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Ombre et lumière

26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

  Cette église est elle fortifiée ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Le petit bourg de Doeuil-sur-le-Mignon est situé à 50km de La Rochelle, à 25km au Nord de Saint Jean d'Angély, à 23km au Sud-Sud-ouest de Niort et à 20km au Nord-Nord-Est de Surgères.

 

     Coordonnées du bourg :

46° 7′ 54.12″ N 0° 32′ 35.88″ W
 46.1317°   -0.5433°

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

La découverte

* En arrivant dans le bourg à la recherche de l'église, je remarque de suite la silhouette massive d'une construction médiévale.

* Point de flèche haut perchée, pourtant le clocher survole les maisons et les arbres.

* Lentement, je contourne la massive construction pour découvrir un curieux chevet.

Savez vous pourquoi il est surélevé ?

 

La nef

* Vous êtes si studieux sur mon blog et surtout si perspicaces hooo, mes merveilleux lectrices et lecteurs, vous imaginez déjà une salle de repli au dessus.

* La surélévation ultérieure à la construction de l'église est évidente.

Asymétrique et pourtant élégante    Curieusement je ne vois aucun système de tir comme des archères, mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

Le clocher

* Point d'église sans clocher (bien que je vous ai déjà montré un bâtiment religieux sans cette caractéristique).

* Celui de Doeuil-sur-le-Mignon n'est point élancé comme à l'époque du Gothique Flamboyant, c'est une contruction quadrangulaire avec les classiques abat-sons sur les quatres faces.

* Je ne vois aucun système défensif,mais une question se pose :

Pourquoi les contreforts montent ils si hauts ?

* Pour tenter de comprendre, je prends un peu de recul.

* La réponse ne me saute pas aux yeux.

Pensez vous que l'architecture du clocher a été aménagée

après la construction de la salle de repli ?

  Massive et pourtant légère

La nef

* Je suis surpris que la nef soit plus haute que le chevet.

* Cette église semble avoir été construite (ou réaménagée) par "période".

* Comme pour le clocher, je suis étonné par les hauteurs des contreforts à larmier.

* Sous la toiture, il semble évident qu'il existe une salle de repli.

* Grâce aux ouvertures, je constate que les murs sont très épais.

* L'autre face me surprend par la présence de corbeaux sous les modillons.

Etait ce pour porter une passerelle défensive en bois ?

 

        L'intérieur :

  Hélas, comme pour beaucoup d'églises durant ce 21ème siècle, la porte est fermée. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* En 990 , Achard Comte (voir titre de noblesse) du Poitou, fonde un prieuré de bénédictins.

* Au 12ème siècle, construction de l'église par les moines du prieuré,.

* Vers le 14ème siècle, l'église est fortifiée.

* En 1935, l’église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de l’Assomption) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Des défenses simples mais efficaces

 

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 08:10

 

Département 48 - LOZERE

  Haute et fière est cette tour !

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Prunières est située à 50km au Sud-Ouest du Puy en Velay, à 30km au Nord de Marvejols et à 25km au Sud-Est de Saint Flour.

 

     Coordonnées du château :

44° 49' 0,7" N 3° 19' 20" E
 44.816859579°  3.322279304°

 

       Toponymie :   (--> voir initiation)

* L'actuel Apcher s'écrivait Apchier.

* Une légende prétend que le nom original est : Hacher.

* Cela fait suite à la rencontre, en terre du Gévaudan, du roi de Hongrie et de son petit fils tenant une hache.... j'adore les légendes !

** Mais les linguistes ont une autre interprétation.

** Le nom Apcher provient du Gaulois et du Rune :

- AP signifiant : Lieu fortifié.

- CHIER figurant : Le chaos rocheux.

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Est ce le bon endroit ?

* Après avoir visité l'église fortifiée de Prunières, je me dirige au Sud-Ouest de la commune pour découvrir, 2km plus loin, le château d'Apcher dans le hameau éponyme.

* Evidemment la tour, par sa hauteur, par sa puissance, par sa grâce attire l'oeil.

* Je me sens aspiré par elle.

* Mais, en tant que Castellologue-amateur, je me dois d'aborder la découverte du château par ses extérieurs.

 

Rapide analyse 

* Pour comprendre ce château, il est préférable de le regarder de haut.

* L'enceinte extérieure du site a disparu avec les constructions modernes.

* L'enceinte intérieure du château de forme polygonale comporte :

- La tour carrée,

- Les traces de trois tours circulaires.

 

        L'intérieur :

Les traces des bâtiments

* En enjambant le fantôme du rempart, les lieux de vie du château se révèlent.

* Je ne vais pas vous les décrire, je vous demande de faire travailler votre imagination et votre sens de la déduction.

* Dans ce site en fouille à la fin du 20ème siècle, vous pouvez voir un rempart avec archères, la cuisine, le four, une réserve, la salle de réception, etc...

 

 

 

La chapelle Saint Jean Baptiste

* Soudain, dans ce dédale de bases de mur, une construction entère apparaît.

* C'est la chapelle castrale bâtie au 12ème siècle, très fortement remaniée au 13ème  puis modifiée et agrandie aux siècles suivants.

* Cette construction Romane est réalisée en granit. Le toit est en lauze.

* Comme pour le château, je vous laisse admirer sa pureté et le travail de restauration.

 

 

* Avez vous remarqué :

- Le dallage,

- La base des piliers,

- Les chapiteaux,

- La voûte.

* En ce lieu, je me sens attiré par la lumière (divine ?).

* Elle me quémande de..... sortir pour admirer la suite du château.

 Combien d'assaillants on reçu des projectiles depuis ces mâchicoulis ?

La tour

Quel spectacle !

* Posée sur son rocher, la tour semble indétrônable.

Avez vous remarqué son parement d'angle ?

* Après m'être extasié, je tente de comprendre ce qui fut le donjon de repli du château fort.

