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Ombre et lumière

10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 06:30
 

   Dans le département de l'Isère, un site magnifique est à découvrir au Sud de grenoble. Un arc de pierre grandiose, percé en son centre, est posé en haut d’une colline de 1220 m d’altitude. Cet arc était nommé autrefois : La Roche Percée.

   Cette magnifique sculpture naturelle est due à l'érosion des calcaires triasiques. Mais l’explication géologique n’est pas ‘crédible’ et le surnaturel est la ‘vraie’ explication. Ce rocher a fait naître une légende nommée :

 


La  Pierre  Percée

 

    " Au 16ème siècle, le Duc de Lesdiguières, seigneur du château de Vizille (village au Sud de Grenoble), était un grand chasseur. Pour garder son gibier à l’intérieur de son territoire, il décida de faire construire un mur immense entourant son domaine. Mais le coût de la réalisation était exorbitant.

   Il ne pouvait dépenser autant d’argent pour sa simple passion. Satan ayant eu vent de ce besoin ‘démoniaque’ vint un jour rendre visite au Duc :
  • * "Messire, je connais votre envie si belle et si grande" (vil flatteur il est, évidemment).
  • * "Je vous propose ‘gratuitement’ de construire cet immense rempart".
Le Duc comprit que piège il y avait, mais il laissa parler le Diable.
  • * "Je ne vous demanderai rien de terrestre, juste……….. un petit rien ...."
  • * ".......un presque rien................Votre……… âme".
 
C’est le contrat habituel de notre satanique marchand, (Vraiment Belzébuth est trop prévisible !).
  Le Duc voulait vraiment son mur, mais la damnation, c'est peut être un peu trop. Il mit donc une close à l'accord.Tagada, tagada...
  • - "Tu devras construire ce mur en un temps record".
  • * "Bien sur votre majesté" fit le diable.
  • - "Je vais monter sur mon cheval et faire le tour de mon domaine".
  • * "Tout ce qu’il vous plaira votre grâce" ricana Satan.
  • - "Et si le mur n’est pas fini lorsque j’aurais fait le tour, je ne te devrai rien".
  • * "Wouaff, wouaff" aboya le diable certain de gagner.
 
   Et pendant que le Duc allait sceller son destrier, Belzébuth demanda à son Folaton (C’est un esprit espiègle qui hante les alpages et les chalets) de commencer instamment la construction.
   Evidemment, le diable tricha un peu (sinon il ne serait pas diabolique) en faisant appel à des dizaines de diablotins commandés par le Folaton.
Le mur s'allonge à une vitesse extraordinaire ! 
 
Les deux extrémités allaient se rejoindre... tout est perdu !  
 
   Le divin surveillait-il ce spectacle ou l'ange gardien Ducal était il puissant ?   Nul ne le sait, mais d'un saut prodigieux, presque surnaturel, le cavalier franchit le mur non terminé.

Satan pesta, jura, cracha  (oui, il a le droit, c’est le diable).


    Il fut si mécontent du Folaton, qu’il l'expédia d'un grand coup de pied, sur la colline de Creys, près de La Motte d'Aveillans.

  Il atterrit à quatre pattes, la tête sur le sol, avec sa grosse bosse sur son dos. Satan le pétrifia pour l'éternité. (il est bien rancunié ce diable !). "

 

     Si un jour, vous venez dans cette calme région, ne manquez pas la balade agréable et courte avec une vue sur les Écrins et sur les lacs. Pique-niquer sur un Folaton est une jubilation que vous n'éprouverez nulle part ailleurs.

Mais attention...... Satan n'a peut être pas dit son dernier mot !!!!!


  Un folaton pétrifié par le Diable !
Sa forme a été travaillée par l'esprit de Belzébuth  

 

 


 Voici d'autres légendes avec  "le DIABLE"  pour ..... héros :  

  * le puits du Diable de Fleckenstein 
  * le pont du Diable de Montoulieu 
  * le pont du Diable de St Guilhem le Désert
  * le Pas de Soucy

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 06:30

Blason du canton du Valais

Pays :

 SUISSE

Canton :

 VALAIS

 

Le château :

 

Voila une ruine qui ne cache pas ses origines médiévales !  Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La ville de Marigny se situe à 30km au Sud-Ouest de Sion, sur la rive gauche du fleuve Rhône. Les Français allant en Suisse depuis Chamonix passent obligatoirement par cette ville.

    Le château de La Bâthiaz a été construit pour surveiller ce carrefour et prévenir des invasions Savoyardes.

   

  Description du château :

    Proche du centre ville, au Nord-Ouest, au bord d'un ravin naturel, un bâtiment fortifié pose pour la photo. Sa forme brute me titille les neurones médiévaux. Ressentez vous cette montée du plaisir ?

 

    L'extérieur :

L'arrivée

   Par expérience, je sais qu'une ruine trop proche d'une ville est souvent très "bétonnée". Mais c'est ma première ruine durant mes vacances en Suisse, alors je vais prendre le temps de regarder chaque pierre.

 

1ère analyse

   La forme générale du château de La Bâtiaz est un pentagone irrégulier avec un donjon assez primitif excentré. C'est une architecture militaire du 13ème siècle "inventée" et reproduite souvent par les Savoyards dans cette région.
   Heureusement la montée vers mon "graal" ne s'effectue pas par la falaise, mais par un chemin au Nord. En saison, il y a un "petit train" amenant les touristes au sommet.
   Sur le plateau, à travers les arbres apparaît la forme brute du rempart,  comportant des traces d'échauguette aux angles (certainement un ajout postérieur).
   Comme je le supposais, cet ancien vestige est très reconstruit mais il a gardé son cachet... Hummm...... Quel plaisir à pied de faire le tour de cette "oeuvre".


