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Ombre et lumière

9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Un château caché dans la dense foret Audoise

Le bourg :  

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Le hameau de Montferrand se situe à 55km au Nord-Ouest de Perpignan, à 35km au Sud de Carcassonne, à 12km au Nord-Est de Quillan (voir son château) et à 6km à l'Est de Rennes le Château.

   Coordonnées du château :

42° 55' 36.923" N 2° 19' 50.635" E
 42.926923°  2.330732°

 

Le château : 

     L'extérieur :

La montée vers le château

      En arrivant à Rennes les Bains (altitude 300m), une petite route (mais très petite) traverse la rivière et m'invite à l'emprunter pour rejoindre mon Graal.

  Avec mon destrier je monte lentement en prenant soin de suivre le bon chemin. Cette petite route est une voie sans issue vers le hameau de Montferrand.

   Au sommet (à 514m d'altitude), je laisse mon brave cheval tout en sueur proche des premières maisons puis je marche 100m vers l'Ouest. Le hameau du 21ème siècle était il y a 1000 ans une belle bourgade médiévale protégée par un château. 

Est ce un château ou un tas de pierres ?

 

Une ruine minimale

     Non, je ne me moque pas de vous, il y a bien une ruine castrale en ce lieu. Il est vrai que le château n'a plus sa prestance d'antan, mais de nombreux indices sont visibles.

   Mon but est de vous démontrer qu'avec un peu d'imagination et quelques éléments, il est possible "facilement" de retracer le plan d'une construction fortifiée médiévale.

  Je vous emmène à la recherche des preuves.

 

Rapide analyse

    Le château est construit sur une masse rocheuse inclinée, un remblai a été pratiqué pour niveler l'ensemble.

   Le site castral a la forme d'un demi cercle, le "diamètre" étant au Nord et mesure 40m.

 

      L'intérieur :

Une magnifique banquette ayant soutenu un mur

Curiosité architecturale

    Un à-pic impressionnant est situé coté Nord, le logis et les fenêtres devaient être de ce coté, car aucune attaque est possible.

    Les "architectes" ont du creuser le rocher pour poser les murs. Cela se voit par de larges et saillantes banquettes (voir vocabulaire) qui ont survécu au temps sur presque toute la longueur du rocher Nord. Ces banquettes sont visibles sur de nombreux rochers même si la végétation tente de les cacher.

 

Une courtine

     Sur le coté le plus exposé à l'attaque, il y a  d'épaisses courtines (mur d'enceinte) en grès. L'utilisation du rocher comme base est ici évidente.

    Hélas le temps a fait sont travail de destruction. Sans scellement, les pierres ne tiennent que par "magie"

 

La qualité de construction prouve la résidence d'une riche seigneur

Un joli mur

   Comme par enchantement, un incroyable mur apparaît. Les pierres sont disposées en assise régulière. Le soin apporté à ce mur et la qualité de la pierre montrent l'importance donnée à cette construction qui ne pouvait être que défensive (et non d'habitation).

      Ah, si la végétation n'envahissait pas tout, je pourrais voir les archères et l'épaisseur des murs.

 

Questionnement

      Au centre, je distingue une base de mur en pierres sèches.

Était ce l'emplacement du donjon ?

 

C'est la fin

  Après un si belle découverte, je retourne vers le village en sifflotant quand le hasard (et mon instint de chasseur de ruine) me force à regarder dans une maison abandonnée.

  Diantre !... Quelle belle sculpture.

Pensez vous qu'elle ait été empruntée au château après son abandon ?

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, Montferrant est la résidence principale du seigneur. Elle domine et protège un hameau de thermalisme nommé : Bain de Montferrant. (Ce "hameau" médiéval existe toujours au 21ème siècle. Ce bourg se nomme : Rennes les bains).
* En 1063, le site est nommé :Montferrad.
* En 1231, dans l'assignat de Pierre de Voisins, compagnon d'armes de Simon de Montfort. Montferrad est cité. Le lieu est nommé: Montserrad, Monsferrandus.
* En 1307, le nom change : Villa de Monteferrando.
* En 1377, nouveau nom : locus de Monteferrando et balneis.
* En 1377, les Baings de Montferran est le nouveau nom du site.

* Au 18ème siècle, le château de Montferan est décrit en ruine sur les cartes de Cassini.

* Au 21ème siècle, la visite de la ruine de montferrand est libre et gratuite en respectant la propriété privée. Le risque de recevoir une pierre existe. Ce site est surtout une ruine pour les passionnés.

  Devant un tel mur, je suis en admiration sur le travail de nos ancêtres !

 

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 06:08
 
  Dans les petits villages frontaliers, il n'y avait pas de château ni de fortification entourant la cité. Pour se protéger des brigands et autres routiers, la solution la plus économique était de se barricader dans une église.
  Pour mieux se défendre certaines furent fortifiées. 
Voici un bâtiment religieux avec une protection minimale.
 
 

Département :    55  - MEUSE

Le bourg :
   Situation :    (--> la voir sur une carte)
      La petite commune d'Aulnois sous Vertuzey est située à 6km au Sud-Est de Commercy et à 20km au Nord-Ouest de Toul.

     Ce village est englobé dans une commune nommée : Euville.

   Coordonnées de Euville :

48° 44′ 57.12″ N 5° 37′ 36.12″ E
 48.7492°  5.6267°

 

L'église :   
   L'extérieur :
1ère impression
       Construit sur une terrain plat, environné de petites collines boisées, le village est resserré autour de son église.  Elle domine les toits des maisons. Ce bâtiment  religieux semble très reconstruit et neuf par endroit.

