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Ombre et lumière

26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Où va ce long mur ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de La Bastide-Pradines est située à 70km à l'Est Nord-Est d'Albi, à 15km au Sud-Sud-Ouest de Millau (voir son beffroi) et à 8km à l'Ouest de La Cavalerie.

     Coordonnées du grenier fortifié :

44° 0' 5.598" N 3° 2' 42.443" E
 44.001574 °  3.045026°

 

Le grenier fortifié : 
        L'extérieur :
Préambule

    En nostre Royaume, les touristes sont souvent attirés par le mot : Templier. Avec les légendes, leur pseudo trésor, leur massacre (et le livre de Maurice Druon), ce qualificatif de Templier est très vendeur.

  Conséquence : Dans quelques brochures, certains sites médiévaux sont qualifiés de cet Ordre Militaire Religieux. Hors, la plupart du temps, ce ne sont point les Templiers qui ont habité ou construit le lieu (voir une liste de fausses infoirmations ici).

   C'est le cas de La Bastide Pradines : Point de Templiers à l'origine, mais des membres de Ordre de l'Hôpital de Saint Jean de Jérusalem (nommés aussi : Les Hospitaliers).

  Ce mur m'emporte loin, loin loin....

La découverte

    Au sommet d'un promontoire rocheux, un groupe de maisons blotties à son église se dore au soleil. Lentement je m'approche de ce "nid d'aigle" pour trouver le site médiéval fortifié qui va sublimer ma journée.

 

Je fais le mur

    Mais je suis arrêté par un mur construit parfois sur le rocher. Son architecture intemporel et son manque d'indice ne me permet ni de le dater ni de connaître sa fonction. Mais je pressens que rempart il fut !

    D'habitude, j'entends les pierres me parler... Mais là, les longs murs ne sont que mur-mur ... oups.... murmures.

 

Le Castel Gra­nieyras est là

      Soudain, un parallélépipède apparaît. Cette bâtisse anguleuse, sans tour ne ressemble point à un classique château fort et encore moins à la grange fortifiée de Fontcalvy

  Un cube médiéval !

Rapide analyse du petit coté
* La façade la plus étroite possède 2 ouvertures superposées.

Etait ce des axes de circulation ?

* Pour découvrir son secret, je passe en mode "Terminator". Il me semble voir dans un angle des pierres réajustées.

Sont ce les traces d'une échauguette ?

 

Rapide analyse du grand coté

Cette face est mystérieuse !

* Sa base est composée de quelques lits de longues pierres dont la couleur foncée contraste avec le reste du mur.

* Une ouverture bouchée m'interpelle.

Quelle fut sa fonction ?

* Au bout du mur, un fantôme d'archère droite se dévoile en contre jour.

* A mi-hauteur, au centre, l'ouverture ressemble à une fenêtre de confort.

 

Les 2 autres cotés

   La suite de la découverte est très instructive. Pour ne point tout vous dévoiler et vous donner l'envie de voir cette beauté de 800 ans, je ne vous montre que l'ensemble de loin. Il est possible de voir :

* Une construction en encorbellement nommée : Latrines.

* Un autre encorbellement pour la défense de l'entrée médiévale nommée : Bretèche.

 

        L'intérieur :
  La propriété privée n'est point visitable.

 

 

Histoire du grenier fortifié :

* Au 11ème siècle (?), le site "fortifié" (je ne dispose d'aucune information sur son architecture primitive), possession du Comte (voir titre de noblesse) de Rodez, surveille l'ancienne voie de Narbonne à Rodez passant par le Viala-du-Pas-de-Jaux.

* Vers le milieu du 13ème siècle (1240 ?), le site est habité puis fortifié par l'Ordre de l'Hôpital de Saint Jean de Jérusalem.

* En 1254, le premier commandeur se nomme : Bernard de Pagas le Vieux.

* Vers 1384, Jean de Vica, à la tête d'une bande de Routiers, attaque et s'empare du château.

* En 1438, Guillaume Héralh accompagné de son neveu et d'une troupe armée s'emparrent du château par surprise. Bien que ces vils personnages se soient fortement établis dans la bastide, ils sont délogés par le Sénéchal du Rouergue. Les Hospitaliers récupèrent leur place forte.

* En 1573, les Papistes occupent le site.

* En 1794, les Révolutionnaires réquisitionnent le château comme Bien National. Ils le vendent au citoyen Vergonier, maçon de Lapanousse-Cernon.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Voila une fortification vraiment hors norme

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 09:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Cette ombre est prometteuse de beauté fortifiée

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Plomion est située à 40km au Nord-Est de Laon, à 12km au Sud-Ouest de Hirson et à 8km au Sud-Est de Vervins.

