voyez vous le château fort ?

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Miglos est située à 90km au Sud de Toulouse, à 70km à l'Est-Sud-Est de Saint Gaudens, à 25km au Sud-Ouest de Montségur (voir son château) et à 20km au Sud de Foix (voir son château).

 

     Coordonnées du château :

42° 47' 48" N01° 35' 25" E
 42.796767724° 1.5902535617°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Il est là bas

* Au Nord-Ouest du village d'Arquisat, une verte colline porte une grise ruine.

* Au loin, elle ne fait pas grise mine, elle me quémande de la rejoindre.

 

 Cette beauté médiévale me semble presque entière

L'approche

* A la base la colline, un petit parking demande au touriste (ou au castellologue amateur) de déposer son destrier puis de continuer l'aventure à pieds.

* La haut, le château fort se débarrasse de sa poussière matinale et s'apprête pour être admiré.

* Il semble composé :

- D'un haut et puissant donjon habitable.

- D'une tour carrée à l'angle opposé.

- De courtines ayant souffert du temps et des hommes.

 

 

 Le fantôme du rempart ou le rempart fantômeLes 1ers systèmes défensifs

  * La première défense d'un château de montagne est évidemment les à-pics.

  * La deuxième défense est le rempart. Ce dernier n'est plus qu'un fantôme.

  * Avec un peu d'attention, il est possible de comprendre/voir sa longueur, son épaisseur et ses fentes de tir.

 

 

Les autres systèmes défensifs

* Les tours sont cubiques, ce qui est surprenant pour un château fort du 14ème siècle.

* Elles sont solidement construites sur le roc.

* Elles possèdent des fentes de tir (archères ?) de faible hauteur.

* L'étage supérieur du donjon est agrémenté d'une belle fenêtre trilobée.

* Les courtines sont aussi pourvues de fentes défensives.

 

 Les tours me quémandent d'admirer leurs entrailles

Comprendre avant d'entrer

* Bien qu'en ruine, le site castral est encore majestueux.

* Pour mieux le comprendre, je consulte le plan réalisé en 1890 par Barrière-Flavy.

* Le plus fascinant semble être la partie Nord-Ouest.

* De suite, je m'y précipite.

 

 

        L'intérieur :

Les défenses d'abord

* Un château fort, c'est d'abord une construction défensive.

* C'est donc avec ténacité que je recherche des fentes de tir.

Les voyez vous ?

* Elles sont à l'étage inférieur de ce pan de mur par exemple.

 

 Cette porte m'emporte dans les siècles passés

Le confort

* Un château fort, c'est aussi un lieu de vie.

* Ce site fortifié ayant été détruit, brûlé puis abandonné, il n'offre plus de sculpture ni de décors.

* Pourtant, la construction de 600m² est une ruine passionnante. Avec un peu d'attention il est possible de voir :

- De hautes fenêtres au premier étage.

- Les traces d'encoche des poutres délimitant les étages.

- Des ouvertures pour les portes et axes de circulation.

* Des salles voûtées parfois borgnes (réserve, citerne, etc....).

 

Le trésor

* Si les traces de vie ne sont pas votre plaisir, je vous propose de regarder le trésor du château.

* La merveille est évidemment.... le panorama qu'offre beaucoup les ruines médiévales des collines.

 

 

Le diaporama du château est visible ici - clic

 

 

Histoire du château :

* Au milieu du 12ème siècle, aménagement d'une construction fortifiée pour contrôler une partie de la vallée de Vicdossos.

* En 1160, Pierre de Miglos rend hommage au Comte (voir titre de noblesse) de Foix.

* En 1213, le seigneur de Miglos rend hommage au Comte de Foix (voir liste des Comtes) pour son château et ses terres.

* En 1272, suite à l'enquête des sites fortifiés du Comté de Foix, le château de Miglos est cité.

* Au début du 14ème siècle, à cause de sa grande ferveur à la cause Cathare (c'est ce que supposent les historiens) la famille Miglos est dépossédée de la seigneurie. Elle est donnée à la famille De Son.

* En 1320, Bernard De Son réaménage le château.

