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Ombre et lumière

30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 06:30

 

Département :   81 - TARN 

 

Le bourg :

Il est là haut, le château fort à visiter !  Situation :    (--> le voir sur la carte)

     La petite commune d'Ambialet se situe à 30km à l'Est de Albi et  à 11km au Sud de Valence d'Albigeois.

    Coordonnées du château :

43° 56' 39.581" N 2° 22' 37.052" E
 43.944328°  2.376959°

 

Le château :

      Après avoir visité la minimale ruine de Payrolles, je me rends à quelques mètres de là pour découvrir les vestiges d'un autre château fort.

Incroyable, ce village comporte 2 ruines castrales !

 

  L'extérieur :

La découverte

  En arrivant en bordure du Tarn, proche de l''un des isthmes les plus beaux de France, une forme déchiquetée attire le regard d'un fou comme moi  .

 

Rapide analyse

Ne doutez pas.

    Une incroyable ruine est posée sur ce pic. Sa forme épouse le rocher avec un rempart construit au raz de la pente.

   Il me semble distinguer un donjon borgne et des murs arasés (sans crénelage).

      Je dois découvrir cette beauté ! 

 

   L'intérieur :

L'entrée

  La montée n'est pas difficile et elle est non piquante (mes mollets deviennent sensibles aux ronces avec les ans). Quelques mètres plus haut, une surprise m'attend. Que pensez vous de ceci ?

  Cela ressemble au rainurage pour une herse avec à droite une encoche pour le vantail.

 

La découverte

    Nombre de murs ont disparu, aucun vestige de cheminée ou décors est présent, aucune trace de lattrines ou de bretèche atteste de construction en encorbellement et pourtant il y a de la vie dans cette ruine. Croyez moi.

Je vous sens dubitatif !... Que pensez vous de ce  mur arrondi et de cet escalier ?

 

  Cette  fortification n'était pas gigantesque, mais sa superficie me fait penser qu'il n'était pas qu'un simple un château de garde. L'herbe et le rocher sont la dominante de cette ruine, mais les détails sont nombreux prouvant une construction humaine : Par exemple ces marches creusées dans la roche qui m'invitent encore à monter vers.... mon paradis.

    Hélas, l'aventure doit un jour s'arrêter car les marches ont disparu et le secret du donjon ne me sera pas révélé. Je me console par le spectacle magnifique sur le Tarn..

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, le site fortifié est possession de Bernard Atton II, Vicomte (voir titre de noblesse) d'Albi.
* En 1136, le Vicomte Roger de Trencavel accorde une charte aux habitants de Ambialet.
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois.
* En 1210, les troupes de Simon de Montfort attaquent et prennent le château.
* En 1228, le site est rattaché au Royaume de France (voir la liste des rois).
* En 1229, le château est donné en fief à Philippe de Montfort.
* En 1388, le site est acheté par Béranger, Baron de Castelpers (la somme de 3400 écus d'or est cité dans un texte).
* Au début du 15ème siècle, durant la guerre de 100 ans, le château est pris par les Anglais.
* Entre 1563 et 1568, le château est occupé par les Huguenots durant les guerres de Religion.
* En 1762, Ambialet appartient au Baron de L'Hormet. Il sera le dernier châtelain.
* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe. Prenez quelques précautions (bonnes chaussures et bâton) surtout avec des enfants.

 

Quel panorama magnifique !

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 06:30

 

Département :   15 - CANTAL

 

Le bourg : 

Cette tour est comme un phare, elle guide les randonneurs.    Situation  (--> le voir sur une carte)

      Molèdes est une petite commune située à 35km au Nord de Saint Flour et à 8km au Nord-Est de Allanche. La tour de Colombine au Sud du village surveille les gorges de la Sianne.

    Coordonnées de la tour :

45° 15' 38.128" N 3° 2' 59.698" E
 45.260591°  3.049916°

 

La tour : 

     L'extérieur :

Préambule

     Ce type de construction était fréquent au début du Moyen Age. C'est l'évolution normale d'une motte féodale comportant une fortification en bois. Le seigneur de la châtellenie marque ainsi son territoire et sa puissance (il existe d'autres tours semblables en Auvergne - voir Tour de Besse).

 

Analyse du site

     Depuis la petite route, la tour carrée apparaît sur une butte "artificielle". En observant mieux cette butte, je constate qu'elle est entourée d'un ancien fossé.
     Cette caractéristique se voit souvent sur des tours en terrain peu vallonné. Un fossé est creusé autour du site et la terre recueillie est mise au centre. Cette butte artificielle portera la première tour en bois. Cette construction est souvent de taille modeste, mais posée sur une élévation en terre, elle parait plus imposante.

     En m'approchant de la tour, des rochers apparaissent à la base :

          * La tour a t elle été précédée de remparts formant un véritable château ?
          * Ou est elle construite sur la roche, comblée de terre ?

  Seul un archéologue a la réponse, je ne suis qu'un simple castellologue amateur.

 

Analyse de la tour

    Au pied de la tour, l'impression de puissance est incroyable. Mais la surprise passée, je distingue 4 détails : 

1- La tour comporte 2 couleurs de pierre. Il y a la pierre noire volcanique très courante dans cette région, mais aussi une pierre plus claire.

  Est ce pour un problème d'esthétique ?

Ou pour éclaircir un peu cette sombre tour et la rendre plus visible ?

2- La partie supérieure est composée uniquement de pierres de lave. C'est sûrement une élévation de la tour que l'on rencontre souvent au 13ème siècle suite à l'amélioration de la puissance de jet des arcs.

3-  Les pierres sont taillées grossièrement, même les angles qui sont d'habitude très soignés. Cela prouverait le peu de richesse dont disposait le seigneur ayant fait construire cette tour. Ce n'était donc pas la demeure d'un Comte ou d'un Duc mais d'un vassal, possesseur d'une châtellenie (voir titre de noblesse).

