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Ombre et lumière

2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 06:30


Est ce un mirage ?.... Département :    08- Ardennes

Le bourg :
   Situation :    (--> le voir sur une carte)
      Le petit bourg de Hierges est situé en bordure de la frontière Franco-Belge, à 14km au Sud-Ouest de la ville Belge de Dinant et à 50km au Nord de la ville Française de Charleville Mézières.

    Coordonnées du château :

50° 6' 21.398" N 4° 44' 26.066" E
 50.105944°°  4.740574° 


Le château :

       L'extérieur :

Je rentre en France

    Après avoir passé une semaine incroyable en Belgique je traîne les pieds (de mon destrier ) pour franchir la frontière, signe que mes découvertes castrales d'avril sont terminées, quand soudain au loin une vision me redonne le sourire !
Brique et pierre jouent de leurs couleurs
Un vrai château
    Mon imaginaire est très fertile, ainsi je dois me méfier de "tout. Je me demande si cette construction n'est point un mirage.

    Mais en enlevant mon heaume et en m'essuyant les yeux avec un mouchoir en dentelle (heu, il m'a été donné par..... mais ceci est une autre histoire), je distingue réellement un vestige de château sur la colline.

 

Brique et pierre

   Ce château n'est pas commun.  Il est composé :

  * De tours rondes en "brique et pierre" (un peu en ruine certes),

  * Puis d'une tour coiffée semi-circulaire en pierre.

Cette dernière presque "neuve" semble être habitée par l'actuel châtelain.

Bleu, rouge, vert, blanc..... incroyable !

Analyse d'une tour
   Proche de la 1ère tour en ruine, je suis hébété. L'association du rouge et du blanc est déjà fascinante, mais en plus d'imposantes bouches à feu côtoient des fenêtres dont certaines à meneaux en croix.
    Ce système de défense uniquement basé sur les canons tirant au loin ne me parait pas très efficace lorsque l'assaillant est arrivé à la base du château.

 

N'y a-t-il que des tir de loin ?

    Cette question m'occupant l'esprit, je regarde avec plus d'attention cette construction.  Conclucion :

C'est évidemment une erreur d'analyse de ma part.

   Il suffit de voir l'association de ses tours qui s'auto-protègent. La 2ème avec son ouverture basse bombarde l'assaillant par un tir rasant ... Aie  !

    Par la présence d'arc de décharge (voir vocabulaire) improvisées, certaines canonnières me semblent avoir été ajoutées à la construction d'origine.

Qu'en pensez vous ?

   Je trépigne déjà à l'idée de découvrir les merveilles de l'intérieur. Mais avant, je me dois de mieux oberver les tours et courtines !

 

Que préférez vous ?.. La brique ou la pierre ? Une tour habitée La végétation tente d'envahir la vieulle ruine Y avait-il-une belle derrière cette fenêtre il y a 5 siècles ?

 

       L'intérieur :
   Hélas, ce château n'est pas visitable en cette fin du 20ème siècle. Je me console en admirant la richesse d'une fortification d'origine médiévale : Le panorama.

 

 

Histoire du château :

* Au 9ème siècle, certains historiens pensent qu'un château est construit.
* Au 12ème siècle, il semble que le château soit détruit (?).
* Au 16ème siècle, le château est reconstruit avec des éléments de confort et des ouvertures pour armes à feu.
* Vers 1792, les révolutionnaires détruisent partiellement ce symbole de noblesse.
* En 1980, certaines parties du château sont classées aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. Le château est une propriété privée non visitable.
* Au 21ème siècle, il semble que ce château soit visitable avec un guide. Renseignez vous sur les horaires et jours.

 

Ces collines se prennent pour des montagnes !

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 06:30


Pays :

 SUISSE

Canton :

 VAUD

 

Le château :

 

  Situation (--> le voir sur une carte)

   Le petit village de Saint Triphon se situe à 5km au Sud de Aigle (voir ce château), à 12km au Nord de St Maurice, sur un promontoire de la rive droite du Rhône.

 

 

  Description du château :

  C'est en direction de Aigle que mon destrier se mit à hennir. Son oeil de lynx (j'avais pourtant acheté un cheval) a vu à travers la forêt, un morceau de pierre ressemblant à une bâtiment médiéval.
  N'écoutant que son courage (oui, j'avoue, c'est lui qui en a), il prit le chemin légèrement en pente vers le village de Saint Triphon.

 

    L'extérieur :

Il n'y a aucun panneau indiquant la direction vers le bâtiment, mais s'il a une origine médiévale, il sera en haut de la colline.
   Quelques minutes plus tard, des pierres se cachent derrière les grands arbres. Vais je devoir me transformer en bûcheron pour admirer cette ruine ?
   Oui, j'ai écrit "Ruine", et l'une des rares qui m'ait été de visiter en Suisse, alors je vais prendre mon temps pour la regarder.
   De loin, cette tour carrée ne me semble pas extraordinaire, et pourtant mon instinct me dit de mieux "fouiller". En la contournant, je découvre un petit mur précédent la tour, il n'a aujourd'hui qu'un mètre de haut avec une végétation qui le cache (Décidément, cette ruine est très joueuse). Ce muret ne laissant que peu de place entre la tour et lui m'intrigue. Ce donjon était il enchemisé (voir vocabulaire) ?
  Un peu plus loin je découvre d'autres morceaux de muraille. Cette ruine n'est pas une simple tour, mais le donjon d'un petit château.
  
      En baissant les yeux vers la base de la tour, je remarque une curiosité de construction. Le mur est classique bien que très bien appareillé mais il est posé sur des pierres peu épaisses, elles même mises sur d'imposants blocs taillés. J'avoue n'avoir pas encore vu cette caractéristique architecturale.
 
     Evidemment après le bas, le haut; Je lève les yeux, et je découvre un classique médiéval : une porte à 7 mètres du sol. Mais un détail me choque; Je vous donne un indice avec l'image de la porte sur la tour Colombine en France (lire l'article).

Avez vous trouvé ?

       Le mur de Saint Triphon comporte de nombreux trous de boulins (voir vocabulaire), mais curieusement aucun sous la porte.

