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Ombre et lumière

29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 06:30

 

Département :  68 - HAUT RHIN

 

Le bourg :

   Situation :    (--> le voir sur une carte)

       Le bourg de Kiffis est un très petit bourg proche de la frontière Suisse, à 5 km au Sud-Est de Ferrette. Le château est à 1 km Nord-Ouest du bourg.

    Coordonnées du château :

47° 26' 50.892" N 7° 20' 37.226" E
 47.44747°  7.343674°

 

Le château :

    L'extérieur :

Préambule

    En créant ce blog, je vous avais expliqué que vous verriez des châteaux peu connus, des ruines rarement décrites, des pierres oubliées des livres d'histoire.   Et bien, après les ruines du château de Waldeck, voici l'ancien château de Blochmont.

 

Où est il ?

     La forêt est dense, les chemins rares et la recherche de la ruine délicate. Mais un "castellologue marcheur" ne peut abandonner en prétextant que la pénombre due à la végétation est trop... noire. Je participe à un vrai "parcours du combattant".

Soudain, contre toute attente, je distingue......... un fossé.

 

Quel magnifique découverte !  

    Non, je ne me moque pas de vous, c'est bien un fossé qui entoure une butte. Voila l'indice que j'attendais. Je suis impatient de faire le tour du fossé pour trouver un sentier montant vers mon "château".

    Comme souvent dans les ruines oubliées, aucun sentier bien balisé s'offre à moi. Je dois gravir une pente au sol "mouvant". La terre se dérobe sous mes pieds, les branches me griffent les jambes, mais le "graal" est au bout des épreuves.

 

     L'intérieur :

Reste-t-il des détails architecturaux ?

   Au sommet de la butte, les arbres m'empêchent d'admirer le paysage. Mais j'ai ma récompense. Un mur.

Ne me dites pas UN SEUL mur !

Certaines ruines sont tellement ....heu.... ruinées.... qu'il n'y a que des pierres au sol et aucune élévation. Là, il y a un vrai mur.

   Haletant (suite au dénivelé  ), je regarde un mur épais avec des pierres pauvrement appareillées. En creusant un peu dans le sol herbeux, d'autres pierres assemblées apparaissent. Elles sont grossières et ne portent aucune marque de tâcheron et aucun détail d'ornement.
   Cette fouille du sol me semble inutile, je ne suis pas un archéologue, et mon équipement de recherche est rudimentaire.

       Une question vous vient à l'esprit cher lecteur attentif et intelligent (oui, je vous flatte pour garder votre attention ).

Quelle forme avait ce château ?

 

Comment était le château

     Une gravure  nous le montre. Elle provient d'un fragment de la chronique familiale des nobles d'Eptingen; C'est un manuscrit du 16ème siècle conservé à la bibliothèque municipale de Colmar.

  Je vous sens moins attentif..... Je vais donc repartir à la recherche d'une autre ruine, moins ruinée.

A tout de suite.

 

 

Histoire du château :

* En 1271, le château de Blochmont est cité dans un texte. Il appartient aux seigneurs d'Eptingen, vassaux des Comtes de Ferrette (voir leur château) et des évêques de Bâle
* En 1356, le terrible tremblement de terre qui détruit Bâle, démolit aussi le château.
* En 1357, le château est rebâti.
* En 1449, les seigneurs d'Eptingen soutiennent les Habsbourg contre Bâle. Les Bâlois attaquent le château. Après 4 jours de siège, le château est pris, puis démoli.
* Le château ne fut jamais reconstruit, les hommes et l'histoire ont oublié cette ruine.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est important. Ruine réservée aux passionnés, ou aux marcheurs.

 

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 06:30

 

Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CATALOGNE
   
 Voici une petite musique Ibérique pour découvrir ce petit château.

 

Le bourg :

    L'extérieur : (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg de Vila Rodona est situé à 35km au Nord-Nord-Est de Tarragone et à 10km à l'Est de Valls.

 

Le château :

    L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

     Il faut être un "fou" comme moi pour faire un détour vers ce bourg et tenter de visiter une ruine non signalée sur les panneaux indicateurs, ni sur les cartes routières. Ceci est mon cadeau pour vous !

 

Une force magique 

      Tranquillement assis sur mon destrier j'errais en direction de Barberà de la Conca quand Rhâ, qui aime jouer avec les vielles pierres, se mit à faire briller une ruine.

Je ne puis résister à son appel !

 

La découverte

    A ses pieds, je découvre près d'un bâtiment rectangulaire une imposante tour ronde.

Est ce une tour d'artillerie ou une barbacane (voir vocabulaire) ?

     Lentement (car il fait chaud) je monte vers la ruine ... Surprise : Un donjon rond borgne.

   Il ne semble pas habitable et il est certainement antérieur à la grosse tour. Il n'est pas central et devait servir de défense du coté le plus "facilement" attaquable. D'ailleurs, j'ai l'impression qu'un fossé existait.

Une ruine qui paraissait banale m'offre des détails et fait travailler mon imaginaire.

C'est fascinant ! 

 

Mon questionnement

      Assis confortablement sur la butte, je ne sais pas s'il faut que je comprenne l'architecture de cette tour d'angle en ruine, ou s'il est plus important d'admirer le paysage en mangeant une pêche.

Que me conseillez vous ?

 

   L'intérieur :
      Fermée est la ruine, interdite est la visite, découverte d'un autre lieu est mon but.

