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Ombre et lumière

26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 06:30

 

Département :   19 - CORREZE

   Il y a des châteaux qui ont un aura très fort :

* Soit parce qu'ils ont été habités par un personnage célèbre,

* Soit leur construction est unique,

* Soit par leur situation incroyable,

* Soit leur histoire est sans équivalent,

* Soit ils furent les spectateurs impuissants de martyrs.

   Sans savoir pourquoi, depuis longtemps Ventadour faisait parti de mes rêves, mais n'étant jamais sur ma route, il devint presque mythique.
   Quand il y a 3 ans, il fut proche de ma destination de vacances, mon instinct de chasseur de ruines me fit faire un crochet pour l'immortaliser en photo.

 

Le bourg :

    Situation  (--> le voir sur une carte)

        Le petit village de Moustier-Ventadour est situé à 6km à L'Est de Egleton et à 34km au Nord-Est de Tulle et à 50km à l'Ouest de Borg les Orgues.

   Le château est au bout d'une route sans issue dont l'itinéraire est bien indiquée par des panneaux. 

   Coordonnées :

45° 23′ 32″ N 2° 7′ 0″ E
 45.392222°  2.116667°

 

   Toponymie :

       L'origine d'un nom est parfois un "compromis", une évolution entre un patois local et une caractéristique géographique. C'est le cas ici.
    En langue Limousine, un Ventadour est une aire où le blé est battu. C'est donc un lieu avec un peu de vent. Le pic portant le château situé entre 2 rivières est très venté. Patois et climatologie ont défini le nom du site donc du château.

 

Le château :

       L'extérieur

L'arrivée
   Pour ressentir cette ruine, je décide d'arpenter à pieds ce mamelon rocheux en le contournant. Le château est perché à 592m d'altitude enserré par 2 ravins creusés par 2 petites rivières.
  Ces gorges sont si profondes qu'elles ont fait dire au Seigneur de Lévis Duc ( voir titre de noblesse) de Ventadour, lors d'un entretien avec le Roi Louis XIV (voir liste des rois) :
 "Sir, toute la paille de votre royaume ne comblerait pas les fossés de Ventadour".


La découverte

       En découvrant le site, mon mot sera moins historique mais je me suis dit : "Quel Château Sauvage !".

   Il est en ruine, (évidemment puisque j'y suis... D'ailleurs, avez vous remarqué que tous les châteaux que je découvre sont cassés..... pourtant je n'y suis pour rien ) mais il me parait fantomatique.

Le plan
     Pour comprendre cette ruine, je m'inspire du plan réalisé par Mester de Parajd, architecte en chef de Monuments Historiques :
    B - Mur Bouclier Nord,
    C - Tour Carrée,
    E - Entrée Nord-Est,
    F - Éperon Sud-Est,
    H - Cour d' Honneur,
    L - Logis seigneurial,
    T - Tour Maîtresse,

1ère analyse
    Je suis surpris de la hauteur des murs qui pourtant ne comportent pas de créneau. Les remparts devaient être encore plus imposants il y a quelques siècles.

 

2ème analyse

    Le mur bouclier ne m'impressionne pas et je passe très vite devant pour arriver proche de la tour maîtresse. Certains historiens la nomment aussi donjon. Avec son faible diamètre, il ne devait pas être habitable et devait surtout servir de défense. Pour un château ayant été habité au 15ème siècle (et même après) je suis surpris de ne pas voir de bouche à feu, mais une simple archère droite (voir vocabulaire). Cette tour du 13ème siècle n'a pas évolué.

Quelle pureté !

 

3ème analyse

   Les murs ont perdu leur parement et laissent voir le remblai, qui est d'ailleurs très instructif.
      Quelques mètres plus loin, c'est l'entrée du château. Je suis surpris :

Point de châtelet ni de fortification. N'est ce qu'une poterne ?

 La porte est un peu isolée et vulnérable.
   Avant de découvrir l'intérieur, je longe les 150m de la façade Sud-Est.

       L'intérieur :

Dans la cour d'honneur

    Évidemment, en franchissant la petite porte, je retrouve le donjon. Sa base en granit est du plus bel effet, mais c'est surtout l'ouverture en hauteur qui attire mon attention. Cette porte devait communiquer avec le chemin de ronde ce qui me donne une idée de la hauteur des remparts.

   Comme pour l'extérieur, les parements manquent sur de nombreux murs.

  Par un mur troué, je pénètre dans le logis seigneurial.

 

Le logis seigneurial

   Évidemment, point de lustre, de belle tenture et de plafond peint, c'est une suite de salles très ruinées qui font travailler mon imaginaire.

    Avantage d'une ruine : il est aisé d'admirer le paysage à 360°.

 

La visite est terminée

   Il est temps de repartir. Vais je passer par cet escalier ?.... Non, j'ai envie de revoir le donjon, qui m'offre un détail intéressant. Regardez bien le trou à mi-hauteur, ce devait être la porte au 13ème siècle accessible par une échelle amovible. Je vais maintenant m'éclipser par la poterne.

