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Ombre et lumière

15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 07:30
 
   Les églises ont parfois été fortifiées pour protéger les habitants des petites troupes armées ravageant les campagnes. Voici un exemple de fortification minimale.
 


Département :    55  - MEUSE

L'église :
   Situation :    (--> la voir sur une carte)
      La petite commune de Burey la Côte est située à 10km au Sud de Vaucouleurs et à 30km au Sud-Ouest de Toul.

    Coordonnées du bourg :

48° 30′ 11″ N 5° 41′ 59″ E
 48.503056°  5.699722°


L'église:
       L'extérieur :
L'approche
       Dans les grandes villes "modernes", les immeubles sont plus hauts que les églises. Mais dans ce petit village, elle survole les toits et parait même plus haute que le château d'eau.
    Fièrement campée au centre de Burey la Côte, l'église est entourée du petit cimetière et d'un mur très récent. Aucune défense est visible.
    Je m'approche doucement pour ne pas réveiller des chats et lentement pour scruter au dessus de chaque fenêtre.
 

Rien !

     J'avance encore en espérant que le clocher me livrera un indice. Il est haut comme une tour de guet, il est puissant avec ses imposants contre-forts, mais... Rien.

La découverte
    Et c'est toujours dans les moments de doute que ma chance me sourit.


   Sur la façade Est de la tour, deux consoles sont les seules traces d'une ancienne bretèche (voir vocabulaire). Je la contourne pour être certain de ne pas rêver.
    Mais, comme moi, vous êtes surpris que ce système de défense soit positionné pour protéger un toit et non une porte.
   La raison est simple, l'orientation et l'architecture de l'église ont été modifiées au 18ème siècle.
     La preuve : L'entrée actuelle est "moderne".

        L'intérieur :
    La porte de l'église paroissiale (dédiée à Saint Léger) étant ouverte, j'en profite pour chercher des traces d'escalier ou d'archère sur les murs.
  Hélas, l'intérieur est classique et la montée dans la tour est interdite. La seule trace médiévale est.... l'héroïne locale et nationale : Notre Jeanne d'Arc.

Conclusion :
   Cette église fortifiée :

- N'est pas aussi impressionnante que les châteaux forts,

- N'est pas aussi romantique que les ruines castrales,

---> Mais elle fait parti de notre patrimoine de défense médiévale et ce doit d'être sur ce blog médiéval.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle, construction d'une église.
* En 1363, le village est dévasté par les Bretons.
* En 1568, la peste ravage la région et le village de Burey.
* En 1587, les protestants d'Allemagne brûlent les maisons.
* En 1636, le village est déserté suite à la guerre puis la peste.
* Vers 1642, les habitants reviennent au village.
* En 1722, l'église est agrandie et l'orientation est inversée.
* En 1820, la partie supérieure de l'église est modifiée.
* En 1897, l'église bénéficie de nouveaux travaux.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Léger) est libre à l'extérieur. La découverte de l'intérieur est possible mais sans entrer dans la tour.

 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 06:30


Département
16 - CHARENTE

Le château :
        Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le bourg de Montmoreau-Saint-Cybard est situé à 40km au Sud d'Angoulème et à 50km à l'Est de Brantôme.

   Coordonnées du bourg :

45° 24′ 0″ N 0° 7′ 54.12″ E
 45.4°  0.1317°

 

Le château :
        L'extérieur :
La découverte
    Mes sens de médiéviste toujours à l'affût de merveilleux châteaux forts ont discerné au loin une construction dépassant les immeubles modernes. Mais est ce une fortification médiévale ?
   Je chausse mes "lunettes de rapprochement" et je suis heureux d'avoir découvert le château médiéval de Montmoreau.

L'approche
   Pour connaître la bonne rue menant vers mon Graal, il suffit souvent de lire les panneaux. Et c'est confiant que je longe les remparts extérieurs zébrés d'archères droites (voir vocabulaire).
   Hélas, mon rêve est stoppé par une barrière infranchissable dûe à des travaux dans le château. C'est donc perché sur mon destrier que je vais le découvrir.

L'analyse
    Au premier regard, les 2 tours rondes marquent l'architecture du château. Elles s'imposent par leurs dimensions qui les rendent habitable. Mais c'est surtout la surélévation en retrait qui m'attire.
 Etait ce  :
   * Un effet de style ?
   * Ou une astuce architecturale pour supporter la toiture en poivrière ?
   * Ou, pour éviter les créneaux, un système pour poser des hourds ?
 