   Coordonnées de l'église :

49° 48′ 27.12″ N 4° 1′ 9.7″ E
 49.807534°  4.01936°

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

    "Que l'orage gronde, que la pluie me fouette, que le vent me cingle, point ne m'arrête dans ma recherche des églises fortifiées du Thiérache" me dis je en ce mois de mars par un temps à ne pas mettre un chat dehors.

  C'est dans cette ambiance presque irréelle que je découvre au petit matin les formes de l'église de Plomion, l'une des plus extraordinaires du département.

Êtes vous prêts à écarquiller vos yeux ?

 

La découverte

* Pour ne pas affronter de suite la façade que je pressens incroyable, je découvre l'arrière de l'église.

* Avec mes yeux plissés par le vent, je ne distingue qu'une architecture filaire.

* Tel un Terminator venu d'un autre siècle, je règle ma vision nocturne (parfois je suis un peu fou  ).

 Voyez vous cet enchevêtrement de bâtiments ?

 

Chevet et transept

* Les églises fortifiées avec transept sont assez rares, mais avec autant de bâtiments accrochés à la nef, je suis stupéfait.

* Mon étonnement est au maximum quand je vois une imposante échauguette (voir vocabulaire) posée sur de puissants contreforts.

* Avec ses petites fentes de tir, il semble évident que cette construction n'est point médiévale.

  En avançant un peu, je suis en interrogation devant ce spectacle !

Pourquoi avoir construit une vraie tour d'un coté et une échauguette de l'autre ?

  Voila une tour digne d'un château fort !

La découverte d'une tour

    Je n'avais pas encore vu un transept aussi bien défendu. C'est à reculons que je longe la nef qui curieusement ne dispose d'aucun système défensif, ni de salle de repli sous le toit.

   Dans ma marche arrière, je découvre une tour. Elle est ronde, haute, en briques avec de nombreuses fentes de tir.

 

L'incroyable façade !

  La façade de l'église est un chef d'oeuvre défensif. Il y a d'abord :

  * Les 2 ouvertures au centre avec en dessous des trous de boulin (voir vocabulaire) ayant supporté des hourds pour défendre la porte.

  * Ensuite les 2 imposantes tours,

  * Mais c'est surtout le nombre de fentes de tir , les angles qu'elles couvrent et leurs positions alternées qui font l'efficacité de la défense.

--> Leur positon n'est pas dû au hasard, ces fentes ont fait l'objet d'une étude très poussée de l'architecte de cette église.

  Un plan en coupe transversale montre la multitude des fentes de tir.

 

    L'intérieur :

       La porte de l'église étant ouverte, je vais tenter de découvrir ses secrets.

 

Suivez moi dans les entrailles de cette église.

 

 

Quelle puissance dans cette façade presque inattaquable

 

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 07:04

 

Département 30 - GARD

  Que de murs ruinés !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Baron est située à 30km au Nord-Nord-Ouest de Nîmes, à 20km au Sud-Est d'Alès et à 15km au Nord-Ouest d'Uzès.

     Coordonnées du château :

44° 2' 35" N 4° 16' 22" E
 44.043180218°  4.272758961°

 

Le château : 
        L'extérieur :

Avant propos

* L'orthographe du nom de la colline fortifiée varie suivant les documentations :

- Larque,

- L'Arcque,

- L'Arque.

* C'est cette dernière que je retiens.

 

La découverte

* A 2km au Sud-Ouest de Baron, une colline porte les vestiges d'un bâtiment.

* De loin, il n'est pas facile de comprendre ce site ruiné.

* En avant du grand bâtiment, dans la pente, je vois des pans de murs.

* J'avoue que je suis un peu désarçonné.

Comment puis je comprendre ?

  

Le secret du Chevalier

* Pour mieux comprendre cette ruine j'ai deux armes magiques (ou diaboliques) :

1 - Une vue satellite très détaillée me montrant :

* Un imposant bâtiment quadrangulaire devant être le corps de logis.

* Une tour carrée en bas avec un mur à droite.

Etait ce le rempart extérieur du site ?

* Des murs alignés

Etait ce le rempart du château ?

2Un plan du château dont la date de réalisation m'est inconnue.

* Il ne m'apprend rien sur la fonction des murs en contrebas.

* Il semblerait qu'ils furent des bâtiments, dont la fonction m'échappe.

 Vais je comprendre les secrets de cette architecture ?

Première analyse

* Lentement, je monte la colline.

* Le premier mur que je rencontre  est la curieuse tour solitaire.

* Le second mur est évidemment arasé.

* Aucun système défensif en encorbellement est visible.

* Sur le second je vois :

- Un parement d'angle correct.

 - Mais des pierres pauvrement taillées et peu jointives sur la paroi.

 

Y a-t-il des sytèmes défensifs ?

