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Ombre et lumière

25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 06:30


Département :   01  - Ain

Le château :
    Situation   (--> le voir sur une carte)
       Le petit bourg de Ambérieux en Dombes est situé à 14km à l'Est de Villefranche sur Saône et à 15km au Sud de Châtillon sur Chalaronne (voir son château).

   Coordonnées du bourg :

45° 59′ 57″ N 4° 54′ 12″ E
 45.999167°  4.903333°


Le château :
    L'extérieur :
La surprise
    Après avoir visité quelques châteaux du Jura, je fais une halte pour quérir des victuailles avant mon retour dans le Dauphiné, quand soudain une pancarte attire mon attention.

Ce bourg dans la plaine comporterait une tour fortifiée ?

     Je me mets en chasse.  (hihi, ceux qui me connaissent, savent que je prépare longuement et minutieusement mes week-ends médiévaux. Mais j'aime vous faire croire que surprise je peux avoir ).
  
La recherche
    Bien que le bourg ne soit pas très grand, j'ai mis quelques minutes avant de trouver le beauté médiévale car elle se cache au milieu des habitations. A t elle honte d'avoir 800 ans et quelques rides ?

Le donjon
                Avez vous la même sensation que moi ?
    Impressionné par ce rouge je suis (moi , le chevalier des ruines en pierres blanches) et admiratif sont mes yeux en découvrant la fraîcheur de ce donjon carré (donc du 12ème siècle ?).
   Au sommet, il manque les créneaux et surtout je suis surpris de l'absence de mâchicoulis (voir vocabulaire). Des vestiges de trous de boulin me laissent à penser que des hourds servaient à la défense (mais supposition cela est).

    Point de hourd, de mâchicoulis, de créneau donc.... point d'archère. Quelle curieuse méthode de défense !
 Mais que vois je ?.... Une sorte de bretêche. Je suis dubitatif car elle n'a rien à défendre en dessous. Sont ce les latrines ?
        Je prends un peu de recul pour mieux détailler cette primitive tour quand......

La fortification
   ..... je découvre que ce donjon est entouré de remparts.
  Ils sont toujours aussi rouge et font parti des murs de soutient des habitations du 20ème siècle. Mais 3 surprises m'attendent :
  1 - Ils sont très épais,
  2 - Ils comportent des ouvertures me faisant penser à des canonnières (pourtant leur orientation m'étonne),
  3 - Des salles d'habitation devaient s'appuyer sur ces murs car je distingue une cheminée.

Bigre !... Ce vestige médiéval est plein de surprises et de questionnements.

Aurais je mes réponses en visitant le donjon ?


       L'intérieur :
  Hélas, un panneau m'informe que je ne peux pas ce jour découvrir cette rouge merveille.

 "Une de perdue, 10 de retrouvées"

  Je vais vérifier si cet adage est vrai. .


Histoire du château :

* A la fin du 5ème siècle, il semble que le roi Burgonde aime à se rendre en ce lieu.
* Vers le 12ème siècle, une fortification semble construite dans l'ancienne cité d' Ambaricum.
* Au 14ème siècle, modernisation des défenses du château.
* Au  16ème siècle, Maréchal Biron démantèle le château (?).
* Au 20ème siècle, le château appartient à la commune.
* En 1905, les vestiges sont classés aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. Le donjon est visitable certains jours, veuillez vous renseigner avant.

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgEst ce la chapelle de la maison de retraite ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Saint Martin d'Hères se situe à  90km au Sud-Est de Lyon, à 60km au Sud-Sud-Ouest de Chambéry et à 3km au Sud-Est de Grenoble.

     Coordonnée du château :

45° 10′ 44 N 5° 45′ 14″ E
 45.179026  5.754128

 

Le château :  

     Préambule :

Les Journées du Patrimoine

     Tous les ans, j'attends avec impatience les journées du Patrimoine (2ème week-end de septembre) pour visiter des sites habituellement non ouverts au public. C'est ainsi que qu'en 2012, j'ai décidé de voir la maison de retraite médicalisée "du Bon Pasteur". 

 

Je vous sens surpris !

     "Mais il est devenu fou ce Chevalier Dauphinois" murmurent mes visiteuses et visiteurs "Pense-t-il déjà prendre sa retraite alors qu'il n'a que 800 ans ?  C'est très jeune pour un médiéviste, même amateur".

   Ne vous alarmez pas, je ne vais point en maison de retraite et n'ai point changé le thème de mon blog. Bien que ce bâtiment semble moderne, je vais vous montrer un site fortifié incroyable qui a été la résidence d'été des évêques de Grenoble.

 

Petite précision

   Durant plusieurs années, je vous ai montré beaucoup de ruines, parfois des sites "virtuels" tant les pierres manquaient et quelques fois, des châteaux entiers. Par cet exemple, je souhaite attirer votre attention sur une autre forme de sauvegarde du patrimoine. Elle consiste en l'intégration de pans de mur de 8 siècles dans une construction moderne.