A-t-il gardé des traces de fortifications ?

 

2ème impression
     Si j'étais un assaillant, cette église ne me terrifierait pas. Sa nef semble "moderne" et ne comporte aucun signe de défense.
    La partie la plus intéressante est incontestablement est le clocher-porche hors d'oeuvre comportant une tour flanque devant comporter un escalier.

Voyez vous des traces de défense ?


L'analyse
     Sur le coté droit (Nord-Est), au dessus de la tour escalier, une ouverture verticale ressemble beaucoup à une archère ou une fente de tir. Si cela s'avère vrai, l'autre coté doit en être pourvu.
     En regardant la façade gauche ( (Sud-Est), mes yeux s'illuminent. Heureux je suis car cette tour-clocher est bien un élément défensif comportant sur la face gauche non pas une, mais deux fentes décalées sur 2 niveaux.

Renseignements complémentaires
     Me voyant heureux devant son église, un "pépé" s'informe sur la mission de votre chevalier Dauphinois si loin de ses terres. Et j'apprends que gamin, il était monté dans les étages.
     Il y a 3 étages dont 2 comportent une cheminée. Je suis bien en présence d'une église-refuge fortifiée, mais.... il y a une surprise déplaisante pour moi.
    Il semblerait que ses fortifications datent du 16ème siècle, donc non médiévales.

      L'intérieur :
    La porte est fermée, la visite de l'église paroissiale est impossible. Mon guide providentiel me dit que la montée dans la tour est interdite.


Histoire de l'église :

* Au Moyen Âge, il est possible qu'une église soit construite sur ce site (?).
* A la fin du Moyen Âge, il est possible que des remparts entourent l'église (information orale d'un habitant).
* A la fin du 16ème siècle, aménagement de remparts entourant l'église, précédés par un fossé. Les fentes de tir de la tour-clocher sont peut être de cette période.
* En 1622, des réparations sont demandées par les villageois.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Sébastien) est libre à l'extérieur. La découverte de l'intérieur semble possible mais sans entrer dans la tour.

 

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourg : En haut de la colline, les vestiges de ce château jouent à se cacher avec les arbres.

    Situation :    (--> le voir sur une carte

        Le petit bourg du Mottier est situé à mi distance entre Lyon et Grenoble, à 40km au Nord-Ouest de Grenoble, à 20km au Sud de Bourgoin-Jallieu et à 6km au Nord-Est de La Côte Saint André.

   Coordonnées :

45° 25′ 11″ N 5° 19′ 4″ E
 45.419722°  5.317778°

 

Le château :

    L'extérieur :

L'approche

      De la RN85 qui va de Grenoble à Bourgoin-Jallieu, proche du village de 'Le Mottier', je distingue à l'Ouest une butte sans construction moderne avec au sommet un bâtiment ruiné. Plus loin, une tour me fait penser à un moulin.

     Ce curieux "mirage" est bien le "fantôme" d'une forteresse médiévale.
      Je vous emmène à la découverte d'un château "Savoyard" en Isère (oui, c'est une curiosité de l'histoire).

Nous allons nous "régaler" !

 

Quel curieux site

     Les deux "tours" constituent l’unique témoignage de cette ancienne forteresse médiévale, mais elles sont pleines d'enseignements.

    Une petite route goudronnée contourne la butte et permet de rejoindre la ruine sans effort. Mais pour mieux découvrir le site, je gare mon "destrier à moteur" dans la montée, je dégusterai ce vestige à pieds.
   Dans le champ en pente, il est encore possible de discerner les empreintes des anciens remparts extérieurs du château de Bocsozel.

Les voyez vous ?

   En arrivant sur le site, un panneau m'informe que je vais voir une ruine. Hummm, quel plaisir !

 

     Le site :

Présentation

   L'ensemble du site peut être décomposé en 3 parties :

* La butte,
* La tour ronde,
* Le bâtiment rectangulaire.

Ces formes différentes montrent la palette de construction de nos ancêtres

Le bâtiment rectangulaire

   Le bâtiment de forme rectangulaire est le premier vestige que l’on voit en arrivant par le sentier pédestre. Il est très ruiné et ne comporte qu’un étage. Sa construction semble médiévale par quelques détails architecturaux :
     - Des fenêtres ogivales avec arc en plein cintre, aujourd’hui obstruées,
     - Des ouvertures rappelant des archères,
     - Une fenêtre à meneaux (voir vocabulaire).
  Comme de nombreux bâtiments de la région, il est construit ou renforcé avec des galets (la rivière Isère est proche), mais il comporte dans les angles des parements de pierres correctement taillé mais sans marque de tâcheron.
   

La tour ronde

   La tour circulaire du 13ème siècle est en bon état et a un cachet moderne avec son toit joliment refait. Contrairement au bâtiment rectangulaire, elle est faite uniquement de galets.
  Elle est proche de la rupture de pente et devait faire partie du rempart de la basse-cour. Mais aucune fondation de mur ne permet d’étayer cette théorie.
   Une porte a été ouverte récemment (au 19ème siècle ?) au niveau du sol facilitant l'utilisation de la tour (stockage). Au 1er étage, une ouverture est peut être la trace d’un ancien chemin de ronde.
    Au même étage, des corbeaux en pierre sortent du mur.
Y avait il une bretèche médiévale (voir vocabulaire), un balcon renaissance ou des latrines ?
    Mystère.
   
