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Ombre et lumière

24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 07:05

 

Département 12 - AVEYRON

  Voila un vrai château fort : 4 tours d'angle et de hautes courtines

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Lapanouse est située à 35km à l'Est de Rodez, à 30km au Nord-Nord-Ouest de Millau et à 3km au Nord-Ouest de Séverac le Château.

 

     Coordonnées du château fort :

44° 20' 35.898" N 3° 1' 7.565" E
 44.343305°  3.018768°

 

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverte

* Ce n'est point par hasard que je suis en ce lieu.

* Le château de Loupiac est une des destinations obligatoires que je m'étais fixée lors de mon préparatif de croisade en Rouergue.

* Quelle chance, il est là, devant moi, presque intact.

 Chacun regarde l'autre pour s'apprivoiser

Rempart et protections

    En avant du château, les communs (construits à la même époque que le château) servaient aussi à la protection du site. Ce premier rempart est renforcé par des contreforts plats.

  Les bâtiments ne montrent pas de vrai système défensif (archère, mâchicoulis, crénelage).

 

Les premières vraies défenses

* Un bâtiment possède des ouvertures ressemblant à des "mâchicoulis" (voir vocabulaire) ou assommoir.

* Un autre possède les consoles de vrais mâchicoulis.

 

Enfin, je regarde la perle de ce site

  Après avoir  tenté de comprendre les bâtiments externes, mon attention se porte maintenant sur la construction seigneuriale :

* Ce château a une base parallélépipédique.

* Il comporte aux 4 angles des rondes tours.

* Bien qu'elles aient été arasées, il semble évident qu'elles possédaient un crénelage et des mâchicoulis.

* Au loin, derrière les bâtiments annexes, je vois :

- Des fenêtres trilobées sur la courtine,

- Une fenêtre trilobée sur l'une des tours,

- Des latrines en encorbellement sur l'autre tour.

 

 

Un ensemble défensif homogène

 

 

        L'intérieur :

Propriété privée

  Le château est une propriété privée non visitable. Pour vous, mes chers lectrices et lecteurs, j'ai "volé" quelques images.

 

Détails architecturaux

  Grâce à ma documentation, je peux vous révéler quelques informations :

* Les murs du château sont épais. Ils atteignent 1,5m.

* Un escalier en spirale dessert les 3 étages.

* Au 3ème étage, les salles sont voûtées.

* De nombreux tableaux de nobles de la région garnissent les murs.

 

 

Histoire du château fort :

* Au 13ème siècle, un petit château fortifié est construit par la famille La Panouse.

* Au 14ème siècle, le château s'agrandit (à vérifier). La famille de Sévérac conteste aux La Papouse la propriété du château.

* En 1443, le château est reconstruit.

* Au 15ème siècle, la famille de Sévérac revendique la propriété du château si proche de leur propre bâtiment (3km).

* En 1548, le site appartient à la famille Lapanouse de Viescamp.

* En ce milieu du 16ème siècle, le château est possession de la famille Pouzols.

* En 1563, le Capitaine Trélans, à la tête d'une armée Catholique, attaque puis s'empare du château appartenant à la famille Gauzel (à vérifier).

* En 1564, après l'avoir pillé et abîmé, Trélans rend le château à son propriétaire.

* En 1569, une toupe de Calvinisne attaque la cité et le château avec des canons. Les défenseurs ne se rendent pas et conservent la maîtrise du château.

* En 1575, de nombreux soldats viennent en garnison au château. Le château appartient au seigneur de Roquelaure.

* En 1576, Charles d'Arpajon, Seigneur de Séverac, se présente devant le château avec une troupe de 1500 hommes. Les défenseurs décident de se rendre sans combattre. Le seigneur de Roquelaure vend le château à Françoise de Montal, femme de Charles d'Arpajon.

* En cette fin de 16ème siècle, la famille Roquelaure est toujours propriétaire du château.

Nota : Cette curiosité m'échappe. Pourquoi les Roquelaure sont ils toujours propriétaires d'un château qu'ils avaient vendu ?

* En 1608, la famille Bessouéjouls est propriétaire du château.

* En 1693, Gély Grandsaigne achète la propriété aux Bessouéjouls.

* En 1789, les paysans assaillent le château.

* En 1793, les Révolutionnaires commandés par le Général Victor, attaquent et pillent le château.

* En 1928, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* En 1956, la famille Grandsaigne d'Hauterive est toujours propriétaire du château.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route en respectant le calme du lieu. La visite de l'intérieur est interdite.

 

D'enigmatiques contreforts

 

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Que de tours !.... Est ce que je rêve ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le village de La Bouteille  est situé à 50km au Nord-Est de Laon, à 10km au Sud-Ouest de Hirson et à 6km au Nord-Est de Vervins.

   Coordonnées de l'église :

49° 51′ 34.6″ N 3° 58′ 27.41″ E
 49.85961°  3.97428°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

       En arrivant dans le village, je ne suis pas surpris de la couleur rouge des habitations, ce n'est pas que j'ai abusé de la boisson rouge (ni de La Bouteille ), mais la brique est le matériau de base du département de l'Aisne.

    Mon émerveillement vient en fait de l'impressionnante masse de l'église.

Pourquoi rougis tu , hoo ma belle brique ?  S'il n'y avait pas un haut clocher pointu, j'aurais presque cru que cette construction fut un château fort.

Cette église possède-t-elle un efficace système défensif ?

 

L'enquête commence

* Si j'enlève virtuellement la sacristie au bout de l'église, la petite courtine semble protégée par les tours.

* Ces hautes constructions circulaires ne comportent aucune fenêtre.

* Les petites fentes trahissent la fonction défensive. Cette église parait inattaquable.

* Pourtant, en regardant sur le coté, je m'aperçois que le mur de la nef est bien trop long pour être défendable efficacement par les tours.