* En 1610, la famille Montant Miglos possède le site et les terres.

* Au 17ème siècle (à vérifier), le château est partiellement ruiné.

* Au 18ème siècle, le Baron Jean Louis de Montaut Miglos et sa famille habitent une résidence dans la vallée d'Arquisat.

* Vers 1792, les ruines du château sont la proie d'un incendie.

* Au 20ème siècle, le site ruiné appartient au Conseil Départemental de l'Ariège. Une association de sauvegarde est crée.

* En 1987, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible en dehors des périodes de fouille ou de consolidation.

 

 

 

Le ciel devient orageux, il me faut redescendre

 

 

 

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 07:19

 

 

Département 89 - YONNE

 

 Sur son plateau, le vieux château survole la petite commune

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Druyes les Belles Fontaines est située à 40km à l'Ouest-Nord-Ouest d'Avallon, à 30km au Sud-Sud-Ouest d'Auxerre et à 15km au Nord-Ouest de Clamecy.

 

     Coordonnées du château :

47° 32' 56" N03° 25' 22" E
 47.54908280° 3.42285640°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Il est la haut !

* Depuis le village, mon oeil de castellologue amateur est attiré par une forme massive sur un plateau situé au Nord.

* Cette construction est le château fort, but de ma croisade en ce début juillet.

* Grâce à ma carte, je sais qu'il faut aborder le site castral par le Nord, coté opposé au bourg.

 

 Toutes les formes géométriques sont présentes : Triangle, carré, rond...

Analyse rapide du plan

* Pour comprendre le château dans son ensemble, il faut regarder le plan global.

* Le château seigneurial est placé au Sud, coté de l'à-pic.

* Il est entouré d'un imposant rempart comportant de nombreuses tours en majorité circulaires.

* Ce rempart isole la grande basse cour de la route d'accès.

* Bien que non représenté sur le plan, un fossé devait exister.

* En notre siècle, de nombreuses maisons ont remplacé les communs, les écuries et autres bâtiments seigneuriaux.

* Le "rue des granges" doit être un souvenir de temps anciens.

Avez vous remarqué l'impasse du château neuf ?

* Cette construction du 17ème siècle, certainement plus confortable que le vieux château féodal, a complètement disparu après la Révolution Française.

 

 

 La porte du rempart extérieur est une invitation au Moyen ÂgeLe rempart extérieur

* Avec les années sans entretien et les destructions, il ne reste rien du rempart extérieur excepté un fantôme de mur d'à peine 2 mètres de long et une tour située à l'angle Sud-Ouest.

* Mon affirmation est mensongère car le hasard de l'histoire n'a pas détérioré l'imposante porte fortifiée. Elle comporte :

- Deux archères droites sur la façade d'entrée.

- Au sommet, un chemin de ronde avec mâchicoulis (voir vocabulaire), datant certainement du 14ème siècle, possède des archères droites primitives de style 12ème siècle.

* L'absence de crénelage, de trace d'un pont levis et de rails de guidage d'une herse est surprenante.

* La présence de contreforts droits à larmier est la meilleure solution pour créer des angles morts utiles aux assaillants.

* Je pressens des reconstructions/consolidations d'époques diverses.

 

 Que ses rondeurs sont belles !

        L'intérieur :

Les rondes surprises

* Avec précaution je passe la porte fortifiée.

* Le coté intérieur est aseptisé.

* Au bout de la rue du château fort il y a........ (devinez !)....

....... une tour ronde (je suis certain que votre réponse était fausse... hihihi).

* Elle possède :

- A la base.... des fleurs.

- Sur la hauteur, des trous de boulin pour les réparations.

- Une archère en bêche (voir vocabulaire) et une archère droite.

 

 

Cubique surprise

* Comme vous le savez, une tour est toujours accrochée à une courtine.

Est ce pour ne pas qu'elle s'enfuit ?

* Je longe ce haut mut dépourvu de crénelage et mâchicoulis.

* Soudain, je me heurte à une tour aux formes anguleuses.

Quel contraste !