 

 

  Histoire du château :

* Au 11ème siècle, un château est construit sur ce pog retiré.
* Au début du 12ème siècle, le château entend les chants et la poésie du nouveau Vicomte de Ventadour : Ebles II le Cantador. Il est vassal de Guillaume IX, Comte de Poitier, Duc d'Aquitaine et de Gascogne.
* Au milieu du 12ème siècle, la "renommée poétique" des sieurs de Ventadour (ou peut être est ce du au château) s'étend grâce au troubadour Bernart de Ventadour (Il serait, d'après la rumeur..chuuuut... le bâtard de Ebles II ...chuuuut).
* A la fin du 12ème siècle, l'illustre troubadour Gaucelm Faidit remet à la Vicomtesse de Ventadour quelques belles chansons. (A t elle été séduite par ce chantre ?... L'histoire ne le dit pas... chuuut).
* En 1199, voulant récupérer les territoires non cédés par le Roi de France Philippe Auguste (voir liste des rois), Richard Coeur de Lion (qui se prévalait du titre de Duc d'Aquitaine) attaque le château. Mais Ebles IV, seigneur de Ventadour l'oblige a partir de son territoire.
* En 1337, la Guerre de 100 ans débute et va dévaster particulièrement le Limousin-frontière. Ce n'est pas l'armée "légal" qu'il faut redouter mais les "Routiers" hommes "sans foi ni moi" vendus au plus offrant.
* En 1350, Bernard de Ventadour participe activement à combattre les Anglais. Pour le remercier de ses actes de bravoure et d'attachement à la couronne de France, il lui est accordé des droits sur le château de Montpensier, près de Aigueperse.
* En 1360, le traité de Brétigny doit sceller une paix, mais les "Routiers" continuent leurs ravages.
* En 1379, un chef de bande nommé "Geoffroy Tête Noire" dont Froissart disait : "il est le plus cruel et le plus sauvage de tous", décide de s'emparer de Ventadour. Sachant que Pons Dubois, écuyer du vieux et sédentaire Bernard de Ventadour, est mal reconnu et peu payé, il le soudoie pour envahir sans résistance le château. L'ancien Seigneur de Ventadour se réfugie dans son château de Montpensier.
* Durant 10 ans, Ventadour est le siège de ces brigands qui dévastent le Limousin et l'Auvergne.(le château n'est plus un nid d'aigle mais .... un nid de faucon  ).
* Vers 1389, "Geoffroy Tête Noire" meurt après avoir reçu une flèche dans la tête.
* En 1389, Bernard de Ventadour récupère son château.
* Au milieu du 15ème siècle, Charles de Ventadour combat dans le Sud-Ouest pour chasser les Anglais de France.
* En 1422, Charles de Ventadour est nommé Chambellan du Roi, puis devint  Connétable.
* En 1445, Louis de Ventadour épouse Catherine de Beaufort et auront une fille, prénommée Blanche.
* En 1475, Blanche de Ventadour, héritière du Comté, épouse Louis de Levis.
* En 1578, Ventadour est élevé au rang de Duché.
* Au 18ème siècle, le vieux  château médiéval si peu confortable n'est habité que par un gouverneur et quelques serviteurs.
* vers 1792, les révolutionnaire s'empare du château et e déclare "Bien National.
* Durant ces périodes troublées, le château est devenu une carrière de pierres.
* En 1840, le site est classé aux Monuments Historiques.
* En 1988, le Duc de Levis-Mirepoix et de San Fernando fait don du site de Ventadour à la commune de Moustier.
* A la fin du 20ème siècle, Robert Joudoux se prend de passion pour la ruine de Ventadour. Cet érudit s'active pour la faire revivre. Des travaux de consolidations ainsi que des fouilles sont réalisés.
* Au 21ème siècle, la découverte du site est payante. Mais il semble que de gros travaux limitent les jours d'ouverture et le nombre de visiteurs. Renseignez vous avant.

 

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 06:30

 

Département :    63  - Puy de Dôme

 

Le château :

   Distinguez vous le château cocu sur cette vue ?Situation   (--> le voir sur une carte)
      Le petit bourg de Auzat La Combelle est situé à 15km au Sud-Sud-Est d'Issoire.
    Coordonnées du château :

45° 27' 3.971" N 3° 18' 46.426" E
 45.451103°  3.312896°


Le château:
      L'extérieur :
Pourquoi suis je là ?
      Après avoir visité le petit bourg fortifié de Auzon dans la Haute Loire, je suis la rive droite de l'Allier pour me rendre dans un lieu porteur d'une légende nommée : Le Saut du Loup.

Le blason
   Soudain, au bord de la route, je découvre un blason sur un panneau. C'est celui du village de Auzat la Combelle. Il représente : 

* En haut, le château dans la fertile campagne,
* Au milieu, la rivière Allier,
* En bas, la couronne du Comté d'Auvergne.

   Évidemment vous avez compris que le symbole castral titille mes neurones de chevalier-chasseur de châteaux médiévaux.

Mais où est il ?


Y a t il un château ?
    Je prends un peu de recul et un morceau du puzzle s'affiche devant moi.

Mais ce château Cocu est il médiéval ?

   Il suffit de lever les yeux pour découvrir cette beauté en ruine. En avant !

Quel curieux nom
    Évidemment, il est facile d'imaginer que ce mot au Moyen Âge n'avait pas la même connotation qu'au 21ème siècle. Petite étude de toponymie :

     Un peuple Germanique nommé Lombards est installé sur l'Elbe inférieure au Ier siècle, Au 5ème siècle, l'Italie du Nord est envahie puis conquise par ce peuple donnant ainsi leur nom à une province : La Lombardie.
   Au début moyen âge les monnaies étaient nombreuses ne facilitant pas le commerce, et avec les troupes de brigands; le transport d'argent était peu sur. Certains Lombards deviennent des banquiers et avec les prêts d'argent, ils acquièrent le nom d'usuriers.
    Dans certaines régions, des "étrangers" font aussi ce commerce avec l'argent. Certains se nomment les Coci. Avec la déformation du bouche à oreille et les patois, ils furent nommés Cocu.
   Le château de Auzat a donc appartenu à un seigneur ayant "un peu légalement" pratiqué la fonction de banquier et d'usurier
.
 

