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Ombre et lumière

13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 07:30

 

Département :   67 - BAS RHIN

 

Le château :

    Situation  (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Mollkirch se trouve à 38km au Sud-ouest de Strasbourg, à 35 km au Nord de Sélestat et à 10km au Nord-Ouest d'Obernai.

     Coordonnées du château :

48° 29' 36.492" N 7° 22' 15.078" E
 48.49347°  7.370855°

 

    Origine du nom :

  Guirbaden est l'association de 2 mots :

           - "Gir" signifiant "ring" donc "enceinte circulaire".

 

Le château :

    L'extérieur :

La randonnée d'approche

   Proche du village de Mollkirch, plusieurs sentiers montent vers le château. Mais ne soyez pas effrayés, "monter" ne signifie pas une marche d'alpiniste. C'est une agréable promenade dans les sous bois, avec un dénivelé moyen pour faire désirer cette ruine, et mériter sa visite.

    Au terminus de cette marche, il y a le plus vaste château d'Alsace. Je ne plaisante pas, pour l'Alsace après le château le plus haut, le plus au Sud, le donjon le plus vieux, je vais découvrir avec vous le château le plus vaste en superficie.

 

La découverte 

   La forêt est dense, les arbres sont hauts et les ruines invisibles. Conséquence, je découvre le premier rempart au dernier moment. Le portail à 2 vantaux est protégé par des ouvertures pour petits canons. Voici une architecture classique des fortifications du 16ème siècle.

 

Le plan

   Je ne vous avais pas menti, c'est bien le plus vaste château d'Alsace dont voici le plan. Cette forteresse est construite sur un axe Est-Ouest. Elle est composée de 2 enceintes séparées par un fossé.

Plan du château de Guirbaden

 

L'enceinte coté Ouest

      Elle a une forme triangulaire et devait être la première défense en cas d'attaque. Le rempart avec pierres à bossage impose le respect avec sa hauteur, son mur épais et ses archères. Au Nord, la poterne (voir vocabulaire) de cette enceinte est protégée par une puissante tour ronde.

     En faisant le tour de l'enceinte Ouest, je découvre une curiosité : Une canalisation verticale servant sûrement pour les latrines des soldats. Hélas, il m'est impossible de vérifier mes dires car les bâtiments supérieurs ont été détruits.

 

L'intérieur de l'enceinte située à l'Ouest

    Dans la cour, le seul bâtiment existant est la chapelle dédiée à Saint Valentin, lieu de pèlerinage durant 5 siècles. Après son incendie et sa reconstruction au 19ème siècle, elle n'a plus les caractéristiques architecturales d'un bâtiment médiéval.

Peut être qu'à l'intérieur il y aura ?...

 

L'intérieur de la chapelle

    L'intérieur bien que très remanié est sobre et ne comporte aucune peinture du 12ème siècle (logique après un incendie). Mais quelques détails trahissent son appartenance au Moyen Age, comme par exemple : les fenêtres romanes.

   Il est temps de quitter cette enceinte Ouest puis de visiter le château seigneurial.

 

L'enceinte coté Est

   Après avoir franchi la porte du premier rempart, l'assaillant de l'époque devait marcher le long d'un couloir droit sous les tirs des défenseurs du château. Cette allée droite était un véritable "traquenard". Heureusement pour moi, point de défenseur Alsacien sur les courtines.

   Après un virage à gauche, quelques dizaines de mètres plus loin, une 2ème porte  me permet enfin de découvrir les ruines du château. Cette porte possède de nombreuses ouvertures de tir d'époques différentes. Les pierres de ses ouvertures et les scellements sont différents.

Mais est ce du à la restauration récente ?

Ou à la construction d'origine ?

 

La basse-cour

   Dans cette basse-cour, l'herbe est haute et les pierres taillées jonchent le sol. Il faut avancer doucement dans ce labyrinthe.

Quand arriverai je dans les bâtiments seigneuriaux ?

   J'ai la surprise de constater qu'il me faut franchir une 3ème porte protégée par de nombreuses ouvertures de tir plus "rudimentaires".

Voilà un château bien défendu !

 

Les bâtiments seigneuriaux

   En levant la tête, je découvre enfin le coeur du château. C'est un immense parallélépipède en pierre à bossage. Pour exploiter toutes la surface du rocher, il est posé sur un gigantesque arc de décharge (voir vocabulaire) qui me rappelle un peu le château Ariégeois de Roquefixade.
   Voila une caractéristique architecturale qui justifie la montée sur cette colline, et les démangeaisons des orties (ha oui, j'avais oublié ce détail). 

 

    L'intérieur :

Une vraie ruine

    Comme souvent dans "mes" ruines castrales, plafonds et toits ont disparu, ou plutôt sont tombés sur le sol.

   - Avantage, la lumière du ciel est magnifique.
   - Inconvénient, il faut un peu d'imagination pour reconstituer les "échelles" de hauteur. 

 

L'imaginaire au travail

      Les corbeaux soutenant le plafond d'une grande pièce sont à moins d'un mètre du sol, il faut donc un peu d'imagination pour recrée les poutres, la salle, les tentures etc....

   Même sans la disposition des salles ni leur géométrie, il est facile de voir le luxe de ce bâtiment que certains nomment justement : Le Palais.

 

Le palais

   Il est surprenant de visiter un bâtiment seigneurial dépourvu d'archère ou de fente de tir. Bien que de nombreux murs aient disparu, l'aisance et le confort se ressentent à chaque pas. Puis sur le mur Nord, une curiosité m'attend :

"Bouchez votre nez gente dame, éloignez les enfants", je vous présente : des latrines.

   Nos ancêtres avaient les "mêmes besoins" que nous. 

 

Le donjon

    En levant les yeux, je découvre le symbole de construction médiévale : Le donjon.
Hélas, l'escalier a disparu, l'échelle en bois s'est transformée en cendre et mon équipement de montagne est resté sur mon destrier. Cette puissante tour ruinée n'aura pas la visite du "chevalier".

   Le ciel se couvre, il me faut vite rentrer avant l'orage.

Adieu gigantesque château Alsacien.

 

 

Histoire du château : 

* En 1137, le château est cité dans un texte décrivant aussi la chapelle dédiée à Saint Valentin. Il appartient à la puissante famille Dabo-Eguisheim.
* En 1162, l'empereur Frédéric Ier Barberousse attaque puis rase le château. C'est sa manière de montrer sa puissance et son hégémonie sur l'Alsace.
* Vers 1163, la famille Dabo-Eghuiseim reconstruit un château sur les ruines.
* En 1206, l'héritière des Comtes apporte le château en dot au Duc de Lorraine.
* En 1218, sous l'impulsion de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, les remparts et bâtiments sont modifiés transformant le site en Château-Frontière. Puis, le "palais" est aménagé (peut être par le bailli Woelffelin).
* En 1220, construction du donjon carré reposant sur de puissant arcs de décharge.
* En 1226, avec la mort du dernier Comte Dabo-Eghuiseim ce sont les évêques de Strasbourg qui récupèrent les biens.
* En 1398, Rodof von Hohenstein a en gage, le château et la seigneurie.
* En 1445, les Armagnac tentent de s'approprier par la force le château. Les Hohenstein résistent.
* Vers 1470, les enfants de Rodof tentent d'aménager les remparts, mais le périmètre de ce château est vaste, et les coûts importants.
* En 1475, Charles le téméraire tente une récupération du château et des biens. Les évêques de Strasbourg n'apprécient pas cette tentative de trahison envers un autre suzerain. Ils inféodent les Hohenstein au profit de la famille Rathsamhausen.
* Vers 1476, les nouveaux propriétaires installent un bailli dans le château.
* Au début du 16ème siècle, avec les progrès de l'artillerie, quelques aménagements pour canons et arquebuses son réalisés dans les remparts et bâtiments.
* Vers 1500, la chapelle devient le lieu d'un pèlerinage qui durera jusqu'à la révolution de 1789.
* En 1525, le château résiste aux attaques des Rustauds.
* En 1618, début de la "guerre de 30 ans" (voir ce livre). Ce château souffre peu durant cette dévastatrice guerre. L'évêque de Strasbourg est toujours propriétaire des ruines.
* En 1632, les Suédois attaquent, pillent et détruisent partiellement le château.
* En 1633, les troupes épiscopales de Strasbourg attaquent les Suédois. Le château sera souffrira énormément de cette action.
* En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie par Louis XIV (voir liste des rois) mettant fin à la guerre de "30 ans". Le château ne semble plus être habité après cette guerre.
* En 1790, les révolutionnaires le vendent comme bien national. Les plus belles pierres disparaissent.
* En 1850, un incendie ravage la chapelle. Elle est reconstruite par l'architecte Antoine Ringeinsen.
* En 1898, les ruines sont classées aux Monuments Historiques.
* En 1968, le site appartient à la famille Gachot.
* En 1969, des travaux de consolidations sont réalisés.