   La renaissance ayant modifié l'architecture rustre de cette forteresse, les tours sont percées de fenêtres à moulures prismatiques.
   Evidement, ces 2 tours encadrent un logis rectangulaire très lumineux grâce à ses nombreuses baies. il est surmonté d'un toit en tier-point limité par des pignons à crossettes (Je ne suis pas savant, je cite un prospectus).

        L'intérieur :
   Le château est en travaux, la visite est interdite. Triste je suis, car j'aurais apprécié de voir la tour escalier polygonale ainsi que l'élégante échauguette. Heureusement, je dispose d'une reproduction de la gravure sur bois du château en 1880.
 

Histoire du château

* Au 11ème siècle, un petit château est construit sur la butte.
* En 1075, Alon de Montmoreau est cité dan un texte comme seigneur du château. et des terres.
* Dans la deuxième moitié du 14ème siècle, la seigneurie appartient à Raymond de Mareuil.
Vers 1386, le Maréchal de Sancerre démantèle le château.
* Durant la deuxième moitié du 15ème siècle, sur les bases du château primitif, Guy de Mareille aménage un château plus puissant et plus confortable.
* Durant 80 ans, le château appartient successivement à Raymond de Mareuil, Madeleine de Montbron.
* A partir de 1575, le prévôt de Sansac possède la seigneurie.
* Vers 1585, le château est possession de la famille Rochechouart.
* En 1709, Anne de Rochechouard épouse Issac de Perry, nouveau seigneur de Montmoreau.
* Vers 1792 (?), le château est vendu à la famille Nieul.
* Au 20ème siècle,il appartient à la famille Tête.
* En 1952, une partie du château est classé aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte depuis la route est libre et gratuite. La visite est interdite.

 


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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 06:30

 

Département :    34  - Hérault

Le site :
   Situation :    (--> le voir sur une carte)
     La tour de Saint Salvi est située sur le territoire du petit village de Cesseras (voir ses fortifications) à 30km au Nord-Ouest de Narbonne et à 5km au Sud-Ouest de Minerve.

   Coordonnées de la tour :

43° 19' 20.788" N 2° 43' 18.448" E
 43.322441°  2.721791°

 

La tour :    
       L'extérieur :
La découverte

- Ma carte IGN indique qu'une ruine se repose en haut de la colline.
- Mais mon dictionnaire des châteaux lui attribue le nom de : Tour Saint Salvi.
- Un visiteur m'informe qu'elle se nomme : Saint Salvy.

Qu'importe le nom, je dois la découvrir.

 

L'approche

      Dans cette région ventée, je me demande si ma découverte sera une ruine de château ou les vestiges d'un moulin.
   Un agréable petit chemin en légère pente m'emmène vers ce "mystère".

L'analyse
      Elle est là, cachée par les arbres mais la tête fièrement levée. Elle semble solitaire comme...... un moulin. Un doute me prend : "Est ce vraiment une ruine de château du Moyen Âge ?".
    Je détaille la tour :

  * Point de créneau au sommet  --> De nombreuses fortifications ont été arasées transformant leur esthétique.
 
  * Le sommet est couvert de tuile rouge  --> La tour a peut être été utilisée comme refuge pour berger (?). Mais souvent les tours ouvertes au sommet sont recouvertes pour éviter l'érosion des pluies.
 
  * Les murs sont très reconstruits et cimentés --> Parfois, les hommes au lieu de détruire et prendre les pierres taillées "cimentent" pour garder le souvenir des ancêtres et le notre histoire.
 
  * 2 portes en partie basse --> Cela ne se justifie pas aussi bien au moyen âge qu'au siècle suivant. Mais peut être que l'une était l'entrée et l'autre accédait à un bâtiment latéral aujourd'hui disparu.
 
  * Des trous de boulin (voir vocabulaire) sont présents en haut
--> Dans certaines régions, cette technique a perduré plusieurs siècles. Un trou de boulin n'est pas une preuve irréfutable de l'origine de cette tour.
 

 

L'intérieur va t il me révéler des secrets ?

 

        L'intérieur :

Y a-t-il des traces médiévales ?

   Je le présentais. L'intérieur est très cimenté et ne comporte pas de caractéristique architecturale, ni d'archère. Même en levant la tête, je ne vois rien.  Pourtant... Regardez bien en haut.

Ne serait ce pas un départ de voûte ?