 

 

  Histoire du château :

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. l'intérieur est interdit à la visite. Le risque de recevoir une pierre existe.

 

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 07:00

 

Département :  68 - HAUT RHIN

 

Le bourg : En haut de sa colline, la forteresse surveille la plaine de Wintzenheim,.

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Wintzenheim est un petit village à quelques kilomètres à l'Ouest de Colmar.

   Coordonnées du château :

48° 3' 36.533"N 7° 16' 11.377" E
 48.060148°  7.269827°

 

   Au Sud-Ouest du village, au sommet d'une colline de 620 mètres se dresse la forteresse médiévale du Hohlandsbourg. Une route goudronnée serpente jusqu'au pied du château.
  Curiosité : Ce château est peut être le seul d'Alsace à ne pas avoir donné son nom à une famille.

 

Le château :

    Depuis le parking situé au Sud, le château parait "triste" presque non-médiéval. Il semble en bon état (contrairement aux ruines que je vous présente souvent), mais je ne vois aucune tour flanque, aucun donjon, aucun fossé, aucun pont levis. Rien qui fasse vibrer mon âme de médiéviste.
    En bon exploreur, je décide de faire le tour (tel un assaillant cherchant la faille) pour mieux m'imprégner de sa forme et de ses caractéristiques architecturales. 

 

  L'extérieur : 

hoooooooo, c'est haut !

    Du coté Sud-Est apparaît une échauguette au bout de cette façade rectiligne sans créneau. Quelques archères droites sont visibles sur ses hautes courtines. Quelques mètres plus loin, une archère est curieusement doublée par un "canal" dont la fonction m'échappe. Un guide me précise que c'est une fente pour arme à feu, protection latérale très intelligente pour ce château dépourvu de tour flanque.
 
    Au Nord, un bastion du 16ème siècle comportant des bouches à feu (voir vocabulaire) protège le château du coté d'une attaque par artillerie, mais surtout, il protège la vallée d'accès à Munster. Sa forme triangulaire est caractéristique.
 
    Il est très facile de faire le plan du château. C'est un parallélépipède rectangle de 100m par 70m, avec une avancé bastionnée.
 
   A l'Est, proche du parking, la porte d'entrée avec son guichet (oui, c'est payant), ses bouches à feu, son échauguette, sa poterne et les restes d'un pont-levis .

Venez avec moi, je vous offre l'entrée gratuite.

 

  L'intérieur :

    L'aménagement interne du Hohlandsbourg ressemble plus à une garnison qu'à un château. C'est une vaste cour avec des bâtiments adossés aux courtines. Logis et dépendances ont été entièrement reconstruits au 20ème siècle. A l'intérieur, planchers et boiseries ont été refaits, pour accueillir une exposition, une brasserie etc....

   Du château initial bâti sur la montagne appelée "Landsberg" ne subsiste presque rien. L'Oberschloss, le château supérieur, dominait la grande cour. A ses pieds je devine l'ancienne citerne, et un puits plus récent dans une petite tour. Au moyen âge, peut être que le château ressemblait à cela.

    Le chemin de ronde a été partiellement aménagé et offre une vue unique sur la plaine de Colmar. Cette forteresse est le poste d'observation idéal. C'est d'ailleurs cette caractéristique qui lui a permis de traverser les siècles et non d'être abandonné comme beaucoup de "ses contemporains".

 

 

Histoire du château :

* A l'âge de bronze, une population vit sur cette colline.
* Au 12ème siècle, une fortification existe (certainement) sur ce site. La date de construction est inconnue des archives.
* En 1279, le fief est donné par le Roi Rodolphe Ier à Siegfreid de Gundolsheim, prévôt de Colmar. Le château est cité.
* En 1281 (le 6 décembre), le Grand Bailli Impérial Otto von Ochenstein, appuyé par les bourgeois de Colmar, s'oppose au prévôt et attaque le château. La forteresse est pillée.
* Vers 1289, les bâtiments sont reconstruits et se transforment en centre administratif.
* En 1303, le château devient la résidence du Bailli.
* En 1363, château et seigneurie sont donnés à la grande famille de Ribeaupierre, par les Habsbourg.
* En 1399, Herzlaude, fille unique de Ukrich de Ribeaupierre, apporte le château en dot à Jean de Lupfen, famille noble de la Forêt Noire. D'autres sites sont aussi dans cette dot : Hohnack, Berheim. Durant 3 générations, le château est consolidé et renforcé.
* En 1563, Johachim, le petit fils de Jean de Lupfen, unique héritier meurt. Château et seigneurie sont vendus au colonel Lazare de Schwendi, chef des armées impériales en Hongrie. Durant 20 ans ce personnage acquiert un pouvoir important en "Haute Alsace". Le château est dans une Baronnie.
* En 1583,  le Baron meurt et le château appartient à son fils. 
* Vers 1570, le Baron renforce le site et fait construire un bastion avancé au Nord, avec des défenses pour artillerie.
* En 1618, ce nouveau propriétaire décède. Sa fille hérite du château. Hélas, c'est le début de la terrible "guerre de 30 ans".
* En 1633, les Colmariens attaquent le château et le prennent sans difficulté. Ils récupèrent les canons.
* Vers 1635, comme dans beaucoup de lieus fortifiés d'Alsace, une garnison Française occupe le château.
* En 1637, les Suédois arrivent en force. La petite garnison Française préfère fuir devant cet important ennemi. Mais avant, ils détruisent les fortifications et brûlent les bâtiments. Seules les courtines sont encore présentes.
* En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie mettant fin à la guerre de "30 ans". La seigneurie appartient au roi de France Louis XIV (voir liste des rois).
* En 1680, le Roi donne la seigneurie au baron Joseph de Montclar, gouverneur militaire d'Alsace.
* Vers 1714, Le Roi rachète la seigneurie aux descendants de Joseph et la donne à la ville de Colmar. Ceci est un échange, puisque le Roi accorda aux Jésuites l'ancien prieuré de Saint Pierre. Le site n'étant plus stratégique, la ville n'entretient pas cette ruine.
* En 1840, la ruine est classée aux Monuments Historiques.
* En 1863, la Société de conservation des Monuments Historiques fait réaliser quelques travaux de consolidation du château.
* En 1914, durant la "Grande guerre", le château devient un poste d'observation Allemand.
* Vers 1985, le château est acheté par le département du Haut Rhin. Et sous l'impulsion du conseil général d'importants travaux d'aménagement sont réalisés
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis le parking est possible, la visite de l'intérieur est payante. Le risque de recevoir une pierre est très faible.