* En 2015, une association de sauvegarde est créée. Le site va bientôt revivre.

Voici le site officiel

* Au 21ème siècle, la découverte des ruines est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable près du palais et du donjon. Soyez très prudents.

 

Les arcs de décharge semblent porter ces ruines vers les nuages !

 

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 07:30

 

Département :  67 - BAS RHIN

 

Le bourg : Voila une citadelle médiévale qui se voit de loin !

   Situation :  (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saverne est situé à 80km à l'Est de Nancy, à 33km au Nord-Ouest de Strasbourg et à 12km au Sud-Sud-Est de La Petite Pierre (voir ce château).

    Le château du Haut Barr est situé au dessus de la ville de Saverne, et à l'extrémité Nord-Est d'un roc gréseux de 250 mètres de long.

    Coordonnées du château :

48° 43' 27.084" N 7° 20' 17.207" E
 48.72419°  7.338113°

 

Le château :

    L'extérieur :

Préambule

   Si vous avez une petite faim près de ce lieu ou si la soif vous gagne durant les chaudes journées d'été, voici un lieu agréable, avec un immense parking proche des commerces.

   Mais si vous préférez le silence des ruines, le calme des forets, l'odeur des arbres, je vous conseille d'éviter ce lieu bruyant.

 

La découverte

  Depuis l'immense parking (heureusement désert le jour de ma visite en avril) les remparts avec fentes de tir me donnent déjà le ton. Ce site n'est pas une ruine du Moyen Age comme je vous en montre souvent. Du château médiéval, il ne reste que peu, mais l'évolution architecturale de cet ancien château est intéressante.

   Les bâtiments sont construits sur 3 gros rochers de 20 mètres de haut.  Situé coté Sud, la grande porte m'impressionne. Elle est de style renaissance. Des bouches à feu très classiques, sans sculpture, sont implantées dans une tour polygonale du 18ème siècle protégeant l'entrée.

 

    L'intérieur :  

La cour

     Elle est très moderne et "cimentée" pour le ravitaillement en camionnette des restaurants et cafés. Mais elle comporte quelques particularités. A l'Ouest, une chapelle ayant été un lieu de pèlerinage durant de nombreuses années, puisà l'Est, une citerne.
  Un escalier du 20ème siècle m'invite à découvrir les plate-formes.

 

Le niveau supérieur

    C'est sur les plate-formes que l'on comprend mieux la raison de l'implantation de ce château devenu citadelle. Chaque rocher est un petit îlot permettant la défense des autres rochers. En contre bas, la chapelle romane se confond avec les tours et la roche.

  La vue est vraiment extraordinaire sur la vallée de Saverne. Ce site mérite bien son surnom : L'oeil de l'Alsace.

 

A quoi servait ce château ?

   Ces quelques morceaux de murs et les constructions très "modernes" ne me donnent pas une vraie vision de la puissance de ce site.

A quoi pouvait bien ressembler ce château il y a quelques siècles ?

   Une gravure le montre après le passage des architectes de Louis XIV. Je comprends mieux maintenant l'intérêt suscité auprès des évêques de Strasbourg durant 400 ans. L'ensemble est puissant et marque le respect.

 

C'est la fin

    En regardant vers le Sud sur une colline proche, je distingue une tour. Mon plan me dit qu'elle se nomme le Grand Geroldseck. Ma fibre médiévale se réveille. Il me faut instamment la visiter.Je descends les marches rapidement.

A tout de suite !

 

 

Histoire du château :

* Vers 1080 (?), l'évêque de Strasbourg demande la fortification de ce lieu. C'est le site idéal pour surveiller la vallée de la Zorn et l'axe de circulation vers le Duché de Lorraine.
* Vers 1168, des travaux d'agrandissement sont réalisés autour de la petite structure. Ils dureront 3 ans.
* Durant le 13ème siècle, le château devient la résidence de "campagne" des évêques de Strasbourg.
* Au début du 14ème siècle, le site est confié à des vassaux des évêques, et à des baillis.
* En 1356, le terrible tremblement de terre qui détruit Bâle, endommage aussi le château.
* En  1357, l'évêque Jean II de Lichtenberg demande la reconstruction des murs et bâtiments.
* En 1415, dans un bâtiment du château est emprisonné l'évêque Guillaume de Diest. Il est accusé de complicité avec les Ducs de Lorraine.
* Vers 1525, le château est attaqué durant la "guerre des paysans" (voir explication). Le bailli résiste et n'ouvre pas les portes. Quelques dirigeants de cette "rébellion" sont emprisonnés dans le château.
* A partir de 1568 (?), avec l'évolution de l'artillerie, l'évêque Jean de Manderschied demande des adaptations. Le château prend des airs de "citadelle".
* En 1618, début de la guerre de "30 ans". Ce château souffre peu durant cette dévastatrice guerre. Comme la ville de Saverne, il s'ouvre aux différents assaillants sans subir de dégâts importants.
* En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie mettant fin à la guerre de "30 ans". Hélas, un article stipule le démantèlement et la destruction du Haut Barr.
* En 1649, c'est le début de la destruction du château qui servira de carrière de pierres et d'habitat pour quelques fermiers.
* En 1668, la chapelle est restaurée et des pèlerins viennent périodiquement prier.
* En 1680, le roi Louis XIV (voir liste des rois) envoie une troupe commandée par le maréchal Monclar pour occuper la région.
* Au début du 18ème siècle, le lieu est fortifié par les Français : Construction d'un mur d'enceinte.
* Vers 1743, dans les remparts, construction de bâtiments de casernement. Cette fonction militaire durera 30 ans.
* En 1773, les garnisons partent du château. L'évêque loue les bâtiments à des fermiers.
* Vers 1790, les révolutionnaires vendent ce symbole comme bien national.
* En 1798, un télégraphe optique de Chappe est implanté sur un des rocher du château. Il sera démonté  quelques mois plus tard.
* En 1801, le général Clarke achète les bâtiments et implante un jardin et des arbres.
* C'est à partir du début du 17ème siècle que naît la légende d'un trésor dans des souterrains. Le château ayant été habité par de riches évêques, il est "évident" qu'ils avaient caché leur richesse dans les murs. Ce mythe dura 1 siècle.
* En 1821,  la famille Kolb achète château et terres.
* En 1874, le site est classé aux Monuments Historiques.
* En 1878, l'état est le nouveau propriétaire.
* En 1970, la ville de Saverne achète les bâtiments, implante des commerces et construit un grand parking.
* Au 21ème siècle, la découverte des ruines est libre et gratuite.  Le risque de recevoir une pierre est faible.

