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Ombre et lumière

28 avril 2006 5 28 /04 /avril /2006 23:50

 

Département :  11 - AUDE
    Croyez moi, ceci est bien un château médiéval.

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Bouisse est sur le plateau le plus élevé des Corbières, à 37km au Nord-Est de Quillan et à 45km au Sud-Est de Carcassonne.

   Coordonnées :

42° 59′ 15″ N 2° 27′ 14.04″ E
42.9875° 2.4539°

 

   Origine du nom :  (initiation à la toponymie)

      La commune tire son nom du "Buis", plante qui poussait en abondance dans la région.

 

Le château :

        L'extérieur :
Où est il ?

     Lorsque j'arrive dans le village, aucune trace de château.

Mais où est il ?

    Pas de pog dominant le bourg, pas de colline surplombant la plaine, pas de mur gigantesque au dessus des toits des maisons.

Mais où est il ?

      Mon regard est attiré par une plaque de rue: RUE DU CHATEAU.

   Souvent dans les petits villages, les rues et ruelles portent le nom d'un élément architectural important (la poste, la mairie, l'église, la fontaine, le four, le château, la tour etc...).

    Cinq minutes plus tard, l'immense bâtisse est là, devant moi; (Ouf, revenir bredouille n'est jamais un plaisir).

 

La découverte

   L'ensemble paraît robuste, droit, rectiligne, peu médiéval. Aucune tour ronde, aucune échauguette, aucune bretèche.

Est ce bien LE château ?

   Ce bâtiment est bien le château de Bouisse. C'est un ensemble rectangulaire composé : 
        - D'un vaste bâtiment au nord, 
        - De deux ailes massives, 
        - D'un mur de clôture au sud fermant l'ensemble,
        - Et à chaque angle, des tours carrées flanques.

 

Rapide analyse

    Ce n'est pas un château "guerrier" comme tant d'autre en Aude, c'est un château de plaine défendable (voir château de Domneuve). Il a évolué doucement sans prendre le risque d'être renaissance (N'oublions pas que l'Aragon est proche, le luxe renaissance sans défense semble impossible).

   Ce château est plus 17ème siècle que féodal. Pourtant, sur une des tours carrées, une archère à fente droite est visible (voir vocabulaire). Le couronnement primitif a fait place à une toiture. Le remaniement des murs durant 400 ans a supprimé de nombreux éléments d'architecture médiévale.

   J'adore quand un château survit au temps et change ses formes.

 

 

Histoire du château :

* En 870, la villa Buxa (Buziniacum) apparaît dans un texte comme possession du Comte de Carcassonne: Oliba
* En 970, le successeur de Oliba donne Bouisse à l'abbaye de Lagrasse.
* Au 11ème siècle, l'abbaye de Lagrasse demande à la famille de Termes de sécuriser et diriger certaine de ses possessions dont Bouisse.
* Au 12ème siècle, de nombreux conflits opposent la puissante famille de Termes et Lagrasse sur l'attribution des terres. Bouisse semble faire l'objet de tractations.
* En 1210, la croisade contre les Albigeois fait rage, et le château de Termes  se rend. Toutes les possessions, dont Bouisse, appartiennent maintenant à un seigneur du "Nord" : Alain de Roucy.
* En 1241, Olivier de Termes fait sa soumission auprès de Louis XI. puis part aux croisades en terre Sainte. Par cet acte, il obtient les faveurs du roi.
* En 1250, plusieurs de ses anciens châteaux, dont Bouisse, sont rendus à Olivier de Termes.
* En 1260, Olivier a de gros besoin d'argent. Il vend plusieurs châteaux et terres à Pierre de Voisins, Baron d'Arques. Bouisse change de propriétaire.
* Au 16ème siècle, le château est attaqué par les espagnols.
* En 17ème siècle, la famille de Voisins change de nom et devient les  "Moussoulens".
* En 1660, construction des 2 ailes annexes.
* En 1790, avec la révolution, les Moussoulens perdent leur domaine.
* En 1792, le château est le siège d'une "gendarmerie". Il appartiendrait à la famille Raymond.
* Au 19ème siècle, les terres et le château sont vendus à plusieurs habitants de Bouisse.
* En 1951, le château est acheté par la famille Nelli. Ces nouveaux propriétaires font des travaux pour rendre son "âme" à ce vestige "médiéval".
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est possible depuis route et ruelle en respectant la propriété privée et le silence du site. Le château serait ouvert quelques jours/semaines dans l'année, veuillez vous renseigner.
  Nota : Des conférences sont organisées dans le château. Renseignez vous.