    L'intérieur :

La découverte

        En entrant dans la basse cour, je comprends pourquoi ce château a été reconstruit. En été, il doit y avoir des animations et des loisirs; Je ne vous la décrirais pas.

  Vite, je monte les marches vers le château.

     Évidemment, il y a une porte précédée d'un pont, devenu fixe au 20ème siècle.

Le plan
 Pour faciliter la compréhension de ce château, voici son plan :

  • 1 - L'entrée fortifiée avec le pont.
  • 2 - Le grand logis (devenu la taverne).
  • 3 - Magnifique salle arrondie défendant le coté Est (devenue salle pour la buvette).
  • 4 - Citerne.
  • 5 - Le donjon : Chef d'oeuvre de l'art militaire Savoyard du 13ème siècle. 
  • 6 - A 10 mètres du sol, l'entrée médiévale du donjon. 
  • 7 - Bretèches (voir vocabulaire).

 

La cour et les bâtiments annexes

  La reconstruction des bâtiments a permis de faire une salle d'animation, et surtout une buvette restaurant dont l'ambiance est chaleureuse, rustique et presque médiévale. Dans la cour un haut donjon me regarde.

Avez vous remarqué les trous de boulin (voir vocabulaire) en spirale autour du donjon ? 

   Je sais que la véritable visite commence avec le donjon et j'ai hâte de dépenser quelques piastres pour gravir les marches.  Oui, vous avez bien lu,  je vous emmène dans l'ascension d'une vraie tour maîtresse du 13ème siècle.
    A 10 mètres du sol, la porte ogivale est l'entrée médiévale de la tour et je n'ai pas d'échelle....... Formidable, les Valaisans ont percé une ouverture à sa base pour "me" faciliter l'accès.

 

Le DonjonEst ce la montée vers le paradis ? Pour "le chevalier" : Oui !

       Heureusement, l'ascension ne se fait pas par des échelles amovibles comme au Moyen Age, mais par un escalier en bois parcourant les contours du donjon. Les marches craquent, et sentent bon....... C'est un vrai plaisir des yeux, "des ouïes et des naseaux". Le visiter seul, dans ce silence, amplifie les sensations.
  Ce donjon est accolé au rempart Ouest, coté le plus exposé à l'attaque. Puisque c'est une tour de défense, quelques archères droites s'insèrent dans l'épaisseur des murs.
 
  Soudain, l'escalier en bois disparaît et fait place à...... un escalier dans l'épaisseur du mur.

Quel choc !

 

La richesse du donjon

    Et je ne suis pas au bout de mes surprises : Des latrines intérieures, un réservoir, un conduit d'aération, une cheminée etc.... Plus je monte et plus les détails médiévaux sont nombreux.
   Avant la plate-forme submitale, un plafond sur croisées d'ogives m'emporte au 13ème siècle. Il n'a pas la beauté ciselée et la finesse de celui de Raron  (voir ce château), mais l'ambiance de la pénombre sublime ses pierres.

 

La vue

    Après 2 heures de découverte (j'avoue que je regarde chaque pierre, alors, le temps s'écoule), j'accède au sommet et vous devinez un peu ce que je vais vous montrer : Le magnifique panorama.
     360° de plaisir visuel s'offrent aux courageux qui ont affronté la poussière, les escaliers glissants, les toiles d'araignées, les dragons (heu, j'en rajoute un peu, j'avoue   ).
    Parfois, je me demande si la vue qu'offre la plupart des châteaux du Moyen Age n'est pas le plaisir que je viens chercher en premier (ce doit être mon coté "montagnard des cimes").
     Soudain, à 30km au Nord-Est une ruine me fait signe; C'est le château de Saillon qui quémande ma présence.

J'arriiiiiiiiiive.

 
Histoire du château :

  • * Vers le 1er siècle, un fort Romain semble exister en ce lieu.
  • * Au début du 13ème siècle, l'évêque de Sion fait construire un petit château au carrefour des vallées.
  • * En 1259, le Comte de Savoie Pierre II (voir liste des Comtes) assiège le château.
  • * Vers 1260 (?), les Savoyards construisent un donjon circulaire à l'intérieur des remparts.
  • * Vers 1281, Pierre d'Oron, évêque de Sion, récupère le château et réalise des travaux de consolidation et de modernisation.
  • * Vers 1350, le château est repris par les Savoyards.
  • * En 1474, début de "la guerre de Bourgogne".
  • * Vers 1480, les Confédérés attaquent le château puisqu'il est possession de leur ennemi : Le Duc de Savoie (voir titre de noblesse). Il semble que les bâtiments subissent quelques dommages.
  • * En 1518, George Supersaxo lutte contre le Cardinal Schiner. Il s'empare du château et le brûle.
  • * Au 20ème siècle, des travaux de restauration sont entrepris.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur ainsi que de la 1ère enceinte est libre et gratuite. La visite du donjon est payante. Il n'y a "que cela" à voir mais c'est un concentré de technique architecturale médiévale.

Mes yeux se perdent vers l'infini !

