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Ombre et lumière

29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 00:00

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Résumé :

 
    « A l'aube du 13ème siècle se profile un grand bouleversement dans les pays du Sud-Ouest de la France. La période voit se transformer les structures sociales, économiques et politiques. La croisade des Albigeois (voir ce livre) aboutit à l'anéantissement des pouvoirs féodaux et permet la souveraineté Capétienne...
   Parallèlement en Guyenne l'autorité Anglaise se consolide à partir de Bordeaux. Pour les 2 Royaumes, il s'agit de définir des frontières d'influence et de mettre en place les rouages administratif d'un pouvoir centralisé par la réalisation d'un programme d'urbanisation de grande envergure....
   Ces bastides procèdent d'un urbanisme planifié avec ses règles, ses données spécifiques. Toutes ces créations s'inscrivent primitivement dans un tracé orthogonal sur lequel s'élève une architecture calibrée possédant les caractères originaux des Pays méridionaux où dominent la pierre, la brique et le bois.
   Sur la place du marché la halle constitue le centre vital de la nouvelle communauté.....
»
   
 
 
   
 
Mon avis :
 
Efficace et professionnel !
 
 
   Je vous vois sourire, vous pensez : "pff, le chevalier est un peu ignorant, il confond les châteaux et les bastides qui ne sont point médiévales".
  Erreur.... La bastide est un des grands phénomènes culturels, économiques, politiques et même géographiques du Moyen Age. Et ce livre en est la preuve.
Il est parfait !    Clair, précis, détaillé ....

   Ce n'est pas un beau livre d'images comme il en existe beaucoup sur ce sujet; Ce n'est pas un ouvrage fait par un office de tourisme vantant les beautés de "sa" bastide; C'est une véritable étude sur les raisons de ces villes nouvelles et sur leur urbanisme.
 
   Non, non, ne fuyez pas, ce n'est pas un ouvrage pour universitaire, la prose se lit avec plaisir, les photos (très souvent anciennes et en noir et blanc) complémentent les texte
s et des plans cadastraux  (souvent accompagnés par des photo aériennes)  facilitent la compréhension du choix des urbanistes.
 
   Ce n'est pas un livre d'images à offrir, mais un magnifique présent pour passionnés ou ceux qui veulent comprendre les raisons de ces beaux villages que nous visitons durant nos vacances.

 
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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce un phare surveillant les bois ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Alrance est située à 30km Ouest-Nord-Ouest de Millau, à 25km au Sud-Sud-Est de Rodez et à 8km au Sud-Ouest de Salles Curan.

  Peyrebrune est positionnée à 1km à l'Est d'Alrance.

     Coordonnées de la tour :

44° 7' 53.893" N
2° 41' 58.978" E
 44.131637°
 2.699716°

 

La tour : 
        L'extérieur :
La découverte

     Pour découvrir la tour de Peyrebrune, rien de plus simple : Il suffit de suivre les panneaux. Après quelques minutes de chevauchée facile je vois une forme longiligne dépassée des arbres.

   Cette forme n'est point une simple tour, c'est le vestige de l'ancien château fort de Peyrebrune.

  Fière et droite est cette tour solitaire

La montée vers... elle

    Pour faciliter la montée vers les vestiges du château, l'époque moderne a construit des marches. Voila une initiative qui ne va point laisser de trace de griffures sur mes magnifiques mollets.

   Soudain, tel un chien de chasse, je suis en arrêt.

Comprenez vous ma stupéfaction ?

  Au sommet de cette beauté médiévale trône une statut catholique. Comme il est très rare de voir le symbole de la Vierge sur un toit de château, je subodore que cet ajout a été réalisé il y a peu de temps. L'analyse de l'historique répond à ma question.

 

Analyse de la tour
    Cette beauté médiévale de cinq étages comporte :

* Sur la hauteur, quelques rares fentes verticales. C'est un compromis entre petite archère et puits de lumière.

* Au sommet, un magnifique hourdage en bois posé sur des consoles et formant mâchicoulis.

Cela me rapelle l'église de Woël !

* En dessous de la salle couverte il y a des grandes ouvertures devant éclairer une salle de confort :

- Salle de garde ?

- Résidence seigneuriale de repli ?

  Les mystères se révèlent

Je suis à ses pieds

   Sur le plateau, de nombreuses questions que je me posais trouvent leurs réponses.

1 - Un vestige de haut mur, aux pierres pauvrement taillées et peu jointives, m'informe qu'un rempart entourait le site.

2 - D'autres vestiges prouvent que des bâtiments existaient.

3 - Une grande surface plane en avant de la tour m'indique la présence d'un bâtiment accolé.