Où se trouvait la passerelle d'accès ?

 
  La tour mesure 18 mètres de haut. Il me faut un peu de recul pour observer la partie supérieure. Elle ne comporte plus de créneau, et une petite archère droite identifie la construction au début du 13ème siècle. Mais ce qui est impressionnant, ce sont les corbeaux. Ils sont presque "intacts", et surtout très "longs". Aux pieds de la tour, ils forment une ombre "magique".
  Ils devaient certainement supporter d'imposantes hourds en bois (voir vocabulaire).

 

    L'intérieur :

    Hélas, cette tour est fermée au public.  Il me faut quitter ce site pour découvrir le prochain château, certainement celui de Aigle. Mais avant de partir, j'admire la magnifique vue qu'offrent toujours les sites médiévaux.

 

 
Histoire du château :

  • * Dans le Haut Moyen Age, le territoire appartient au Roi de Bourgogne. (Il semble logique d'imaginer la construction d'une tour de guet, mais aucune trace le prouve).
  • * Vers 1180 (?), un chevalier nommé Humbertus semble posséder ce lieu et une fortification. Il est vassal du Comte de Savoie (voir liste des Comtes).
  • * En 1232, le Comte Thomas de Savoie échange les châteaux de Saint Triphon et Aigle contre celui de Chaillon.
  • * Vers 1238, le seigneur Gui de Saint Triphon est cité dans un texte.
  • * En 1338, le seigneur Guillaume de Pontverre donne le domaine de Saint Triphon au seigneur de Châtillon.
  • * En 1341, une famille Thone est citée comme vassal du Comte de Savoie.
  • * En 1367, il semble que le site soit habité par la famille Rovéréaz.
  • * En 1474, début de "la guerre de Bourgogne".
  • * Vers 1478, les Bernois attaquent le château, le pillent puis l'abandonnent. Il ne sera plus reconstruit.
  • * Au 19ème siècle, le site est fouillé et la tour consolidée.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La ruine n'est pas ouverte à la visite. Le lieu est si beau et si ombragé qu'il est agréable de se reposer en admirant le paysage.

 

  

 

 

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 06:30


Département 44 - Loire Atlantique
  
 
Le château :
     Situation :   (--> le voir sur une carte)
  Le bourg de Clisson est situé à 28km au Sud-Est de Nantes et à 35km à l'Ouest de Cholet.

   Coordonnées du château :

47° 5′ 12″ N 1° 16′ 51″ W
 47.086667°  -1.280833°


Le château:
     Avant d'arriver à Clisson, je regarde la gravure me servant de marque page dans mon dictionnaire des châteaux forts.
    Une angoisse me prend :

Vais je voir une ruine aussi belle ou des pierres reconstruites comme souvent lorsque le château est dans un bourg ?


    L'extérieur :

La découverte

     Après avoir mis mon destrier sur le petit parking, je découvre.....la... heu.... .. Hooo, qu'elle est belle !
Je devrais dire "il" car bien que certaines parties soient en ruine, c'est un incroyable château que je vais découvrir.
 

    Le château de Clisson étant composé de bâtiments, fortifications et tours d'époques différentes, avec des architectures qui s'entremêlent qu'il me parait impossible de le décrire comme je le fais dans mes autres articles.... Je vous propose une découverte non linéaire et par thèmes.  


Les tours
    La première remarque est la rondeur. L'angle semble avoir été interdit pour ce château. Toutes les tours extérieures sont rondes ou ovales.
   Évidemment, ce n'est pas un caprice architectural mais une amélioration des défenses. Une tour à canons ne se conçoit pas avec des angles droits. 
 
Bouches à feu
   Elles sont très nombreuses sur les tours et courtines construites au 15ème et 16ème siècle, et ont des formes très variées. Elles oscillent entre le trou rond avec fente de tir et des ouvertures triangulaires, trapézoïdales ou carrées.

Bretèches
   Les ouverture pour canon sont très efficace pour une défense éloigné mais perdent leur efficacité de près. La solution est le mâchicoulis (voir vocabulaire) curieusement absent en haut des murs et aussi la bretèche.
   Clisson en comporte de nombreuses avec des formes très différentes.
  Parfois un oriel complète la défense... Quelle variété !
 
Les ponts
     Posé au dessus des douves ou des fossés, un pont-levis est un moyen de défense fiable et facile à construire. Clisson en comporte 7. Avec le temps et les restaurations, certains ont été rendu fixe ou ont disparu sous le "ciment", mais leurs fantômes subsistent par les grande ouvertures verticales pour les flèches de levage.
  Mais beaucoup sont encore visibles.

     L'intérieur du château :
N'est ce qu'une forteresse ?
    Ce qui est surprenant en entrant dans le château c'est l'omniprésence de murs fortifiés, de canonnières, de pont-levis. Je suis surpris de ne voir d'abord qu'une forteresse.
   Puis, lorsque mon oeil est habitué, je distingue ce qui devait certainement être le château primitif (précédé d'un pont évidemment) et sur la gauche les vestiges de l'ancien donjon habitable.
     Depuis le début de la visite, je ne vois que systèmes de défense "moderne" (pour arme à feu), et soudain devant moi se laissent admirer des archères.

 Les salles "sombres"
    Le château de Clisson montre des ruines certes mais aussi des sous-sols ou des salles basses d'une grande beauté (pour un fou comme moi bien sur). Après avoir franchi une porte, je découvre une magnifique pièce. Oui, je l'affirme : Magnifique !
    Admirez là avec des yeux de médiéviste ou de découvreur. il y a la voûte, la cheminée et les murs très épais..... Atchoum !       Poussiéreuse elle est, je l'avoue. Vite, je retrouve l'air pur.