En 2 enjambées, je suis proche du château
J'approche
    Un sentier facilement praticable m'emporte vers la ruine quand soudain un autre panneau (encore un) m'informe du danger.

Youpiii, je vais visiter une vraie ruine.

     Même partiels, les remparts donnent une idée de la hauteur des murs et l'importance "régionale" de ce château.

 

Rapide analyse

    Au sommet de cette colline, les vestiges d'un bâtiment seigneurial jouent avec les arbres.
   Cette ruine est composée de 2 tours rondes encadrant une courtine.
   Il me semble que ce bâtiment a été habité ou utilisé récemment (N'oubliez pas que pour un médiéviste, le 18ème siècle c'était hier ) car de telles ouvertures ne sont point du Moyen Âge  et un ciment cache partiellement les pierres.
Détail minimal et pourtant fascinant !   Au milieu des "liannes", une petite fente verticale en angle rappelle la classique archère pour la défense de la courtine.

        L'intérieur :
     Entrer dans un château cassé peut paraître facile, mais la dense végétation est un rempart parfois plus difficile à contourner. Et c'est de loin que je découvre l'âme intérieure.
     Vestiges de cheminée, trou dans le mur (chauffe plat ?), départ de voûte, salle en sous-sol sont les maigres indices de ce château oublié.  Avant de quitter ce lieu, je consulte ma vieille carte postale. cherchant quelques analogies avec ces vestiges.


Histoire du château : 

* Au 13ème siècle (?), le château est possession de Bernard Cocci.
*Au 14ème siècle, Aubert De Penchard est seigneur du château et du bourg.
* En 1840, il semble que le château soit encore habité.
* En 1926, les ruines du château sont inscrites aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, les communes d'Auzat sur Allier et de La Combelle fusionnent pour former : Auzat la Combelle.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. Le château est une propriété privée visitable à vos risques et périls.

 

La ville moderne s'étalle au pied du vieux château

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 06:30

 

Pays :

  Grand Duché du LUXEMBOURG


 

 

Le château :

 

  Situation : (--> le voir sur une carte)

    Colmar-Berg est à 22km au Nord-Ouest de la ville de Luxembourg, et 16km au Nord-Est de la ville Belge de Arlon.

   Le château est construit sur la rive droite dans l'ancien village de Berg.

 

 

 Description du château

    Avec le temps qui passe, avec l'aménagement des hommes, avec les modifications de confort, un château médiéval nous apparaît au 21ème siècle avec des formes et des couleurs différentes. Celui de Colmar-Berg est de cela, et il fut une incroyable découverte.

 

    L'extérieur :

      La visite commence derrière l'église. Cela parait curieux, mais c'est le seul endroit où la double architecture est observable. Le bâtiment ocre semble "classique," mais le blanc ressemble à un château de Walt Disney.

    L'imposant donjon avec des échauguettes (voir vocabulaire) carrées aux angles a perdu sa physionomie guerrière au profit d'une harmonieuse beauté naïve. Ces petits volets bleus me font penser à une maison de poupée.

     Le bâtiment principal d'habitation a les mêmes caractéristiques architecturales que le donjon....("Mignon" disent les princesse derrière l'écran)

 

Pensez vous qu'il soit visitable ?

 

 

   L'intérieur :

       Comme vous vous en doutiez, ce château n'est pas visitable.

 
Histoire du château :

  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La propriété est privée et n'est pas ouverte à la visite. 

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 06:30

 

Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CATALOGNE

 

Le bourg :

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

     El Castello est un petit bourg proche de la mer situé à 20km au Nord-Est de Tarragone.

 Coordonnées du château :

41° 9' 17.176" N 1° 21' 53.831" E
 41.154771°  1.362798°

 

Le château :

    L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

   Je n'avais pas coché ce village sur ma carte, car aucun de mes documents mentionnait un vestige. Pourtant, en voyant le nom du village "El Castellot", mon destrier s'arrête et me demande :

«Et si on y allait ?

Pendant que tu cherches, je me repose.

Cela me fait des vacances !».

Quel plaisantin !

   Depuis que nous vivons ensemble, je connais  bien ce quadrupède, il a certainement senti la pierre. C'est à ce moment que je lève la tête et .... Je vous laisse juge.

 

L'arrivée

      C'est sur un agréable sentier encadré par des plantes piquantes ou odorantes que je me rends vers mon Graal. Un panneau en bordure d'un parking m'informe que je suis en direction d'un château nommé : Castell de Santa Margarida.

      Proche d'un chêne vert, je vois un vestige de mur.

Y aura t il d'autres traces du château ?

 

Je philosophe !

   Un des plaisirs d'un castellologue amateur est la découverte ou/et la surprise. Parfois la ruine est minimale (et même moins, par exemple ici). Mais il arrive qu'en m'entendant arriver, la ruine se fasse belle et brille de mille feux.

    Et, quelques mètres plus loin, "ma "beauté de pierres se montre.