* La partie gauche ayant été certainement reconstruite (les lies de briques et pierres en sont la preuve) je cherche à droite (coté entrée) les traces de systèmes défensifs :

  Point de bretèche (voir vocabulaire) ni salle de repli.

 

Les fentes de tir

* Le mur de la nef comporte sur 3 niveaux des fentes de tir pour fusil, elles sont épaulées par celles de la tour ronde.

* Ces ouvertures de tir sont présentes sur les 2 faces, toujours proche des tours de l'entrée.

* Les tireurs pouvaient défendre la longue courtine sans angle mort.

  Cette église me fait de l'ombre

Les tours

    Les 4 tours ne sont pas totalement identiques mais elles comportent les mêmes détails architecturaux et défensifs :

* Un toit conique,

* Des fentes pour tir au fusil,

* Des ouvertures de lumière pour l'escalier,

* Et ... je ne sais point comment nommer cette curiosité.

Est ce le vestige d'une bretèche ?

Pensez vous que cela fut des latrines ?

   Qu'importe, l'ensemble briques et pierres en grès est harmonieux et a dû impressionner plus d'un assaillant.

  J'ai hâte de pousser la porte pour découvrir ces merveilles.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au début du 16ème siècle, un petit village s'organise autour d'une fabrique de bouteille (à vérifier).

* En 1547, construction de l'église fortifiée par les moines de Foigny.

* En 1860, une des tours est reconstruite en briques.

* En 1927, une partie de l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église Notre Dame est libre et gratuite. La visite des tours est interdite.

 

Est ce une maison forte ou une incroyable église ?

 

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 08:30

 

Département 12 - AVEYRON

 Un spectacle irréel où les pierres construites et le rocher se confondent

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Rivière sur Tarn est située à 55km au Sud-Est de Rodez, à 50km au Sud-Ouest de Mende, à 45km au Nord-Ouest de Le Vigan et à 15km Sud-Sud-Est de Séverac le Château.

     Coordonnées du château :

44° 11'  42" N 3° 8' 54.8" E
 44.19502°  3.148559°

 

Le château : 
        L'extérieur :

La découverte
      La beauté construite que je m'apprête à découvrir est à  moins de 2km au Nord-Est de Rivière sur Tarn. Ce site est considéré comme l'une des plus curieuses constructions féodales.
 Depuis les gorges du Tarn, je ne crois voir qu'un magnifique amas de rocher.

 

Chaque détail est magnifique

    Je suis si impatient de visiter cette incroyable beauté que je tombe dans mon défaut. C'est à dire que je me précipite vers elle. C'est ainsi que je tombe nez à nez devant :

 

1 2 3 4 5 6

 

1 - Amoncellement de pierres construites formant les remparts.

2 - Rempart extérieur posé sur le rocher. La différence de dimensions et de taille des pierres prouve de multiples réparations et des élévations à des siècles différents.

3 - Ronde tour flanque avec archère droite.

4 - En contournant le rempart, je remarque l'épaisseur du mur.

5 - Tour parallélépipédique avec à l'intérieur :

* A gauche une archère droite comportant un faible ébrasement (voir vocabulaire).

* Sur la droite, l'axe de circulation venant du chemin de ronde.

* De nombreux trous pour des poutres. Cette tour avait plusieurs étages.

6 - Dans le rempart, de nombreuses voûtes (Magasin, salle, etc...).

 

Je suis perdu

    Ne comprenant pas cette ruine, je prends un peu de recul. Evidemment, devant ce spectacle, je suis sous un "étonnement charmesque"... ou .... un charme étonnant.

 

Les remparts protègent un rocher construit !

 

La surprise est crescendo !

     La partie centrale de cette ruine est unique en notre Royaume. Il est presque impossible de différencier le rocher taillé par le vent ou par l'homme. Les constructions défensives se fondent dans le rocher.

 

 

Je vous sens perdus

   Devant une architecture aussi curieuse, je comprends votre étonnement devant ce roc turriforme. Pour mieux vous faire ressentir et comprendre cette beauté d'un autre âge, je vous propose une maquette.

    Le château est établi sur une plateforme haute de 50 mètres. Ce plateau formait un donjon naturel. Quelques textes affirment que le mur longeant ce plateau-donjon était crénelé.

  Au sommet il y avait :

* Un four,

* Une citerne,

* Un beffroi avec une cloche pour prévenir les paysans.

* Etc....

 

        L'intérieur :
Où suis je vraiment ?

   Entre la partie basse et la plateforme supérieure, entre les vestiges des 3 remparts et  l'ancien village, il est difficile de savoir ce qu'est réellement l'intérieur de l'extérieur.

     Qu'importe, ceci est mon blog et mon article donc --> J'écris ce que je veux. 

 

La porte du rempart et...

   L'entrée n'a peut être plus ses systèmes défensifs, mais gravir l'escalier est déjà bien difficile. A l'intérieur, je vois des bases de mur définissant des bâtiments. Mais je ne peux pas définir la fonction de ses surfaces délimitées.

Maisons, granges, casernes, etc ?

 Une tour escalier unique !

La tour-porte-escalier

  Evidemment, depuis bien longtemps, vous avez remarqué le chef d'oeuvre de cette ruine. La tour, dont le hourdage a été reconstruit, est le système défensif de l'accès au plateau.

   Cette tour comporte :

* Un pont levis,

* Une porte en hauteur accessible au bout d'un long escalier étroit (limitant le nombre d'assaillants),

* Quelques ouvertures défensives et de lumière,

* Un escalier intérieur.

 

C'est la fin de l'aventure

   Le château n'étant pas ouvert à la visite ce jour, je me console en admirant le paysage et aussi le chemin de ronde du rempart extérieur.

