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Ombre et lumière

11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 07:30

 

Département :  40 - LANDES

Le bourg :

Des remparts, il ne reste que des vestiges pour notre imaginaire   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Mont de Marsan est situé à 50km au Nord-Est de Dax, à 150km au Nord-Ouest de Tarbes et à 135km au Sud de Bordeaux.

   Coordonnées du bourg :

43° 53′ 29″ N 0° 29′ 58″ W
  43.891389°   -0.499444°

 

Les remparts :

    L'extérieur  :

Curiosité

    Dans certaines brochures Mont de Marsan est appelé : La ville aux 3 rivières. 

Incroyable n'est il pas ?

   En réalité, il existe bien 2 rivières nommées Douze et Midou. En se rencontrant les hommes ont appelé la "nouvelle" rivière : La Midouze.

Donc, 3 noms = 3 rivières.

    Évidemment, un confluent (dans la province du Marsan) est propice à la création d'un bourg puisqu'il est protégé naturellement par 3 cotés. C'est ainsi que naquit ce qui devint : Mont de Marsan.

 

Plan de Mont de MarsanUn plan très curieux pour une cité fortifiée

   Pour comprendre la description de ce bourg, il est important d'analyser sa carte à la fin du Moyen Âge.

Légende :

   A - Maison Romane,

   B - Maison Romane,

   C - Château Nolibos,

   D - Église Sainte Madelaine,

   E - Maison Romane,

   G - Château Vieux,

   H -Cordelière,

  P1 - Porte de Roquefort,

  P2 - Porte d'Aire,

  P3 - Porte de Saint Sever,

  P4 - Porte du Port,

  P5 - Porte Campet. 

 

La découverte

    En descendant au rythme de la rivière Midou, j'arrive à proximité de murs consolidés, vestiges des remparts de la cité. Quelle sensation d'approcher des murs ayant vu Gaston Phoebus et le futur roi Henri IV.

  C'est donc avec respect que je m'approche de ce mur. Ce n'est évidemment pas le tag sur la porte du garage (certainement un plaisir pour le Chercheur d'Empreintes) qui m'attire, mais les blocs de pierres.

 

Les remparts

    Mont de Marsan n'est évidemment pas Carcassonne, ni le belle petite cité de Larresingle , mais voir un rempart de 800 ans ayant su évoluer doucement puis attirer le regard de personnages illustres est un vrai plaisir.

    Les pierres ont des tailles et dimensions différentes entre la base et le sommet. Le plus étonnant et l'absence d'archère, de mâchicoulis (voir vocabulaire) ou de crénelage. Je suppose que le rempart devait être beaucoup plus haut.

 

Le doute

   Les murs, bien que passionnants pour un amateur de pierres, ne me satisfont pas. Et je commence à douter de la présence de vraies constructions habitées et fortifiées. c'est l'oeil vide et a vue basse que j'erre le long de la rivière quand soudain, venue de nulle par, une femme m'interpelle :

"Chevalier, aie confiance dans ton chemin qui te mènera vers le panneau !"

   Ma muse (qui est avant tout une femme) ayant toujours raison (n'est ce pas mesdames), m'a guidé vers le panneau.

 

Système défensif et fenêtres de confort !Le Donjon Lacabaye

    Bien que partiellement caché par une construction parallélépipédique avec de curieux corbeaux, le Donjon de Lacabaye apparaît, puissant et distingué, haut et pourtant si trapu, défensif et si habitable.

Que de contrastes !   Les ressentez vous ?

   En regardant rapidement la façade Nord, ce donjon ressemble à une maison médiévale avec ses belles fenêtres trilobées à colonne centrale. J'imagine aisément une belle à sa fenêtre guettant "mon" retour de la chasse.

  Mais en observant bien cette construction en 2 parties, des systèmes de défense apparaissent. Ils encadrent les fenêtres et se déclinent sur plusieurs hauteurs en décalé

  Cette architecture est fascinante car elle est harmonieuse même dans les positions des archères.

 

Le Donjon Lacabaye (encore)

Quelle physionomie montre le donjon sur les autres faces ?

 1 - La face Est est très austère. Y avait il un bâtiment accolé ?

 2 - En tentant de regarder la façade Sud, je découvre qu'elle domine la rivière (derrière les arbres à gauche). La fonction de défense me parait enfin plus logique.

 3 - En descendant proche de la rivière, j'observe la face Ouest. Des fenêtres récentes égaient un peu ce haut mur curieusement sans archère.

    Comme moi vous avez certainement été surpris par le manque de mâchicoulis, latrines, bretèche au dessus des portes, trou de boulin et corbeau pour soutenir des hourds (voir vocabulaire). Surpris je suis et aucune raison je peux vous apporter.