4  -La porte en partie basse ne doit point être médiévale. A ce niveau, il devait y avoir un ratier (voir vocabulaire) ou une cave accessible uniquement de l'étage supérieur.

5 - La véritable porte d'entrée se situé au 1er étage. Elle devait être accessible par un pont levis ou une passerelle extractible en bois. Aujourd'hui, la montée s'effectue par un escalier en pierre très moderne.

6 - De nombreuses pierres sculptées, certainement découvertes durant les fouilles, montrent la richesse et le goût des anciens habitants.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la porte ne s'ouvre point. Je repars avec mon questionnement et mes supputations.

Porte close, mais souvenir impérissable !

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, la famille Gac de Peyrebrune est citée.

* Au début du 13ème siècle, le site appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 13ème siècle, le château est échangé contre les terres de Marcilhac. Le nouveau propriétaire est la famille De Panat.

* En 1428, la famille De Levis devient propriétaire de Peyrebrune.

* En 1465, le château est reconstruit.

* En 1468, Antoine de Chabanne demande la destruction du château. Tenant à leur château, les habitants donnent une somme importante pour sa "sauvegarde".

* En 1504, par héritage, le site appartient à la famille Caspelpers.

* Vers 1630, Louis de Brunet reçoit le site de Peyrebrune suite à son mariage avec Anne de Castelpers.

* En 1630, comme pour beaucoup de sites fortifiés du Royaume, Richelieu ordonne la destruction du château. Ruine sera l'avenir de cet ancêtre du Moyen Âge.

* Au début du 19ème siècle, e château appartient à une famille de cultivateur.

* En 1848, quelques habitants tentent de détruire la haute tour.  Après plusieurs tentatives, ils renoncent.

* En 1898, l'abbé Hippolyte Lamouroux achète le château. il fait implanté une statut de vierge sur la tour.

* Au 20ème siècle, le site appartient à la paroisse d'Alrance et administré par une société immobilière de l'évêché de Rodez.

* A la fin du 20ème siècle, des étudiants tentent de réaliser des fouilles pour retrouver les traces des murs du château.

* En 2002, l'association de sauvegarde "Les amis de Peyrebrune" est créée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite, mais je vous conseille de ne point venir avec une arme de chasse. La visite de l'intérieur de la tour est possible certains jours dans l'année. Renseignez vous.

 

Est ce le blason du propriétaire ?

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 06:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

 

Résumé :

    « Né dans les premiers temps de la féodalité dans un but militaire, le château s'est dépouillé peu à peu de cette fonction utilitaire pour ne plus représenter qu'une demeure de plaisance, conçue dans un souci d'agrément.
    Le " Grand Atlas des châteaux de France " présente une centaine de ces édifices remarquables, souvent peu connus ou parfois totalement ignorés, à travers leur architecture, leur histoire et les personnages, célèbres ou moins célèbres, qui y ont vécu ou séjourné.
    Cet ouvrage est une invitation à découvrir, dans leur diversité, ces édifices qui font la richesse de notre patrimoine et qui, à l'abri de leurs murs, enferment une part de notre passé commun. »
 
 
Mon avis :
Mieux comprendre l'évolution des châteaux !
     
Mais que m'arrive t il ?.... Est ce le soleil du mois d'Aout qui me transforme ?.... Je vous présente un livre qui ne parle pas que de l'époque médiévale !
J'ai une bonne raison. Cet ouvrage explique les châteaux.
 
    Dans ce livre, cent châteaux sont décrits, chacun sur 3 à 4 pages. Certes, le titre est un peu "prétentieux" car ce n'est pas un atlas de tous les châteaux, ni un dictionnaire des ruines castrales.  En France, il existe plus de 20 000 sites médiévaux répertoriés, et je ne compte pas les bâtiments et châteaux renaissance. Alors, 100 châteaux ne font pas un atlas, et encore moins un Grand Atlas !.... (Haa, les marketeurs ont toujours l'art de nous faire croire une autre vérité  )
    Cet ouvrage montre des constructions du 12ème au 19ème siècle, et surtout il décrit leur évolution architecturale, donc ces 100 châteaux sont suffisants.
      Chaque château comporte au moins une à deux photos commentées expliquant les caractéristiques de construction, et parfois un petit historique vient compléter la description.
 
   Ce n'est pas un livre pour rêver avec de belles photos comme peuvent l'être le Larousse, ou les forteresses d'Auvergne, c'est plutôt un ouvrage d'initiation par l'exemple, simple, pratique comme l'est celui sur les châteaux d'Alsace.
   Le format est agréable, le papier doux, les textes simples, les photos bien commentées; Voilà un livre qui plaira à celui qui a tout, ou au débutant qui souhaite comprendre.
   (N'ayant pas tous les livres, et n'étant pas débutant, je ne l'ai point acheté....... mais en cadeau, bien sur, il trônerait fièrement sur mes étagères......... Vous me l'offrez quand ?).
 