 

Doutes
   J'ai évidemment quelques doutes. Ma seule certitude est (si cette tour est bien médiévale) que ce site n'était pas un château de seigneur mais une tour de guet pour avertir les habitants du bourg fortifié de Cesseras à quelques kilomètres à l'Est.
  Un visiteur de ce blog affirme que ce serait le pigeonnier d'une ancienne métairie.

 

Conclusion

     La recherche de sites médiévaux est parfois animée de doutes. Qu'importe, je me rends maintenant vers une vraie ruine bien cassée à Azillanet.


Histoire du château :  
   Je n'ai hélas aucune information historique sur ce site.

* Au 13ème siècle, un château est construit (Est ce son vestige ?).
* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible.

 

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 07:00

 

Département  34 - HERAULT

 

 
   Les fortifications médiévales prennent des formes différentes. Je vous ai déjà montré un pont fortifié, une chapelle avec bretèche, des églises avec hourds et bien sur des ruines de châteaux forts.
   L'imagination des hommes à créer des architectures très variées, et les hasards de l'histoire nous les font découvrir plus ou moins entières. Dans ce village peu connu  de l'Hérault existe une fortification méritant un article.
 

 

Le bourg

   Situation   (--> le voir sur une carte)

     Le village d'Assas est situé à 40km Ouest-Sud-Ouest de Nimes et 10km au Nord-Nord-Est de Montpellier.

   Coordonnées des fortifications :

43° 42' 6.725" N 3° 53' 55.072" E
 43.701868°  3.898631°

 

Les fortifications :

  L'approche

     Comme souvent, pour découvrir une architecture médiévale, il faut monter. L'histoire de ce village s'est écrite il y a 10 siècles en haut d'une petite butte, mais il y a si peu de dénivelé que la marche est facile dans les ruelles fraîches.

 

  Rapide analyse

Au bout de 10 minutes, je découvre cet ancêtre :

* La 1ère remarque est la faible hauteur de la tour. Vous avez compris que le ciment et les multiples couches d'asphalte en sont la cause.
* La 2ème est la porte partiellement obstruée. Ce n'est pas une astuce défensive médiévale évidemment mais une contrainte pour empêcher les véhicules du 21ème siècle de traverser.
* La 3ème : La mauvaise qualité de taille des pierres. Cette construction est pauvrement appareillée. Pourtant quelques mètres plus loin, la fortification a plus de caractère.
 * La 4ème est l'absence d'archère, remplacée par de solides arquebusières. Certaines sont positionnées proches de l'angle des tours flanques pour protéger la courtine. Une de ces petites bouches à feu (voir vocabulaire) comporte une inscription.

Mais est elle d'époque ?

 

Le château :

    Le château date du milieu du 18ème siècle. Évidemment trop jeune pour moi, je ne vous le décrirai pas.

 

 

Histoire du village et du château :

* Au 11ème siècle, un château est construit en haut de la butte.
* En 1103, une famille nommée Assas est citée dans un texte.
* En 1167, le seigneur d'Assas fait hommage au Comte de Melgueil (voir titres de noblesse).
* En 1185, le seigneur d'Assas fait hommage au Comte de Toulouse.
* En 1294, le seigneur d'Assas fait hommage à l'évêque de Maguelonne.
* En 1486, Rostang d'Assas vend la moitié du château à un marchand de Montpellier nommé Guillaume Bonnal.
* Vers 1760, un nouveau château est construit à l'emplacement du vestige médiéval.
* Au 21ème siècle, la découverte du rempart est libre et gratuite. La visite du château privé est interdite.

 

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 06:30

 

Département :   68 - HAUT RHIN

 

Le bourgPuissante est cette forteresse en haut de la colline.

   Situation  (--> le voir sur une carte)

      Les ruines du château du Landskron sont situées dans le Jura Alsacien, à la frontière avec la Suisse, proche du  village de Leymen.

   Coordonnées du château :

47° 29' 17.815" N 7° 29' 23.705" E
 47.488282°  7.489918°

 

Le château :
    L'extérieur :

Anecdote

    Le château est tellement proche de la Suisse, qu'au 21ème siècle, je dois traverser un passage à niveau pour un train Helvétique en territoire Français.
Incroyable n'est il pas ?

 

L'approche 

    Avec un château-frontière, je pressens que les aménagements des siècles ont dû transformer son aspect médiéval.

    La petite route carrossable transporte mon destrier à moteur vers un parking aménagé. Le château est là haut, posé au sommet d'une colline nommée Landskronberg à 559 mètres d'altitude. La marche sera courte et agréable dans la verdure.