La motte
     Bien au dessus des bâtiments, la motte à 2 niveaux m'impressionne. Elle se situe dans un terrain privé fermé par une barrière, mais elle est accessible par une rustique et solide échelle en bois enjambant une barrière. Vous aurez peut être l’occasion de croiser ses nouveaux locataires : De belles vaches Iséroises.
       Sa forme symétrique et ses 2 niveaux montrent bien un aménagement humain.
   On peut supposer la présence d'un poste de guet Romain (?) puis d'un château en bois du 11ème siècle (voir exemple).
   Un panorama à 360° explique aussi le choix de cet endroit. 

 

 

Histoire du château : 

* Vers le 2ème siècle, les romains occupent le haut de la colline (oppidum ?). C'est le lieu de passage de la voie romaine reliant Lugdanum (Lyon) à l'Italie en passant par Cularo (Grenoble).
* Au 11ème siècle, un premier château de terre et de bois apparaît en haut du village de Moustier (ancien nom de Mottier). La famille Bocsosel est vassale des comtes de Savoie (et pourtant, ce village est en terre Dauphinoise). C'est une enclave dans le territoire naissant du Dauphiné. De nombreux villages sont sous la tutelle du châtelain :

   - Champier,
   - Eydoche,
   - Flachères,
   - La Côte Saint André
   - Nantoin......

* A la fin du 11ème siècle, Humbert 1er de Boscozel est cité dans un texte (je n'ai plus la référence originale de cette page lue à la bibliothèque.).
* En 1151, le châtelain se nomme Pierre de Bocsozel.
* En 1140, la famille Boscozel est puissante et influente. Elle participe à un arbitrage entre les Comtes de Savoie et les Dauphins du Dauphiné.
* En 1159, Mélioret de Boscozel est citée dans un texte relatif à l'abbaye de Bonnevaux, proche du château.
* Dans la 2ème moitié du 12ème siècle, le "Monastère Bossosella" est fondé par le seigneur du château. (information donnée par un historien très instruit sur ce château).
* A la fin du 12ème siècle, la motte castrale fait place à un château de pierres. Ce territoire restera indépendant jusqu'à la fin du 13ème siècle.
* Au début du 13ème, la famille Boscozel devient plus puissante. Certains de ses membres occupent des fonctions importantes en Dauphiné et Savoie.
* En 1223, Guillaume de Boscozel est Abbé de la Chaise Dieu (Donnée à vérifier : Un lecteur m'informe que ce serait Saint Chef et un autre à Bonnevaux.).
* A partir de la moitié du 13ème siècle, les guerres entre Dauphinois et Savoyards sont de plus en plus nombreuses et violentes. L'enclave de Moustier est souvent harcelée et parfois partiellement détruite. La tour ronde est construite durant cette époque de "harcèlement".
* En 1286, Pierre de Boscozel vend à Amédée VII comte de Savoie (voir liste des Comtes), ses terres, châteaux, tours et maisons. Le chef lieu du mandement devient La Cote Saint André (village à 5 km à l'Ouest) où un château "Savoyard" est construit par Philippe de Savoie.
* En 1349, le Dauphin Humbert II (voir liste des Dauphins) «transporte» («cède» mais ce mot est moins élégant) son territoire (le Dauphiné) au roi de France. Cet acte signe la lente fin de ce château qui n'est plus "frontière".
* Vers 1355, pour éviter les anciennes guerres entre les 2 régions ennemies, le roi de France Jean II (voir liste des rois) négocie avec le Duché de Savoie. Moustier n'est plus une enclave "étrangère". La famille Bocsozel s'installe dans d'autres châteaux (par exemple Maubec) établissant la 4ème Baronnie du Dauphiné (voir titres de noblesse).
* En 1428, le roi de France Charles VII ordonne la suppression des Vingtains (impôts prélevés par les seigneurs pour l'entretien des fortifications). Les habitants délaissent les murs et remparts du château de Boscozel.
* Au 16ème siècle, le bâtiment prend des allures renaissances avec de grandes ouvertures. Mais les violentes guerres de religions n'incitent pas à la créativité artistique.
* En 1809, la propriétaire Melle de la Porte vend le château au maire de Mottier : Laurencin J. Mais de nombreuses années sans entretient sonnent le glas de ces bâtiments.
* En 1896, le bâtiment rectangulaire s'effondre.
* En 1904, l'ancienne chapelle du château, devenue l'église du village, est démolie. Ce lieu devient le cimetière du village.
* Vers 1979, une association se crée suite à l'effondrement du toit de la tour ronde.
* En 1984, par la construction d'un nouveau toit, la tour est protégée des intempéries.

* A la fin du 20ème siècle, la dynamique association participe aux journées du patrimoine et décide de réhabiliter ce "souvenir historique". Des manifestations et des randonnées pédestres "culturelles" incitent les visiteurs à la rêverie dans ces ruines.

Y aura t il une grande campagne de fouilles révélant les secrets enfouis ?.... L'avenir le dira.

* Au 21ème siècle, la découverte des ruines est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable près du bâtiment carré. Mais le lieu est si bucolique qu'il serait dommage de ne point aller le voir.

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(Depuis ma dernière visite, il semblerait que des travaux de consolidation aient été effectués sur la tour quadrangulaire. Le panneau "danger" aurait disparu...... J'enquête ) .

 

Comme elle est fière cette tour avec son toit tout neuf !

 


 Nota:  Je voudrais remercier l'association «Les Amis de Bocsozel» pour leur disponibilité, leur merveilleux accueil et leur connaissance sur l'histoire de ce château.