 

Attention, un cathare vous surveille depuis l'archère !

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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 00:00

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourg

    Situation :

      Sur la carte IGN apparaît le symbole d'une ruine nommée Castel d'Ase. Elle est située sur la route du col de Cédeillan proche de Souladge.

    La position n'est pas idéale pour un château, mais pour une tour de guet ou un relais de signal entres châteaux, pourquoi pas !

 

  Origine du nom :

   Castel d'Ase signifie : "Le château de l'âne"

Ce nom est il une "moquerie" d'un ancien propriétaire, ou plutôt la dénomination d'un relais pour chevaux ?

 

Le château : 

     L'extérieur :

      Depuis la route, une barre rocheuse apparaît au milieu d'une belle végétation. Aucun chemin permet une montée aisée, cela sent les griffures aux jambes (aiiiiie).

  Le plateau est légèrement en pente, et aucune pierre sculptée, taillée, ou posée est visible.

La roche ne comporte pas de trace de banquette (voir photo d'une banquette). Y avait il un château ou une maison forte à cet emplacement ?............. j'en doute un peu.

 

Histoire du château : 

    Rien............. malgré mes recherches dans la littérature cathare et de l'Aude, dans les livres sur la croisade des Albigeois, je n'ai pas trouvé de :

* mention d'un acte d'hommage d'un seigneur,
* ni un titre de vente ou cession,
* ni d'un combat ou un siège par l'armée de Simon de Montfort.

 

 

  Une autre curiosité : Le mot CASTEL n'est jamais utilisé dans la région. Pour décrire un château ou une maison forte, les mots suivant sont cités:
  - Casteil
  - Casteilas
  - Castellas

 

   J'ai écrit à l'IGN, mais pas de réponse sur le document ayant créé sur leur carte une ruine (imaginaire) et un nom si curieux.

 

  Si vous détenez des informations, je serais très heureux d'enrichir mes connaissances sur cette région, et de compléter cette fiche.

 

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 06:00

 

Département :  09 - ARIEGE

 

Le bourg :

De ce château, il ne reste que le souvenir !

   Situation  (--> le voir sur la carte)

       Le village est situé à 90km au Sud-Sud-Est de Toulouse, à 55km au Sud-ouest de Carcassonne, à 20km à l'Est de Foix (voir son château) et à 4km à l'Ouest de Lavelanet. 

  Coordonnées du bourg :

42° 56′ 22.92″ N 1° 48′ 9″ E
 42.9397°  1.8025°

 

Le château :

     L'extérieur :

   Ce qui surprend, c'est la petitesse du site de ce château. Il est sur un rocher, coupé de la crête par un fossé.  Aujourd'hui, il domine la rive méridionale de la D10.

    Il ne reste rien du château. J'ai tenté une dangereuse découverte entre les arbres, le vide et les ronces. Aucune pierre taillée est visible. Par contre, sur un semblant de plate-forme, une courte banquette (voir vocabulaire) laisse présager d'un mur. 

 

 

Histoire du château et du village :

* En 1065, la famille Péreille possède le domaine de Roquefixade. il semble que le site du village de Péreille en fasse parti, mais point nommé clairement.
* Vers 1120, le château de Péreilhe (mais est ce celui du village ?) est mentionné dans l'hommage au comte de Foix Roger III.
* En 1168, un texte cite la donation du château de Péreille par le comte de Toulouse à Cécile, fille du vicomte de Trencavel de Bézier.
* En 1170, naissance au château de Raymond de Péreille. Il va jouer un rôle important dans  la croisade des Albigeois  30 ans plus tard, à Montségur.
* En 1205, Raymond de Péreille épouse à Roquefixade Corba de Lanta. Ils ont 5 enfants dont Esclamonde "futur fantôme" du château de Montségur (lire la légende). 
* En 1228, la deuxième fille de Raymond, Philippa, épouse Pierre-Roger de Mirepoix. Eux aussi seront présents à Montségur. L'histoire de l'effroyable massacre se construit petit à petit.
* En 1229, après la chute de Montségur, le traité de Paris accorde le fief de Mirepoix à Guy de Lévis, "seigneur du nord" au profit de Pierre Roger de Bellicen. Péreille relève de cette seigneurie.
* En 1593, par le mariage de Catherine de Lévis Mirepoix avec Gabriel de Léran, Péreille passe à la seigneurie de Léran.
* Le château ne semble plus cité après cette date. Il est peut être revendu à la révolution et comme souvent, dépareillé de ces pierres pour construire des maisons.
* En 1947, des fouilles sont organisées. Les vestiges d'un puit en bas du château ainsi qu'une grotte sont découverts.