Entrez avec moi  par cette porte du temps !

 

     L'extérieur :Que de changement entre ses 800 ans de reconstruction

Le plan

   Avant de vous montrer cette curieuse beauté médiévale, il est important de prendre un peu de temps pour assimiler le plan.

   La partie construite au Moyen Âge (encore existante) est représentée à gauche. Elle est aujourd'hui intégrée dans les maçonneries modernes du bâtiment en forme de U (inversé) situé à droite.

 

La découverte

     En regardant la face coté Sud (en bas sur le plan), j'ai beaucoup de difficultés à appréhender un château fort.

  Je me déplace vers la tour Sud-Est (en bas à droite) pour regarder ce qui fut le donjon d'angle.

 

Le donjon et une surprise

  Le crépi et les larges fenêtres ne facilitent pas la compréhension de cette tour maîtresse et pourraient même me faire douter de son origine médiévale. Mais si comme moi vous aviez vu l'épaisseur des murs (plus d'un mètre), vous n'auriez aucun doute.

   En avant du mur, je vois un trou entouré d'une protection. Cela n'est pas la conséquence de travaux d'entretien mais une surprise spécialement réalisée pour les Journées du Patrimoines. La plaque a été enlevée et une lampe a été indroduite pour montrer l'emplacement du puits médiéval dont la profondeur est surprenante.

 

Une autre tour

    A l'angle Sud-Ouest, je vois une rouge construction accolée à un mur crépi. Mon oeil d'aigle remarque de suite 2 détails :

1 - Sur la hauteur, les classiques mais nécessaires trous de boulin (voir vocabulaire).

2 - Proche du toit, une fente verticale que j'assimilerai à une archère primitive.

    Sur une autre façade, 3 détails apparaissent :

1 - A mi-hauteur sur la gauche, une archère droite.

2 - Sous le toit au centre, une autre archère droite (elle semble plus petite car la tour a été arasée).

3 - Sous l'archère centrale une ancienne ouverture de guet (Je vous la montrerai de l'intérieur).

 

Question que je pressens

"Explique nous Chevalier Dauphinois, pourquoi dans ta région de montagne il y a un château fort en brique ?"

  Schématiquement, il existe 3 matériaux pour construire un château fort au Moyen Âge :

1 - La pierre : Mais les carrières sont loin et l'évêque voulait rapidement sa résidence d'été. De plus, dans une terre marécageuse ou une construction protégée par des douves, la pierre nécessite un entretien constant (voir exemple) donc,cette solution n'a pas été retenue.

2 - Le galet roulé : Même si la rivière Isère n'est pas très loin, ce matériaux ne crée pas des murs très solides car le galet doit être assimilé avec du mortier.

3 - La brique : Elle est présente dans la plaine Grenobloise et surtout, elle résiste bien à l'eau, sans entretien important.

 

     L'intérieur :

         Pour découvrir les entrailles de cette curieuse construction, veuillez cliquer sur ce lien.

 

Deux archères sur une même façade

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgSentez vous le parfum de la ruine médiévale ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Laroque de Fa se situe à 25km au Nord-Ouest de Tuchan, 25km au Sud de Capendu et à 3km à l'Est de Mouthoumet.

   Coordonnées du bourg :

42° 57′ 27″ N 2° 33′ 55″ E
 42.9575°  2.565278°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    En arrivant dans ce petit village, je remarque 2 imposants rochers partiellement aplanis surplombant le village. Puisque mon dictionnaire des châteaux affirme que le site était fortifié, je me dois de trouver des traces.

Vais je réussir ce défi ?

 

La recherche d'indice

    Je suppose que la construction fortifiée ou le château a dû être construit sur ce rocher, la surface semble la plus plane et la plus grande.

     Durant ma lente marche, je vois un mur en pierres dont il m'est difficile de certifier qu'il a été construit au Moyen âge. Puis dans le village, un mur avec arc de décharge mais les preuves médiévales manquent.

 

Il me faut de l'aide

   Heureusement je ne suis pas seul. Un historien-castellologue nommé René Qehen a réalisé un plan du site me permettant de mieux comprendre. C'est donc assis sur le rocher dénommé "Roc Peyrat" que j'observe l'autre butte nommée "Castelnau".

   Au fond, la rivière isole le rocher, mais je ne vois aucune défense coté "plaine". Avec mon imagination, je crois voir quelques fauteuils (voir vocabulaire) pour appuyer une courtine.

   La plan m'indique une surface dallée entre les 2 rochers. Il y a bien au sol de nombreuses pierres "plates", mais quelle est la vraie fonction ?

 

Conclusion

    Il faut être un historien de métier ou un architecte des monuments pour voir des traces de constructions médiévales en ce lieu. Je vois ainsi le fossé qui sépare mes maigres connaissances d'un spécialiste "universitaire". Diantre, je dois retourner à l'école.