Le palais résidentiel 
   Le point d'orgue de ce château est inconstestablement le logis avec en face les vestiges du donjon habitable et ses mâchicoulis presque "neufs". Au centre, trône le puits qui a été le témoin d'un massacre en 1794.
        Certains d'entre vous pense que ce logis n'est qu'un amas de pierres, une simple ruine. C'est faux !
  De multiples détails montre le luxe de cette forteresse médiévale et le plaisir que les différents seigneurs (avec leurs belles épouses bien sûr) ont eu à aménager cet immense lieu de vie : Par exemple, cette grande cheminée à hotte en forme de cône.
    Les tours sont aussi un lieu fascinant. Elles montrent les étages de défense avec les embrasements des bouches à feu, mais aussi les étages d'habitation avec des cheminées et de profondes fenêtres à coussièges.

C'est déjà fini
    Je ne vous ai pas tout montré, d'abord parceque la découverte du château de Clisson est payante et surtout parce qu'il y a tant à voir et à détailler qu'un seul article ne suffirait pas. Mais je vais vous faire un dernier cadeau. A travers ces belles fenêtres, je vous fais découvrir la vue, une des richesses de "mes" ruine médiévales.


Histoire du château :

* Au début du 13ème siècle, Guillaume de Clisson (dit Le Jeune) construit un château au confluent de la Sèvre Nantaise et de la Moine.
* Au 13ème siècle, Olivier II de Clisson fait construire la grande tour circulaire.
* Vers 1370, Olivier III de Clisson n'habite plus le château de ses ancêtres et préfère la forteresse de Josselin.
* En 1407, Olivier III meurt et C'est sa fille, Marguerite de Clisson qui ambitionne le titre de Duchesse (voir titre de noblesse) de Bretagne. Elle fait arrêter Jean V Duc de Bretagne. Certains prétendent que le donjon de Clisson est sa prison.
* Vers 1408, libéré, Jean V confisque les terre de Marguerite. Clisson fait parti de ses nouveaux biens.
* En 1458, François II est le nouveau Duc de Bretagne.
* A partir de 1459, il ordonne à tous les seigneur et châtelains de consolider leur châteaux et de les adapter à l'artillerie naissante. Clisson est donc modernisé par l'ajout de tours puissantes et bien armés. En même temps, ce Duc transforme Clisson en résidence habitable où il donne de belles fêtes en présence de sa femme Marguerite de Foix et de sa fille Anne.
* En cette 2ème moitié du 15ème siècle, peu diplomate, François II entre en guerre contre le roi de France (voir liste des rois) sans avoir bâti une coalition solide avec les Anglais ou les Autrichiens.
* En 1488, ce (dernier)  Duc de Bretagne est battu à la bataille de Saint Aubin du Cormier. La Bretagne et Clisson entre dans le domaine Royal.
* Vers 1489, le fils naturel de François II (le Baron d'Avaugour) habite au château.
* A la fin du 16ème siècle, le seigneur de Clisson renforce les défense par la construction de bastions d'artillerie.
* En 1588, Henri IV (voir liste des rois) voyant la puissance de cette forteresse, préfère ne pas l'attaquer avec son armée (le siège serait trop long).
* En 1647, Louis d'Avaugour épouse Louise de Balzac d'Entragues. Il est si jaloux qu'il confine sa belle dans la forteresse de Clisson nommée parfois :  "La prison dorée aux 7 ponts levis".
* Au 18ème siècle, le famille Rohan hérite du château de Clisson. Ne désirant pas vivre dans cette forteresse, les propriétaires vendent les meubles et objets.
* En 1793, la guerre de Vendée ravage tout. La forteresse de Clisson n'échappe pas à ces massacres. Les "Mayençais de Kléber" (voir détail) attaquent et brûlent le château. L'histoire retient que l'incendie dura 1 mois.
* En 1794, des femmes et des enfants se cachent dans le château de Clisson espérant échapper aux brigades meurtrières du "sinistre Carrier". Hélas, en faisant un feu pour chauffer des aliments, ils sont repérés et massacrés puis jetés dans le puits du château.
* En 1807, François Frédéric Lemot, connu entre autre pour la statut équestre de Henri IV, achète les ruines de Clisson.
* En 1847, Gustave Flaubert découvre le château de Clisson. Il consigne ses sensations dans une oeuvre intitulée : Par les champs et les grèves.
* En 1961, après avoir appartenu longtemps à la famille Lemot, les ruines sont possession du département de Loire Atlantique.
* En 1962 (?), les fouilles du puits sont organisées et prouvent l'existence du massacre de 1794. De nombreux ossements de femmes et d'enfants sont retrouvés.
* En 2004, classement des ruines aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante avec des ruines hautes et accueillantes puis un petit musée avec diaporama.

 

 

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 06:30

 

Département 41 - Loir et Cher

Le bourg :
   Situation  (--> le voir sur une carte)
     Le petit village de Trôo est situé à 20km à l'Ouest de Vendôme et à 8km au Nord-Ouest de Montoire sur le Loir.
   Coordonnées du château :

47° 46' 38.244" N
0° 47' 35.401" E
 47.77729°
 0.793167°


Le château:

        L'extérieur :

Préambule

     Trôo est connu pour ses habitations troglodytiques datant du moyen âge réhabilitées depuis peu. Mais ce qui me motive à découvrir ce lieu est évidemment la présence d'un ancien château fort.

La découverte
   En laissant mon fidèle destrier en bas, près de la rivière, j'ai une longue montée piétonne et agréable vers le sommet du village. Soudain, jouant à cache-cache avec les arbres, un mur apparaît.
   Il n'est pas d'une grande "fraîcheur" mais je ressens le plaisir d'une fortification.

Les remparts
       Je vous sens dubitatif.
   Pourtant ceci est bien le mur entourant la fortification médiévale. En regardant ce plan du village, vous constatez que le sommet était ceint d'un rempart avec tours rondes (aujourd'hui disparues ou transformées). Et après quelques minutes de recherche, je vois cette magnifique ...heu.... fente pour fusil (?).

Mais comment visait le tireur ?


Le porte d'entrée
   La découverte d'une fortification ne peut être magnifique que si je peux observer et analyser le châtelet ou la porte d'entrée. Le plan m'indique qu'il y en avait 2.
    Et c'est avec plaisir que je découvre les vestiges de la porte de Sougé.

N'est elle pas magnifique ?