 

 

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 06:07

 

Département :   32 - GERS  

 

Le bourg :

  Situation (--> le voir sur une carte)

       La petite commune de Mansencôme est située à 3km à l'Ouest de Valence sur Baise et à 10km au Sud de Condom.  

   Coordonnées du château :

43° 52′ 17.78″ N 0° 20′ 17.83″ E
 43.871605°  0.338286°

 

Le château :

    L'extérieur :

Préambule

   Malgré sa proximité géographique avec le château de Lagardère, il ne lui ressemble pas du tout.
  D'après certains historiens, ce château faisait parti de la défense du Royaume de France face aux "envahisseurs Anglois" durant la "guerre de 100 ans".
     Je doute un peu qu'un château si peu fortifié (sans rempart et sans fossé) ait pu retenir les "Anglois", (mais peut être était il une garnison, un avant poste ?).  

 

Qu'est ce qu'un château Gascon ?

     Un médiéviste du 19ème siècle nommé Lauzun parlait des châteaux de "type Gascon" : (je cite approximativement) "Châteaux dont la caractéristique est la grande simplicité, des dimensions réduites et une grande économie de moyen".

     De nombreux châteaux et maisons fortes sur notre territoire répondent à ces critères et point Gascon ils sont. Ayant visité et photographié de nombreux bâtiments fortifiés et ruines de cette région, j'ose affirmer que :

   "Un château Gascon se reconnaît car il est ..... en Gascogne" (je m'étonne parfois d'être aussi intelligent  ).

 

Analogie

    De loin ce château me fait penser à une ruine située à 900km de là : Le Haut Andlau  (voir ce château Alsacien). Il semble composé :

  * D'un logis rectangulaire

  * Avec 2 tours opposées.

 

Quelle curieuse construction

     Après une petite marche d'approche, je constate que les tours sont construites, non pas sur les cotés, mais sur les 2 angles opposés en diagonale.
   J'ai l'impression que l'architecture avait prévu d'en construire 4 (schéma classique) et que la construction s'est figée à 2.
     Aucun texte confirme ma pensée fugitive, mais cela donne à cette bâtisse une caractéristique rare. Quoique,  pas si rare que cela, le château de Tauziat à quelques kilomètres lui ressemble un peu.

 

Les tours

   Ces tours me fascinent (vous l'avez remarqué je pense). En m'approchant vers le mur coté Sud, je découvre qu'elles ne sont pas identiques :

* Celle de gauche (à l'Ouest) semble être le donjon. Évidemment ses dimensions ne la rendent pas habitable. Sa fonction devait être la défense et le repli.

* La tour de droite (à l'Est donc.... brillant je suis aujourd'hui) possède en partie basse une "porte".

Etait ce une tour-porte ?

Ou un donjon-porte comme à Quillan (dans l'Aude) ?

   Au sommet, les créneaux ont disparu (mais y en avaient ils ?). Il est curieux de ne voir aucune bretèche pour protéger la porte, ni de mâchicoulis, ni d'échauguette (voir vocabulaire).

Était ce un château borgne comme au 12ème siècle ?

 

Une déduction

     En contournant le site, je vois enfin quelques moyens de défense : Des archères cruciformes superposées. Comme elles ne semblent pas avoir été ajoutées après la construction du donjon, je peux supposer que le château date du début 14ème siècle (?).

 

Le logis
     Ébloui par ces tours, j'en oubliais de vous parler de la plus grande surface de ce château :  Le Logis.
  Il mesure approximativement 15m x 18m, il est composé de 2 étages avec un rez de chaussée.
Différentes époques de construction  sont visibles. Des murs épais de défense (curieusement, je ne décèle aucune archère, même bouchée), puis une magnifique fenêtre géminée, et enfin des classiques ouvertures à meneaux en croix.

 

    L'intérieur :

      Hélas, la propriété est privée et la ruine n'est pas visitable. Mais un habitant, curieux de voir un "chevalier" mitrailler (en photo bien sur) le bâtiment m'a conté des détails.
  Voici le plan pour comprendre.
     La cour intérieure est aujourd'hui couverte. Les salles supérieures comportent des cheminées massives mais peu décorées.

 

 

Histoire de la Tour :

* A la fin du 13ème siècle, une fortification semble existée en ce lieu (?). Le territoire appartient à la famille Lasseran qui gardera ce fief durant 5 siècles.
* En 1319, Vital de Lasseran rend hommage au Comte d'Armagnac (voir titre de noblesse).
* En 1636, il semble que les terres soient érigées en Baronnie par Louis XIII (voir liste des Rois).
* En 1736, François de Lasseran Monluc vend la seigneurie de Mansencôme au Marquis Gaspard de Maniban. Ce dernier entreprend de nombreux travaux pour améliorer le confort de ce "vieux" château féodal. Mais son fils étant endetté, les travaux sont stoppés.
* Après la révolution Française, le château très abîmé change très souvent de propriétaires.
* En 1927, le château est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 06:30
 

   Les églises "classiques" ont la forme d'une croix avec une abside semi-circulaire. L'ensemble est souvent en rondeur. Mais au moyen âge, le parallélépipède régnait en maître.

   Certaines églises, avec cette simplicité de construction du 12ème siècle, ont réussi à traverser les âges. Venez découvrir l'incroyable église fortifiée d'Agonac.

 


Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :
    Situation :   (Le voir sur une carte)
       La petite commune d'Agonac est située à 12km au Sud-Est de Brantôme et à 12km au Nord de Périgueux.