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 06:30

 

Département :   73 - SAVOIE

 

Le bourg : 

Sur sa colline, le château regarde les voitures passer sans s'arrêter !      Situation   (--> le voir sur une carte)

          Le petit village de La Bâthie est situé dans la vallée de la Tarentaise, à 8 km au Sud d'Albertville. Le site de Chantemerle est un petit hameau à 1 km au Nord de La Bâthie. 

   Coordonnées du château :

45° 38' 20.562" N 6° 26' 44.797" E
 45.639045°  6.445777°

 

Le château : 

    Si parfois, vous vous dirigez dans la vallée de la Tarentaise pour rejoindre en hiver une station de ski ou en été pour découvrir les sentiers Alpins, sur l'autoroute avez vous regardé sur les hauteurs à gauche ?
    La prochaine fois, ralentissez, et même mieux sortez de l'autoroute pour découvrir ce château extraordinaire.

 

   L'extérieur :

      Depuis le hameau de Chantemerle, un petit sentier pédestre monte sur le plateau portant le château. Comme souvent, une ruine médiévale doit s'apprivoiser et se mériter. Cette "grimpette" est l'occasion pour un simple chevalier (comme moi) de lever la tête vers son "graal".
    En contournant le château par l'Ouest, je découvre de hauts murs médiévaux sans archères, mais avec quelques vestiges de fenêtres (renaissance ?). Ce devait être le logis principal; Des latrines accrochées au rempart confirment mon hypothèse.

 

   Un peu plus loin, j'admire un panorama extraordinaire (comme elles sont belles ces montagnes). La rêverie passée, j'observe le mur du logis; Curieusement il se transforme presque en "un mur de défense"; Il est vrai que les assaillants ne pouvaient arriver que par ce coté, un mur sans fenêtre est donc obligatoire.

La forme travaillée de ce château est du à l'apic.

 

 

  Sur la plateforme, le spectacle est incroyable :
    - La vue bien sur (la ruine domine de 100m la vallée),
    - Une tour carrée,
    - Une tour ronde,
    - Un logis polygonal.

 

 Pour mieux comprendre, voici le plan de ce château

  Certains historiens-archéologues définissent ce château comme 3 tours reliées par une courtine. En regardant le plan et en visitant la ruine, je ne ressens pas cette explication, et vous ?

 

    La tour carrée :   

       Aujourd'hui, elle est toute seule à L'Est, détachée de la ruine, mais à l'époque médiévale, elle était accrochée à la courtine Sud. Cette tour carrée est très imposante par sa hauteur et sa forme agressive. Depuis la route, je pensais que c'était le donjon tant elle dépasse les autres constructions. Mais il est rare que la tour maîtresse d'un château soit ressortie du rempart. Posée au bord de la falaise, elle avait sûrement pour fonction d'impressionner et marquer un territoire (elle me fait penser au château de Foix).
   Je remarque 2 constructions avancées et décalées (Les avez vous vues ?).

Sont ce des bretèches (voir vocabulaire) ?

    J'en doute car il n'y a aucune porte en dessous, ni de point vulnérable puisque la tour est posée sur le roc, proche de l'apic.
   La présence de latrines signifierait que cette tour était habitée. Des éléments de confort dans une tour de défense avancée sont assez inhabituels. Ce château n'était donc pas une construction de frontière mais un lieu de résidence de personnages importants. 

 

    La tour ronde : 

      La tour ronde construite à l'opposé du ravin est adjacente au logis. Il semble qu'elle soit le véritable donjon du château. Contrairement au logis, elle ne comporte pas de fenêtre, la porte d'accès est à 5 mètres du sol (ce qui est classique au moyen âge). Ce devait être le refuge ultime en cas d'attaque.
    Malgré l'épaisseur des murs, quelques archères droites ont été insérées dans la partie haute de la tour du coté de l'attaque; Le sommet comporte des créneaux assez rudimentaires, sans trou de visée.
    Les dimensions de ce donjon sont imposantes: 22 mètres de haut (je ne l'ai pas mesurée, certains textes l'affirment) pour un diamètre de 9 mètres. 

 

    Le logis :   

       Contrairement à des châteaux plus traditionnels (voir Guédelon), le logis de Chantemerle a une forme complexe. Cela s'explique en partie par l'apic très proche, mais une question se pose :

Pourquoi les architectes n'ont ils pas utiliser toute la plate-forme ?

 

   En observant les matériaux utilisés, il apparaît que de la brique s'insère dans les murs en pierres. Il y a bien eu au moins 2 époques de construction pour ce logis.

   En pénétrant dans la première salle du logis coté Sud, je vois quelques archères assez primitives ressemblant à celles de la tour ronde. En regardant à travers, je vois le pentu chemin d'accès.
   Un peu plus loin, de hauts murs avec de larges fenêtres me prouvent bien que je suis dans le logis du châtelain. Les pièces devaient êtres grandes et lumineuses, voila une amélioration que la renaissance a du apporter à ce château médiéval.
    De grandes pièces avec autant de fenêtres dans une région montagneuse (donc froide en hiver) doivent être complétées par des cheminées évidemment.  Et là, je ne suis pas déçu, il y a en partout. Certes, les années de pillages des belles pierres n'ont laissé que les traces des foyers, pourtant, à l'étage du dessus, un joli vestige est accroché à la paroi.

  "Que me dites vous ?"          
      "Ce n'est presque rien !"      
          "Pas du tout" rétorquerais je.  