Cette découverte va-t-elle réveiller les légendes des souterrains et de trésors ? 

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite en respectant la propriété privée, mais il y a si peu à voir.

 

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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 02:01

 

Département 12 - AVEYRON

 

La ville :

    Situation
    Le bourg d'Espalion se situe à 110km au Sud-Est de Brive la Gaillarde, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour, à 45km à L'Est de Decazeville, à 40km à l'Ouest de Marvejols (voir ses portes fortifiées) et à 20km au Nord-Est de Rodez.
 
    Etymologie
       L'antique "Speleveo" tirerait son nom d'un propriétaire terrien établi sur les lieux, à l'époque romaine, un certain Spalia.
     
Le Château :   (--> le voir sur la carte
    Etymologie
* Calmont signifierait : "Mont chauve".
* Olt est l'ancien nom de la rivière Lot. Quand elle entre dans le département de l'Aveyron, la rivière garde cet ancien diminutif et l'accroche à de nombreux villages : Saint Geniez d'Olt, Saint Côme d'Olt.
 
    L'extérieur
Situation
   Coordonnées du château :
44° 31' 2.741" N 2° 45' 9.77" E
44.517428° 2.752714°
 
Description
Le château de Calmont d'Olt, juché sur un piton basaltique, est le centre d'un site panoramique exceptionnel. Surplombant de plus de 500 m la ville d'Espalion et la vallée du Lot, cette place forte surveille les Causses et les monts d'Aubrac.
Il reste de ce "castel médiéval" :
· Une enceinte polygonale qui enchemise l'ensemble. Cet octogone irrégulier est flanqué à chaque angle d'une tour semi circulaire. Quelques traces d'archère et de bouche à feu primitive sont encore visible.
· A l'intérieur de l'nceinte, une tour carrée (premier donjon ?) du XIIème siècle.
· A quelques mètres, un donjon carré du XIVème siècle.
. Des courtines reliant ces 2 tours et clôturant une cour.
 
 
Histoire de la ville et du château
* Au Ier siècle, la ville est située sur le passage de la voie romaine de Rodez à Javols. La ville se développe grâce à son pont sur le Lot.
* Dès le 9ème siècle (?), présence d'un "château" à usage purement militaire dominant la ville d'Espalion.
* Vers l'an 1000, premiers écrits sur les seigneurs de Calmont.
* Au 11ème siècle, une première enceinte est construite autour d'un "donjon-sentinel" de pierre.
* Vers 1100, les seigneurs de Calmont d'olt perçoivent un droit de péage sur le pont d'Espalion, et participe à la fondation de "l'hospital d'Aubrac".
* En 1293, les biens passent à la famille de Castelnau-Bretenoux en Quercy par le mariage de Alasie de Calmont avec Maffre de Castelnau.
* En 1310, le château appartient aux Pelet, seigneurs d'Ales.
* En 1337, début de la guerre de cent ans, Philippe VI confisque la Guyenne. Le Rouergue est rattaché au domaine de France.
* En 1346, les soldats Anglais envahissent Espalion et le château. Durant ces années confuses, la région devint Anglaise et Française alternativement.
* En 1367, le seigneur de Calmont accorde à Espalion le privilège de lever une taxe sur les marchandises durant 4 années pour reconstruire les fortification de la ville.
* A la fin du 14ème, les seigneurs de Calmont d'Olt laissent le château pour s'installer à St Côme d'Olt. Conséquence, la ville est prise par les Routiers.
* En 1395, la Baronnie passe à la famille de Caylus.
* Vers 1400, les ravages provoqués par la guerre de cent ans dans le Rouergue, et la création de nouvelles armes à poudre (canon, bombarde?) nécessitent de nouvelles fortifications pour le château. Une deuxième enceinte est érigée. Elle commande la route allant de Rodez à Aubrac. Cette enceinte basse est dotée de huit tours ouvertes à la gorge et de trente trois archères - canonnières.
* En 1453, fin de la guerre de "cent ans".
* Au 16ème siècle, la ville est prise par les protestants.
* En 1624, le Comte d'Apcher s'empare du château.
* En 1640, le Vicomte d'Arpajon assiège le château et en prend possession.
* Au début du 18ème, le château de Calmont d'Olt sert de repaire à des faux monnayeurs. En représailles, le château est partiellement détruit (démantèlement).
*  En 1833, une gravure de Bichebois atteste de l'état de ruine du château.
*  En 1987, début des travaux de dégagement et de restauration. La tâche est gigantesque mais la ténacité des hommes redonnera prochainement vie à ce château du Rouergue.
 