    Curieusement, plus j'approche du château, et moins il me parait médiéval

Me serais je trompé de lieu ?

 

Les premières défenses

     Je distingue en premier des redoutes détachées au Nord et au Sud, ainsi que des fortifications rasantes de type Vauban. Au 17ème, ce  lieu était donc un endroit stratégique. Si proche de la Suisse, ce n'est pas étonnant.

     Enfin, je suis aux pieds d'une bâtisse aux structures connues. Les ouvertures de tir ne ressemblent pas à celles du Moyen Age, le doute subsiste toujours sur l'origine de cette trop belle ruine. Mais mon instinct (et surtout mon livre médiéval sur l'Alsace) me commande de continuer mes recherches.

 

Tour carrée et porte
    En contournant la bâtisse, je distingue mieux la tour carrée. Elle est haute, massive, posée sur le rocher mais sans archère. Un peu plus loin, apparaît la porte d'entrée construite vers 1515.

  Vous pensez : "1515, Marignan, la renaissance. Cela va être jolie"

 

     Ne cherchez pas de décors Renaissance, voici une vraie forteresse militaire sans décor, sans statut, sans sculpture, sans vitrail, sans escalier d'apparat.

 

    L'intérieur :

Tour carrée et portes

    Après avoir traversé ce long tunnel, il y a sur la droite deux bastions trapézoïdaux de type Vauban protégeant la face Ouest. Il faut encore franchir une seconde porte à 2 vantaux, pour découvrir la basse-cour.

Quelle curieuse sensation, 5 siècles d'architecture se mélangent.

 

Le plan

    Pour comprendre ma surprise et surtout l'architecture du site, voici le plan du château  :Le plan du château fort n'est pas traditionnel

 - En orange, les 2 bastions trapézoïdaux de type Vauban du 17ème siècle.

 - En rouge, les tours d'artillerie du 15ème siècle.

 - En bleu clair, les communs et dépendances (15ème siècle)

 - En bleu foncéle donjon féodal modifié extérieurement.

 - En rose, les logis médiévaux très remaniés.

 

Les cours

    La basse cour est située au "milieu" des 3 tours d'artillerie (dont une seule existe au 21ème siècle). Elle comportait des communs aujourd'hui disparus.

    En direction du Nord, une deuxième cour comporte un puits et des murs de bâtiments pour casernement (ou prisons ?). Comme je le soupçonnais, cette forteresse manque de décors faisant vibrer un amateur de pierre. Pourtant, en regardant avec attention, un petit détail redonne de l'intérêt à ces bâtiments trop militaire.

 

Je monte dans la forteresse

    Un escalier en colimaçon du 20ème siècle permet de gravir le donjon (coté Ouest). Du sommet, j'ai une vue parfaite de l'implantation des bâtiments et de l'épaisseur des murs de courtine. Les 3 époques importantes du château sont clairement visibles.

 

La visite des salles

     Pour la première fois depuis que je visite des châteaux en Alsace, je vais pouvoir entrer dans une salle ayant un toit (Moi le chevalier des ruines, j'entre dans une salle couverte.... Quelle sensation nouvelle ! )