 

Ce château modifié sous Louis XIV marque la puissance Royale sur cette région.

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1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 10:00
-chevalier-00.gif  Le blog des châteaux forts
-chevalier-marche01.gif



Présentation de l'auteur du blog

  Ce blog est l'aboutissement de très nombreuses années de photos et de découvertes.


 Je n'ai aucune formation d'historien ni d'architecte. Je suis un amateur passionné, un marcheur-photographe souhaitant montrer la beauté des ruines.

  • * Je prépare très souvent mes randonnées.
  • * Je rends visite aux offices de tourisme ou parfois aux mairies pour récupérer de la documentation.
  • * Je fais souvent les vide-greniers pour acheter des ouvrages sur les châteaux.
  • * Je fréquente les bouquinistes pour récupérer des livres sur ma passion.
  • * Et je lis aussi quelques ouvrages dans les bibliothèques.
  • ----> Mais jamais, je vole des informations sur "la toile"
  •  

    N'étant qu'un castellologue-amateur, il est possible que des erreurs se glissent . Surtout ne m'insultez pas (et ne me provoquez pas  car je sais combattre).

 

Avec de la politesse, toute erreur sera corrigée et remerciement vous aurez.


  Je suis au service des ruines et de notre patrimoine médiéval. J'essaie modestement de donner le plaisir par les images et de solliciter votre curiosité par mes réflexions.

   Et si la passion des châteaux forts vous vient grâce à ce blog, les ruines vous remercieront.


Le partage est le but premier de ce modeste blog d'un amateur-passionné.

 

Panneau original de Chateaudouble dans le Var

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1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 07:30

 

Département :  67- BAS RHIN

 

Le bourg : Ce pan de mur est tout ce qui reste des remparts du château.

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Le château est situé proche du village de Wangenbourg. Il est construit à l'extrémité d'une crête du Schlossberg à 390m d'altitude et domine la rivière Mossig.

 

Coordonnées du château :

48° 37' 32" N 7° 19' 41" E
 48.625408424°  7.3281651735°

 

 

 

 

 

Le château :

* Après avoir visité le magnifique château de Wangenbourg, un agréable sentier balisé permet par une marche facile de découvrir la forêt, ainsi que le château de Freudeneck.

* Pour les non marcheurs ou les visiteurs pressés, une petite route goudronnée approche votre véhicule près du site, puis par un court sentier, la ruine est devant vos yeux 5 minutes plus tard.

 

  L'extérieur :

* En arrivant sur le site castral, je suis surpris de voir une forme aussi compacte.

* De loin, cette ruine ressemble à un amas rocheux en haut d'une petite colline.

*  Mais en m'approchant, je distingue des formes architecturales très médiévales.

* Ce n'est pas un grand château de seigneur, mais une petite fortification pour surveiller une vallée et prévenir rapidement le proche château de Wangenbourg.

* L'ensemble est entouré par une sorte de fossé, qui est le dénivelé naturel de la colline.

* En contournant la ruine, je découvre un haut mur borgne. Ce devait être le rempart extérieur.

* La porte fortifiée sûrement précédée d'un pont levis a disparu. Il faut grimper un peu pour accéder à l'ancienne basse-cour, et à ce qui devait être l'intérieur du château.

 

  L'intérieur :

* Les ruines de la partie intérieure du château sont posées sur un solide rocher.

* Dans ce chaos, avec un peu d'attention (et beaucoup d'imagination) il est possible de comprendre l'aménagement.

* La forme architecturale est assez simple tout en étant original.

* Un donjon épais est au centre de l'édifice. Il est rond avec d'impressionnantes pierres à bossage (voir vocabulaire). Sa petitesse ne le rend pas habitable. C'était une tour de guet et le refuge ultime en cas d'attaque.

* Ce donjon était entouré par un bâtiment "pentagonale" dont il reste quelques pans de murs.

* Des fouilles très récentes mettent à jour quelques détails intéressants. Par exemple ce sol du "logis".  Mais il reste beaucoup de terre à dégager avant de redonner un semblant de vie à ce curieux château. Dans 10 ans, j'y reviendrais.

* Il est vrai que ces quelques pierres ne permettent pas à un "non initié" de comprendre la forme de ce château. Voici un essai de reconstitution du Freudeneck par Monsieur Christophe Carmona.

Vous comprenez maintenant mon plaisir à décrire et à vous faire découvrir cette ruine très originale.

 

 

Histoire du château :

* Au 3ème siècle, certains prétendent qu'un poste de garde Romain surveille l'axe de passage.

* En 1396, un texte affirme que ce château en possession de Gauthier de Dicka est cédé à 2 frères, les chevaliers Guillaume et Jean Haffner de Wasselonne.

* Au début du 15ème siècle, à la mort de Gauthier de Dicka, les terres et le château sont morcelés entre plusieurs propriétaires.

* En 1408, le chevalier de Wilsberg (un des propriétaires du château) s'allie aux Margaves de Blade dans un conflit contre la ville de Strasbourg. Les troupes Strasbourgeoise assiège le château, puis l'incendie. Certains textes le déclarent définitivement ruiné.

* En1450, une armée de la ville d'Obernai attaque le château qui ne présente plus que de rares défenses (Aurait il été reconstruit entre 1408 et 1450 ?... Les historiens sont partagés). Cet assaut détruit définitivement remparts et bâtiments.

* En 1618, début de la "guerre de"30 ans" (voir ce livre). La ruine n'est pas inquiétée par cette dévastatrice guerre.

* En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie par Louis XIV (voir liste des rois) mettant fin à la guerre de "30 ans".

* En 1691, l'abbaye d'Andlau achète les ruines et les terres.

* En 1790, les Révolutionnaires réquisitionnent les terres.

* En 1870, un bûcheron qui coupait des arbres proche de la ruine découvre dans la souche des pièces de monnaies romaines.

* Au 21ème siècle, la découverte des ruines est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable.

Voici une ruine bien .... ruinée !

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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 07:30

 

Département :  67 - BAS RHIN

 

Le bourg : 

   Situation : (--> le voir sur la carte)

Je ne me moque pas de vous, ceci est bien un château semi-troglodytique.

      La ruine est au sommet d'une crête à 460m d'altitude, au Sud du village de Wengelsbach, au Nord du village de Niedersteinbach et à l'Est des châteaux de Wasigenstein.

 

 
   Coordonnées approximatives du château :
49° 2' 39.66" N7° 42' 46.08" E
 49.04435° 7.7128°

 

   Origine du nom :
* Le mot Zigeunerfelsen signifierait : Rocher des Tziganes (voir la raison dans l'historique). 
* Dans son dictionnaire des châteaux, Wolff le nomme : "des Oberwasigenstein". 
   
 
Le château : 
    L'extérieur :

La découverte

* De loin, ce vestige ressemble à un rocher en grès.
* C'est en réalité un petit château semi-troglodytique.
* Du château subsiste un escalier creusé dans le rocher et quelques rares vestiges de murs sur la plate-forme.
 
 
    L'intérieur :
Hélas 
     Le manque de temps le jour de sa découverte ne me permet pas de vous le décrire mieux. Mais peut être qu'un jour, j'organiserais une expédition avec vous !
 
Conclusion 
   Si vous détenez des informations sur cette ruine, je serais très heureux de les partager avec vous.

 

 

Histoire du château :

   L'histoire de cette ruine est inconnue. Quelques livres et revues en font une analyse rapide.