 

 

 

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 21:10

 

Département 12 - AVEYRON

 

 

Le Village :

La ville basse :
A la fin du 19ème siècle, la bifurcation de la voie férrée venant de Bézier vers le Nord (Neussargues) et vers l'Ouest (Rodez) installa un dépôt de locomotives, des ateliers de réparation et un quartier neuf peuplé de cheminots.. Ce fut Sévérac-Gare.
Cette ville moderne s'est étendue jusqu'à "rejoindre" la ville haute nommée Sévérac-le-Château.
 
La ville haute :
Blottie au pied du château, la belle cité médiévale surprend par son charme désuet avec ses maisons en encorbellement, ses ruelles, ses porches et escaliers qui incitent à la découverte et à la flânerie.
La cité médiévale avec ses maisons des 14 et 15èmes siècles, ses portes fortifiées du Peyrou et du Latazou, la "Maison des Consuls", la fontaine romane, "Sesteyral" (le marché aux grains), "La Maison de Jeanne" du XIVème siècle comportant un atelier de poterie et l'exposition sur le quotidien au moyen-âge.
Jadis, elle était protégée par un large fossé, les Douves, et une ceinture de remparts. On y pénétrait par 4 portes avec pont-levis et herse. Deux existent encore
·       celle du "Peyrou"
·       celle de "Latazou".
Bâties sur un plan en arc-de-cercle, les trois rues principales rayonnent autour de la place de la Fontaine :
·       Amaury de Sévérac,
·       Duc d'Arpajon,
·       Belvezet).
Des ruelles, nommées ici des "carayrolles", partent de ces 3 grands axes. En raison du terrain, elles sont parfois aménagées en escaliers sous des maisons, en passages couverts, voûtés ou non.
La ville Haute était répartie en 6 quartiers. Artisans et commerçants prospéraient dans ces murs et, en particulier, les tisserands qui fabriquaient des "cadis", tissus de laine assez épais et non peignés pour la confection, entre autres, de vêtements militaires. Draps et toiles étaient également fabriqués dans la cité et vendus, par convois d'animaux de bâts, dans le Midi de la France et jusqu'à Gênes en Italie.
Au détour d'une ruelle, on peut admirer :
·       Les tours en poivrière,
·       Les passages voûtés,
·       Les maisons à colombages,
·       Le marché à grain "Sestayral" où se réglaient les échanges de blé, orge, avoine, seigle de la baronnie de Sévérac,
·       La fontaine romane,
·       Les échoppes.
 
 
Le château :   (--> le voir sur la carte)
Bâti sur une butte qui culmine à 817m, l'imposant château de Sévérac des 12ème et 17ème siècles veille sur la paisible Cité Médiévale et offre une vue remarquable, notamment sur la vallée de l'Aveyron.
 
A découvrir: remparts, tours, chapelle, cuisine, façade Renaissance, points de vue exceptionnel et tables d'orientation.
Le château se présente comme une grande enceinte polygonale flanquée de tourelle circulaire. Vue de loin, il présente une masse imposante avec un mélange médiéval et renaissance. Découvrons le maintenant par une jolie promenade à pieds.
 
Le portail :
De style corinthien, avec pont-levis (aujourd'hui disparu), il s'ouvre sur un porche en voûte et conduit à la cours d'honneur.
 