4- La tour comporte 2 entrées. Celle du bas est récente. La véritable porte est traditionnellement située entre 4 à 6 mètres du sol, uniquement accessible par une échelle extractible. C'est classique pour une tour de replie.

 

Les défenses  

    En faisant le tour de cette construction, je ne distingue aucune archère, et encore moins de bouche à feu (voir glossaire). Sur une seule face, une simple petite ouverture verticale est visible servant de trou de lumière. Le confort était minimal. 

   Un détail m'avait échappé sous la porte d'entrée : Des trous de boulins servant certainement à supporter une passerelle. C'est à cette structure que l'échelle amovible était accrochée. A l'intérieur, je crois distinguer un trou dans l'épaisseur du mur pour installer une solive bloquant la porte.

 

     L'intérieur :

Analyse de la salle basse

      En pénétrant par l'ouverture du niveau bas, je constate que l'intérieur est classique pour ce type de construction. La salle basse était la réserve de nourriture (sans porte, ni fenêtre). Les murs ne comportent aucune trace d'escalier, la circulation est donc réalisée par des échelles. Au dessus de la porte principale un décrochement du mur devait supporter un étage. Au dessus, une petite ouverture permet l'accès au troisième étage. Cette petite ouverture était un moyen de défense ultime.

 

Fonction de cette tour

    Cette construction fortifiée avait pour but de surveiller la vallée, et évidemment, la vue est formidable. Les collines s'enchaînent dans cette région volcanique. Même si vous n'êtes pas passionnés de constructions médiévales, vous devez admettre que ces lieus sont toujours des endroits de rêve !

     En ce début de printemps, le rêve doit être rapide, car un orage gronde, et je dois vite quitter ce lieu pour rejoindre un château dans la vallée avant d'avoir mon armure pleine d'eau.  

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, une motte castrale est peut être réalisée sur le site et une fortification primitive en bois est peut être construite.
* Au 12ème siècle, une tour en pierre est élevée sur la motte.
* Au 13ème siècle, avec l'amélioration de la puissance des armes de jet, il est possible que la tour soit surélevée.
* Au 19ème siècle (?), une ouverture est pratiquée à la base de la tour facilitant l'accès et peut être le stockage.
* En 1992, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Mais attention, le champ est privé et parfois clôturé. Le risque de recevoir une pierre existe dans la tour.

 

les ruines médiévales sont toujours dans des endroits ayant une vue incroyable !

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 06:30

 

Département :  67 - BAS RHIN

 Avec son oriel, cette façade est unique !

Le bourg : 

   Situation :  (--> le voir sur une carte)

     Le bourg de Heiligenstein est situé à 30km au Sud-Ouest de Strasbourg, à 20km au Nord de Sélestat et à 6km au Sud-Sud-Ouest d'Obernai.

       Le château est situé au pied de la Bloss, sur un éperon granitique à 590 mètres d'altitude. Il domine les villes de Barr et Heiligenstein.

   Coordonnées du château :

48° 25' 14.059" N 7° 25' 22.192" E
 48.420572°  7.422831°

 

Le château :

     L'extérieur :

L'approche

   Il y a plusieurs itinéraires pédestres pour rejoindre ce château. Il  faut entre 15 à 30 minutes de marche tranquille et agréable dans une forêt dense. 

 

L'arrivée

   En arrivant sur le site castral, une pancarte haut perché donne l'ambiance. Hummm, voila des ruines comme je les aime. Mon appareil photo est frétille et mes yeux clignent déjà.
   De loin, les formes du château sont surprenantes. Elles sont massives et très médiévales coté Nord, mais sont décorées et délicates coté Sud. Lentement j'approche pour découvrir cette curiosité.

L'oriel est la plus belle surprise de cette ruine oriel, cette façade est unique ! 

La découverte

    En faisant le tour pour trouver l'entrée, je dois longer au Sud-Est un haut rempart presque intact. Il comporte des archères avec couleuvrine (voir vocabulaire) en partie basse et une canonnière au Sud-Est. Dans les angles les corbeaux devaient supporter des échauguettes, aujourd'hui disparues. Voila le bâtiment de défense construit à la fin du 15ème siècle.

    Au détour du rempart, l'architecture change. C'est le mur du palais qui m'apparaît maintenant.

Quel choc !

   Ce spectacle est unique. Voici un mélange de force (avec les pierres à bossage et les corbeaux pour bretèche) et d'élégance (avec les fenêtres romanes et l'oriel ciselé). Le grès rose au milieu de cette végétation verte renforce l'émotion.

Incroyable vision à laquelle je n'étais pas préparée.... (et vous ?)

 

Incroyables détails architecturaux

    Fébrile, j'avance lentement en espérant presque qu'une dame blanche (heu, blonde aux cheveux longs ? ) m'invite à la découverte de ce site romantique.
    Au pied du mur, j'ai l'impression que l'oriel tient par un souffle magique. Je vous en avais montré un dans le château de Wasenbourg, mais plus "rudimentaire".  La base de l'oriel devait comporter de nombreuses sculptures dont il ne reste que de rares traces. J'ai hâte de découvrir le luxe à l'intérieur de ce palas.
(heu, ne rêvez pas trop chers visiteuses et visiteurs..... Nous sommes dans des ruines, donc point de lustre en diamant au plafond, ni de tenture brodée de fils d'or !)

 

  L'intérieur du Palas :

Quelle merveille

    Après avoir franchi la porte ogivale, je découvre l'autre coté du mur de l'oriel.
    Il est encore plus impressionnant. Les baies à double fenêtre me fascinent tant par leur caractère unique dans une ruine que par la légèreté qu'elles donnent à cet épais mur médiéval.
   Il n'y a pas que cette façade qui soit élégante, à l'étage, presque tous les murs du palas comportent ces "lumineuses fenêtres".

   Il me faut de nombreuses minutes d'observation pour regarder tous les détails de cette unique réalisation. Près d'un angle, une pierre sculptée a échappé aux ravages du temps et aux saccages des pilleurs. Des chapiteaux sculptés donnent encore plus de légèreté à ces murs.