 

    Regardez sur le coté gauche, une sculpture de lierre entrelacé, et sur le coté droit, une tête très expressive. Si une cheminée comporte de si belles pierres, on peut imaginer le luxe dans ce château et le plaisir que la châtelaine devait avoir à décorer son intérieur (n'est ce pas mesdames !).  

 

 

Histoire du château :

* En 1196, un château est cité en ce lieu, mais bien que sa description soit très floue, il ne semble pas important. Il appartient aux évêques de la Tarentaise.
* Vers 1265, sous le règne de Pierre II (voir liste des comtes de Savoie) un nouveau château est décrit en ce lieu. Le châtelain réside dans ces murs avec quelques hommes d'armes et archers. Il exerce plusieurs fonctions (civiles et militaires) :

    - La surveillance de ce début de vallée,
    - Le contrôle des terres appartenant aux évêques,
    - La basse, moyenne et haute justice,
    - La collecte des impôts.

* Au 14ème siècle, le château devient la résidence d'été des archevêques de Tarentaise qui siègent normalement à Moûtiers.
* Au 15ème siècle, avec l'invention des canons, le château perd son intérêt stratégique. Il est remanié pour plus de confort.
* Jusqu'au 18ème siècle, des aménagements sont réalisés dans les logis, mais l'esthétique générale ne change pas beaucoup. Étant loin des frontières, il ne subit pas d'attaque.
* En 1789, il semble que le châtelain fuit le château et les évêques ne le revendiquent pas.
* En 1792, les révolutionnaires le réquisitionnent et le vendent comme bien national. Hélas, il n'est pas entretenu et l'état de ruine devient son avenir.
* En 1988, la région achète puis consolide cette belle ruine.
* Au 21ème siècle, la découverte du château est libre et gratuite. Bien que la ruine ait été consolidée, le risque de recevoir une pierre existe. Attention aux enfants car la construction est posée au bord d'un ravin (logique, c'est un château médiéval).

 

 Représentation du château au 13ème siècle par J.Téaldi

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 06:30
 

 

 

    Près du château de Landsberg en Alsace pousse une fleur rare. Dès les premiers rayons du soleil de printemps, lorsque la neige commence à fondre, un bouton de fleur traverse la surface blanche et illumine le paysage par ses multiples couleurs.

   Il n'en fallait pas plus pour qu'un conte naisse sur l'eranthis hielalis, plus familièrement appelée: La Crinoline. Ce conte se nomme :

 

 

La fleur de Schlossbliemel du château de Landsberg

 

 

"  Cela se passe du temps des croisades. Un chevalier de Landsberg grand, beau, fort et intelligent, (bien sur,  puisque c'est un conte, il faut bien rêver un peu mesdames) sachant le retour proche dans son château d'Alsace, voulait faire un merveilleux cadeau à sa belle qui attendait depuis 2 ans sagement (je vous avais dit que c'était un conte, hihihi) le retour de son promis.Est ce vraiment un cadeau pour ma princesse ?

      - "Que puis je offrir d'extraordinaire à une femme exceptionnelle ?" pensait il.

 

  Une vieille dame qui passait par là compris dans quelle difficulté ce seigneur était (ha, ces hommes, un rien les perturbe quand on parle de sentiments hihihi). Elle lui dit :

      * "Beau chevalier, si ta 'fleur' est exceptionnelle en ton coeur, offre lui une fleur......... exceptionnelle, tout simplement !"

 

  Et elle lui tendit un bouton sans forme au bout d'une tige un peu molle.

      - "Que veux tu que je fasse d'une fleur non ouverte ?" pouffa t il

      * "Bien ignare tu es en amour pauvre guerrier. Cette fleur s'ouvrira à la chaleur de votre feu amoureux."

 

   Dubitatif, notre chevalier mit 'cette herbe' dans son sac et prit la direction du retour. En chemin, il se mit à préparer une prose à déclamer à sa belle.

 

    Lorsqu'il revint dans son pays, c'était la fin d'un hiver de neige terrible. Malgré le froid, à la porte de son château attendait une princesse d'une immense beauté qui rayonnait de milles feux  (oui, j'en rajoute un peu, je l'avoue).

 

   Lorsqu'il la vit, son coeur se mit a battre comme jamais, ses yeux s'illuminèrent, ses jambes flageolèrent, et ce qui est pire, les mots merveilleux qu'il avait préparés durant son long retour furent oubliés....... (ouai, ce n'est pas le prince charmant des contes de notre enfance).

Aussi courageux soit un chevalier, il n'est rien devant une belle !

 

 C'est alors qu'il repensa à la vieille femme. Il sortit de son sac LE cadeau si insignifiant à ses yeux.

 

  Evidemment, le miracle se produisit.

Un feu d'artifice de couleurs.

 

  La belle fut charmée par ce présent si simple et si original (fastoche à séduire les nanas hihihihi). Elle effeuilla un a un les pétales qui s'envolaient au vent devant le château.

 

    Et c'est depuis ce jour que cette fleur pousse dans la neige fondante pour raviver la flamme des futurs amants. Il suffit, dit on, de la cueillir ensemble, et les coeurs s'entremêleront à jamais. "

 
 

    Evidemment, je suis allé visiter ce château. Secrètement, j'espérais qu'une belle etc....   Mais voilà, j'eu 3 gros problèmes :

- Il n'y a plus de porte au château. Où va t elle m'attendre ?
- Point de belle dans un rayon de 100m (que viendrait elle faire dans une ruine, il est vrai ?)
- Impossible de ramasser cette fleur, elle est aujourd'hui protégée.