 

 

Histoire du château :

* En 1167, Bernard de Baldonne semble être le seigneur de Laroque de Fa, mais aucune mention d'un château est faite.
* En 1209, début de la terrible croisade des Albigeois
* En  1210, le puissant château de Termes tombe sous les coups de l'armée Royale commandée par Simon de Montfort
* En 1211, les terres et châteaux du domaine de Termes sont donnés par Simon de Montfort à Alain de Roucy. La Roca de Fa fait parti de ce leg.
* En 1241, Olivier de Termes fait sa soumission auprès de Louis IX (voir la liste des rois). Il récupère une partie de ses biens dont La Roca de Fa.
* En 1261, le château est vendu à la Commanderie du Temple de Peyrens.
* En 1713, un château est noté à Laroque de Fa sur la carte de Blottière et Roussel.
* A la fin du 18ème siècle, la carte de Cassini montre une ruine à Laroque de Fa.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. La visite de certains vestiges est impossible car situés dans des propriétés privées. 

 

Les vestiges historiques sont rares

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 06:30

 

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose. 

 

Résumé :

 
    « De la Bourgogne au Périgord, de la Normandie à la Provence, plus de huit cents châteaux forts et autres édifices fortifiés sont inventoriés dans ce guide, qui constitue un véritable panorama de la construction castrale au Moyen Age en France. Chacun de ces sites témoigne d'un univers où le seigneur exprimait sa puissance par la construction d'une tour, par l'épaisseur de ses murs ou par le nombre des archères, et sa richesse par le décor sculpté d'une fenêtre ou la beauté d'un enduit. Les luttes de pouvoir entre le Xe et le XVe siècle, les transformations de la société médiévale ont ainsi laissé leur trace dans l'architecture seigneuriale, de plus en plus élaborée et requérant des maîtres d'oeuvre spécialisés.

    Modifiés à des époques diverses, restaurés parfois, tombés en déshérence ou volontairement détruits, ces châteaux féodaux, souvent très pittoresques, ont conservé tout leur pouvoir de fascination. Ce guide permet de reconstituer l'histoire spécifique de chacun d'entre eux, intimement liée à celle de la région ainsi qu'à l'évolution du pouvoir royal.
    Des notices détaillées présentent plus de deux cents de ces sites, tandis qu'un inventaire régional, accompagné de cartes, signale les autres édifices importants. »
 
 
 
Mon avis :
 
Un  Auteur  de  Référence !
 
      Jean Mesqui est un auteur que tous les médiévistes devraient connaître. Posserder un de ses ouvrages, c'est déjà le début de la connaissance architecturale du Moyen Âge.
    J'avoue que dans quelques uns de ces livres, parfois certains passages me sont hermétiques. Mais quelques temps plus tard, dans un château ou une ruine, je comprends son texte et j'y retourne avec plaisir.
  
     Dans ce livre, de très nombreux châteaux forts et autres édifices fortifiés sont inventoriés. C'est un véritable panorama de la construction castrale au Moyen Âge en France. Mais il n'y a pas que les méthodes de construction dans cet ouvrage, il y a aussi les raisons et les choix.
    Ce livre est aussi une vision inattendue de la société médiévale.
 
Je vous quitte déjà car je me sens d'humeur à relire un passage.
 
Venez visiter maintenant les châteaux et ruines de france.

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 06:30

 

Département :   04 - ALPES de HAUTE PROVENCE

 

Le bourg :

Accrochée au rocher, la vieille tour tente de séduire les passants !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village est situé au bord de la route départementale entre Manosque et Forcalquier, dans la vallée du Largue.

  Coordonnées du bourg :

43° 54′ 17″ N 5° 47′ 36″ E
 43.904722°  5.793333°

 

   Origine du nom :   (initiation à la toponymie)

       "Sanctus Maximus" (Saint Maxime) était évêque à Riez. La déformation du nom avec le temps a donné Saint Maime.

 

Le château :

   L'extérieur :

La découverte

    Après avoir visité la ruine médiévale de Manosque, mon destrier m'amène vers Forcalquier où un aubergiste m'attend avec une soupe extraordinaire dont m'ont parlée mes 2 amis "Golt" et "Millot". Soudain, "Jumpeur" (oui, c'est le nom de mon joli cheval) s'arrête.

Y avait il quelques dragons à esbaudir ?

Ou quelques princesses "blondes" à sauver de malandrins (Les samedis, point de brune dans mon agenda... Chaque jour, une couleur différente)  ?

    Non, mon joli "Jumpeur" a senti la vieille pierre poussiéreuse..... Une ruine comme je l'adore.
  Et en levant les yeux, je la vis sur la colline.

 

Préambule

    Depuis le bourg, une petite marche facile sur un sentier étroit dirige mes pieds vers mon "Graal".  Malgré l'herbe qui tente de masquer les traces du passé, un premier mur me regarde fièrement. Aucune indication trahit sa fonction. Peut être aurais je plus de chance avec le suivant ?

