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Ombre et lumière

3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

La magie de l'église déforme ma vision  Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Le bourg de Carcen Ponson est situé à 6km au Nord de Tartas et à 20km à l'Ouest de Mont de Marsan.

   Coordonnée du bourg :

43° 52′ 55″ N 0° 48′ 23″ W
 43.881944°  -0.806389°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

   Avec le soleil brûlant des Landes, mon armure chauffe et ma vision du site fortifié est trouble. J'ai l'impression d'être un daltonien.

   Bien à l'abri à l'ombre, j'observe cette église dont l'architecture ne me semble pas avoir été fortifiée. 

   Je sors ma loupe de Sherlock Holmes et je commence la recherche d'indices.

 

L'enquête commence

    A la base du toit j'espère trouver des traces d'ouverture accédant à un chemin de ronde ou une salle de repli. mais c'est l'échec. De plus, des bâtiments récents s'appuient sur ce mur d'architecture romane.

   Le chevet avec ses hautes et étroites fenêtres a une allure médiévale, surtout avec la présence des 3 contreforts. Mais toujours aucune trace de fortification.

    Plus loin,  "l'immense" clocher carré fait penser à un donjon, mais point cela est car sa construction est récente. Devant tant d'échecs je prends un peu de recul. L'église ressemble à un légo de constructions d'époques différentes (mais surtout moderne).

 

Sont ce les défenses ?

    Je décide de faire une vérification pierre par pierre. Ce mur ne comporte aucun indice de rebouchage, ni de corbeau porteur de chemin de ronde, ni de bretèche (voir vocabulaire). Les paroi fleurtant avec cette sacristi (?) reste vierge de tout indice, mais.... Que vois je ?

Distinguez vous aussi une trace défensive ?

   Au dessus du toit de cette "verrue", une fente verticale me semble être le vestige (rebouché) d'une archère primitive. Maintenant que je sais où chercher, j'osculte la tête levée et..... Mon attention est récompensée par cette autre fente, qu'il est possible de mieux voir en changeant d'angle.

 

    L'intérieur  :

 Souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 19ème siècle, l'église est remaniée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église Saint-Roch de Carcen est libre et gratuite depuis la place du village. La visite des fortifications est interdite.

 

Un vaisseau traversant les siècles

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgPerdu dans le petit matin, le château est lumineux

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Belcastel-et-buc se situe à 30km au Sud de Carcassonne, 15km au Sud-Est de Limoux et à 10km au Sud-Ouest de Clermont sur Lauquet.

  Coordonnées du village :

43° 2′ 18.96″ N 2° 20′ 27.96″ E
 43.0386° 2.3411°

 

    Le château est posé sur une colline à 510m d'altitude dominant la rivière Buc.

   Coordonnées du château :

43° 1' 47.492" N 2° 21' 14.371" E
 43.029859  2.353992

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

Mais où est il ?

   Très tôt, je me suis rendu proche de ce petit bourg pour visiter le château de Belcastel. Rien qu'avec ce nom, mon imagination le voit comme le Versailles des ruines médiévales (et vous connaissez mon imaginaire trop développé).

   Dans le petit matin brumeux, le château est invisible. Je chausse donc mes lunettes de Terminator.

   - L'option nuance de gris ne donne rien.

   - L'option changement thermique semble prometteuse.

 Pour mieux le voir, la solution est simple. Il suffit d'attendre que le jour se lève (pfff parfois je suis stupide ) et enfin le Belcastel apparaît

L'interdit m'explique que ruine il y aura !Nota : Dans certains textes, cette ruine se nomme : Château de Villardebelle.

 

L'approche

    Le petit sentier monte doucement, l'odeur humide de mars réveille mes sens (et mouille mes chaussettes). Soudain, un panneau aiguise mon instinct de Chevalier. Lorsque plus loin en découvrant un 2ème avertissement, il me semble évident que c'est le moment de chausser mon heaume.

 

Rapide analyse

    C'est une incroyable ruine mystérieuse qui s'offre à moi. Elle semble chaotique, pourtant en regardant mieux, il est possible de distinguer un donjon parallélépipédique habitable avec une enceinte. Aucune forme ronde signifiant que ce château a au moins 900 ans.

   Le plus surprenant est l'absence de système défensif. Point de crenelage, archère, mâchicoulis (voir vocabulaire). 

 

     L'intérieur :

Les salles annexes

    Etre accueilli par des arbres et une végétation piquante est un des plaisirs du chercheur de ruine. A Belcastel, j'ai le plaisir... piquant.

    Les murs intérieurs, attaqués par la nature qui reprend ses droits, sont assez épais mais composés de pierres petites et asymétriques. Il m'est impossible de définir la fonction de chaque pièce.