  Ce donjon est vraiment médiéval dans ses fondations. Il a certes été réaménagé durant 5 siècles, mais il conserve une porte ogivale. Les réaménagements militaires et le "bétonnage" récent ont défigurés les autres salles.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1296, à l'extrémité de la crête le château de Rheineck est cité. Il est construit par la famille Zu Rhein.
* En 1297,  au sommet de la colline, au dessus du Rheineck, la famille Viztum (de Bâle) fait oblation au Comte de Thiébaut de Ferrette pour les terrains sur la colline et le futur château en construction.
* En 1299, une puissante famille Jurassienne très bien implantée dans le milieu ecclésiastiques et très influente à Bâle oblige le Comte de Ferrette, et les Viztum à céder leur droit sur cette colline.
* En 1356, le terrible tremblement de terre qui détruit Bâle et démolit le proche château de Waldeck, endommage partiellement le Landskron.
* En 1430, les Habsbourg revendiquent et obtiennent le château et ses terres. Ils les partagent avec Margraves de Brade.
* En 1462, le château devient la propriété de la famille Reich de Reichenstein très influente dans la région.
* En 1468, le château est attaqué puis pris par les milices du canton de Soleuse qui luttent contre les Habsbourg.
* Vers 1515, la renaissance modifie les châteaux et les rend confortable et "pacifique". Hélas, le Landskron est un château frontière, son modernisme sera "guerrier". Les attaques et le manque d'entretien ont abîmé les bâtiments et les fortifications. Jean-Jacques Reich de Reichenstein demande des subventions à l'Empereur Maximilien Ier, justifiant du caractère frontalier de ce château.
* A partir de 1517, les travaux commencent. De nombreuses pierres sont récupérées de la ruine du Rheineck en contrebas.
* En 1618, début de la "guerre de 30 ans".
* En 1637, Hannibal Reich de Reichenstein résiste aux attaques nombreuses de Bernard de Saxe Weimar.
* En 1639, Hannibal doit céder son château devant la puissance de l'artillerie ennemie.
* En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie mettant fin à la guerre de "30 ans". La seigneurie appartient partiellement au roi de France Louis XIV (voir liste des rois).
* En 1663, Louis XIV achète les droits de la famille Margraves de Brade, et devient le seul propriétaire de ce château frontière face à la Suisse.
* En 1673, les troupes Impériales attaquent le château. La garnison Française résiste aux incessantes offensives d'une armée comptant jusqu'à 3 000 hommes.
* En 1674, le château résiste toujours. Fin des attaques impériales.
* A la fin du 17ème siècle, Louis XIV ordonne à Vauban de fortifier ce poste frontière si stratégique.
* En 1684, la réalisation de la fortification de la ville de Huningue diminue l'importance du château de Landskron.
* Au début du 18ème siècle, la forteresse est nommée : "La Bastille D'Alsace". Elle est composée d'une petite garnison d'invalide et de prisonniers.
* A partir de 1789, les révolutionnaires détruisent ou vendent tous les symboles de la monarchie, les châteaux de la région sont des cibles de choix. La forteresse de Landskron étant considérée comme une garnison, elle échappe aux pillages.
* Vers 1792 elle sert de prison révolutionnaire et d'hôpital. Elle subit des aménagements.
* En 1813, l'armée Autrichienne du général Wrede attaque la forteresse "Napoléonienne". Des vétérans de la "grande armée" et des conscrits tentent une défense "héroïque", mais cèdent. Les Autrichiens décident de détruire cette forteresse trop dangereuse. Mystérieusement le donjon est sauvé (On prétend qu'un ecclésiastique influent serait intervenu). Durant 40 ans, la forteresse est pillée de ses plus belles pierres.
* En 1857, la forteresse est achetée par la famille Reinach.
* En 1923, le site est classé aux Monuments Historiques.
* En 1970, les propriétaires installent dans le château de curieux résidents : Des singes.
* En 1980, l'élevage des singes n'ayant pas été une réussite, la ruine est en vente.
* En 1984, une association Franco-Suisse achète la ruine et s'occupe de la conservation et la mise en valeur du site.
* Au 21ème siècle, la découverte de la forteresse est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est très faible.

 

Les années ont eu peu de prises sur cette puissante tour bastionnée pour artillerie.

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 06:30

 

Département :    63  - Puy de Dôme

 Voyez vous le château au loin ?

Le bourg :
     Situation :    (--> le voir sur une carte)
   Le bourg de Billom est situé à 25km au Sud-Ouest de Thiers, à 22km au Nord-Nord-Est d'Issoire et à 20km à l'Est de Clermont Ferrand.

   Coordonnées du château :

45° 43' 26.969" N 3° 19' 9.588 E
 45.724158°  3.31933°

 

Le château :
        L'extérieur :

Préambule

 Pourquoi ai je précisé dans le titre de cet article :

La ruine oubliée !

  C'est très simple. Dans le bourg aucun panneau indique le sentier pour la visiter, dans les livres aucune information sur cette ancienne forteresse, dans la mairie pas de documentation ni d''information.
   Je vais vous montrer un lieu "qui n'existe pas ".

 
La surprise
     Proche de la route D212, un mamelon isolé (nommé Le grand Turluron) attire mon attention. Avec mes yeux d'aigle je vois distinctement un bâtiment fortifié. Je vous sens dubitatif

Regardez avec attention, il est là !

   Il est vrai que la végétation du 21ème siècle cache en partie cette beauté. Il n'en était rien il y a 1 siècle. En voyant cette butte, je pressens une marche agréable vers une ruine incroyable.

La découverteQuel damier noir et blanc !
     La 1ère vision de ce château est surprenante. C'est évidemment une ruine (ma passion) mais ses couleurs sont bien différentes des classiques fortifications de pierres. Les angles merveilleusement appareillés sont réalisés avec un matériau blanc (Archose ?).