Vous doutez que cela soit un chemin de ronde !

   Je vous le prouve par la porte de l'axe de circulation dans le fantôme de la tour défensive.

 

 

Histoire du château :

  Décrire l'histoire simplifiée et surtout nommer les propriétaires de ce site fortifié est une opération délicate car le fief est souvent partagé entre plusieurs coseigneurs. Il y en eut au maximum 5 en même temps.

*Au 9ème siècle, la province, comme nostre pauvre petit Royaume, vit une période d'insécurité. Pour se protéger, les habitants se réfugient sur les hauteurs.

* Au 10ème siècle, un petit village se crée sur les flancs de la colline.

* Au début du 11ème siècle, un château est construit. Il appartient à la famille Roquefeuille.

* Au 12ème siècle, le site appartient à la famille Ahenric (parfois nommée Henry).

* En 1242 et durant plus d'un an, La famille Séverac, la famille Ahenric et le Comte de Rodez se disputent (batailles) la possession de cette forteresse.

* En 1385, pour priver la branche cadette de sa famille, Bernard d'Armagnac assiège le château durant 2 mois. Victorieux, il fait piller puis brûler maisons et château.

* En 1480, le village comporte 75 maisons.

* En 1558, puis 1574, puis 1580, durant les Guerres de Religion, le château est source de nombreux conflits entre Catholiques et Protestants.

* En 1581, le site est pris puis occupé par les troupes Huguenotes du célèbre capitaine Merle.

* Au début du 17ème siècle, le fief appartient à la famille du Bruel.

* En 1633, le château est détruit sur l'ordre de Richelieu.

* En 1641, Jeanne du Bruel apporte en dot le site à la famille Puel.

* En 1753, la famille Puel fait construire un château de confort dans la vallée au lieu dit : Vignals.

* Vers 1780, le site n'est plus habité que par 42 personnes.

* En 1963, le dernier habitant quitte le site de Peyrelade.

* En ce troisième quart du 20ème siècle, le site appartient à la commune de Rivière sur Tarn.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde est créée. La restauration commence.

* En 1998, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant les vieilles pierres. La visite payante de l'intérieur est possible certains jours. Renseignez vous.

 

Aviez vous déjà vu un château aussi curieux ?

 

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 07:05

 

Département 30 - GARD

  Le rempart sera-t-il assez haut pour m'empêcher de conquérir cette belle ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Les-Salles-du-Gardon est située à 50km à l'Ouest de Bagnols sur Cèze, à 20km au Sud-Ouest de Saint Ambroix et à 7km au Nord-Ouest d'Alès.

     Coordonnées de la tour :

44° 10' 14" N 4° 2' 54" E
 44.1706619°  4.0483653°

 

La tour : 
        L'extérieur :
La découverte

* A 4 kilomètres au Sud-Est de Les Salles du Gardon, sur une petite colline en bordure de la rivière Gardon (évidemment) apparaît le hameau de La Tour.

* Ce site peu connu et peu médiatisé possède 2 constructions médiévales fortifiées.

* A 100 mètres au Nord, un peu isolée du hameau, entourée par les vestiges d'un rempart, une tour se dore au soleil.

* Sous mon armure rutilante, mes poils de Chevalier Dauphinois se dressent.

Je pressens un moment unique !

 Quand j'étais petit, je disais Pugue au lieu de Cube. Maintenant je dis : Tour.

Je l'appréhende

* La rencontre avec une ruine médiévale, c'est un peu comme le premier rendez vous avec une Damoiselle, il y a :

- L'anxiété.

- La peur de déplaire.

- L'appréhension qu'elle ne me plaise pas.

- La terreur de ne pas savoir lui parler.

- Mais aussi, le ravissement.

- La séduction,

- Parfois la découverte de ses entrailles... (ceci est pour les ruines médiévales bien sur)

* C'est donc dans cet esprit que je franchi le rempart pour aller la rejoindre.

 

Elle est devant moi

* Droite comme un i,

* Cubique comme un ,

* Cela me donne une idée de son origine et de sa fonction.

 

Rapide analyse

* Pour moi une tour, protégée par un rempart avec une surface entre les deux, se nomme un château.

* Par ses dimensions, la tour est habitable, mais certainement pas confortable.

* Elle ne paraît pas très haute sur l'image, mais il faut l'imaginer :

- Avec un crénelage ou au moins un chemin de ronde au sommet.

- Avec moins en terre et de gravas au sol.

* Le parement extérieur est constitué de pierres à bossage de dimensions aléatoires mais parfaitement jointives.

* La différence de couleur entre le sommet et la base me fait penser que la tour a été surélevée.

* Une fente verticale ressemble à une archère primitive.

* Question :

Est ce que l'architecte avait bu ?

* Sur une des faces, 2 imposantes ouvertures.

 Je suis au frais dans cette tour, je ne vais point sortir sous le chaud soleil Gardois

        L'intérieur :

La salle du basse

* En un bond, j'entre dans la salle basse de la tour.

* La spectacle est féerique.

* La salle basse est magnifiquement voûtée.

* Ses pierres sont parfaitement taillées et jointives.

* Une corniche permettait le portage de poutres divisant l'espace en 2 parties.

* A ce demi-étage, une ouverture accède (certainement) à l'escalier intérieur... A moins que ce soit aux latrines.

* Grâce à l'effondrement, je vois l'étage supérieur.

 

L'étage

* Que d'ouvertures et de mystères.

* L'ouverture de gauche est la porte haute.

* Celle de droite est une archère.

* Mais celle au centre est un défi pour moi.

* Tel un Terminator, je passe en mode infrarouge. Mais l'ouverture garde son secret.

 

Le diaporama de la tour est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction de la tour.