    Un autre groupe de murs me regarde quelques mètres plus loin. Ces murs sont épais et comportent un remblai à l'intérieur, mais pas de trace d'archère, bouche à feu ou trou de boulin. Le village minier étant en contre bas, ce ne peut pas être des murs de maison du 18ème siècle.

   Quelques mètres plus haut, enfin apparaît la trace tant recherchée du vestige médiéval.

Une tour octogonale. Quelle originalité !

 

La tour

     Cette tour a une forme octogonale. Ses murs sont très épais, et bien appareillés, bien que la base n'ait pas les même pierres que la partie supérieure. Mais des traces de ciment récent ne me permettent pas de tirer des conclusions architecturales sérieuses.

     Hélas, sa faible hauteur au 21ème siècle ne facilite pas la déduction. Comportait elle des archères médiévales, ou avait elle évolué au 16ème siècle avec des bouches à feu ?
     Elle semble trop massive pour être une simple tour de rempart. Ce devait être le donjon de la forteresse, sa position sur la crête tend à prouver ma suggestion. Sa construction semble datée du 12ème siècle.

 

L'intérieur du donjon

    En grimpant tel un escaladeur Savoyard (j'exagère un peu, il n'y a que 1 mètre de dénivelé), je découvre l'intérieur du donjon. Il est sobre, sans trace d'escalier, ni d'élément de confort. Ce château est bien mystérieux et ne souhaite pas révéler ses secrets.

 

 La chapelle Sainte Agathe :

    Proche de la tour, une chapelle se dresse fièrement. Elle semble être de la même époque de construction que le château et utilise les mêmes pierres que le donjon.

Était ce la chapelle castrale ?

     Sa position le laisse penser, mais 6 siècles d'aménagement si près d'un village me laissent quelques doutes.
Au pied de la chapelle, une trace circulaire au sol attire mon attention.

Est ce :
      - Les fondements d'une tour du rempart intérieur ?
      - Les restes d'une citerne ou d'un ratier (voir vocabulaire) ?
      - Les vestiges d'un moulin ?

 Encore un mystère dans ce château.

     La douce chaleur, le silence, les mystères emportent mon regard vers l'horizon. C'est à ce moment que "Jumpeur" me "siffle" pour me rappeler qu'il reste quelques lieues avant le fourrage et la soupe..... Je chercherai ultérieurement les solutions aux énigmes du château du Saint Maime.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, un château est cité. Il est la résidence du Comte de Forcalquier.
* En 1220, Raymond Bérenger IV Comte de Provence épouse  Béatrice de Savoie. Ils résident ensemble dans ce château.  La "légende" raconte qu'il avait eu 4 filles habitant ce château qui devinrent reines :
     - Marguerite épousa en 1234 Louis IX, Roi de France (voir liste des rois).
     - Eléonore devint Reine d'Angleterre par mariage avec Henri III en 1236.
     - Sancie prit le titre de Comtesse de Cornouailles puis Reine des Romains en épousant Richard de Cornouailles en 1243.
     - Béatrice, en 1246, devint Reine de Sicile puis Reine de Naples grâce à son époux Charles Ier d'Anjou.
* En 1245, Raymond Bérenger IV meurt.C'est le dernier Comte de Provence ayant habité au château. 
* En 1246, Béatrice de Savoie quitte ce château et retourne dans ses terres dans son château de "Les Echelles" où elle décède en 1266
* Au 14ème siècle, le château appartient aux seigneurs des Agoult et dépend du Vicomté de Reillanne. Il ne semble plus habité par d'illustres personnages.
* Au 16ème siècle, le château appartient au Marquisat d'Oraison.
* Au 17ème siècle, un gisement de lignite est exploité par les mineurs. Le village s'enrichit.
* En 1998, la ruine est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite.

 

Voici un endroit à pique-nique pour celui qui sait admirer le paysage !

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 06:30

Blason du canton de Fribourg

Pays :

 SUISSE

Canton :

 FRIBOURG

 

Le bourg

Ce n'est pas un mirage, il y a bien un château médiéval au loin !  Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Le village de Vaulruz se situé à 24km au Sud-Sud-Ouest de Fribourg, et à 25km au Nord-Nord-Est de Montreux et plus précisément à 4km à l'Ouest de Bulle.

    Coordonnées du bourg :

46° 37′ 13″ N 6° 59′ 21″ E
 46.620279°  6.989166°

 

Le château :

    L'extérieur :

La découverte

    Proche du centre ville actuel, sur une petite colline, un curieux bâtiment attire l'attention de mon destrier. Avec le temps je sais que ses réactions sont propices à la découverte.

    Mon hongre a raison, sur la droite de la grande bâtisse claire, un mur avec créneaux m'attend.