* La tour comporte 4 étages avec une hauteur de 17m.

Pourquoi est elle si haute ?

* Evidemment pour être vu de loin, pour informer les "errants" que ce territoire appartient à un puissant seigneur.

* Je suis surpris de constater qu'elle est presque borgne. Seules apparaissent une ouverture de lumière à mi-hauteur ainsi qu'une fente de tir en dessous.

* Sur la face Est, à quelques mètres du sol (environ 3m) une porte. C'est évidemment l'entrée médiévale uniquement accessible par une passerelle (extractible ?) en bois.

Avez vous remarqué le puits de lumière au sommet ?

* Je pressens que 2 étages étaient habitable : Le 2ème et le 4ème.

* Les autres étages devaient servir au stockage de nourriture, armes, richesses et archives.

* La plateforme submitale permettait la défense rapprochée grâce aux mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

Pour admirer le site au 21ème siècle,

je vous propose de déguster cette vidéo.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle, construction d'un premier château (à vérifier).

* En 1096, le chevalier Henri est seigneur d'Apchier (à vérifier dans les chroniques des Croisades).

* Au 12ème siècle, un membre de la famille Randon s'établit en ce lieu et en prend le nom. Il est probable qu'il demande la construction d'une chapelle castrale (à vérifier).

* Durant la deuxième moitié du 12ème siècle, le seigneur d'Apcher se nomme : Garin (certains historiens supposent qu'il s'agit de Garin de Châteauneuf époux d'Alix d'Apchier). Il est surtout connu comme troubadour. Il crée une forme poétique nommée : Le Descors ou Descord.

* Au 13ème siècle, construction de la haute tour carrée puis aménagements importants de la chapelle castrale. Cette dernière est l'oeuvre de Guérin III de Châteauneuf à son retour de la 7ème croisade.

* En 1233, le château est cité dans un hommage du Baron (voir titre de noblesse) d'Apcher au Comte-évêque de Mende.

* Vers 1296, la Baronnie est détenue par Guérin IV d'Apcher.

* Au 14ème siècle, amélioration des systèmes défensifs par la construction des tours en éperon coté Sud.

* En 1363, durant la guerre de Cent Ans, à la tête d'une petite armée, Guérin VI d'Apcher stoppe l'attaque d'une troupe Anglaise dans l'actuelle commune de Saint Chély d'Apcher.

* Au 16ème siècle, le choeur de la chapelle est modifiée.

* Au 17ème siècle, un clocher est ajouté à la chapelle.

* A la fin du 17ème siècle, Charles de Crussol achète la seigneurie.

* En 1715, Charles de Crussol vend la seigneurie à Pierre Bouniol.

* En 1717, Pierre revend le titre à Emmanuel de Bessuéjouls, Marquis de Roquelaure.

* Au 18ème siècle, le Marquis d'Apcher est le plus fervent chasseur de la Bête du Gévaudan.

* En 1983, chapelle et tour carrée sont classées aux Monuments Historiques.

* En cette fin de 20ème siècle, la tour n'est pas visitable. La ville et l'association de sauvegarde travaillent à rendre le site sécurisé et visitable pour le début du siècle suivant.

* En 2013, les ruines du site sont inscrites aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible en respectant les vieilles pierres.

 

La haute tour est LE symbole du château d'Apcher

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 06:10

 

Département 83 - VAR

  Voyez vous cette merveile luttant contre les arbres ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Brue-Auriac est située à 45km à l'Est d'Aix en Provence, à 45km à l'Ouest de Draguignan, à 8km au Nord de Bras (voir son château) et à 5km au Sud-Ouest de Barjols (voir son château).

 

     Coordonnées du château :

43° 31' 37" N 5° 57' 31" E
 43.52685338°  5.958532691°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Il est là haut !

* Pour moi, la découverte d'un site fortifié d'origine médiévale est un but de marche.

* Se promener dans les bois ou sur une colline est un plaisir parfois plus grand que le visite du site.

* C'est pour cela que je vous présente souvent des ruines minimales... mais intéressante (évidemment).

* Je pressens que l'ancien château fort de Brue va me combler.

* Le plus délicat est de trouver le sentier pour gravir la colline.

 Vais je devoir me transformer en bucheron pour entrer dans cette ruine ?

Premières constatations?

* Après une agréable montée, je me heurte à une haute paroi.

* Elle est dépourvue de système défensif :

- Point d'archère,

- Ni de crénelage,

- Ni de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Bien que les pierres soient petites et parfois de dimensions différentes (réparations ?), le mur est de belle qualité m'informant que ce château ne fut pas qu'un simple point d'observation.

* La qualité du parement d'angle confirme mon impression.

 

Est il inaccessible ?

* A travers la dense végétation attaquant le château, je crois voir une archère droite.

* C'est dans cette "jungle" que je cherche l'entrée.

* Ne la trouvant pas, j'utilise une cassure du rempart pour entrer en me faufilant à travers les arbres.

 

 Voyez vous les magnifiques détails d'architecture ?

        L'intérieur :

L'analyse 

* A travers les branches, je distingue un mur travaillé avec des pierres en encorbellement.

Quelle fut leur fonction ?

* Je me dégage un peu des branchages et je vois un mur avec des trous de poutres et des archères droites avec un faible ébrasement intérieur

 Pensez vous qu'elles furent aménagées au 11ème siècle ?

* Plus loin je vois... heu... un rocher taillé portant la courtine.

 

Je vous sens perdu

* Vous êtes dans un brouillard et je suis dans les branchages.

* Ensemble nous devons "retrouver le Nord".

* C'est à cet instant que je fais appel à mon satellite personnel (ou presque).

* Puis voici le plan du château et du village fortifié.

 

Le tunnel secret !

Est ce un tunnel secret ?* Lorsque je visite un château ou une ruine, il y a souvent une personne m'affirmant que le site possédait un souterrain.