 

 Cubes et rondeurs se côtoient avec harmonie

Où suis je ?

* Quelques mètres plus loin, je vois une puissante porte fortifiée de forme carrée.

Quelle curieuse architecture globale !

* Je suis perdu... et je vous sens aussi perdu.

* Lorsqu'un château résiste à ma compréhension je fais appel à la technologie.... plus exactement à "mon" satellite privé.

 

 

Une architecture en avance sur son temps

* En haut à gauche, c'est la seule tour d'angle du rempart extérieur ayant survécu.

* En bas à gauche, c'est l'actuelle commune séparée du château par un à-pic (je vous l'ai déjà montré ici).

* Le château a une forme carrée de 53 mètres de coté.

* Les angles possèdent des tours rondes.

* Pour la défense des deux longues courtines latérales, une tour carrée a été construite.

* Au nord, l'entrée est aménagée dans une puissante tour carrée.

* Ce château du 12ème siècle correspond (presque) aux critères définis par le Roi de France Philippe Auguste (voir liste des Rois) 50 ans après. Ce château est proche de ce qui sera nommé 50 ans plus tard : L'architecture Philippienne.

 

Cette porte m'emporte dans un autre siècle

 

 

La tour-porte

Les contreforts d'angle accentuent l'effet de puissance

* Bien assise au centre de la façade, solidement ancrée dans le sol, la tour-porte a du faire réfléchir plus d'un assaillant.

* Je devine la présence d'un pont levis aujourd'hui disparu.

* Les mâchicoulis entourant la construction permettent une défense à 360°.

* Au sommet, la rehausse semble un aménagement "récent" avec une fonction défensive minimale.

* Après la surprise de la découverte, je tente de comprendre cette tour :

- Aucune archère, ni fente de tir, ni canonnière est visible.

- La tour escalier latérale n'est pas très logique pour une entrée défensive.

L'accès au chemin de ronde depuis la tour est visible

 

 

Entrer est ma mission !

* Lentement j'approche de la porte.

* Je m'assure qu'aucun défenseur soit présent pour me fracasser le crâne avec des pierres.

* La herse est baissée.

* Je quémande l'autorisation d'entrer, je hurle mon envie de découvrir ce château unique, je marque bruyamment ma présence pour qu'un résident m'invite.

 

 

Dehors et pourtant dedans

* Je la pointe de mes chausses, je tente de voir les entrailles.

* Les bâtiments ont été détruits, l'herbe a envahi le château

* Au fond, je vois de magnifiques fenêtres. Cette façade coté à-pic correspond au logis seigneurial. L'élégance et le confort se lisent partout.

* Sur ce coté, il n'y a pas la place pour les cheminées. Elles devaient s'inscrire dans les murs latéraux hélas disparus.

 

Fontaine... Vais je boire de ton eau ?

* Pensant avoir tout vu, j'erre sur le chemin du retour.

* Dans la basse cour, un petit puits m'informe que le confort est partout.

* Plus bas, je vois une retenue d'eau.

Etait ce le vivier médiéval ?

 

 

Histoire du château :

* Dans la première moitié du 11ème siècle, un château est cité dans un texte. Les historiens supposent que ce devait être une petite construction avec palissades en bois.

* Dans le deuxième moitié du 12ème siècle, construction de l'actuel château fortifié. La seigneurie est possession du Comte (voir titre de noblesse) de Nevers (voir liste) représenté par la famille Courtenay.

* En 1184, par le truchement du Roi de France Philippe Auguste, Pierre II de Courtenay, petit fils du Roi Louis VI le Gros, épouse Agnès de Nevers, Comtesse de Nevers. La seigneurie est donc dans le giron de Pierre II. L'architecture et les gros travaux du château sont déjà très avancés lorsque Pierre II en prend possession.

* A la fin du 13ème siècle, après le décès de Yolande de Bourgogne, Comtesse de Never, le château devient possession du Comte de Flandre.

* Au 14ème siècle, n'ayant pas une importance stratégique, le château est délaissé. Les Comtes n'y demeurent pas. Un capitaine a la charge du château. L'état de ruine partielle est constaté dans un texte.