 

Curieux !Les courant d'air sont importants dans cette ruine.... Atchoum !

   Quelques détails sont surprenants et me font douter de l'origine médiévale de la ruine. Par exemple, cette ouverture correspondant à une porte est soutenue par une petit poutre (que je nommerais presque une planche).

  Mais d'autres détails me redonnent confiance, comme ce mur (à gauche) construit bien après l'épaisse courtine (à droite). Ce château aurait donc continué à vivre après l'époque médiévale.

 

Le donjon

   Dans la salle principale ou plutôt le bâtiment le plus imposant, je suis en admiration devant l'équilibre des pierres. J'ai l'impression que la ruine ne veux pas mourir et s'accroche au ciel.

  Les fenêtres sont clairement identifiable avec leurs piédroits parfaitement taillés. Aux étages supérieurs, les ruines de fenêtres laissent deviner les coussièges (voir vocabulaire).

   Le nombre de fenêtres ferait plus penser à un château renaissance qu'à une donjon fortifié médiéval.

 

Le confort

   Chaque mur comporte des trous ayant reçu des poutres de plancher ou ayant supporté des consoles.

    Dans de nombreux murs, des niches devaient contenir des "trésors" ou plutôt servaient de placard. Curieusement, aucune est creusée proche d'une fenêtre, mais elles se situent sur plusieurs niveaux.

 

 

Histoire du château :

* En 1082, le château est cité.
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois commandée par Simon de Montfort. Curieusement, le château de Belcastel n'apparaît dans aucun texte ou récit.
* En 1221, le château est nommé : Castellum Pulchrum. Ce curieux mot signifie : "Ce qui, par certains signes apparents, promet d'être bon".
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible mais le risque de recevoir une pierre est important. N'emmenez pas vos enfants et pensez que ce site fragile est dans une propriété privée.

 

Quel point magnifique de surveillance !

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 06:30

 

Département :   29 - FINISTERE

 

Un diamant brut dans un écrin de verdure

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

   Le bourg Landunvez est situé à 25km au Nord-Ouest de Brest, à 8km à l'Ouest de Ploudalmézeau.

   Le château est à 3km au Nord-Nord-Est de Landunvez.

        Coordonnées du château :

48° 33′ 1.18 ″ N 4° 42′ 44.43″ W
 48.550329  -4.712341

 

Le château :

      L'extérieur

Premières sensations

     Au loin, dans un écrin de verdure, brille une forme parallélépipédique. Il me faut quelques minutes, une petite marche d'approche et une paire de jumelle pour apprécier la ruine du château fort de Trémazan.

 

Le rempart

      Curieusement, mes yeux sont attirés par le vert-rempart. Je ne savais pas que nos ancêtres peignaient les murs en couleur nature.

Était ce les premières tentatives de camouflage ? 

    Je plisse mes yeux pour mieux comprendre cette curiosité architecturale. Pfftf.. Que je suis bête. Point coloriage cela est, mais le manque d'entretien de la ruine. La végétation envahit progressivement le site. Dans quelques années, il ne sera plus possible de voir les pierres pauvrement taillées, asymétriques et peu jointives du rempart.

  Le temps a abîmé ce puissant donjon

Le donjon 

  Au centre de la verdure arrive à survivre une haute construction.

C'est le donjon.

   Avec ses dimensions, je peux affirmer qu'il était habitable. Bien que ses parois soient réalisées en pierres de tailles différentes, le parement d'angle est sans reproche.

     Je suis étonné de ne pas voir d'ouverture de tir, ni de fenêtre et encore plus surpris par l'absence de construction en encorbellement (voir vocabulaire).

Est ce un donjon borgne du 11ème siècle ?

 

      L'intérieur :  

Vais je réussir à le voir ?

     A la fin du 20ème siècle, une partie du mur s'est effondré, il semble donc logique que le site soit interdit à la visite. Peut être qu'avec mon oeil d'aigle je pourrais voir ses entrailles en le contournant.

    La commune et l'association de sauvegarde n'ayant pas les moyens financiers pour entreprendre une véritable consolidation de la tour, des "pansements" ont été posés pour éviter un autre effondrement.

 

Minimal

     A l'intérieur, je ne vois ni décoration, ni sculpture. Ce début d'arcade est certainement le fantôme d'une fenêtre car je n'imagine pas une porte à cette hauteur. Sur l'autre face, j'ai la confirmation que de nombreuses fenêtres (aujourd'hui bouchées) éclairaient les salles. Chaque niveau était séparé par des poutres.