     Coordonnées du bourg :

45° 17′ 14.9″ N 0° 44′ 46.3″ E
 45.287472°  0.746194°

 
L'église fortifiée :
       L'extérieur :
L'arrivée
   Après avoir visité  le fantôme du château fort d'Agonac, je me dirige au Sud-Ouest du bourg. En arrivant sur le site, la masse parallélépipédique de l'église ne montre pas d'indice de fortification.

Le doute s'empare de moi.

   Mais.... (quel suspense !)... en m'approchant, je ressens (car j'ai des yeux qui sentent tout ) les détails défensifs sur cette église.


La nef
    Bien que consolidée "récemment", la nef romane porte encore les traces de fortification. Comme souvent cela se traduit par une salle de repli sous le toit agrémentée de fentes de tir.

Mais avez vous remarqué une curiosité ?


Enigme

   Dans le mur, en dessous de la salle de repli, cette fente est mystérieuse.

Sont ce des latrines intérieures ?

Ou une imitation de mâchicoulis (voir vocabulaire) ?


Le clocher
    Massif est le mot qui qualifie le mieux ce clocher. L'aspect massif est renforcé par les 2 imposants contreforts encadrant un autre plus "timide".
    S'il n'y avait pas les grandes ouvertures sans abat-son, j'aurais presque affirmé que c'était un donjon.
   Les ouvertures verticales au dessus des contreforts ressemblent beaucoup à des fentes de tir.

Le chevet
    Évidemment, perspicace comme vous l'êtes (hooo, mes merveilleux visiteurs ) vous avez remarqué le système défensif du chevet avec une salle de repli haut perchée.
   En contournant ce bâtiment, je découvre encore des merveilles défensives. Je ne parle pas des trous sous la frise (dépourvues de modillon hélas) dont la fonction m'échappe , mais de cette ouverture d'angle entre le clocher et le chevet.

 

Entre le clocher et la nef

    Dans mon "inspection du contournement" de l'église, je reviens sur la face opposée entre le chevet et le clocher et une autre curiosité m'attend (depuis 800 ans ). Toujours dans l'angle, bien que bouchée, une fente de tir me confirme que cette église était intégrée dans le système défensif du village.

 

   L'intérieur :

Hélas, je n'ai pas la clé magique permettant de visiter l'intérieur.

     Alors, je vous quitte non sans vous montrer un des deux enfeus (Niche souvent placée dans les murs des bas-côtés d'une église ou dans les chapelles latérales, et destinée à recevoir des tombes) curieusement situé à l'extérieur, puis une des pierres de remploi.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Vers le 13ème siècle (?), les habitants fortifient l'église et l'intègrent dans la défense du bourg.
* En 1900, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. L'intérieur de l'église est parfois visible en dehors des offices, mais la visite du donjon est interdite.

 

 

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 06:04

 

Pays :

  BELGIQUE

Province :

  Luxembourg
   

Le bourg :

      Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Le petit bourg très accueillant de La Roche en Ardenne est situé à 60km à l'Est de Dinant et à 22km au Nord-Ouest de Bastogne.

  Coordonnées du château :

50° 10' 57.4" N 5° 34' 35.252" E
 50.182611°  5.576459°

 

Le château :

   Cela se passe en l'an de grâce 2007, durant un printemps pluvieux au Royaume de Belgique. J'avais déjà visité 2 ruines castrales. La fatigue se lisait sous mon heaume.

    Le ciel était bas et comme tout Gaulois, j'avais peur qu'il me tombe sur la tête. Je n'avais qu'une seule envie : Retourner à l'auberge.

    C'est à ce moment que mon destrier s'arrête pour me montrer une forme brune au dessus des maisons colorées.

Sont ce les ruines d'un château fort ?

 

    L'extérieur :

      De loin, le château ressemble à un  enchevêtrement de tours rondes  reliées par de petites courtines. Le cercle et l'ovale semblent avoir été le thème principal de cette construction.

   Pourtant en  regardant le plan, cette impression n'est pas réelle.  Je pars à la découverte de cette curieuse ruine. 

 

    L'intérieur :

La montée

     Après avoir passé le guichet et donné quelques piastres au "bougon caissier", j'entre dans la place forte. Il faut monter, monter, monter pour conquérir ce château. Fatigué, je m'arrête (voir repère 4 sur plan) proche d'une barbacane (?) pour regarder le dénivelé restant

 

Une curiosité architecturale

       Aux pieds d'une des tours, je constate que l'ensemble a été consolidé récemment et surtout que le matériau de base n'est pas de la pierre taillée mais un "assemblage que certains spécialistes nomment "Opus incertum" (j'adore frimer avec des mots que je ne comprends pas  ).

      Cette haute tour comporte quelques archères droites très classiques.

Etait ce suffisant pour défendre un tel château ?

 

La modernité dans un médiéval château

    Face au rempart principal de la fortification, le spectacle est différent. Ce sont des canonnières et des bouches à feu qui mettent un peu de couleur blanche à cette sombre pierre. Ce château me semble brouillon, sans personnalité (Peut être trop refait ?).

 

Je suis dans la cour

    Je suis dans le coeur du château, et je vois... heu.... une tour arasée. Elle ressemble à une tour à canon du 17ème siècle. Puis à quelques mètres, une fente de tir pour fusil. Puis dans un angle un four à pain.

  Holalalala, comme je suis triste dans cette ruine.... Point de vibration pour une pierre ou une sculpture j'ai !

 

Il me faut un déclic

Mais que vois je ?