   Elle est très abîmée et surtout reconstruite et consolidée. Il n'est pas facile de faire de "denses" observations avec une analyse fiable sur si peu de fortification. Je vous laisse rêver.
  
        L'intérieur :
   J'entre dans la "cité fortifiée" et je me mets à la recherche du château. Il doit être sur la petite colline.

Wahouu, un château sur motte !

   Hélas, ce château ne se visite pas puisqu'il n'existe pas. Il ne reste que les souvenirs symbolisés par une butte.


Histoire du château :

* Au 11ème siècle, les habitants creusent et aménagent les grottes pour en faire des habitats refuges.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et des ruelles est libre et gratuite. La visite des habitations troglodytiques n'est possible que pour les caves et les boutiques.

 

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 06:00


Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CATALOGNE


Le château :

 

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Le petit village de La Manresana est situé dans la région nommée Alta Anoïa, proche de Els Prats de Rei, à 70km au Nord-Est de Tarragone et à 11km au Nord-Ouest de Igualada.
 
 

   
 

  Description du château :

   En arrivant sur le plateau portant le petit village, je me suis dit : "Encore une tour. J'en ai tant vue d'identiques !".

   Mais une petite voix me répond : "Chevalier, souviens toi : Tout ce qui est identique ne se ressemble jamais !".

    Et c'est ainsi que vaillamment, j'attaque (pacifiquement) la découverte du château de La Manresana.

 


    L'extérieur :


La découverte

    A genou proche du rempart, la tour paraît gigantesque. Evidemment, je triche un peu avec cette photo, mais je voulais vous montrer ce que devait ressentir un éventuel assaillant du moyen âge lorsque le rempart était intact. Vous avez bien lu, cet amas de pierres sont les restes d'un mur. Je sens le doute dans votre regard.


Les vestiges

    Regardez à quelques mètres de là, voici  les vestiges de murs  et voûtes de l'ancienne fortification. Comme souvent, les ruines posées sur une butte ont été transformées en château d'eau (un autre exemple en Catalogne au  château de Aguilo  ou à la commanderie templière de  Vaour dans le Tarn).

   Avec les réaménagements du 20ème siècle, les reste des murs, la végétation, et la destruction du temps, il est difficile de comprendre l'aménagement du site. Je vous  propose le plan  du château pour faciliter votre visite (N'est ce point une attitude chevaleresque ?).

 

La tour

    Comme toujours avec une tour médiévale, l'entrée est située à plusieurs mètres du sol. Les Catalans sachant que je souhaitais visiter cette tour, m'ont construit  un escalier extérieur (si vous venez visiter cette tour, je vous prête "mon" escalier !).

    Ne me dites pas que ce "morceau de fer" choque à coté de cette fière tour en pierre, c'est au contraire une chance pour moi, pour vous et pour la ruine. Nous allons la découvrir et lui redonner vie.

Ho hisse.... la montée est "tournante".


   Je suis fébrile  devant l'entrée !  Combien d'attaquants, il y a plusieurs siècles, auraient apprécié d'être à ma place, près à "dévorer les entrailles" de cette ronde tour.

  Suivez moi.


 

    L'intérieur :

Dans la tour
        Je suis dans la place !    Heureusement qu'il y a plus de porte, car  avec des "gonds"  aussi solides, je serais resté dehors même avec un puissant bélier.
    Comme je le présumais, cette tour n'est pas habitable (pas de fenêtre, section étroite), conséquence : Il devait y avoir une échelle mobile pour accéder aux étages.
   A cet étage intermédiaire, je me retrouve prisonnier et , 6 siècles plus tôt, des pierres me tomberaient sur la tête lancées depuis une ouverture au plafond.
    Heureusement, point de belliqueux personnage contre moi, et quelle chance, les Catalans ont encore construit
un escalier fixe (faisant disparaître le plafond de cette salle, mais en sauvegardant celui de l'étage supérieur.... Magnifique !).
 
   
En haut de l'escalier , je tente de comprendre l'architecture intérieure :
  • * Pas d'archère,
  • * Ni de cheminée,
  • * Ni de fenêtre,
  • * Ni de...
   Par contre, les parois sont alignées, presque trop nettes. Je pense à une reconstruction récente ayant un peu (mais un peu seulement) défigurée l'aménagement interne.
Avez vous remarqué la diminution de l'épaisseur des murs sur la hauteur ?
   Les 2 étages inférieurs étaient séparés par un plafond en bois soutenu par des poutres dans l'épaulement. Le sommet était fermé par une voûte de pierre (je vous l'ai  montrée ici).
 
Au sommet
   Evidemment, vous vous doutez  que la vue sur l'Alta Anoïa est magnifique, et comme la tour est plus haute que les arbres, 360° de plaisir s'offre à moi.
De longue minutes passent...

   Il est temps de rentrer. Tel un héros de cinéma, vais je sauter sur la selle de mon destrier ? 

   Je vais plutôt redescendre les escaliers et quitter l'ombre rafraîchissante des vieilles pierres
pour la lumière et le soleil de cette belle région.


 
Histoire du château :

  • * Au 10ème siècle, première trace d'un village avec peut être une tour en bois (d'après un prospectus  récupéré dans un office de tourisme).
  • * Au 12ème siècle, une fortification est construite sur la colline.
  • * Au 13ème siècle, modernisation du château (?).
  • * En 1982, une campagne de consolidation et de restauration de la tour est menée.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de la tour est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible. 



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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 06:30

 

Département 46 - Lot

Le bourg :
  Situation :   (--> le voir sur une carte)
     Le petit village de Cabrerets est situé à 50km au Sud-Est de Sarlat la Caneda, à 45km au Nord-Ouest de Villefranche de Rouergue, à 40km au Sud-Ouest de Figeac et à 30km au Nord-Est de Cahors.
    Coordonnées du bourg :

44° 30′ 25″ N 1° 39′ 19″ E
44.506944° 1.655278°


Le château:
      L'extérieur :
Préambule
    Sur ma carte générale, je vois la présence d'une ruine castrale nommée : Château des Anglais. Mais sur ma carte détaillée, ce site touristique ruine se nomme : Château du Diable.
     Pour les Français du 14ème siècle, les Anglais étaient des diables d'envahisseur.