* Au début du 14ème, établissement d'un château en ce lieu (selon C. L. Salch). Il aurait été construit par une branche de la famille Wasigenstein.

Etait il du à une "surpopulation" de cette famille dans le château d'origine ?
Ou bien était ce un "poste" avancé pour protéger le château principal ?

* En 1358, il est possible qu'à la mort du dernier membre de la famille Wasigenstein, la famille de Fleckenstein hérite de tous les biens, et aussi de ce lieu. Mais comme le château n'est pas vraiment luxueux, ni stratégique.

Peut être a-t-il été abandonné (?).

* Au 17ème siècle, la tradition affirme que des bandes de Tziganes (dénommés parfois Bohémiens dans certains textes) se cachent en ce lieu après avoir terrorisé les populations. Un jour, excédés, les habitants se rebellent.
    Devant cette immense population armée, les tziganes se retranchent sur le rocher. Ne pouvant les déloger, la "troupe" improvisée coupe des arbres et met le feu à la pierre et au château. Les Tziganes sont brûlés vifs. C'est "en souvenir" de ce jour que la ruine change de nom.

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable. Ruine pour passionnés et marcheurs. 

 

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 00:55

 

Département :  67 - BAS RHIN

Ebloui je suis par cet imposant mur du donjon. 

Le bourg : 

  Situation :   (--> les voir sur la carte)

     Le site est proche de la frontière Allemande, à 3 km au Nord de Obersteinbach et à 12 km à l'Ouest de Wissembourg.

     Coordonnées du site castral :

49° 2' 52.764" N 7° 42' 6.12" E
 49.04799°  7.7017°

 

Les châteaux : 

  L'approche

    Les ruines sont à l'extrémité d'une crête, sur une barre rocheuse en grès. Elles se visitent après une marche de 15 minutes sur un chemin bien balisé par le club Vosgien.

 

  L'originalité du site

     La curiosité de ce site castral est qu'il y a non pas un, mais DEUX châteaux sur le rocher, séparés par une faille naturelle.   Ils ne sont séparés que de 3 mètres, mais ils appartenaient (à leur création) à 2 familles différentes (issues de la même branche il est vrai). Ils comportent chacun une entrée différente.

 

Le plan

    Pour mieux comprendre la visite et s'imprégner de cette curiosité architecturale, il est important de comprendre le plan.

67-wasigenstein-plan-global.jpg

 

Le Vieux château  ou  Grand Wasigenstein : 

     L'extérieur :

La surprise

     Le Grand Wasigenstein est à l'Est (à droite sur le plan détaillé). Il occupe la plus grande surface du rocher (d'où son nom évidemment). Cette ruine ressemble à un immense paquebot très effilé de 75 mètres de long, avec une proue, qui est en réalité la ruine du donjon.

 

La découverte

    La découverte commence, comme souvent pour une construction médiévale, par un fossé. Évidemment, avec la pluie, il se transforme en douves (voir vocabulaire). Juste derrière, il y a la classique et efficace tour de flanquement. Certes, elle n'a plus sa hauteur et son prestige d'antan, mais avec ses pierres à bossage, elle semble puissante et devait impressionner les "visiteurs" mal intentionnés de l'époque.

Une citerne creusée dans le roc avec de petites gouttières 

La citerne

En cherchant l'escalier, je découvre une particularité très médiévale : Une citerne.
    Elle creusée dans le roc. Au dessus sont encore visible les "gouttières" récupérant l'eau si précieuse. Un surprenant petit entonnoir est percé dans la roche. L'intérieur est "tapissé" d'argile. Elle devait comporter un système de filtration hélas disparue.

 

L'escalier

    Voila un château qui va me réserver plein de surprises. Vite, je dois trouver le moyen de "grimper" pour découvrir cette curieuse ruine.
     Évidemment, l'escalier est creusé dans la roche. Sur la gauche, quelques encoches devaient servir à insérer des poutres pour barrer le passage aux éventuels agresseurs. On peut même imaginer au dessus un plancher avec un "assommoir".

Nos ancêtres avaient une imagination débordante pour sécuriser leurs biens.

 

   L'étage intermédiaire :

     Un tel château se devait de comporter une salle troglodytique ou partiellement creusée. Sa fonction est difficile à imaginer :

* Pas de latrines,

* Ni d'évier,

* Ni de cheminée.

Peut être une salle de garde protégeant l'étage des seigneurs ?

  En traversant cette salle, je dois monter un nouvel escalier pour découvrir l'étage d'habitation.

 

   L'étage supérieur :

      Au niveau supérieur, plusieurs époques se devinent (voir le plan). D'abord, la partie fin 13ème siècle, une tour étroite et puissante avec un escalier en colimaçon faisant face au petit Wasigenstein.
    Au milieu, l'emplacement des logis et commodité (?). Le sol est curieusement strié. La fonction m'échappe. Est ce la récupération de l'eau ?     Des encoches pour des séparateurs verticaux en bois ?
 Un visiteur m'a donné la solution à cette "énigme" :
   "Ce sont tout simplement les logements des solives qui supportaient le plancher, et certains bâtiments à colombage (constructions mixtes maçonnerie - colombage) en encorbellement. Certains dépassaient donc tout bêtement du rocher."

   Et enfin le donjon pentagonal. Il était renforcé du coté de l'attaque par un éperon fortifié. Mais l'ensemble a été très "bétonné" pour consolider ces vieilles ruines et il est très difficile de différencier les étapes de construction et l'architecture. 

 

  Haut perché est le donjon.

Le Nouveau château  ou  Petit Wasigenstein :  

    L'extérieur :

La découverte

    Il est situé à l'Ouest (à gauche sur le plan détaillé) et occupe une petite surface du rocher.  Au pied de ce château, le puissant donjon donne le vertige.

  L'ancienne basse cour est méconnaissable car les remparts ont disparu et la végétation a remplacé les bâtiments. Sur la face Ouest, apparaît  un escalier creusé dans le roc. Il faut l'imaginer avec son mur sur la gauche et quelques archères dissuasives.

 

Je monte

  Quelques dizaines de marches plus haut, le bâtiment d'entrée se détache des arbres. Avec ses pierres à bossage de teinte rose, il m'invite à le découvrir. Mais humble il faut être car une archère me surveille. Puis une petite porte creusée dans la roche m'oblige à baisser la tête.

 

   L'intérieur :

Confortable et sécuritaire

    La surface étant petite, l'aménagement s'est fait en hauteur avec peu de perte de surface, tout en préservant, par des murailles, la sécurité des habitants.

   L'élégance de ce petit Wasigenstein surprend par rapport à l'autre château. Des portes à arc brisé et des fenêtres trilobées parfois à coussiège (voir vocabulaire) donnent de la vie à ces vieilles pierres.

Mais pourquoi y a t il de l'herbe au milieu de cette pièce ?

Des marches creusées dans le roc

 

Je monte encore

   Je prends l'escalier à vis pour mieux comprendre.

   Du haut de la tour, je constate avec surprise que le niveau intermédiaire est éclairé par de nombreuses fenêtres.

C'est très curieux pour un bâtiment médiéval.

    Etant situé très haut, les flèches du 13ème siècle ne pouvaient atteindre cet étage. Le confort a fait place aux rudimentaires archères de défense.

  Voici le secret de l'herbe :

* S'il y a de la végétation, c'est qu'il y a de l'eau.