   Une citerne au milieu ...... Cela ne m'émeut pas.

     Peut être ai je trop marché ce jour ou est ce "le ciel si bas qu'un canal c'est perdu".... hihihi, je cite du Brel.

 

Le déclic ne vient pas

    J'ai l'impression que cette ruine n'a pas d'âme, cela est certainement dû à trop de consolidations pour recevoir des visiteurs. Ce château accueille aussi de nombreuses manifestations "médiévales", il doit peut être aussi s'ennuyer avec comme seul visiteur votre chevalier.

   Je vais la laisser dormir et je repars sur la pointe des pieds vers la sortie.
 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, une petite fortification semble être bâtie sur le rocher situé au croisement de 6 vallées.
* A partir de 844, Adelard Comte de Laroche (voir titre de noblesse) aurait construit  une fortification.
* Au début du 12ème siècle, le château appartient au pays de Namur.
* Au 14ème siècle, Jean l'Aveugle, Roi de Bohème autorise les habitants de La Roche a construire des murailles entourant la petite ville. Ce bourg protégé prospère rapidement.
* En 1681, l'armée du Roi de France Louis XIV (voir liste des rois) attaque puis occupe le château. Vauban aurait amélioré la défense du château.
* En 1697, les Français abandonnent le château.
* Au 18ème siècle (1780 ?), l'Empereur Joseph II fait démanteler le château. Il sert de carrière de pierre pour les maisons des habitants de La Roche.
* En 1903, des fouilles sont organisées dans l'enceinte du château.
* Au 20ème siècle, consolidation des ruines.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est possible depuis les ruelles du bourg animé. La visite du château est payante. Choisissez un week-end de festivité, sinon, tristesse, comme moi, vous aurez.

 

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 06:30


Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CATALOGNE

 

Le bourg : 

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Cette montagne portant le château de Sant Salvador de Verdera est comprise entre les bourgs de Llançà, Rosa, Vilajüïga (voir son château) et El Port de La Selva.

     Elle est située à 15km au Sud de la ville frontière Française de Cerbère et à 25km au Nord-Est de Figueres.  

  Coordonnées du château :

42° 19' 12.079" N
3° 10' 4.631" E
 42.320022°
 3.167953°

 

Le château :

   Depuis le parking proche du monastère fortifié de Sant Pere de Rodes, j'aperçois au sommet de la montagne les ruines d'un château. Dénivelé, épineux et rocailles coupantes ne freinent pas mon envie de découvrir cette beauté.

 

   L'extérieur :

      La montée est plus facile que j'imaginais. Un sentier odorant serpente doucement me laissant le temps d'admirer les formes de la ruine qui se confondent avec les rochers.

          A l'arrivée, c'est le choc !

    De grandes archères droites me font face. Imaginez les à plusieurs mètres de hauteur (le sol a été surélevé par les gravas durant ces derniers siècles) avec 1 archer derrière chacune. Après une si longue montée, je ne suis pas certain que l'assaillant soit en état de combattre avec toutes ses aptitudes physiques.

    Les pierres d'angle ainsi que celles en partie basse semblent correctement taillées (bien qu'irrégulières) et scellées, mais le haut du mur possède un parement de mauvaise qualité.

Est ce du a une consolidation récente ?

 

    La caractéristique générale de ce château est l'angle droit, il y en a partout. L'absence de "rondeur" et de bouche à feu (voir vocabulaire) me fait penser que ce château ne fut plus stratégique à partir du 14ème siècle.

    La porte d'entrée protégée par de hautes archères confirme ma pensée. l

 

    L'intérieur :J'aurais apprécié être guetteur pour regarder la montagne et la belle 'mère' ...hihihi

Le 1er rempart
   Je ne m'attendais pas à Versailles en franchissant la porte, et ce rempart en ligne, ce sol jonché de terre et la végétation me confirment que je suis dans une ruine oubliée des hommes (mais vous vous en doutiez un peu, sur mon blog il y a peu de châteaux "pas cassés").
    Avec le temps, les traces de fondation des bâtiments (les communs) ont disparues sous la terre et il est impossible de définir l'aménagement de cette basse-cour. Je suis surpris par la faible épaisseur des murs de ce rempart. Le seigneur ne devait pas craindre les armes de jets de pierres.
 
    Avec précaution, je m'avance dans les herbes, non pas que je craigne les épineux, mais il y a beaucoup de bruits dans l'herbe et comme j'ai vu un serpent dans la montée, méfiant je suis.
    Ma recherche d'indice est fructueuse. Je vois une ouverture en surplomb qui semble être des latrines, et enfin la 1ère forme ronde : Une tour flanque.
 
Le 2ème rempart
   Le site fortifié épousant la montagne, il faut toujours monter pour atteindre la 2ème ligne de défense. Elle n'est matérialisée que par de rares vestiges de courtines, mais surtout elle montre de hautes tours circulaires avec des parement et de pierres taillées toujours aussi "pauvres", malgré cela, une force émane de ce site. Est ce du à la couleur sombre ?
   Contrairement à de nombreux châteaux (que je vous ai montrés) le sol n'a pas été aplani et des rochers côtoient les constructions.... Voila une ruine qui ne copie pas sur ses copines !
 
Le donjon
   Ce château n'étant pas classique, son donjon ne ressemblera pas au standard. Et puis pourquoi construire une haute tour alors que la fortification est déjà sur un pic presque inaccessible.
    Il est certes arasé, et j'avoue ne pas distinguer le donjon du logis.
 Qu'importe mes doutes, la beauté du paysage suffit. J'ai vraiment une passion offrant des plaisirs multiples.