Est ce l'explication ?
Est ce la même ruine ?


Mais où est il ?
    "Diable !... Je ne la vois pas" m'écriais je devant la falaise.

Mais où est cette ruine ?
Perdue dans le fog Anglais ?
      Avec mon oeil de médiéviste, je la "dévisage" enfi. La belle se dore au soleil contre la falaise.

La découverte
   Pour approcher de la ruine, il faut franchir un pont au dessus du Célé.
    Au moyen âge, cette rivière était un axe de circulation surveillée par ce château. Et durant l'occupation Anglaise, de nombreux bateaux ont été abordés et pillés par ces "malandrins".

L'architecture imprenable
    Accroché à la falaise, ce curieux château semble imprenable. Il est impossible de faire un travail de sape pour le détruire les courtines par le bas.
    Lancer des pierres depuis le haut de la falaise est inutile puisqu'elle est en encorbellement par rapport au château, les pierres tomberont sur le sentier.
    Le seul point d'attaque semble être la porte d'entrée, mais elle est protégée par des tours rondes devant un sentier peu large.

 

Rapide analyse

    Ce château ne parait pas être qu'une simple fortification de garde car ses dimensions sont importantes : 5m de large seulement mais 90m de long et plusieurs étages.
      Dans la partie haute du château, hors de porté des flèches, des ouvertures de confort ont été aménagées.
    Je suis surpris par les différences de qualité de taille et les multiples dimensions des pierres.

Est ce du aux nombreuses reconstructions durant la guerre de 100 ans ?


        L'intérieur :
    Hélas, ce château ne se visite pas.


Histoire du château :

* Au 8ème siècle, le château appartient à Waîfre, Duc d'Aquitaine (voir titre de noblesse). Cette information n'est pas acceptée par de nombreux historiens.
* Durant 5 siècles le château a de nombreux propriétaires : Barasc, Cardaillac-Montbrun.....
* En 1387, Bertrand Basserat (nommé aussi La Garénie) capitaines des "Anglais" attaque et s'empare de la forteresse.
* Vers 1450 (?), la famille Cabrerets abandonne cette forteresse troglodytique pour un château plus moderne (à quelques kilomètres de là). 
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est dangereuse et la propriété est privée.

 

 

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 06:30

 

 

       Je suis parfois étonné qu'une incroyable ruine (qui a souvent été un important château) puisse être oubliée des hommes du 20ème et 21ème siècle.
   Pourquoi certaines ruines ne bénéficient elles pas de panneaux routiers indiquant leur position, pas ou peu d'effort de l'état pour les mettre en valeur, presque qu'aucune information de la part des guides touristiques et des offices de tourisme ?
-->  La ruine du château de Sauveterre la Lémance est dans ce cas :
Un chef d'oeuvre médiéval oublié !
 
 


Département 47 - Lot et Garonne

Le bourg :
   Situation :   (--> le voir sur une carte)
      La commune de Sauveterre la Lémance est située à 55km au Nord-Ouest de Cahors et à 40km au Nord de Villeneuve sur Lot.
   Le château est posé sur un éperon rocheux triangulaire au fond du village.

    Coordonnées du château :

44° 35′ 27.24″ N 1° 1′ 11.208″ E
 44.5909°  1.01978°


Le château:

      L'extérieur :

L'arrivée

     Après avoir déposé mon destrier à l'entrée du petit village, j'arpente la rue unique encerclée de pittoresques maisons dont certaines possèdent de belles fenêtres Gothiques. Mais je ne m'attarde pas car mon Graal m'attend.

Comment ne pas voir cet incroyable château.

Il vole au dessus des arbres.

 
A l'extérieur du 1er rempart
     La ruelle fait place à un sentier ombragé et les hauts arbres me font craindre que la beauté sera cachée.
Soudain,  je suis devant un haut rempart.  La ruine est si puissante que les arbres ne peuvent la dissimuler.
     Ma brochure m'indique que la fortification était précédée d'un fossé creusé par l'homme. Je ne le vois pas, d'autres hommes plusieurs centaines d'années après le creusement l'ont rebouché.

Nota : Un visiteur m'informe que le fossé est au pied de la première enceinte et compose actuellement le jardin d'une des maisons du village.

     Ce rempart, curieusement très en avant du château, s'appuie parfois sur le rocher et comporte de belles archères à croix paté.
     Au dessus du rempart, le spectacle de cet imposant donjon me hérisse les poils (de castellologue amateure bien sur, car point loup-garou je suis..... la journée).
     Je tente de contourner le site.

Le site
     Il est facile de comprendre la raison du choix  de cet emplacement pour la construction d'un château fort. L'éperon triangulaire est protégé sur 2 cotés par un à-pic. Il n'y a qu'une face accessible par un ennemi. Il suffit de la défendre par des remparts et des tours. Classique et efficace.

 Les remparts du château
    Le temps a fait son oeuvre de destruction et plus loin,  le 1er rempart extérieur n'a plus qu'une hauteur de 2m.
    Formidable, je peux maintenant voir les courtines presque intactes du château. Elles sont protégées par une tour "ronde" (dont la façade interne est aplatie).
   Je continue ma marche d'inspection et une construction en encorbellement apparaît. Vous avez deviné que cette "verrue"est, ou plutôt sont des latrines.
   Quelques mètres plus loin, une fenêtre géminée en arc brisé correspondant certainement au logis construit au 15ème siècle pour Arnaud de Lustrac .

 Le donjon
     C'est la tour la plus puissante du château. Ces dimensions (15 m de diamètre) en feraient un donjon habitable mais curieusement, je ne vois aucune ouverture de confort, ni puits de lumière. Et même, je ne distingue aucune fente de tir (archère ou canonnière). Cela parait impossible pour une réalisation fortifiée du 13ème siècle !
            Et je ne suis pas au bout de mes surprises.

Avez vous remarqué un brin d'herbe sur cette tour ?

   Les pierres sont si bien taillées et si jointives que "Dame Nature" n'arrive pas à faire s'accrocher ses vertes pousses.