   En opposition, les courtines ont une couleur très sombre (pierre volcanique) avec une surface très irrégulière.

Cette dualité est surprenante !

 

Bicolore
   En prenant un peu de recul, je m'aperçois que tous les angles sont blancs avec des courtines en pierres de lave.
   La façade si sombre est éclairée par des fenêtres "récentes" entourées de blanc.

Mais où sont les défenses ?
   Il est surprenant qu'un château fort ne possède ni tour flanque, ni archère, ni bouche à feu (voir vocabulaire).

Ne serait ce donc pas une ruine de château fortifié ?

       Et c'est à ce moment de doute qu'un indice s'offre à moi.

Le voyez vous ?

   En haut se cache timidement les restes d'une échauguette. Mais ce n'est pas tout, le mur possède des trous de boulin alignés. Cela ressemble à un positionnement pour des hourds en bois (?).

Encore des surprises
    Proche de cet angle, 3 curieux détails m'intriguent :

* Un trou (de boulin ?) décalé par rapport à l'alignement des autres. De plus il est réalisé avec des pierres blanches.
* Un arc de décharge au dessus de la fenêtre. Y avait il autant d'étages et de masse au dessus pour avoir besoin de répartir le poids ?
* Une inscription datée de 1506. C'est assez rare sur l'extérieur du piédroit d'une fenêtre.

 

Point de princesse m'attendant dans ces fenêtres

       L'intérieur :

La végétation a le pouvoir

   Évidemment, dans une ruine oubliée la nature a repris ses droits. Racines, arbres, orties, ronces sont des défenseurs difficile à combattre aux 21ème siècle.
   Mais en écartant délicatement les branches, des "merveilles" se dévoilent.

 

Une ruine très modifiée

    Ce qui est impressionnant, ce sont les nombreuses fenêtres. Des consolidations (ou des améliorations ?) ont parfois changé leur esthétique, mais il existe encore d'ancienne construction dans l'épaisseur des murs comme cette fenêtre à coussiège.
   Après avoir regardé en bas, il faut aussi lever la tête et là.... Je vois

Hooo... un départ de voûte.

 

Toujours en recherche

     Mais curieusement, comme au début de ma visite, je suis toujours à la recherche de système de défense. Je n'en vois aucun.
   Je vous laisse et je prends ma pelle pour retourner toutes les pierres couchées sur le sol.

Vais je découvrir le secret de cette ruine oubliée ?



Histoire du château :
Rien... Je n'ai rien dans mes multiples livres et revues !
  Pourquoi l'histoire a t elle oublié cette ruine ?

* Au 21ème siècle, la ruine est sur une propriété privée, sa découverte est sujette à une demande au propriétaire. Le risque de recevoir une pierre existe.

 

Mirage ou vraie ruine... Qu'en pensez vous ?

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 06:30
 

Pays :

 ITALIE  
 

Région :

 POUILLES  
 
Province :
 BARI  



Cette sculpture n'est pas d'origine, mais elle est belle !Le bourg :

  Situation :     (le voir sur une carte)

      Barletta est un bourg situé à 50km au Nord-Ouest de Bari et à 60km à l'Est de Foggia, en bordure de mer Adriatique.

  Coordonnées du château :

41° 19' 13" N 16° 17' 17" E
 41.320466  16.288315

 

Le château :

    L'extérieur

La découverte<

       Je déambule tranquillement dans les ruelles de Berletta en regardant un plan de la ville pour trouver le château, quand soudain.... l'étrave d'un paquebot en pierre  me surprend dans ma rêverie.

    Je recule d'un bond et j'observe ce fantôme ayant eu l'intention de m'écraser. Point de magie dans tout cela, je viens de rencontrer le château "médiéval" de Barletta. Mais l'est il... médiéval ?

 

La recherche d'indice

   Cette construction ressemble beaucoup à une forteresse du 17ème siècle avec ses bastions anguleux et ses impressionnantes canonnières même dans les courtines. Le sommets des murs comporte les vestiges de créneaux, mais ce type de défense a perduré longtemps. L'ensemble est précédé par un large fossé qui n'est pas un fiable indice médiéval.

    Même en observant l'autre façade, je ne vois que bastion triangulaire, puissantes canonnières et mur sans vestige d'archère (voir vocabulaire).

Le plan d'ensemble confirme ma vision.