 

Maisons médiévales

   Le bourg possède quelques belles maisons médiévales, certaines en ruines (repère E) et d'autres toujours fringuantes (repère B). Mais ce blog n'étant pas un prospectus touristique, je n'en donnerai aucune description

 

    L'intérieur :

       Les remparts n'étant que de simple mur, il n'y a pas d'intérieur à visiter. Le donjon de Lacatayes est visitable gratuitement. Je ne vous montrerai aucune photo de son intérieur pour que vous ayez la surprise des sculptures et de l'ambiance.

 

 

Histoire simplifiée du bourg et des fortifications :

* En 1130, un château fort est bâti au milieu des 2 rivières par P. de Lobonner, Vicomte (voir titres de Noblesse) de Marsan.
* Au 12ème siècle, construction des remparts entourant la ville.
* A la fin du 13ème siècle, construction au Nord-Est des remparts d'une maison forte; (Elle sera nommée un siècle plus tard : Le Château Nolibos). Elle est acheté par Marguerite de Moncade, fille de Gaston VII, Vicomte de Béarn.
* Au 14ème siècle, amélioration des défenses du rempart.Construction d'une maison forte nommée aujourd'hui : Le Donjon de Lacataye.
* Vers 1380, Gaston Phoebus (de son vrai nom Gaston III de Foix Béarn), Vicomte de Marsan, fait restaurer le château Nolibos.
* En 1585, Henri IV (voir liste des rois) fait construire un bastion (nommée : La Grande Tenaille) pour protéger la porte Est nommée : Porte Roquefort.
* Au 17ème siècle, sur ordre du Roi de France Louis XIII, le château Nolibos est détruit.
* Au 18ème siècle, pour agrandir la ville, une grande partie des remparts sont détruits dont les 5 portes fortifiées.
* Au 19ème siècle, le "château vieux" (ainsi que de nombreux bâtiments fortifiés) sont détruits. Le "château vieux" sera remplacé par le théâtre et les halles.
* En 1860, Antoine Lacaze, maire de Mont de Marsan et propriétaire du "Donjon" (la tour de Lacatayes), fait don de ce bâtiment médiéval à la ville pour loger les soldats.
* En 1875, les militaires déménagent à la caserne Bosquet. La tour devient successivement :

- Un pensionat de jeunes filles,
- Un centre de gymnastique,
- Un atelier municipal.

* En 1968, Charles Lamarque-Cando, maire de Mont de Marsan, transforme ce lieu en musée pour 2 sculpteurs régionaux :

- Charles Despiaux,
- Robert Wlérick.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts et des constructions fortifiées est libre et gratuite. La visite du donjon devenu musée est gratuite.

 

Le donjon est magnifique sous tous les angles de vue



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châteaux des Landes
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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgCes pierres sentent la ruine.. hummm

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le petit bourg de Villefort se situe à 22km au Nord-Ouest de Quillan (voir son château), à 20km au Sud-Est de Mirepoix et à 5km au Sud de Chalabre.

    Coordonnées du bourg :

42° 57′ 17″ N 2° 2′ 0″ E
 42.954722° 2.033333°

 

Le château :  

     L'extérieur :

L'arrivée

    Dans le brouillard matinal du début de printemps, le plateau surplombant de petit bourg est fantomatique. L'humidité gèle mon espoir. Ce n'est pas les quelques pierres amassées dans l'herbe verte qui me rassurent.

Vais je trouver une ruine de château fort ?

 

La découverte

    Villefort : Rien que le nom est porteur de rêves pour un castellologue amateur. Bien que mon imaginaire soit très développé, il me faudrait quelques traces plus palpable.

     En examinant mieux les pierres, je pressens qu'elles ont dû appartenir à un rempart. Et c'est en levant la tête que mes yeux brillent de joie : Un mur !

 

Elle est formidable !

     Quel plaisir de voir une ruine aussi riche et aussi intelligente. Je vous vois froncer les sourcils avec le mot "Intelligente".

  En connaissez vous des ruines aussi moderne sachant discuter avec un "téléphone"  ? 

  A mon avis, elles doivent s'échanger tous les potins et ragots. D'ailleurs j'ai appris que madame Michut avait... (mais je ne vais pas vous colporter toutes les anecdotes Audoises). 

 

Analyse très rapide

    Un simple pan de mur n'est pas facilement interprétable car il ne reste ni corbeau, ni bretèche, ni mâchicoulis (voir vocabulaire). Le mur est borgne, peu épais, composé de petites pierres pauvrement taillées et peu jointives.

    Ce château n'appartenait pas à un grand seigneur, mais sa position en fait une bonne vigie entre les grands châteaux dits Cathare si proches.