 
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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :L'église survole les maisons dans cette plate région

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La petite commune de Nouvion et Catillon est situé à 24km au Sud-Est de Saint Quentin, à 20km au Nord-Ouest de Laon et à 9km à l'Ouest de Crécy sur Serre.

   Coordonnées du bourg :

49° 42′ 6.764″ N 3° 29′ 6.306″ E
 49.701879°  3.485085°

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

      Ma brochure des églises fortifiées du Thiérache affirme que Nouvion et Catillon possède un bâtiment religieux qui a été construit à la fin du Moyen Âge. Comme toutes les églises fortifiées en briques rouges de la région l'ont été entre le 16ème et le 17ème siècle, je suis pressé de découvrir cette médiévale construction.

Va-t-elle me surprendre ?

 

La découverte

  Survolant les arbres et les maisons, le clocher de l'église me fait signe. En arrivant dans le petit village, je constate  que l'église :

1 - Est en pierre. Ce qui contraste avec cette région où la brique est reine.

2 - N'a pas de transept.

3 - A un chevet ainsi qu'une nef dépourvus de système défensif.

Les siècles ont ils gommé les défenses ?

  Comme le clocher est fier de survoler les maisons !

L'enquête commence

     Au sommet du clocher carré, 4 petites échauguettes (voir vocabulaire) font croire que l'église est de type fortifié. Mais ces rondes constructions portées par deux fins contreforts de chaque coté de l'angle ne comportent pas de fente de tir.

La consolidation récente a-t-elle supprimé les orifices ?

  Ce qui m'étonne dans cette construction c'est la symétrie. Quel curieux clocher !

 

Sont ce les défenses ?

     Lorsque j'ai des difficultés à trouver des indices, je prends un peu de recul pour comprendre l'architecture. Et c'est avec un plaisir non contenu que je vois une imposante tour flanque.

   Elle comporte sur sa périphérie de nombreuses fentes verticales ressemblant à des archères primitives.

N'était ce simplement qu'une tour escalier avec fentes de lumière ?

 

Recherche de la vérité

    Je scrute, j'espionne, je sors mon oeil d'aigle pour savoir si les fentes ont un ébrasement (voir vocabulaire) pouvant prétendre au statut de système défensif. Bien que ma petite expérience de castellologue-amateur m'affirme que cette église est fortifiée, j'ai de gros doutes car point de preuve certaine.

  Au moment où je désespère, un orifice rond me rappelle une ouverture pour tir avec fusil.

Pensez vous que ce trou soit LA preuve nécessaire ?

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je m'éloigne donc en regardant une dernière fois cette énigmatique église.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 14ème siècle (?), construction de l'église.
* Au 16ème siècle, l'église est partiellement fortifiée.
* En 1927, l'église est classée aux Monuments historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Rémi) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Un clocher fortifié est le secret de cette église

 

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 06:30

 

Département 33 - GIRONDE

  Derrière ces arbres, il y a mon Graal !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Mazères est située à 40km au Sud-Est de Bordeaux, à 30km à l'Ouest de Marmande et à 6km au Sud de Langon.

  Coordonnées du château :

44° 29' 33.011" N
0° 16' 13.044" W
 44.492503°
 -0.27029°

 

Le château :

     L'extérieur :

Préambule

  Sans le travail de Viollet le Duc, de nombreux bâtiments dans notre beau Royaume auraient disparu ou ne seraient que ruines informes. Cet architecte a donc permis à de nombreuses constructions de garder "leur jeunesse".

    Mais cet homme a aussi beaucoup interprété et imaginé. Avec le recul, nous savons qu'il n'a point fait une réalisation de restaurateur scrupuleux, mais des travaux d'architecte bâtisseur.

  Ainsi, lorsque je découvre un joli bâtiment modifié par cet illustre personnage, deux sentiments m'animent :

* Le bonheur de voir un château entier,

* Le doute sur le réel positionnement et l'exactitude des systèmes défensifs.

  Donc, je ne commenterai pas ce château, je vais vous le montrer avec mpn plaisir... tant il est beau.

  Voila des systèmes défensifs très originaux

Généralités

   L'une des  particularités de ce site médiéval est qu'il est composé de 2 châteaux à l'intérieur de la même enceinte construits à 2 siècles d'écart.

   La construction la plus visible de la route est le plus "jeune" datant du 14ème siècle.

 

La découverte du "château neuf" 

   Dans de nombreux ouvrages, cette construction médiévale est nommée : Palais-forteresse.