La cours d'Honneur :
Elle est immense est montre la puissance de la famille de Sévérac. A l'Ouest, un mur bien restauré et une tourelle de guet. A l'Est , elle est fermée par une muraille supportant la terrasse dite "des canons". En s'approchant du mur, une magnifique vue s'étend sur le bourg et la campagne Sévéragaise.
Près d'une arcade (qui tient par magie) on distingue la base d'un escalier monumental a double volet.
 
La chapelle castrale :
Située au Nord, cette chapelle est accolée à la muraille. Bien restaurée, elle montre un plafond de style gothique.
 
Le logis :
Imposant. C'est le mot qui vient à l'esprit devant ces nombreuses fenêtres et les restes des conduits de cheminée. Pour le confort, le logis a été rebâti entre 1607 et 1650, donnant plus de confort à cette forteresse trop médiéval pour ces habitants.
Situé au Sud, sa façade mesure 85 mètres. Le logis comptait 3 étages et 2 sous-sol. Une cuisine avec un âtre imposant permet d'imaginer les fêtes et les repas donnés au château durant ses heures de gloire.
 
 
Histoire du village et du château
·       50 000 avant JC : Des traces d'activités humaines sont présentes sur le site de Sévérac et ses environs à partir du Moustérien.
·       Vers 8 000 avant JC, la région est véritablement peuplée au néolithique.
·       Vers 2 500 avant JC, le pays est peuplé d’agriculteurs et chasseur, la civilisation devient sédentaire, présence de nombreuses nécropoles mégalithiques, dolmens.
·       En 50 avant JC, colonisation par les Romains.
·       Vers 732, la ville tomba aux mains des Sarrasins.
·       Vers 883, premières mentions écrites du nom de Sévérac : "Severiacum,propriété de Severus", probablement le nom d'un grand propriétaire foncier de l'époque. Grâce à "Charlemagne" Sévérac est le siège d'une viguerie: "Charge du viguier délégué du Seigneur pour la basse justice et les autres administrations du domaine".
·       En 1003, Gui 1er fonde probablement le couvent de Bénédictines et de l’église "Saint Sauveur".
·       En 1214, Simon de Montfort attaque le château dont le seigneur, Déodat III, est lié à la couronne d'Aragon. Après négociation, Déodat III conserve une partie de ses domaines.
·       En 1270, Avant de partir à la croisade, Gui IV accorde des allègements et des franchises d'impôts importantes aux habitants de Sévérac.
·       1418-1422, Amaury de Sévérac, Maréchal de France, baron de Sévérac, crée les foires à Laissac (petit village à 24km au NO) et à Sévérac. Il fait réaménager la fontaine romane dans la Cité Médiévale.
·       En 1424, mort d'Amaury de Sévérac, traîtreusement assassiné par par les Armagnac. La famille d'Armagnac "hérite" des terres de Sévérac qu'ils disputaient au Vicomte de Lomagne déclaré légataire par le maréchal.
·       En 1427, un inventaire fait état de l'extrême pauvreté du mobilier du château, car il est peu habité dans les Armagnac.
·       En 1432 (le 4 octobre), Jean IV d'Armagnac établit à Sévérac le consulat. Cette décision aura une importance capitale dans la Cité pendant trois siècles. Les Consuls, nommés pour un an, avaient en charge la bonne administration et la police de la commune. Ils percevaient les taxes, détenaient les clefs de la ville, fixaient le prix des vins, du pain, de l'huile, la taille et le poids du pain. Ils poinçonnaient aux armes du Seigneur les mesures, les cannes et les poids.
·       En 1444, le dauphin de France, futur roi Louis XI, prend le château par la force et confisque les biens des Armagnac, et les donne à Antoine de Chavannes, Comte de Dommartin.
·       En 1508, après un procès de 92 ans, un arrêt du Parlement de Paris donne l'héritage d'Amaury de Sévérac à Gui d'Arpajon.
·       En 1560, Antoine d'Arpajon, baron de Sévérac, adhère au protestantisme.
·       En 1569, Charles d'Arpajon prend le commandement des calvinistes en Rouergue.
·       En 1586, Charles d'Arpajon défend victorieusement le château contre le Duc de Joyeuse, commandant d'une armée du roi de France catholique.
·       A partir de 1607, et pendant 43 ans, Jean V d'Arpajon, Sénéchal du Rouergue et son fils Louis VI d'Arpajon transforment le château fort médiéval en un palais élégant de style renaissance - préclassique.
·       En 1620, Jean V d'Arpajon abjure le protestantisme. Reconstruction de l'église Saint-Sauveur.
·       En 1637, sous le marquis Louis VI, duc et pair de France, la famille des Arpajon, barons de Sévérac, atteint son apogée qui se terminera à sa mort.
·       En 1654, sur une colline face au château est bâtie la chapelle Notre-Dame de Lorette.
·       En 1679, mort de Louis VI d'Arpajon. Le château est délaissé et tombe en ruines.
·       En 1692, les consuls perdent leurs pouvoirs. Le roi de France Louis XIV nomme un maire pour la communauté.
·       Sans doute victime de cette tumultueuse histoire, la bourgade née au pied des remparts mis du temps à grandir. Sous Louis XV et Louis XVI sont tracées les routes royales. (Elles deviendront les nationales 9 et 88). Un fructueux négoce put enfin transformer la région et "agrandir la cité".
·       En 1793, durant la terreur, une guillotine est installée à Sévérac. Le château est mis sous séquestre.
·       En 1794, la duchesse de Biron, marquise de Sévérac, meurt sur l'échafaud à Paris.
·       En 1799, vente du château à M. Couret, marchand de biens. Inhabité depuis de nombreuses années et détruit par 2 incendies, les restes du château servirent de carrière de pierre à bâtir, tandis que sa charpente procurait du bois de chauffage.
·       En 1932, décret de classement du château au titre des monuments historiques.
·       En 1936, premiers travaux de sauvegarde du Château sous l'égide du ministère des Beaux-Arts.
·       En 1966, achat du château par la commune, et début des travaux de restauration qui dureront 30 ans.
 