 

     L'intérieur :

         Qu'en dire ?... Il n'y a plus d'intérieur, excepté des vestiges que mon imaginaire fait revivre.

Le votre est il aussi développé que le mien ?

 

 

Histoire du château :

* Au  12ème siècle, construction d'un château fortifié.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible (mais il reste si peu). N'oubliez pas, vous êtes dans une ruine avec des ravins et dans une propriété privée.

 

Dans le brouillard, la ruine est fantomatique

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 07:30

 

La description de l'extérieur du château est ici

 

La description de l'intérieur du château est là

 

    La haute cour du château :La haute cour est devenu un jardin à thème

Je veux du soleil

  Après avoir visité les entrailles du donjon quadrangulaire, j'ai besoin de retrouver le soleil. Pour cela il suffit d'emprunter le classique escalier en colimaçon et de monter éclairé par des fente pouvant s'apparenter à des archères.

  Depuis le chemin de ronde, je vois une succession de bâtiments en ruine entourés de fleurs et plantes. C'est la magnifique haute cour (repère H sur le plan) avec la citerne creusée dans le roc et les vestiges de la chapelle castrale dédiée à Saint Amédée.

   A l'autre bout du château trône fièrement le donjon primitif  du 12ème siècle "déclassé" au 15ème siècle pour devenir la Tour Saint Pierre (repère T sur le plan).

 

La Tour Saint Pierre

     Aux pieds de la Tour Saint Pierre, je reconnais cette caractéristique architecturale défensive posée sur des consoles et nommée : Mâchicoulis (voir vocabulaire).

  Quelques bâtiments et salles ont été aménagés au cour des siècles. Leur manque de confort traduit une utilisation de stockage puis de magasin à poudre (repère M sur le plan).

   Dans la tour les quelques pièces accessible sont un compromis entre rigueur et confort avec des latrines minimales et des décors très seigneuriaux. Le donjon du 15ème siècle est puissant

 

Quel magnifique panorama

     En haut de la tour Saint Pierre, le spectacle est incroyable !

* En bas, la haute cour fleurie et arborée.

* Puis sur la droite, le puissant donjon du 15ème siècle avec ses geôles et sa tourelle pour escalier en colimaçon.

* Au fond à gauche les rondeurs de la tour canonnière de la Sauvegarde (repère S sur le plan) tranchent dans cette ambiance rectiligne et d'angle droit.

* Mais c'est la vision du Mont Blanc qui me semble presque irréelle.

   Pour me reposer de ces émotions, je regarde la beauté des montagnes Savoyardes.

 

 

Histoire du château :

* En 1014, le site de Meiolanum est cité dans un texte.
* En 1073, un seigneur de Miolans est cité sans référence à un château.
* En 1083, un château fort et une chapelle sont cités dans un texte.
* Au 12ème siècle, le seigneur de Miolans fait construire un donjon carré, devenu ultérieurement la Tour Saint Pierre (repère T).
* Vers 1147, Geoffroy III de Miolans accompagne Amédée III Comte de Savoie (voir liste) à la 2ème croisade en terre Sainte.
* Au 13ème siècle, aménagement de 2 salles à la base du donjon primitif (repère M).
* Au début du 14ème siècle, Jean de Miolans agrandit le château et adapte ses défenses aux progrès techniques.
* Au premier quart du 14ème siècle, construction d'une salle seigneuriale(repère A) qui deviendra l'appartement de l'officier Major.
* Au 15ème siècle, construction d'un 3ème étage à la tour Saint Pierre.
* Au milieu du 15ème siècle, aménagement de l'appartement de l'officier Major (repère A).
* A la fin du 15ème siècle, Anthelme VI fait construire des galeries souterraines (repère G).
* Entre la fin du 15ème siècle et le début du 16ème, construction de l'imposant donjon quadrangulaire habitable.
* Au 16ème siècle, construction du châtelet (repère B).
* En 1523, le dernier héritier mâle de la famille de Miolans décède. Claudine de Miolans donne la seigneurie au Duc (voir titre de noblesse) de Savoie Charles III.
* En 1559, militairement le château n'est plus adapté aux armes d'attaques, il est donc aménagé en prison. De nombreuses salles du donjon sont transformées en cachot.
* En 1772, le Marquis de Sade est enfermé dans un cachot du donjon.
* En avril 1773, après 4 mois d'incarcération, le Marquis de Sade s'échappe par une fenêtre de son cachot.
* En 1792, le dernier prisonnier du château est relâché.
* En 1869, la famille Guiter devient propriétaire du château.
* Au 19ème siècle, des travaux de consolidations sont réalisés ainsi que des reconstructions partielles comme le crénelage du donjon.
* En 1944, le château est classé aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte partielle de l'extérieur est libre et gratuite depuis les ruelles du hameau et les routes de la vallée. La visite de l'intérieur est payante. Les quelques piastres données vous procureront un plaisir immense et un voyage dans let emps. 