   En haut de la tour, j'ai la surprise de voir le mur s'incurver. Ce sommet serait le dernier étage habitable de l'ancien château. J'imagine qu'au dessus, il y avait la plate-forme de surveillance avec le crénelage.

    Tel un peintre, j'imagine cette tour à la fin des temps, dans la nuit tombante avec un soleil rougeoyant. Je m'éloigne sur la pointe des pieds de peur de faire trembler la terre avec mes lourdes chausses.

 

 
Histoire du château :

  • * A la fin du 13ème siècle, une tour fortifiée est peut être construite (Les historiens et archéologues débattent sur la date).
  • * Au 14ème siècle, construction du château fort par la famille Du Chastel.
  • * Au 15ème siècle, une barbacane est certainement construite.
  • * Au 18ème siècle, le château n'est plus habité et se dégrade doucement.
  • * En 1926, le site castral est inscrit aux Monuments Historiques.
  • * En 1995, un pan de mur de la tour s'écroule.
  • * En 1998, la commune achète la tour et les remparts.
  • * En la fin du 20ème siècle, un projet de mise en valeur du site est imaginé (voir le site web de l'association)
  • * Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts et du donjon est libre et gratuite depuis routes et sentiers. La propriété est privée, la ruine n'est pas visitable.

Pour plus d'informations sur l'histoire de la ruine et de ses seigneurs, je vous invite à lire ce site.

 

Balayée par les vents, la ruine tente de survivre

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Est ce un mur bouclier ou l'avant d'un paquebot ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Harcigny est situé à 12km au Nord de Montcornet et 10km au Sud-Est de Vervins.

   Coordonnées du bourg :

49° 47′ 48″ N 3° 58′ 56″ E
 49.796667°  3.982222°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     En arrivant dans le village, je me heurte à une pointe de l'église ou plutôt à un mur en pointe. De suite, mon imagination de castellologue-amateur imagine une tour pentagonale ou un mur bouclier (ce qui est très rare pour une église).

  Sur ce qui semble être le chevet de l'église, je ne vois pas de salle de repli, d'archère ni de bretèche (voir vocabulaire).

Cette église avait elle un système défensif ?

 

L'enquête commence

    Cette église sans transept possède 2 bâtiments alignés de couleur identique (la brique est le matériau de base de cette église) mais à l'architecture différente (dimensions des fenêtres, hauteur).

   Celui que j'ose nommer le choeur, comporte une date en briques vernissées : 1818.

Est ce la date de construction ou de réparation ?

  L'autre bâtiment que j'identifie être la nef porte la date de : 1711.

     Je commence à douter que cette église ait été un jour fortifiée. Aucune trace de fente de tir ou système défensif connu.

  Quel puissant clocher !

Mais où sont les défenses ?

    Lorsque j'ai un doute, je prends un peu de recul pour mieux comprendre l'architecture globale. Ce n'est évidemment pas la petite tour ronde à la base du clocher qui défendait l'église.

  Avec ses hauts et puissants contreforts d'angle à larmiers, je pressens (comme vous j'espère) que le clocher fut le refuge ainsi que la tour de défense.

 

Le clocher-tour

    Evidemment, je recherche sur cette haute construction un véritable système de tir. En le contournant, je vois un bâtiment plat adjacent avec des ouvertures. Ce devait être l'escalier avec ses puits de lumière. En haut, une autre fente marque la fin de l'escalier.

    Même si ses fentes permettaient le tir, leur position n'est pas idéale pour tirer sur des assaillants.

Est ce que les années ont gommé les défenses ?

Ce clocher-tour n'était il qu'un simple refuge ?

 

Que faire ?

   J'ai tant de doutes et de questions que je lève les yeux au ciel pour voir... Hooo, un système défensif.

  Croyez moi, il y a une installation de protection tout en haut... c'est :

A quoi pensez vous ?

  Perdu !...

  En haut du clocher, il a un système de protection contre....... la foudre. (hiihi, je vous ai bien eu !)

 

    L'intérieur :

       Pour connaître les secrets de l'église, je vais tenter d'entrer par cette porte. Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

   Je n'ai pas d'information sur la date de construction de cette église.

* En 1714, la nef est aménagée (à vérifier).
* En 1749, création (ou modification) du clocher-donjon.
* En 1818, un coté du choeur de l'église est réparé.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite . La visite du clocher est interdite.

 

Son élégance fait oublier que l'église fut fortifiée

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 06:30

 

Département 71 - SAÔNE et LOIRE

 

Le bourg :

Pensez vous que le seigneur buvait du vin ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Le bourg de Mercurey est situé à 50km au Nord de Macon, à 25km au Sud-Sud-Ouest de Beaune et  à 10km au Nord-Ouest de Chalon sur Saône.