* Tel un chien de chasse, je cherche des détails architecturaux sur ces murs trop plats et trop borgnes.

* "Qui cherche, trouve" affirme un dicton populaire.

* C'est ainsi que je vois une paroi avec une archère droite.

* Puis une autre.

* Et enfin une dernière qui semble avoir été ajoutée après la construction du mur.

 

Je vais entrer

* Je cherche l'entrée du "logis".

* Hélas, je ne remarque aucun détail me permettant de la trouver.

* Conséquence : J'entre par une ouverture suite à l'effondrement du mur.

 Nu comme un vers ou plutôt grise avec du vert

        L'intérieur :

La recherche d'indices

* Vide est l'intérieur de ce quadrilatère.

* Pourtant avec un peu d'attention il est possible de voir les bases de bâtiments.

* Puis les trous des poutres séparent les étages.

* Puis les archères droites, dont le faible ébrasement intérieur me les fait dater du début du 12ème siècle.

 

Voyez vous cette merveille ?

* A l'angle du mur, une curiosité m'intrigue.

A quoi vous fait penser ces pierres en encorbellement ?

* Lentement je me dirige vers la sortie.

* Avant de partir vers d'autres aventures, je me délecte du paysage.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, un castrum semble exister. Il semble logique que la butte naturelle ait été exploitée comme tour de guet.

* Au 9ème siècle (date proposée par certains archéologues), construction d'un site fortifié pour la surveillance des vallées avec une tour de signaux.

* En 1209, la fortification est citée dans un texte d'hommage, reçu par l'évêque d 'Uzès, de Raymond VI,  Comte (voir titre de noblesse) de Toulouse.

Rappel : La terrible croisade des Albigeois vient de commencer.

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser est important. Soyez très prudent tout en étant respectueux des vieilles pierres.

 

Je vois l'infini... et même au-delà !

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 07:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Quel accueil !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Onet le Château est située à 70km à l'Est de Cahors, à 60km au Sud d'Aurillac et à 10km au Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 23' 27" N 2° 32' 19" E
 44.390908°  2.538689°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Une charrette de fleurs se renverse aux pieds de mon cheval.

* Il est tant surpris qu'un bond il fit me laissant violemment sur le sol.

* Dans les dessins animés, le personnage ayant chuté voit des cloches ou des oiseaux.

   Curieusement, votre Chevalier Dauphinois voit : Une canonnière.

Suis je normal ?

* Je reste quelques minutes ainsi, espérant qu'une belle princesse vienne me soigner.

* Hélas, il n'y a point âme honnête à Onet.

* C'est donc un Chevalier estropié qui tente la visite du site médiéval.

 Que de contraste : Moyen Âge et modernité, habitations et défenses.

Premières analyses

* En prenant un peu de recul, je vois un ensemble de bâtiments aménagés sur plusieurs siècles.

* Certains sont encore habités et comportent des fenêtres modernes (à gauche).

* Mais d'autres sont d'époque médiévale ou renaissance avec des fenêtres à meneaux en croix (au centre).

* Une tour possède une canonnière pour tir tendu (le plus dévastateur pour les fantassins) et une petite ouverture ronde pour fusil.

* Une autre tour offre une ouverture (pour arme à feu) avec un ébrasement extérieur important augmentant l'angle de tir.

* Entre les hautes tours défensives, les courtines ont été arasées.

 

Une curieuse tour

* Au sommet d'une tour, de hautes ouvertures verticales ont été bouchées par des panneaux en bois.

Qu'est ce donc ?

* Sauf erreur de ma part, (car point spécialiste en tout je suis), cette tour fut aménagée en clocher pour l'église seigneuriale devenue paroissiale.

Incroyable n'est il pas !

 Que de systèmes défensifs !

Une entrée fortifiée

* Après avoir dévoré (des yeux bien sur) chaque pierre dont la pose date du 16ème siècle, je me présente devant l'entrée.

* Cette merveille, bien qu'un "peu" arasée puis consolidée (la diversité des pierres le prouve), date du 15ème siècle.

* A la base des tours, les multiples canonnières (réimplanté dans la maçonnerie) protègent :

- Les courtines,

- Mais aussi de l'attaque frontale.

* Au sommet, les archères rappellent que le site est médiéval.

Avez vous remarqué que les 2 tourelles

sont coiffées d'un toit en poivrière en pierres ?

* Evidemment, les consoles au dessus de la porte sont les vestiges d'une bretèche (voir vocabulaire).

* La porte ogivale possédait une herse dont le rainurage est très marqué.

Voyez vous autre chose de remarquable ?

 

        L'intérieur :

Vide et pourtant très rempli !