 

Courtines hautes, tourelles, échauguette et archères droites, voici un poste d'observation médiévale.

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 06:30

Blason du canton du Valais

Pays :

 SUISSE

Canton :

 VALAIS

 

Le château :

 

Je ne vous mens pas, cette église était bien un château médiéval.  Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Le village de Raron se situe en zone linguistique Alémanique. Sur ma carte achetée en France, il se nomme Rarogne.
 Raron est à 20km à l'Est de Sierre et à 6km à l'Ouest de Visp (Viège en Français).  Le village est sur la rive droite du fleuve Rotten (c'est le nom que prend le Rhône en amont de Sierre).

 

  Description du château :

    Sur un petit promontoire, à 120 mètres au dessus du village de Rarogne, une église trône fièrement et surveille les villageois. Je vous sens dubitatif sur ma démarche. Non, non, point fou je suis devenu. Je ne change pas le but premier de mon blog.
   Même si les apparences sont "contre moi", je vais réellement vous faire découvrir un ancien château médiéval.

  Durant de nombreux mois, je vous ai montré des châteaux :
      - Devenus ruines très "cassées" et dangereuses,
      - Changés en ruines visitables et romantiques
      - Ayant évolué en résidence de confort à la renaissance,
      - Ayant eu une deuxième vie en centre de vacances pour enfants, en musée ou en hôtel de ville...
 
Mais c'est la première fois (et peut être la seule ?) que je vais vous montrer une transformation en église.

    L'extérieur :

  La montée vers la plateforme s'effectue à pieds par un chemin carrossable entre des maisons très colorées.
  Arrivée au sommet, c'est bien une église au milieu d'un petit cimetière que je découvre. En regardant les murs, la porte d'entrée et la forme du bâtiment, il y a un signe imperceptible de féodalité. 
  Je vous sens dubitatif... Voici 2 preuves qui vont vous convaincre :
    1 - Depuis le porche d'entrée, la vue est extraordinaire. Il est aisé de surveiller la vallée du Rhône, axe de passage important pour le commerce.
    2 - Le plan du site montre (voir repère B et couleur bleue) une construction de base carrée de 20 mètres de coté avec des murs de 2 mètres d'épaisseur. 3 cotés sont conservés, le 4ème a été démoli pour ajouter la nef de l'église sur la face Sud-Est. Les ouvertures des fenêtres de l'église sont du 16ème siècle. Peut être percées à l'emplacement des archères ?
Cette construction a été considérée comme la plus grande tour du 13ème siècle.

Est ce que l'intérieur a gardé des signes du château ?

 

    L'intérieur :

  L'intérieur est surprenant. Ce n'est évidemment pas un décor de château médiéval, mais ce n'est pas non plus une classique église "froide" aux murs de pierres colorées à la chaud.   Il y a d'abord des piliers sculptés harmonieusement. Ces décors s'apparentent aux motifs gothiques tardifs, période préparant la renaissance. Avez vous remarquer les voûtes qui retombent avec élégance ?
  Et la surprise est la délicatesse des croisées d'ogives.     Magnifiques spectacles auxquels mes ruines ne m'ont pas habitué !
 
  Il est temps maintenant de visiter la 2ème tour médiévale de ce site nommée : Tour de Vidômne.

 
Histoire du château :