    Cela correspond à un nouveau genre de bâtiment qui pouvait servir à la fois de résidence pour son seigneur et de bâtiment défensif pour tous.

 

Architecture du "château neuf"

    Cette curieuse construction presque intemporelle est composée :Un donjon carré protégé par des tours rondes

* D'un quadrilatère,

* Avec 4 rondes tours d'angle,

* 2 autres tours rondes sur le rempart coté Ouest,

* D'un haut et imposant donjon central parallélépipédique.

  Il est curieux de voir un donjon non circulaire pour un bâtiment du 14ème siècle et surtout de l'avoir construit dans l'enceinte. Dès la fin du 13ème siècle, le donjon est dans la courtine pour améliorer le système défensif.

 

Le système défensif du "château neuf"

   L'architecture défensive du château de Roquetaillade est vraiment originale ou plutôt peu classique.

Est ce du aux modifications de Viollet le Duc ?

  Les tours d'angle :

* Sur la hauteur, les classiques archères cruciformes à croix pattée. Je suis surpris  :

- Qu'elles soient positionnées l'une au dessus de l'autre. Elles auraient du être en décalées permettant un jet de flèche sur 270°.

- Qu'elles ne protègent pas la courtine.

- Que point de canonnière ni arquebusière a été ajouté au 15ème siècle.

- Que point de trou de boulin sur la hauteur facilitant la réparation.

* Au sommet, le crénelage. Je suis étonné que :

- Point de mâchicoulis (voir vocabulaire) permettent la défense rapprochée.

- Point de trou de boulin (voir exemple sur une maison forte de mon Dauphiné) facilitant la pose d'un hourdage.

- Aucune fente dans les merlons alors qu'elles sont présentes sur le donjon. 

  Les courtines :

* Au niveau inférieur, des archères cruciformes à croix pattée. Je suis surpris que :

- Ce système défensif ne soit qu'à ce niveau.

- Point de canonnière ni arquebusière a été ajouté aux siècles suivants.

* Au dessus des fenêtres, des bretèches avec une archère en partie supérieure. Je me pose une question :

- Pourquoi ne pas avoir réalisé un mâchicoulis sur toute la longueur facilitant la défense proche entre chaque fenêtre ? Une porte curieusement fortifiée

  La porte d'entrée bénéficie des classiques et efficaces systèmes défensifs :

* Des mâchicoulis,

* Un vantail (aujourd'hui disparu),

* Un sas bloquant l'assaillant,

* Une herse,

* Certainement au dessus un assomoir.

- Je suis surpris de ne point voir d'emplacement pour les flèches d'un pont-levis

 

Le "châteaux vieux"

     Il n'est point aisé de vous le décrire car à travers les branches, cette beauté du 12ème siècle est discrète.

  Mais en me contorsionnant je vois... heu... un mur dont l'architecture ne m'inspire aucune idée fonctionnelle.

     En insistant un peu, je crois voir des archères droites sur le mur au premier plan. Au fond, il me semble distinguer un escalier droit amenant vers le rempart.

  Sur la droite quelques vestiges de tours m'interpellent.

Cette partie n'a point été modifiée par Viollet le Duc.

  Il me faut découvrir cette merveille médiévale.

 

    L'intérieur :

      Hélas pour moi et aussi pour vous, le château n'est point ouvert en semaine hors période estivale. Je ne pourrai pas admirer cheminées, salles et escalier.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, un premier château en pierre est construit par le seigneur de la Mothe.

* En 1152, Eléonore d'Aquitaine, en épousant Henry Il Plantagenêt, lui donne en dot l'Aquitaine. Cet acte qui aurait pu ête anodin va engendrer la Guerre de Cent ans ayant des conséquences sur la vie du château..

* En 1306, construction d'une nouvelle enceinte formant "le château neuf" par le cardinal Gaillard de la Mothe, neveu du pape Clément V (premier pape français à résider en Avignon).

* Entre 1337 et 1453, à cause des nombreuses attaques des Français, le château sert plusieurs fois de refuge pour les habitants proches.

* En 1552, Catherine de la Mothe, dernière héritière, épouse Jean de Lansac. Elle apporte le château en dot.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de religion, le château est attaqué.

* Au début du 17ème siècle, la famille Lansac embellit le château : Construction de plusieurs cheminées et d'un bel escalier.

* Dans le troisième quart du 18ème siècle, Marie Henriette, fille du dernier Marquis (voir titre de noblesse) de Lansac, devient propriétaire du château.