* Je pénètre dans une grande cour qui est due aux bâtiments détruits il y a "peu de temps".Magnifiques pierres en encorbellement

* En me retournant, je vois :

   - Les étages,

   - Les systèmes défensifs (archères),

   - Et les axes de circulation du portail d'entrée.

* Les arrachements des murs m'informent que de nombreux et larges bâtiments existaient.

 

Les courtines

   La vision de la courtine m'informe sur l'évolution architecturale mais me pose des questions :

* En partie basse, les petites ouvertures rondes sont des fusils. La pierre implantée en 2 parties m'informe que ceci est un réimplant.

* En voyant le sol proche des trous et supposant que le tireur n'était point allongé, il est évident que des gravas surélèvent le niveau du sol.

* Les fenêtres sans coussièges indiquent quelles furent aménagé à la renaissance.

* La différence de couleur et de qualité des pierres confirme que le mur a été aménagé à 2 époques différentes.

* Par contre, je ne comprends pas la fonction des trous de boulin (voir vocabulaire). Ils devaient porter des poutres ou des solives pour un plafond, mais ils sont positionnés dans le premier tier des fenêtres. Ceci est incompatible.

Avez vous une explication ?

 

La décoration
    Je ne vais point tout vous décrire pour que vous ayez quelques surprises et interrogations lors de votre visite prochaine. Ce château montre des décors et sculptures prouvant que ce lieu fut habité par de puissants personnages "locaux".

Est ce la représentation d'un évêque ? Le puits Entrez avec moi dans un autre siècle

 

 

Histoire du château :

* En 1198, le mas d'Onet est donné à l'abbaye de Bonnecombe.

* Au début du 13ème siècle, une légende prétend qu'un château est en construction mais les murs ne se montent pas. Curieusement chaque nuit, des pierres s'écroulent.

* En 1292, les moines échangent  le site d'Onet contre des terres appartenant au chapitre de la cathédrale de Rodez.

* En 1360, une partie des biens appartient aux Dominicains de Rodez.

* Au 15ème siècle, l'entrée du château est modifiée.

* En 1518, début de construction de l'actuel château sur les bases d'une ancienne fortification. Les travaux sont payés par les chanoines du chapitre de la cathédrale de Rodez.

* En 1519, fin des travaux.

* Durant le 16ème siècle, ce château devient la résidence d'été des évêques de Rodez.

* En 1628, l'évêque de Rodez se réfugie dans le château pour éviter la peste qui sévit en Rouergue.

* En 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le château puis vendent les meubles.

* En 1793 (?), le donjon, symbole du pouvoir, est démoli.

* En 1796, le château est vendu à Léonard Chivaille et Antoine Chabbert.

* En 1930, les bâtiments du château accueillent une école et le presbytère.

* En 1977, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de la cour intérieure est possible gratuitement.

 

Tours flanques, châtelet d'entrée, voila un vrai château fort !

 

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 07:03

 

Département 30 - GARD

  Diantre !... Que voila belle tour

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Génolhac est située à 50km au Sud-Ouest d'Aubenas, à 35km à l'Est de Florac et à 30km au Nord-Ouest d'Alès.
 

     Coordonnées du château :

44° 21' 2" N 3° 56' 58" E
 44.3506850°  3.94953936°

 

Le château : 
        L'extérieur :
L'arrivée

* Le petit bourg possède de nombreuses maisons dont l'architecture s'étale sur 5 siècles.

* Je ne suis donc pas surpris de rencontrer une gargouille à la mine patibulaire.

* Au Nord, proche de l'église avec son clocher à pignon, je découvre la beauté médiévale que je suis venue admirer.

* Il ne reste que cette tour de l'ancien château fort. Mais un visiteur ayant l'oeil d'un Castellologue (même amateur) pourra voir les fantômes des anciens murs et des fossés.

 Sont ce deux portes au même étage ?

Rapide analyse

*  Accolée à la tour, le âatiment d'un étage est un logis construit au 18ème siècle.

* Il conserve de belles fenêtres d'un siècle antérieur.

 

La tour

* Elle est presque carrée : 6m de coté.

* Elle est construite avec des pierres de granit de taille importante.

* Curieusement certaines pierres sont à bossage.

* Les murs ont une épaisseur supérieure à 1,5m.

* Aucune ouverture (entrée ou défensive) existe en partie basse.

* A 4m du sol, une porte permet l'accès dans la tour.

* Au dessus et en dessous, cette ouverture possède des corbelets. Je subodore qu'une passerelle couverte en bois existait.

* D'autres ouvertures sont visibles au même niveau.

Sont ce des passages vers les anciens bâtiments disparus ?