 

Un emplacement idéal pour contrôler la vallée de l'Isère

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 07:30

 

Département :  14 - CALVADOS

  C'est par là, le château de Colombières

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Colombière se situe à 26km au Nord-Est de Saint Lô, à 20km Ouest-Nord-Ouest de Bayeux et à 20km à l'Est de Carentan. Le château est situé à une "portée de flèche" au Nord du bourg.  

    Coordonnées du château :

49° 18′ 11.02″ N 0° 58′ 32.02″ W
 49.30306°   -0.97556°

 

Le château 

     L'extérieur :

L'arrivée

    Il est aisé de trouver le château de Colombières  grâce au panneau directionnel (évidemment il faut savoir lire, ce qui n'est point aisé pour un Chevalier-Dauphinois né au 12ème siècle  ).

  C'est donc confiant que je découvre... heu... porte close. Un autre panneau confirme ma déception. Cette beauté médiévale n'est point visitable en ce jour de mai.

  Représentation du château au 18ème siècle

La recherche

     Ne voulant pas rester sur un échec, je tente d'emprunter à ce site millénaire quelques images de loin. Mais je ne trouve qu'un petit mur sans âge.

   A quelques mètres de là, je vois un portail moderne devant une construction non identifiable.

Vais je voir une pierre médiévale ?

 

Pourtant la construction est là

     Ne voulant pas resté sur un échec, je chausse mon d'oeil d'aigle pour déguster le sommet d'une tour parallélépipèdique et surtout la belle rondeur d'une autre tour.

  Malgré mes allongement de cou, mes contorsions, je ne vois pas d'archère, de bouche à feu, de bretèche (voir vocabulaire).

  Le système défensif de ce château restera pour moi un mystère. Je me console en regardant la vue aérienne de cette construction fortifiée.

 

     L'intérieur :

         Hélas, le château est fermé en ce jour de mai, je ne peux point vous montrer ses beautés.

 

 

Histoire du château :

* Au  11ème siècle, Raoul de Colombières et Guillaume Baudoin, compagnons d'arme de Guillaume le Conquérant (voir liste des Ducs de Normandie), possèdent cette place forte.
* Au 14ème siècle, durant la guerre de 100 ans, la famille Bacon de Molay fait construire un puissant château fort (l'actuel château).
* En 1450, à la fin de la guerre de 100 ans, la famille Briqueville possède le château.
* En 1750, la famille Girardin sont les nouveaux propriétaires. Quelques aménagement de confort sont réalisés.
* En 1944, juste après le débarquement, l'armée Américaine s'installe au château. Ce site millénaire devient le centre de la "guerre psychologique".
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite du château est possible à certaines dates. Renseignez vous

 

Gravure du château de Colombières avant 1750

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Quelle rougeur !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village d'Autreppes est situé à 8km au Nord-Ouest de Vervins et à 20km à l'Est de Guise.

   Coordonnées :

49° 54′ 15″ N 3° 51′ 24″ E
 49.904167° 3.856667°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   Pour un Chevalier Dauphinois, chercheur de ruines médiévales souvent de couleur grise à blanche, l'imposante dominante rouge est déjà une surprise.

   Même si ma découverte est massive et non en ruine, mon bonheur est encore plus grand car le bâtiment possède 2 systèmes défensifs.

 

Rapide analyse de l'église

   Cette église est divisée en 2 parties:

* Une nef avec transept,

* Une entrée fortifiée coté Ouest, divisée en 2 ensembles :

- Un clocher-donjon,

- Des tours de défense.

Est ce une église ou une maison forte ! 

Le clocher-donjon

    Si la construction carrée n'était pas été accrochée à une église, j'aurais sans conteste écrit qu'un donjon me faisait face.

  Dans sa partie basse, ce clocher fait office de porche mais avec ses 4 niveaux sa fonction défensive avec salles de repli est évidente.

  Les fentes de tir sont nombreuses, mais elles ne me semblent pas avoir été créées pour des armes médiévales. Une lecture de ma brochures des églises de la Thiérache confirme une construction au 17ème siècle.

Diantre !  Une fortification non médiévale dans mon blog.

Est ce une erreur grave ?

   Au sommet, point de mâchicoulis ni crénelage (voir vocabulaire). Le toit en pavillon est surmonté d' une flèche de plan carré symbole classique d'une église et non d'un château fort.