* Vers 1792, les révolutionnaires se rendent au château pour détruire ce symbole du Royalisme. La petite histoire prétend que le propriétaire du château offre une forte somme d'argent aux "démolisseurs" pour ne point utiliser leurs outils de destruction. Pour fêter cela, il les emmene dans la cave où.... les opinions se confondent.

* Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, la famille de Mauvesin hérite du château. Bien qu'il ait toujours été habité, le site a subi les outrages du temps. Ses nouveaux propriétaires décident de lui redonner vie.

* En 1866, Viollet-le-Duc commence la restauration du château. Comme à son habitude, il réaménage l'ensemble (intérieur et extérieur) suivant ses convictions.

* En 1976, le site est classé aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des bâtiments est libre et gratuite en respectant le champ. La visite payante de l'intérieur est possible, veuillez vous renseigner sur les jours et horaires.

 

 

Est ce le château de rêve de mon enfance ?

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 06:30

  Voyez vous l'église au loin ?

Département 08 - ARDENNES

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Prez est située à 60km au Nord-Est de Laon, à 25km au Sud-Est d'Hirson et à 20km au Nord-Ouest de Charleville-Mézières.

   Coordonnées de l'église :

49° 48' 1.145" N 4° 21' 5.198" E
 49.800318°  4.351444°

 

L'église :

     L'extérieur :

La Thiérache

     La Thiérache, trop souvent assimilée au département de l'Aisne, fut une province où les attaques/pillages furent nombreux. Les châteaux étant rares, les villageois trouvèrent dans leur église d'épais murs pour une protection efficace. Pour repousser les petites bandes armées, les bâtiments religieux furent modifiés pour utiliser les armes à feu.

   L'incroyable église de Prez est l'exemple parfait de l'adaptation dans ces siècles d'insécurité.

Voyez vous des fortifications ?  

Je la cherche

   Moi qui suis un Chevalier des montagnes, je suis toujours surpris d'avoir la possibilité de découvrir l'horizon.

   Ainsi, bien avant d'arriver dans la petite commune, je tente de voir au loin la forme classique d'une église.

Avez vous une vue aussi perçante que la mienne ?

 

L'arrivée

  Ce type d'église étant magnifique, la région et les départements mettent en place une signalisation pour attirer le touriste.

   Bien que je n'en sois pas un (pourtant chapeau de paille j'ai dans ma besace), je marche en direction du bâtiment en espérant qu'il ait gardé les traces de ses fortifications.

 

L'enquête commence

    En découvrant l'église par le chevet, je constate que les fenêtres sont d'origine Gothique et qu'un bâtiment polygonal la précède.

Est ce une tour de défense ?

 Rapidement, je comprends que cela n'est point une tour (mais certainement un ajout "récent" pour le confort du curé). Je me concentre donc sur les murs du chevet.

 

Que d'évolution !

Un mur fascinant

    Le visiteur pressé ne remarquera pas certains détails, mais un Chevalier attentif voit :

* Une fenêtre romane (?) obstruée, laissant l'éclairage à...

* ... Une large fenêtre Gothique,

* Puis un contrefort à larmier incrusté dans le transept,

* Et surtout une ouverture horizontale de tir (entre les 2 "fenêtres")

 

Y a-t-il symétrie ?

   Pour être certain qu'une salle de repli existait, je contourne le chevet pour tenter de voir d'autres indices.

  La face opposée possède aussi une fenêtre obstruée et surtout une ouverture de tir horizontale. J'ai ainsi la preuve d'une salle de repli existait.

N'est ce point magnifique de découvrir une église fortifiée !

 

Est ce la fin de la visite ?

   Pensant avoir compris le secret de l'église, je m'éloigne en jetant rapidement un oeil sur la nef. Mais un détail me surprend.

Le voyez vous ?

 

Voyez vous d'autres indices de systèmes défensifs ?

Une tour qui me tourne le dos !

 

Mon questionnement

   En réalité, plusieurs détails m'interpellent :

* Le fait que les fentes de tir de la nef soient au même niveau que les hautes fenêtres Gothiques me laisse à penser que des modifications de la toiture (et de l'architecture) ont été faites après les guerres de Religion".

* La petitesse des contreforts à larmier confirme ma théorie.

* La différence d'architecture entre nef et choeur me renforce dans mon affirmation.

* Mais surtout, la présence d'une tour me "titille".

 

La tour extérieure

* Sa forme ronde me l'a fait dater après le13ème siècle.

* La différence de hauteur entre le mur de la nef et la tour m'incite à penser qu'une salle de repli existait.

* Des orifices ronds me font penser à un système défensif pour arme à feu.

* Mon imaginaire fertile croit voir des impacts de balles sur les pierres extérieures.

 

Encore des questionnements

  Pour mieux ressentir cette église qui paraissait si "simple" 1 heure plus tôt, je prends un peu de recul.