 

   Extérieurement, cette construction n'est plus médiévale. A partir d'un château fort du 13ème siècle les architectes du "futur" en ont fait une puissante forteresse pour surveiller et défendre la côte Adriatique.

    En franchissant le pont, il serait possible de visiter ses entrailles. Mais sa visite est payante et n'est point possible en ce jour .

 

 

Histoire du château :

* Vers 1202,  Frédéric II fait construire un bâtiment fortifié. Deux fenêtres comportent un motif sculpté représentant l'aigle impérial tenant dans ses serres un lièvre.
* A partir de 1269, Charles Ier fait agrandir le château, améliore les défenses par des tours d'angles circulaires et aménage une chapelle.
* En 1291, les travaux sont achevés.
* En 1458 et durant 23 ans, les Aragonais améliorent les défenses. Charles V demande à l'architecte Evangelista Menga de renforcer les angles par des bastions d'artillerie triangulaires.
* Entre 1552 et 1559, les tours d'angle et la porte d'entrée sont renforcées.
* Quelques siècles plus tard, la forteresse devient une prison.
* En 1970 des travaux de restaurations sont entrepris.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre. La visite de l'intérieur et du musée est payante.

 

 
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 06:30

Livre pour enfants

 

Cliquez sur l'image pour accéder aux sites de libraires du web que je vous ai sélectionnés !

 

Résumé :

 
    « Découvre la vie trépidante des chevaliers au Moyen Age, leurs règles, leurs blasons, leurs armures... Accompagne-les pendant la cérémonie d'adoubement, les tournois, les croisades, et pars à la rencontre des chevaliers du monde entier (samouraïs, cavaliers Mongols...).. »
 
 
Mon avis :
 
Initiation simple (mais coûteuse)

 

     Nathan est un éditeur réalisant des livres pédagogiques souvent très "lissés" (c'est ma vision) . Sa collection "Miroir de la connaissance" possède des ouvrages variés et homogènes. Je me suis donc précipité sur son livre traitant de mon sujet favori (et .... de moi même  ).
 
      "Les chevaliers" est un livre interactif avec de multiples animations réalisées par :
  • * Des transparents (montrant un chevalier dans différents décors),
  • * Des dépliants (pour découvrir l'intérieur d'un château),
  • * Des languettes et tirettes (pour faire vivre les batailles ou les travaux des personnages).

    Comprendre le rôle et les devoirs des chevaliers, les combats et les loisirs est le but atteint par ce livre. Evidemment les tirettes et calques augmentent fortement le prix de ce livre (15€ en 2009).
 
  Son prix me semble un peu dissuasif pour une initiation de jeunes enfants, mais il n'a pas d'autre défaut.
 
  
  Vers menu bibliothèque pour enfants
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 06:30

 

Département :    59  - NORD

 

Le bourg :
    Situation :    (--> le voir sur une carte)
       La petite ville de Bouchain est située à 14km au Nord de Cambrai et à 7km au Sud-Ouest de Denain.

  Coordonnées du donjon :

50° 17' 3" N 3° 19' 7" E
 50.284277  3.318603


Le donjon:
    L'extérieur :
Pourquoi ce site ?
    La région Nord-Pas de Calais a été durement frappée par les 2 guerres mondiales et peu de constructions anciennes ont pu arriver jusqu'à nous. Ce site médiéval est "entier" (ou presque) et mérite d'être connu et d'avoir quelques subventions pour lui redonner son éclat d'antan.


La découverte
    En arrivant dans ce petit bourg, je découvre cette longue esplanade fortifiée. Rapidement, je sors de ma besace une brochure m'informant que ce mur de briques rouges est du 16ème siècle (trop jeune pour moi).
     Quelques mètres plus loin, proche de l'église, un puissant bâtiment en pierre se montre enfin.
 
1ère analyse
    Je suis stupéfait par la puissance émanant de cette tour. C'est la 1ère fois que je vois une masse fortifiée aussi compacte et sans bâtiment adjacent.
   Je tente d'en faire le tour. Une poudrière en briques rouges s'appuie sur cette paroi en pierre. Elle a certainement été ajoutée au 17ème siècle.
   Je suis étonné par l'absence d'archères et surtout par le nombre d'ouvertures ressemblant à des portes. Elles ne peuvent pas être médiévales.
    Je soupçonne que ce donjon fut borgne très longtemps puis Charles Quint et Vauban ont ouvert des axes de circulation.