* Donc ce grand carré creusé est la citerne du château.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1250, il semble que débute la construction d'un château, peut être par Engelhard ou ses fils. 
* En 1270, un texte atteste de l'existence d'un château appartenant à 2 frères Seman et Friedrich qui se font nommé : Wasigenstein. 
* En 1271, débute la construction du Petit château, suite à un "différent" entre les 2 frères.
* Vers 1299, le Petit château est habité par Friedrich. Dans le Grand château logerait Seman. Une paix partielle semble exister entre les 2 frères ayant fondé chacun une famille.
* En 1306, un nouvel accord de paix semble conclu délimitant le territoire et la hauteur des bâtiments sur le rocher. Les familles "grossissent" et ces 2 rochers appartiennent maintenant à 16 co-propriétaires.
* En 1317, le dernier héritier du Grand château de la branche Wasigenstein de Seman décède sans héritier direct. Le possesseur du Petit château récupère l'ensemble des constructions du rocher.
* En 1358, le dernier héritier de la branche familiale de Friedrich meurt sans enfant. Le rocher, les terres et les 2 châteaux appartiennent maintenant aux puissantes familles de Fleckenstein et Hohenbourg. Mais aucun membre direct de ces familles réside dans ces châteaux. Bâtiments et terres sont donnés en fief à de nombreuses familles.
* Durant 1 siècle, les châteaux subissent 5 sièges.
* En 1468, le rocher semble encore habité par une branche de la famille Lichtenberg (qui dispose de nombreux châteaux).
* Vers 1520, les 2 châteaux appartiennent à la puissante famille des Fleckenstein.
* En 1618, début de la "guerre de 30 ans" (voir ce livre). Ce château d'habitation souffre un peu durant cette dévastatrice guerre.
* En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie mettant fin à la guerre de "30 ans". Il semble que les bâtiments ne soient plus habités après cette date.
* En 1680, le roi Louis XIV (voir liste des rois) envoie une troupe commandée par le maréchal Monclar pour occuper la région. Le château est pillé puis partiellement détruit.
* En 1711, les Fleckenstein vendent le lieu et les terres à la famille Hanau-Lichtenberg.
* En 1898, les ruines sont classées aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte des ruines est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible, mais attention avec les enfants, certaines fenêtres ou portes en hauteur ont des rambardes minimales.

 

Voici une lithographie de 1828 par J.G. Schweighaeuser représentant les 2 châteaux de Wasigenstein.

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 07:30

 

Département :  67 - BAS RHIN

  Les modifications du 18ème siècle sont bien visibles sur cet ancêtre.

Le bourg :  

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Le village de La Petite Pierre est situé à 10 km au Nord de Saverne, dans le parc naturel régional des Vosges du Nord.

   Coordonnées du bourg :

48° 51′ 24.754″ N 7° 18' 55.858" E
 48.856876°  7.315516°

 

Le château :

     L'extérieur : 

L'arrivée

      Un immense parking attend mon "destrier à moteur" à l'entrée de la cité fortifiée. Je suis surpris de ne pas voir un site médiéval, mais un petit village sur un roc avec des pans de mur de type Vauban. Tout a l'air neuf dans une architecture du 17ème siècle.
    L'ensemble est beau, mais point de "mon siècle" (Je vous rappelle que je me sens médiéviste-amateur et non architecte-passionné de citadelle).

Les fentes de tir ont remplacé les archères médiévales 

1ère analyse

   C'est au bout du village de La Petite Pierre (nommé aussi Lützelstein) que mes yeux commencent à cligner de bonheur. Même si le château est très remanié au 16ème puis au 17ème, on sent l'âme du moyen âge. Les hauts murs comportent des archères (transformées en fentes pour tir avec fusil) et des bouches à feu (pour des canons très modernes). Des échauguettes très fines transforment son architecture en citadelle.

     Un pont fixe (qui devait sûrement être un pont-levis il y a 600 ans) me montre la direction d'une belle porte hélas fermée le jour de ma visite. Mais tout cela est "trop jeune" pour être moyenâgeux. Il me faut chercher d'autres indices.

 

2ème analyse
     L'extrémité du château me donne un peu d'espoir, c'est peut être dans la partie "basse" que résident les traces des vieilles fortifications. En descendant par un escalier étroit, je découvre un vestige merveilleux de rondeurs "primitives" avec des petites fentes de tir.


    Un chemin se dessine entre de hautes herbes, mon âme d'aventurier ne peut que suivre cette invitation à la découverte.... Mais un panneau me stoppe.

Que faire ?.... (chut, ne le dites à personne, mais j'ai continué la marche).

Le roc s'effrite mais le château tient toujours !

3ème analyse

     Je suis dans le fossé, en contrebas des murailles du village et, au milieu de la verdure, une entrée qui devait être fortifiée attire mon attention.

Est ce la grotte d'un monstre ?

Un souterrain secret avec un trésor ?

    Pour vous, je vais découvrir ce lieu mystérieux...... J'avance doucement.... Mes poils se hérissent, mais ce n'est pas la peur (je suis un chevalier, souvenez vous !), plutôt le froid humide d'une ...... source d'eau fraîche.

 

4ème analyse
   Moi qui rêvais de vous décrire un combat contre un dragon, la découverte d'un coffre plein de bijoux, et pourquoi pas sur une étagère, le mythique Graal...... Je ne peux que vous montrer dans cette grotte de l'eau.

  Mais au moyen âge, c'était le plus grand des trésors !

 Et cette eau, comment allaient ils la chercher ?

Tout simplement par un puits situé proche de mon "destrier".
      Cette aventure "caverneuse" m'a donné soif, je vous quitte pour boire un godet, non pas d'eau sortie du puits, mais d'hydromel  dans la taverne du village. 

C'est bon l'Hic..dromel

 

   Histoire du château : 

* Vers 1180, il semble qu'une famille noble nommée 'De Parva Petra' construit un édifice fortifié sur le roc.
* En 1205, un château est cité dans un texte appartenant au Comte de Lutzelstein. (voir titre de noblesse)
* En 1220, l'évêque de Strasbourg récupère le château après une bataille de territoire contre Hugues de Lutzelstein. Ceci est un acte d'extension du territoire de Strasbourg sur l'évêque de Metz.
* En 1221, la famille récupère le fief de La Petite Pierre suite à leur allégeance à l'évêque de Strasbourg.
* En 1358, une chapelle castrale dédiée à la Sainte Croix est construite.
* En 1403, Burkhard de Lutzelstein prévôt de la cathédrale, doit céder une partie des terres, de la ville et du château au roi Ruprecht Ier et à l'évêque de Strasbourg.
* En 1413, la famille Lutzelstein est chassée du château.
* En 1414, après de multiples demandes, les Lutzelstein récupèrent une partie du château suite à l'intervention du roi Ruprecht Ier.
* Vers 1430, les 2 fils de Burkhard de Lutzelstein guerroient et livrent des batailles de territoire et aussi participent à des actes de brigandage qui commencent à agacer les puissantes familles de la région.
* En 1445, ils pillent le légat du pape.
* En 1447, ils attaquent et prennent Bitche. La réaction ne se fait pas attendre et ils se retrouvent attaqués dans leur château de La Petite Pierre. Frédérique Ier assiège le site durant 2 mois et c'est par une ruse un jour de brouillard qu'il récupère le château. La garnison palatine investit la ville.
* En 1449, les 2 frères chassent la garnison.
* En 1452, l'armée de Frédérique Ier assiège la ville durant 2 mois. La place est prise, les 2 frères sont chassés et décèdent sans héritier en Lorraine.
* En 1522, une attaque nocturne est tentée par Franz von Sickingen. Elle échoue par un concours de circonstance.
* En 1563, le château change de propriétaire. Il appartient à Georges-Jean Veldenz Lutzelstein. De nombreuses et importantes modifications sont apportées au confort (fenêtres à meneaux, citerne) et à la protection contre l'artillerie.
* En 1618, début de la "guerre de 30 ans" (voir ce livre). 
* En 1632, le château est pris par l'armée Française.
* En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie mettant fin à la guerre de "30 ans".
* En 1675, les français conduits par Montclar attaquent et détruisent de nombreux châteaux. Pour éviter les saccages, les bâtiments sont remis sans combat aux armées de Louis XIV (voir liste des rois). Cette raidissions n'empêche pas la démolition des fortifications de la ville (mais pas du château). 
* Vers 1680, une garnison Française s'installe dans le château et modernise partiellement les fortifications par un disciple de Vauban : Jacques Tarade.
 * En 1718, un texte exprime les problèmes du à l'appartenance de certains bâtiments par la famille Palatine de Wittelbach. Ces propriétaires n'entretiennent pas leur bien. . Conséquence : Les travaux de fortification des Français sont inutiles car certains murs s'écroulent.
* En 1814, après la défaite de Napoléon, les troupes Russe attaquent la cité qui résiste durant 4 mois.
* Vers 1820, les troupes Françaises occupent à nouveau la place et réalisent quelques travaux d'entretien.
* En 1870, les Français abandonnent la cité sans combattre au profit des Allemands de l'empereur Frédérique III.
* En 1871, le peu d'amélioration et de consolidation des murs ne permet plus de nommer La Petite Pierre comme forteresse.
* En 1922, les ruines sont classées aux Monuments historiques.
* En 1977, le château abrite les bureaux du Parc Naturel Régional des Vosges du Nord.
* Au 21ème siècle, la découverte du village fortifié est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible.