Avez vous aussi remarqué la qualité du parement d'angle entre la courtine et le donjon ?

 Magnifique, n'est il pas !
    Comme je le pressentais, ce château fut une représentation de la puissance Anglaise.

Les défenses
    Cette enceinte polygonale comporte de "curieuses" défenses. Elle possède 3 tours rondes, mais 2 sur une face et 1 presque au centre de la face opposée.
   Avez vous remarqué ce mur avec un angle ouverte ?...
   Que les murs du rempart extérieur suivent le relief de l'éperon, cela me semble logique.

Mais pourquoi cette "non linéarité" des courtines ?

 

Les défenses (encore)

* Ce château n'a pas été construit sur la demande "Française" mais par le Duc d'Aquitaine qui était aussi le Roi d'Angleterre, fin stratège et grand constructeur de château en Pays de Galles.

* De nombreuses archères sont visibles. Certaines ont été modifiées suite à l'amélioration des armes.

 - Par exemple ici :

Archère cruciforme triple à étriers, dont la partie inférieure a était cassé volontairement pour former un "carré" permettant le tir avec des armes à feu.

 

Les défenses (encore plus)

   Plus loin, le mur est linéaire toujours défendu par ces imposantes archères. Et au bout de la courtine, une autre curiosité attend le visiteur : Deux petites tours jumelles.

Qu'elle était leur fonction ?

     Il est surprenant qu'une forteresse aussi puissante n'ait pas évolué au 15ème siècle avec l'artillerie.
 Peut être qu'avec son annexion au royaume de France et la fin de la guerre de Cent ans, sa position n'était plus stratégique.
 
   L'intérieur :
      Hélas, la porte d'entrée ne s'ouvre pas. Je chante en espérant que ma voix de soprano attire la belle princesse qui somnole à l'intérieur. Mais rien ne se passe. Peut être dort elle d'un sommeil éternel gardé par un dragon (dont l'image est sur le fronton de l'entrée).
   Je décide de l'attendre à la taverne du village (point téméraire je suis ce jour).


 
Histoire du château :

* En 1279, le Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine, Edouard Ier Roi d'Angleterre, prend possession de l'Agenais puisque le frère de Saint Louis (voir liste des rois), Alphonse de Poitier, n'eut aucun hériter avec sa femme Jeanne de Toulouse.
* En 1282,  ce Duc d'Aquitaine ordonne à son sénéchal la construction et la fortification le long de la frontière avec le Royaume de France. Étant aussi en guerre contre le Pays de Galles, il ne donne que peu d'argent pour cela. Le château de Sauveterre marque la puissance Anglaise en Agenais.
* En 1290, le château de Sauveterre est cité dans un texte.
* En 1294, le roi de France Philippe le Bel confisque l'Aquitaine (et donc Sauveterre) au "Roi d'Angleterre".
* En 1303, Sauveterre est à nouveau 'Anglais".
* En 1305, des crédits sont octroyés à Guillaume de Genève pour l'amélioration des défenses.
* En 1348, la château est donné à la famille Durfort.
* La guerre de 100 ans faisant rage, ce château fut maintes fois attaqué, pris et repris, amélioré et consolidé.
* En 1432, le château de Sauveterre est définitivement Français.
* En 1433, le Roi de France Charles VII nomme Arnaud de Lustrac (aussi appelé Naudonnet de Lustrac) capitaine du château.
* Durant 350 ans le château  change très souvent de propriétaire.
* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent du château et le vendent comme bien national.
* Le 19ème siècle a été très "meurtrier" pour cette édifice médiéval qui avait réussi à survivre à toutes les guerres. A cause du mouvement romantique, le propriétaire vend les pierres et des parties du château à des "amoureux" du temps d'avant (pfff).
* En 1926, la ruine est inscrite aux Monuments Historiques.
* En 1936, Jean Mermoz survole le château et en "tombe amoureux". Il l'achète. Hélas, quelques mois après il disparaît. Le château est à nouveau oublié des hommes.
* En 2003, le château avec ses fossés sont classés aux Monuments Historiques. (Pourquoi si tardivement ?)
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la tranquillité de ses habitants. La visite de l'intérieur serait possible durant les journées du patrimoine. Veuillez vous renseigner.

 

 

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 06:30

 

Département 82 - Tarn et Garonne

Le bourg :
   Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le village de Féneyrols est situé à 15km au Nord-Ouest de Corde sur Ciel et à 30km au Sud-Ouest de Villefranche de Rouergue.

   Coordonnées :

44° 7′ 54″ N 1° 49′ 14″ E
 44.131667°  1.820556°


Le château :
     En suivant le route D115 longeant la rivière Aveyron, je découvre une curieuse fortification nommé parfois :  Capduelh.

        L'extérieur :

La découverte

    En passant rapidement, il est possible de ne pas voir dans ce bâtiment un château médiéval, pourtant les indices sont nombreux.

 

L'analyse

   Il y a d'abord ces tours flanques parallélépipédiques. Elles sont percées de fenêtre à meneau en croix (certainement au 16ème siècle ?), mais elles comportent des bouches à feu (voir vocabulaire).
   En me dirigeant vers l'Ouest, la courtine offre une architecture surprenante. Sa forme ronde (ou plutôt ovale) est peu classique. Le chemin de ronde posé sur des consoles formant des mâchicoulis est magnifique avec ses colombages (Il me fait un peu penser au château de Crupet).

 

Comme je les adore

Avez vous remarqué cette petite construction en encorbellement ?

Ce sont certainement des latrines. J'en conclus qu'il devait y avoir un fossé dessous il y a 5 siècles.  Il est temps de trouver la porte d'entrée en longeant la courtine.     

        L'intérieur :
    Le château est une propriété privée et habitée. La visite de l'intérieur me semble impossible. Je ne vois aucune pancarte d'invitation ni d'horaire. Un de mes visiteurs affirme que cette beauté serait visitable. Si vous en avez la preuve, heureux je serai d'imaginer le visiter.