* Evidemment cette imposante construction sous la terre et même sous la roche (hihihi) rejoint toujours le village dans la vallée ou une église sur la colline en face.

* Ce mythe est tellement présent dans l'imaginaire qu'à chaque fois mon interlocuteur connaît quelqu'un qui l'a emprunté.

* Je n'ai jamais trouvé de trace d'un VRAI souterrain.

*  La vérité est autre. C'est :

- Soit une salle enterrée par les gravas (accumulés depuis des siècles).

- Soit des caves communicantes (comme à Gisors).

- Soit une poterne au niveau du fossé (je vous en ai déjà montré).

- Soit une fosse ressemblant à un tunnel réalisée par les dynamiteurs suite à la destruction du château demandé par Richelieu.

--> Evidemment, si vous avez un preuve sur une vraie carte ou un vrai plan d'archéologue, je peux réviser mon opinion.

* C'est donc avec une certaine curiosité que je m'engage dans ce "tunnel" de pierre.

* Il tourne à gauche puis il tourne à droite.

* Pour aboutir..... dehors. Mais je suis toujours dans le château.

* Comme vous le devinez, ce sont des caves ou des salles de stockage. Au Moyen Âge, le village de Brue était collé au château. Il était important que les récoltes soient entreposées.

 

La chapelle ou l'église ?

 

 

* Au Nord-Ouest du château, une grande ruine attire mon attention.

* J'entre avec précaution.

* Une paroi m'informe qu'elle possédait un étage éclairé par une grande baie.

* Les colonnes droites comportent un imposte. Mais parfois, il ne reste que son emplacement.

* Les niches pour les trésors de l'église sont évidemment vides.

* Sans déranger les âmes de ce lieux (évidemment je ne pense point à l'esprit Saint mais... aux lézards), je sors de ce bâtiment religieux.

* En entrant, je pensais que c'était la petite chapelle castrale, mais ses dimensions me font penser à l'église paroissiale.

 

 

Pour vous, c'est la fin

* Je suis si heureux en ce lieu que je décide de trouver de rempart extérieur du village ainsi que les habitations.

* Pour cela je monte sur le plus haut sommet.

* Je vois.... hooo... tout !

* Avant de partir, je vais évidemment me régaler du paysage.

 

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, création d'un groupe d'habitations autour d'un château (à vérifier).

* En 1075, Wilelmus Rainulfus donne son "castellum de Brusa" à l'abbaye de Saint Victor.

* Au milieu de 13ème siècle (1252 ?), le seigneur de Pontévès, vassal du Comte (voir titre de noblesse) de Provence, possède les bourgs de Brue et d'Auriac.

* En 1285 (?),  la Reine Margot donne à Foulques de Pontévès la juridiction du lieu.

* En 1338, Jean de Pontévès rend hommage au Comte de Provence pour une partie de ses biens.

* En 1417, Jean de Barras est seigneur de Brue.

* Au 15ème siècle (1471 ?), après le passage de la peste noire, les 2 bourgs sont désertés.

Le château est-il abandonné ?

* En 1476, le Roi René donne à Honnorat de Berre les droits de régale en la terre de Brue.

* Au 19ème siècle, les 2 petites communes, reconstruites dans la vallée, sont regroupées sous le nom : Brue-Auriac.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible à vos risque et périls. La ruine n'étant pas sécurisée, le risque de recevoir une pierre existe. Soyez très prudents.

 

La position est idéale pour surveiller la vallée

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châteaux du Var

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 07:30

 

 

Département 31 - HAUTE GARONNE

 L'église semble s'élever vers le ciel !

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Le Plan est située à 60km au Sud-Ouest de Toulouse, à 50km au Nord-Ouest de Foix (voir son château), à 35km au Nord-Est de Saint Gaudens et à 6km au Sud-Est de Cazères.

 

     Coordonnées de l'église :

43° 09' 59" N 1° 07' 16" E
 43.166297221°  1.1212223768°

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

La découverte

* Au bout d'une place, trône l'église.

* Elle est dépourvue de transept.

* Avec la finesse des tours, elle semble aérienne.

* Mais point de doute à avoir, cette masse cubique est bien un moutier fortifié.

 

L'analyse

Est ce un crénelage de château fort ?

1- La première observation est évidemment le crénelage au dessus des cloches.

* Je ne suis pas certain qu'il fut très efficace mais il informe l'assaillant potentiel que les habitants ne se laisseront pas prendre sans résistance.

2- La deuxième observation est pour les tours en saillies.

* Chaque tour est surmontée d'un toit polygonal ou d'une petite flèche.

* Elles sont asymétriques en largeur et en nombre de fentes.

Ont elles été construites à des époques différentes ?

3- La troisième observation concerne la façade avec ses hautes arcades ogivales qui élancent encore plus l'église vers le ciel.

* Chacune forme un porche.

L'asymétrie de l'ensemble est fascinante !

 

* Sur certaines parois, les pierres sont parfaitement taillées et jointives.

* Mais sur d'autres faces ou parties de la construction, les dimensions des pierres sont aléatoires ou posées en quinconce.

Est du à des reconstruction hâtives ?

A-t-elle souffert de quelques attaques ?

Savez vous faire la différence entre merlons et créneaux ?
Une tour digne d'un château fort Une tour digne d'un château fort

 

Avec ses fines fenêtres positionnées en hauteur, l'assaillant ne pouvait pas entrer 

Quel curieux ajout !

* Le contraste entre la haute tour blanche et le petit bâtiment rougeâtre est surprenant.

* Cette petite construction doit être un collatéral ajouté "récemment" car :

- Les pierres sont différentes.

- Les contreforts ressemblent à "une imitation".

- Les pierres dans l'angle ne sont point jointives ni encastrées.

- Le mur s'appuie sur les contreforts à larmiers de la nef.