* Au 20ème siècle, construction d'un toit pour mise hors d'eau de ce site historique.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant les propriétés privées. La visite de l'intérieure est possible en étant très prudent. La tour n'est pas totalement sécurisée. Le risque de recevoir une pierre existe.

 

Moi qui adore les rondeurs féminines, j'apprécie pourtant les angles de cette beauté

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 07:08

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :

       Voyez vous une église fortifiée ? Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Genouilé est situé à 40km au Sud-Ouest de Niort, à 32 km au Nord-Nord-Ouest de Saintes, à 30km au Sud-Est de La Rochelle et à 22km au Nord-Est de Rochefort.

     Coordonnées du bourg :

46° 1′ 24″ N 0° 47′ 2″ W
 46.023333°  -0.783889°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Vais je revenir bredouille ?

    Après avoir visité la maison forte de ce bourg, je traverse la rue pour tenter de voir la deuxième bâtisse fortifiée de Genouillé.

    La massive église sans transept ni haut clocher ne semble pas posséder de système de tir ni de salle de sauvegarde.

  Une enquête fascinante commence.

 

Les systèmes défensifs

    En regardant l'église depuis le grand parking, je n'ai plus aucun doute. L'église de Genouillé fait bien partie des églises fortifiées de Saintonge.

  Les contreforts à larmier larges et peu profonds évitent d'importants angles morts. Proche du toit, des ouvertures de surveillance prouvent l'existence d'une salle de repli. La diversité des ouvertures m'étonne :

* La plupart des ouvertures sont identiques et classiques,

* Certaines comportent des crapaudines ayant du recevoir un mantelet (voir exemple au château d'Aigle).

* Et quelques rares possèdent une ouverture ronde pour arme à feu.

  Pour monter à l'étage, il faut un escalier que je suppose être dans cette construction avancée. Les fentes verticales alignées sont certainement les puits de lumière.

Voyez vous une curiosité architecturale ?  Des contreforts non classiques

Des curiosités architecturales
    Soudain, mon regard est attiré par le "renfoncement" au milieu de la nef. Ce ne sont pas les jolies fleurs poussant à la base de l'église qui m'interpellent, mais les 5 petits contreforts imbriqués.

 

Avez déjà vu ce type d'architecture ?

 

  Leur fonction et rôle sont  incompréhensibles. Ma surprise est encore plus grande lorsque je constate que les 5 se rejoignent dans un larmier unique.

   Il est difficile de comprendre la raison de ces renforts, car il me semble que l'église a été modifiée de nombreuses fois sans tenir compte des constructions antérieures.

 

Le portail

   Il est typiquement Saintongeais avec 2 niveaux. Chaque niveau comporte une ouverture centrale et une baie aveugle de chaque coté, en forme de zigzag en partie basse. A part des motifs géométriques, les sculptures sont rares. Il n'y a que les modillons de la corniche qui font références à des hommes aux expressions stylisées.

 

        L'intérieur :

La pénombre règne

   En pénétrant dans l'église, je suis confronté à une faible clarté. Cette "obscurité" est classique pour les églises Romanes. Le manque de lumière est du aux fines fenêtres très ébrasées (voir vocabulaire) situées en hauteur évitant l'intrusion de brigands.

   C'est un système de protection minimal et classique pour une église fortifiée. Leurs dimensions et formes si variées me font penser qu'elles ont été ouvertes à des périodes différentes.

   Le contraste lumineux est important avec l'abside éclairée par une large baie Renaissance.

 

Le plan

   L'architecture intérieure comporte les classiques éléments de l'art Roman (certains historiens affirment que l'église date de l'époque de transition). La nef est composée de trois importantes travées. Les piliers sont pauvrement sculptés (mais peut être ma sensation est causée par une restauration trop "stricte").

   Les voûtes en pierre sur croisées d'ogives comportent au centre une clé "animalière". Ma mission de touriste étant terminée, je cherche le moyen de monter pour découvrir les salles de repli. Bien que j'aie trouvé la porte, je n'ai point la "clé du bonheur" pour découvrir les étages.

 

A quoi sert cette bande noire ?

    "Ceinturant" l'église, une longue bande noire attire mon attention. Des blasons colorés égayent cette énigmatique rayure sombre.

Quelle est la fonction de cette curiosité ?

   Ces dessins se nomment : Litres seigneuriales (voir définition). Ces litres montrent les blasons de deux importants seigneurs du 18ème siècle :

  * Morel d'Aubigny,

  * De Goussé de la Roche-Allart.

 

Est ce un cercle magique ? Voyez vous les 2 cercles ? Connaissez vous ce blason ?

 

Je vous ai déjà montré cette curiosité sur les murs de l'église d'Authon dans le même département.

 

C'est la fin

   Ayant dévoré chaque détail de l'église fortifiée de Genouillé, c'est debout que je retourne me réchauffer avec ma blonde  sous les doux rayons du soleil de Charente Maritime.

 

 

Histoire de l'église :

* Au début du 13ème siècle, construction de l'église.

* Au 14ème siècle, des fenêtres sont aménagées pour amener la lumière.

* Au 16ème siècle, l'église est endommagée par les Guerres de Religion.

* Au 18ème siècle (?), partiellement détruit, le puissant clocher est remplacé par un haut campanile à quatre baies.

* En 1913, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au début du 20ème siècle, les traces d'incendie causées par les Guerres de Religion sont encore visibles.

* A la fin du 20ème siècle, une campagne de consolidation et de mise en valeur est réalisée. Les traces de son dur passé sont pratiquement gommées.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de l'Assomption) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Je vais rejoindre la lumière

 

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 07:05

 

Département 30 - GARD

  Est ce une ville fortifiée, un château fort ou une forteresse ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Allègre-les-Fumades est située à 45km au Nord de Nîmes, à 30km à l'Ouest de Bagnols sur Cèze et à 18km au Nord-Est d'Alès.