    Coordonnées du château :

46° 49′ 29″ N 4° 42′ 45″ E
 46.824722°  4.7125°

 

Le château :

     L'extérieur :

La raison de ma venue en Bourgogne

    Pour nombre d'entre vous, Mercurey signifie un des grands vins de Bourgogne. Les châteaux (souvent ce sont des manoirs ou des maisons bourgeoises) sont nombreux et indiquent une cave viticole. Mais pour un castellologue-amateur, le château (marqué sur ma carte) dans les terres de Mercurey est une des ruines les plus énigmatiques de la région.

La voyez vous au milieu des vignes ?

 

La recherche

   En cette fin d'hiver, bien que la végétation soit sans feuille, il n'est pas facile de voir la ruine de Montaigu. Mais, si je me fie à la toponymie, il me faut trouver un mont aigu. L'une des plus hautes collines pointues de Mercurey ayant vue sur la vallée semble porter la beauté millénaire

Que cette ruine est belle et mystérieuse !

 

La découverte

   En suivant le panneau de randonnée ainsi que les différentes traces sur les arbres, après quelques minutes  je vois mon Graal caché dans le petit bois. La végétation cache partiellement les pierres du rempart extérieur mais il est aisé d'en comprendre l'architecture. Certains pans de mur sont très révélateurs. 

 

Première analyse

   Les pierres sont correctement taillées et jointives. Cela signifie un château de seigneur. Le plus surprenant est la présence de fentes fines. J'ai l'impression que les défenses de ce château n'ont pas suivi l'évolution technologique : Point d'arquebusière ou bouche à feu.

A-t-il été abandonné après le 14ème siècle ?

Ce plan montre une puissante forteresse médiévale   

    L'intérieur

Le 2ème rempart

   Lentement j'avance sur le sentier en direction du donjon et de son logis. La partie centrale du château est entourée d'un rempart. Étant très arasé, il n'est pas possible de voir archère, crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire), mais il semble évident qu'il en était pourvu.

 

Le donjon

   Quelle chance j'ai de voir le donjon. Certes, il est un "peu" cassé mais son fantôme est très intéressant.

  Il montre au 1er étage un vestige de porte. Le trou de boulin (voir vocabulaire) devait supporter une plate-forme en bois. L'épaisseur du mur, bien qu'elle ne soit pas exceptionnelle, montre la fonction défensive de cette construction.

   En contournant le donjon, je vois son périmètre ainsi que les différents étages.

 

La surprise

   Pour mieux comprendre l'architecture du donjon et du logis, je prends un peu de recul et une incroyable surprise s'offre à moi :

* Au fond à gauche, c'est la ruine du donjon,

* Sur la droite, c'est le vestige du 2ème rempart,

* Au centre, je vois.... un toit.

 

Un bâtiment entier !

   Ce magnifique toit en pierre a évidemment été reconstruit récemment. Il doit correspondre à une réserve ou un entrepôt. Il me faut entrer pour rêver. L'intérieur est un peu aseptisé mais il en faut peu pour un Chevalier-Castellologue. La voûte et la lumière m'emporte dans le passé.... Et je suis dans un autre siècle !

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 10ème siècle, à la demande du Duc (voir titre de noblesse) de Bourgogne, le Comte Lambert de Valentinois fait construire un château pour contrôler la voie Chalon-Lyon.
* Durant le dernier quart du 12ème siècle, Guillaume de Valentinois, Comte de Chalon, réalise des actes de pillages dans certaines cités Bourguignonnes.
* En 1180, le Roi Louis VII le Jeune (voir liste) déshérite Guillaume de Valentinois et cède le château de Montaigu à Hugues III Duc de Bourgogne.
* A la fin du 12ème siècle, le château est propriété de Alexandre Montaigu-Bourgogne.
* En 1205, le château appartient à Eudes Montaigu-Bourgogne.
* En 1244, son fils Guillaume Montaigu-Bourgogne est le nouveau seigneur. Il est le seul héritier à habiter au château.
* En 1304, Eudes II Montaigu-Bourgogne est seigneur de Montaigu. A partir de cette date, le château loge des soldats.
* En 1338, le château appartient à Henri Montaigu-Bourgogne.
* En 1591, durant les guerres de religions, le château est assiégé par les Ligueurs.
* A la fin du 16ème siècle, le Roi de France Henri IV (voir liste) demande la destruction du château.
* En 1803, le château est vendu à un "marchand de biens" qui démantèle le site et revend les pierres.
* En 1822, le Marquis d'Arcelot achète la ruine.
* Durant le 19ème siècle, de nombreux "ermites" habitent la ruine.
* En 1870, accusé d'espionnage, un dénommé Richer doit fuir la ruine. Les villageois détruisent les rares bâtiments encore habitables dont l'oratoire.
* Au 21ème siècle, la visite de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe, soyez prudent.