  • * Au 11ème siècle, une tour carrée est construite au sommet d'une petite butte.
  • * Au 12ème siècle, une enceinte fortifiée entoure le site.
  • * Au début du 13ème siècle, une tour en pierre est construite par la puissante famille Raron. Elle obtient le titre de Major et a la charge de collecter les impôts". Cette tour est décrite comme la plus grande du Valais au 13ème siècle.
  • * A la fin du 13ème siècle (?), la famille Raron devient plus puissants. L'évêque leur accorde le titre de Vidômne. Ils ont la charge de "collecte d'impôts" et de "basse justice".
  • * Au 14ème siècle, l'habitat semble agrandi. La charge de Major est donnée à la famille Asperin.
  • * En 1414, le Roi de Bourgogne Sigismond donne de nouveaux droits aux sires de Rarogne. Cet acte déclenche une révolte de la part de la bourgeoisie.
  • * En 1417, le château est attaqué par les Valaisiens puis pillé. Un texte le cite en état de ruine.
  • * En 1494, la crue du torrent nommé Bietsh enseveli partiellement le village et surtout l'église du village.  
  • * En 1508, le village n'ayant plus de lieu de culte, Schinner, évêque de Sion, fait construire une église sur les ruines de l'ancien château médiéval. Les travaux sont donnés à l'architecture Ulrich Ruffiner.
  • * En 1516, l'architecte propose de construire 2 piliers pour soutenir la voûte trop large.
  • * En 1927, le grand poète Rainer Maria Rilke (qui a vécu ses dernières années dans l'ancienne tour de Musot à Veyras) est enterré dans le petit cimetière.
  • * En 1970, des travaux de restauration de l'église commencent et durent 2 ans. Des fouilles sont effectuées en parallèle qui affinent la connaissance du site.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de cet ancien château devenu église est libre et gratuite.  Evitez les heures des offices.

 

Quelle délicatesse dans les dessins du plafond !

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 06:30

 

Pays :

 ALLEMAGNE

Région :

 PALATINAT

 

Le bourg

        Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Le site est à 4km au Sud-Est de Dahn et à 5km à l'Ouest de Vorderweidenthal.

  Hoo, je sens que ces villages ne vous "parlent" pas, je vais être plus généraliste. Il est à 15km au Nord-Ouest de Wissembourg (en France).
  Le château de Drachenfels est posé sur une colline à 2km au Sud de Busenberg.

    Coordonnées du château :

49° 7′ 18.1″ N 7° 49′ 41.32″ E
 49.121694°  7.828144°

 


        Origine du nom : (petite initiation)

     Drachenfels signifierait : Château du "Dragon" ou Château du "Cerf-Volant".  Je pressens déjà qu'il va falloir monter et même grimper.
    A moins que son féodal propriétaire fut un terrible tyran, un véritable "Dragon" pour ses contemporains. 

 

Le château :

    L'extérieur :

L'arrivée

    Mon destrier a repéré le petit parking proche de Busenberg et c'est à pieds que je vais découvrir ce site presque invisible dans les denses forêts du Palatinat.

  Après 15 minutes de marche, je découvre l'impressionnant rempart.

 

La surprise

    Ce haut mur à bossage me change des vestiges que je rencontre habituellement. En haut, une bretèche (voir vocabulaire) prouve que cette forteresse a vu son architecture évoluée sur plusieurs siècles.

Mais que vois je encore plus haut ?
 
Première constatation
   Il me semble que c'est un rocher habité.   Vite, il faut découvrir cette curiosité. (j'avoue que je triche un peu, car un panneau au pied du château comporte plusieurs photos de son intérieur).
Mais où est donc la porte ?
    Là me dit mon instinct, toujours aussi perspicace. Avant de franchir la puissante porte et de pénétrer dans le long couloir "piège", je consulte le plan de masse réalisé suivant l'inventaire de Piramsens.

 

Le plan

1 - Citerne,
2 - Tour d'entrée,
3 - Lapidaire avec cave,
4 - Tour,
5 - Fossé,
6 - Rotonde,
7 - Escalier Ouest taillé dans le roc,
8 - Escalier Est taillé dans le roc,
9 - Salle des gardes, troglodytique,
10- Salle troglodytique,
11- Escalier (supérieur) taillé dans le roc.

 

    L'intérieur :

Que de surprises !

   En franchissant la première porte, je découvre un espace comportant peut être des bâtiments de stockage ou des habitations non luxueuses. Le roc est taillé pour recevoir des poutres supportant un plafond,  et délimitant les étages. Aujourd'hui, l'ensemble est envahi par la végétation et il m'est impossblie de faire le plan de cette basse-cour.Mon paradis est en haut de cet escalier d'enfer
  Un peu plus loin, je traverse une nouvelle porte certainement fortifiée menant à un escalier.

Cet enchevêtrement de salles et de niveaux est impressionnant. J'ai l'impression que ce château a été modifié et réaménagé en fonction des besoins des multiples propriétaires et des familles qui s'agrandissaient : Un véritable "légo".

 

Encore plus haut !

  C'est à ce moment que mes pensées me font lever les yeux et là...... Je découvre qu'il existe sur le rocher des aménagements.

Mais comment vais je monter sur cette plate-forme ?

  Évidemment, par un escalier creusé dans la roche. A l'origine il devait former un couloir, mais le temps (et l'incendie de 1532) ont eu raison de la solidité de la roche.

 

Je suis émerveillé

    Quelle incroyable sensation que de fouler les traces de seigneur ayant décidé ce travail "titanesque" !

   Avec le soleil, les couleurs de la roche et de la verdure donnent une féerie lumineuse incomparable, sensation augmentée par l'odeur de la pierre chauffée.

Avez vous déjà ressenti ce plaisir ?

 

Je suis dans un autre univers

     La plate-forme est un peu aseptisé par le manque de bâtiment et de trace de construction.

Mais quelle vue !

   C'est un des grands plaisirs de la recherche castrale. Jamais je suis déçu par le paysage offert. En face de moi, un rocher a été aménagé en donjon ou en tour de guet accessible par une salle troglodytique et un escalier... oups... peu large.