Est ce un château fort du Moyen Âge ?

 

Est ce une reconstruction ?

    Plus je m'approche de cette bâtisse, et plus je sens ma passion médiévale vibrer. Mais je pressens que les bâtiments seront "intacts". Depuis 6 jours de recherches en Suisse, je n'ai vu que des châteaux "entiers".

N'y a t il aucune ruine dans ce beau pays ?

 

Première sensation

   Posé sur une petite colline, il faut monter une légère rampe pour découvrir les courtines externes et accéder à la porte d'entrée du château. Il est possible d'imaginer que l'ensemble était précédé d'un premier rempart et qu'un fossé isolait le château. Mais les années ont gommées toutes traces. 

 

Analyse
   L'architecture de ce château est curieuse. Il y a de nombreuses traces de systèmes de défense médiévale, mais la reconstruction semble incomplète.

 Par exemple :

* La porte d'entrée comporte 4 fentes pour recevoir les flèches d'un pont-levis (voir vocabulaire)

* Et les pourtours sont renforcés évitant qu'un ennemi fasse levier pour arracher le pont lorsqu'il est levé.

* Mais aucune archère latérale ou échauguette ou tour protège cette porte, maillon faible d'un château.

 Autre exemple :

* A 7 mètres du sol, il y a des créneaux dont les merlons comportent des archères en croix (nommées parfois arbalétrières).

* Mais curieusement, aucune trace de mâchicoulis (système de défense très tôt employé dans les châteaux).

* Ni de bretèche au dessus de la porte.

* Ni de corbeau pour installer des hourds (voir exemple).

* De plus, avec les progrès des armes de jet, cette faible hauteur n'est pas appropriée à la défense d'un château au 15ème siècle.

Peut être que sur les autres faces des indices m'éclaireront sur ces "curiosités" ?

 

Suite de la découverte

   A l'opposé de la porte d'entrée, au Nord Ouest, une tour carrée surprend par ses dimensions et sa puissance.

Était ce le donjon primitif ?

  Je ne le pense pas, la tour Savoyarde de 1316  devait avoir une forme différente.
    Le parement est soigné, mais très récent. Dans la partie basse, un arc de décharge équilibre le poids de la tour au dessus d'un rocher. En haut, des bretèches très élégantes donnent un air de féodalité à cet ensemble très reconstruit.

   Je ne trouve pas les réponses à mes questions.

Pensez vous qu'à l'intérieur, il y a la clé de l'énigme ?
    

    L'intérieur :

  Que c'est beau ! 

   La tour comporte des fenêtres récentes où des formes humaines bougent derrière. Le chemin de ronde est recouvert d'un toit en bois et agrémenté de fleurs colorées.
     Des cris stridents, des rires aux éclats, un coup de sifflet m'informent que je suis entré dans la cour d'une école.
  Sur la pointe des pieds, je sors en ayant la réponse à mes questions.

        La commune a reconstruit le château en éliminant tous bâtiments dangereux. C'est donc une fortification "aseptisée" et sécurisée que j'ai visitée rapidement. Mais c'est aussi cela la vie d'un château médiéval.
 

 
Histoire du château :

  • * Au 13ème siècle (?), un donjon semble être construit par le seigneur de Blonay.
  • * Au début du 14ème siècle, château et terres sont vendu à Amédée V, Comte de Savoie (voir liste).
  • * En 1316, le château est agrandi puis une bourgade est construite aux pieds de la forteresse.
  • * En 1321, le Comte de Savoie accorde une charte de franchise à la bourgade. Cet acte enrichit la ville qui grossit, organise des marchés et renforce ses défenses. Le Comte de Savoie obtient ainsi une défense de ses terres et une surveillance de l'évêque de Lausanne.
  • * En 1349, la peste décime la population de la cité. C'est le début du déclin de sa puissance.
  • * En 1387, un incendie ravage la bourgade. Jamais plus Vaulruz ne retrouvera sa prospérité.
  • * Au 15ème siècle, le Comte de Savoie vend le territoire à un seigneur de Saint Michel de Maurienne. La bourgade devient un petit village rural sans ambition.
  • * A partir de 1474, la guerre de Bourgogne éclate opposant les "états Bourguignon" à la "Confédération Suisse". Vaulruz hélas subit quelques attaques.
  • * En 1536, l'invasion Bernoise commence. Grâce à une habile  manoeuvre de négociation avec les Fribourgeois, le seigneur de Vaulruz sauvegarde sa cité.
  • * Au 20ème siècle, des travaux de consolidation sont réalisés par la commune. Puis un centre de vacances est installé.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La propriété est privée et n'est pas ouverte à la visite.

 

Chemin de ronde et tour d'angle... le rêve médiéval est là !

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 06:30

 

Département :  73 - SAVOIE

 

Le bourg :

Donjon du 13ème siècle et logis du 16ème avec tourelle d'angle.