 

Une cave sans vin... hic !

     

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 06:30

 

Département :  27 - EURE

 

Le bourgMon Graal est là haut, et il m'attend

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Brionne est situé à 40km au Sud-Ouest de Rouen, à 34km à l'Ouest de Louviers et à 35km à l'Est de Lisieux.

  Coordonnées :

49° 11′ 44″ N 0° 43′ 16″ E
 49.195556°  0.721111°

 

Description du donjon 

     L'extérieur :

L'approche

    Après avoir errer dans la ville pour acheter quelques provisions, je découvre au loin, sur une butte, une forme haute qui ne ressemble point aux immeubles du 21ème siècle.

  Grâce à un panneau (dont le graffiti ferait peut être plaisir à mon ami le Chercheur), j'emprunte donc le chemin piéton vers le donjon qui m'amène vers un sentier ombragé et odorant. Puis, au sommet de la butte, une motte castrale apparaît.

 

La découverte

Comme il est beau ce donjon !

   Je vous vois douter de mon affirmation, pourtant je vais vous faire découvrir une tour fortifiée du 11ème siècle qui est merveilleusement complète

  Le parement extérieur fut magnifique ! 

Analyse rapide

    En prenant un peu de recul, ce donjon presque carré de 20m de coté est typique des tours borgnes du début du 2ème millénaire :

   * Ses façades sont borgnes.

   * Ses parois possèdent de nombreux trous de boulin  (voir vocabulaire).

   * Des contreforts plats consolident les angles et les cotés.

 Je suis étonné par la qualité du parement. Ce donjon n'était donc pas une simple tour de guet.

 

La base

    A la base du donjon, 2 curiosités attirent mon attention :

A - Une ouverture ogivale qui est homogène avec la construction. Il est anormal qu'une tour médiévale ait une porte aussi basse :

   1 - Soit la terre a recouvert un étage et cette porte se situait à 5m de haut. Ce serait donc l'entrée médiévale du donjon.

   2 - Soit l'ouverture correspondait à l'entrée d'une réserve, dont le plafond était consolidé évitant l'intrusion aux étages des assaillants. Cette hypothèse est en contradiction avec les classiques ratiers.

B - Un fruit en escalier consolidant la base. 

 

Des ouvertures

    Ce que je pensais être un donjon borgne possède sur une face de grandes ouvertures. Ces baies en plein cintre vont à l'encontre des règles défensives médiévales.

    Ma surprise passée, je suis en admiration devant ses murs de 4m d'épaisseur et je suis étonné de voir de chaque coté de petites ouvertures verticales ressemblant à des archères.

Ma vue se trouble à l'approche de cette beauté 

     L'intérieur :

Je vais entrer

   En contournant les 2 belles façades, j'observe le donjon avant de visiter ses entrailles.

  Ne riez pas, l'intérieur de cette puissante tour se visite et comporte des merveilles que seul un oeil de passionné peut voir (mais vous l'êtes toutes et tous maintenant).

 

Massif et beau

  Regardez cet intérieur et dites moi ce que vous voyez :

A - La qualité du parement intérieur est aussi belle qu'à l'extérieur et avec des joints parfaits.

B -L'épaisseur du mur se voit dans la construction adjacente ainsi que dans la fenêtre.

 

Que de surprises 

  En regardant l'autre mur "coupé", je vois 3 détails surprenants et trahissant l'origine mais aussi l'histoire architecturale de ce donjon.

1 - Dans l'épaisseur du mur, une construction ogivale me fait penser à un couloir.

2 - Puis, avec le "tuyau" sur la hauteur, je pense à :

* Une évacuation pour des latrines à l'étage.

* Ou, à une canalisation de récupération des eaux de pluie de la plate-forme.

* Ou, à l'évacuation des fumées d'une cheminée (mais je doute un peu).

3 - Une colonne sculptée ayant soutenu.. heu... je ne sais pas.

 

  Après tant de sensations, je me repose en admirant le paysage en bordure de la Risle.