 

Le fascinant chevet

* Après la rigueur des angles droits, la (théorique) rondeur du chevet contracte.

* "Théorique" car les hauts et nombreux contreforts à larmiers cassent l'arrondi.

* J'ai hâte d'entrer dans l'église pour voir si les fenêtres positionnées en hauteur  (donc anti-intrusion) apportent une lumière violente ou diffuse.

 

        L'intérieur :

Que de lumière !

Que la lumière soit, et la lumière.....

* Je pensais que ce serait la pénombre qui sera ma compagne lors de mon entrée dans la nef.

* Que nenni. La lumière est partout.

* Lentement, je marche en ce lieu de prière quand soudain je suis attiré.

* Ce n'est point un appel Divin mais une fenêtre.

* Dans un premier temps, je regarde le vitrail montrant des coquilles Saint Jacques.

Suis je sur l'une des routes vers Compostelle ?

* En prenant un peu de recul, je remarque un escalier.

 

La chance

* Le hasard fait que je suis remarqué par une charmante personne.

* Je lui explique ma curiosité envers les églises fortifiées de notre Royaume.

* Avec une extrême gentillesse, elle me demande si je suis intéressé par une ascension pour voir les systèmes défensifs.

* C'est à ce moment que je cru que l'élu je suis !

 

Je suis aux anges !

 

Je pressens que cette fente fut utilisée pour la défense

* Les marches sont usées.

Combien de pieds sont venus ici ?

 

* Les petites ouvertures font entrer un peu de lumière, mais peuvent aussi servir de système de tir.

 

* Au sommet, je suis en extase :

     - Devant le paysage bien sur.

     - Puis par la hauteur.

 

* Comme je l'avais supposé plus tôt, le crénelage est peu fonctionnel.

 

* Il n'est pas assez haut pour protéger un homme debout.

 

* Je suis surpris de ne pas voir des ouvertures pour mâchicoulis.

 

Plafond intérieur de la tour escalier

Pensez vous que ce puits de lumière ait pu être utilisé comme système défensif ?
Sont ce des guérites de protection ? Le grand Chevalier Dauphinois doit se baisser pour ne point abîmer son heaume

 

 

Il faut déjà partir

* Mon guide m'explique tout :

- Le nom des bourgs, des bois, des collines.

- Il me montre des endroits non encore autorisés à la visite.

- Il est amoureux de son église, cela se sent.

* Mais hélas, "toutes les bonnes choses ont une fin".

* Par cette construction je dois entrer.......

    ....... Pour retrouver l'escalier m'obligeant à descendre du paradis d'un castellologue amateur.

 

Je peux redescendre, point d'assaillant à l'horizon Je vois l'infini... Et même au dela !

 

 

Le diaporama de l'église est ici.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 10ème siècle, le site est dans le Comté de Comminges.

* En 1366, le Comte (voir titre de noblesse) de Comminges autorise la construction d'une bastide fortifiée. La façade antérieure de l'église est incluse dans le mur d'enceinte.

* Au 16ème siècle, aménagement (ou modification ?) de la façade fortifiée.

* En 1950, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible sur invitation du "guide".

 

Si l'ennemi arrive, je sonne le tocsin

 

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 06:10

 

Sentez vous le frémissement du plaisir de découverte d'une église fortifiée ?

 

Département 85 - VENDEE

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de La Chaize Le Vicomte est située à 80km au Sud-Est de Nantes, à 70km au Nord de La Rochelle (voir sa tour), à 50km au Sud-Ouest de Cholet et à 11km à l'Est de La Roche sur Yon.

 

     Coordonnées de l'église :

46° 40' 17" N 1° 17' 41" W
 46.6713817°  -1.29460910°

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

La découverte

* Un panneau me donne la direction.

* Il n'indique pas que le moutier soit fortifié.

Est ce un indice ?

* Plus loin, une grosse masse en pierre m'informe que je vais voir un imposant bâtiment.

* Un contournement de la construction me confirme que je suis devant l'église du bourg.

* Elle est haute, longue, imposante.

* Mais la question principale que je me pose :

Mon bonheur de la voir déforme ma vision ! Est elle fortifiée ?

 

 

L'analyse 

* Le premier détail qui me frappe est la partie écroulée de l'église.

* Devant moi s'affichent les restes du croisillon nord  et de la travée droite de la nef.

* Les multiples contreforts droits ne semblent pas avoir servi à la défense du moutier.

* Les hautes fenêtres ne sont pas faites pour limiter l'intrusion d'un assaillant.

* Sous le toit, je ne vois point de preuve d'une salle de repli.

* Ma documentation affirme que le site était entouré d'un rempart. Hélas, en notre siècle,ce système défensif a disparu, le temps a certainement gommé les traces guerrière sur l'église.

Vais je revenir bredouille ?

 

 

 Pourvu que le gardien ne me voit pas comme un assaillant... Aie ma tête !

Y a-t-il des systèmes défensifs

* Pour mieux comprendre l'église, je me plante face au portail.

* Mes yeux sont attirés par l'architecture à gauche.

Comprenez vous la raison ?

* L'angle Nord-Ouest de la façade comporte une échauguette.

* Elle est posée sur des contreforts. Ce n'est donc point une tour, bien qu'elle soit munie de mâchicoulis.

* En me décalant, je vois l'imposant clocher de plan carré ressemblant à un donjon.

* Je doute qu'il en fut un car :

- Les parois sont borgnes.

- Il n'y a pas de crénelage ni d'ouverture de guet au sommet.

 

        L'intérieur :

Je vais entrer

* Le portail plein cintre possède plusieurs voussures. Il est entouré de pieds-droits sous forme de colonnes.

* Lentement je pousse la porte.

* L'église est composée d'une nef à cinq travées et de 2 collatéraux.

* L'incroyable lumière est due aux fenêtres supérieures.

