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Ombre et lumière

20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 06:30

 

Département :  39 - JURA

 

Le bourgSur sa petite colline, ce château semble bien fier !

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La petite commune de Le Pin se situe à 7km au Nord de Lons le Saunier.

  Coordonnées du château :

46° 42' 32.108" N 5° 34' 35.854" E
 46.708919°  5.576626°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Avant de voyager dans le Jura, j'avais lu quelques brochures sur le château du Pin (ou de Le Pin), je savais ce que ma croisade pacifique allait me montret. Pourtant en arrivant, je suis surpris de découvrir au loin une construction fortifiée si belle, de plus jouant avec la végétation.

   Je ne me lasserai jamais du spectacle d'une découverte castrale.

Me comprenez vous ?

 

Donjon

Chemin de ronde, mâchicoulis,échauguettes.. Quelle beauté !Que voyez vous en 1er

    Évidemment, même s'il tente de se cacher derrière les arbres, c'est le puissant donjon qui est la beauté première que je regarde. Avec une hauteur de 22m sous les mâchicoulis, il impressionne.

   Ses dimensions impressionnantes le rendent habitable. C'est d'ailleurs pour cette raison que de nombreuses fenêtres ont été ouvertes "récemment".

 

Les défenses du donjon

    En plus de ses dimensions, ce qui m'impressionne c'est la position très excentrée et avancée de ce donjon. Aucune chemise, ni courtine le protège.

C'est un bloc défensif à lui seul !

   Les fenêtres ayant certainement supprimé de nombreuses archères (voir vocabulaire), il ne reste à ce donjon qu'un imposant chemin de ronde couvert avec ses mâchicoulis.

    Aux angles, des échauguettes à poivrière complètent l'efficacité du système défensif.

  L'enceinte comporte des tours de formes très variées

L'enceinte polygonale

    Au cours des siècles, l'enceinte a fait l'objet de nombreuses modifications suite à l'amélioration de l'armement.

    Elle est composée de 5 tours semi-circulaires reliées par de petites courtines. L'ensemble est imposant par sa puissance, sa diversité et sa hauteur.

  * Certaines comportent de puissantes canonnières,

  * Les canonnières sont positionnées basses pour un efficace tir tendu.

  *Les canonnières côtoient les archères droites ayant été percées 2 siècles avant elles. 

 

Le logis

Que voyez vous d'autre sur cette vue d'ensemble ?

   A gauche, c'est le puissant donjon, autour ce sont les murs du rempart mais au centre, il y a ... Le logis. Il est composé de 2 étages éclairés par des fenêtres à meneau en croix. La polygonale construction extérieure semble être une tour-escalier.

  Archère et bouche à feu défendent l'accès au château fort

Mais où est l'entrée ?

    Avec un peu d'attention, il est possible de distinguer l'entrée actuelle du château. Bien qu'il ait été enlevé au profit d'un  "pont fixe", les vestiges du pont levis sont visibles.

    Sur la droite, une tour ronde, équipée d'un crénelage aux merlons borgnes, défend l'entrée par 2 systèmes d'époque différente :

* Une archère droite,

* Un bouche à feu pour un tir tendu.

 

Une autre entrée !

  Curieusement ce château dispose d'une autre entrée sur la face opposée. Elle ne possède pas de pont levis mais elle est défendue par :

* Une tour en fer à cheval,

* Un chemin de ronde avec archères cruciformes,

* Des mâchicoulis (plus efficace qu'une simple bretèche).

 

     L'intérieur :

         Hélas, le château n'est visitable que quelques jours par an. En ce début mai, je suis à la porte  .

 Je me console en admirant le paysage.

 

 

Histoire du château :

* En 1253, construction d'un donjon fortifié par Jean de Chalon l’Antique sur les terres d l'abbaye de Baumes les Messieurs.
* En 1336, pour renforcer la défense, la famille Chalon fait construire une enceinte fortifiée.
* En 1425, le château est vendu au seigneur de Courlaoux : Guillaume e Vaudrey.
* En 1470, suite à l'amélioration des armes d'attaque, les défenses du donjon est réaménagé.
* En 1525, le donjon est à nouveau modifié par le fils de Guillaume de Vaudrey.
* En 1596, le chateau appartient  à la famille Charreton
* En 1674, un ordre "royal" (voir liste des rois) de démantèlement est émis. Le château est partiellement détruit.
* Durant le 18ème siècle, le château change très (trop) souvent de propriétaires. Il devient même une exploitation agricole.
* Vers 1920, le Baron (voir titre de noblesse) Carlos de Watteville achète le château partiellement en ruine.
* En 1923, début des travaux de consolidation, reconstruction et restauration du château.
* En 1926, la tour est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite. La visite de l'intérieur de cette propriété privée est payante durant l'été. Renseignez vous sur les horaires limitées.