N'est elle pas magnifique ?

 

Elle s'amuse avec moi

   Comme elle est joueuse, elle se cache un peu. Imitant le petit prince avec le renard je l'apprivoise et elle se révèle à moi.

   Vous doutez que ces pierres soient les restes d'un château ?

  Regardez bien cette tour ronde avec... heu.... une bouche à feu (?).

Surprenant !

    J''opte pour une disparition partielle de pierres et non un vrai système défensif du 15ème siècle.

   En voyant ce mur composé de pierres de nature différente, je pense que de nombreux aménagements ont changé l'architecture générale. Je vais avoir d'autres surprises.

 

    L'intérieur :

J'entre

      Les courtines externes avec des murs peu épais (pour un vestige médiéval) possèdent de nombreuses archères droites avec un faible embrasement datant certainement du 12ème siècle. Plus loin un mur consolidé comporte des trous devant recevoir des poutres, mais la fonction de cette salle est impossible à trouver.

 

Je me questionne

    Juste derrière, les vestiges d'une salle voûtée me posent quelques soucis de compréhension. En haut et en bas du mur, il y a 2 trous qui ne peuvent pas être des ouvertures recevant des boulins (voir vocabulaire) ou des poutres.

Peut être sont ce des trous d'aération pour une salle située derrière.

Effectivement, il y a bien un "couloir" menant à gauche vers une salle sans fenêtre.

Qu'est ce ?

 

Réponse possible à mon questionnement

      * Les murs ne comportant pas d'argile, ce n'est pas la citerne.
      * Elle n'est pas assez enterrée et ne possède pas un siphon, ce n'est pas une glacière.
      * Les courtines ne comportant pas de cannonière, je ne vois pas l'utilité d'une poudrière.

Mystère !

Fin de la visite
      Cette ruine qui paraissait anodine comporte quelques énigmes pour moi. Tel le penseur (de Rodin) je me pose sur un rocher et en réfléchissant, mes yeux se perdent dans le magnifique panorama.
     Mais il se fait tard, je redescends par un chemin abrupte me faisant découvrir une autre façade de l'ancien château Santa Margarida.

 

 

 Histoire du château :

* Au 20ème siècle, une campagne de consolidation est menée.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe. 

 

 

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 06:30

 

Département :    63  - Puy de Dôme


J'aime le danger.... Alors.... En avant ! Le bourg :
   Situation :    (--> le voir sur une carte)
   La petite commune de Ardes est située à 30km au Nord-Ouest de Brioude et à 30km au Sud-Ouest de issoire.
   Coordonnées du château :

45° 24' 32.81" N 3° 6' 5.922" E
 45.409114°  3.101645°


Le château :
       L'extérieur :

Où est il ?

    Depuis le village de Ardes, je me dirige vers l'Ouest pour trouver le départ du sentier menant au château de Mercoeur. Soudain, un panneau attire mon attention : Cela signifie que je vais déguster une "ruine ruinée"..... Hummm.

L'approche
     Après quelques minutes de marche, la beauté de pierre se laisse entrevoir tout en jouant avec la végétation. Plus j'avance et plus ce vestige de tour est magnifique. Elle se découpe maintenant dans le bleu du ciel. Je comprends le surnom donné à ce site :

Le doigt de Mercoeur.

Le doigt de Mercoeur est ici. 

Je suis attaqué

     Cette ruine a toutes les caractéristiques d'un château sur motte. Les remparts et courtines ont disparu et seul un vestige de tour (était ce le donjon ?) survit à l'attaque des arbres.
       Aie.... Il n'y a pas que les arbres qui attaquent, un "diablotin" déguisé en rampant me barre la route.

Etait ce cela que le panneau voulait m'annoncer ?

  Un chevalier n'ayant peur de rien (ou presque), je contourne le monstre et j'avance vers la colline.

Premières analyses
   Si ce château n'est pas maudit ni hanté par des monstres "empêcheurs de découverte", la visite risque d'être rapide car il ne reste qu'un fragment d'angle de tour.
  Comme à !on habitude, je contourne la ruine pour mieux la ressentir. Le sommet de la colline, certainement un peu aplati par l'homme, ne comporte plus de trace de remparts, de basse cour, de châtelet ou autres caractéristiques des fortifications médiévales. La végétation a repris ses droits.
Je ne reste pas de marbre devant cette pierre
       L'intérieur :

Minimal mais passionnant

   Les 2 pans de mur formant un angle de la tour sont très intéressants. Ils montrent des parements médiocres et une taille de pierre "rudimentaire". Ce château devait être une fortification de garde et non le logis d'un grand seigneur.
     La vue des entrailles de la tour est fascinante. Il y a d'abord l'épaisseur importante des murs, puis les départs de voûte indiquant 2 étages, puis de belles pierres pour une ancienne fenêtre.

 

Y a-t-il eu beaucoup de modifications ?
    La base de la tour montre une surface peu importante. Ce donjon n'était pas habitable. A l'intérieur je suis surpris des différentes qualité et provenance des pierres.

Est ce du à une consolidation "moderne" ?

 

Encore une attaque
   Durant mes réflexions, je n'avais pas vu qu'un danger me menaçait : Un dragon immense.
Sans être froussard (car chevalier je suis), je préfère quitter ce "zoo".


Histoire du château :
  Je n'ai hélas pas de documentation sur l'histoire de ce château.