 

Voila un vestige médiéval qui brille encore par sa puissance.

 

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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 07:30

 

Département :  68 - HAUT RHIN

 

Le bourg :

  Origine du nom :    

    Kaysersberg signifie : "Mont de l'empereur".   Ce nom a été donné vers 1227 lorsque le roi Henri VII, fils de Frédéric II de Hohenstaufen, empereur du Saint-Empire Romain Germanique, acheta les droits fonciers du château.

 

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Kaysersberg est situé à 15 km au Nord-Ouest de Colmar, sur la N145.

 Coordonnées du château :

48° 8' 25.71" N 7° 15' 43.376" E
 48.140475°  7.262049

 

Les fortifications du village :

    La bourg compta jusqu'à 4 rangés de remparts. De cet ensemble fortifié qui protégeait Kaysersberg, il ne reste que quelques vestiges.

Mais...  quels vestiges !

- D'abord, des portions de mur entrecoupées de puissantes tours rondes comportant bouches à feu et fentes pour fusils.

- Puis une très haute tour de guet, sur laquelle nichent des cigognes.

- Et enfin, le magnifique pont fortifié. Mais l'heure n'est pas au tourisme, il me faut grimper là haut, et conquérir la ruine.  

 

Le château :

   Le château est posé sur une colline à 290 mètres d'altitude, au Nord du village. Il domine Kaysersberg de 50m. Un agréable chemin serpente par l'Est au milieu des vignes.

 

  L'extérieur :

     Le plan général de la ruine est de forme triangulaire.

   Un mur droit et austère me fait face. Il est très consolidé par un ciment du 20ème siècle. Les pierres ne sont pas taillées en plan droit ou à bossage. Aucun parement médiéval est visible.

  L'ensemble est triste (est ce la journée pluvieuse qui me donne cette sensation ?). Mais un détail attire mon attention : une belle canonnière à fente de visée cruciforme. (ndlr: voila un joli nom pour un système militaire ). 

   Les courtines du château rejoignent les remparts du village rendant la défense très homogène.

    Il semble que l'entrée était protégée par une barbacane (voir vocabulaire).
 Une porte en plein cintre m'invite à la franchir pour découvrir le château.

 

  L'intérieur :

      Il ne reste rien des bâtiments de commodités et d'habitation, mais quel choc en voyant ce puissant donjon enchemisé. Cette tour maîtresse crénelée est plantée du coté le plus vulnérable du château. Ce n'était donc pas un donjon d'habitation mais une tour de défense ultime.
  A sa base, une plate-forme montre les traces des anciens bâtiments. La porte originale du donjon devait être l'ouverture située au 1er étage, mais pour faciliter l'accès des visiteurs, une porte a été aménagée au rez de chaussée. Un escalier en béton moderne remplace les échelles médiévales.

  En haut du donjon, j'ai l'impression d'être un chevalier (mais ne le suis je pas ?) en mission de surveillance. Proche des créneaux, je me prends à rêver à cette époque où les Suédois attaquaient par centaines, et moi seul je....... Mais en me penchant, je constate que le bourg est calme et bien joli malgré le ciel brumeux.

  De toutes les ruines que je vous ai présentées, celle de Kaysersberg comporte encore un "vrai" donjon, avec un escalier menant au sommet. C'est la belle surprise de ce château. Mais il a été très "bétonné", et les constructions spécifiques du Moyen Age sont inexistantes (latrines, citerne, pont-levis....) rendant le "rêve médiéval" difficile.

Vite, je repars découvrir une ruine cassée.

Venez vous avec moi ? 

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, un château est sûrement construit sur la colline, l'emplacement étant très stratégique. Mais aucun texte le confirme avec certitude.
* En 1226, sur le promontoire rocheux dominant la vallée, modification des fortifications du château. Ces améliorations sont sûrement inspirées par le bailli nommé Albin Woelflin. Le but est de protéger la vallée, et d'empêcher les incursions des Ducs de Lorraine. 
* En 1227, le site étant stratégique, le roi Henri VII, fils de Frédéric II de Hohenstaufen, empereur du Saint-Empire Romain Germanique, achète les droits fonciers du château. Le lieu change de nom, et devient Kaysersberg. Une bourgade se développe au pied de cette puissante forteresse. Hélas, ce site trop stratégique va créer de nombreux conflits avec leurs "voisins".
* En 1248, le château est assiégé et pris par les armées de Mathieu II Duc de Lorraine, ennemi des Hohenstaufen.
* En 1260, le site appartient à l'évêque de Strasbourg.
* En 1263, après un siège, le château est reconquis par Rodolphe de Habsbourg. Il réalise des travaux de modernisation de défense : construction d'une enceinte (chemise) autour du donjon.
* En 1293, la population bénéficie de droit de franchises. La bourgade s'agrandit et s'enrichit.
* En 1336, les troupes de l'Empereur Louis III de Bavière attaquent victorieusement le château.
* Vers 1353, le futur "Empereur du Saint Empire Romain Germanique" séjourne dans le château.
*  En 1354, la ville de Kaysersberg participe à la création d'une Décapole. La Décapole (en allemand Zehnstädtebund) était l'alliance de dix villes libres Alsaciennes en une ligue. Elle dura 325 ans. Cet acte diminue l'importance du château.
* En 1424, de nouveaux remparts fortifient la ville. La ville s'enrichit et organise de grandes foires.
* Au début du 15ème siècle, les fortifications se dégradent par manque d'entretien.
* En 1450, Gaspard Beger fait construire plusieurs bâtiments, et améliore les défenses en les adaptant à l'artillerie naissante.
* En 1525, Wolf Wagner attaque la ville et le château. Il est bombardé puis pillé par les insurgés.
* En 1573, Lazare de Schwendi devient le nouveau bailli "impérial". Il entreprend des travaux de consolidation importants. Mais il y tant à faire.
* A la fin du 16ème siècle, le château n'est pas en très bon état.
* En 1618, début de la "guerre de 30 ans" (voir ce livre). De nombreuses attaques vont se succéder contre la ville.
* En 1632, les Suédois bombardent le château qui prend feu. De nombreuses armées se succèdent dans les ruines des bâtiments (Lorrains, Français...). La population s'appauvrit.
* En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie mettant fin à la guerre de "30 ans". La seigneurie appartient au roi de France Louis XIV (voir liste des rois) qui ne fera aucune réhabilitation du château ruiné. Après cette guerre, la ville n'a plus d'argent, et le nombre d'habitants a fortement diminué.
* En 1679, la Décapole est dissoute.
* En 1789, les révolutionnaires déclarent le château "bien national". et renomme la ville en : "Mont Libre".
* En 1796, la ruine est achetée par le maire de Kientzheim (bourgade voisine). Hélas, une légende (fausse) prétend que les Empereurs ont caché un trésor dans le château... la folie des hommes est en marche.... De nombreux rochers sont dynamités endommageant inutilement cette ruine.
* En 1841, les vestiges sont "protégés" par un arrêté des Monuments Historiques.
* En 1870, la ville sert de base arrière pour la guerre, elle échappe ainsi aux attaques.
* En 1874, des travaux de consolidation sont réalisés sur le château.
* En 1899, le château est acheté par le Reichland d'Alsace-Lorraine.
* En 1919, après la 1ère guerre mondiale, le château devient propriété de l'état Français.
* En 1930, les vestiges du château sont classés aux Monuments Historiques.
* En 1955, de grands travaux de consolidation (et de reconstruction) sont réalisés sur les remparts et le donjon.
* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est très faible.