   De là haut, la plate-forme parait petite. Ces ruines et ce paysage m'inspirent milles histoires de chevaliers et de belles princesses qui emportent mes rêves et m'obligent à vous quitter.

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, le lieu serait habité, mais aucun texte le confirme.
* Au 10ème siècle, certains historiens pensent qu'un tel site devait être utilisé pour la surveillance. Mais aucun texte certifie cette hypothèse.
* Au 12ème siècle, il est possible qu'une fortification en pierre soit construite pour surveiller la frontière avec l'abbaye voisine de Klingermuster.
* Au milieu du 13ème siècle, un certain Von Drachenfels est cité dans un texte sans que l'on puisse le rattacher au château. Son sceau représente un Dragon.
* En 1335, les troupes Strasbourgeoises attaquent le château devenu le repère de seigneur-brigands dévalisant la région.
* Vers 1344, la famille Drachenfels vend les ruines et la seigneurie.
* A la fin du 14ème siècle, la famille Eckbrech de Dürkheim reconstruit le château.
* Au début du 15ème siècle, différentes familles se partagent le château, (il semble que 25 propriétaires revendiquent le lieu). L'architecture complexe du château est à l'origine de ce morcellement.
* En 1463, la noblesse du Haut-Rhin fonde la "Compagnie de Saint-Esprit" dont la mission principale est de défendre la position de la chevalerie face à la politique du Reich. Le château de  Drachenfels est leur lieu de réunions.
* En 1532, le pouvoir n'apprécie pas ces réunions et décide l'attaque du château. Les bâtiments sont pillés puis brûlés, avec interdiction de reconstruction.
* Vers 1765, les pierres de la ruine servent à la construction d'une église et d'une maison bourgeoise dans le proche village de Busenberg.
* Au 20ème siècle, des travaux de consolidation sont réalisés pour garder la mémoire du site.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible. C'est surtout les apics qui impressionnent.

 

 

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 06:30
Chevalier !... Acceptez vous ma prose sur votre blog ?

    Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un couple ayant comme pseudo : " Les Palefreniers". Comme moi, ils sont fous de châteaux forts et de ruines toutes cassées. Ils m'ont demandé l'autorisation d'écrire sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté.  J'adore échanger sur les ruines médiévales. Je suis fier de les avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, des ressentis plus intimistes..

Faites leur un formidable accueil. 

J'ai agrémenté leur prose de quelques photos en sépia ou en imitation tableau pour donner une ambiance plus "nostalgique".

Oui.. et fier de vous avoir sur mon modeste blog !

 

 

Département :  42 - LOIRE

 

Le bourg : 

     Situation :   (--> le voir sur une carte)

  Le petit bourg de Salt en Donzy est situé à 45km à l'Ouest de Lyon, à 35km au Sud-Sud-Est de Roanne et à 25km au Nord-Est de Montbrison.

        Le château de Donzy est situé à environ 5 kilomètres à l’Est de Feurs (département 42), entre Salt en Donzy et Salvizinet. 

  Deux routes indiquent le château depuis la D10 :
          * La première, la plus à l’Ouest, investit le site par "le bas",
          * Tandis que la seconde vous amène au bâtiment principal.
   Comme nous aimons les surprises, nous vous conseillons plutôt la seconde, car votre émerveillement ira crescendo, d’autant que la route du bas se termine chez un particulier, lequel n’est pas forcément émerveillé de voir des amoureux des vieux cailloux rôder autour de chez lui. 

        Coordonnées du site :

45° 44′ 52″ N 4° 16′ 53″ E
 45.747834°  4.281646°


Le château :

     Après avoir traversé Salt en Donzy et effectué quelques demi-tours en règle (avec le manque d’expérience, ils sont fréquents), nous trouvons enfin la bonne route, celle qui mène au château. Un sens interdit nous barre l’accès à quelques dizaines de mètres de l’édifice (pour éloigner les curieux, ou pour la tranquillité des rares riverains ?), mais il en faut plus pour nous décourager, nous faisons fi de l’avertissement et nous garons au pied des ruines.

 

    L'extérieur

  Magnifique spectacle, malgré le mauvais temps.

   Bien sûr, les murs sont en très mauvais état, et le château doit avoir un certain rôle dans la plupart des maisons alentour, mais qu’importe, l’excitation est là !

   La 1ère chose qui attire mon regard, c’est la taille (non, pas la grosseur, mais le coup du burin ) des rangs de pierres extérieurs : Ils semblent si semblables que de loin on jurerait de briques !

   Nous avons entendu dire que seuls les riches propriétaires apportaient un tel détail, et effectivement, le château appartint aux Comtes du Forez dès le 12ème siècle, qui firent rajouter le donjon.

    N’étant point experts en la matière, nous n’engagerons pas plus d’investigations et laissons ce plaisir au chevalier Dauphinois.

    La végétation qui n’a pas fragilisé ou détruit les murs du bâtiment principal cache l’essentiel des parties encore visibles. Nous décidons donc de contourner l’édifice pour en avoir une vue plus large. Au détour d’un buisson, nous tombons par hasard sur une construction en contrebas...

Mais...  C’est une chapelle ! 