     Coordonnées du château :

44° 11' 49" N 4° 15' 51" E
 44.19692832°  4.2643153667

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* A moins de 2km à l'Est du Bourg, en bordure d'une falaise, des ruines se dorent au soleil.

* L'ensemble, mesurant plus de 150 mètres de longueur, ne passe pas inaperçu.

* Un parking à l'Ouest, proche d'un hameau, permet de laisser son destrier.

* Mais je préfère le plus petit emplacement à l'Est me permettant d'approcher la falaise autrement.

* Lentement je grimpe le sentier raviné dans l'odorante garrigue.

 La façade Sud brille de mille feux !

La montée

* Même si l'abondante végétation cache en partie le rocher et les parois construites, la façade coté Sud est impressionnante.

* Son asymétrie est surprenante.

Les constructions suivent elles la falaise ?

* Pour mieux comprendre, tel Terminator, je passe en mode infrarouge.

* Ma théorie sur le non-alignement semble confirmée.

 

Vais je faire le mur ?

* Devant elle (la ruine), je me sens petit.

* Ses hauts murs m'impressionnent.

* Je subodore que les trous de boulin au sommet soutenaient un hourdage en bois (voir vocabulaire).

* Plusieurs fentes verticales sont visibles sur toutes les parois.

Sont ce des archères primitives ?

* Une porte s'offre à moi. En plus d'une archère défensive, je remarque au dessus des trous de boulin alignés et une ouverture obstruée. Je suppose que bretèche protégeant la porte cela était.

* Dans mon errance extérieure, je découvre une belle entrée. Je regarde si elle n'est point gardée par un Gardois. J'en profite pour entrer, sur mes gardes je suis bien sur.

 Entrez bonnes gens, entrez dans cette ruineuse ruine.. Et priez !

        L'intérieur :

Préambule

* Le site est immense.

* Je ne vais donc pas vous faire une analyse détaillée ni suivre une logique de visite.

* Je vais vous montrer mon ressenti non chronologique.

 

Le chat pèle ?

* L'entrée, avec son épais mur, ressemble à un petit châtelet.

* Sur la gauche, sous l'alignement de nombreux trous de boulin (chemin de ronde ?), je remarque un mur tout en rondeur.

Que cache-t-il ?

* Je le contourne.

* La "pièce" n'est pas très large, son plafond est voûté.

* C'est évidemment une chapelle avec sur le coté quelques niches pour les objets du culte.

 La tour écarte ses bras de pierre pour me montrer ses entrailles !

Tours et constructions cubiques

* L'angle droit est plus qu'un droit en ce site médiéval.

* Dans ces "cubes", il y a parfois des archères avec ébrasement intérieur..
.... D'autre fois de hautes fenêtres.

* Parfois, en hauteur, apparaît une grande ouverture parallélépipédique.

Est ce une fenêtre ?

ou une porte vers l'inconnu ?

 

Les murs défensifs

* Evidemment, dans une forteresse médiévale, les système défensifs sont nombreux dans les murs.

* Beaucoup possèdent des fentes verticales avec des ébrasements intérieurs plus ou moins importants. Cela prouve que le site a été modifié ou agrandi à des périodes différentes.

N'y aurait il que de simple archères droites ?

* En cherchant dans l'immensité de ce site fortifié, je découvre une archère avec une petite arquebusière.

* Curieusement, aucune véritable canonnière est visible.

 Si vous souhaitez connaître la fonction de cette pièce.... Il faudra venir en ce lieu

Les salles de vie

* Evidemment, une cité est un lieu de vie.

* Plusieurs bâtiments ont gardé l'histoire de leur fonction.

* En franchissant cette porte, je vois...

Hooooo !..... (je ne vous dirais rien).

* Dans un bâtiment ruiné, il est possible de voir un beau revêtement de sol.

* Plus loin, un four à pain.

* Dans un autre bâtiment, l'association de sauvegarde a réalisé un toit permettant de mettre hors d'eau cette cheminée simple mais avec des piedroits sculptés.

* Et puis il y a.....

 

C'est la fin... pour vous

* Pour que vous ayez quelques belles surprises lors de votre visite, je ne vais point ici décrite toutes les beautés.

* Le site d'Allègre est si vaste qu'il vous faudra plusieurs heures pour déguster toutes les pierres.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, construction de l'ensemble palatial, d'une tour défensive à l'Ouest et de quelques habitats coté Nord.

* Au 12ème siècle, le site s'étend vers l'Est. Un puissant donjon défensif est construit coté l'Est.

* En 1163, citation du château dans un texte. Il est possession de l'évêque d'Alès (à vérifier).

* En 1209, le Comte (voir titre de noblesse) Raymond VI de Toulouse (voir liste des Comtes) reconnaît détenir le fief d'Allègre de l'évêque d'Alès.

* Au 13ème siècle, le palais est agrandi

* Au 14ème siècle, 6 co-seigneurs se partagent le site et rendent hommage à Guillaume de Randon Polignac, puissant seigneur du Gévaudan. En ce siècle, grange, logis et écurie sont construits ou agrandis.

* En 1321, Guillaume de Randon Polignac est très endetté. Il cède la seigneurie à Raymond-Guillaume Ier de Budos, un seigneur d'Aquitaine.

* Durant les 14ème et 15ème siècle, pendant la Guerre de Cent Ansles Routiers attaquent et saccagent plusieurs fois le château.

* Au 16ème siècle, le site est abandonné. Il semble que des villageois occupent encore quelques bâtiments (à vérifier).

* En 1678, Marie Félice de Budos affirme dans un texte qu'Allègre est "abattu et ruiné depuis longtemps".

* A la fin du 20ème siècle, création d'une association de sauvegarde.