* Au 11ème siècle, il semble qu'un château soit construit (?).
* Au 21ème siècle, la découverte est libre et gratuite. La ruine est dangereuse, à éviter avec des enfants.

 

Cette tour observait toute la vallée

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 06:30


 

Département :   09 - ARIEGE

 

Le bourg :

Accrochée au rocher, le vieux château invite les passants à une promenade inoubliable !    Situation :   (--> le voir sur une carte

      Le petit village de Roquefixade est situé à 80km au Sud-Sud-Est de Toulouse, à 60km au Sud-Ouest de Carcassonne et à 15km à l'Est de Foix (voir son château).

   Coordonnées du château :

42° 46' 19" N 1° 45' 12" E
 42.938615  1.753559

 

   Origine du nom :

Roquefixade signifie littéralement : la "roche fissurée" (roca fisada).
    Cette expression évoque une énorme entaille dans le rocher qui a été enjambée par la construction d'une arche de pierre (nommé aussi : un arc de décharge) dans le rempart du château..

 

Le château :

      Comme de nombreuses fortifications de cette région, le château de Roquefixade est planté sur un piton. Pour garantir une surface habitable et une bonne défense, les remparts épousent les limites de l'éperon rocheux.

       Conséquence : Roquefixade est une vaste forteresse qui compte plus d’une centaine de mètres de long. L'architecture très variée du château et des fortifications reflètent plusieurs époques de construction.

 

       L'extérieur

Archères en bas, et confort en haut ! L'approche
     C'est au Nord-ouest du bourg, par un petit chemin légèrement en pente que j'accède à cette ruine. Le sentier  longe d’abord la falaise puis contourne le pog pour serpenter dans un pré à forte pente. Sur la droite (la face Nord du château), la falaise est très escarpée. Elle est entaillée d’une large faille au-dessus de laquelle est posée une voûte portant le mur d’enceinte.
     Rapidement je suis en face de cette beauté de pierre.
 
Le plan
   Pour les profanes, les ruines peuvent parfois être un peu brouillonnent et difficiles à comprendre. Pour éviter de vous perdre, je vous propose ce petit plan :
 * L'entrée est évidemment à droite (au Sud-Est) par la basse cour,
  * Le château avec son logis seigneurial est à gauche, isolé sur sa falaise et bien protégé.

       L'intérieur

Les remparts

    Les architectes de cette forteresse ont concentré les éléments de défense sur le coté le plus vulnérable (Le Nord-Est). Ils ont entouré les bâtiments d'une 1ère enceinte de 40 mètres de long (dont il subsiste de beaux vestiges).

 

L'étoitesse de l'entrée est une astuce défensive efficaceLe châtelet

      L’entrée du château (malheureusement très dégradée) se fait par un châtelet. Il comporte deux portes successives, très étroites et taillées dans la roche munies de deux herses. Entre ses 2 portes, un assommoir est (avec mon imaginaire) encore visible.

 

La basse cour

     La basse-cour occupe les trois quarts de la superficie du site (voir le plan). Elle est entourée de courtines prolongeant la "ligne" formée par les crêtes.Elle porte bien son nom de "cour basse, car le château est posé sur le rocher au dessus.


Le logis seigneurial

      La porte d'entrée du château habitable est encore visible. Les archéologues ont estimé sa construction au 16ème siècle.

   L'intérieur ressemble plus à un chantier qu'à un palais (Évidemment, puisque c'est une ruine médiévale et aussi parce que vous êtes sur mon blog ).

    Chaque ensemble de pierres est fascinant dans une ruine, il révèle sa date de construction et sa fonction. En bas, ces ouvertures ressemblent à des archères droites avec faible embrasement, et en haut ce devait être le logis seigneurial que les historiens datent du 15ème( ?).

     Sur le point le plus élevé de la barrière rocheuse, quelques traces du donjon apparaissent. Il est sans doute du 14ème siècle.
Hypothèse
    Les historiens et archéologues pensent que du sommet, les défenseurs de Roquefixade pouvaient communiquer par des feux avec ceux de Montségur.
    Le panorama à 360° est extraordinaire. On distingue le village, la vallée de Lesponne, le Pays d’Olmes, Montségur, les Corbières, le Lauragais et la chaîne des Pyrénées.

 

 

Histoire du château :  

* Vers le 10ème siècle, une fortification semble existée (certaines études d'historiens l'attestent)