Que de luxe dans cette ruine !

   Sur un mur peu éclairé se dessinent les restes d'une cheminée. Après ces rêves de "luxe", il me faut revenir au but premier de ma visite..... le château fort médiéval. Il est tant de découvrir les traces des fortifications.

 

Le donjon

    Contre le palas trône fièrement la construction la plus ancienne de ce château : Le donjon.
  Il est borgne comme étaient les constructions de défense au 12ème siècle, et comporte les traces des toits des bâtiments annexes. Ce détail montre la hauteur de cette tour carrée qui devait être le refuge ultime en cas d'attaque, et peut être aussi le lieu de surveillance sur la vallée. Mais la densité des hauts arbres et surtout le manque d'échelle pour gravir la tour sont des obstacles qui m'empêchent de vérifier mes dires.

   Un peu plus loin, la rudesse des archères surprend en comparaison des belles fenêtres romanes du palas. 

Vous souvenez vous de ces archères ?..... Mais si, en arrivant j'ai longé un rempart.

 

Les tours de défense

     Au Nord-Ouest devait se situer la basse-cour. Elle est protégée par d'épais murs du 14ème siècle, avec des tours rondes de flanquement. Venez avec moi, je vous montre  l'intérieur d'une tour de défense. Ce n'est pas très luxueux évidemment puisque cette construction n'est pas un lieu de vie. Chaque étage était indépendant, et le plancher en bois était porté par des corbeaux (voir vocabulaire) de pierre.

 

Les communs

   En ce début d'avril, le soleil se couche encore tôt. Il me faut redescendre à la taverne où un brave aubergiste m'offre gîte et couvert pour ce soir. Mais en cherchant la sortie, je vois les restes d'un bâtiment dans la basse-cour. Il est impossible d'identifier sa fonction, mais son arc roman est toujours debout.

   Si l'association en charge des ruines doit remonter tous les murs, il faudra encore des années de travail et beaucoup de courage tant les pierres taillées abondent sur ce site.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1200, la présence d'un château "impérial" est cité dans une charte. Il semble avoir été construit par Conrad de Landsberg. Il est bâti pour renforcer les défenses des abbayes du Mont-Ste-Odile, de Niedermünster et d'Andlau.
* En 1232, les Landsberg trahissent les Hohenstaufen pour faire allégeance à l'ennemi : l'évêque de Strasbourg. Par cet acte, la famille devient puissante en Alsace durant 150 ans car les cadets sont toujours nommés à des postes importants dans l'administration épiscopale. 
* Au 13ème siècle, une construction est ajoutée à l'Ouest du bâtiment original.
* En 1412, le seigneur de Landsberg engage le château auprès de l'Electeur Palatin. Le château est fortement modifié par ce nouveau "locataire". Au Sud-Est un bâtiment de défense est construit.
* En 1461, les bâtiments et remparts sont décrits en mauvais état.
* En 1479, le château est rendu au seigneur de Landsberg.
* En 1618, début de la "guerre de 30 ans" (voir ce livre). Ce château souffre durant cette dévastatrice guerre.
* En 1632, les Suédois attaquent, pillent puis détruisent le château.
* En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie par Louis XIV (voir liste des rois) mettant fin à la guerre de "30 ans". Le château ne semble plus être habité par la famille Landsberg après cette guerre.
* Au 18ème siècle, le château est transformé en ferme, puis en maison forestière. A cette époque, plusieurs membres de la famille Landsberg sont cités comme officier dans les armées Royales.
* En 1789, les châteaux et terres des Landsberg sont confisqués par les révolutionnaires.
* En 1790, les anciens biens de Landsberg sont vendus comme "bien national".
* En 1842, la longue lignée des Landsberg s'éteint. Marie Constance de Landsberg, épouse du Baron de Spaeth, décède.
* En 1898, les ruines sont classées aux Monuments Historiques.
* Au 20ème siècle, le château appartient au Baron Brice de Turkeim. Avec la société pour la conservation des Monuments Historiques, il a commencé une série de consolidations et de rénovation.

* Au 21ème siècle, la découverte des ruines est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable près du palais et du donjon.

 

 

 


 Dans cette ruine en mars, pousse une fleur unique, ayant fait naître une incroyable légende.

 

 

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 06:30

 

     Dans le département des Ardennes, il n'y a hélas que peu de châteaux forts et encore moins de ruines médiévales.
Alors, pourquoi suis je allé si loin de mon Dauphiné pour ne rien voir ?
 
    Mais.... parce qu'il y a d'autres fortifications originales. D'ailleurs le Conseil Général des Ardennes a créé un itinéraire touristique nommé : La Route des Eglises Fortifiées.
   Venez avec moi découvrir une autre construction de défense du moyen âge.
 

 

Département :   08 - ARDENNES


Le bourg

   Situation  (--> la voir sur une carte)

      La petite commune de Floing est située à 2km au Nord-Ouest de Sedan. 

  Coordonnes de l'église :

49° 43′ 16.88″ N 4° 55′ 48.73″ E
 49.721356°   4.930203°

 

L'église fortifiée 

     L'extérieur

Préambule

    Cette église fortifiée ne fait pas parti du circuit du Thiérache, mais elle n'en est pas moins intéressante.

 

La découverte 

   Il est impossible de ne pas voir l'église. C'est une imposante construction trônant fièrement le long de la route principale.

 

1ère constatation

   Au premier regard, ce bâtiment religieux semble classique et rien aurait du faire stopper mon destrier, mais un "détail" à l'arrière attire l'attention de mon fidèle compagnon (Je vous ai déjà expliqué, dans cet article par exemple, que c'est ma "monture "qui repère les constructions médiévales, je suis incapable de les reconnaître seul  ).

 

L'enquête continue 

   Sur les murs de la nef (qui semblent avoir une épaisseur de 1 mètre), des corbeaux de pierre sont positionnés au dessus de chaque fenêtre. Ils devaient supporter de petites hourds en bois ou des bretèches (voir vocabulaire) aujourd'hui disparues. Avec un oeil d'aigle et un peu d'imagination , des traces d'archères droites sont visibles.