 

 
Histoire du château :

* Au 12ème siècle, une fortification est certainement construite sur la colline pour dominer le monastère.
* Au 13ème siècle, modernisation du château.
* Au20ème siècle, une campagne de sécurisation est menée.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre ou de croiser un serpent existe. 

 

Pour mieux comprendre cette ruine, la voici vue du ciel --> clic

 

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 06:00

 

Département :   32 - GERS 

 

Le bourg :

    Situation (--> le voir sur une carte)

       La petite commune de Lamaguère est située à 20km au Sud de Auch et plus précisément à 2km au Nord de Tachoire  (qui possédait une commanderie des Templiers).

   Coordonnées du château :

43° 50' 28.77" N 0° 19' 25.356" E
 43.841325°  0.32371°

 

Le château : 

    L'extérieur

Mon étonnement

    Dans la vallée de l'Arats, le hameau de Lamaguère est composé de quelques maisons. L'ancien château médiéval est posé sur une petite colline nommée : Cap de la Coste (260m d'altitude).
   Je suis toujours étonné de voir comment une ruine se bat pour émerger des arbres qui toujours tentent de la cacher. Regardez, elle est là.  

 

Mes certitudes

   En montant à pieds la petite route étroite menant aux fermes, je sais :

* Que les épineux seront présents,

* Que la ruine sera minimale,

* Que les pierres seront instables,

* Et surtout que mon plaisir sera immense. (J'aime quand on me résiste .. heu... je parle du plaisir castral bien sur).

 

L'approche

   La ruine est en haut de la colline, mais curieusement, elle n'est protégée par aucun rempart, aucun fossé et aucune falaise. Ce ne devait pas être le château d'un puissant seigneur, mais une forteresse de surveillance des vallées. Et pourtant, mon dictionnaire des châteaux contredit ma pensée.

 

La découverte

   La visite commence par un mur borgne peu identifiable. J'ai pourtant un début d'indice :

- Pas de créneau
- et surtout pas d'archère (voir vocabulaire).

 Il faut continuer d'avancer pour mieux comprendre .

Aie, Ouille    ... J'écarte les épineux, c'est le seul moyen pour entrer dans la ruine.   

 

    L'intérieur :

Les premières constatations

    La faible épaisseur du mur m'indique que je ne suis pas devant le rempart ou du mur extérieur de défense mais devant un mur des communs (ou du logis ?).

Êtes vous d'accord avec moi ?

   En suivant le mur, je découvre un spectacle que Versailles ne peut pas me montrer (ben quoi, je suis là pour vanter ma passion) : un puissant mur de donjon. Mais j'avoue que mon imaginaire est fertile dans les ruines chargées d'histoire.

 

La tour

   La plus belle architecture du château de Lamaguère est incontestablement le mur partiellement troué et surtout cette belle tour ronde.

Est ce vraiment une tour ?    

    A quoi pouvait elle servir ?

    Elle comporte une magnifique ouverture encore intacte.
Était ce l'entrée d'une échauguette ?
 
Un peu de connaissance "livresque"
   La ruine est trop cassée et surtout trop envahie par la végétation pour comprendre son architecture. Ma seule certitude est que ce château devait être plus important que je le pensais. Ses pierres sont belles et bien taillées. Mon livre m'informe que c'est du "calcaire supérieure de Lectoure du burdigalien supérieur (miocène inférieur)"
Wahouu, quelle culture a mon livre ! 
C'est une roche que l'on trouve facilement entre Lamaguère et Tachoire.
   Le soleil du Gers me brûle les yeux En repartant, je ne vois plus cette ruine comme avant.

 

 

 Histoire du château :

* Au début du 12ème siècle, une fortification semble construite en ce lieu.
* En 1175, Géraud de la Barthe archevêque d'Auch achète le château aux frères Arnaud et Guilhem Lamaguère.
* A la fin du 12ème siècle, un conflit éclate entre l'archevêque et son beau-frère Bernard IV Comte d'Armagnac (voir titre de noblesse). Ce dernier incendie le château.
* Le château est reconstruit peu de temps après.
* Au 14ème siècle, le château est remanié pour faire face à l'amélioration des armes de jet.
* Au 16ème siècle, le château est abandonné.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. La visite est "dangereuse" avec les épineux et les pierres instables. Veuillez ne pas vous aventurer avec des enfants.

 

  Cliquez pour voir le menu des châteaux forts du Gers Vers Menu châteaux du Gers

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 05:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose. 

Résumé :

    « Guillaume Bélibaste est un personnage qui m'a toujours inspiré une profonde affection (sic l'auteur du livre). Il tua un homme, par colère et malchance, et devint prêcheur hérétique.
    En cette fin du Moyen Age, les Parfaits cathares n'étaient plus que des errants mystiques, mais la pureté des fous de Dieu les tenaient debout. Bélibaste n'eut même pas cette pureté là. Il fit un jour le serment de ne jamais toucher à une femme, et fut le lendemain parjure et amoureux. Héros malgré lui, il fut un cancre de l'âme.
    J'aime cet homme parce que je crois que si dieu existe, il est dans les questions et les douleurs des cancres, plus que dans les réponses des sages. »
 
 
Mon avis :
Uniquement pour les passionnés du Catharisme !!!
 