* Au milieu du 11ème siècle, les Comtes de Toulouse (voir ce livre) ont des relations difficiles avec leurs voisins de Foix pour la possession de Roquefixade. Ce territoire appartient parfois à l'un ou à l'autre Comté.
* En 1180, un "château" est mentionné. Il appartient à la famille Villemur, mais d'autres textes le donnent en possession aux Fourquevaux. 
* En 1200, Corba de Lanta propriétaire du "château" de Roquefixade épouse Raymond de Péreille (ou Pereilhe), seigneur de Montségur. Pour ce fief, Raymond rend hommage au Comte de Foix (voir ce château).
* A partir de 1207, un terrible drame va se répandre sur les châteaux de cette région : La croisade des Albigeois (voir ce livre).
* Au début du 13ème siècle, le château devient un lieu de refuge et de résistance pour les "Cathares". L'armée de Simon de Montfort, chef des croisés (voir ce livre), rase la ville.
* En 1243, un conflit oppose le seigneur de Roquefixade au Comte de Toulouse sur la possession du château et des terres. Le château est un point stratégique dans le système de défense du Pays d’Olmes, .
* En 1244, après la chute de Montségur, le château de Roquefixade n'est plus un refuge cathare.
* En 1258, le roi de France (voir liste des rois) définit les frontières avec l'Aragon au traité de Corbeil. Roquefixade et Montségur, deviennent la limite Sud-Ouest du territoire.
* En 1270, pour mieux contrôler le territoire et renforcer la défense des Corbières, le roi de France Philippe III le Hardi achète les droits de possession de Roquefixade à Raymond Roger de Pailhès.
* En 1272, lors de la révolte mené par le Comte de Foix contre le roi Philippe III le Hardi, les propriétaires de Roquefixade apportent leur soutien au Comte.
* Après la reddition du Comte de Foix, le roi de France fait saisir le château de Roquefixade. Il devient garnison royale pour contrôler cette région qui s'enflamme trop souvent (à son goût). 
* En 1288, le Roi octroie  des privilèges aux habitants de Roquefixade. Le village est repeuplé et le château transformé en une bastide avec une forte garnison. Ce lieu fondée par le Sénéchal de Briatexte se nomme maintenant :   "Bastide de Montfort" (certains historiens doutent de cette appellation).
* En 1302, la garnison comprend :
       - Un chapelain,
       - Un guetteur,
       - Un portier,
       - Douze sergents....
* Au 14ème siècle, quelques modernisations de défense sont réalisées. Le donjon est modifié.
* En 1463, le roi de France Louis XI restitue le château à Gaston IV, Comte de Foix.
* Au 15ème siècle, des travaux sont réalisés. Plusieurs salles du château sont remaniées.
* Au 17ème siècle, De Caulet (famille des capitouls Toulousains) achète la seigneurie de Roquefixade. Puis,  le château change de propriétaire par le mariage de Marguerite de Caulet (sœur du fameux François-Etienne évêque de Pamiers) avec Jean de Lévis, Baron (voir titre de noblesse) de Lavelanet.
* En 1632, Henri II, Duc de Montmorency et gouverneur du Languedoc, crée un soulèvement de la province contre le pouvoir royal. Le seigneur de Roquefixade participe à la révolte.
* Fin 1632, après la défaite du gouverneur du Languedoc, Louis XIII ordonne la démolition de plusieurs châteaux dont celui de Roquefixade. Deux raisons :
        - L'élimination d'un refuge potentiel de rebelles.
        - Le coût important pour l'entretien de ce site devenu non stratégique,
* En 1633, le gouverneur Royal de Foix  (La Forest Toyras) ordonne au Sieur de Caraybat d'accomplir la démolition du château.
* En 1675, la châtellenie est vendue à Vital Guilhon de Lestang Baron de Celles. Cette famille est propriétaire du lieu jusqu'à la révolution.
* Vers 1792, la ruine et ses dépendances sont vendus comme bien national. Et comme souvent, le château devient une carrière de pierre.
* A la fin du 20ème siècle, des fouilles sont organisées. 

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable.

 

Bien qu'en ruine, ces vieilles fenêtres attirent le curieux que je suis à regarder la vallée.

 

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

Le bourg :
    Situation  (Le voir sur une carte)
         La commune de Beaumont du Périgord est située à 20km au Sud-Est de Bergerac.
  Le château de Bannes est à 2km au Nord-Ouest de ce petit bourg en direction de Bayac.

   Coordonnées du château :

44° 47' 41.906" N 0° 44' 56.868" E
 44.794974°  0.74913°


Le château:
     L'extérieur :
Le choc
    Avec la végétation abondante de notre siècle, le château est caché et je doute presque de son existence. Ce n'est qu'à quelques centaines de mètres, dans une trouée que je l'aperçois. Quel spectacle !
    Je galope vivement pour m'en approcher, et au détour d'un virage, je suis sous le charme.

L'analyse de la 1ère face
    Le château de Bannes est posé sur un piton rocheux que j'ai dans un premier temps assimilé à une motte (erreur !). Le plus surprenant, c'est la douceur de ce que je pensais être une forteresse médiévale.
    La délicate tour oblongue avec ses nombreuses fenêtres à meneau en croix est trop belle et parait si frêle pour un bâtiment du moyen âge. L'ensemble est plus esthétique que menaçant. Me serais je trompé de lieu ?
    Je dois regarder les autres faces.

L'analyse de la  2ème face
    Je continue la montée sur le chemin contournant la butte et là c'est le choc des contrastes !
     Ce château est un compromis entre la rudesse médiévale, la puissance de la fin du 15ème siècle et la délicatesse de la renaissance.


     Dans ce château fort, chaque pierre est surprenante. Par exemple sur cette tour, au dessus de la fenêtre, les mâchicoulis (voir vocabulaire) sont  interrompus (N'est ce point curieux ?). Puis au dessus, une élégante lucarne  comporte 3 fleurons; Surprenant n'est ce pas.

Mais où sont les défenses ?
 

Elles sont partout, discrètes mais efficaces. Par exemple :
      * Avec des fentes de tir en croix le long du chemin de ronde,
      * Et des canonnières à mi-hauteur dans l'épaisseur des tours rondes.
  L'ensemble est très homogène.
 
L'analyse de la  3ème face

Quelle densité !

     De loin, j'ai l'impression que toutes les tours et les créneaux s'imbriquent. Cette puissante façade est en réalité l'entrée du château précédée par un fossé. Comme toutes forteresses qui se respectent, le château fort de Bannes dispose d'un pont-levis dont je vois les fentes de retrait des flèches.