 

 ...... et.... une bise à droiteUne bise à gauche...et....Sniffff ........... je suis rentré "bredouille", personne m'aime .......... Sniffff

 

Cette fleur balance au rythme de notre amour !....

 

 


(c) Les dessins du chevalier et de sa belle m'ont été confiés par une jeune artiste talentueuse qui a un blog ICI

 

 


 

 Il existe un autre conte Alsacien avec une fleur........ Mais il est un peu moins romantique.

 

 

 

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 06:30
 
Le web est riche de vidéos sur le château de Guédelon (dans l'Yonne).
J'en ai sélectionnées quelques unes pour votre plaisir.

 

 

  xxxxxxxxxx

Chantier Médiéval de Guédelon
Construire un château fort aujourd'hui.
Un chantier médiéval.
 
Visite du château fort de Guédelon : Novembre 2007
Vidéo de Guy Cardinal
 
Le descriptif du château de Guédelon est ici
 



  Si vous êtes l'auteur d'une de ces vidéos et si vous pensez qu'elle n'a pas sa place sur cette page, faites le moi savoir et je l'enlèverai.... Chevalier d'honneur je suis.
 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 06:30

 

Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CATALOGNE

 

   Non, non, non, ne craignez rien !... Je ne suis pas entré dans les ordres (Chevalier je reste). Vous êtes toujours sur le blog des châteaux forts.
   Les fortifications pouvant prendre des "visages" différents, je voudrais vous montrer une architecture à l'opposé des habituelles ruines castrales.
 Pour entrer dans le monastère, je vous conseille cette musique.

 

Le bourg  : 

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le monastère fortifié de Santa Maria de Poblet est situé à 40km au Nord-Ouest de Tarragone et à 10km à l'Ouest de la ville fortifiée de Montblanc.

    Poblet est le plus grand monastère Cistercien d'Europe, c'est un monument incontournable de Catalogne.

 

Le monastère :

    L'extérieur :  

L'arrivée

  L'idéal pour tous monastères était de créer un petit univers où la discipline, l'ordre et la sécurité étaient au service de Dieu.

   La sécurité a été obtenue par une enceinte extérieure, l'ordre par un cloisonnement justifiant 2 autres remparts.

 

1ère enceinte

     Avec les années l'immense rempart extérieur, qui protégeait les habitats des ouvriers, les cultures et les ateliers, a été abaissé. Cela permet d'admirer la majestueuse sacristie du 18ème siècle (ainsi que le 2ème rempart avec tour de défense), et surtout la magnifique tour-lanterne octogonale.

 Où est l'entrée de ce site ?

 

2ème et  3ème enceinte

    C'est en contournant le mur extérieur que je découvre la porte fortifiée du 2ème rempart. Double vantail, mur épais, bretèche (voir vocabulaire)... Tous les classiques systèmes de défense sont présents. Aujourd'hui, sa fonction est plus pacifiste puisqu'elle héberge la billetterie et le magasin de souvenirs.
   Quelques dizaines de mètres plus loin, je suis en admiration devant l'imposante fortification du bâtiment monastique. Quelle puissance et quel charme !
   Cette façade a inspiré de nombreux artistes et les gravures la représentant à différents siècles ne manquent pas.

   L'intérieur :

L'opposition magnifique
A l'intérieur, c'est le choc !

   L'extérieur représentait la force et la rigueur militaire, l'intérieur aspire au calme et à la plénitude... Wahouu, je ne suis plus le même.
  Pour vous orienter, voici le plan du monastère de Poblet.

Le cloître (repère 6 sur le plan)
  La visite commence par le grand cloitre construit en style Roman à la fin du 12ème siècle, puis réaménagé au 13ème. Les sculptures des chapiteaux gothiques sont très sobres (motifs végétaux). Les arcs des galeries sont trilobés et surmontés de rosaces.
     Ombres et lumières jouent avec nos yeux et incitent au rêve ou au recueillement (mais que m'arrive t il ?).
Est ce pour celà que de nombreux tombeaux de généreux donateurs ont été posés sur les murs de ces allées ?
   Avant d'entrée dans le réfectoire, il faut se laver les mains dans ce large lavatorium --> (repère 7 sur le plan).
Cet endroit est "bruyant" par l'eau qui retombe et pourtant apaisant (holalala, chevalier je ne suis plus, religieux je deviens).

Le réfectoire
(repère 8 sur le plan)
   C'est une grande salle rectangulaire d'une grande sobriété architecturale soutenue par 3 arcs et des croisés d'ogive. Au fond, une chair devait accueillir un moine lecteur.

La cuisine
  (repère 5 sur le plan)
    Évidemment elle communique avec le réfectoire, des trous ont été aménagés dans le mur pour passer les plats. L'architecture est sobre, mais a été "défigurée" par une restauration moderne.

La bibliothèque
(repère 11 sur le plan)
   En entrant dans une petite salle rectangulaire très sobre nommée le parloir (repère 10), je ne m'attendais pas à trouver à gauche un magnifique exemple d'architecture Cistercienne dans l'actuelle bibliothèque. C'était le Scriptorium des moines.

La salle capitulaire 
(repère 12 sur le plan)
   C'est le chef d'oeuvre de Poblet. L'art roman et gothique se mêlent avec harmonie dans le pur respect de l'architecture cistercienne.  J'admire religieusement (je vous avais dit que je changeais) cette architecture si légère.
   Le sol comporte les pierres tombales de certains religieux.