* Le sommet ne comporte point de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

        L'intérieur :
  La tour est une propriété privée non visitable.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du château. La dualité de pouvoir entre le seigneur "laïque" et l'évêché va se faire sentir durant 6 siècles. Le site est en paréage entre :

- L'évêque d'Uzès et les seigneurs de :

- Randon,

- Puis Polignac,

- Puis Budos de Porte,

- Puis Conti,

- Puis François de Roche.

* Au 13ème siècle (à vérifier), construction d'un rempart entourant le petit bourg.

* Au 14ème siècle, le site n'est pas épargné par la Guerre de Cent ans.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, les protestants du bourg sont massacrés.

* A la fin du 16ème siècle, Joani, chef des Maquisards, attaque le bourg, massacre quelques catholiques puis brûle le couvent. La réaction du Roi (voir liste) est évidemment violente.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Avez vous une échelle pour entrer dans cette tour ?

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 08:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :Une perle dans un écrin de verdure
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Biron est situé à 55km Ouest-Sud-Ouest d'Angoulême, à 40km Est-Sud-Est de Royan et à 18km au Sud-Ouest de Cognac.

     Coordonnées du bourg :

45° 34′ 14″ N 0° 28′ 39″ W
 45.570556°  -0.4775°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   En découvrant la construction religieuse de Biron, je suis étonné par l'écrin de verdure qui l'entoure. Trop souvent, les églises sont enserrées dans les villages donc peu visibles.

  Je suis si impressionné par l'architecture de cette église que j'en fais le tour pour le plaisir des yeux.

Un cimetière médiéval repose dans l'herbe    

Quelle architecture complexe

    Sans vraiment chercher les signes de fortification, je contourne l'église pour en comprendre son architecture globale.

A - Comme souvent au Moyen Âge, un cimetière entourait l'église. Aujourd'hui, il ne reste que les vestiges de quelques sarcophages.

B - Survolant l'ensemble, un clocher pentagonal m'étonne.

C - La façade en style Roman est à positionnée à l'opposé de cette chapelle plutôt Gothique.

D -Le chevet plat, avec ses 3 ouvertures, parait presque intemporel (bien qu'il soit Gothique).

    L'ensemble ne parait pas homogène ou du moins n'a pas été construit au même siècle. D'ailleurs, le plan confirme ma supposition. Entre la partie basse du plan (église linéaire) et celle en haut, il y a 3 siècles (au moins).

 

L'église est elle fortifiée ?

   N'étant pas venu en ce lieu pour faire du tourisme ecclésiastique, je prends un peu de recul pour analyser l'architecture défensive de l'église de Biron.

N'est elle pas magnifique !

Les indices d'églises fortifiées sont importants 

Le système défensif

    Le système de repli comporte 2 constructions différentes :

1Au dessus du choeur, une salle de repli a été construite (la forme et la qualité des pierres sont différentes entre le bas et le haut du mur). La hauteur est si importante que j'imagine la présence de deux niveaux dont un borgne. La salle sous le toit possède d'un coté une fente verticale (archère droite ?) et de l'autre une archère cruciforme.

2 - Sous le toit de la nef, une salle a été construite (l'aménagement  est visible au dessus de la ligne de modillons). Quelques fentes verticales, des ouvertures larges et des archères en croix permettent la défense.

 

Le portail
    Le portail est caractéristique de l'architecture Romane en Saintonge (je ne fais qu'écrire l'affirmation de ma brochure, point spécialiste de l'art Saintongeais je suis .

   La partie basse (rez-de-chaussée) comporte un vaste portail flanqué de deux baies extérieures aveugles. Je suis surpris de ne voir sur les 5 voussoirs de l'entrée que peu de sculptures, ou à la définition minimale. Mais avec un peu d'attention, je distingue de nombreux animaux dont je vous laisse la découverte (il y a des mammifère, des ovipares, etc...)

   Les nombreuses colonnes possèdent des chapiteaux sculptés. Il est aisé de reconnaître des feuillages, de entrelacements, des animaux extraordinaires, mais aussi des personnages et des figurines aussi horribles que terrifiants.

   Un bandeau, avec des "modillons" non sculptés, réunit les chapiteaux. Il traverse toute la façade. Le premier étage possède une arcature de onze baies en plein-cintre. Elle précède un pignon triangulaire borgne.

   Après cette description digne du Guide Vert Michelin, je reprends mon armure de Chevalier-Castellologue pour tenter de visiter l'intérieur des salles défensives.

 

        L'intérieur :

    En entrant dans l'église, je vois une nef à 5 travées avec des murs recouverts de chaux. Chaque travée est séparée par des colonnes aux chapiteaux finement sculptées. Le choeur est séparé de la nef par une "salle" carrée avec un joli dôme.

    Je comprends rapidement que l'accès aux salles supérieures me sera impossible, la porte est close. Lentement, je regagne la sortie.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église en style Roman.

* Au 13ème siècle, aménagement du chevet (à vérifier).