* En 1378 et durant 2 ans, sous l'influence des Comtes de Flandres (voir liste), des travaux de reconstruction et consolidation sont réalisés au château.

* En 1383, une nouvelle campagne de consolidation et d'amélioration est menée. Une bretèche est aménagée au dessus de la porte du rempart extérieur.

* Durant les 3 siècle suivants, le château n'est pas habité ni consolidé. Seuls les revenus de la seigneurie intéressent les propriétaires.

* Au 16ème siècle (à vérifier), l'imposant logis coté Sud disparaît.

* Au 17ème siècle, un "château neuf" est construit proche du vieux château fort.

* Vers 1792, les Révolutionnaires s'emparent des bâtiments et les vendent comme Bien National. Le château "neuf" disparaît. Le château fort est dépecé.

* En 1888, la porte défensive extérieure est classée aux Monuments Historiques.

* Au début du 20ème siècle, une grange est implantée dans les ruines de la chapelle castrale et une maison est aménagée dans la tour. Les arbres envahissent la basse-cour.

* En 1924, le château est classé aux Monuments Historiques.

* En 1965, monsieur Pierre-Joseph Girard Claudon achète les ruines du château et commence à lui redonner vie, magnifiquement aidé par Robert Nemo.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible certains jours. Veuillez vous renseigner sur les dates et heures d'ouverture.

 

 

 

Est ce une reproduction d'une arène Romaine ?

 

 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 07:25

 

Département 12 - AVEYRON

 

Ressentez vous les systèmes défensifs devant cette tour ? 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

    L'abbaye Cistercienne fortifiée de Notre Dame de Bonneval est située à 30km au Nord-Est de Rodez, à 11km à l'Est d'Estaing (voir son château) et à 6km au Nord de Saint Côme d'Olt.

 

     Coordonnées de l'abbaye :

44° 33' 40" N2° 47' 35" E
 44.561212° 2.793285°

 

 

L'abbaye : 

        L'extérieur :

La découverte
    Je perturbe les sens du Chevalier DauphinoisAprès une chevauchée de 6km depuis Espalion en direction du Nord-Est, je découvre... une merveilleuse odeur de chocolat.

    Je ne suis pourtant pas en Belgique ni en Suisse, pays du fruit du cacaotier.

Est ce diablerie ?

    Oser nommer Belzébuth à l'extérieur des remparts d'une abbaye semble sacrilège. Pourtant mon instinct de Castellologue Amateur a ses naseaux perturbés par une douce odeur dont la provenance semble être à l'intérieur des murs.

L'enquête commence.

 Les odeurs médiévales et de chocolat se mélangent en ce lieu

Une tour

* Ce n'est point dans cette solide tour d'angle carrée que provient l'odeur.

* La construction se nomme : Tour d'Armagnac.

* Bien qu'arasée, elle possède encore des consoles prouvant que des mâchicoulis (voir vocabulaire) existaient.

 

Une autre tour carrée

* Un peu plus loin, un autre construction parallélépipédique est nommée : Tour du Fruitier.

* Ses pierres pauvrement taillées et son parement d'angle médiocre en font une construction primitive.

* L'odeur du chocolat diminuant proche de cette tour, je rebrousse chemin vers le Sud.

 

Des systèmes défensifs

* Sur une courtine, je vois une archère droite puis sur une tour ronde.

* Une canonnière m'informe que l'abbaye a évolué avec l'invention des armes à poudre.

* L'odeur du chocolat me guide vers une autre tour.

 La tour a un joli chapeau pointu

La tour au donjon

* Lentement, je recule pour aborder une autre tour. Contrairement à ses consoeurs elle a une forme ronde.

* Au sommet, la tour possède un magnifique chemin de ronde couvert avec "crénelage" et mâchicoulis.

* La pierre paraît trop récente pour avoir été taillée et mise en place au Moyen Âge.

* Les ouvertures bouchées des mâchicoulis m'informent que ceci est une reconstruction, certainement au 19ème siècle (voir historique).

 

Pourquoi ce nom : Tour au donjon ?