 

 

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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 07:30

 

Département :  66 - PYRENEES  ORIENTALES

 

Le bourg :   (--> le voir sur une carte)Timide est cette ruine sur sa colline
   Situation :
      La petite commune de Fenouillet a donné son nom à la province: Le Fenouillèdes
   La commune occupe une position très stratégique. Il est au carrefour de plusieurs anciennes voies de communication. La petite vallée s'ouvre sur :
- Le col de Fosse, en direction du Fenouillèdes.
- Le col d'Aigues-Bonnes qui mène à Puilaurens.
- Le col de Tulla, ouvrant vers le Conflent.
- Le col de Saint-Louis, vers la vallée de l'Aude.
    Coordonnées du château Saint Pierre :
42° 47' 34.771" N 2° 22' 50.16" E
42.792992°  2.3806°
 
Le château :
   Extérieur :
Préambule
    Le domaine de Fenouillet est constitué de trois petites forteresses, distantes de quelques centaines de mètres l'une de l'autre.
      Saint Pierre est la plus ancienne des 3 ruines.
 
Rapide description
   Saint Pierre était le château vicomtal. Posé sur sa butte, le castrum était facilement défendable.
Ce château très ruiné est constitué de :
- Une double enceinte (très détruite) sur laquelle apparaissent encore des archères,
- Une base de tour-porte,
- Un donjon en ruine. C'est un bâtiment rectangulaire au sommet de la colline,
- Un logis seigneurial composé de 2 bâtiments,
- Des restes de courtines (?),
- Une chapelle, bâtiment typiquement roman avec nef unique terminée par une abside semi-circulaire.
 
Particularité
   Contrairement aux autres châteaux du Languedoc, Saint-Pierre n'a pas été reconstruit ou fortifié par les architectes royaux, cette fortification a été démantelée. C'est donc un véritable exemple d'architecture militaire cathare.