        L'intérieur :
     La propriété est privée et non visitable. Qu'importe, avec des yeux d'aigle il est possible de rêver en dégustant chaque pierre.
   Avant de partir je regarde une dernière fois ce château unique.


Histoire du château :

* Au 1er siècle, les Gaulois établissent un oppidum sur ce point stratégique entre les rivières Couze et Romaguet.
* Au 14ème siècle,  Jean de Seignal possède le château.
* En 1409, Ramonet de Sort, capitaine de Castelnau de Berbiguières à la solde des Anglais, s' empare de Bannes.
* En 1442, le château est démantelé à la fin de la guerre de Cent Ans par le Sénéchal de Périgord (pour le compte du Roi de France - voir liste des rois).
* En 1510, le site est acquis par Brandelis de Gontaut Biron.
* Quelques années plus tard,  Armand de Gontaud, frère de Brandélis et évêque de Sarlat, fait reconstruire le château en s'appuyant sur certains éléments du Moyen Age.
* En 1571, le château est vendu à Jean II de Losse. Cette famille le garde durant 3 siècles.
* En 1882, la famille Fayolle du Moustier achète le château.
* En 1928, le château est inscrits aux Monuments Historiques.
* En 1960, la demeure a un nouveau propriétaire : Monsieur Lemasson.
* Au 21ème siècle, la découverte depuis la route et le chemin est libre et gratuite. La propriété est privée et non visitable.

 

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 06:30

 

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Résumé :

 
   « Les châteaux médiévaux ne laissent jamais indifférent. Du fond des âges et au plus profond de nous-mêmes, ils touchent à des valeurs essentielles. Ils sont les supports de notre imaginaire et de nos références historiques.
     Les images prennent ici toute leur force évocatrice, suscitant la curiosité comme le rêve, sollicitant la mémoire, invitant au voyage. Celui qui n'a pas entendu rugir la mer au fort La Latte ou au pied des murs de Suscinio, qui n'a pas pensé un instant à l'histoire Anglo-Normande en posant la main sur une pierre du Château-Gaillard, celui-là est passé à côté d'émotions qui enrichissent une vie.
    Celui qui n'a pas pris le temps de réfléchir un peu à l'incroyable épopée de Jeanne d'Arc à Chinon ou à Loches a manqué une part de sa propre histoire. Celui qui gravit les rudes pentes de Montségur connaît mieux le drame cathare.
    Au fil des pages de ce livre, dans lequel les châteaux de chaque région de France sont évoqués un à un, on pénètre les arcanes de ce temps mal nommé Moyen Age. »
 
 
 
Mon avis :
 
Pourquoi pas !
 
 
     Comme vous le constatez, je ne suis pas très enthousiaste dans mon titre, et pourtant ce livre n'est pas mauvais. Il comporte des textes clairs et agréables, des images contextuelles, un pagination "scolaire".
     C'est peut être cela qui m'a ennuyé, cet ouvrage est trop classique, trop policés, trop "gommé". Il a été créé pour plaire à tous (et je ne le suis pas... puisque je suis LE seul et unique chevalier Dauphinois ).
 

      Si vous n'avez pas de livre sur les châteaux forts du moyen âge, si vous souhaitez en regarder et les comprendre sans avoir à lire une thèse très technique, ce livre est pour vous. En plus, son prix est très intéressant.
 
     Mais si vous ressentez le besoin d'en savoir plus, si vous avez déjà dévoré quelques livres sur les ruines et les châteaux de cette époque, alors vous pouvez éviter cet ouvrage.
 
     Par contre, si vous le voyez sur une table de vide-grenier, tentez une négociation avec le vendeur, car l'avoir dans sa bibliothèque peut être utile.
   
  
 
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 07:30
  

Pays :

 Grand Duché du LUXEMBOURG

 

 

Le château :

 

 

  Situation : (--> le voir sur une carte)

    La commune de Vianden est située à 45km à l'Est de la ville Belge de Bastogne, à 24km à l'Ouest de la ville Allemande de Bitburg et à 45km au Nord-Est de Luxembourg, la capitale du Grand Duché.

 

   Coordonnées du château :

49° 56' 08" N06° 12' 06" E
 49.935507375° 6.201851963996°

 

 

Description du château :

     L'extérieur :

Préambule

* Un château, c'est d'abord un système de défense "primitif" qui évolue avec l'amélioration des armes d'attaque mais aussi l'envie de confort de ses habitants et enfin de son importance dans la stratégie militaire d'un territoire.

* Lorsque le premier seigneur a construit cette simple tour protégée par une palissade de bois, pouvait il imaginer que 7 siècles plus tard, la construction devint un fier château  que votre chevalier va conquérir avec ses yeux.

 

Le choc !

Comme ce château fort est beau !

 

* il le sait qu'il est magnifique, regardez le se montrer, se glorifier de sa prestance, fièrement planté sur une colline visible à plusieurs kilomètres.

* Comme à mon habitude, je contourne le château pour mieux le ressentir.

* Dans un premier temps, je pense à une masse compacte enchemisée.

* Puis en observant mieux, il me semble distinguer une suite de bâtiments d'habitation d'époques différentes dont certains sont "protégés" par de hautes tours flanques curieusement dépourvues d'archère (voir vocabulaire).