 

 

Histoire du donjon :

* Au 1er siècle, le site est un carrefour important entre les villes Lizieux, Pont Audemer, Rouen et Evreux. Certains historiens pensent qu'un fort existait.
* A la fin du 11ème siècle, un puissant donjon est construit. Il est possible que le Comte de Normandie (voir liste) en ait demandé la construction (?).
* En 1194, le roi de France Philippe Auguste (voir liste des rois) s'empare de la ville.
* En 1421, durant la guerre de 100 ans, l'armée Anglaise attaque et pille la ville.
* En 1562, les Protestants saccagent la ville.
* En 1735, le site est partiellement détruit pour la construction de moulins sur la Risle.
* Durant la 2ème guerre mondiale, les bombardement détruisent la ville.
* En 1994, la municipalité entreprend la consolidation de l'édifice devenu fragile. Des analyses dendrochronologiques et des recherches architecturales sont entreprises par M° Brabant.
* Au début du 21ème siècle, la découverte du donjon est libre et gratuite. Veuillez être prudent avec cette ruine millénaire, une pierre peut, par mégarde bien sur, se décrocher. 

 

Après tant d'émotions, le calme du panorama est un plaisir

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

  L'église surveille mon arrivée !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Siorac de Ribérac est située à 80km au Nord-Est de Bordeaux, à 50km au Sud-Est d'Angoulême, à 40km au Nord-Nord-Ouest de Bergerac et à 30km à l'Ouest de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

45° 11′ 54″ N 0° 21′ 32″ E
 45.198333°  0.358889°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     La route serpente en direction du petit bourg, cela signifie que Siorac de Ribérac est posé en haut d'une colline.

  Survolant les toits des maisons, une construction observe tous mes mouvements. C'est l'église dont les 2 tours m'informent qu'elle doit être fortifiée. Je pressens déjà que je vais me régaler.

L'église devance la mairie 

Ma première surprise

    En arrivant dans le bourg, mon premier étonnement n'est pas pour l'église mais pour les rues et ruelles du bourg.

Ne remarquez vous rien ?

  Il n'y a aucun fil électrique ni téléphonique striant l'espace. Que ce monde est beau sans les progrès qui défigurent trop souvent nos cités.

  Je me dois de faire de belles photos pour remercier la municipalité de cette intelligente initiative.

 

Mais où sont les défenses ?

    Comme un enfant devant un sapin de Noël je me précipite au bas du clocher-tour. Appuyé sur ses contreforts plats, cette haute construction semble dépourvue de tout système défensif. 

 

Analyse rapide du clocher-tour

   Pour comprendre cette construction, je prends un peu de recul. Le petit bâtiment accolé devant semble être un ajout tardif (sa fenêtre trop basse est incompatible avec une véritable défense  ).

  Le clocher est divisé en 2 parties :

1 - Au sommet, des ouvertures ressemblant à un crénelage.

- Curieusement je ne vois ni archère ni mâchicoulis (voir vocabulaire ) pour une défense rapprochée efficace.

- Les ouvertures sont trop importantes pour se protéger.

- Il n'y a pas de console pour accrocher un mantelet.

- La corniche n'est pas assez profonde pour porter un hourdage

2 - Au milieu, les ouvertures Romanes posées sur des colonnettes sont belles mais ne sont point défensives.

 

L'autre coté du clocher-tour

   Sur l'autre face, je suis étonné par la forme brute des ouvertures (point de sculpture ni de colonnette). La corniche est très abîmée est de nombreux trous s'alignent. Sont ce :

* Les fantômes des modillons arrachés ?

* Des trous de boulins ?... Mais ils ne sont pas assez larges et trop peu espacés.

* Des supports pour des hourds (voir vocabulaire ) ?... Mais cela n'est point logique pour ce style de fenêtre.

Que de mystères pour une petite église !

L'ombre de la tour me surveille 

Je rêve

   Ne comprenant pas comment cette église fut fortifiée, je prends à nouveau un peu de recul. Devant tant de beautés fortifiées primitives, j'ai presque la larme à l'oeil.

   En faisant abstraction du bâtiment récent au centre, de la fenêtre trop basse et de la voiture (récente aussi), je suis transporté dans mon monde (le moyen âge bien sur).

 

Quel rustique et original système défensif

   La façade Sud-Ouest comporte :

ADeux fentes verticales qui ont peut être pu servir d'archères tant elles sont fines.

B -  Sur la gauche, une ouverture rectangulaire. Elle mène à un escalier dans la tour. L'actuelle mairie occupant les locaux de l'ancien monastère, certains archéologues supposent qu'une passerelle avec pont-levis reliait les deux bâtiments permettant aux moines de rejoindre rapidement l'église fortifiée.

 

Encore des surprises !

  La façade Nord-Ouest, comme sa "consoeur" possède aussi des fentes verticales. Mais c'est surtout la haute construction à l'opposé du clocher qui me fascine.