 


Histoire du château :

* En 1323, un donjon est cité appartenant à Raymond de Castelnau.
* En 1362, le Anglais s'emparent du château.
* En 1363, l'armé royales Française reprend le château.
* Au 15ème siècle, la seigneurie passe par mariage à la famille Lafon.
* A la fin du 15ème siècle, le château est partiellement reconstruit en utilisant ses structures médiévales.
* En 1763, le château est acheté par Antoine de Rous, trésorier royal à Montauban.
* En 1930, une crue de l'Aveyron cause de gros dommages.
* En 1951, certaines parties du château sont inscrites aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. Le site étant privé et habité, la visite de l'intérieur est interdite.

 

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 08:30

 

Pays :

  BELGIQUE

Province :

  Luxembourg

 

 

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

       La commune de Bouillon est située à 17km au Nord-Est de la ville Française de Sedan.

   Coordonnées du château :

49° 47' 35.066" N 5° 3' 57.391 E
 49.793074 °  5.065942°

 

Le château :

    Bouillon est une ville peu connue, mais si je vous dis : Godefroy de Bouillon !... Alors, vous me dites :

  "Mais bien sur , merveilleux chevalier Dauphinois, c'était il y a bien longtemps, un illustre personnage".

     Et je compléterais (car je sais me servir de google hihihi) qu'il fut l'un des chefs de la 1ère croisade et aurait pu être le 1er roi de Jérusalem si sa modestie ne l'en avait empêché (je vous renvoie à cet article

    Je vais vous faire visiter le plus vieux château de Belgique (c'est marqué sur ma pub).

 

    L'extérieur :

La découverte

    J'avais lu plusieurs descriptions de ce château, et vu plusieurs  représentations graphiques, mais en arrivant sur le site, ce fut un choc !

   Les bâtiments font  corps avec le rocher et épousent cette langue de pierre au dessus de la ville. Pour que vous compreniez, je vous propose ce  dessin du château  de Bouillon.

    Il ne ressemble pas aux ruines que je vous montre si souvent, ni au classique château fort. "Bouillon occupe les avenues principales des Ardennes "disait Vauban. Vous comprenez que ce site eut ses fortifications de nombreuses fois modifiées et aménagées.

   Je vous invite à découvrir des bâtiments militaires comportant 8 siècles d'aménagement, l'architecture médiévale sera minimale bien sur.

 

Devant la forteresse

      Pour entrer dans le château (repère 1), il faut d'abord franchir un pont qui était à tablier mobile (d'après ma brochure) et qui fut empierré vers 1716. Au dessus, l'imposante ouverture comportait un canon (aujourd'hui disparus). Cette 1ère porte est protégée par 2 tours, l'une ronde et l'autre carrée.

            En traversant ce tunnel, suis je dans la forteresse ?

 

Un autre pont

  Evidemment non (repère 1A), je retrouve un autre pont qui se levait grâce à des flèches (voir vocabulaire) dont les fentes sont encore visibles. Bien sur, une canonnière défendait cette 2ème porte.

 

Un tunnel

    J'avance doucement dans ce sombre tunnel, et un autre obstacle très classique (repère 2) mais efficace apparaît : une herse  heureusement relevée pour "moi".

A la sortie du tunnel que vois je ?

 Devinez ! (repère 2).

 

Encore un pont

   Evidemment, un 3ème pont !

Y en a t il d'autres ?

    Rassurez vous, c'est le dernier (pour aujourd'hui). Vous constatez qu'avec les siècles et les multiples architectes, chacun a ajouté une amélioration de défense rendant ce château imprenable (ou presque).

Comment conquérir une telle fortification ?

 

2 solutions d'attaque:

  •    1 - Un harcellement de projectiles et d'obus.
  •    2 - Un siège pour affamer les occupants.

Comment se défendre contre ces 2 solutions d'attaques ?

 

3 solutions défensives

  •    1a - Lancer des projectiles contre les assaillants (d'où les nombreuses canonnières).
  •    1b - Se réfugier derrière les murs ou dans la roche.
  •     2  - Avoir un stock de nourriture suffisant.

Je vous montre de suite les solutions 1b et 2.


    L'intérieur :

J'entre

     Enfin, je suis dans la place. La 1ère salle à visiter est nommée : La salle primitive (repère 4bis). Elle date du 12ème siècle. Bien qu'elle ne soit pas d'un grand intérêt esthétique, elle comporte des murs très épais et servait de ligne défense du château et du puits.

 

Les sous-sols 

  Cette fortification comportent de nombreuses salles creusées dans le roc desservies par des escaliers. Certaines servent d'entrepôts de nourritures (pour un siège) d'autres de stockage pour la poudre à canon, d'autres possèdent une roue de levage.

  Des bancs, taillés dans le rocher  permettaient aux soldats de se reposer tout en guettant.

 

Les défenses 

    Me voila enfin sous le "soleil" de Belgique, et j'arrive à l'heure pour voir un spectacle de rapaces dans cette cour.

   Cette cour est ceinturée d'un imposant chemin de ronde comportant en partie basse 2 fentes pour fusil. Ce système est déjà très astucieux pour ouvrir l'angle de tir du soldat, mais à l'intérieur il y a  3 ouvertures. Un tireur avait donc 6 possibilités d'angle pour atteindre sa cible.

  Hélas, cet astucieux système n'est point médiéval mais l'oeuvre du génial Vauban.

 

Encore des défenses

      Au bout du chemin de ronde m'attendent "impatientes" la Tour de l'Horloge et la tour d'Autriche.  Cette puissante tour à canons doit son nom au Prince-Evêque de Liège : Georges d'Autriche. Elle avait été construite à l'époque médiévale pour renforcer la défense arrière du château pour protéger.
   Du sommet, la vue est instructive sur l'architecture du château, et aussi sur la vallée de la Semois à 75m en dessous.

 

C'est la fin

     Je repars en chasse vers d'autres salles et fortifications de ce château si modifiées durant 8 siècles. Après 3 heures de découverte, rassasié, je pose mon séant sur une pierre et j'admire le joli pont  se mirant dans une boucle de la rivière.