   La chapelle est un des chefs d'oeuvre du site fortifié de Donzy La chapelle

   Contrairement à l’enceinte du logis seigneurial, la chapelle n’a pas servi de carrière, et le spectacle est donc assez agréable :
    - Deux montants de pierre font office d’entrée,
    - Suivis à mi-chemin d’une ouverture en arc plein cintre, laquelle indique que l’édifice date de l’époque romane.
    - Et dans le chœur, trois ouvertures, romanes elles aussi, apportaient au prêcheur un peu de lumière. Leur distance du sol étant assez peu élevée, nous imaginons que le toit, les sédiments et divers autres composants ont recouvert une bonne partie de l’intérieur de l’édifice, tant et si bien que l’autel a du être englouti ! (s’il n’a pas été pillé quelques siècles plus tôt...).
     Autre curiosité de l’édifice - Un pilier qui ne soutient ni mur ni charpente :
       * Etait-ce un clocher?
       * Ou bien est-ce simplement un pan de mur qui aurait survécu aux outrages du temps ?

 

    La ruine castrale

     Apercevant des formes depuis la chapelle d’autres murs défigurés, nous accourons un peu plus bas, pour trouver un rempart. Ses restes, quoi que très altérés, font encore état de moult détails.

    Une tour ouverte à la gorge nous présente ses archères à coussiège (voir vocabulaire), une courtine ainsi qu’un rang de créneaux. Le rempart suit le cours de la Charpassonne, une tranquille petite rivière, pour rejoindre la porte du village, flanquée d’une tour ronde munie d’archères canonnières et d'archère droite avec ouverture pour arquebusière.
    Cette porte ainsi que les fortifications ont été construites pendant la guerre de Cent ans pour protéger le village des bandes armées à la solde des Anglais. Le spectacle est d’autant plus beau que les sites castraux sont rares dans cette région.
    En jetant un coup d’œil hâtif par une ouverture de la tour, je m’aperçois que celle-ci ne sert plus que de réduit à outils.

    Dommage !
J’espérais au moins trouver une couleuvrine à photographier.

 

    Le village fortifié

      En remontant le long de la rivière, nous trouvons cà et là des ruines de maisons, mais ici encore, la végétation cache beaucoup de trésors...

 

Mur en ruine et végétation sont souvent un couple idéal !    L'intérieur du château

   Nous décidons de remonter explorer le logis seigneurial. Sur la route, deux trous creusées dans la roche – et dont la forme nous rappelle celle de deux sièges (nous avons vu des formes similaires à Quéribus, d’ailleurs) attisent notre curiosité.

    Malheureusement, nous n’avons pas de photo, mais ce n’est que partie remise, lors d’une prochaine visite, je joindrai l’image au texte.
    L’intérieur de l’enceinte ne prête pas à grand commentaire... Outre le peu de murs encore debout, là aussi, la végétation nous gâche complètement la visite.

    Nous quittons donc les lieux un peu amers  de ne pas être venus avec force machette et tronçonneuse… (je plaisante, bien entendu ), mais enchantés d’avoir visité une si belle ruine, encore "dans son jus".
    Aujourd’hui, le site est libre d’accès, quand bien même une habitation jouxte la porte d’entrée du village. Le risque de prendre une pierre est faible dans le village, et élevée dans le logis.

 

 

  Histoire du château :

* En 1080, une fortification (non détaillée) est citée. Elle appartient à la famille Calvi.
* En 1090, une chapelle dédiée à Saint Albon, est citée.
* Au 12ème siècle, le château appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Forez.
* Au début du 13ème siècle, un bourg se développe au pied du château (Certains historiens  pensent que le bourg n'est fortifié qu'au 14ème siècle... à vérifier).
* En 1358, le Comte du Forez Guy  VII décède. Sa femme Jeanne de Bourbon fait de ce château l'une de ses habitations.
* En 1376, Jeanne donne ses droits sur le Forez à sa petite fille : Anne Dauphine. Anne ne réside pas au château.
* Au 14ème siècle une fortification entoure le bourg.
* En 1412, le château devient le point de raliement d'une armée mandée par Anne Dauphine pour libérer le Beaujolais attaqué par le parti Bourguignon.
* Au 15ème siècle, le château est reconstruit (semble t il, un peu à l'écart de l'ancien château... A vérifier).
* Au premier tier du 16ème siècle, Charles III de Bourbon se serait retiré dans le château après son complot manqué (une alliance malheureuse avec Charles Quint) contre François Ier (voir liste des rois).
* En 1543, le château appartient à un marchand Lyonnais : Nicolas Henry.
* A la fin du 16ème siècle, les guerres de religion font rage. Le château est plusieurs fois attaqué.
* En 1593, une garnison loge au château.
* En 1598, le capitaine-châtelain de Donzy est coupable d'homicide. Il est arrêté et jugé.
* En 1603, le château est démantelé sur demande des habitants après confirmation par ordre Royal.
* Au 18ème siècle, le château est en ruine et la châtellenie "démembrée".
* A la fin du 19ème siècle, le village voit les essais d'une ligne de chemin de fer à monorail.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe.

 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 06:30

 

 

Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CATALOGNE

 

Le bourg :

  Situation :    (--> le voir sur une carte)

     Le petit village de Rocafort de Queralt est situé à 25km au Sud-Ouest de Igualada et à 30km au Nord-Est du bourg fortifié de Montblanc.

 

Le château :

    L'extérieur :

Suis je devant un château ?

    Après une petite marche pour dégourdir mon armure, j'arrive proche du sommet du village où un haut mur me nargue.

 

J'avance

   Pour le savoir, il suffit de le contourner en le détaillant sur toute les "jointures".