   Je prends un peu de recul pour en comprendre la signification.

Je ne vois rien.

   Je change d'angle, la signification m'éclabousse.

Comprenez vous ?

* Accolée à la ronde construction, une puissante tour carrée ressemble à un donjon médiéval.

* Il possède évidemment des mâchicoulis, un crénelage et une plateforme couverte.

* Comme sa consoeur accolée, ses mâchicoulis sont obstrués, la pierre est récente.

 

Le plan 

   Pour bien comprendre l'architecture du lieu, je vous propose cette image vue du ciel :

2 - Pavillon d'entrée avec sa vierge du 12ème siècle,

3 - Hostellerie,

4 - Tour au Donjon,

5 - Chapelle,Plusieurs siècles de construction sont visibles

6 - Tour d'Armagnac,

7 - Tour du Fruitier,

8 - Eglise,

9 - Chocolaterie,

10 - Ateliers divers,

11 - Jardin à 3 étages,

12 - Cloître,

13 - Lieu de vie monastique,

14 - Aumônerie,

15 - Cimetière.

   Vous avez certainement remarqué que le numéro 9 a curieusement disparu (la raison doit être que la gourmandise et l'envie sont des péchés capitaux). Le bâtiment se situe à droite de l'entrée (avec un toit bleuté).

 

 

        L'intérieur :

  L'abbaye n'est pas visitable. Mais il est possible :

* D'assister aux offices dans l'église,

* D'acheter du chocolat et des souvenirs dans le magasin,

* D'effectuer un moment de retraite religieuse dans l'hôtellerie monastique.

 

 

Histoire de l'abbaye :

* En 1147, les moines de Moizan du diocèse de Viviers fondent un monastère à Pussac.

* En 1152, Guillaume de Calmont, évêque de Cahors, participe à la fondation de l'abbaye de Notre Dame de Bonneval.

* En 1160, Adhémar est le premier abbé reconnu dirigeant l'abbaye.

* Au 12ème puis 13ème siècle, grâce aux dons, le domaine de l'abbaye s'agrandit. Il comporte les "granges" de : Anduze, Baraubec, Biac, Bonnecharre, Fraissinet, Galinière, La Roquette, La Vayssière, Masse, Montbès, Pussac, Séveyrac.

* Vers 1370, l'abbaye joue un rôle important dans la lutte contre les Anglais. Mais cette lutte diminue les richesses des "granges" à cause du brigandage, des vols d'animaux, etc...

* En cette fin de 14ème siècle, le Comte d'Armagnac fait de nombreux legs (en récompense aux combats contre les Anglais ?).

* A partir du 16ème siècle, les Guerres de Religion appauvrissent encore l'abbaye.

* En 1698, l'ancien cloître est démoli pour construire des bâtiments.

* En 1789, les Révolutionnaires s'en prennent au clergé. Le dernier abbé dirigeant le site se nomme : Elleon de Castellane Mazangues.

* En 1791, l'abbaye est vendue au sieur Rouquayrol, homme de loi à Saint Geniez d'Olt, mais ce dernier refuse la vente.

* En 1792, la vente des ruines étant difficile, le district décide d'affermer l'ancienne abbaye pour 9 années.

* En 1801, la ruine est achetée par Daigouy, fermier de son état.

* En 1810, le site est acheté par Jean Pierre Guiral.

* En 1869, le site est possession de Martin Roustan et Jeanne Falvet.

* En 1875, Monseigneur Bourret, évêque de Rodez, installe, dans l'abbaye partiellement ruinée, des Cisterciennes venues de Maubec en Vivarais. Marie du Sacré-coeur, née Pauline Déjean, est la première Révérende Mère de l'abbaye.

* En 1878, pour être autonome financièrement, les moniales de l'abbaye fabriquent du chocolat. Cette activité permet la reconstruction des bâtiments.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les chemins et la route. La visite de l'intérieur est interdite, mais la boutique est ouverte pour acheter, entre autre, le fameux chocolat.

 

La modernité n'a pas changé l'aspect fortifié de cette abbaye

   

 

 

 
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