Le réfectoire des frères convers (repère 22 sur le plan)
   Cette élégante salle du 13ème siècle était à l'origine le "pressoir" et la cave à vin. De nombreux tonneaux (aujourd'hui disparus) étaient répartis contre les murs.
    Il est encore possible de voir sous le parquet un canal de transport du vin, ainsi qu'un grand silo en pierres.
   Au 14ème siècle, le sol est surélevé et la salle se transforme en réfectoire
 
Le dortoir des moines
   A l'étage, je suis ébahi devant une salle de 87 mètres de long comportant 19 arcs s'appuyant sur des consoles d'inspiration Mauresque (d'après le guide). Je ne remarque aucune cheminée....  La chaleur de Dieu devait les réchauffer.
 
L'église (repère 13 sur le plan)
   Point de Monastère sans lieu de prières. L'église est à la mesure de ce site : Simple et grandiose. Il faudrait un article entier pour décrire toutes les beautés et les caractéristiques de ce bâtiment. (retable, panthéon royal, chapelles absidiales, etc...). Je préfère vous laisser la surprise de ces merveilles (et puis, chevalier des châteaux je suis).
 
 Nota : Il y a de nombreuses salles que je ne vous ai pas décrites volontairement. Ce sera une surprise lors de votre visite.
 
 
Histoire du château :

* En 1151, le Comte (voir titre de noblesse) Raymond Béranger IV donne à l'abbaye de Fontfroide (en France dans l'Aude) des terres au pieds du versant Nord des montagnes de Prades.
* En 1153, une communauté Cistercienne s'installe sur le site de Poblet.
* Au 14ème siècle, grâce au donation des Rois et des nobles, le monastère devient puissant (nomination de maires, juridiction de Baronnies, etc...).
* Au milieu du 14ème siècle, Pierre III le cérémonieux fait du monastère le Panthéon Royal de la dynastie.
* Le 16ème siècle, annonce le déclin du monastère.
* En 1835, une loi est votée autorisant la vente des biens ecclésiastiques.
* Au 20ème siècle, rétablissement d'une activité monastique.
* En 1991, l'Unesco inscrit Poblet au "Patrimoine Mondial de l'Humanité".
* Au 21ème siècle, la découverte du monastère est payante et accompagnée. Le lieu est si extraordinaire, si unique avec des guides d'une grande quantité que vous ne regretterez pas vos quelques Euros. 

 

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fortifiées
d'Europe
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                         Pourquoi le choix de cette musique : Le Lacrimosa du Requiem de Mozart
Parce qu'elle :
   1 - Parle aux anges. Avez vous senti le souffle de leurs ailes ?
   2 - Est ombre et lumière entre les voix et les violons, comme dans le cloître,
   3 - Violente nos sens et adoucit notre stress en même temps. Notre attention est décuplée.

Et puis... Amadeus est incontournable pour moi  !



--> Auriez vous fait un autre choix musical ?
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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 06:30

 

Département :   74 - HAUTE SAVOIE

 

Le bourg :

Voila une ruine comme j'aime !    Situation :  (--> le voir sur une carte)

   Cusy est un petit village entre le lac d'Annecy et le lac du Bourget, à 10 km au Nord-Est de Aix les Bains. Fésigny est un lieu-dit sur les hauteurs (660 mètres) à l'Ouest de Cusy. 

   Coordonnées du château :

45° 46' 13.39" N 6° 0' 36.137" E
 45.770386  6.010038

 

    Origine du nom :

   Le hameau porte le nom du château, qui était le nom des propriétaires durant 500 ans. 

 

Le château : 

    Extérieur :

Préambule

   En préparant mon week-end en Haute Savoie, j'avais prévu de voir une "ruine ruinée" (comme j'ai l'habitude de vous en montrer). Je me réjouissais à l'avance. Ma seule crainte était que la ruine ait été démolie comme cela arrive parfois avec des bâtiments dangereux trop proche des routes ou des habitations.

  En arrivant dans le hameau de Cusy, je mis mon "destrier à moteur" dans l'herbe, et je me rendis vers le point le plus haut, endroit logique pour un château médiéval. Et là, une surprise m'attendait..... 

 

La surprise

   Je n'avais pourtant pas bu, mon gps m'indiquait bien l'endroit :

- Avais je été drogué dans la taverne au matin ?

- Étais je victime d'un empoisonnement d'un "ennemi" Savoyard contre votre chevalier Dauphinois ?
- Y avait il sorcellerie ?

  Evidemment, rien de tout cela :

* Au 21ème siècle, il y a une grande amitié entre nos deux régions.
* Et ce n'est pas la sorcellerie qui me fait voir cela.

   Cette transformation entre ma carte postale en noir et blanc et la réalité en couleur au 21ème siècle est du à un "passionné des vieilles pierres" ayant redonné vie à une ruine qui se laissait mourir !

 

Je suis sous le charmeQuelle harmonie entre ces époques de construction. 

     Ce qui est surprenant, c'est le contraste  entre l'époque médiévale, l'amélioration renaissance et le confort des ajouts du 20ème siècle. Mais l'ensemble est très harmonieux.

Qu'en pensez vous ?

 

Mes constatations

   Ma première constatation est que cette bâtisse ne devait pas être un château, mais une maison forte.
  L'autre constatation est la finesse de l'architecture pour un bâtiment médiéval construit pour la "défense" (défense très allégée car je ne vois pas de trace de rempart, ni de fossé).