Voyez vous cette curiosité ?

 

Est ce un donjon ?

  Accolée à la petite tour ronde, une massive construction m'interpelle :

* Est ce le vestige de l'église primitive Romane ?

* Ce bâtiment était il un donjon ?

* Pourquoi n'y a-t-il point d'archère, ni de fente de tir ?

  Devant mes interrogations, mon instinct me force à entrer pour trouver les réponses.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, l'église est fermée.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle, construction de l'église (à vérifier).

* Au 17ème siècle, l'église semble fortifiée.

* Au 18ème siècle, le choeur est modifié.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite . La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

 

L'enchevêtrement de fortifications m'éblouit de couleurs !

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 06:30

 

Département :  36 - INDRE

 

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Montlevicq est située à 58km au Nord-Ouest de Montluçon, à 45km à l'Est d'Argenton sur Creuse, à 38km au Sud-Est de Châteauroux et à 6km à l'Est de La Châtre (voir son donjon).

   Coordonnées du château :

46° 34' 34.59" N 2° 3' 55.663" E
 46.576275°  2.065462°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

    C'est la fin de mes vacances, mes jambes sont lourdes d'avoir trop visité de châteaux en Berry. De plus il est tard, mon cheval rêve d'un logis confortable et de paille fraîche.

  C'est donc à faible allure que j'erre en direction de mon gîte du soir. Au loin, un panneau m'indique le nom de la petite commune. Grâce à mon dictionnaire des châteaux forts, je sais que ce bourg possède 2 vestiges d'origine médiévale.

Vais je avoir le courage de les découvrir ?

Diantre !...Les fantômes du passé hantent ce lieu millénaire 

La découverte

    Soudain, mon destrier s'arrête. Je tente de comprendre la raison. Comme mes poils se hérissent, je pressens que ruine médiévale il y a.

  Mes yeux sont attirés par des pans de mur dans le petit bois.

Quelle chance de visiter cette région avant que

le printemps fasse pousser les feuilles !

 

Analyse

     Une ronde tour avec des trous de boulin (voir vocabulaire) me regarde effarouchée. Elle ne doit pas souvent voir des visiteurs et encore moins être face à un Dauphinois Chevalier en armure.

   Derrière elle, une autre construction ronde me regarde avec distance. Quelques mètres plus loin, une troisième rondouillarde construction m'observe avec attention.

  Une dernière me quémande de ne point approcher car elle n'est pas certaine d'être très solide.

 

Que deviner de ces vestiges ?

    Il n'est point aisé de tirer des premières conclusions de ce spectacle :

* Les arbres ont déformé le terrain,

* La route a défiguré un probable fossé et rempart extérieur,

* Avec les siècles, le niveau du sol est monté de plusieurs mètres,

* Et puis le temps a fait son travail de destruction.

 

J'ose l'exercice

  Je vais tenter une approche :

1 - L'absence d'archère ou de bouche à feu ne me permet pas de dater le château,

2 - La disparition du crénelage ne laisse aucun indice datable,

3 - Ma seule petite certitude est que ce château doit être postérieur au 12ème siècle à cause des tours rondes et de ce quadrilatère.

La femme de ménage n'a pas enlevé la poussière récemment ! 

     L'intérieur :

Un chaos !

   Bien qu'aucune porte soit identifiable, avec précaution j'entre dans le château par une courtine effondrée. Au sol, je sens des pierres sous les feuilles mortes. N'ayant point envie de les ramasser à la pelle, je ne me transforme point en archéologue fouilleur de sol.

 

De nombreux détails

   Evidemment, ce château ne ressemble point à Versailles, lustre, décors, sculpture sont absents. Mais avec un peu d'attention, il est possible de comprendre (partiellement) cette ruine.

* Les vestiges d'une tour montrent l'épaisseur du mur extérieur.

* Les trous des poutres m'informe qu'au moins 3 niveaux existaient.

* Ce mur intérieur a une épaisseur plus faible que celui de la tour.

* Queques mètres plus loin, je distingue les traces d'un conduit de cheminée.

* Dans une autre pièce, conduit de cheminée et trou pour les poutres de 3 niveaux sont aussi visibles.

* Le clou du "spectacle" est évidemment les arcs partiellement enterrés prouvant qu'au moins 1 niveau est sous les feuilles et les gravas.

 

 

Histoire du château :

   Je n'ai hélas aucune information sur cette ruine.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant le bois. La découverte de l'intérieur est possible mais avec prudence. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser est important.