 

 

Histoire du village et du château :
* En 842, première mention du Fenouillèdes.
* En 904, L'ancien nom de Fenollet est mentionné. La vicomté relève alors du comté catalan de Besalu (près de Figueres).
*  Vers 1000, première mention du vicomte Pierre de Fenouillet.
* En 1020, le château Saint-Pierre est mentionné. Le château, le village, et le Fenouillèdes est légué par le comte Bernard Taillefer comte de Besalu à son fils Guillem.
* En 1074, les comtes du Roussillon et d'Empories se mettent d'accord sur un projet de convention. Le château de Fenouillet est remis en gage auprès de l'Empories pour garantir le respect des clauses de la convention.
* En 1085, l'accord est signé.
* En 1086, donation du château et territoire à Bernard Torronis par le comte de Bésalu.
*  Vers 1108, Bernard-Guillem, comte de Cerdagne, s'indigne du fait que Guillem-Pierre, vicomte du Fenouillèdes, peut récupérer l'héritage du comte Oliba Cabreta. Il dépêche alors des hommes d'armes et envahit les châteaux comtaux de la région.
* En 1109, se sentant impuissant, Guillem-Pierre fait un serment féodal auprès du comte de Cerdagne pour son château de Fenouillet.
*  En 1111, Bernard-Guillem quitte les places fortes conquises.
* En 1162, le comte de Barcelonne est le nouveau roi d'Aragon. Le Fenouillèdes devient une des frontières du vaste domaine d'Aragon.
*  En 1193, le roi Alphonse d'Aragon inféode le château de Fenouillet et ses dépendances à Raymond-Roger, comte de Foix, et accessoirement son neveu.
*  A la fin du XIIème siècle, le vicomte Arnaud meurt sans héritier mâle, alors que sa femme est enceinte. Elle donnera naissance à une fille Ava. Cette fille posthume, épouse un cadet de la famille de Saissac, Pierre. Dès lors il prend le titre de vicomte de Fenouillet, formant "une seconde" dynastie.
* En 1209, Pierre de Fenouillet de Saissac, fils d'Ava, rend hommage à Aymeri de Narbonne pour le château de Fenouillet. En ce début de croisade, le vicomte de Fenouillet se range du côté des "cathares".
*  En 1229, suite au traité de Meaux, Pierre se voit confisquer sa vicomté au profit du régent du roi d'Aragon.
* Vers 1235, le territoire dépend de la sénéchaussée royale de Carcassonne.
* En 1245, Pierre décède laissant à son fils Hugues le titre de vicomte de Fenouillet. Ce nouveau seigneur prend partie contre les catholiques. Il entretient des liens avec les faidits des Corbières, du Pays de Sault et de Montségur.
* En 1255, cette période de "relation trouble" s'achève avec la prise de la forteresse de Quéribus par la reddition de Chabert de Barbaira.
* En 1258, le roi de France définit les frontières avec l'Aragon au traité de Corbeil. Fenouillet devient le limite sud-ouest du territoire. Deux forteresses protégeant les vallées sont alors imaginées: Castel-Fizel et Sabarda.
* En 1262, en représailles de son soutien actif à la rébellion cathare, les héritiers sont dépossédés du domaine vicomtal.
* Durant un siècle, les héritiers tentent en vain de récupérer leurs terres. Ils n'obtiennent en échange que la vicomté de Canet à laquelle se rajoute plus tard celle d'Ille sur Têt.
* Vers 1310, Pere de Fenouillet obtient de Gueralda de Finestret son village qu'elle avait pourtant apporté en dot à son mari, Arnau de Corsavy.
* En 1357, le domaine passe à Ramon de Perillos.
* En 1994, la municipalité de Fenouillet, décide de lancer une étude du site castral de Fenouillet afin d'en évaluer l'intérêt historique, archéologique et architectural.
* De 1996 à 1999, sous le contrôle de la D.R.A.C., une série de sondages archéologiques permet de compléter le relevé et montre le potentiel scientifique du site.
* Depuis 2000, une fouille archéologique commence.
* Le 21ème siècle sera riche en événements et en vérités !
 
Les montagnes admirent cette beauté médiévale
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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Roussillon : 66
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13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 00:40

  Tous les jours, nous utilisons des expressions intraduisibles mais qui sont comprises par nos interlocuteurs. Par exemple :  "Etre aux abois",  "De but en blanc"...
 
  Elles font parti de nos traditions, mais :
     * D'ou viennent elles ?
     * En quelle année ont elles été prononcées la première fois ?
     * Que signifiaient elles à l'origine ?
     * Quelle est la signification au 21ème siècle ?