   Je me dois de mieux regarder cette architecture.

 

 La face Ouest
      Le bâtiment le mieux conservé et le moins modifié est incontestablement sur le coté Ouest. Les murs sont bien appareillés en tuffe, et les angles comportent deux belles échauguettes avec toiture conique. Elles reposent sur une série de 3 encorbellements arrondis que vient "casser" l'angle des murs.

     Voila une méthode de construction que l'on retrouve même dans le pays Audois (voir château de Quillan). Les ouvertures rectangulaires ressemblent plus à des fenêtres Renaissance qu'à des archères ou postes de guet. Pourtant, elles sont asymétriques comme pour offrir un plus grand angle de vision.
   Les échauguettes ainsi que la courtine comportent des corbeaux.

Était ce pour soutenir des hourds (voir vocabulaire) ou bien un ancien chemin de ronde ?

 

Y a t il des systèmes défensifs ?

   Curieusement, je ne vois aucun système défensif habituel. Pas d'archère, de bouche à feu, de créneaux de bretèche. Ma supposition que Fésigny soit une maison forte plutôt qu'un château se confirme.

   Au Sud de ce bâtiment une jolie porte avec arc brisé renforce l'image d'une bâtisse médiévale. L'originalité de cette porte est la double utilisation de matériaux pour les montants :
      - En partie basse, la structure est en calcaire et chanfreinée aux angles,
      - La partie supérieure est en molasse.

 

 La face Sud 

      Accrochée au bâtiment, une tour carrée en molasse surprend par sa sobriété. D'après les documents d'archive, elle comporte un escalier à vis desservant tous les étages. Voici encore une preuve que cette maison forte n'est pas un château. Une construction fortifiée médiévale ne donne pas à l'ennemi l'accès direct à tous les étages. Escalier mobile, échelles en bois, labyrinthe, sas étaient courant pour ralentir l'intrus et améliorer la défense.

 

Le blason

   Sur la face Est de la tour, au dessus d'une porte "récente", j'aperçois une baie de lumière verticale. Elle comporte sur le montant droit de son encadrement en calcaire un blason; C'est celui de la famille Fésigny : "De gueule à bande d'argent étoilée".

  Ce blason se trouve aussi sur le linteau en accolade de la porte d'entrée de la cour.

 

   L'intérieur :

      Hélas, le jour de ma visite, les propriétaires étaient absents. Je n'ai pas trouvé de littérature décrivant l'aménagement des salles.

    Peut être que j'aurais plus de chance avec le prochain château

M'accompagnez vous ?

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, il semble qu'une fortification soit construite. Une famille Fésigny est citée, elle est vassale des Comtes de Genève.
* A la fin du 13ème siècle, le Comte de Savoie Amédée V (voir liste) s'empare des terres Genevoises de toute la région. Le seigneur de Fésigny ne s'oppose pas à ce changement. Il est maintenant vassal du Comte de Savoie.
* En 1464, Guy de Fésigny, président du conseil Ducal est chargé d'une mission. Il doit arrêter son voisin Jacques de Montmayeur qui a offensé le Duc. Mais après quelques péripéties, Montmayeur tranche la tête de Fésigny.
* A la fin du 20ème siècle, les bâtiments sont consolidés et une habitation moderne se construit en prolongement donnant une seconde vie à cette maison forte.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est possible. La visite de l'intérieur est interdite car c'est une propriété privée.

 

 Cela vous plairait une échauguette pour installer votre coin informatique ?

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 06:30
     Dans ma recherche de fortifications médiévales, il m'arrive parfois de trouver une documentation minimale sur un bâtiment peu fortifié. Mon instinct de chasseur-médiéviste m'oblige à le découvrir et... à vous le montrer.  


Département 24 - DORDOGNE

Le bourg :
   Situation :   (Le voir sur une carte)
       La commune de Vanxains est située à 10km au Sud-ouest de Ribérac et à 12km au Sud-Est de Aubeterre sur Dronne.

  Coordonnées du bourg :

45° 13′ 0.12″ N 0° 17′ 17.16″ E
 45.2167°  0.2881°


L'église fortifiée:
      L'extérieur :
La découverte
    Au centre du village, le bâtiment religieux est immanquable tant il est imposant et domine les maisons. Mais point touriste je suis, et ma recherche commence par la vue latérale du clocher. Hélas, cette solide construction romane ne me donne aucun indice sur une possible fortification.

La recherche d'indice
    Je prends un peu de recul et tente de disséquer la façade. Elle est massive, semble avoir été construite en 2 étapes et .. (rêverais je ?).. je crois voir des fentes de tir, mais ce ne sont peut être que des baies de lumière (?).
   La preuve d'une église fortifiée étant faible, je continue la recherche sur la face arrière, qui est sobre, massive, romane mais sans trace de défense.

Ai je trouvé ?
     Ma 4ème tentative de recherche d'indice est plus fructueuse. Comme je le pensais, cette église devait être un bâtiment solide pour la sécurité de la population. Par conséquent, elle possède une salle de repli au dessus de la nef accessible uniquement par une échelle à l'intérieur.

L'intérieur :
     De belles croisés d'ogive se distinguent dans les allées, une coupole simple et douce, et c'est surtout la lumière diffuse du chevet qui m'attire. Le plan peu classique ne me révèle pas d'autres indices de défense.