   Dans ma description, j'ai volontairement omis de vous parler des oubliettes, prison, salle de tortures, corps de garde, cheminée d'aération, salle des artilleurs etc... Le site étant payant, je ne me sens pas le droit de tout montrer, et surtout je souhaite vous laisser de belles surprises....  

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, de nombreux historiens pensent qu'une fortification est bâtie sur le rocher (?).
* Au 10ème siècle,(en 988 ?) Bouillon est une seigneurie de Lotharingie. Le site est la résidence d'une dynastie nommée : Ardenne-Bouillon.
* Vers 1050 (?), Godefroy II le Barbu construit un véritable château.
* Au 11ème siècle, le château devient le siège d'un Duché (voir titre de noblesse).
* En 1076 Godefroy III d'Ardennes meurt, il lège le château à son neuveu Godefroy (qui devint le célèbre Godefroy de Bouillon).
* Le château est attaqué par Albert de Namur, puis l'Evêque de Verdun, mais resiste aux assaults.
* En 1096, pour financer sa croisade en Terre Sainte, Godefroy de Bouillon vend ce château au Prince-Evêque de Liège.
* En 1100, Godefroy meurt aux croisades. Le Prince-Evêque devient officiellement le propriétaire du château. Cette famille garde le titre de Duc de Bouillon durant 5 siècles.
* En 1430, le Prince-Evêque de Liège nomme un gouverneur au château de Bouillon. Le 1er gouverneur se nomme : Le Comte Evrard III de La Marck.
* En 1521, le château est attaqué par le Comte de Nassau, délégué de Charles le Téméraire.
* Au 16ème siècle, l'ambitieuse famille de La Marck ose se nommer : Duc de Bouillon.
* En 1591, Charlotte de La Marck, unique héritière de Bouillon, épouse Henri de La Tour d'Auvergne, futur père du célèbre Turenne.
* En 1676, la ville et le Duché sont possession du roi de France Louis XIV (voir liste des rois). Il demande à Vauban de fortifier la place. La région connait 120 ans de paix et de prospérité.
* En 1794, les révolutionnaires Français s'emparent du château.
* Vers 1815, Bouillon est possession du Duché du Luxembourg. De nombreux aménagements sont réalisés par les Hollandais avec destruction d'une partie du château médiéval.
* En 1830, Bouillon est à nouveau en territoire Belge.
* Au 20ème siècle, l'état Belge restaure le site.
* Au 21ème siècle, la visite est libre et payante. Un spectacle de fauconnerie est organisé durant l'année, renseignez vous.

 

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 07:30

 

Département :  11 - AUDE  

 

Le château :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

  Ce petit village de Fa est situé au Nord du château de Quillan, et à l'Ouest de Couiza. Ce village pourrait passer inaperçu si une tour dominant le village n'attirait pas l'oeil.

    Coordonnées du château :

42° 56' 1.979" N 2° 11' 31.229" E
 42.933883  2.192008

 

   Origine du nom :  (--> initiation à la toponymie)

      Certains historiens pensent que FA serait une déviation du mot Fée. Cette hyppothèse est jolie mais un peu fantaisiste.

   L'explication la plus plausible viendrait de FANUM, signifiant : Temple ou Signal.

Cette explication est la plus véridique car un autre château situé dans le Gard a cette étymologie.

 

Le château :Voila une tour d'observation dont la position est très judicieuse.
     L'extérieur :

L'approche 

    Au loin, depuis la route, une tour tente de dépasser les hauts arbres. Un parking improvisé au Sud du village accueille ma petite voiture. A quelques mètres, un panneau de PR (petite randonnée) m'indique la direction de la Tour nommée : "Wisigoth".

   C'est un chemin pour tracteur qui me conduit dans une légère pente de 800m (non, ce n'est pas le dénivelé de la pente, mais la distance à marcher  ). Après quelques minutes, je vois .......  une surprise !

 

La découverte

   Comme je le pensais, ce n'est pas une simple tour, mais les restes d'un château. Le rempart extérieur,  très abîmé et parfois inexistant entoure un plateau de 40m par 20m. Les murs ne sont pas très épais et comportent quelques archères du 13ème siècle (il me semble).

 

     L'intérieur :

Les remparts

   Les éboulements, la terre et l'herbe cachent les fondations des bâtiments. Une saison de fouille archéologique serait nécessaire pour comprendre l'aménagement des anciennes salles.

   Légèrement décentrée, une tour carré trône fièrement.

 

La Tour

Pourquoi le nom : Tour Wisigoth ?

Une étude de l'Abbé Sabarthès l'affirme.  mais chacun d'entre nous doute un peu de cette "curiosité historique.
    Ce qui est sur, c'est qu'elle a été consolidée à plusieurs époques. Cette tour est très primitive dans sa construction :

* Aucune archère ou bouche à feu (voir vocabulaire),
* Deux petites ouvertures pour amener la lumière,
* Pas de trace d'escalier à l'intérieur (l'utilisation d'une échelle amovible en bois semble évidente).
* La porte d'accès est à 5 mètres de haut (classique dans les donjons du 12ème siècle).

  L'ouverture au niveau du sol est récente, elle ne correspond pas à l'entrée médiévale.
 
Pourquoi une tour en ce lieu ?
      L'implantation d'une tour proche de Fa n'est pas un hasard. Elle permettait la surveillance de la vallée du Kerkorb et devait servir de signal pour les autres châteaux. D'ailleurs, Rennes-le-château et Coustaussa (Voir ce château) sont visibles à l'horizon.
   Ce ne devait pas être le château d'un seigneur mais d'une garnison, un poste de surveillance (voir un équivalent en Alsace). Cette situation explique l'absence de texte historique.
 

 

Histoire du château :

* Au 1er siècle, les Romains établissent un lieu de culte ou une place forte (?).
* Au 10ème siècle, une forteresse primitive semble existée.
* En 1319, un château est cité dans un texte d'hommage.
* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable dans la tour.   

 

Seule est cette tour sur sa petite colline

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Filmé par David A. Williams ©


  Si vous êtes l'auteur de cette vidéo et si vous pensez qu'elle n'a pas sa place sur cette page, faites le moi savoir et je l'enlèverais.... Chevalier d'honneur je suis 
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