   Les 2 contreforts d'angle du chevet portent de petites tourelles couronnées d'un joli toit. Cette construction n'a pas la puissance défensive d'une vraie tour flanque mais elle permet de protéger les 2 murs extérieurs contre une "attaque de brigandage".

 

L'énigme 

    En contournant ce bâtiment, je constate que la 3ème face comporte les mêmes systèmes de défense mais..... je suis en arrêt devant un détail : Les corbeaux ne sont pas au dessus de la fenêtre.

* Est ce une erreur de l'architecte médiéval ?
* Est une reconstruction hâtive des restaurateurs au 20ème siècle ?
* Ces corbeaux supportaient ils de grandes hourds sur toute la longueur du mur ?
* Serait ce le vestige d'un petit chemin de ronde ?

 

C'est la fin

    Je repars avec des questions alors qu'il me semblait que ce bâtiment était facilement déchiffrable. J'adore quand les vieilles pierres me résistent (heu, pas trop tout de même).

   Avant l'arrivée de la pluie, je regarde le clocher qui ressemble plus à un "donjon militaire" qu'à une construction religieuse. Cet édifice est vraiment passionnant.

 

 

 Histoire du château :

* Au 12ème siècle (?), une église est construite à l'actuel emplacement. (mais certains textes contredisent cette affirmation).
* Au 15ème siècle (?), avec l'insécurité et les pillages, une fortification est construite pour protéger les villageois.
* En 1971, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Daint Rémi) est libre et gratuite. La visite de intérieur est autorisée en dehors des offices, mais la partie fortifiée n'est pas visitable.

 

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 06:30
     Le puits du fier château de FLECKENSTEIN en Alsace a plus de 70m de profondeur et il est taillé dans le roc. Cet exploit qui ne peut pas être humain, a évidemment une origine..... Diabolique faisant naître la légende du :  

 

Puits  du  Diable  du  château  de  Fleckenstein
 
 
 
  " Le point faible de toute forteresse est l'eau, le Seigneur de Fleckenstein  fit donc venir les meilleurs puisatiers de la région. Ils se mirent à l''oeuvre avec acharnement et envie de relever ce défi.C'est diablement dur à creuser ici !
    Le trou s'enfonçait de semaine en semaine, mais aucune goutte d'eau venait les rafraîchir. Après une année d'un travail digne d'Hercule, ils avaient atteint une profondeur "proche du centre de la terre".  Les rayons du soleil ne pouvaient plus les éclairer et ils travaillaient dans une obscurité inconnu en ce siècle.
  
Et toujours pas d'eau !
  
   C'est alors que se présenta un étrange puisatier inconnu de tous. Il affirma que SEUL, il pouvait trouver rapidement de l'eau claire et goûteuse.
    * « Marché conclu » fit le Seigneur en tapant dans la main de cet inconnu dans un geste qui rappela un PACTE !
    * « Tu obtiendras ce que tu veux en échange de l'eau » affirma le possesseur du château. 
 
    Notre curieux personnage se mit à l'ouvrage devant des puisatiers exténués et dubitatifs.
 Au bout de quelques heures il déclara avec aplomb devant une foule aux regard ébahis qu'il avait enfin trouvé l'eau, .............. "abondante et fraîche".
 
    Il invita le seigneur à descendre avec lui au fond de l'obscur goulot. Les 2 hommes embarquent dans une nacelle suspendue à une corde, et descendent lentement.
   Venez boire mon eau fraiche.... venez !Cela dura longtemps, les ténèbres étaient partout. Pourtant, au fond du puits le Seigneur de Fleckenstein eut l'impression de voir des flammes.  Et a bien y regarder, dans ce grésillement il vit aussi que son compagnon commençait à se transformer. Déjà ses pieds ressemblaient aux sabots d'un bouc, des cornes apparaissaient sur son front  et  au fond du trou les flammes tentaient de lui griller les pieds.
   Il avait compris;  Le puisatier n'était autre que le diable qui l'entraînait vers les enfers !!!!!!
  
     Il pria, fit appel à de Dieu, récita des prières et aussitôt le Diable sauta de la nacelle et fit mine de  rejoindre les flammes de son royaume. Les cris puissants du seigneur avaient alerté ses aides, qui le hissèrent rapidement à la lumière.
    Le diable tenta de s'accrocher à la nacelle pour tirer son passager dans les flammes de son royaume, mais le soleil était trop vif pour lui, et les prièrent du seigneur le repoussaient d'avantage.
      Le lutte fut âpre............
 Certains prétendaient que les flammes jaillissaient du puits !

   La châtelain sauvé, le chapelain du château fit couler de l'eau bénite dans le puits. Depuis ce jour, il y eut toujours pour les habitants une eau claire et fraîche au château. " 

 C'est par cet orifice que le Diable a disparu !

 

   J'ai visité cette forteresse d'Alsace, sous un très chaud soleil et l'eau de ce puits m'aurait bien désaltéré. Mais les années sans entretient ont fait leur ravage, il est aujourd'hui bouché.

   Curieusement, je fus attiré par les bruits de gouttelettes d'eau.  Je me suis approché lentement du puits, je me suis penché, et......... au fond, j'ai vu....................haaaaaaaaaa, au secours !!!!!

 


Voici d'autres légendes avec  "le DIABLE"  pour ..... héros.

    * Le pont du Diable de Montoulieu
    * La Pierre Percée
    * Le Pas de Soucy

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Contes
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Légendes

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 06:30
La rubrique CINEMA regroupe les films ayant pour thème Le Moyen Age ou ayant comme cadre (même partiellement) un château médiéval.