 

Même les ruine savent se montrer ravissantes

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 06:30

 

Département  40 - LANDES

 

Le bourg :

Cette église comporte t elle des défenses ?    Situation  (--> le voir sur une carte)

       Le bourg de Mazerolles est situé à 3km au Sud-Est de Mont de Marsan. L'église de "Beaussiet" est à l'écart du bourg, à 2km au Nord.

    Coordonnées de l'église :

43° 53′ 32″ N 0° 25′ 44″ W
 43.892222°  -0.428889°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

      Au bout d'un chemin agréable dans les bois, une construction isolée se réchauffe au soleil. Mon regard est de suite attiré par les puissants contreforts  Curieusement il ne supporte qu'une partie du mur actuel de l'église. Je suppose que l'extension à gauche n'est pas d'origine médiévale.

    Ces contreforts ne constituent pas un système de défense. Je me dois de chercher d'autre indices.

 

L'enquête commence

    En prenant un peu de recul, je comprends deux évidences :

* La défense est assurée par la haute tour à l'opposé des contreforts.

* La partie non soutenue pas les contreforts a bien été ajoutée après la construction de l'église.

 

La tour

     Avec sa restauration récente, il est difficile de tirer des conclusions sur l'âge de cette tour. J'opterais pour une construction hâtive, car il est constitué de petites pierres pauvrement taillées avec le chaînage d'angle peu symétrique.

      Le crénelage ne comporte pas d'archère dans les merlons (voir vocabulaire) ce qui ne facilite pas la défense contre une attaque importante (voir exemple pour le bourg fortifié de Montblanc en Espagne).

   La particularité de cette tour est sa forme : En fer à cheval. Cette forme est assez rae pour une église fortifiée. Était ce une solution économique ou l'église originelle comportait elle un chemin de ronde au dessus de la nef ? (j'en doute).

    Entre les 2 pans du toit, je vois une porte d'accès. Ce devait être l'entrée médiévale accessible par une échelle amovible en bois.

  Curieusement, cette tour ne comporte aucune archère ni corbeaux pour soutenir un hourdage. Cette tour ayant été modifiée (voir emplacement d'une porte moderne rebouchée) et restaurée (consolidée ?), les ouvertures de défense ont peut être été noyées dans les briques et pierres nouvellement posées

  Un portail magnifique

La porte

   Même si cette porte n'est pas un système défensif comme j'adore en voir, elle mérite que votre Chevalier Dauphinois se transforme en touriste.

     Ce portail Roman, permettant l'accès dans la nef, se situe coté Nord. Il est aujourd'hui protégé par un imposant auvent.

Les 4 voussures en grès sont originales.

      Celle du haut est constituée de sculptures en forme de pointe de diamant, celle en dessous comporte des boules avec des personnages à la base. L'ensemble repose 3 colonnettes avec des chapiteaux sculptés d'animaux parfois fantastiques.

  La porte en bois, bien que très abîmée, possède 2 vantaux sculptés. Il est possible de voir :

   * Sur le tympan de gauche, la vierge et des angelot,

   * Et sur celui de droite, Saint Michel terrassant le dragon.

 

    L'intérieur :

        Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Mais, par une ouverture dans la fenêtre j'ai pu "voler" une vue des entrailles. L'intérieur est aseptisé, sans âme.


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Au 14ème siècle, l'église est fortifiée.
* Au 17ème siècle, l'église reçoit quelques aménagements décoratifs comme la magnifique porte en bois sculptée.
* En 1982, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de l'ascension de Beaussiet)  est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Les sculptures sont aussi la richesse des églises

 

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de France
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 05:50

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Entre les années 970, où elle se constitue marquisat, et 1482, date de l'annexion à la France, la Provence s'affirme comme une principauté territoriale à part entière, à l'identité fortement marquée. Des hommes et des femmes, traversent cette histoire :
      * l'abbé Isarn de Saint-Victor, porte-parole de la paix Dieu,
      * le brigand Raimond de Turenne, chef des grandes compagnies,
      * le roi René, généreux mécène, 
      * Teucinda, fondatrice de Montmajour,
      * la comtesse Béatrice, héritière convoitée par de nombreux prétendants,
      * la reine Jeanne soumise à une double légende dorée et noire......
 
    Ces personnages apparaissent comme les types de groupes sociaux en pleine transformation : comtes chaque jour plus puissants, guerriers à leur service féodal ou en révolte ouverte contre eux, seigneurs affirmant l'indépendance de leurs châtellenies, marchands citadins traitant avec l'orient, paysans asservis luttant pour leurs libertés ou ordres monastiques nombreux et divers.
    Connaître en profondeur et expliquer cette société est le but du présent ouvrage, qui intègre les progrès remarquables accomplis récemment par la recherche historique sur la Provence médiévale
.
»
 
 
Mon avis :
Châteaux, Papauté et Pouvoir.... Quelle histoire !!!!!
 