* En 1997, le site est inscrit aux Monument Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible gratuitement en dehors des manifestations estivales. Pour des visites de groupe ou durant les travaux de l'association de sauvegarde, il est important de demander l'autorisation. Soyez très prudents, le site n'est pas totalement sécurisé. Ne montez pas sur les murs et respectez les barrières de protection.

 

Voici le site web de l'association - clic.

 

Il faut au moins 2 jours pour découvrir tous les secrets de cette merveille !

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 07:30

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

Eglise fortifiée ou petit château fort ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Justin est situé à 11km au Sud-'Est de Roquefort et à 4km au Nord-Ouest de Labastide d'Armagnac, proche de la D933.

  Le hameau de Douzevielle est à 3km au Nord Ouest.

       Coordonnées du site :

43° 59′ 27.92″ N 0° 16′ 1.49″ W
 43.99109°  -0.26708°

 

L'église :

    L'extérieur :

L'arrivée

    En arrivant dans le hameau, je suis de suite attiré par l'imposante église en bordure de la petite route. Curieusement je ne remarque aucune maison qui pourtant semble existée sur la carte satellite.

Cet  aveuglement, est ce du à ma dévorante passion ?

 

La découverte

     Entourant le site, un petit mur de pierres attire mon attention. Mon instinct de chasseur de détails (ainsi que la fée chance il est vrai) m'ont fait trouver cette ouverture de tir. Certain esprits chagrin vont me dire :

" Chevalier, cette fente ne semble pas médiévale.

De plus elle est constituée de pierres cimentées. "

   Il est vrai que doute il peut y avoir sur la présence sans transformation depuis 600 ans de cette fente. Mais pourquoi un habitant de ce hameau ou un curé aurait mis cette fente. J'opte pour une consolidation (un peu mal faite) d'un mur de défense médiéval.

Y a-t-il d'autres signes de système défensif ?

 

Le clocher ressemble à une tour de châteauL'enquête commence

    L'architecture de cette église est surprenante. Nef et chevet semblent confondus dans un enchevêtrement de formes rondes. Le style roman se remarque dans chaque pierre et par les petites fenêtres.

    Je ne vois aucun système défensif et pourtant un détail montre que l'ensemble a été rehaussé.

Le voyez vous ?

  Ce ne sont pas les magnifiques vestiges de modillons, mais la différence de construction sur la partie haute des contreforts. Elle prouve que nef et chevet ont été surélevés. 

 

Y a t il un chemin de ronde ?

     Heureux de ma découverte, je scrute sous le toit pour trouver des traces d'archères ou des trous de boulin nécessaire au portage des hourds (voir vocabulaire).

    Mais je ne vois rien au dessus des fenêtres, et encore moins entre les contreforts à larmier. Il semble que les consolidations aient effacée les preuves de mes "délires".

S'il n'y avait pas de chemin de ronde,

à quoi pouvait servir cette porte située à plusieurs mètres du sol ?

 

La tour de défense

   Évidemment dès le début vous avez remarqué le haut clocher carré. C'est incontestablement la pièce maîtresse du système défensif :

       - Perché dans le ciel, c'est d'abord une tour de guet.

       - Puis c'est le système défensif de près avec crénelage.

       - Enfin, c'est un système de tir de loin avec archère.

       - Il est possible que l'étage médiane soit une salle "d'attente" entre 2 attaques

   Ce système défensif ressemble à celui d'un petit château. D'ailleurs, si je vous avais montré en premier cette image :

Auriez vous imaginé que cela fut une église ?

    Par contre, je suis surpris par cette image. Les curiosités du passé et les ventes en parcelles (je suppose) ont fait qu'une maison a pu se construite en s'appuyant sur l'église.

Incroyable n'est il pas ?

 

    L'intérieur :

        Hélas, l'église n'est pas ouverte à la visite. Je m'assieds dans l'herbe et je laisse mon imaginaire rêver dans les reflets de l'histoire.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.

* Au 13ème siècle, l'église est rehaussée.

* En 1880, le hameau de Douzevielle est rattaché à la commune de Saint Justin.

* En 1995, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Y avait il des douves protégeant cette église ?

 

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 09:45

 

Département 49 - MAINE et LOIRE

 

Le bourg :

Une incroyable forteresse médiévale    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Champtoceaux est situé sur la rive gauche de la Loire, à 25km au Nord-Est de Nantes, 8km au Sud-Ouest d'Ancenis, en face de la ville de Oudon.

     Coordonnées de la forteresse :

47° 20′ 16″ N 1° 15′ 56″ W
 47.337778°  -1.265556°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

   Après avoir visité au bord de la Loire le moulin fortifié, je grimpe lentement le sentier en direction du bourg et surtout de sa forteresse médiévale.

Sera-t-elle aussi belle et puissante que sur le croquis ?

 

Les premières traces

   Comme souvent avec les ruines médiévales, la végétation de notre siècle est le nouvel assaillant des courtines. Les murs sont si abîmés qu'il est difficile d'en tirer des conclusions sérieuses sur son architecture. Les pierres sont pauvrement taillées et leur dimensions bien petites. Cela ne correspond pas à mon imaginaire d'une puissante forteresse.

   Le plus surprenant est  que je ne vois aucune tour de défense. Le temps et les hommes n'ont eu aucune pitié pour cette forteresse.

Est ce une tour de défense ? 

La porte d'entrée

    Au sommet de la colline, je vois enfin une construction défensive. Je suis étonné par ses dimensions pour une tour de rempart.

La ronde construction possède :

   * Un chemin de ronde en partie supérieure,

   * Des mâchicoulis (voir vocabulaire ),

   * Quelques fentes de tir en partie basse.

 Cette construction parait trop "neuve", trop refaite pour en tirer un véritable enseignement sur son origine.