 

La nuit emporte le château dans mes songes

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgA travers le feuillage, une fée de pierres me nargue

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Bizanet se situe à 15km au Sud-Ouest de Narbonne et à 12km au Sud-Est de Lésignan Corbières.

   Le hameau de Gaussan est situé à 5km au Sud-Ouest de Bizanet, en bordure de la route départementale 423.

   Coordonnées du château :

43° 8′ 6.72″ N 2° 50′ 31.56″ E
 43.1352°  2.8421°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

   Même si le château adore se cacher derrière la végétation, il est aisé de le découvrir depuis la route si proche.

Quel curieux site !

    J'ai l'impression de voir une construction ancienne et pourtant  les rénovations me font penser à un château d'apparat.

 

Les courtines - Le Bas

   La partie basse des courtines est très intéressante. Elle comporte un système de tir défensif  intercalés sur 3 niveaux. Il y a :

      - Des archères droites et courtes,

      - Des archères plus hautes et fines,

      - Et par endroit, des ouvertures pour petits canons.

 

Un vrai château fortLes courtines - Le Haut

    L'échauguette polygonale posée sur 3 encorbellements arrondis est très esthétique. Cette architecture est assez classique dans l'Aude, j'en ai vu à Quillan, Bugarach et à Coustaussa. Les archères dans les merlons sont assez rares pour ce type de construction.

    Les pierres composant le crénelage des courtines semblent avoir été posées récemment. La méthode d'assemblage et de taille est bien différente du rempart en dessous. Les mâchicoulis (voir vocabulaire) réalisés par des d'arcades posées sur 3 console sont très esthétiques.

 

L'entrée

    Les fentes pour les flèches d'un pont -levis ont disparu, mais il semble évident que ce système de protection existait. Je pressens la présence d'un assommoir et de rails pour une herse. Comme pour le crénelage des courtine, la tour a été refaite et son esthétique néo-classique est surprenante.

 

L'échauguette de droite

   La construction du château de Gaussan est très symétrique. La porte est bien au centre et l'échauguette de droite est identique à celle de gauche. Pourtant, je distingue une asymétrie.

La voyez vous ?

  Une haute tour semble existée, solitaire, au fond.

 

La tour

  Tel un espion ou un prédateur de proies médiévales, je me faufile dans les herbes pour comprendre cette tour carrée perdue au milieu des bâtiments.

   Le toit semble récent, d'ailleurs ses montants s'appuient sur les consoles qui devaient à l'origine créer des mâchicoulis. La face la plus exposée aux attaques comporte de nombreuses archères droites. Ses dimensions réduites n'en faisaient pas un donjon habitable, mais il est vraiment beau.

  
    L'intérieur :

         Le site est une propriété privée non visitable. 

 

 

Histoire du château :

* Durant l'occupation Romaine, le site comporte quelques maisons.
* A la fin du 10ème siècle, construction d'une chapelle dédiée à Saint Etienne. Les terres sont la propriété du prieuré de Saint Eugénie.
* A la fin du 12ème siècle, avec l'accroissement de la population, la chapelle devient une église. Le monastère de Fontfroide acquiert les terres.
* Au 13ème siècle, construction d'un rempart pour protéger bêtes et récoltes. Cette grange fortifiée dépendant des moines cisterciens de l'abbaye de Fontfroide.
* Vers 1792, les révolutionnaires réquisitionnent le site fortifié et le vendent comme bien national.
* Vers 1876, par héritage monsieur Charles Lambert de Sainte-Croix transforme ces vieux murs en propriété agricole.
* A la fin du 19ème siècle (grande époque de restauration des bâtiments Audois), en s'inspirant des réalisations de Viollet le Duc, la famille de Sainte Croix transforme le site en forteresse néo-gothique.
* En 1986, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
* En 1994, des moines bénédictins de la congrégation de Solesmes (venus de l'abbaye Notre-Dame de Fontgombault) s'établissent dans la "forteresse". Le chai est remis à neuf.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les chemins et routes. La visite de l'intérieur est impossible. 

 

Un ensemble fortifié très élégant

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 06:30
    La recherche et surtout la découverte d'une ruine fortifiée peut apporter diverses sensations. Mystère, énigme, plaisir, frisson, curiosité, amour (oui, oui, j'assume), admiration, sont des mots qualifiant chaque aventure d'un castellologue-amateur.
  Mais déception est un mot que je ne connais pas, car même minimale, il y a eu un bonheur à venir voir le site.
Voici un exemple dans le Tarn.
 
     

 

Département :   81 - TARN 

 

Le bourg : 

   Situation :   (--> le voir sur la carte)

       Le petit bourg de Ambialet se situe entre Albi et Montauban, au Nord de la forêt de Grésigne, et au Sud-Ouest du fameux château de Najac.