Histoire dé l'église:

* Au 12ème siècle, les habitants fortifient l'église. 
* Au 21ème siècle, la découverte est libre et gratuite. L'intérieur de l'église (dédiée à Notre Dame) est visitable en dehors des offices.

 

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 06:30

 

Département :   56 - MORBIHAN

 

Le bourg fortifié :

  Plan des fortifications de Malestroit  Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Le petit bourg de Malestroit est situé à 10km au Sud de Ploërmel et à 30km au Nord-Ouest de Redon.

   Coordonnées du bourg :

47° 48′ 38″ N 2° 22′ 56″ W
 47.810556°  -2.382222°

 

Description des fortifications : 

    L'extérieur

Pourquoi le choix de ce site ?

     Quand, il y a quelques années, j'ai découvert le plan des fortifications du bourg, j'ai de suite noté Malestroit sur ma carte de découvreur médiéviste.

Ai je eu raison ?

 

La découverte

     Avec ma chance de Chevalier, mon destrier me dépose devant une porte de garage  .

   Mais pas n'importe qu'elle porte.... Un porte magique..... ....ou maudite.

  Quel est donc ce sortilège m'empêchant de voir de hauts remparts protégés par de beaux mâchicoulis (voir vocabulaire) ?

 

   Point de magie ensorcelée, mais une réalité de votre siècle. Ce mur si "banal" est l'une des rares traces des remparts de Malestroit.

 Vous doutez de mes dires ?..... Regardez cette pancarte.

 

La porte Saint Jean

    Pour conjurer la "malédiction du rempart maudit" , je décide de parcourir à pieds les 900m du périmètre théorique. Et c'est ainsi que s'offre à mes yeux le trésor de ce bourg : La porte Saint Michel.

 

    L'intérieur
        Remparts et tours ne sont pas visitable.

 

 

  Histoire du bourg :

* En 1463, Jean IV Raguenel, maréchal de Bretagne, fait protéger le bourg en construisant un rempart de 8 mètres de haut et 2 mètres d'épaisseur avec archères, fossé et portes fortifiées.
* En 1589 et durant 3 ans, les ligueurs de Mercoeur attaquent le bourg et endommagent les remparts.
* A la fin du 16ème siècle, les murs du rempart sont épaissis et des canonnières remplacent les archères.
* Au 18ème siècle, les Chouans attaquent souvent le bourg et détruisent partiellement les fortifications.
* Durant la 2ème moitié du 18ème siècle, la place forte est démantelée.
* En 1840, la prison de la porte Sainte Anne est détruite mettant fin aux murs fortifiés dans l'histoire de Malestroit.
* Au 21ème siècle, la découverte des remparts et de la porte fortifiée est libre et gratuite à l'extérieur. La découverte des entrailles est impossible.

 

Porte Saint Michel

  Vers menu châteaux forts du 56 Vers Menu châteaux du Morbihan

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 06:30
Des premières positions défensives aux châteaux de plaisance

 

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

Résumé :

 
    « De la ruine altière à l’édifice prestigieux, du rempart à la porte fortifiée, la Drôme possède de nombreux châteaux et fortifications dont les fonctions ont évolué, au cours des siècles, de la défense à la résidence.
Ces architectures ponctuent le paysage. Historiens, archéologues, architectes et conservateurs du Patrimoine présentent leurs dernières recherches sur la construction et l’évolution des formes et des fonctions de ces sites, mais aussi sur leur devenir. Se croisent également des regards de photographes contemporains, sur ce patrimoine riche de lumières et de matières.
»
 
 
 
 
Mon avis :
 
Le meilleur livre de châteaux sur ce beau département  !!
 
    La Drôme est l'un des 3 départements actuels qui composaient  le Dauphiné. Elle avait 3 frontières communes avec des provinces puissantes :
      * Le Comtat Venaissin,
      * Le Comté de Provence,
      * Le Languedoc.
  
    Il fallait beaucoup de stratégie et aussi de nombreux et puissants châteaux pour stopper l'envie de pouvoir de tous ces voisins.
   Avec le "transport" du Dauphiné au royaume de France, ainsi que l'annexion du Languedoc à la "France du Nord" (voir la croisade des Albigeois), certains châteaux furent non entretenus par perte de position stratégique.
   Avec la renaissance, certaines fortifications furent abandonnées par manque de confort, par contre, d'autres comme Grignan prirent de l'importance.
 
   Ce livre résume dans la première partie les changements dans cette région. Et dans la seconde  (la plus importante du livre) de nombreux châteaux sont expliqués par l'évolution de leur construction, et par l'histoire de leurs occupants.
 
    Un régal d'histoires et d'architecture.
  
Pour l'époque médiévale en Dauphiné, il existe d'autres ouvrages :
   - Pour l'Isère, une des vallées frontières :
Le Grésivaudan.
   - Pour l'Isère : Les châteaux.
  
Il fait trop chaud sur l'autoroute, arrêtons nous pour voir les belles ruines Drômoises.    Lorsque vous circulez sur l'A7 en voiture, plusieurs d'entre eux vous observent. Faite leur plaisir (et à vous aussi) prenez la première sortie, et, avec ce livre, marchez jusqu'à eux....... Peut être que si le mistral ne souffle pas trop fort, vous entendrez les murmures des pierres vous narrant des anecdotes.....
    

 

Venez "visiter" maintenant les châteaux de la DRÔME

 
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