* Au 16ème siècle, construction d'une chapelle en style Gothique.

* Pour se prémunir des risques des Guerres de Religion qui menacent (2ème moitié du 16ème siècle), l'église est fortifiée.

* En 1907, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'église (dédiée à Saint Eutrope) est libre et gratuite. La visite des salles fortifiées est interdite.

 

L'église est si belle que je ne vois aucun autre bâtiment

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 07:01

 

Département 30 - GARD

  Si j'étais SuperMan, je franchirais le ravin en un seul bond

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bessèges est située à 45km à l'Est de Florac, à 20km au Nord d'Alès et à 10km au Nord-Ouest de Saint Ambroix.

     Coordonnées du château :

44° 17' 23" N 4° 7' 42" E
 44.289730655°  4.12841856479°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* A 3km à l'Est de Bessèges, sur une colline boisée, une cubique construction se dore au soleil.

* Il ne m'en faut pas plus pour rêver d'aventure et de princesse à sauver dans une tour gardée par un dragon maléfique.

* Tel un géant, je tente de franchir les hauts arbres pour rejoindre ma belle.

* Mais rapidement, devant la masse verte, je comprends qu'il me faut trouver un sentier.

* Comme dans les contes de fée, un panneau apparaît soudain m'expliquant que je suis proche.

 Derrière ce mur, je vais découvrir une beauté médiévale

La remarque du Chevalier !

- Sur le panneau (ainsi que dans les brochures et cartes) il est noté : Tour de Castillon.

- Je désapprouve cette appellation réductrice !

- D'abord, il est rare qu'à l'époque médiévale une simple tour soit construite.

- De plus, en regardant la vue satellite, il est évident que cette haute construction est l'un des vestiges du château fort.

- En conséquence, je nomme officiellement ce site : Le Château de Castillon.

 

Le rempart

* Le long mur qui me fait face ne ressemble plus au puissant rempart avec crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire). Le temps a fait son travail d'usure.

* Pourtant, avec un peu d'attention, il est possible de voir des fentes verticales s'apparentant à des archères droites.

* En franchissant le rempart extérieur par une trouée, je suis surpris de voir la trace pour une poutre de blocage de la porte.

* Dans la paroi, je vois l'intérieur de quelques archères. Avec leur faible ébrasement, je présume qu'elles datent du 12ème siècle.

 

De mystérieux arcs !Les bâtiments

* Certains bâtiments "peu ruinés" m'étonnent par leur aménagement intérieur.

* Ils sont assez imposants pour en faire un palais, mais ils sont dépourvus de cheminée.

Peut être étaient elles sur les murs disparus.

* La présence d'arcs borgnes m'interpelle.

1 - Si ce sont des fenêtres, l'absence de coussiège est inhabituelle.

2 - Si ce sont des archères en niche, le recul me semble faible.

* En me retournant, je vois de nombreuses pierres taillées sur une imposante surface. Cette construction n'a pas pu être qu'un simple château de guet.

 

Une curiosité

A quoi sert ce trou ?

* Lentement, j'avance avec prudence dans cette ruine.

* Le sol étant recouvert de pierres roulantes, je regarde où sont posées mes chausses.

* C'est ainsi que je découvre un curieux trou horizontal sur le sol.

* Au bout du trou, il y a un "tuyau" de pierre.

* En suivant le tuyau, j'abouti à une salle.

Quelle est la fonction de cette salle ?

* Comme l'indique l'arrosoir moderne, ceci était la citerne alimentée par les eaux de pluie.

A quoi sert ce tuyau ?

 

Bien qu'arasée, la tour reste impressionnante de puissance !

La tour

* La tour a une base quadrangulaire. J'ose la nommer : Le donjon de repli.

* Sa faible hauteur est le résultat du temps qui ne l'a point épargné.

* Sur la paroi, je distingue une petite fente étroite. Je suppose que cela fut une archère du 12ème siècle.

* Une large ouverture, au niveau du mur de rempart intérieur, correspond certainement à l'entrée du donjon de repli.

* Au niveau le plus bas, une porte d'accès a été aménagée.

* Je me dois de la franchir, avec prudence car la tour semble fragile.

 

        L'intérieur du donjon de repli :

Rapide analyse 

* Le mur a plus d'un mètre d'épaisseur.

* La dimension intérieure de la tour ne la rend pas habitable.

* La piètre qualité de la taille des pierres me conforte dans la fonction de repli et non d'habitat de ce donjon.

* Les trous alignés sur plusieurs niveaux représentent les étages. Chaque étage reposait sur des poutres.

* Je ne vois aucune trace d'escalier. L'ascension se faisait certainement par des échelles en bois.

* Le faible ébrasement intérieur de l'archère confirme ma datation du 12ème siècle.