"Dictionnaire"  de  l'origine  des  mots  et  expressions

Désignation de l'expression

 Siècle  d'origine 

 

=<9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

A bâtons rompus        

 

 

             
A brûle pourpoint          

*

           
Acheter chat en poche

 *  *  *






Aller au diable Vauvert    

*

   

*

           
Allô      *                  
Avoir maille à partir

*

                     
Bâtir des châteaux en Espagne               

*

   

*

           
C'est un poltron *                      
C'est une pétaudière



 *






Droit de cuissage      

*

*

             
Entrer en lice    

*

                 
La cour des miracles             

*

             
Mettre des barrières     

*

                                  
Mettre la table  

*

                   
"Montrer un doigt"         *              
S'en moquer comme de l'an 40       *                
Tirer à Pile ou Face              

*

       
Un coup de Jarnac               *        
Une cote mal taillée

 

 

*

                 
Valoir son pesant d'or

*

                                   
Vendre la peau de l'ours                

*

                 
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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 20:00

 

     Pour savourer ces images et entrer dans la 3ème dimension, je vous propose cette  musique.
   Courage, cliquez sur le bouton !
 
 
 

 

 

 

 

Les articles de ces châteaux forts sont visibles ici 

FRANCE   Autres Pays
Dép.            Pays  
 11 Arques   Belgique Beersel
 15 Aurouze - (Molompize)   Belgique Bouillon
 19 Ventadour - (Moustier)      
 48 La Garde - (Albaret Sainte Marie)   Espagne Poblet : Monastère fortifié
 48 Saint Julien d'Arpaon   Espagne Sant Pere de Rodes : Monastère fortifié
 57 Grand Arnsberg    Espagne Tarragone
 63 Besse - (Anzat le Luguet)      
 67 Nouveau Windstein   Luxembourg Beaufort
 67 Wasenbourg - (Niederbronn les bains)   Luxembourg Boursheid
 84 Gordes   Luxembourg Esch sur Sûre
         
      Suisse Aigle 
      Suisse Bâtiaz - (Martigny)
      Suisse Chillon
         
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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 05:00
 
   Une ruine est un mélange d'imaginaire et de réalité, comme cette musique associant le clavecin au violon.
   Cliquez sur le bouton pour mieux entrer dans ces plans !



 

Les articles de ces fortifications sont visibles ici 

Pays
Fortification médiévale
  Pays Fortification médiévale
Espagne
Claramunt   Suisse
Bâtiaz - (Martigny)
Espagne
La Manresana   Suisse Gruyère
Espagne Miravet   Suisse Leuk - Château Episcopal
Espagne Montgri   Suisse Leuk - Tour des Vidômnes
Espagne Peniscola   Suisse Niedergesteln - Château de La Tour Châtillon
Espagne Poblet - Monastère fortifié   Suisse Raron
Espagne Sant Pere de Rodes - Monastère fortifié   Suisse Saxon
Espagne Santes Creus - Monastère fortifié   Suisse Sion - Château de Montorge
      Suisse Venthône
Allemagne Drachenfels      
Allemagne
Steinenschloss   Belgique
Dourbes


  Belgique Herbeumont
Luxembourg
Dudelange   Belgique La Roche en Ardenne
Luxembourg Vianden      
         

 

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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 04:00

 

 

 

Les articles de ces fortifications sont visibles ici 

Dép. Fortification médiévale   Dép. Fortification médiévale
  05 La Bâtie Vieille     12 Calmont d'Olt - (Espalion)
         
  11 Arques     13 Châteaurenard
  11 Cucugnan      
  11 Quillan     15 Aurouze  - (Molompize)  
  11 Saissac      
  11 Termes     38 Chirens - château de Clermont
        38 Saint Quentin sur Isère
  32 Bassoues      
  32 Courrensan     42 Rochetaillée - (Saint Etienne)
  32 Durban      
  32 Lagardère      48 La Garde - (Albaret Sainte Marie)  
  32 Larressingle      
  32 Mansencôme     54 Prény
  32 Sainte Mère       
  32 Tauzia - (Maignaut)     63 Coppel - (Saint Julien de Coppel)
        63 Nonette
  66 Saint Pierre - (Fenouillet)      
  66 Salses le château - Castell Vell     67 Lichtenberg
  66 Salses le château - château "primitif"     67 Wasigenstein
         
  81 Vaour       89 Guédelon  
         
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