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Feissons sur Isère est situé sur la rive droite de l'Isère, entre Albertville et Moutiers. Le château trône sur une colline au Sud-Est au dessus du village.

  Une route étroite et goudronnée permet la montée en voiture proche du bâtiment devenu un restaurant.

    Coordonnées du château :

45° 33′ 28.01″ N 6° 28′ 23.99″ E
 45.55778°  6.47333°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

   Le château est contitué d'une enceinte à plan barlong avec 2 bâtiments distincts : un logis et un donjon. Quelques "traces" font penser que ce château était entouré d'un fossé.    Il est difficile et même impossible sans fouille archéologique de deviner sans erreur l'architecture réelle et les bâtiments annexes de ce monument médiéval.

 

Le donjon
    C'est une tour cylindrique du 13ème siècle très bien conservée. Les fondations de la base sont des moellons ordinaires. Elle devait comporter 4 à 5 étages accessibles par des échelles intérieures. Le sommet est crénelé sans archère dans les merlons (voir vocabulaire).
   Ne pouvant l'approcher ni la visiter, je vous livre l'information d'une brochure : "Les murs à la base ont une épaisseur de 2,80m et au sommet de 2,20m. Une seule cheminée est visible au 1er étage".

 
 Le logis
    C'est un bâtiment rectangulaire du 16ème siècle. Les murs sont réalisés avec des petits moellons. Les 4 angles comportent des petites tours cylindriques avec archères et fentes pour arme à feu. Une brochure indique : "Quatre étages pouvaient etre visibles, y compris les combles".
  Le bâtiment est très restauré et n'offre qu'une vue partielle de son architecture médiévale.

 
     L'intérieur :
       Je n'ai pas mangé dans le restaurant, il m'est donc impossible de vous le décrire.  Le site web de cet établissement montre des salles voûtées et des murs très restaurés.

Peut être que je m'offrirais un bon repas..... pour vous bien sur.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle, il semble qu'un édifice existe, mais aucune trace l'atteste (tour en bois ?)
* Au 12ème siècle, le nom de Feissons paraît pour la première fois dans un document.
* Au 13ème, un château est cité, il appartient à l'évêque d'Hereford Pierre Ier d'Aigueblanche, seigneur de Briançon.
 En a t il été le constructeur ?
Rien ne l'atteste.
* En 1357, le fief appartient à Amédé de Conflens.
* En 1379, les frères Benet sont les nouveaux propriétaires du territoire.
* Durant 4 siècles, le château change de propriétaire :

- "Chevron",
- puis de "Duyn".
- puis "De Saint Thomas"....

* Au 16ème siècle, le donjon est consolidé.
* En 1536, les troupes de François Ier (voir liste des rois) attaquent le château et gagnent plusieurs batailles contre les Savoyards. Il semble qu'un logis renaissance soit construit la même année.
* En 1600, les armées de Henri IV envahissent le château.
* Au 18ème siècle, il est propriété des "Caron de Saint-Thomas". 
* A la fin du 20ème siècle, le château est transformé en restaurant.
* Au 21ème siècle, la visite de l'extérieur est possible depuis le parking et la route. La visite de l'intérieur est interdite, mais peut être que si vous mangez dans le restaurant ?

 

Essai de reconstitution par J. TEALDI, en 1984.

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 06:30

 

Département :  68 - HAUT RHIN

 

Le bourg :Voyez vous le château derrère le clocher ?

   Situation :    (--> le voir sur une carte)

       Katzenthal est un village viticole en bordure de la N145, au Nord-Ouest de Colmar. 
   Le château est situé sur un rocher à 320m d'altitude, à l'extrémité d'une crête au Nord-Ouest du village. Au 21ème siècle, c'est vraisemblablement le seul château d'Alsace au milieu des vignobles.
     Coordonnées du bourg :
48° 6′ 29.88″ N 7° 16′ 58.08″ E
 48.1083°  7.2828°

 

Le château : 

      L'extérieur :

1ère impression

      De loin, la première image que l'on a du château est la vision du haut donjon. Avec une base presque carrée de 7 mètres de coté, sa hauteur parait impressionnante, pourtant il ne mesure "que" 21 mètres. Il est bâti en bel appareillage de calcaire.

      Ce château est de dimensions modestes. Ce n'était pas la résidence d'une grande famille Alsacienne, mais plutôt celui d'un petit seigneur vassal ou un château de garde.

Dans les vignes, ce château paraît presque fantomatique. 

Le système défensif

   Lorsque je me rapproche de cet ancêtre par un chemin longeant les vignes, un épais mur en forme de fer à cheval délimite le périmètre du château. On peut supposer qu'un chemin de ronde et des créneaux (voir vocabulaire) coiffaient l'ensemble. Un fossé dans la pente isole le château et constitue la première défense.
  Le deuxième système défensif est assuré par le donjon dont je distingue quelques archères droites.
 