  Affiche du film : Les visiteurs
Année 1993
Réalisateur Jean Marie Poirée

 

  Acteurs   Rôles
 Christian Clavier  Jacquouille la fripouille  //  Jacques-Henri Jacquard
 Jean Reno  Hubert Godefroy Amaury de Malfête, Comte de Montmirail, d´Apremont et de Papincourt
 Valérie Lemercier  Frénégonde de Pouille  //  Béatrice de Montmirail
 Marie-Anne Chazel  la clocharde Ginette Sarclay
 Isabelle Nanty  Fabienne Morlot


 
 
 
  Présentation du film
 
   « En 1123 -  Après avoir sauvé la vie du Roi de France Louis VI (voir liste des rois), le Comte Godefroy de Montmirail se voit accorder le droit en mariage avec Frénégonde, la fille du Duc Fulbert de Pouille.
   Godefroy fait route vers le château de sa promise quand une
malfaisante sorcière lui fait absorber un breuvage maléfique. Cet élixir donne des hallucinations au Comte, et il assassine par erreur son futur beau-père.
   Afin de réparer sa faute, Godefroy demande conseil au mage Eusaebius. Celui-ci concocte une potion pour renvoyer dans le temps le malheureux
Godefroy.
   Mais le mage a oublié un ingrédient dans la préparation de la potion. Godefroy et  Jacquouille la Fripouille (
son écuyer) se retrouvent à la fin du 20ème siècle.
  Le Comte fait la connaissance de sa descendante, Béatrice de Montmirail, qui est le sosie de Frénégonde.»

 
 
 
  Ce que j'en pense
 
     Evidemment, ce n'est pas un film historique, mais il se laisse regarder si l'on accepte de rire à quelques gags faciles et aux quiproquos.



Où est le Moyen Age ?

   Beynac, Carcassonne puis Ermenonville sont les châteaux que l'on voit ou aperçoit durant les péripéties de Jacquouille et Godefroy Comte (voir titre de noblesse) de Montmirail.

 

 

 

Question :


  Pensez vous qu'il y ait plus de châteaux dans l'épisode 2 des "Visiteurs" ?

 

La réponse est ici !

 

 

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cinéma
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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 06:30

 

Département :  11 - AUDE 

  La vieille tour surveille toujours la ville.

Le bourg :

   Origine du nom : (voir initiation à la toponymie)
      GRAU signifie "Entrée".  L'étang était l'entrée de l'ancien port de Narbonne, avant l'ensablement.  

 

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La commune de Gruissan est située à 70km à l'Est de Carcassonne, 50km au Nord-Nord-Est de Perpignan et à 12km au Sud-Est de Narbonne.

 

    Coordonnées de la tour :

43° 6′ 28.01″ N 3° 5′ 3.98″ E
 43.10778°  3.08444°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

Curiosité

* Gruissan est connu par tous les vacanciers pour sa proximité avec la méditerranée et pour sa plage facilitant le bronzage en été.

* Le touriste curieux, sachant lever la tête en direction de la charmante petite ville avec ses sinueuses ruelles, verra pointer au dessus des toits, une tour sur un rocher.

* En réalité, c'est le vestige de l'ancien château médiéval.

* Curieusement, sur les cartes et guides touristiques, cette ruine est nommée :

LA TOUR BARBEROUSSE.

 

La découverte

* De loin, ce château ressemble à une tour de guet posée sur le seul rocher du paysage.

* La découverte est merveilleuse à pied car les ombres des maisons dans les ruelles amènent la fraîcheur qui manque au mois d'Août (je ne sais pas pourquoi je dis cela, je l'ai visité en mai ).

 Au pied du rocher, la tour paraît inaccessible

Rapide analyse

* Au pied du rocher, la vision est impressionnante par la verticalité.

* Le château ne cache pas ses origines médiévales.

* Un chemin récemment aménagé permet la montée lente et facile sur la plate-forme.

* Porte, remparts, courtines ont disparu, mais les contours sont bien dessinés et les restes des fondations expliquent l'architecture de ce petit château seigneurial. 

 

     L'intérieur :

As tu vu la vue ?

  Le plus impressionnant est d'abord la vue. Les murs principaux ont disparu, la vision est à 360°.

IMPRESSIONNANT !

   Malgré son état de ruine, le château montre de belles réalisations architecturales.

 

La tour ronde

* La tour ronde possède des murs de 1,50m d'épaisseur.

* Elle se termine en bas par un glacis (pente).

* A l'extérieur, des pierres à bossage donne un aspect solide et défensif.

* Une archère droite (du 12ème siècle ?) est visible dans la partie basse.

* Des fenêtres romanes à coussiège (voir vocabulaire) donnent à rêver à la belle qui cousait en regardant au loin l'arrivée de son époux (heu, je pense que pendant les invasions barbares et les guerres de religion, ce devait être des hommes d'arme à cet emplacement).

* Cette tour devait comporter 3 étages. Mon affirmation est due aux empreintes assez visibles dans les pierres.

* En haut, je distingue des traces de corbeaux devant soutenir une bretèche.

 Pourquoi ne pas avoir taillé toute la surface ?

Architecture intérieure

* Les salles basses sont nombreuses et bien restaurées.

* Celle-ci devait être une cave ou un cellier. L'autre est certainement la citerne.

* Il est curieux que si près de la mer il n'y ait pas eu de puit.... (salé   ).

* Au centre, le rocher est présent sur une importante surface laissée brute.

Curieux !

* Ce sol est taillé par endroit et des fondations de murs laissent à penser à des bâtiments de commodités.
* Mais la restauration est très bétonnée pour donner crédit à mon imagination très fertile sur ce sujet.

 

Conclusion

* Si vous passez très près de cette ville, il serait dommage de manquer la vue depuis le château ainsi que la découverte romantique des ruines au soleil couchant (par exemple).

* Par contre, cette ruine ne vous apprendra que peu sur l'architecture militaire et son évolution jusqu'au 16ème siècle.

 

Le diaporama de le tour Barberousse est ici.

 

 

Histoire du château :

* En 768, Pépin le Bref donne à l'évêque de Narbonne des droits sur la navigation et l'exploitation des salines (Le sel est un bien très précieux à cette époque ou le réfrigérateur n'existait pas).