Les surprises s'enchaînent
     Autant les angles de cette façade sont arrondis, autant ceux de l'autre coté sont anguleux, et surtout renforcés par des "tours d'angle" ?... A moins que cela soit des renforts comme au 11ème siècle.

Que de contrastes dans ce donjon qui de loin paraissait simple.

     Les curiosités architecturales ne manquent pas sur cette tour. Par exemple les pierres ont une taille et une nature différentes. Je resterais des heures à admirer l'extérieur de cette beauté, mais la pluie me force à entrer.

Cette porte en bois va t elle s'ouvrir magiquement pour moi ?

 
        L'intérieur :

La pénombre magnifique

    L'entrée étant payante, je ne vais pas tout vous montrer mais cette forteresse-musée se visitant sur 2 étages, je vous promets des moments incroyables.
    Évidemment, un bâtiment sans fenêtre ne peut qu'être sombre et il faut un éclairage moderne. Il est parfait pour savourer ce musée régional.
     Voûtes, salles, recoins s'enchaînent.

 

Les graffitis

    Le plus fascinant sont les graffitis des prisonniers gravés dans les épais murs de pierres. Certains sont classiques et retracent la vie ou montrent les images de leur quotidien avant l'emprisonnement, d'autres, plus surprenant, rappellent les gravures des premiers hommes (pourtant ce donjon n'est pas préhistoriques).
    Certaines gravures faites par des personnages différents montrent des signes religieux et aussi.... d'évasion (?). Mais beaucoup de graffitis sont énigmatiques.

Par exemple ici : Que voyez vous ?
Est ce un jeu, une sorte de pentacle ou un compteur de jours d'emprisonnement ?

   C'est avec des yeux éblouis et des images plein la tête que je retrouve la pluie rafraîchissante des Ch'ti .


Histoire du château :

* En 1164, Baudouin IV Comte de Hainaut fait construire un puissant donjon servant d' habitation et de tour de guet.
* Au 16ème siècle, Charles Quint modifie l'architecture du château :

- Prison au sous-sol.
- Agrandissement de la base.
- Création d'une plate-forme à canon.

* A la fin du 16ème siècle (?), l'architecture de la tour est encore modifiée par la création sur 3 niveaux de casemates.
* Au 17ème siècle, les troupes de Louis XIV (voir liste des rois) s'emparent du bourg. Vauban est chargé de l'amélioration des fortifications de la ville, il ne modifie pas le donjon.
* En 1939, l'armée consolide le toit du donjon par une chape de béton pour résister aux bombes.
* En ce début de guerre mondiale, Hitler est venu voir la tour d'Ostrevant.
* En 1981, la tour est classée aux Monuments Historiques.
* Au 20ème siècle, une association de sauvegarde est créée pour redonner vie à cette forteresse.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante, guidée par des passionnés aux yeux qui brillent durant leurs explications.

 

 Nota : Je voudrais remercier les membres de l'association pour leur accueil ainsi que leur envie de faire connaître et comprendre cette massive tour. Je n'oublierais jamais leur patience à répondre à toutes mes interrogations.

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 06:30

T'as pas cent écus ? Et si je me rénommais Arsène !




 
 
 
 
Signification au 21ème siècle :

  "La cour des miracles" signifie qu'un lieu offre tout ce que l'on désire, ou tout ce qui peut exister. Les jeunes diraient : "Il y a tout et n'importe quoi !".

   Parfois ce terme est employé pour définir un "bric à brac", un amoncellement d'objets, de vêtements sans notion de qualité et de rangement.
 
 
Naissance de l'expression :

   Au 13ème siècle (?).
 
 
Origine de l'expression :

  Le lieu nommé "La Cour des Miracles" était situé dans l'actuel quartier des Halles à Paris. Plutôt qu'une cour, c'était un cul de sac où vivaient les plus démunis, mais aussi les malades et les estropiés.
 Curieusement, lorsque la nuit venait, un miracle se produisait :
     * Le cul de jatte récupérait ses jambes,
     * L'aveugle retrouvait  la vue,
     * Le manchot avait le bras qui repoussait !

 
 M I R A C L E  !

 

  Evidemment, point de véritable miracle, c'était le refuge des voleurs, bonimenteurs et autres faux-mendiants à la solde de chefs brigands.
  C'était un monde parallèle à celui de la cour du Roi, avec ses règles et sa hiérarchie.
 
  Avec le temps, ce n'est pas le mensonge ou le vol qui a été retenu dans cette expression, mais la disparité. 

 

  Pour plus d'informations voir cet article.

 

 

 

 

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