L'entrée

   En contournant le bâtiment par l'Est puis le Sud, j'arrive devant un pont fixe avec la porte principale peu impressionnante. Les ravages du temps et l'abandon du château à la renaissance ont laissé peu de traces du logis seigneurial, des dépendances et des écuries.  

 

   L'intérieur :

      Je n'ai pas eu la chance de visiter ce petit château car les jours d'ouverture sont rares (renseignez vous). Un petit musée est installé dans une salle montrant le résultat des campagnes de fouilles. 

 

 

Histoire du château :

* Vers 1200, un modeste château existe certainement. Il appartient à la famille d'Eguisheim-Dabo.
* Vers 1250, par héritage il est à Ulrich II de Ferrette.
* En 1251, Ulrich II rend hommage à Henri de Stachleck, évêque de Strasbourg. Le château est cité.
* En 1271, Ulrich rend hommage à l'évêque de Bale. Il récuse donc son acte passé il y a 20 ans. Le château est en fief à la famille Wineck.
* Au 14ème siècle, avec l'amélioration des arcs et engins de jet, les défenses du château sont améliorées et le donjon est surélevé (vers 1350 ?).
* Au 15ème siècle, le château appartient à l'Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, puis aux Barons de Rhahsamhausen.
* A la fin du 15ème siècle, ce château de garde n'a plus une positon stratégique. Il est peu habité et se dégrade.
* En 1502, les bâtiments sont qualifiés de "ruine". Quelques années plus tard, un incendie le ravage partiellement.
* En 1828, la famille Rathsamhausen vend les terres et le château aux Barons de Gail.
* En 1848, il est revendu.
* En 1866, il est la propriété de la Société pour la Conservation des Monuments d'Alsace.
* En 1971, le château est "donné" à l'Association de Sauvegarde de Wineck.
* En 1981, les vestiges du château sont classés aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la visite de l'extérieur est gratuite. La visite de l'intérieur est payante. Renseignez vous sur les jours et heures d'ouverture. Le risque de recevoir une pierre est très faible.

 

Au pied de la courtine en 'fer à cheval', le donjon parait inaccessible..

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 06:30

 

Département :   32 - GERS

 

Le château : 

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La petite commune de Lagardère est située à 9km au Nord de Vic-Fézensac et à 38km au Nord-Ouest de Auch. 

   Coordonnées du bourg :

43° 50′ 27.96″ N 0° 19′ 42.96″ E
 43.8411°  0.3286°

 

 

 

 

Toponymie : (petite initiation)

      Le nom Lagardère semble avoir comme origine : La Garde.
  C'était la fonction première de ce château situé le plus au Nord de la Gascogne du 13ème siècle. 

 

Le château :

    L'extérieur :

Où est il ?

    A 200m à l'Ouest du petit village un imposant bâtiment est posé sur le sommet d'une colline (210m d'altitude) avec une vue incroyable. C'est la ruine du château de Lagardère (non, non, cela n'a aucun rapport avec le héro Lagardère dans le roman de Paul Féval : "Le bossu").

 

L'arrivée

    De loin, le bâtiment parait presque intact, cubique et très massive. Il ne ressemble pas vraiment au classique château "ruiné" du Moyen Age que je vous montre souvent. Mais en m'approchant, c'est bien une ruine que je vais découvrir avec une courtine fissurée, et des murs "égratignés" en partie supérieure.

 

Premier questionnementLes châteaux Gascons m'étonneront toujours !

       En faisant rapidement le tour, je ne constate aucun mur de rempart entourant la ruine, ni aucun fossé.

Etait ce "simplement" une maison forte ou "un grenier" fortifié ?

  Qu'importe, la ruine est incroyablement complexe et montre l'évolution militaire sur plusieurs siècles.

Vous ne me croyez pas ?

Observez cette façade.... Que voyez vous ?

     Vous avez raison, le mur devait certainement être borgne à sa construction et des archères (voir vocabulaire) ont été construites ultérieurement.

 

Des archères

   Il est amusant de constater 2 types d'archères "d'époques différentes"....   Mais si, observez avec attention.

    En bas, une archère à étrier du 13ème siècle (certainement) et au dessus, une archère en croix nommée parfois "arbalétrière" du 14ème siècle.

     L'ouverture rectangulaire est peut être une canonnière ou une entrée de lumière du 17ème siècle (?)..... Mystère.

 

La façade

    Regardons à nouveau cette façade. J'ai l'impression que les murs ont été rehaussés avec l'amélioration de la puissance des armes de jet

Avez vous cette impression ?

   D'ailleurs en observant les restes d'une échauguette avec mâchicoulis, il me semble qu'elle a été construite ultérieurement. 

 

Curiosité architecturale

        Il est temps d'observer la vue globale, et surtout, au fond, la fine tour carrée.
Ne vous semble pas curieuse ?