    Coordonnées du bourg :

43° 56' 39.581" N 2° 22' 37.052" E
 43.944328°  2.376959°

 

Le château :

    L'extérieur :

La découverte

    Très souvent, pour découvrir une fortification médiévale, il suffit de lever la tête ou de regarder au  dessus des maisons.

   Parfois "Dame Nature" s'amuse à nous créer des illusions d'optique, je suis donc très vigilant devant ce rocher.

 

Les constatations

    Dans le petit bourg, proche de l'église Saint Gilles, je suis heureux de voir au dessus des toits des murs créant des paliers. Sont ce les vestiges de remparts ou de bâtiment médiévaux ?
    L'approche est difficile, voir impossible. Je ne peux observer qu'un mur peu épais pour un rempart. Chaque détail me fait penser à un vestige castral, mais les preuves ne sont pas irréfutables.
Le doute subsiste.
    En regardant le rocher depuis l'autre berge, les indices ne sont pas plus parlants. Je repars quelques dizaines de mètres plus loin pour découvrir l'autre château de Ambialet.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, une église dédiée à Saint Gilles est construite, Il semble logique d'imaginer un système défensif entourant le rocher et fortifiant le site pour la surveillance de la rivière.
* En 1588, les protestants incendient l'église et le village..
* Au 21ème siècle, la visite est difficile. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable.

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Un ombre préfigurant un plaisir médiéval ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Villeneuve de Marsan est situé à 15km à l'Est de Mont de Marsan.

    Coordonnées du bourg :

43° 53′ 38″ N 0° 18′ 19″ W
 43.893889°  -0.305278°

 

Les fortifications :

    L'extérieur  :

La découverte

    J'erre tranquillement dans les rues de ce bourg à la recherche d'une auberge pour mon fier destrier et moi même quand soudain dans ma somnolence  une ombre distrait ma rêverie.

A qui appartient elle ?

 

L'enquête commence

    Pour le savoir il suffit de lever la tête et une curieuse construction me fait face. En s'appuyant sur le mur d'une école maternelle, cette construction paraît intemporelle. Pourtant, une fenêtre avec ce type d'architecture ne peut concerner qu'un bâtiment médiéval.

Suis je devant les fortifications de la ville neuve ?

 

Rapides analyses

   En contournant la construction, je suis heureux de voir une tour ronde d'une dizaine de mètres de haut. Au sommet, un crénelage ressemble plus à une cheminée d'usine qu'à un système de défense efficace. 

Est ce le résultat d'un délire d'architecte moderne ? 

    Deux pans de mur tentent de survivre. L'un d'eux semble plus "authentique". Sa construction en pierre "raccommodée" de briques rouges est surprenante. Ce mur est percé d'une porte et possède des créneaux peu efficaces face à des assaillant armés. Cette construction ne comporte ni archère, ni bretèche (voir vocabulaire), ni....

    Je suis en face du souvenir très reconstruit d'un morceau du rempart qui entourait la ville il y a plusieurs siècles. 

 

    L'intérieur  :

  Ce pan de mur avec sa tour ne sont pas visitable.

 


Histoire du bourg :

* Au 13ème siècle, construction d'une ville neuve sur les cendres de l'ancien bourg.
* Au 20ème siècle, les remparts sont consolidés.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du rempart est libre et gratuite. La visite est impossible.

 

Les petits créneaux ne sont pas très dissuasifs !



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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:30

 

Département :   29 - FINISTERE

 Ce panneau sent l'interdiction mais surtout la ruine

Le bourg : 

   Situation  (--> le voir sur une carte)

      Le château de Kergournadeac'h est situé à 15km au Sud-Ouest de Saint Pol de Léon, à 14km au Nord de Landivisiau, à 5km au Sud de Plouescat et à 1 km à l'Ouest de Quéran.

    Coordonnées du château :

48° 37' 25.615" N 4° 8' 38.465" W
 48.623782  -4.144018

 

Le château : 

      L'extérieur :

  L'arrivée

      C'est par une petit bruine très Bretonne  que je découvre le sentier menant au château de Kergournadeac'h. Au bout du chemin, une construction apparaît, mais elle ne me semble pas médiévale.

Aurais je commis une erreur  ?

 

  L'espoir revient

      En baissant les yeux comme un enfant qui a fait une bêtise, je vois... je vois... un panneau. Oui, un panneau me réjouit !

   Ce morceau de tôle m'informe que des pierres sont susceptible de tomber. Comme il n'y a pas vraiment de montagne proche de ce site, c'est donc qu'une ruine instable est attenante. (Ne suis pas extraordinaire dans mes raisonnements de chevalier ?).