     Après avoir visité le château de Villerouge-Termenès qui nous explique le procès de Guillame Bélibaste, j'eu très envie de mieux connaître ce "soi-disant" dernier cathare. Ce livre, emprunté à la bibliothèque, fut une aubaine.
    Mais j'ai très vite déchanté, et l'auteur n'en ai pas la cause. H Gougaud est un conteur agréable, et un homme de plume sans faille. Non, mon déplaisir est du à Belibaste. L'homme n'est pas ce que je pensais. Il faut vraiment être passionné de catharisme et avoir TOUT lu pour s'intéresser à ce curieux personnage.
    Je l'avoue (heu, pourquoi avouer, ce n'est pas mon procès mais celui de Guillaume), j'ai feuilleté le livre pour connaître un peu les bizarreries de ce personnage, qui (pour moi humble lecteur si peu cultivé en catharisme), n'est pas un vrai cathare, ni un individu aux actes logiques.
    Landru (personnage de votre époque cher lecteur) ou Gilles de Rais (personnage de mon siècle  hihihi) ne sont peut être pas des héros de bonté, mais ils se sentaient investis, ils vivaient leur personnage, ils avaient une raison et une 'logique'.  Notre Guillaume est désordonné, donc peu historique pour moi.
 
 Mais il ne tient qu'à vous de me démontrer le contraire !!!!
 
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 16:30


Pays :

 ALLEMAGNE

Région :

 PALATINAT

 

Le château

  Situation  (--> le voir sur une carte)

       Le site est à 8km au Nord de Pirmasens et à 32km au Nord de Bitche (en France). Le château de Steinenschloss est posé sur une colline entre Waldfischbach et Thaleschweiler.

   Coordonnées du château :

49° 15′ 56.19″ N 7° 36′ 19.5″ E
 49.265608°  7.605417°

 

      Origine du nom :

   Steinenschloss signifie : Château de la pierre (ou en pierre).

Que dire de plus ?

   Certains linguistes pensent que ce nom est apparu au 19ème siècle et serait (peut être) la déformation de  Steegener Schloss signifiant : château de Steegen. ("Steegen" était un village proche aujourd'hui disparu). 

 

Le château :

    L'extérieur :

Mais où est il ?

    Oupsss, ma carte n'est pas assez précise pour trouver le village et j'ai omis de prendre mes coordonnées gps. Il me faut le secours d'un "pépé" parlant quelques mots de Français pour arriver sur le parking.

      Mon destrier a repéré le petit parking proche de la D170. Il broute l'herbe verte pendant que je cherche le site. Je sais que mon Graal ressemble à cela, mais :

Dans quel état est il ?
  (Evidemment, vous avez compris que si je n'ai qu'un plan, c'est que ruine il y aura..

Intelligents vous êtes mes lectrices et lecteurs.)

 

Je l'ai trouvé

  Après 5 minutes de marche, je découvre enfin les remparts. Surpris je suis par cette vision :

- Ce château est posé sur la roche, mais curieusement la solidité des rochers au sol n'est pas utilisée pour consolider ses courtines (voir cet exemple d'un autre château).
- Il n'y a aucune tour flanque (voir vocabulaire). Cela ressemble à une petite forteresse du 11ème siècle qui n'aurait pas évolué.
- Les remparts (très consolidés au 20ème siècle) et surtout peu haut donc dépourvus de créneaux et de bretèches.
- Évidemment, vous avez remarqué le manque d'archère et de bouche à feu.

Est ce du à la consolidation ou bien cette ruine est elle très vieille (11ème siècle) ?

 

  L'ensemble mesure 70m de long par 45m de large. A sa construction, ce n'est pas un simple château de surveillance. Pour entrer dans la forteresse il faut franchir un pont fixe, qui devrait être un pont-levis il y a quelques siècles.

 

    L'intérieur :

La découverte

   En entrant, comme je l'imaginais, je ne vois aucun bâtiment. Cette basse cour parait vaste sans les murs des écuries et des communs. Pour comprendre ce "château fort", je vous propose de découvrir le plan :

 

Le plan

  1 - Entrée de la forteresse (avec pont),
  2 - Les communs,
  3 - Mur avec panneau de mise en garde : "Verbotten" (comprenez vous les risques que je prends pour vous ?),
  4 - Entrepôts (?)
  5 - Maison commune (?)
  6 - Chemin d'accès à la Haute cour,
  7 - (?)
  8 - Citerne,
  9 - Palais
10 - Garnison (?)
11 - Donjon,
12 - Remparts,
13 - Fossé creusé.

 

Le palais

a - Chapelle,

b - Pièce de confort avec cheminée,
c - Cuisine,
d - "Cave" ou cellier,
e - (?)
f - Couloir desservant les salles du palais.

   La ruine est si endommagée par endroit et si reconstruite à d'autre qu'il m'est difficile de vous en décrire plus sans commettre d'erreur. Je vous laisser rêver,  je repars vers de nouvelles aventures !

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle, construction possible d'un site fortifié, mais aucun texte l'affirme.
* En 1168, les troupes de l'empereur Frédéric Barberousse détruisent 4 châteaux forts, non identifiés dans les textes. Beaucoup d'historiens pensent que Steinenschloss était l'un d'entre eux.
* Au 13ème siècle, bien qu'aucun texte affirme que le château soit reconstruit, un donjon circulaire est cité.
* Au 15ème siècle, le site semble oublié (abandonné ?).
* Au 19ème siècle, les pierres de la ruine servent à la construction de la voie ferrée.
* Au 20ème siècle, des travaux de consolidation sont réalisés pour garder la mémoire du site.
* Au 21èmesiècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible.

 

 

 

 

 

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