 

Les tours

    Accolées au clocher-donjon, 2 tours de plan circulaire en briques avec un soubassement de grès, contribuent à la fonction défensive de l'église d'Autreppes. Elles comportent de nombreuses petites fentes pour tir au fusil,et certaines sont dans l'encoignure pour protéger l'entrée.

    Elles n'ont pas la puissance de leurs consoeurs des châteaux, mais aux pieds de l'une d'entre elle, je me sens petit.

  Les deux tours possèdent au sommet une flèche polygonale à huit pans irréguliers.

 

    L'intérieur :

      Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je me console avec le plan de l'église, récupéré à l'extérieur du site, montrant une tour escalier coté Sud.

 

 

Histoire de l'église :

  • * Vers le 8ème siècle, cette terre appartient au domaine Royal des Carolingiens (voir liste des rois).
  • * En 879, la terre est donnée au Comte (voir titre de noblesse) Alatran.
  • * En 1632 (à vérifier), construction de l'église.
  • * En 1961, des vitraux sont réalisés.
  • * En 1987, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Hilaire) est libre et gratuite. La visite du clocher et des tours de défense est interdite. 

La brique est la force de cette église

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 06:30

 

Département :   29 - FINISTERE

 

Le bourg :Malgré les nombreuses fenêtres, ce château est bien médiéval

  Situation  (--> le voir sur une carte 

     Le bourg de Pont l'Abbé est situé à 11km à l'Ouest de Bénodet et à 18km au Sud-Ouest de Quimper.

   Coordonnées du château :

47° 52′ 5″ N 4° 13′ 19″ W
 47.868056° -4.221944°

 

Le château :

      L'extérieur :

L'arrivée

      Il est impossible de ne pas voir le château car il s'exhibe en face du pont : Large, majestueux et presque intemporel.

     De loin, la partie droite semble presque banale, mais la partie gauche est passionnante. J'ai hâte de m'approcher de cette "bête" !

 

Je suis pressé

      Contrairement à ce que je vous avais expliqué sur la meilleure méthode pour visiter un site médiéval, je me précipite et me jette sur la gauche pour comprendre l'architecture globale du château de Pont l'Abbé. Je passe rapidement devant l'imposante tour sans crénelage ni archère (voir vocabulaire) dont les pierres correctement taillées me la font dater du 13ème siècle (?).

   Comme pour la façade extérieure, la tour comporte des fenêtres à meneaux en croix.

  Que de variété d'architecture !

La façade interne .

Que de  contrastes !

 * Le contraste entre le puissance médiévale des tours et le "frêle" bâtiment avec ses fenêtres nombreuses et modernes.

 * Le contraste entre les formes rondes ou anguleuses des tours face à la linéarité du bâtiment.

   Mais... Qu'est ce donc cette tour haute, fine, avec le double contrefort ?

  Pour comprendre il est obligatoire de regarder le croquis du château il y a 4 siècles. 

 

  Les défenses

      Avec les demandes de confort de notre siècle et la fonction municipale de ce bâtiment, tous systèmes de défense semblent avoir disparu. Mais la château résiste à la modernité et montre encore une variété d'ouverture de tir.

      * Il y a la classique archère droite en angle,

      * Puis une curieuse archère en bêche,

      * Et enfin l'efficace archère-canonnière.

 

    L'intérieur :

        Le bâtiment fortifié est devenu l'hôtel de ville de Pont l'Abbé ainsi qu'un musée. Il est évidemment possible d'entrer dans le couloir et "laisser un oeil" dans certaines salles. Mais les siècles d'aménagement ont supprimé les traces d'architecture (et d'inconfort) d'époque médiévale.

 

    
Histoire du château :

* Au 11ème siècle, les Normands quittent la région. Un premier seigneur s'établit sur une motte à la tête du pont traversant la rivière.
* Au 13ème siècle, le seigneur de Pont l'Abbé passe un contrat avec l'abbaye de Loctudy pour construire un château proche de la rivière.
* En 1383, le seigneur de Pont l'Abbé construit le Prieuré des Carmélites.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est délicate dans les salles de l'hôtel de ville, mais possible dans le musée Bigoudin.

 

Même arasée, la tour paraît puissante

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 06:30

 

 

La description de l'extérieur du château est ici

 

Le château :

   Préambule :

     Pour faciliter la compréhension de la visite de cet Plan simplifié du château de Miolansincroyable château fort Savoyard, il est important de regarder son plan :

A - Appartement des officiers.

B - Basse cour.

C - Châtelet précédé du bastion.

D - Donjon.

E - Entrée avec premier fossé.

F - Fossé séparant la basse cour du château.

G - Galerie souterraine.

H - Haute cour.

M - Magasin à poudre.