 

Une hypothèse

* Tout en cherchant des indices architecturaux, une idée germe sous mon heaume de castellologue amateur.

* En me remémorant la vue satellite ainsi que bâtiments externes, je pressens que ce château devait avoir beaucoup de ressemblance avec une autre construction nommée : Belvézet.

* Si mon raisonnement est juste, le plan ressemblerait à ceci.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, probable construction du château (à vérifier).

* Au 14ème siècle, il est probable que les Tuchins saccagent le château (à vérifier).

* Au 21ème siècle, la découverte du château est libre et gratuite en respectant les vieilles pierres. La ruine n'est pas stabilisée. Veuillez être très prudents dans votre approche et votre visite car les pièges sont importants. Le risque de recevoir une pierre existe.

 

La tour médiévale surveille le village du 20ème siècle

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Mon graal fortifié est là !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Bancigny est situé à 20km au Sud-Est de Vervins et à 10km au Nord de Montcornet.

 

Coordonnées de l'église :

49° 48' 03" N 4° 1' 58" E
 49.8008013°  4.0327709°

 

 

 

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Le village de Bancigny est si petit avec des maisons si espacées que l'église se voit de très loin. Durant l'été il est possible que les quelques arbres puissent la cacher un peu mais en ce mois de mars, elle apparaît si puissante que mon regard ne voit qu'elle.

Quel type de fortification possède cette église ?

Est ce un clocher posé sur un château fort ? 

L'enquête commence

    En regardant "droit dans les yeux" cette beauté, je comprends de suite que sa puissance est due à ses 2 tours rondes encadrant l'entrée.

  La différence de couleur entre pierres taillées  grises et briques rouges, ainsi que l'asymétrie de la hauteur me font penser que l'église a souffert durant sa vie.

 

Y a t il un système défensif ?

   La tour de gauche possède dans la partie brique, des fentes sur 3 hauteurs. Ce système de tir, de dimensions asymétrique ne ressemble pas aux traditinnelles archères médiévales.

   La tour de droite terriblement arasée, comporte aussi des ouvertures de tir sur 2 niveaux. Leur petitesse et la faible distance entre chaque ouverture me fait penser à des fentes de tir pour fusil.

   Ce sont certainement les guerres de religions du 16ème siècle qui ont obligé les habitants à fortifier leur église.

 

Y a il d'autres systèmes défensifs ?

    En contournant l'église je ne vois pas d'autres tour, ni de chemin de ronde, ni de bretèche (voir vocabulaire). Les consolidations récentes ont peut être aseptisé l'église.

 

    L'intérieur :

     Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

  Pour me consoler, je regarde le paysage et je vois...je vois.

La voyez vous aussi ?

     Au loin, le bourg de Plomion montre fièrement sa puissance église. De suite, je pars la visiter.

 

 

Histoire de l'église :

* Au début du 13ème siècle, un bourg nommé Bancegnie est cité.

* En 1590, le bourg est érigé en Comté (voir titre de noblesse).

* Au 16ème siècle, construction d'une église fortifiée (à vérifier).

* En 1932, les tours de l'église sont inscrites aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas) est libre et gratuite. La visite des tours est interdite.

 

La tour est elle si dissuasive ?

 

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 07:30

 

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

 

Résumé :

    «  En 1199, Richard Coeur de Lion, roi d'Angleterre, est atteint par un carreau d'arbalète. Il trépasse peu après entouré de sa mère Aliénor et de son ami Robert de Locksle, plus connu dans sa jeunesse sous le nom de Robin des Bois.
   Robert, accusé injustement d'un vol, est à nouveau hors la loi. Sa femme Anna Maria demande à l'ancien mercenaire (et aujourd'hui troubadour) Guilhem d'Ussel de l'aider
    Les recherches de Guilhem l'amène à croiser des Templiers, des Cathares et d'énigmatiques personnages. »
 
 
 Mon avis :
Ce livre (avec moi  ) est fantastique !
     
    Depuis l'ouverture de mon blog, je ne vous présente que des livres techniques sur les constructions médiévales, ou historique sur des régions et des pays. Il fallait bien que je vous montre un autre registre de ma passion.
 