     Elle comporte "à l'extérieur" du mur d'enceinte des ouvertures ressemblant à des portes.

Mais si,  regardez attentivement.

Pourquoi des portes en dehors des courtines ?

  Peut être y avait il des hourds accessibles depuis cette tour ? (voir un exemple).

 

Autre curiosité 

     Une autre particularité de cette ruine est l'absence :

- De tour ronde (pourtant plus pratique pour la défense)

- Et d'un vrai donjon.

   Ma théorie de la maison forte ou du "grenier" fortifié serait une explication. La porte sur cette façade étant bouchée, je contourne la ruine pour chercher une autre entrée.

 

Toujours des questions 

   La 2ème tour carrée comporte des archères en croix sur les 3 faces ainsi que des corbeaux. Ces corbeaux ne devaient pas soutenir une bretèche car il n'y a rien à défendre en dessous.

Pensez vous que cela soit ... heu.... les vestiges de latrines ?

Il existe bien une autre porte à l'arrière, youpiiii.....

Hélas, fermée par une grille cette porte est.... snifff.  

 

 

    L'intérieur :

C'est vide

   La ruine étant peu consolidée et dangereuse, elle est fermée au public. Mais, tel l'inspecteur Gadget, j'ai réussi à tendre le bras à travers la grille pour vous montrer son intérieur.

  Évidemment aucune sculpture ou décors est visible, même pas une trace de cheminée et curieusement aucun vestige d'escalier.

Comment montait on dans les étages ?

 

L'aménagement

  Des ouvertures dans les murs ayant vu sur l'extérieur ressemblent à des canonnières. Dans la largeur, deux murs épais créent 3 salles de superficies inégales et dont les fonctions me sont inconnues.

 

Le plan

    Il est possible maintenant de faire une ébauche de plan. Le bâtiment a une forme de trapèze et mesure 25m de long pour 12m d'un coté et 10m de l'autre.

  Voila une belle ruine pleine de mystères et de variétés architecturales. L'association en charge de cet ancêtre a une chance extraordinaire !

 

 

  Histoire du "château" :

* En 1270, Géraud V Comte d'Armagnac donne les terres de Lagardère à l'abbaye de Condom avec autorisation de construction d'une forteresse.
* En 1280, l'abbé Guilhem de Nérac fait construire une forteresse sur le sommet de la petite colline entre 2 ruisseaux.
* Quelques années plus tard, un différent sur la possession du site oppose l'abbaye de Condom  au Chapitre.
* En 1317, le château appartient au Chapitre.
* En 1578, le château est acheté par le seigneur Pierre de Lavardac. Il semble que des canonnières soient construites.
* En 1621, Alix de Lavardac vend le domaine au président du parlement de Toulouse : Jean de Manhiban. Le château n'étant pas utilisé comme résidence par cette nouvelle famille, aucune modification architecturale sera faite durant 170 ans.
* En 1792, les révolutionnaires réquisitionnent le château.
* En 1922, le château est classé aux Monuments Historiques. La végétation envahit doucement ces vieilles pierres.
* A la fin du 20ème siècle une association se crée pour la sauvegarde du château.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Pauvre rempart qui n'a plus sa prestance d'antant !

 

  Cliquez pour voir le menu des châteaux forts du 32 Vers Menu châteaux du Gers

 

 



    Je voudrais remercier les membres de l'association de sauvegarde du château de Lagardère pour l'immense travail qu'ils ont accompli, et pour le panneau historique qu'ils ont apposé sur le mur extérieur facilitant la compréhension de ce site.

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 06:30

 

 

Préambule :

* Avant de réaliser des articles sur les "Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon", trop souvent nommés : Les Templiers.

* Avant de vous faire la synthèse de mes 800 ans de lecture sur ce sujet trop galvaudé car très vendeur.

* Avant, peut être, de détruire certains mythes, mensonges, histoires fausses et autres bêtises.

Je vous offre cette passionnante vidéo de 53 minutes.

 

Et surtout :

- Laissez vos aprioris avant d'appuyer sur "lecture".

- Ne prenez pas aux pieds de la lettre les affirmations ponctuelles.

- Attendez les contrevérités énoncés et les doutes de chaque sujet.

 

Conclusion :

* Ne tirez pas de conclusion hâtive après ce magnifique reportage.

* Sachez que toutes les théories n'ont jamais été prouvées.

 

La vérité est ailleurs !

 

 

 

L'histoire des templiers et de leur trésor  
 

 

 

 

 

 

Nota :

         J'ai récupéré cette vidéo sur DailyMotion

   Si vous êtes l'auteur de cette vidéo, si vous estimez que cet article "pirate" ou n'est pas conforme aux règles du droit à la propriété intellectuelle, veuillez me contacter par courriel (voir ci-dessous) ou dans le lien "Commentaire". Je supprimerai ou modifierai cette page en suivant vos recommandations.

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Vers légendes et énigmes sur le thème des Templiers

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