O - Oubliettes.

P - Pont (vestige) permettant l'accès dans le château.

R - Rampe d'accès.

S - Tour de la Sauvegarde.

T - Tour Saint Pierre.

  Entrée fortifiée du château, avec pont levis

     L'intérieur :  

L'entrée médiévale (porte de la haute cour)

    La basse-cour (repère B) étant dans la partie privée et habitée du château, il est impossible d'entrée par la porte médiévale. Mais avec un peu d'imagination, le transport de 6 siècles en arrière est possible.

   Depuis le fossé (repère F) , je vois les 2 piles (repère P) du pont dorman. Les pierres en calcaires sont chaînées en besace (les pierres d'angle sont alternativement posées en longueur puis largeur).

   Le mur possède encore les crapaudines (flèches rouges) dont la fonction est de supporter les axes du pont levis.

   Avec un oeil de castellologue, je discerne les fentes des flèches de levage du pont ainsi que les rails de la herse. La porte est protégée par 2 archères en bas et 2 canonnières à l'étage.

    Cette entrée ressemble à un châtelet tant il est épais. La qualité des pierres et de leur taille prouve l'importance que les seigneurs ont donné à cette entrée qui se veut défensive mais aussi accueillante.

 Cette salle voûtée comporte 13 chambres de tir

Le système défensif

    Les siècles de constructions et d'amélioration du système défensif ont amené les architectes à aménager des  couloirs "souterrains" (repère G).

  Depuis, la haute cour, il faut emprunter un escalier pour entrer dans le long tunnel de 200m. Ce couloir comporte de nombreuses chambres de tir avec des archère-canonnières de tailles et nombres différents pour chaque niche.

Vous souvenez vous de ce système défensif ?

   Nous l'avons découvert dans la montée après le passage du châtelet.

 

Appartement de l'officier Major

    L'une des pièces les plus intéressantes est l'appartement de l'officier Major (repère A). Cette construction de 58m de long possédait 3 étages. Sa fenêtre a meneau en croix donne sur la haute cour et les coussièges montrent la fonction non défensive (habitable) de la pièce.

  Sur la gauche de la fenêtre, une ancienne porte, avec un linteau en accolade portant le blason des Miolans-Roussillon, a été transformée en évier.

  Cette salle qui était certainement la aula au 13ème siècle, a subi de nombreuses transformations devenant une cuisine (avec une immense cheminée et four) puis la salle de l'officier responsable de la prison.

Cheminée de la salle des Gardes 

Donjon - Salle des Gardes

   A la base du donjon (repère D), proche de la porte d'accès à la haute cour, une large pièce aurait été affectée aux soldats gardant les prisonniers à partir du 16ème siècle.  Sobriété et confort sont les règles. Même si les années sans entretien ont rongé cette construction, même si ce site a partiellement été pillé de ses belles pierres, il semble évident que le seigneur de Miolan a été présent en ces lieux.

    Avec son magnifique plafond comportant le blason des Miolans, il semble que la pièce à l'étage fut une salle de réception ou la salle de justice.

 

Donjon - Les geôles

   Au 16ème siècles, de nombreuses salles du donjon ont été transformées en geôles pour des prisonniers "politiques". Certaines sont "relativement" lumineuses et confortables avec une belle cheminée et de larges latrines. Mais d'autres au niveau du fossé (repère F) sont humides.

 

 

    La haute cour :

        Pour découvrir les merveilles de la haute cour, veuillez cliquer ici.

 

 

 

Les cachots ne sont pas tous confortables

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 06:30

 

Département 73 - SAVOIE

  Voyez vous une beauté médiévale sur la colline ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La ville de Bourg Saint Maurice est situé à 80km au Nord-Ouest de Turin, à 60km à l'Est de Chambéry et à 27 km à l'Est-Sud-Est d'Albertville.

   Coordonnées :

45° 37' 42.337" N 6° 46' 59.596" E
45.628427 6.783221

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

   Après avoir visité la ruine du château de Rochefort (lire ici) à Bourg Saint Maurice, je lève la tête pour découvrir une autre ruine médiévale.

  Avec toutes les vallées et passages entourant Bourg Saint Maurice, il n'est pas étonnant que les Comtes (voir titre de noblesse) de Savoie aient fait construire autant de fortifications.

 

L'approche

    Au 21ème siècle, le Châtelard et un hameau perché au Nord-Est de Boug Saint Maurice sur la D902. Au Sud, sur une colline, trône une ruine. Posé sur son rocher, ce vestige médiéval regarde les oiseaux manger les fruits des arbres. Ce rocher, abrupte sur 3 cotés, n'autorise la visite que par un petit sentier facilement défendable.