  Adossée à l'ancien bâtiment du 12ème siècle, est construit un siècle plus tard coté Ouest la tour barlongue (voir la définition ici). Un "ancien" du village (intéressé par ma fascination pour son église) m'affirme que la base de la tour mesure 3 mètres d'épaisseur et que les étages comporte des salles de repli et de défense.

Cela semble logique à la vue de cette paroi.

 

    L'intérieur

Elle est fermée

    Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle de Siorac de Ribérac n'échappe pas à la règle. Mais j'ai un secret pour entrer. Ayant revu récemment Alice au Pays des merveilles, j'ai l'idée de l'imiter et de regarder par le trou de la serrure.

 

C'est déjà fini

   D'abord, je vois des marches pour monter "au ciel", puis au loin il y a .... C'est à vous de conclure.

     Je quitte à regret cet agréable village non sans admirer le paysage fleuri et verdoyant.

 

 

Histoire de l'église :

  • * Au 12ème siècle, construction de l'église.
  • * A la fin du 12ème siècle, Adhémar de la Torre, évêque de Périgueux, fait construire un Prieuré adjacent à l'église.
  • * Au 13ème siècle, l'église subit quelques modifications internes.
  • * En 1337, début de la Guerre de Cent ans.
  • * Au milieu du 14ème siècle, pour se protéger des attaques Franco-Anglaises et des "Routiers", les villageois construisent, au bout de l'église, une tour de défense avec salle de repli.
  • * En 1946, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre ès Liens) est libre et gratuite depuis les rues. La visite du clocher et de la tour est interdite.

S'il n'y avait pas les arbres, je verrais l'Amérique !

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgLa grise ruine se cache au milieu des arbres d'hiver

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Mas des Cours se situe à 12km au Sud-Est de Carcasonne.

  Coordonnées du bourg :

43° 7′ 50.16″ N 2° 25′ 27.12″ E
 43.1306°  2.4242°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La recherche

     Dans cette région désertique où les collines sont plus nombreuses que les habitants , j'ai la truffe au vent pour sentir l'odeur des ruines.

    L'été avec ses denses feuillages n'est pas propice à la recherche de constructions oubliées des routes touristiques. C'est pour cela que dans les zones boisés avec d'anciens châteaux hors des sentiers de randonnées, je préfère l'hiver.

    C'est ainsi que début mars j'ai l'immense  plaisir de voir une ruine mystérieuse cherchant à se cacher dans la verdure.

 

La découverte

     Voila une ruine ruinée  , de plus peu décrite dans les livres et le web. J'avance donc lentement pour mieux la savourer. Bien que l'observant avec minutie, je ne comprends pas son architecture. J'ai donc recours à mon 007ème ami qui se nomme Bond (James pour les dames) pour me prêter son satellite.

    Je crois voir un rempart (flèche bleue) curieusement asymétrique (alors qu'il n'y a pas de contrainte sur le terrain). En arrière d'une cour, le château (flèche rouge) ne présente pas de tour flanque.

    Cette sensation aérienne est la même qu'au niveau du sol.

 

Analyse

     Les pierres sont de taille moyenne, correctement alignées mais avec des joints assez large. La haute façade ne comporte pas de système défensif comme un crénelage ou un mâchicoulis (voir vocabulaire). La faible épaisseur du mur me laisse à penser que ce n'est pas la courtine extérieure mais un mur séparateur d'intérieur... à moins que .

    Cette architecture me déconcerte. Le corbeau à l'extérieur signifierait qu'une poutre de plafond s'appuyait, mais alors :

Pourquoi y a t il ces imposantes structures carrées qui ne sont pas des tours escalier ?

 

     L'intérieur :

         La ruine est dans une propriété privée et n'est pas visitable.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, un château est construit (à vérifier).
* A la fin du 16ème siècle, durant les guerres de religion, voyant les troupes catholiques de Laviston, de nombreux protestants se réfugient dans le château. Le bâtiment ne résiste pas aux coups de canons. Ruine il deviendra pour l'éternité.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. Le château étant dans une propriété privée, la visite de l'intérieur est interdite.

 

Un bijou médiéval dans un écrin de verdure !

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Magnifique chapelle fortifiée dans son écrin de verdure   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Gein est situé à 7km au Sud de Villeneuve de Marsan (lire la description de ce bourg).

   Coordonnées du bourg :

43° 50′ 9.96″ N 0° 18′ 0″ W
 43.8361°  -0.3°

 

La chapelle :

    L'extérieur  :

La découverte

     Au sud-Ouest de l'église paroissiale dédiée à Saint Pierre, de l'autre coté de la route D934 et à quelques mètres au Nord de la rue du château d'eau, une construction sans clocher et sans transept se pâme dans la verdure. Ce n'est pas une église mais une chapelle dédiée à Notre dame.