 

Que de contraste !

* Le choeur si lumineux contraste avec l'atmosphère sombre du collatéral.

* La rigueur architecturale des contre-allées contraste avec les sculptures de la nef.

 

 

 

Le diaporama de l'église est ici.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, Aimery IV de Touars demande la construction d'une église jouxtant le château fort.

* En 1093, Aimery IV est inhumé dans l'église.

* A la fin du 11ème siècle, l'église est consacréepar l'évêque de Poitiere. L'église fait partie du prieuré.

* Au 15ème siècle (1426 ?), à cause de la Guerre de Cent Ans, le prieuré est protégé par des remparts, le système défensif de l'église est amélioré. Construction d'une ronde tour flanque.

* En 1568, durant les guerres de Religion, l'église est attaquée puis pillée par les Huguenots.

* Au 16ème siècle, le choeur et le clocher s'effondrent.

Est ce à cause d'une attaque ?

* Au milieu du 18ème siècle, le clocher est aménagé (reconstruit ?).

* Au 19ème siècle, le portail d'entrée est reconstruit.

* En 1908, l'église est classée au Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas) est libre et gratuite depuis la place du bourg. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Bien que modernisée, l'église est toujours massive et fortifiée

 

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châteaux de Vendée

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 06:05

 

Département 30 - GARDLa puissance Royale s'exprime dans cette tour médiévale

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Villeneuve lès Avignon est située à 55km au Nord-Ouest de Salon de Provence, à 40km au Nord-Est de Nîmes, à 30km à l'Est d'Uzès et à 20km au Sud d'Orange.

 

     Coordonnées de la tour :

43° 57' 30" N 4° 47' 50" E
 43.95839533°  4.79734003544°

 

 

La tour : 

        L'extérieur :

Un donjon solitaire

* Il y a bien longtemps, dans ma jeunesse (je vous rappelle que j'ai 800 ans) l'imposant donjon était intégré dans une forteresse.

* En "votre" siècle, la tour est seule sur sa butte.

* En voyant sa puissance, je vous laisse imaginer la construction imposante qu'avait fait construire le Roi Philippe le Bel.

* Je me dois de l'approcher et la toucher.

 Sont ce des boutons d'une maladie médiévale qui  décorent les parois ?

Première analyse 

* La tour est construite sur le rocher.

* Les pierres à bossage trahissent son siècle de naissance.

* Son parement d'angle est parfait. Cette tour est bien celle d'un grand du Royaume.

* De nombreuses fentes verticales hautes et fines garnissent les parois.

Sont ce des archères ?

* La réponse me sera certainement donnée en visitant ses entrailles.

* Au sommet, les mâchicoulis (voir vocabulaire) ainsi que les archères forment un duo efficace en cas d'attaque.

 

Deuxième analyse

* Aux pieds de la tour, je n'ai qu'un souhait : "Pourvu qu'un fantôme médiéval ne fasse point tomber un liquide bouillant depuis les mâchicoulis!".

* Par sécurité je regarde en haut.

* Je suis surpris par "la ligne droite" vers le sommet.

N'est point curieux ces pierres sans bossage ?

* En contournant le donjon, je crois comprendre l'ancienne fonction de "la ligne droite".

Pensez vous que cela fut des latrines ?

 

        L'intérieur :

L'angoisse dans l'entrée

* Après avoir donné quelques piastres à la damoiselle de l'accueil, j'entre dans un autre siècle.

* J'apprends qu'il y a 176 marches à gravir.

* J'ôte ma lourde armure Dauphinoise. C'est en pourpoint (et non à brûle pourpoint) que je commence l'ascension.

 

La première salle (propre !)

Avec quelques tapisseries, cette salle devient une aula magnifique !

* Je suis surpris par le calme de la pièce.

* Je ne suis point dans une salle pour soldats mais dans une magnifique pièce à vivre.

* Le plafond voûté d'ogives contribue à la sérénité du lieu.

* Les culs de lampe sont magnifiques.

 

 

* Les larges fenêtres amènent une douce lumière.

* Il suffit de s'asseoir sur les coussièges pour réaliser quelques travaux de couture ou d'écriture.

* Il y a la possibilité de "papoter" à plusieurs sur de longues coussièges dans l'épaisseur du mur.

Avez vous remarqué les fentes verticales ?

 

La deuxième salle (sale ?)

* Une exposition est en préparation dans la deuxième salle.

* Evidemment, elle paraît moins accueillante que sa consoeur.

* Pourtant, elle bénéficie des mêmes fenêtres à coussièges et des culs de lampe aux décors finement sculptés.

 Au Nord, je vois le Fort Saint André !

La terrasse

* Je suis sur la plateforme.

* Rapidement, je regarde dans une archère cruciforme si point d'ennemi arrive.

* Je vérifie en bas, si point de vils personnages tentent une approche.

* Puis, je décide de monter au sommet (du monde ?).

 

Quelle vue !

* Le choix de cet emplacement pour aménager une tour n'est pas du au hasard.

* Depuis le crénelage, le guetteur contrôlait la région sur 360°.

* La panorama est magnifique sur le fort Saint André, le Ventoux, le Rhône, Avignon et la cité des papes.

 

C'est la fin

* Il est tard, les nuages s'accumulent.

* Il me faut de suite redescendre puis trouver une taverne pour la nuit.

 

Le diaporama de la tour Philippe le Bel est ici.

 

 

Histoire de la tour :

* A la fin du 12ème siècle, une tour défensive est construite.

* En 1226, la primitive tour est détruite suite au siège mené par les troupes du Roi (voir titre de noblesse) Louis VIII.

* En 1293, début des travaux de construction d'une forteresse. Ainsi, le Roi de France Philippe le Bel (voir liste des Rois) souhaite montrer sa puissance aux Avignonnais et contrôler l'entrée du pont reliant les deux rives du Rhône.