 

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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 06:30

Département :   89 - Yonne

 

     Ho, je vous vois ricaner. vous pensez : "Le chevalier confond les constructions modernes aux ruines médiévales.... Il a du recevoir une pierre sur la tête au cours d'une de ces visites castrales...."

   Et bien non, chers et merveilleux visiteurs (oui, je flatte un peu parfois), pierre il y a peut être eu lors de ma découverte d'une "ruine très ruinée" de Bourgogne, mais ce château en construction durant votre siècle est bien médiéval.
   Ce chantier est un "centre expérimental" pour redécouvrir les matériaux et les méthodes de construction du 13ème siècle.

     Commençons la visite faite en 2006.... Suivez le guide.

 

 

Le site castral :

   Origine du nom :

       Le nom du château porte de nom de la forêt qui l'entoure. 

 

   Situation :  (le voir sur une carte)

      Le chantier est situé en Puisaye, sur la commune de Treigny, à 10km au Sud-Est de St Fargeau, et au Nord-Ouest de Vézelay. De très nombreux panneaux vous indiquent, au moins 20km avant, la route à suivre. Un immense parking attend votre "carriole" ou votre destrier à 2 roues.

     Coordonnées du site :

47° 35′ 1″ N 3° 9′ 20″ E
 47.583611°  3.155556°

 

   L'environnement :

      Guédelon ce n'est pas qu'un château, c'est aussi un immense chantier de découverte des méthodes de construction.

  C'est presque une mini ville : 

  • * La carrière de pierres : Le lieu de construction n'a pas été choisi par hasard, il fallait des rochers pour le château. Une carrière de grès ferrugineux à ciel ouvert est visible à l' Ouest. Des "forçats" nous montrent la dure réalité de nos ancêtres avec des outils d'extraction très rudimentaires.
  •  
  • * Le charretier : Evidemment pour transporter ces lourdes pierres vers le lieu de taille, il faut des chevaux et une charrette.
  •  
  • * L'atelier de taille de pierres : De véritables artistes opèrent devant nous à la transformation d'un rocher informe en cul de lampe (voir vocabulaire), marche d'escalier ou parement des murs.... Ces merveilles sont transportées sur un brouette à main rudimentaire vers ....
  •  
  • * Les Maçons : Il préparent sous nos yeux ébahis une mixture qui sera le scellement des pierres. En haut des échafaudages, soutenus par des boulins (voir vocabulaire), des artistes posent ces pierres sculptées ou lissées avec minutie. Tout est fait pour que ce château dure 1000 ans.
  •  
  • * Les bûcherons : Il en faut des arbres pour les poutres, les hourds (voir vocabulaire), les toits etc.... Des hommes forts coupent et taillent avec efficacité le bois pour.....
  •  
  • * Les charpentiers : Malgré leur outillage médiéval, ils nous font une démonstration de leur savoir faire et, répondent milles fois par jour aux questions redondantes des curieux (dont je faisais parti).
  •  
  • * Le cordier : Evidemment, tout ne tient pas par magie (d'ailleurs, je n'ai pas vue l'atelier de Merlin !). Il faut des cordes pour tirer hisser, lier etc.... La démonstration avec des outils millénaires est impressionnante.
  •  
  • * Un forgeron : Pour le moment, clous, chaînes, fers pour cheval, serrures sont ses fabrications; Et les besoins sont immenses. Peut être que plus tard, le seigneur lui demandera une épée ?
  •  
  • * Un.....  Je vous laisse le loisir de découvrir tous ces métiers.

 

    Il n'y a pas que des hommes forts pour construire un château, il faut de la décoration, des ustensiles, de la nourriture..... Plusieurs ateliers se visitent à l'Est :

  • - Un atelier de poterie, tenue par une frêle dame, mais si souriante et patiente. Elle a réalisé devant mes yeux admiratifs, une écuelle avec des décors variés. Parfois, elle utilise un tour avec ses pieds (oui, à l'époque médiévale, l'électricité n'existait pas.... dans cette région hihihi) pour créer des pichets pour abreuver plus tard les hommes de force. L'argile est extraite de la forêt (ce lieu n'a vraiment pas été choisi par hasard, il y a tout proche du château).
  •  
  • - Une fabrique de tuile, qui était un peu odorante le jour de ma visite (non, non, ce n'est pas la dame qui sentait mauvais... soyons sérieux, la mare derrière était remplit d'une eau quelque peu.....stagnante). La glaise est ramassée sur place.
  •  
  • - Une cantine avec élevage d'animaux et culture.
  •  
  • - .....Il y a d'autres maisons à découvrir dans ce mini-village médiéval .....   

   

      Le château :

    D'habitude, je vous décris des ruines, dont les murs d'une année sur l'autre disparaissent dans la végétation ou s'écroulent. Pour une fois, voici des murs qui montent... Quel choc pour moi !   Le château surprend d'abord par sa simplicité. Ceci est voulu, c'est une construction du 13ème siècle calquée sur les canons architecturaux instaurés par Philippe Auguste (voir liste des rois).
   C'est un "bâtiment" quadrangulaire avec 4 tours d'angles circulaires, et un logis adossé à une courtine (voir plan d'architecture). Détaillons le ensemble :

 