Minimale mais très intéressante 

Premières sensations

   Très souvent, si un château du moyen âge est proche d'un petit bourg, sa position élevée le fait vivre en cohabitation avec un château d'eau (voir un exemple ici) ou avec une croix.

  La butte recouverte d'herbe et de rocher ne permet pas de savoir su le vestige était entouré d'un rempart, mais quelques détails me font penser par l'affirmatif.

  La petitesse du site et sa position me permettent d'affirmer que Le Châtelard fut un petit château de surveillance et non l'habitat d'un seigneur

 

La tour

    Cette tour carrée de 7,5m de coté possède la classique porte à plusieurs mètres du sol. Les trous de boulin (voir vocabulaire) en dessous prouvent l'existence d'une plate-forme en bois accessible par une échelle certainement amovible.

   La porte assez étroite est surmontée d'un arc de décharge. Une archère droite avec un faible ébrasement intérieur m'informe que la construction date du 12ème siècle.

 

Le parement de la tour

   Les années ont un peu abîmé la tour, mais il est possible d'affirmer que ce bâtiment n'a pas eu une construction soignée. Les pierres sont pauvrement taillées, les joints sont importants et grossiers.

  Pourtant un détail m'étonne :

Le voyez vous ?

    Même si le chaînage d'angle n'a pas la qualité des grands châteaux forts, il comporte des pierres de dimensions impressionnantes (pour une simple tour évidemment).

 

    L'intérieur :Est ce le paradis des castellologues ?

      La porte est située très haut et point d'échelle a été mise pour la visite, je vous déconseille l'aventure surtout qu'il n'y a que peu à voir.

Comment le sais je ?

    Le Chevalier du Moyen Âge sait vivre dans votre 21ème siècle, il est capable de voir en utilisant une astuce magnifique :

Voir ce site.

 

  Le panorama :

      L'un des plaisirs d'un castellologue amateur est la découverte du paysage. En Savoie, vallées et montagnes donnent aux sens un plaisir décuplé au point que mes yeux se brûlent et ne voient plus qu'en noir et blanc.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'une tour fortifiée pour surveiller le col du Petit Saint Bernard.
* Au 21ème siècle, la découverte du site et de l'extérieur de la tour est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est délicate.

 

Un emplacement idéal pour contrôler les vallées

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 06:30


Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Mince et haute semble être cette église   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Beylongue est situé à 28km à l'Ouest-Nord-Ouest de Mont de Marsan et à 10km au Sud-Est de Morcenx.

   Coordonnées du bourg :

43° 55′ 23.46″ N 0° 49′ 46.22″ W
 43.923183° -0.829505°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

     En arrivant dans le village, je suis frappé par la faible largeur de l'église en comparaison à sa longueur. L'absence de transept augmente cette sensation.

   Le choeur d'architecture Romane est  semi-circulaire. Il possède 4 fins contreforts. La corniche comporte de jolis modillons sculptés. Mais je ne distingue aucune trace de fortification ni de défense.

Faut il que je sorte ma loupe de Sherlock Holmes ?

 

   L'enquête commenceUn donjon-clocher coincé entre 2 bâtiments. Curieux n'est ce pas !   

 En me décalant, je reçois un choc !

1 - L'église comporte trois bâtiments d'architecture et d'époque différents.

2 - Une puissante tour carrée est accolée à l'élégant bâtiment semi-circulaire.

3 - La porte de l'église est curieusement implantée dans ce que je pensais être le choeur.

4 - La construction au fond à gauche (certainement la nef) est de facture plus récente et d'architecture sobre.

 

Je me lance dans une théorie  :

A - L'église originale (à droite) devait être petite.

B - La tour devait être la nef originale, certainement remaniée quelques dizaines d'années plus tard.

C - La porte devrait être au bout de cette tour.

D - Avec l'augmentation des fidèles, l'église est agrandie laissant un clocher-donjon au centre.

E -Le bâtiment ajouté étant devenu le choeur de cette nouvelle église, la porte actuelle a été ouverte dans l'ancien bâtiment Roman.

Ces élucubrations (extraordinaires et sans faille  ) ne me font pas avancer dans la recherche des systèmes défensifs. 

 

  Voilà enfin les défensesSimple et élégante est cette église

     Comme moi, vous avez vu la puissance du clocher-donjon avec ses ouvertures en haut (chemin de ronde). Mais les plus importantes découvertes sont sur le long bâtiment..

* D'abord il y a les ouvertures classiques du chemin de ronde, avec certainement une grande salle de repli.

* Puis une fente verticale et surtout un vestige de bretèche (voir vocabulaire). Récemment, elle servait à abriter une cloche dont le mécanisme était utilisé depuis la sacristie. Cette "verrue" est moderne et ne faisait pas partie de la construction défensive. Évidemment, vous avez compris que la porte d'entrée de l'église était sous la bretèche (il y a plusieurs siècles).