- Refait, le château l'est assurément.
- Vieux, son architecture le laisse supposer,
- Médiéval, cela reste à démontrer.

 

Analyse

    Avec mon oeil "expert", je discerne un vestige d'échauguette posé sur une console. Les fentes, consolidées en matériaux moderne, me font penser à des orifices de guet pour soldats équipés de fusil. Le mur comporte aussi des fentes très rapprochée. Cette méthode de défense était rare au Moyen Age. J'opte pour le 16ème ou 17ème siècle.

Etes vous de mon avis ?

      En contournant le rempart, j'ai un choc !

 

Une tour

      Après la surprise, vient le temps de l'observation. Comme moi vous avez remarqué la reconstruction récente de cette "beauté" et pourtant elle n'est pas parfaite (mais la beauté n'est point perfection, n'est ce pas mesdames ?).

    Le chaînage d'angle est "propre" mais les pierres des murs sont pauvrement taillées, asymétriques et avec des joints très ouverts. Comme pour le mur extérieur, cette tour comporte des ouvertures droites.

Ce sont :
    * Soit des archères primitives (j'en doute),
    * Soit des fentes de tir pour arme à feu.

 

Contraste !

  Le plus surprenant est l'absence de crénelage (voir vocabulaire) remplacé par les trop nombreuses fentes de tir comportant des ouvertures rondes pour arquebuse. Malgré tous ces signes de "modernité" de défense, je suis en admiration devant les solides corbeaux au sommet.

 

 

    L'intérieur :

    Evidemment, un bâtiment aussi reconstruit ne peut être que privé et non visitable. Je repars donc vers de nouvelles découvertes Catalanes à quelques kilomètres de là, par exemple ici.

 

 

  Histoire du château :

* Au 13ème siècle (?), construction du château.
* Au 20ème siècle, une campagne de consolidation et de modernisation est menée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis routes et sentier est libre et gratuite. La visite de l'extérieur est impossible : Propriété privée. 

 

 

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 06:30
 

Pays :

 ITALIE  
 

Région :

 TOSCANE  
 
Province :
  SIENNE  

 

Le bourg : 

   Situation :

      Cavriglia est un petit bourg situé à 50km au Sud-Est de Florence et à 8km à l'Ouest de Giovanni. 

 

La Tour : 

    L'extérieur

La découverte

       Je suis sur la route entre Giovanni et Cavriglia en direction du château de Brolio. Le paysage vallonnée de la région du Chianti est parsemé de vignes.

    Mais ce n'est pas cette plante qui attire mon regard persant mais une tache blanche au loin.

   Dans les denses forêts aux couleurs sombres, l'étincellante construction en pierre brille.

 

Vais je la visiter ?

   La construction est loin, et je ne vois aucun sentier. Comme j'ai un autre château à voir à 30km plus à l'Ouest, j'opte pour ne pas perdre trop de temps sur cette construction. Je vais donc sortir mon oeil-bionique   et l'admirer de loin.

    Cette construction est une tour carrée surmontée des créneaux borgnes. Les murs comportent de nombreux trous de boulin (voir vocabulaire).

   Une large ouverture en partie médiane me fait penser à une porte de donjon accessible uniquement par une échelle amovible (système de protection classique au moyen âge).

      Mais j'ai un doute, il me semble voir 2 et peut être 3 ouvertures larges.

1 - Est ce une tour d'angle (et non un donjon) avec les ouvertures vers le chemin de ronde ?

2 - Cette tour est elle devenue un clocher d'église ?

 

    C'est un chevalier plein de doutes qui repart vers le château féodal de Brolio et vers une cinquantaine de merveilles fortifiées.... L'aventure continue !

 

 
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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 06:30

 

Département 11 - Aude

Le château :
   Situation : (--> le voir sur une carte)
    Le petit village de Armissan est situé à 6km à l'Est de Narbonne. La ruine est en direction de Cazeneuve, à l'Ouest.

   Coordonnées du château :

43° 11' 33" N 3° 4' 47" E
 43.192545  3.079785

 

Le château :
 

      L'extérieur

Pourquoi suis je ici ?

     Grâce à mon dictionnaire des châteaux, j'ai connaissance d'une ruine médiévale sur la petite route entre la station balnéaire de Narbonne-plage et la cité de Narbonne. J'étais près....

   Quand soudain un mystère se présente à moi.

 

La découverte

    En arrivant sur le site, je pensais voir un panneau annonçant le château de Cazeneuve et c'est l'église Saint pierre qui est indiquée. Je prends donc un peu de recul pour comprendre la caractéristique architectural.
Regardez bien :

Est ce une église ou un château ?

  Je vous sens dubitatif. Ensemble, admirons avec attention ce même pan de mur mais de l'autre coté.

   Avez vous une idée ?

 

Un mystère

   je suis un peu farceur...... Je redeviens sérieux.

Puis je vous demander de regarder l'autre face qui est plus intéressante.

    Admirez ici avec attention. Il y a en haut du mur un indice magnifique. Je ne plaisante pas, sincère je suis !
Contemplez cet arc en encorbellement.

Ne vous rappelle t il pas "quelque chose"  ?

     S'il n'avait pas été seul, j'opterais pour les vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire). Mais il n'y a aucune trace de "jumeaux".