* En 864, Charles le Chauve (voir liste des Rois) attribue à l'Église de Narbonne la moitié des droits de péage sur le commerce de terre et de mer, ainsi que la moitié des salines appartenant au Comte de Narbonne.

* L'Eglise établit ainsi une seigneurie et perçoit les droits sur une partie du domaine maritime et sur le terroir de Gruissan. C'est la première fois que le nom de Gruissan est nommé dans un texte.

* En 1084, un partage signale l'existence du château de Gruissan que se dispute l'Archevêque de Narbonne et le Coseigneur installé sur le site. C'est la première mention officielle d'un château sur le territoire de Gruissan dont nous ne connaissons presque rien sur son architecture (Ce devrait être une simple tour carrée, entourée de remparts aveugles).

* Durant la fin du 11ème et le début du 12ème siècle, de nombreuses incursions de pirates obligent les paysans et ouvriers exploitant les salines à se protéger dans le château.

* A partir de 1209, début de la croisade des Albigeois. Curieusement, Gruissan n'est pas cité dans les combats ou les donations. 

* En 1245, la vieille tour (aujourd'hui disparue) est la propriété des 2 coseigneurs.

* En 1247, fin des travaux d'une autre tour de forme circulaire. les travaux sont demandés et dirigés par l'archevêque Guillaume de Broa.

* En 1289, l'insécurité de la région oblige l'Archevêque à demander la protection Royale. Une garnison est envoyée par le Roi (voir liste des Rois).

* En 1296, Gilles Aycelin archevêque de Narbonne et le seigneur de Gruissan achètent ensemble la part de seigneurie de Béranger de Boutenac (vassal du Vicomte de Narbonne).

* En 1311, un châtelain est nommé pour diriger les terres et le château.

* En 1341, le châtelain se nomme Pierre Gaubert.

* En 1582, les guerres de religion ravagent le pays. Le château est pris successivement par les troupes de Montmorency puis celles du Duc Anne de Joyeuse.

* En 1585, des soldats royaux sont envoyés pour occuper le château et le village. Le Chapitre de Narbonne pense même à détruire cette forteresse trop souvent objet de conflits.

* En 1597, fin de la huitième et dernière guerre de religions. Les soldats quittent le château, le seigneur de Gruissan reprend son domaine très dévasté et son "fort" très abîmé. La Renaissance et la transformation des méthodes de guerres rendent inutile une forteresse médiévale.

* Vers 1610, les menaces Espagnoles redonnent un sursis bien faible à la vocation de ce château. C'est l'abandon progressif du site et son déclin inévitable.

* En 1690, il sert de carrière de pierres pour la construction des maisons à ses pieds. Il est cité en tant que ruine.

* En 1948, le site est classé aux Monuments Historiques.

* Durant la fin du 20ème siècle, le château est consolidé puis rendu accessible aux piétons.

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Elle est déconseillée les jours de grand vent.

 

La vue est le plus beau cadeau des sites médiévaux !

 

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 06:30
 

  En Ardèche, le petit village de Thueyts parait très calme. Mais cette tranquillité cache un terrible secret. Il a pour point de départ un gigantesque pont très ancien enjambant la rivière Ardèche.

   Cet ouvrage a engendré une légende nommée :

 

 

 

Le Pont du Diable de Thueyts

 

 

     Il y a bien longtemps de cela, les amours naissantes des jeunes gens de Thueyts ne pouvaient se montrer au "grand jour". Il fallait donc que les jeunes amants se retrouvent dans un petit bois.

Promenons nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas......Hélas...........

     Oui hélas, le bois le plus joli et le plus feuillu se trouvait de l'autre coté de la rivière, et point de pont pour franchir le gouffre qui les séparait du "bonheur".

   La seule solution, faire les 3 lieus pour rejoindre le pont du village voisin. Fatiguant était cette aventure, même pour une belle et forte et pure envie.

   Un beau jour, un jeune amoureux se rendit près de la rivière et pesta violemment contre cet immense vide :

  • * "Pourquoi avoir fait un gouffre en cet endroit ?"
  • * "Sommes nous maudit pour ne pas avoir de pont alors que les autres villages en ont ?"
  • * "C'est pas juste !!!!!!" dit notre Casanova en tapant du pieds le rocher.

  

 

 Un simple pont...... Vous ne désirez que cela, ho bel amoureux ? Soudain, venu de nulle part, un curieux personnage s'avança sans bruit vers le jeune amoureux dépité.

  • # "Que t'arrive t il mon jeune ami" souffla mielleusement l'inconnu.
  • * "Rien messire, un instant de regret" dit doucement notre amoureux.
  • # "Allons mon jeune ami, comment un beau damoiseau, fort, intelligent, astucieux (vous avez compris que l'inconnu au nez crochu connait le point faible des hommes, et que flatterie il utilise merveilleusement), oui comment peut il regretter quelque chose ?....
  • *.......
  • # "Que manque t il à ton bonheur, ho, merveilleux ami ?"
  • * "Rien que vous ne puissiez faire !"
  • # Crois tu ?.... J'ai de nombreux amis qui m'aident souvent, et rien n'est impossible !" ricana l'homme inconnu.
  • * "Un pont, ici où nous sommes, voila le besoin impossible" cria d'exaspération notre jeune amoureux déçu.
  • # "Ho, mais ce n'est que cela !..... rien de plus facile"

  Notre amoureux n'était pas stupide (car il avait lu d'autres légendes sur mon blog), et comprit que cet inconnu devrait être un envoyé de Satan, ou bien le "maître en personne". Il voulut montrer sa perspicacité.

  • * "Je pense que tu vas me demander quelque chose en échange, Satan-nez bonhomme" pouffa le damoiseau pensant avoir fait un beau jeu de mot  (l'avez vous vu, ho mes merveilleux lecteurs ?).
  • # "Rien, non, je ne vois pas, j'ai envie de faire plaisir".
  • * "Ha......."  fit surpris notre intelligent amoureux.
  • # "Je dois partir, mais je reviendrais" fit l'inconnu dans un écho d'outre tombe.