      En reculant légèrement, je comprends ma méprise; Il y a bien une magnifique ruine à découvrir. 

 

   La découverte 

     De loin, ce château parait être très médiéval. Tours rondes aux angles, petites courtines pour être défendable par les tours. Mais en approchant, de curieux détails architecturaux me redonnent des doutes.Voici le trésor du Chevalier Dauphinois

Les voyez vous aussi ?

   Courtines et tours comportent de larges fenêtres incompatible avec une véritable défense. De plus aucune archère ou bouche à feu (voir vocabulaire) est visible.

   Au raz des courtines, des ouvertures semblent trop basses pour une fortification du Moyen Âge.

Qu'est ce donc ce château pseudo-fortifié ?

 

   Une partie de la réponse m'est donnée par un château nommée : Le Plessis Bourré. Ce château de transition (du Maine et Loire) se défendait par des canons sur une plate-forme avancée.

Était ce le cas pour Kergournadeac'h ?

   Une autre partie de réponse (pour les ouverture basses) est donnée en regardant la base des tours : Elles semblent trop enterrées. Des siècles de terre, de feuilles et de non entretien ont rehaussé le sol dans et autour de la construction (comme dans beaucoup de ruines). Les ouvertures devaient être à quelques mètres du sol.

 

   Les tours

      La partie de construction la plus fascinante de ce château est incontestablement les imposantes tours rondes posées aux 4 angles.

     Elles ont presque leur hauteur d'origine et comportent les consoles du chemin de ronde avec l'ouverture d'accès depuis l'intérieur. L'espacement de ses consoles forment les mâchicoulis (voir vocabulaire). L'ajustement des pierres est presque une oeuvre d'art dans les angles rentrants.

   L'ensemble est magnifiquement harmonieux.

Mais.... Avez vous remarqué cette curiosité ?

  Ce ne sont hélas pas des cigognes sur la cheminée

   Les "tuyaux" 

      Survolant les tours, de nombreuses cheminées servent de perchoirs aux oiseaux  . Leur nombre n'équivaut pas celui du château de Chambord certes, mais ces "flèches" ayant traversé les siècles sont magnifiques et impressionnantes.

Avez vous remarqué les détails sculptés

 

    L'intérieur :

        Hélas, la ruine se situe dans une propriété privée et n'est pas visitable ce jour.

  Avec mes yeux de lynx, je peux voir de magnifiques cheminées sur 3 étages et sur plusieurs murs. Chaque pieds droit et linteau possède un dessin sculpté différent : Simple et décoratif. De la poche de mon armure, je ressors une vieille photo sépia qui confirme le confort intérieur.

     Ne pouvant voir plus, je me console en regardant les entrailles grâce à mon gps. C'est ainsi que je découvre qu'un rempart entourait le château. Le mélange Renaissance-Moyen âge est encore plus évident.

N'est il pas magnifique ce château ?

 

  Après avoir détaillé chaque pierre, je pressens que ce château n'est pas médiéval dans son architecture et sa construction. Mais peut être utilise t il les bases du 1er "manoir fortifié", ainsi que ses pierres ?

   Si c'est le cas, il a bien sa place dans ce blog des châteaux forts, sinon..... Je suis quand même heureux qu'il y soit.

 

  Avant de partir je me délecte de l'horizon en ce jour peu ensoleillé.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, une famille Kergournadeac'h est citée dans un texte. Un manoir fortifié existe.
* Au milieu du 16ème siècle, le dernier "mâle" de la famille meurt sans héritier. Le château appartient maintenant à la famille Kerc'hoent. Olivier commence la construction d'un château renaissance.
* En 1594, Olivier meurt et son fils François continue l'amélioration esthétique du château.
* En 1629, à la mort de François de Kerc'hoent, il semble que le château rectiligne avec ses imposantes tours rondes soit finalisé.
* En 1926, le château est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite depuis le sentier. Sans y être invité, la visite est interdite dans cette propriété privée.

 

Il paraît presque irréel, naviguant entre plusieurs siècles

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 06:30

 

Département :  66 - PYRENEES ORIENTALES

 

Le bourg : 

   Situation :   (le voir sur une carte

     Le petit bourg de Castelnou se situe à 18km au Sud-Ouest de Perpignan, à 10km au Sud-Est de l'Ille sur Têt et à 5km au Sud-Ouest de Thuir.

     Coordonnées de la tour :

42° 37' 22.516" N 2° 42' 17.518" E
 42.622931  2.704847

 

La tour : 

    L'extérieur :

Elle est là !

    Un peu à l'écart du village possédant des fortifications et un château, la ronde tour sur sa colline boisée est comme un aimant qui m'attire.