 

Un mystère
    Je pense que cette beauté était une bretèche. Mais il reste quelques curiosités :

1 - Pourquoi une bretèche sans porte en dessous ?
2 - Le mur semble peu épais pour un rempart extérieur de château. Quelle est sa fonction ?


Conclusion

    Il n'est évidemment pas facile, avec un petit pan de mur, de déterminer s'il s'agit d'un vestige de château ou d'une ruine d'église fortifiée, mais le plaisir de l'observation et de la découverte est plus fort que la résolution d'une énigme.



Histoire de la fortification :

* En 1271, un château est mentionné.
* En 1942, le vestige est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte est libre et gratuite.

 

Bretèche ou mâchicoulis ?... Mystère

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 06:30

Pays :

 SUISSE

Canton :

 VALAIS

 

Le château :

 

  Situation :     (--> le voir sur une carte)

    La ville de Sion est au "centre" du Valais, à 16km à l'Ouest de Sierre, sur la rive droite du fleuve Rhône
  Le château de Valère est sur une colline à l'Est de la ville, très proche du centre.  

 

  Description du "château" : 

     Il est impossible de ne pas voir   le "château" de Valère sur sa colline, tant il est aérien, élancé et si gracieux. Mais est ce vraiment un château ?

 

    L'extérieur :

  Vous connaissez mon habitude pour découvrir une ruine (ou un site médiéval). Si le terrain est propice, je la contourne pour mieux la ressentir.  Depuis une colline adjacente, je  vois un bâtiment massif entouré d'un rempart crénelé, comportant quelques tours carrées.

      La construction centrale ne ressemble pas à un château, ni à un vrai donjon, ni à un logis seigneurial.

  En continuant la marche d'approche, je constate que des habitats Renaissances sont intégrés dans les courtines, elles mêmes proches de la falaise. Quelques maisons "récentes" trop blanches abîment un peu le rêve médiéval. Voila un ensemble compact qui change de mes ruines.
    Je vais visiter une église fortifiée, siège des "chanoines de la Cathédrale".
 
  Un "petit train" sur pneu monte du centre ville vers la colline, mais un chevalier se doit découvrir un tel lieu en gravissant la pente malgré le poids de son armure.
  Arrivée sur le parking, la route fait place à un chemin pentu et herbeux. Les premiers remparts sont en face de moi, mais il n'est pas facile de décrire cet enchevêtrement de murs très refaits au 20ème siècle. Regardez ce plan pour comprendre mon embarras :

  • A - Eglise de Valère,
  • A'- Annexe de l'église,
  • C - Maison du Doyen,
  • D - Bâtiment des Calendes,
  • E - Salle des Gardes,
  • F - Caminata.

  L'entrée de la "forteresse" est à gauche (coté Nord-Ouest).     Valère surplombe le Rhône et devait protéger le flanc Sud-Est  de Sion. 

 

    L'intérieur de la cité :

  Comme souvent dans une cité fortifiée, l'entrée est un sas de 2 portes à vantail double. Grille, herse, et pont levis ont disparu. Après viennent d'autres portes dans des ruelles étroites, protégées par des remparts avec chemin de ronde (voir vocabulaire). Les bâtiments et fortifications sont trop reconstruits pour que je vous décrive les détails, mais l'ensemble est une belle représentation des différents styles et de l'évolution architecturale.  Enfin, j'arrive dans..... l'église de Valère.

 

     L'intérieur de l'église :

  L'intérieur de l'église semble classique et pourtant !

    La caractéristique de cette église sont des marches qu'il faut franchir dans le coeur, et les chapelles. Le roc étant très dur et l'église très grande, les architectes du 12ème siècle ont préféré mettre des marches plutôt que niveler l'ensemble (je les comprends).
  Autre caractéristique, ce sont les peintures sur les murs. Certaines bien sur sont des motifs religieux, de saintes et de martyrs, mais il y a aussi quelques représentations florales.
     Je vous ai déjà montré dans la Tour de Rarogne   (voir l'article)  et aussi dans le château de Aigle   (voir l'article)  de jolies peintures murales, celles ci sont plus denses et "tapissent " de nombreux bas-reliefs.
 
  Après cette "curiosité médiévale", une vraie ruine castrale m'attend juste en face à moins d'un kilomètre.

Suivez moi ! 


Histoire du château :

  • * A l'époque préhistorique, la colline est habitée par l'homme.
  • * A l'époque Gauloise, ce site habité est le "chef-lieu" des Sédunis.
  • * Au 1er siècle, certains historiens pensent que le lieu fut fortifié par les Romains. Mais rien ne l'atteste avec certitude.
  • * En 1049, un "village" fortifié avec "château" est cité dans un texte.
  • * Au 12ème siècle, une église "fortifiée" avec rempart est construite.
  • * A la fin du 12ème siècle, le "clocher" carré est construit servant aussi de donjon (Symbole de puissance ?).
  • * Au début du 13ème siècle, le style roman s'affirme dans la construction des remparts et du logis des "chanoines de la Cathédrale".
  • * En 1798, les chanoines désertent le château et s'installe en ville
  • * Au 19ème siècle, le site n'est plus habité, les murs s'éffondrent, et l'église se dégrade.
  • * Au 20ème siècle, début des restaurations et ouverture d'un musée dans l'ancien logis des chanoines.
  • * Au 21ème siècle, la découverte des fortifications et de l'église est libre et gratuite.

 

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