  • * Le fossé : Comme tout fossé qui se respecte, il entourera la construction créant un obstacle pour les assaillants. Il sera sans eau sinon.... il se nommerait douves. Pour le moment, avec les travaux, la carrière de pierres et les ateliers, il ne semble pas clairement délimité,  mais dans quelques années.
  •  
  • * Les tours d'angle : Sur les cotés Sud-Est et Sud-Ouest, 2 tours rondes marquent le respects. Elles sont percéesd'archères droites.
  •  
  • * L'entrée : Entre 2 tours semi-circulaire percées d'archères droites, la porte d'entrée est au milieu de la courtine Sud (voir cette maquette). Elle sera protégée par un pont levis, un double vantail et une herse. Précédant l'entrée, un pont fixe permet aujourd'hui aux visiteurs de pénétrer dans l'enceinte.
  •  
  • * La tour de la chapelle : Elle est située au Nord-Ouest du château.  Elle est beaucoup plus massive que les 2 tours d'angles car elle n'a pas qu'une fonction défensive, elle comporte (du bas vers le haut) :
           - Une citerne, récoltant les eaux de pluie,
           - Une salle nommée "chambre de tir"  permettant une défense sur 180° grâce à 3 archères. Elle est couronnée par une voûte à 6 croisées d'ogive reposant sur 9 voussoirs.... (Une merveille !)
  •  
  • * Une chapelle (donnant le nom à la tour). Un escalier à vis partant de la cour dessert les étages.
  •  
  • * La tour maîtresse : C'est ce que nous appelons : Le donjon. Elle est construite sur l'angle Nord-Est. Ce sera la construction la plus haute, la plus puissante, et la plus imposante du château. Elle comportera 4 niveaux :
          - Une citerne,
          - Une cave avec des niches et un puits de lumière (voir vocabulaire),
          - La chambre du seigneur appelée aussi: Camera.
  •  
  • * La poterne : De très nombreux châteaux comportent cette petite porte permettant d'entrer ou de sortir "discrètement" lors d'attaque. Comme souvent, elle est située sur la courtine opposée à l'entrée principale et débouche dans le fossé.  La protection de cette poterne est assurée par 2 systèmes :
         - Des projectiles lancés par les soldats du haut des remparts.
         - Une double porte-sas : La première s'ouvre en poussant sur la droite, la deuxième en tirant sur la gauche.
           - Un seuil surélevé pour ralentir les assaillants, et un linteau surbaissé pour les "assommer".
  •  
  • Le logis : Il est adossé à la courtine Nord. Sur le plan,  il comporte 2 niveaux :
         - Un rez de chaussée avec les dépendances, la cuisine, cellier etc....
         - Le 1er étage avec l'immense salle de réception (Aula), qui peut aussi servir pour la justice rendu par le seigneur.
  •  
  • * La cour : Elle est vaste et comporte un large puits. Aujourd'hui, elle accueille des engins de levage de type : Cage à écureuil.
  •  

      

Histoire du village et château :

  • * Vers 1995, réalisation des plans d'architecture, des vues des différentes faces, puis d'une maquette .
  • * En 1996, choix de la parcelle pour la future construction.
  • * En 1997, défrichement du terrain.
  • * Le 20 juin 1997, pose de la première pierre.
  • * Le 1er mai 1998,  le chantier ouvre ses portes au public.
  • * En 1999, les courtines ont 1 mètre de hauteur, et la tour de la chapelle prend forme.
  • * En 2000, les courtines ont une hauteur de 2 mètres, et la tour de la chapelle possède quelques archères.
  • * En 2001, les courtines ont une hauteur de 3 mètres, et l'escalier à vis comporte de quelques marches.
  • * En 2002, l'escalier à vis comporte une vingtaine de marches. La construction de la poterne débute (voir vocabulaire).
  • * En 2003, la poterne prend forme. La tour maîtresse comporte sa cave et son glacis.
  • * En 2004, 2 chantiers importants commencent : 
  • * En 2005, les 2 chantiers ci-dessus concentrent tout le savoir des maîtres charpentiers et tailleurs de pierres.
  • * En 2006, le château reçoit un hôte de marque : Moi
  • * En 2007 .......
  • * En 2035, fin des travaux, et grand bal avec dîner "royal" ! ! !

 

 


 

 * Des vidéos sur le château de Guédelon sont visibles ici.

 

  * Si vous souhaitez en savoir plus sur cette merveilleuse folie, il existe 2 livres que j'ai lus pour vous (quelle dévotion), ainsi que 2 adresses de sites : Voir ICI

 

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28 septembre 2006 4 28 /09 /septembre /2006 23:50
 
    En Isère, sur la plateau du Vercors, au dessus de la Tour Sans Venin, des rochers verticaux semblable à des statuts se détachent de la montagne. Tous les Grenoblois connaissent ces 3 rochers mythiques trônant fièrement sur les crêtes du Vercors. Ils sont le rendez vous des escaladeurs.
    Mais connaissez vous l'origine de ce nom très curieux ?
 

 

 

 

Le rocher des 3 Pucelles.

 

 

 

 
(Non, non, monsieur le Webmaster de OverBlog, ne classez pas mon blog en catégorie Adulte, ceci est une histoire vraie, et les mots médiévaux n'avaient pas la même signification qu'aujourd'hui......... Ouf, je peux continuer à vous narrer, j'ai l'autorisation du maìtre des lieux).
 

 

Et si on allait danser ?

Poussez, poussez l'escard Paulette .... J'adore ma jupette, et vous ?

 

   Il était une fois, il y a bien longtemps, 3 jeunes filles très belles et surtout très coquettes. Dans ce petit hameau du Vercors, leurs manières surprenaient les habitants qui avaient beaucoup de mal à survivre sur cette terre aride, et froide en hiver.

 Pendant que tout le monde s'affairait aux champs, nos 3 damoiselles se promenaient dans les près.
 
      - "Ho, regardez les filles, comme ces fleurs feraient un joli bouquet",
      - "Et avec celles ci, je ferai une tresse dans mes longs cheveux",
      - "Ho, regardez, le marchant ambulant de tissus monte la cote",
      - "Oui, allons voir les nouvelles coloris dans sa moche carriole".
 
   Et dans cette grande insouciance, elles se promenaient sans faire attention aux dangers de ce monde médiéval.
Yaaaaaaaaaaaaaah ! 
   Un après-midi, elles partirent loin du village et............ des mécréants comme seul le moyen age en a créé (vous êtes d'accord gente dame, votre siècle ne comporte que des gentlemen) virent ces jouvencelles sans gardien et si .............. appétissantes..
Vous avez compris qu'un mauvais coup se préparait.
 
 Tout en dévalant la pente, ces malandrins criaient des obscénités que je ne peux vous traduire (chevalier je suis bien sur).
    - "Au secours !" fit l'une.
    - "Fuyons  !" fit l'autre.
    - "Ah si j'avais su" fit la troisième.
 
  Nos 3 pucelles comprirent leur erreur, et coururent vers le village si lointain .......... Mais les talons, la longue robe, les dessous en dentelle ne permettent pas une fuite rapide ....... Et le danger se rapprochait.
  Se sentant perdues, elles invoquèrent le Saint de la paroisse. Saint Nizier, toujours très vigilant envers ses protégées, avait vu la scène et se décida d'aider les « trop coquettes pucelles ».................. Mais .......... Il voulut faire un exemple pour que toutes les damoiselles (de cette époque bien sur) comprennent que l'insouciance ne peut pas être sauvée sans conséquence. (ho,ho, moralisateur, il est notre saint).
 
Et plutôt que de punir directement les malandrins, qui n'étaient que des pauvres hommes (et vous savez comme nous sommes fragile dans ces moments hihihi .... sauf moi bien sur, puisque je suis un preux chevalier), il décida ......... de transformer ces 3 jeunes filles en rocher. Dans leur habit éternel, elles regarderaient le monde jusqu'à ce qu'un jour, un prince...... la bise ............ Mais vous connaissez la suite. ".
 
 
Heu......... Quelle conclusion dois je tirer de cette vraie légende ?.... Heu
 « Il ne faut jamais courir en criant quand on s'approche d'une dame »   

 

 

  Ho, je vous vois froncer les sourcils . Ce n'est pas la bonne conclusion ? ...... Alors, aidez moi à trouver une morale de cette légende Dauphinoise. 


Remerciement : Le dessin du "mécréant" m'a été aimablement confié par un artiste talentueux ayant un blog ICI.

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Contes et Légendes
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