   Sa force de persuasion est si importante que je m'approche sans le savoir. Et c'est presque "dans ses bras"  que je me réveille pour mieux la regarder.

 

Rapide analyse

    Rapidement je déchante. Ma carte de randonneur indique bien une ruine de tour sans définir sa fonction réelle. La forme ronde de cette construction, le manque de bâtiment associé et surtout sa porte basse me font penser à un moulin à vent et non à une tour de guet.

 

    L'intérieur :

   La tour est si reconstruite que je ne me lancerai pas dans une analyse architecturale.

Pensez vous que cette construction soit un moulin à vent ou une tour de guet ?

 

 

  Histoire de la tour :

* Au 21ème siècle, la visite de la tour est libre et gratuite.

Mais est ce vraiment une construction fortifiée médiévale ?

 

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 06:30

 

Département :  16 - CHARENTE

 

Le bourgIl a encore fière allure ce château fort

    Situation :   (--> la voir sur une carte)

   Le petit bourg de Chillac est situé à 50km au Sud-Ouest d'Angoulème et à 15km à l'Est de Montmoreau.

   Coordonnées des châteaux :

45° 21′ 52.99″ N 0° 4′ 52″ W
 45.36472°  -0.08111°

 

Le 1er château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Après avoir visité la petite église fortifiée situé à quelques mètres, je me plonge dans l'univers du château de Chillac.

   Depuis la route en contrebas,il parait immense, haut perché.

 

1ère sensation 

   Ma sensation pour ce château fort est mixte :

* Avec ses rondes tours d'angle et ses petites courtines, il ressemble au château fort de mon enfance.

* Mais je ne vois ni crénelage, ni bretèche, ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

Le temps aurait il assagi ses défenses ?

Des corbeaux qui n'ont point de fromage hihihi 

Visite touristique ?

     Ne voyant pas de système défensif, je commence une visite touristique sur l'architecture et les sculptures de cette construction "peu fortifiée".

    Le linteau de porte en accolade ainsi que les fenêtres à moulure sont magnifiques. Cela me fait penser à une maison forte ayant peu à peu laissé la place au confort et négligeant sa fonction de fort.

 

Quelle surprise !

     Sur les murs refaits et parfois "cimentés", j'admire le chaînage d'angle en besace quand soudain mon instinct de castellologue-amateur est attiré par une ouverture sous la fenêtre.

Est ce un évier (voir exemple) ou un... ?

 

Partout il y a des orifices de tir !

Ils sont partout 

     Je me frotte les yeux et là, comme par magie, je vois des dizaines de système défensif.

    Sur les rondes tours, il y a :

* Un petit orifice circulaire,

* En dessous une petite canonnière avec ébrasement extérieur.

* Une autre canonnière moins archaïque,

* Et pour protéger la courtine, une archère droite.

  Puis sous le toit (dont le mur semble avoir été partiellement arasé) un orifice circulaire (pour fusil ?) qui semble avoir été posé après la construction de la courtine.

 

D'autres orifices

   Dans une courtine, une imposante fente ressemble à une archère, mais son ouverture large me fait un peu douter.

    Le plus surprenant est la présence à la base d'une tour de 2 ouvertures parallélépipédiques. Ce sont les "embouchures" de 2 "tuyau".

A quoi pouvaient ils servir ?

   Ce sont peut être :

* Dans l'épaisseur du mur, l'évacuation des latrines des étages.

* Ou des mâchicoulis.

 

Le 2ème château :  

     En regardant l'actuelle cour, je vois au fond un deuxième bâtiment. Sa forme parait beaucoup plus moderne et pourtant il y a à l'étage des fenêtres à meneaux en croix et surtout une puissante tour-escalier polygonale avec à sa base une porte sculptée de style Gothique.

 

 

Histoire des châteaux :

* En 1077, le cartulaire de l'abbaye de Bainerelate la présence de Guillaume de Chillac à la consécration d'une église. Aucune mention du château est faite, mais on peut supposer qu'une construction fortifiée existe.
* Au  12ème siècle, deux chevaliers de la seigneurie de Chillac sont cité dans des textes de l'abbaye.
* En 1285, la châtellenie de Chillac dépend de Barbezieux (?).
* Dans la deuxième moitié du 15ème siècle, la famille Brémont est détenteur de Chillac.
* En 1463, après les dévastations de la guerre de Cent ans, Geoffroy de Brémont arrente les paysans pour la terre de Chillac.
* En 1464, Philippa de Bremont épouse Jean de la Touche et donne en dot Chillac.
* En 1702, François de la Touche décède.
* En 1712, sa veuve épouse Charles d'Alloue, seigneur des Adjots et de Boisredon.De cette union naîtra une fille.
* En 1736, Elisabeth de Boisredon épouse le Marquis (voir titre de noblesse) de Donissant. Elle apporte Chillac en dot.
 * En 1785, l'une de leurs 2 filles, Marguerite de Donissant épouse Louis Jacques Decourey. Elle garde la jouissance de Chillac.
* En 1805, Marguerite décède. C'est sa soeur Marie Louise qui récupère le château de Chillac.
* En 1806, le château est vendu à Jacques Frichon Lamorine.
* En 1833, Jacques Frichon Lamorine décède, Chillac appartient à sa fille.
* En 1852, après une mésentente familiale, le château est vendu à Jean Fournier.
* Au début du 20ème siècle,le château est vendu à la famille Cottineau.
* En 1961, les châteaux sont inscrits aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des châteaux depuis la route est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible. 