  Il est vrai que j'ai peu de temps pour lire des romans, mais celui-ci a une double histoire :
  • * D'abord, c'est un roman se situant à l'époque médiévale (évidemment, dans ce blog de ruines, je ne vais pas vous montrer de la science fiction  ) et même l'une des plus riches en histoire et évènements :
    • - Les templiers sont puissant et respectés,
    • - Les Cathares montrent une philosophie différente de la vie et des relations,
    • - Philippe Auguste (l'un des monarques les plus étudiés et admirés de la France médiévale - voir liste des rois ) modernise le royaume et s'impose comme un puissant d'Europe. 
  •  
  •  * Ensuite, je ... comment vous dire.... il y a .... je manque de mot..... Pour résoudre mon petit problème de vocabulaire, je vous invite à regarder cette image.... Avez vous remarqué un détail ?... Certains d'entre vous n'ont pas bien lu, je vous le remontre mieux ici.
   Ne vous méprenez pas, je n'ai pas écrit ce livre  . Son auteur, Jean d'Aillon est un grand romancier. Avec des événements historiques réels, sa plume alerte crée des énigmes criminelles et des enquête policières vibrantes.
 
   Votre chevalier Dauphinois n'a pas une plume aussi vive et un talent d'écrivain aussi formidable. Je n'ai fait que donner des emplacements de châteaux (Cela, je sais bien le faire )  et livrer quelques "secrets" de construction.
   Même si mon but dans ce blog est de mettre en avant les ruines de châteaux forts, j'avoue qu'un (un seul, soyez rassurés) neurone de fierté se manifeste en moi depuis quelques jours  .
 
Ce livre est le tome 2 des aventures de Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour.
Le tome1 se nomme : Marseille, 1198.
 
    J'ai dévoré ce livre avec un plaisir de gourmet.
Mais ai je été objectif ?
 
Allez vite acheter ce roman  aux éditions "J'ai Lu" et narrez moi vos vibrations durant sa lecture. 
 
 
 
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 07:30

  Sentez vous la présence d'un château ?

 

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Saint Chély d'Aubrac est située :

- A 50km Nord de Millau (voir son beffroi),

- A 25km au Nord-Est d'Estaing (voir son château)

- Et à 10km au Sud-Est de Laguiole.

 

     Coordonnées du château :

44° 5' 8.383" N 3° 3' 34.218" E
 44.085662°  3.059505°

 

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverteLa jungle m'empêche de voir cette beauté médiévale

   Après une petite chevauchée de 5km en direction du Nord-Est depuis Saint Chély d'Aubrac, dans le hameau un mamelon rocheux attire mon attention.

Est ce mon Graal du jour ?

 

L'analyse de loin

* Cette butte est entourée d'un muret.

* Bien que sa forme circulaire rappelle un rempart, je doute que ces pierres aient pu être posées à l'époque médiévale.

* Au sommet, un fantôme de construction en pierres me quémande de venir.

 

J'approche
   Tout en respectant les propriétés privées, je contourne la butte pour trouver un chemin. En levant les yeux, une faille m'interpelle :

A-t-elle été creusée par l'homme pour isoler le site ?

 

        L'intérieur :

Un vestige qui fait réfléchirUn fantôme de tour

* Lentement je commence l'ascension vers cette masse rocheuse.

* Proce du sommet du plateau, j'ai la surprise de voir les bases d'une tour posée au sommet du rocher.

 

La mystérieuse tour

    Evidemment, avec sa faible hauteur, il est impossible de voir des archères, crénelages et mâchicoulis (voir vocabulaire), donc je ne peux pas dater cette réalisation.

    L'extérieur est composé de pierres pauvrement taillées. Le parement n'est pas un modèle de beauté.

Mais pour moi, ce site est magnifique.

Ce qui prouve que la beauté est bien intérieure.

N'est ce pas mesdames ?

   Puisque je parle d'intérieur, avec précaution et respect, j'entre dans la tour. Ses dimensions ne la rendent pas habitable.

Etait ce une tour de guet ?

 

C'est la fin

   Mes chausses plantées sur la plateforme, j'hume l'air pur du Rouergue et je me régale du paysage. Pendant que je rêve dans les ruines de ce château, je vous laisse réfléchir sur cette beauté d'un autre âge.

 

 

Histoire du château fort :

* Au 13ème siècle, un seigneur de Belvesé est cité. Bien qu'un château ne soit pa cité, il est fort logique qu'il existe.

* En 1226, le Baron (voir titre de noblesse) de Calmont d'Olt possède les terres.

* En 1270, un acte autorise "Anselme de Saint Chély à prélever des droits sur les moutons passant par la Draye de Pouget".

* En 1552, une enquête sur l'état du Rouergue révèle la présence "d'un beau chastel nommé Belvesé avec de bons revenus et de fertiles terres".

* En 1658, la femme du dernier seigneur de Belvezet  vend château et terres à Etienne Aldin de Vennac.

* Au 18ème siècle, le site appartient à la famille Dupac.

* En 1784, Gabriel Dupac aliène les terres.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite depuis la route. La visite de la butte est possible en respectant les propriétés privées et les murs de la vieille ruine. Le risque de glisser ou de recevoir un pierre existe. Veuillez être très prudents.

 

Tu es pierre et tu le resteras

 

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