 Un livre réalisé par 3 professeurs de faculté spécialisés dans l'histoire et l'économie médiévale pouvait paraître difficile.
   Certes, ce n'est pas un roman et la densité d'informations est importante, mais, quelle richesse.
Il m'a fallu plusieurs semaines pour digérer toutes des données (en plus des gâteaux au chocolat avec un petit café) mais le plaisir est toujours présent tant les détails sont clairs, nombreux et variés.
 
   C'est un livre que je conseille aux médiévistes amateurs mais passionnés et aussi à ceux qui s'intéressent à cette riche Provence médiévales que nous traversons et occupons durant les mois d'été de notre 21ème siècle.
 
   Grâce à cette oeuvre, je vais pouvoir compléter et enrichir mes textes sur :

- les châteaux du 04,

        - les châteaux du 13,

                    - les châteaux du 83,

                              - les châteaux du 84.

 
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 06:30

 

Département 16 - CHARENTE

 Voila une plaque évocatrice

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La petite commune de Blanzac-Pourcheresse est située à 40km au Sud-Est de Cognac, à 25km au Sud-Ouest d'Angoulême, à 15km Est-Nord-Est de Barbezieux Saint Hilaire (voir son château) et à 11km au Nord-Ouest de Montmoreau Saint Cybard (voir son château).

   Coordonnées du château :

45° 28' 37.117" N
0° 1' 52.356" E
 45.476977°
 0.03121°

 

Le château : 
        L'extérieur :
L'arrivée

    Pour découvrir la merveille médiévale de ce bourg de la Charente, la solution la plus simple est de partir du centre de la commune puis monter par la rue du château. Mais... je ne suis pas un visiteur normal, donc j'aborde le site par le haut.

  Voyez vous le château au loin ?

La découverte

    Dans un écrin de verdure, une forme blanche me hèle à travers les arbres. Lentement j'avance vers elle, mais elle me résiste en se protégeant par un grillage moderne.

Va-t-elle se faire désirer encore longtemps ?

 

Elle est encore loin
    En un bond, je franchi sa défense du 21ème siècle et je me retrouve dans une cour avec des traces blanches au sol.

  Point basse cour ni haute cour cela est. Je suis dans une cour d'école. Heureusement, les chères têtes blondes ne sont point là en ce dimanche de mai. Je vais pouvoir déguster la tour.

 

La tour semble être le seul vestige du château fortRapide analyse

  Du château fort, il ne reste que le petit muret de l'ancienne courtine et une haute tour. Pour être certain que point d'autre trace médiévale existe, je contourne le site. Hélas, je ne vois que les murs d'un bâtiment moderne.

  Je vais donc m'attarder sur la haute tour.

 

La tour

  Avec les consolidations et sortie de son contexte, cette tour n'est point facile à dater. Pourtant, plusieurs détails me titillent :

 1 - Avec sa base évasée, elle me semble médiévale.

 2 - La différence de pierre entre base et la partie supérieure trahit une évolution.

 3 -Point de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire) au sommet. Arasée a été cette tour.

 4 - Sur la hauteur, je ne vois qu'une seule fente verticale ressemblant à une archère primitive.

 

Conclusion

   Ce vestige n'est pas l'un des plus passionnants de France, mais il correspond au but de mon blog : Montrer tous les systèmes défensifs du Royaume, quelque soit leur état.

 

        L'intérieur :
  Le bâtiment n'est point visitable et la tour n'est pas ouverte au public. Je me console en admirant le paysage. Puis lentement, je descends vers la commune pour acheter quelques victuailles.

 

 

Histoire du château et du bourg :

* Au 11ème siècle, un village se crée proche d'une abbaye Bénédictine.

* Au 12ème siècle, construction du château par un Comte (voir titre de noblesse) de La Rochefoucauld. La ville est entourée d'un rempart. Grâce à ses foires, la cité devient prospère.

* A la fin du 12ème siècle, Blanzac devient une Barronie

* En 1199, Richard cœur de Lion fait le siège de la ville. Cette attaque fait suite à la fidélité des Barons envers le Roi de France Philippe Auguste (voir liste des rois).

* Au début du 13ème siècle, après la destruction des remparts et du château, la cité s'appauvrit.

* Dans la deuxième moitié du 15ème siècle, à la fin de la Guerre de Cent ans, la cité sans défense retrouve peu à peu son dynamisme.

* En 1881, le vieux château très ruiné est abattu. Seule est conservée une fine tour.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite derrière le grillage. Veuillez ne point entrer dans la cour durant les heures d'ouverture de l'école. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Quelle magnifique vue depuis le château

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