  Quelques jours plus tard, les habitants découvrirent un pont enjambant magnifiquement la rivière Ardèche. Vous imaginez bien que nos jeunes amants ont vite fait de tester ce pont pour....... (censure).

   Mais depuis ce jour, "on" prétend que parfois, des jeune gens disparaissent. Certains pensent au Diable.  Le curé affirme que Dieu punit ceux qui nourrissent des amours illégitimes.

    Les vieilles à la veillée affirment que....... les soirs de grand vent....... on peut entendre les gémissements des damnés....... personne connait la vérité !

Il parait bien calme ce pont, et pourtant Belzébuth guette !.... Le voyez vous ?

 

Brrrrrr, cette légende fait froid dans le dos.

    Comme un chevalier n'a peur de rien, je suis allé voir ce pont. J'ai pensé qu'en y allant seul, le Diable ne me jetterait pas dans le gouffre.

   Et puis (je vais vous faire un aveu), j'espérais secrètement qu'une douce damoiselle m'attendrait en jetant quelques pétales de rose dans l'eau claire. ........mais.......Rêve n'est point réalité :

  • - Point de frêle donzelle sur le pont, ni dans le petit bois (Il est vrai qu'à 23H00, elles sont couchées, surtout avec la fraîcheur nocturne d'avril.).
  •  
  • - Et puis, dans cette nuit sans lune, je n'ai pas vu le mauvais "nivelage" du sol...... je chus donc sur mon nez.......... Avec un pansement digne d'une momie, il va m'être difficile de séduire des Ardéchoises...... Zut, le pont est bien l'oeuvre d'un esprit maléfique..... snifff.... j'ai maaaaaaaaaaaal ! 

 


(c) Le dessin de "l'amoureux et du diable" m'a été confié par une jeune artiste talentueuse qui a un blog ICI.

 


   Voici d'autres légendes avec le Diable pour....... "Héros" :

  

  * le puits du Diable de Fleckenstein

  * la Pierre Percée

  * le Pont du Diable de Montoulieu

  * le Pas de Soucy

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 06:30

 

Département :  11 - AUDE
 

 

Ho, je vous vois rire, vous pensez : 

"Ce castellologue se moque de nous, Cucugnan est connu pour son curé, narré brillamment dans  'les lettres de mon moulin'  par Daudet, mais pas pour son château !

 

    Mais non, chers lectrices et lecteurs magnifiques et merveilleux (heu, la flatterie est une arme dont j'use avec plaisir) de mon blog, point de filouterie de ma part ni d'ensorcellement ayant fait perdre la tête de votre serviteur.

   Cucugnan avait bien un château à l'époque médiévale. Je vais m'empresser de vous le montrer, avec moins de maîtrise qu'Alphonse bien sur.

  

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Cucugnan est situé à 50km au Sud-Ouest de Narbonne, à 25km au Nord-Ouest de Perpignan et à 10km au Nord-Est de Saint Paul de Fenouillède.

 

Le château : 

      L'extérieur :

Une vie

      Coincé entre les montagnes, protégé par 2 immenses forteresses (Quéribus  et  Peyrepertuse), Cucugnan est aujourd'hui un village paisible de vigneron. Mais il n'en a pas été de même durant 1000 ans. 

 

La découverte

   Le château est situé au Nord du village, sur une butte. Il se présente sous la forme d'un rectangle, un peu arrondi sur la face Sud-Est. (voir le plan)

   Il faut beaucoup d'imagination, comprendre cette ruine. Je prends donc ma loupe de Sherlock Holmes et je pars à la recherche des indices.

 

Rapide analyse

   Un mur de la courtine au Sud-Est facilite mes premières déductions. Les murs sont peu épais pour une construction médiévale, et surtout l'ensemble est mal appareillé avec des pierres de différentes tailles.
   Un peu plus au Sud, la qualité de la courtine est meilleure et le gabarit des pierres est plus régulier. Au centre, apparaissent les restes d'une tour de défense. Mais elle semble construite avec des pierres de réemploie et contient des tuiles. Elle a du être reconstruite après le 15ème siècle.
     Ce château n'était pas une forteresse imprenable comme Quéribus, mais le château d'un petit seigneur. Il est vrai que le bâtiment s'intégrait dans une défense de village (rempart entourant l'ensemble).

 

      L'intérieur :

    L'intérieur est une expression un peu "pompeuse" car il ne reste presque rien. Par contre, certains indices prouvent des aménagements. A de nombreux endroits, la roche est taillée pour créer une banquette  (voir vocabulaire) devant supporter les murs (hélas disparus).

   Un château d'eau a été construit récemment sur le coté Ouest du château. Il a pris l'emplacement de la chapelle castrale et laisse une parois d'éboulis. La construction d'un château d'eau dans des vestiges médiévaux proche d'un village est  classique, puisque c'est l'endroit le plus élevé. (voir exemple à QuillanCamps sur Agly ...).

 

   Au centre, des cailloux et pierres se confondent avec un beau gazon vert. Ce lieu est très joli pour un pique-nique (ce que j'ai fait) mais il est difficilement exploitable pour comprendre l'aménagement des bâtiments.

  Le coté Ouest est très intéressant. Il y a les restes de murs percés d'archères et de fenêtres de petites tailles.

Sont ce les vestiges d'habitats ?

  Le plus beau bâtiment est sans conteste: La citerne.

 

       La citerne :

   Elle mesure 4m par 3m avec une belle voûte en berceau (Ne vous fait elle pas penser à celle du château de Murat ?). A l'intérieur, on distingue sur les parois verticales en grès un enduit rose de fontainier. Curieusement, cette citerne a été percée d'une ouverture dans le mur Sud, cela m'a permis de constater que l'enduit n'était pas seulement sur les parois, mais aussi à l'intérieur.

   Avec cette ouverture "récente", la citerne médiévale a vécu une deuxième vie :  Cave, grange, étable ou habitat. 