* En 1307, le donjon composé d'un étage est achevé.

* Au 14ème siècle, un deuxième étage ainsi que la tourelle sont construits.

* En 1862, la tour est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante.

 

La puissante tour surveille la Cité des Papes

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 06:20

 

Département 84 - VAUCLUSE

  Est ce que le château est aussi impressionnant au 21ème siècle ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Fontaine de Vaucluse est située à 28km à l'Est d'Avignon, à 28km au Sud-Est de Carpentras et à 15km au Nord-Est de Cavaillon.

 

     Coordonnées du château :

43° 55' 14" N 5° 07' 46" E
 43.9207436838°  5.1294934004°

 

 

Le château : 

        L'extérieur

Touristique est ce lieu

* Fontaine de Vaucluse est un site touristique où musées, boutiques, restaurants ainsi que la résurgence de la rivière Vaucluse attirent de nombreux de visiteurs peu intéressés par la ruine médiévale.

* Bien que votre Chevalier ait chaussé son chapeau de paille pour être dans l'ambiance, il garde précieusement le dessin du château le montrant il y a 2 siècles (?).

* Pour mieux le voir, je lève la tête.

Je suis ébloui !

 

Comme souvent, le château fort est perché sur la colline

Il est là haut

* Survolant les maisons, la ruine solitaire attend le touriste courageux.

* En ce jour où le soleil est violent, il n'y a que moi pour tenter l'ascension (pourtant ce n'est point jeudi... hihihi).

* En voyant cette ruine, ma fascination pour les constructeurs de château est entière.

Quel courage !

Quelle ingéniosité !

* Les murs du châteaux suivent parfaitement les contours du rocher.

* L'ouverture proche de la tour ronde n'est point l'entrée. C'est hélas un éboulement.

Y avait-il un système défensif

fragilisant la courtine ?

 

La montée instructive

 

Archères droites et trous de boulin

 

* A chaque pas, je lève la tête comme pour mieux comprendre cette ruine.

* Les murs arasés ne comportent plus de crénelage ni de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Sur un mur, je remarque des fentes de tir pour arme à feu.

* Sur un autre, ce sont des archères droites qui apparaissent.

* Je suis surpris de ne pas voir de canonnière ni bouche à feu.

 

 

 

Voyez vous l'entrée fortifiée ?

L'entrée

* A l'Ouest, l'entrée est précédée par une large barbacane dont je ne remarque que les fondations.

* Au dessus de la porte, point de bretèche (certainement disparue), mais les traces d'archères (ou peut être de fentes pour fusil).

* Point de trace de pont levis. La position du château sur le rocher et la présence d'une barbacane ne rendent pas ce système nécessaire.

 

        L'intérieur :

Vide et pourtant si riche de détails !
Le vide... (à en tomber)

* En passant la porte, je remarque sur la gauche les traces de verrouillage dans le mur. J'en conclus qu'il n'y avait qu'un seul vantail.

* J'avais affirmé quelques minutes avant que ce château comportait une ronde tour. Ceci est une erreur. Ce n'est qu'un arrondi dans un angle (proche de la courtine partiellement effondrée).

* Les murs m'informent qu'il y avait au moins 2 étages sur rez de chaussée.

* Devant moi, un trou dans le sol. Tel Indiana Jones, j'entre pour voir.

(Je ne vous révèlerait point les secrets de la "grotte")

 

Le vide... (à découvrir)

* Ma petite brochure affirme que ce site comporte les vestiges d'un donjon, d'une chapelle et de bâtiments.

* Je vous laisse deviner où chaque construction se situe dans cette surface de 20m par 50m.

* Je préfère m'intéresser au système défensif en regardant coté Sud.

 

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* En 1034, l'abbaye Saint Victor de Marseille entre en possession du château (à vérifier).

* En 1216, l'évêque de Cavaillon possède la seigneurie.

* Au début du 13ème siècle, par la "force", le Comte (voir titre de noblesse) de Provence récupère le site.

* En 1224, le château est rendu à l'évêque.

* En 1240, le Comte de Provence s'accapare à nouveau la seigneurie.

* En 1253, l'évêque fait hommage au Comte de Provence et récupère ainsi son château.

* Au début du 14ème siècle, le futur Cardinal Philippe de Cabassole réside souvent au château. Ses échanges intellectuels avec Pétrarque sont fréquents.

* En 1399 jusqu'à 1412, une importante garnison occupe le château pour lutter contre les Grandes Compagnies saccageant la région.

* En 1414, un inventaire est réalisé. Donjon, tour et chapelle sont cités.

* Au 17ème siècle, le château est déclaré en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible. Le site n'étant que partiellement sécurisé, soyez très prudents. Le risque de glisser, de tomber ou de recevoir une pierre existe.

 

"Les touristes passent sans me voir" murmure le vieux château

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du Vaucluse

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 06:06

 

Département 12 - AVEYRON

 Quel magnifique château fort !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salvagnac-Cajarc est située à 55km au Nord-Ouest de Rodez, à 30km à l'Est de Cahors et à 20km au Sud-Ouest de Figeac.

 

     Coordonnées du château :

44° 28' 29' N 1° 50' 50" E
 44.474915°  1.847339°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :

La découverte

* Dans un méandre de la rivière Lot, à la frontière avec le département du Lot, le château de Cajarc m'apparaît comme un diamant dans un écrin de verdure.

* Ses architectures multiples, ses bâtiments imbriqués sont un ravissement.

  La façade Ouest est un assemblage incroyable !

La première façade

Diantre, comme elle est travaillée !

    En découvrant la façade Ouest, je suis surpris par la multiplicité des systèmes défensifs et le manque d'alignement. Voici quelques exemples :

* A gauche, une haute échauguette  (ou tour escalier ?) avec son vestige de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Au dessus de l'échauguette, une ouverture qui me semble être pour un pigeonnier.