* Enfin, au bout de l'église, le mur arrondi possède des fentes de tir non alignées. Cette curiosité se reproduit symétriquement sur l'autre face.

Y avait il 2 niveaux de tir sur le chemin de ronde ?

     Vous imaginez bien que l'autre coté de ce bâtiment comporte des fentes de tir et des ouvertures de type crénelage.

Quel régal !

  Je suis si fasciné que je tourne 4 fois autour de cette église fortifiée.

 

    L'intérieur  :

       Souvent au 21ème siècle, les églises ne sont pas ouvertes. Celle-ci ne déroge pas à la règle, la visite des entrailles est impossible.

  (En réalité, j'ai visité l'intérieur, grâce au concours fortuit d'un abbé. Il était si passionné et passionnant sur les murs de son église que j'en ai oublié de photographier l'intérieur...pffff).

 


Histoire de l'église :

* En 1075, début de construction d'une église.
* En 1125, fin de la construction de l'église.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église.
* Au 18ème siècle, nouvel aménagement de l'église.
* En 1996, l'église Saint Pierre est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite depuis la place du village. La visite des fortifications est interdite.

 

L'église trône fièrement au centre du village

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 06:30

 

Département :   66 - PYRENEES ORIENTALES

 

Le bourg : 

   Situation :   (le voir sur la carte)

       Le petit bourg de Laroque des Albères se situe à 10km  à l'Est de Le Boulou et à 10km au Sud-Ouest de Argeles et à 2km au Sud-Ouest de Sorède.

   Coordonnées :

42° 31′ 26″ N 2° 55′ 58″ E
 42.523889° 2.932778°

 

Le château :  

    L'extérieur :

Où est le château fort ?

    Lorsque j'aborde un village censé posséder une ruine, je me précipite souvent sur un panneau et je recherche la trace du château.

L'avez vous vu ?

   Il y a dans ce bourg une rue de la tour, puis la rue du portalet. Il ne m'en faut pas plus pour partir à l'aventure dans les rues pavées de Laroque Des Albères.

 

L'approche

    En haut du bourg, les belles ruelles ont laissé la place à un sentier en terre. C'est à ce moment que je regarde mon sablier  (complété par mon cadran solaire) pour savoir si ma visite va s'arrêter ici, devant une grille. Ouf.. il n'est que 16h30.

La visite commence
     Un château fort étant très souvent en haut d'une colline, j'attaque la montée en longeant les vestiges de mur dont l'emplacement est certainement médiéval mais la sommaire construction est récente. Il est amusant de voir les maisons modernes se blottir contre la butte comme le faisaient il y a 600 ans les premières masures.

Enfin, il est là
     La montée n'est pas très pentue ni longue, mais j'ai hâte de découvrir le château. Enfin, je vois le premier rempart. Certes, il n'est pas impressionnant, mais les trous de boulins (voir vocabulaire) me mettent déjà dans l'ambiance.
     En un bon je suis sur le plateau portant la château.  Je suis conscient que du château il ne reste qu'une tour, mais les bases des murs jonchant le sol matérialisent bien les bâtiments médiévaux (?) ou postérieurs.
     La tour est très reconstruite et consolidée, il est difficile de se hasarder à quelques conclusions. Elle est ronde, donc au moins du 13ème siècle. La porte est trop basse pour être l'entrée médiévale, les joints entre les pierres trop importants pour une construction de défense "inviolable".
    Étant arasée, aucun crénelage ni hourdage, ni mâchicoulis est visible. Seule est présent une petite archère droite que je n'ose vous montrer.  

 

    L'intérieur :

   La tour est fermée, point la visiter je puis. Mais grâce à une fée m'ayant donné le pouvoir de traverser les murs, je peux admirer ses entrailles (en réalité, une ouverture permet de regarder à l'intérieur, ... affabulateur je suis parfois ).
    Si l'extérieur est reconstruit, il est logique que l'intérieur le soit aussi, et point surpris je suis de voir cet escalier en pierre appuyé sur le mur.
   En haut, un plancher en bois ressemble certainement à .... heu.... Je ne tirerai aucune conclusion.
   En redescendant, je savoure le paysage de cette belle région. Quelque soit l'état d'une ruine, le panorama est toujours le cadeau d'un castellologue amateur.

 

 

Histoire du château :

* En 1304, un château est cité dans un texte.
* En 1343, le seigneur de Laroque se rend sans combattre au Roi d'Aragon.
* En 1890, le château s'effondre (à vérifier).
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite.

 

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