 

 

Histoire du château et du village :

* En 951, apparaît un site nommé : Cucuniano. Il est donné par le Comte Roger de Carcassonne à l'abbaye de Lagrasse.
* En 1070, Cucuniano est cité dans le serment prêté au comte Bernard de Bésalù (aucune mention d'un château mais il devait exister une motte).
* En 1140, la "forteresse" de Cucuniano fait partie de l'hommage rendu par Béranger de Peyrepertuse au Comte de Barcelonne (voir titre de noblesse).
* Au début du 13ème siècle, les familles de Peyrepertuse et de Cucugnan sont très liées. C'est Guillaume de Peyrepertuse qui est le seigneur du village.
* Vers 1209,  la croisade des Albigeois  est très destructrice pour les châteaux de la région. Celui de Cucugnan n'échappera pas à la croisade.
* Vers 1239, Béranger, seigneur de Cucunhan est très impliqué dans les combats contre "les envahisseurs du Nord". Il assure la défense du château de Camp sur Agly.
* En 1239, Pierre de Cucunhan ravitaille les hérétiques réfugiés dans le château de Puylaurens.
* En 1240, le 'castrum de Cucugianco' cède devant la puissance des croisés, et son seigneur se soumet au roi de France Louis IX  (voir liste des rois).
* En 1247, le seigneur jure fidélité au roi. Cette action a pour conséquence la libération de son fils détenu au château de Termes. Il récupère aussi les terres de Camps sur Agly et Soulatge.
* En 1258, 'le traité de Corbeils fixe les frontières entre le domaine royal de France et le royaume d'Aragon. La frontière est dans le Fenouillièdes, à quelques lieus de Cucugnan.
* En 1345, un texte cite le nom de Guillaume de Peyrpertuse, 'seigneur de Cucunian'.
* Au 15ème siècle, une incursion Espagnole détruit le village médiéval.
* Au 16ème siècle, un nouveau village s'établit sur les ruines de l'ancien; Des remparts et une porte fortifiée sont construits.
* En 1692, une maison de 'Seigneur' est mentionnée, mais ce n'est plus le fier château médiéval.
* En 1792, la révolution Française sonne le glas de cette construction. De nombreuses pierres sont pillées pour construire des habitats dans le village.
* Au 20ème siècle, la construction d'un château d'eau détruit partiellement le site et surtout l'ancienne église.
* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe, bien que faible.  

 

Quelle vue !

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 06:30


Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CATALOGNE

 

Le bourg : 

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le petit village d'Aguiló est situé à 20km au Sud-Ouest de Igualada et à 35km au Nord-Est du bourg fortifié de Montblanc.

    Ce petit village est sur "la Ruta del Cister".

Coordonnée du château :

41° 33' 10" 1° 25' 8"
 41.553048  1.418964

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    Sur la route touristique que je traduirais par "Route des Cisterciens", mon destrier stoppe à quelques kilomètres d'un village. Avec le soleil brûlant de Catalogne, j'ai des difficultés à voir une abbaye.

Me serais je trompé de lieu ?

 

La vérité

   Évidemment, vous avez compris que ce petit village comporte, non pas une magnifique abbaye cistercienne, mais une petite fortification. La Catalogne regorge de forteresses ruinées qui font mon plaisir.

 

Première constatation

    Cette ruine est posée sur une butte de faible hauteur. Un village s'est installé à ses pieds il y a 7 siècles (je présume) pour bénéficier de la protection de cette petite forteresse médiévale. Depuis le bas, je distingue un premier rempart aménagé en mur de jardin au 20ème siècle, et surtout une belle tour ronde du 13ème.

"Comment est l'intérieur de cette tour ?"  me demandez vous.

 

L'analyse

   Facile de vous répondre. Les ruines aiment se déshabiller (devant moi  ) pour révéler leur intimité.

Trois constatations :
    * Le mur est très épais, preuve d'une construction médiévale.
    * La faible hauteur ne permet pas de définir le nombre d'étage (d'ailleurs il n'y a aucun corbeau voir vocabulaire).
    * Les 2 tours n'étant pas dans les angles, elles devaient protéger la porte principale d'accès.

 Je vous invite maintenant à pénétrer dans une petite fortification médiévale.

 

    L'intérieur :

J'entre

    Point besoin d'escalader les courtines ou de forcer une porte pour entrer dans le château, puisqu'il manque de nombreux murs.

  Quatre nouvelles constatations :
     * Les courtines sont aussi épaisses que les tours.
     * Les pierres sont moyennement appareillées.
     * Surprenant. Le remblai est composé de pierres solides et presque uniformes
     * Il n'y a aucune archère sur les murs. Curieux, pour un château que je datais du 13ème.

Est ce du à la consolidation du siècle dernier ?

 

Un petit château

   Comme je le présumais ce château n'est pas très grand, et peu de détails sont visibles. Le temps et les hommes n'ont pas conservé l'aménagement des salles intérieures, ni les fondations des murs.

   Lorsqu'une ruine médiévale est proche d'un village, que reçoit elle comme construction annexe au 20ème siècle ?

Alors, j'attends la réponse !

 

Le confort moderne s'installe dans le château

Vous ne trouvez pas ?

   Pourtant, je vous en ai déjà parlé au moins 2 fois pour des châteaux en France. Par exemple pour Quillan dans l'Aude ou pour Vaour dans le Tarn.

   La ruine étant sur une hauteur, les hommes la creusent pour implanter un château d'eau.

     Mais depuis quelques années, d'autres constructions accompagnent la vie solitaire des ruines médiévales, ce sont...... les tours de communication.

    Avant de quitter cette petite forteresse, j'admire ce qui est sa richesse.

 

 

  Histoire du château :

* Au 13ème siècle, Il semble qu'une construction fortifiée soit sur la butte.
* Au 20ème siècle, des travaux de consolidation sont réalisés et un château d'eau est installé dans l'enceinte supérieure.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible. Site réservé aux passionnés.

 

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