 

L'ombre du château me marquera à vie !

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 06:30

 

Département :   81 - TARN 

 

Le bourg : Une colline boisée... Est ce le lieu que je recherche ?

    Situation :    (--> le voir sur la carte)

       La petite commune de Montfa se situe à 8km au Nord de Castres.

  Coordonnées du château :

43° 41' 51.122" N 2° 13' 25.478" E
 43.697534°  2.223744)

 

Le château : 

     L'extérieur :

Où est il ?

Comment trouver une ruine médiévale oubliée des hommes ? 

  C'est très facile ....  Mais oui, c'est très facile.... Il suffit de "raisonner".

   Comme le château fort était construit très souvent au sommet d'une colline, il suffit de la chercher.

Que pensez vous de celle-ci ?

 

Le secret pour trouver une ruine

    Évidemment, dans mon explication je triche un peu car des collines, il y en a beaucoup dans cette région. Il faut donc un autre indice ou une autre aide :

- Une carte de IGN par exemple

- Ou un Iphone avec GoogleMap

- Ou un bon GPS dont j'aurais relevé les coordonnées avant de partir

- Ou.... un blog extraordinaire qui vous le montre... comme celui-ci.

   Comme vous le constatez, il est "très facile" de trouver une ruine... quand on sait où elle se situe (j'adore faire des Lapalissade ).

  C'est avec bravoure et opiniâtreté (pfff, voilà que j'utilise des mots compliqués) que je me dirige vers ce qui devrait porter la ruine du château de Montfa.

 

Le château se cache

   Ayant remarqué que la colline est boisée, je pressens que la ruine sera cachée au milieu des arbres (cet article est sponsorisé par Lapalissade ). Et par un immense hasard "hasardeux", je vois un premier élément de mur...ruiné bien sur (J'espère que le fantôme de Lapalisse va fuir de mon corps sinon cet article va dériver dans la logique irréelle  ).

 

  L'intérieur :

Le château se montre un peu

     En entrant, le spectacle est "grandiosement" (pff, même mon vocabulaire se transforme... Jacques II de Chabannes laisse moi tranquille stp  ) ruiné, des pans de mur s'allongent ou se courbent devant moi (''C'est trop d'honneur" leur dis je !).

   Enfin les bâtiments apparaissent. Mais comme je le pressentais, ronces et épineux regardent mes mollets avec envie . Je vais donc rester à distance raisonnable.

 

Je crains les ronces

    En contournant la ruine, j'aperçois des murs de pierres jointives avec une taille "assez joli" et des murs d'angle bien appareillés. Mais aucune trace d'archère, mâchicoulis, échauguette (voir vocabulaire) et autre système de défense médiévale. Ce château a été fortement remanié avant d'être détruit.

    Avec la dense végétation, j'ai beaucoup de problèmes pour comprendre l'architecture de ce château. Heureusement, j'ai une image prise sur le magnifique site cartographique nommé : Géoportail.

 

 

Histoire du château :

* A début du 13ème siècle, Baudoin de Toulouse (frère du Comte Raymond de Toulouse) épouse Alix de Lautrec. Cet acte fonde la famille Toulouse Lautrec.
* En 1255, le château de Montfa est cité dans un texte.
* En 1257, un texte fait le lien entre le château et la famille Toulouse-Lautrec.
* Au 14ème siècle, le château appartient aux Arpajon.
* Au 15ème siècle, le château est possession de la famille de Foix. Durant ce siècle, la famille Toulouse-Lautrec récupère le château.
* Au milieu du 16ème siècle, après un long procès contre sa belle soeur Isabeau de Lescure, François II Baron de Montfa récupère le château.
* En 1569, durant les guerres de religion, François II voit mourir son fil aîné de 10 ans et perd son château contre les protestants.
* Vers 1570, une parti du château est démoli puis reconstruit.
* En 1580, le Vicomte (voir titre de noblesse) de Turenne attaque le château et le détruit partiellement.
* A partir de 1591, plusieurs combats et altercations opposent la Duc de Montmorency et le Baron de Montfa.
* En 1595, le Duc de Ventadour (voir son château), gendre du Duc de Momtmorency, emmène le Duc de Montfa et sa femme au château de Vénès pour y être emprisonnés. Le château est toujours possession de la famille Montfa.
* En 1762, Joseph Constantin de Montfa possède le château. Il se fait nommer : Comte de Toulouse-Lautrec.
* En 1791, les révolutionnaires chassent le Comte de Toulouse-Lautrec.
* Au 19ème siècle, une lettre de Alphonse de Toulouse-Lautrec (père du célèbre peintre) affirme que le château est en ruine, les terres rapportent peu et qu'il doit être vendu.
* En cette fin du 19ème siècle, le château est pillé, pierres et ornement sont arrachés et vendus.
* Au milieu du 20ème siècle, un relevé topographique et architecturale ainsi que des fouilles sont organisés
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est possible. La visite de l'intérieur est très difficile et dangereuse, à moins que les ronces et autres épineux soient votre plaisir. 