 

La porte d'entrée 

   En continuant ma recherche d'indices, je comprends mon erreur. La ronde construction n'est pas une simple tour défensive du rempart extérieur, c'est une des deux tours de la porte d'entrée. Avec ses fenêtres créées récemment, elle parait moins terrifiante.

    La surprise vient de la deuxième tour. Il est curieux qu'elle ne soit pas identique à sa "jumelle". Ma déduction de la tour coté droit "refaite" se confirme.

  Au centre, au dessus de la porte, les faux mâchicoulis, la caricature d'un crénelage, des merlons abusivement fendus ne sont que l'image moderne, idéalisée et reconstruite de l'ancienne fortification. Sa destruction au 15ème siècle n'a laissé que l'emplacement et le souvenir de la plus "grande" forteresse médiévale.

 

    L'intérieur :

      La propriété est privée et non visitable. Tel un voleur (ou un ange) je saute au dessus du rempart pour récupérer quelques images. Au loin, noyé dans la végétation, une ruine se cache. Grâce à mon oeil d'aigle, je perçois les vestiges d'un bâtiment avec des parements d'angle bien appareillés.

  De cet échec, je me console en regardant le plan de la forteresse à son apogée.

 

Le plan

 

 1 - Prieuré Saint Jean,

 2 - La cohue (les halles),

 3 - Motte,

 4 - Église Sainte Madeleine,

 5 - Tertre des tombeaux,

 6 - Bayle,

 7 - Pont-levis,

 8 - Tour Gloriette,

 9 - Chapelle castrale Saint Pierre,

10 - Logis seigneurial,

11 - Tour du Diable,

12 - Puits,

13 - Péage fluvial et moulin fortifié,

14 - La Loire.

Plan de la forteresse avant sa destruction

 

Histoire de la forteresse :

* Vers 560, le Duc (voir titre de noblesse) Austrapius (à lire dans google-book) est sacré évêque à Châteauceaux. Le bourg devient le siège d'un évêché détaché du diocèse de Poitiers.

* En 768, pour les fêtes de Pâques, le Roi de France Pépin le Bref (voir liste) et sa femme Bertrade débarquent au port de Champoceaux sur la Loire. Ils reçoivent les ambassadeurs d'Almanzor.

* En 925, Alain Barbetorte se marie avec Roscille d’Anjou, fille de Foulque Ier Comte d’Anjou. Cet évènement, bien loin de Champtoceaux, aura une conséquence 17 ans plus tard.

* En 942, Champtoceaux passe du Poitou au Duché de Bretagne géré par le Duc Alain Barbetorte.

* En 948, après le décès de sa femme Roscille d’Anjou, Alain Barbetorte épouse Roscille de Blois.

* En 952, le Duc de Bretagne décède.

* Vers 953, sa veuve se remarie avec le Comte d'Anjou. Champtoceaux devient l'enjeu de rivalités politiques.

* En 988, Foulques Nerra, Comte d'Anjou, autorise la construction d'une forteresse à Châteauceaux. Il rétablit le péage proche du moulin fortifié (voir cet article).

* En 1367, après 24 ans de guerre pour la succession de la Bretagne, Champtoceaux est échangé contre Loudun. La forteresse devient Bretonne.

* Vers 1380 (?), le Duc d'Anjou récupère Champtoceaux en échange d'une rente versée à Jeanne de Penthièvre, Duchesse de Bretagne.

* Au 15ème siècle, certains écrits affirment que la forteresse de Champtoceaux est la plus importante de France.

* En 1420, Marguerite de Clisson dame de Châteauceaux (veuve de Jean de Penthièvre) attire le Duc Jean V de Montfort dans un guet-apens. Il est capturé et enfermé dans le donjon du château.

* Toujours en 1420, les Anglais, alliés aux Bretons, attaquent la forteresse. Après sa libération, le Duc Jean V de Montfort ordonne d'araser la forteresse avec interdiction de la rebâtir. Les habitants de la cité quittent la cikté fortifiée et reconstruisent un nouveau bourg à l'extérieur.

* En 1985, l'association "Les Amis du Vieux Châteauceaux" (ancien nom de Champtoceaux) est créée (voir leur site).

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la forteresse est libre et gratuite. La cité est fermée au public car située dans une propriété privée.

 

2 puissantes tours protégeant la porte de la forteresse

 

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 08:00

 

Département 24 - DORDOGNE

 Je pressens que cette église va me passionner

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Bussière-Badil est située à 65km au Nord de Périgueux, à à 50km au Sud-Ouest de Limoges, à 20km à l'Est d'Angoulême (voir son château) et à 15km au Nord-Ouest de Nontron.

   Coordonnées de l'église :

45° 39' 8" N 0° 36' 15" E
 45.65232°  0.604307°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Bien que la construction religieuse ne soit pas dotée du classique toit pointé vers le ciel avec une girouette ou une croix, le clocher octogonal m'informe que je suis en face de l'église de Bussière-Badil.

  Sa forme basse, ses angles droits, ses contreforts me font penser à une construction médiévale. Mais ma question primordiale est :

Est elle fortifiée ?

 

Analyse rapide des défenses

Je n'ai pas à réfléchir longuement pour affirmer que ce moutier Périgourdin est fortifié.

* La partie construite au dessus des modillons m'informe que l'église a été rehaussée après sa construction originelle.

* Sur cette face, le salle de repli sous le toit comporte :

- Des fentes de tir (je pressens que le fusil était l'arme dédiée).

- Des ouvertures de guet.

- Une petite bretèche permet d'éloigner l'assaillant trop hardi.

* Même si l'ensemble des dispositifs n'est pas homogène ni symétrique, l'important est que la défense soit assurée.

 

Beautés sculptées et système défensifs

1 - La bretèche surprend par sa petite taille. Mais c'est l'efficacité qui prime.