* Au centre de la façade, une tour carrée. Bien qu'arasée (le toit en pente me le prouve), elle possède les corbeaux pour mâchicoulis. C'est la plus ancienne construction défensive du château.

* Vous avez remarqué le nombre impressionnant de fenêtres sur cette façade.

* A droite, une curieuse construction en encorbellement me questionne.

Etait ce des latrines ?

- Cela est surprenant. La dimension de la construction est importante.

Etait ce une bretèche ?

- Ne voyant pas si porte il y a en dessous, je ne peux point l'affirmer.

Avez vous une idée ?

 

 

Que de belles rondeurs !

La deuxième façade

  La façade Sud offre un spectacle bien différent. Elle me fascine par ses belles rondeurs (heu.... d'architecture je parle bien sur. Pour la description des Damoiselles, je garde mes secrets).

* La tour de gauche est avancée.

* La ronde construction au centre est une tour flanque.

* Entre la vieille tour carrée et la tour flanque ronde, la construction en encorbellement est un chemin de ronde couvert. Il doit certainement relier les 2 hautes constructions défensives.

Avez vous remarqué que les 3 consoles de droites sont différentes des autres ?

Fascinant n'est ce pas !

 

Le spectacle continue

* A droite de la ronde tour flanque, le bâtiment sans toiture semble plus haute.

* Ses grandes fenêtres à meneaux en croix me font penser au bâtiment seigneurial.

Avez vous remarqué l'angle entre la tour ronde et ce bâtiment ?

* Il me semble que la ronde tour a été construite après l'élévation du bâtiment seigneurial.

* Evidemment, l'échauguette d'angle à gauche confirme mes supputations.

Comme elles sont belles ces échauguettes sur culots !

 

Une grande tour !

* En contournant le bâtiment, je suis surpris de découvrir une haute et fine tour carrée.

* Elle possède à la base des contreforts dont la fonction est la consolidation, non point de la tour, mais de l'église (à gauche).

* L'église seigneuriale est devenue l'église paroissiale.

* L'arc de décharge m'interpelle.

* Sur la hauteur, quelques petites ouvertures m'informent du nombre d'étages.

* Le plus surprenant est le sommet, avec :

- Les vestiges de consoles formant mâchicoulis,

- Les hautes ouvertures verticales parfois obstruées.

* Ces ouvertures ne peuvent pas être un ancien crénelage.

Qu'est ce donc ?

 

Que voila un sommet bien complexe !

 

 

Je m'inviterai bien à boire un hypocras en ce lieu

        L'intérieur :

Fermé mais.....

  La propriété privée n'est pas visitable. Mais le hasard de l'architecture et de ses modifications permet, en respectant le silence du site, de découvrir la cour intérieure.

  Le premier étage et le second semblent intemporels avec ces arcades en anse de panier.

Qu'en pensez vous ?

 

C'est la fin

   Je vous quitte ici. Je vais secrètement rester devant cet incroyable château fort pour en découvrir tous les secrets.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction du château. Le seigneur se nomme Balanguier.

* En 1350, Guillaume Balanguier s'attaque aux biens de son voisin nommé : Raymond d'Ebrard. Il lui détruit son moulin fortifié. En retour, le sir Ebrard s'attaque à quelques biens du seigneur de Cajarc. Il faut l'action du Roi Jean II le Bon (voir liste des rois) pour que le conflit cesse.

* Au 15ème siècle, le château est adapté aux nouvelles armes. Il appartient à la famille Saint Géry.

* Au 16ème siècle, par mariage, une partie du château est possession de la famille Pallagrue.

* Au 17ème siècle, il semble que la famille Pallagrue soit l'unique propriétaire du château.

* Au 18ème siècle, le château appartient à la famille Prune-Montbrun.

* Au début du 19ème siècle, la famille Montvallat est propriétaire des terres et bâtiments.

* En 1840, le site appartient à une société représentée par monsieur Grand.

* A la fin du 19ème siècle, le site appartient aux familles Delmas et Calmettes.

* En 1991, une partie du château est inscrite aux Monuments Historiques.

* En 1994, une autre partie du château est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite. La cour intérieure est partiellement visible. Veuillez respecter le calme du site et la tranquillité de ses habitants.

 

Ancienneté et modernité en harmonie

 

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 07:30

 

Département 83 - VAR

  Mon graal du jour est au sommet de la butte

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Bras est située à 45km à l'Est d'Aix en Provence, à 12km au Nord-Ouest de Brignoles et à 10km au Sud-Sud-Ouest de Barjols.

 

     Coordonnées du château :

43° 28' 22" N 5°57' 11" E
 43.4729244°  5.953066349°

 

Le château : 

        L'extérieur :
La découverte

* Au Nord de la commune, une petite colline porte les traces de vieux bâtiments.

* Comme un chien fou, je galope pour admirer les ruines.

* Mais un panneau calme ma folie de castellologue amateur.

* C'est donc avec précaution que je marche sur le sentier.

 Que vous murmure ce mur ?

Les premières traces

* Au début, il est difficile de différencier les pierres construites des rochers.

* La mise en tas ou en forme par les hommes du 20ème siècle ne facilite pas la lecture du site.

* Puis lentement, la ruine se révèle.

* Elle montre les bases d'habitation.

 

        L'intérieur :

Les pans de mur

* Malgré la végétation, certains murs se laissent voir et même toucher.

* Comme par magie, arbres et plantes s'écartent pour montrer la qualité des murs.

* De hautes et longues parois aveugles s'offrent au marcheur courageux.

* Hélas, les murs sont trop arasés pour définir s'ils servaient de remparts avec crénelage (voir vocabulaire) ou de base à de hauts habitats.

 

La récompense

* Comme toujours dans une ruine médiévale, la récompense est le panorama.