 

La ruine joue avec les ombres

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgIl est lààààààà

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Varces-Allières et Risset se situe à 10km au Sud de Grenoble, en bas des parois du magnifique massif du Vercors.

   Coordonnées du château :

45° 4' 47.068" N 5° 40' 3.104" E
 45.079741°  5.667529°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Il est là

    Depuis Grenoble, en prenant la voie rapide vers Vif, il faut sortir juste après le tunnel de Varces. Pour découvrir ce château inconnu, il est important de regarder sur la droite (vers l'Ouest).

Le voyez vous dans la végétation ?

 

Information importante

    Même si un sentier est visible en lisière de la foret, il est interdit de l'emprunter. Les propriétaires du champs sont très vigilants et ne plaisantent pas avec les marcheurs.

    La solution pour découvrir cette ruine et de retourner (en voiture) à Varces, puis au Sud prendre la route nommée : "Chemin de Saint Paul de Varces à Varces".

   Il suffit de se garer au petit parking proche de la résidence du château (qui n'est pas médiéval), non loin d'une ancienne carrière de pierres.

 

La montée

     En cette fin d'hiver, les odeurs de foret, de feuilles mortes humides et de mousse naissante sont agréable. C'est presque en chantant que je marche dans la pénombre matinale. Soudain, une bifurcation m'informe qu'il ne faut pas passer par là (croix jaune).

Et bien... si !

Croyez moi, ce chemin mène vers le magnifique château féodal de Saint Giraud.

   En théorie, il est impossible de se tromper car il faut toujours monter, monter, monter (parfois avec un léger faux-plat).

Encore quelques mètres et il sera à moi ! 

Je le vois

     Mes poils se hérissent en haut du petit col, car :

* Je vais visiter un puissant château ayant porté fièrement au vent le drapeau du Dauphiné.

* Et je découvre la vue magnifique sur le massif du Vercors.

 

La découverte

    Tel un cabri, en un bond je suis proche de la ruine.

  Ce pan de mur n'est peut être pas magnifique mais par la petitesse des pierres et par ce mur posé sur le rocher, il est symbolique des constructions fortifiées du début du moyen âge,

 

     L'intérieur : 

La ruine énigmatique

    L'avantage d'une ruine est qu'elle est accessible sans toquer à une porte , donc j'enjambe le muret et je vois..... La terre et la végétation ont comblé les salles et seul un fragment de voûte est visible. Évidemment, il m'est impossible de définir la fonction exacte de cette ruine mais en réfléchissant :

* La voûte est pour une salle basse,

* L'épaisseur du mur à l'extérieur est synonyme de rempart ou fortification,

* Le col étant proche, cette construction devrait être une tour de défense.

Qu'en pensez vous ?

   N'ayant pas de certitude, je tente de trouver l'inspiration en contemplant la vue sur le massif du Taillefer.

Quelle magnifique tour !  

Tour ou rempart ?

    En contemplant la beauté de la vallée au Sud de Grenoble, mon regard est arrêté par une autre ruine.

    A mes pieds, les vestiges d'un long mur me fait penser à un rempart. Bien que l'épaisseur ne soit pas impressionnante, elle est trop importante pour être un mur intérieur.

Donc, ce serait un rempart !

 

Alors, rempart ou tour ?

   Dans l'angle, un haut mur borgne me fait penser à une construction du 12ème siècle. Hélas, la construction s'est écroulée et il est impossible de savoir si mâchicoulis et crénelage (voir vocabulaire) existaient.

   Le mur ayant été partiellement reconstruit et/ou consolidé, il est difficile de tirer des conclusions sur son époque de construction. Mais la qualité du "lissage" des pierres m'informe que cette construction n'était pas un simple château de guet.