 

Le chevet

   Le chevet polygonal comporte :

* Une grande baie avec meneau et remplage.

* Une petite fenêtre trilobée.

* Et de puissants contreforts presque surdimensionnés.

   L'ensemble est un mélange de force et de délicatesse.

 

Les défenses

   Sous le toit, les nombreuses ouvertures ressemblent à un crénelage, système de défense classique et efficace pour beaucoup églises fortifiées en France. Une salle de repli occupe toute sa surface nef et abside.

   Derrière le crépis récent, des pierres en grès moyennement taillées apparaissent.

 

    L'intérieur  :

  Hélas, hélas, 3 fois hélas !... La belle se dore au soleil dans une propriété privée et n'est pas visitable.

 

 

Histoire de la chapelle :

* Au 12ème siècle (?), une Montoise, ayant recouvré la vue grâce aux eaux de la fontaine de Notre Dame de Gein, fait construire cette chapelle pour remercier Marie.
* Au 13ème siècle (?), la chapelle est fortifiée.
* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent de la chapelle et la vendent comme "Bien National".
* Durant le 19ème siècle, la chapelle est utilisée comme chai.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la chapelle Notre Dame est libre et gratuite depuis la route. La visite est interdite car la construction est dans une propriété privée.

 

La chapelle se coiffe pour être belle :)

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 06:30

 

Département 71 - SAÔNE et LOIRE

 

Le bourg :

Un château dans la plaine, comme ceci est curieux    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite ville de Bourgvilain est située à 80km au Nord-Nord-Ouest de Lyon, à 60km au Nord-Est de Roanne, à 15km au Nord-Ouest de Macon et à 6km au Sud de Cluny.

    Coordonnées du château :

46° 21′ 47″ N 4° 38′ 21″ E
 46.363056°  4.639167°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

     Dans cette région de verts pâturages entrecoupés de petits bois et de collines de faible hauteur, je suis surpris de voir une construction fortifiée posée dans la plaine. Avec sa couleur pierre et son toit rouge, elle se remarque de loin. Pourtant elle ne possède pas de hautes tours, ni d'un donjon et point des murailles impressionnantes.

Est ce une fortifications médiévale ?

 

Point de défense visible pour ce petit château

L'enquête commence

   En approchant, je vois un rempart borgne protégé aux extrémités par 2 tours rondes. Avec les siècles et la paix qui règne dans notre beau Royaume, courtines et tours ont été percées de porte basse.

  Ce rempart précède la basse cour.

 

L'habitat

     Coté opposé à la basse-cour, je vois de massifs bâtiments correspondant à la partie habitable du château. Elle se compose d'une tour carrée (ancien donjon ?) et dans l'angle opposé une tour ronde de défense.

  De nombreuses fenêtres et sculptures confirment ma supposition d'un habitat seigneurial. Mais :

Où sont les systèmes défensifs ?

 

Sont ce les défenses ?

     Malgré mon oeil d'aigle et mon envie à voir les détails de ce château, je ne vois aucun système classique de défense, point de crénelage, ni mâchicoulis (voir vocabulaire ). Mais en insistant un peu, je crois voir, sur une tour dont les pierres sont très pauvrement taillées, les vestiges d'une petite archère droite (mais j'ai un doute).

  Puis, bien cachée dans un angle, une ouverture pour arme à feu, avec un ébrasement extérieur important, me nargue de loin. Heureux de cette découverte, je m'avance vers l'entrée composée de 2 portes. Je ne vois aucune trace de fente pour les flèche d'un pont levis.

  Conclusion : Ce château a traversé les siècles en étant toujours habité. Lentement, il a perdu ses défenses et son agréssivité médiévale.

 

    L'intérieur :

      Je m'approche lentement de la porte charretière, mais je suis stoppé. La propriété est privée et non visitable.

 

 

Histoire du château :

  • * A la fin du 10ème siècle, un texte de l'abbaye de Cluny cite le nom de Corcelle.
  • * Au 14ème siècle, construction du château par la famille Verrey.
  • * En 1520, le fief appartient à Philibert de Busseul, seigneur de Saint Sernin.
  • * En 1642, le château est vendu à Laurent de Laube.
  • * En 1780, par mariage, le château appartient à Louis de Leusse.
  • * En 1794, Louis de Leusse est guillotiné à Lyon par les Révolutionnaires.
  • * Vers 1795, Jeanne Antoinette de Laube vend le château aux Frères Martinot.
  • * En 1976, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du petit château est libre et gratuite depuis la route. La visite  est interdite car la propriété privée est habitée.

 

Le paysage calme de notre 21ème siècle

     

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