 

Hors sujet :

* En redescendant, j'erre dans la commune.

* Un panneau m'indique que la petite chapelle fut construite par les Templiers au début du 13ème siècle.

* Avec un peu d'attention (et de chance) il est possible de voir un mur de l'ancienne commanderie des Templiers aménagée en habitation.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Vers le 9ème siècle (?), des habitats sont aménagés sur la colline Saint Pierre. Un rempart entoure l'ensemble.

* Au 12ème siècle, le petit bourg fortifié prend de l'expansion. Il est nommé : Castrum de Brachio.

* Le 14ème siècle stoppe la progression du bourg et sa richesse. Les maux sont multiples :

- La peste,

- Les Routiers.

* A la fin du 14ème siècle, les habitants fuient la colline. Le site fortifié est déserté et ne sera plus reconstruit ni occupé.

* Au 16ème siècle, un petit bourg s'établit au pied de la colline.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis les rues du bourg est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible en respectant les propriétés privées. Veuillez être très prudents dans ce site non sécurisé.

 

Je vais rester dormir au château

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 06:01

 

Département 24 - DORDOGNE

 N'est il que l'ombre de lui même ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Piégut-Pluviers est située à 65km au Sud-Ouest de Limoges, à 55km au Nord de Périgueux et à 45km à l'Est d'Angoulême (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

45° 37' 19" N 0° 41' 13" E
 45.6221218° 0.6870486999°

 

Toponymie : (--> voir initiation)

   A l'époque Romaine, le village se nommait : Podium Accutum.

Podium : Logiquement, ce mot désigne un site élevé.

Accutum : Aigu.

   Lentement, le nom de la cité se transforma en Pic-Aigu, Puy-Aigu et enfin Piégut.

 

 

L'ombre va-t-elle m'apporter la lumière de la connaissance ?

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    Un peu à l'Ouest de l'ancienne commune de Piégut, posée sur un mamelon rocheux, une haute construction me quémande de la découvrir.

 Comme il est agréable d'être hélé par une ruine de plus de 800 ans !

 

Petite précision du Chevalier

- Dans plusieurs brochures touristiques ou pseudo-culturelles, ce site est nommé : Tour de Piégut.

- Je ne suis point en accord avec ce qualificatif réducteur.

- Cette beauté a le droit de se nommer : Château.

1 - Il suffit de lire son historique pour être convaincu.

2 - En regardant le rempart et la haute tour, les preuves confirment le titre de mon article.

  Cette précision étant faite, la découverte du château peut commencer.

 

Le champs de pierres a créé un champ de tours !

L'enquête commence

* Depuis le pied de la petite colline, la construction fortifiée montre :

- Une courtine très arasée,

- Reliant de rondes tours d'angle très arasée.

- L'ensemble ne montre pas de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

* La plus grande des tours d'angle possède encore 4 niveaux éclairés par une ouverture (défensive ?).

Peut être existe-t-il un ratier en partie basse ?

* Lentement je m'approche de cette tour. Elle a eu la gentillesse de s'effondrer pour que je puisse voir ses entrailles.

* En contournant le site, je constate que les 3 autres courtines et les 2 autres angles ont souffert.

  Pour ne pas faire durer le suspens, j'entre de suite dans ce château.

 

    L'intérieur :

Le secret de la haute tour d'angle

* En entrant, je me précipite sur la haute tour d'angle.

* Elle me montre le fantôme d'un escalier en colimaçon tournant sur la droite. C'est le sens le plus adapté à la défense puisque l'assaillant, en montant, a sa main droite "bloquée" par le "pilier central".

* Les baies à chaque étage sont des ouvertures de lumière avec un ébrasement latéral important. Evidemment, avec précaution (car le tireur est peu protégé), elles peuvent être utilisées pour la défense.

 

Défense et confort

* L'intérieur de la courtine comporte plusieurs vestiges de fente verticale. Avec l'important ébrasement en partie basse, je subodore que ce devait être des ouvertures de lumière.

* Avec les consolidations récentes et le manque d'indice, j'ai quelques réticences à vous donner les fonctions de "certaines salles".

* Pourtant en voyant l'unique piédroit d'une cheminée, j'ose affirmer que je suis dans le logis.

 

Le donjon

 

 

 

* Presqu'au centre du château, une haute tour impressionne

* Elle mesure 23m de haut par 7m de diamètre.

* Ses dimensions ne le rendent pas habitable.

* C'est l'ancien donjon de repli.

* La porte d'entrée est dans la partie basse, mais à plusieurs mètres du sol.

* Le sommet montre encore les vestiges des mâchicoulis.

* Ma documentation affirme que c'est l'un des rares donjons circulaires du Périgord.

Est ce la couronne d'un roi posée sur le sommet ?

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, construction d'un oppidum pour surveiller les vallées.

* Au 11ème siècle, construction d'un premier château sur une butte, rehaussée avec des blocs de granit.

* Vers 1199, les troupes Anglaises du Roi Richard Coeur de Lion attaquent le château. Il semblerait que cela fut sa dernière victoire avant d'être tué à Châlus.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, les Huguenots chassent les Catholiques enfermés dans le château.

* Au 17ème siècle, les Croquants attaquent le château.

* Au 20ème siècle, François, Marquis de Malet, donne la ruine à la commune.

* En 1997, la municipalité réalise un magnifique travail de consolidation et de mise en valeur du site.

* Au 21ème siècle, la visite du site est libre et gratuite. Bien que le site soit sécurisé, veuillez être prudent dans une ruine et surtout, respectez cet ancêtre de 1000 ans en ne montant pas sur ses murs.

 

Nom des propriétaires :

- La Goublaye (au15ème siècle),

- Collonge,

- Pompadour (au 17ème siècle),

- Danjeau (au 18ème siècle),

- Duleau,

- Malet.

 

 

Sont ce les jardins de Versailes ?

 

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