La vue est réellement la richesse d'une ruine 

A l'intérieur de la "construction"

    L'intérieur de cet "angle construit" est curieux. La base montre une épaisseur importante, avec un parement de belle qualité. Sur la hauteur de nombreux trous de boulins (voir vocabulaire) m'interpellent. Ma surprise est encore plus grande en ne voyant aucun corbeau pour soutenir des poutres, ni trace d'étage, ni vestige d'escalier, ni ouverture défensive, ni puits de lumière et encore moins de fenêtre.

  Un angle borgne presque inhabitable !

 

Il est temps de repartir

   Le plateau est grand mais il est occupé par une dense végétation parfois piquante. Pourtant, en écartant les herbes, de nombreux vestiges de constructions apparaissent, sans que je puisse identifier leur fonction.

    Même si la ruine reste mystérieuse, le site offre une vue à 360° magnifique avec le massif du Vercors en point d'orgue.

Mais que vois je dans la vallée ?

  Un château, mais il est trop jeune pour figurer dans mon blog. Je n'aime que les vieilles..... ruines.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 9ème siècle, Géraud d'Auvergne, Comte (voir titre de noblesse) puis Abbé d'Aurillac, se serait arrêté plusieurs fois en ce lieu durant ses nombreux pèlerinages vers Rome. 
* Au 11ème siècle, construction d'une église (nommée capella de Versea dans les textes) dédiée à Saint Géraud d'Auvergne. Certains historiens supposent la présence d'un château en bois.
* Au début du 11ème siècle, Arthénulphe de Varces est cité dans un texte (à vérifier).
* Au 12ème siècle, (probable) construction d'un château fort en pierres.
* En 1255, le Dauphin (voir liste) Guigues VII achète la fortification à Lanthelme Panetti. Quelques travaux de modernisation défensive sont menés.
* En 1289, le Dauphin Humbert Ier échange Saint Giraud contre la place forte de Bellecombe (à la frontière avec la Savoie et de son bouillonnant Comte - voir liste) appartenant à Aymeric de Briançon.
* En 1349, le Dauphiné est transporté au Royaume de France. La famille de Briançon détient toujours le château fort et ses terres. Mais cet acte sonne doucement la fin de l'utilité de cette rustique construction.
* Quelques dizaines d'années plus tard, le château n'est plus entretenu.
* En 1721, J.B. de Briançon fait construire dans la plaine un château de confort. Saint Giraud est en ruine.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Il est impératif de découvrir cette ruine depuis Varces et non depuis la sortie de la voie rapide. 

N'est il pas magnifique mon Vercors !

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 06:30


Département :    34 - Hérault

Le bourg :
   Est ce une église fortifiée dans ce bourg de l'Hérault ?Situation :    (--> le voir sur une carte)
     Le bourg d'Espondeilhan est situé à 15km à l'Ouest de Pézenas et à 4km au Nord de Bassan.

  Coordonnées du bourg :

43° 26′ 28″ N 3° 15′ 47″ E
 43.441111°  3.263056°


L'église :   
    L'extérieur :
La découverte
    Un peu à l'extérieur du village (au Sud-Ouest), protégé par de hauts arbres, une église semble se plaire dans une solitude loin des touristes.

   Je me demande si cette construction est bien celle qui va illuminer ma journée de médiéviste amateur grâce à ses fortifications.

1ère analyse
    A travers les branches, j'aperçois un premier signe qui me donne le sourire : Une fente de tir.

Est ce le seul signe de défense ?

     Cette fente n'est pas unique sur la tour polygonal. La construction flanque donne à l'église un petit air de "château fort" (je sais, j'ai l'imagination fertile  ). Une simple tour ne peut pas défendre une si grande église.

Y a t il d'autres indices ?

 

Nouveaux indices

     En contournant le bâtiment religieux, je découvre un surprenant mur plat. Ne pouvant pas voir l'épaisseur de pierres, ma théorie du mur bouclier ne peut pas être prouvée. Par contre, la façade comporte des fentes courtes et droites identiques à celles de la tour.

    Sur un autre mur, au dessus d'un contrefort, une nouvelle petite ouverture prouve l'existence d'une salle de repli au dessus de la nef.


       L'intérieur :
   Je m'approche du portail roman monumental et.... Hélas, la porte de l'église est close. Je ne pourrai pas connaître les secrets "millénaires" de ses défenses.


Histoire de l'église :

* A l'époque Gallo-Romaine, une villa est construite en ce lieu.
* Au 11ème siècle, sur l'emplacement Gallo-Romain, début de construction d'une église.
* Au 12ème siècle, fin de construction de l'église.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église.
* En 1907, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame des Pins) est libre et gratuite. La visite de l'église est certainement possible. Renseignez vous.

 

Un fente de tir, et mon sourire revient

 

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