2 - La console de droite de cette autre bretèche s'appuie sur un modillon.

3 - Les modillons, devenus inutiles, embellissent le mur et même l'angle.

4 - Le mur coté portail d'entrée possède aussi ses fentes de tir.

5 - Le chevet rond possède aussi sa bretèche.

6 - Les architectes ont correctement positionné le trou de la bretèche entre les modillons.

 

1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12

 

7 - Rien est symétrique dans les systèmes défensifs, même la forme des fentes de tir.

8 - Les modillons sont correctement alignés, ce n'est pas le cas des ouvertures de tir.

9 - Un joli trou carré pour guetter.

10 - Est ce un éléphant ou un animal mangeant avec ses pattes ?

11 - Les visages sont très expressifs.

12 - Comme souvent sur les modillons, un singe est présent (pour se moquer des humains ?)

Une église Romange avec des fenêtres gothiques

L'autre coté est-il identique ?

* Bien que les 2 cotés de la nef ne soient pas symétriques en aménagements défensifs, elles se ressemblent par le nombre de contreforts et fenêtres.

* Sur cette face, la partie rehaussée au dessus des modillons est très visible.

* Même s'il semble évident que la bretèche (voir vocabulaire) a été refaite récemment, elle est dans l'esprit de l'église fortifiée.

 Avez vous vu la rosace ?

Le portail

* La façade occidentale est divisée en trois parties.

* Chacune est séparée par des contreforts puissants.

* Les parties extérieures sont pourvues de baies en plein-cintre aveugles.

* Celle de gauche possède un tympan sculpté.

* Le portail central, d'époque Romane, est formé de trois voussures en retrait.

* Il est richement décoré.

* Il est surmonté de sept statues décapitées (à la révolution).

* De chaque coté, des personnages bibliques apparaissent.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent en notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci n'échappe pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'un prieuré fortifiée appartenant à l'abbaye piémontaise de la Cluse.

* Au milieu du 12ème siècle, après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II, le futur roi d'Angleterre, la contrée est Anglaise.

* Au 14ème siècle, le portail est rénové (à vérifier).

* A la fin du 15ème siècle, les fenêtres de l'église sont élargies. Une magnifique rosace à 12 branches est aménagée.

* Au 16ème siècle, à cause des guerres de religion, l'église est fortifiée.

* En 1862, l'église est classée aux Monuments historiques.

* A la fin du 19ème siècle, un grand programme de restauration est commencé.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Nativité) est libre et gratuite depuis les rues du bourg. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Sans posséder des défense originales, l'église est fasinante de diversité

 

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 07:09

 

Département 30 - GARD

  Ne reste-t-il que ce pan de mur ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Cornillon est située à 50km au Nord-Nord-Est de Nîmes, à 35km au Nord-Est d'Alès et à 15km au Nord-Ouest de Bagnols sur Cèze.

     Coordonnées du château :

44° 13' 28" N 4° 29' 14" E
 44.2245750°  4.487442970°

 

Le château :
        L'extérieur :
La découverte

* En arrivant par la route du Sud, je suis merveilleusement étonné par la vue offerte sur cette commune.

* L'ancien village médiéval a été construit en bordure d'une falaise.

* Il semble logique que le bourg fut fortifié et qu'un château en ait été le point défensif central.

Reste-t-il des preuves de mes supputations ?

 Ce site m'en fait voir de toutes les couleurs !

L'analyse 

* Même si les murs ont été arasés, la puissance de la courtine ne fait aucun doute sur le caractère défensif de la petite cité.

* Les tours carrées indiquent une construction vers le 12ème siècle.

* La modernisation du site ainsi que quelques réparations ont légèrement adouci l'aspect guerrier de Cornillon.

* Les multiples différences de qualité de taille des pierres ainsi que leurs dimensions me font penser à des reconstructions et réparations étagées sur plusieurs siècles.

* Rapidement j'entre dans le bourg.

 

        L'intérieur :

Je ne suis point un touriste !

* Dans le bourg, l'ancienneté des maisons est remarquable.

* Mais je ne suis pas venu  faire du tourisme. Ma mission est  une découverte de castellologue amateur.

 

Les vestiges

* La lecture du site n'est pas facile :

Des bâtiments éventrés difficiles à dater.

- Des vestiges de cheminée.

- Plus loin, des murs indatables pour votre Chevalier.

- Une porte avec arc me rappelle "mon" Moyen Âge.

* Je vous laisse ici et je vais admirer le paysage magnifique à travers ces fenêtres surmontées d'un arc de décharge.

 

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1121, le château est cité dans un texte.

* Au 12ème siècle, le site est propriété de l'évêque d'Uzès.

* Au milieu du 14ème siècle, Guillaume I de Beaufort habite le château.

* En 1376 (?) Guillaume I décède au château.

* Vers 1379, Guillaume II Roger de Beaufort, frère du Pape Clément VI, habite le château.

* Vers 1383, les Tuchins attaquent la ville et le château.

* En 1420, Raymond de Beaufort, Vicomte (voir titre de noblesse) de Valernes et seigneur de Cornillon, décède. Le château est transmis à la famille  Canilhac.

* Au 16ème siècle, durant les guerres de Religion, ville et château (possesion de la famille Desmartin) souffrent.

* En 1630, Henri II de Montmorency complote contre le Roi de France Louis XIII.

* En 1632, Henri II est arrêté puis exécuté. En représailles, de nombreux châteaux (dont les seigneurs ont soutenu sa rébellion) sont arasés ou brûlés. Cornillon subit la "vengeance" de Richelieu.

* Au 17ème siècle (1679 ?), la famille de Sibert devient propriétaire du château.

* Vers 1792, les révolutionnaires saccagent puis détruisent le château.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du bourg et du château est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Un village bien protégé par son château médiéval

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