* L'autre face est impressionnante. Elle parait plus froide avec ses murailles verticales et  surtout, elle comporte une tour ronde coiffée solitaire et excentrée.

Les architectes de fortifications m'étonneront toujours !

* En observant les bâtiments d'habitation, je découvre une "symétrie asymétrique"...

* Heu... Je m'explique. Chaque bâtiment est homogène mais diffère des autres.

* Par exemple avec des fenêtres à meneaux en croix ou des baies trilobées ou des ouvertures géminées, mais chacune d'époques et de styles différents.

 

 

      L'intérieur

L'entrée défensive

* Après avoir donné quelques piastres à l'accueil, j'entre dans la cour sous la surveillance de la tour isolée.

* Evidemment, comme je suis dans une forteresse médiévale, une solide porte avec herse en fer et canonnières me font face, mais rapidement "luxe" et confort apparaissent sur ce mur très refait.

 

Complexité et logique architecturale

* Comme le château est payant, je ne me sens pas le droit de tout vous montrer, mais comme je signalais depuis l'extérieur, les salles reflètent 7 siècles d'aménagement et dévolution.

* Pour illustrer la complexité de vous décrire 'intérieur, je vous offre le plan du château.

* Fermez les yeux et imaginez le : Il y a 3 niveaux.

Comme pour le château de Chillon en Suisse, il me faudrait un blog entier pour tout décrire.

 

J'adore les bas

* Comme pour tous les château, il y a bien sur dans la partie inférieure les plus anciennes salles.

* Elles sont en notre siècle transformées en taverne, ou en musée d'armures et d'armes.

* La rusticité des voûtes, les piliers sans décoration, les murs épais me font penser à une construction d'époque Romane et du début du Gothique.

Qu'en pensez vous ?

 

L'errance au 21ème siècle me transporte aux siècles derniers

* L'errance dans les 11ème et 13ème siècle continue.

* J'arrive dans le bâtiment religieux de la fortification.

* Bien que peu décorée et très pillée, la chapelle inférieure montre la rusticité de l'ancien château.

* Soudain, en levant la tête, c'est le choc !

N'est ce pas incroyable  !

 

* Au dessus de l'ancienne chapelle, la nouvelle est lumineuse, colorée, aérienne.... Les mots me manquent pour mieux la décrire.

 

Les beautés s'enchaînent

* C'est à contrecoeur que je dois quitter ce lieu féerique par la porte du fond.

* En réalité, j'ai eu raison de sortir car après m'accueille la salle "Byzantine".

* Chaque seuil de porte me fait pénétrer dans une atmosphère ou une architecture différente.

Quel incroyable château !

 

La faim.... puis la fin

* Toutes les salles ne sont pas vides de meuble et de décor.

* Il y a par exemple, des chambres que je garderai bien pour cette nuit.

* Mais avant, je mangerai bien quelques poulardes rôties dans cette cuisine gothique aménagée dans le donjon roman.

* Soudain, je suis dans le chemin de ronde où j'admire le panorama boisé.

* Le temps passe très vite dans ce château, je dois me dépêcher de rentrer au campement avant la nuit.

* Trop tard, les fantômes du château m'emportent....

 


Histoire du château :

* Certains historiens pensent qu'une fortification Romaine existait sur la colline.

* Vers le 9ème siècle, une tour carrée est construite protégée par des palissades en bois.

* Vers le 11ème siècle, une fortification est aménagée sur la colline. Le château est la demeure des puissants Comtes (voir titre de noblesse) de Vianden.

* A la fin du 12ème siècle, des travaux de modernisation du château sont entrepris avec construction de la chapelle, du petit et grand palais.

* Au début du 13 ème siècle, Henri Ier épouse une "parente" du Roi de France (voir liste des Rois).

* En 1417, le château et le Comté sont donnés en héritage à la branche cadette de la maison Allemande de Nassau.

* A la fin du 17 ème siècle, le château est agrandi.

* En 1820, le Roi Guillaume Ier, Prince d'Orange-Nassau et Comte de Vianden vend le château et marque ainsi le déclin de la construction.

* En 1890, le château est possession du Grand Duc Alphonse, aîné des Nassau.

* En 1977, l'état Luxembourgeois reçoit les ruines en donation. Une campagne de consolidation puis de reconstruction commence.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est libre et payante.

 

 

 

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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 07:00

 

 

Pays :

 ESPAGNE
 
 

Région :

 CATALOGNE  
       

 

 

Le bourg : 

  Situation  (--> le voir sur une carte)

     Le petit village de Santes Creus est situé à 28km au Nord de Tarragone et à 30km à l'Est de Poblet, un autre  monastère fortifié

  Coordonnées du monastère :

41° 20' 49" N 1° 21' 51" E
 41.346909888°  1.3640642166°

 

Le monastère : 

     Etant un castellologue amateur à la recherche constante de fortifications, je ne suis naturellement pas intéressé par les églises et autres bâtiments religieux. Je délaisse toujours ces architectures.
   Mais en regardant mieux, j'aperçois quelques signes de défense.

Les voyez vous ?

 

    L'extérieur :

      Je ne vous emmène pas voir une simple église avec une bretèche comme ici, mais le magnifique monastère Royale fortifié de la Sainte Croix (c'est son nom en Français).

    Ce lieu est si grand qu'il me sera impossible de tout vous montrer. Je vais tenter de décrire quelques merveilles et je vous propose de le visiter durant vos prochaines vacances.

 

La façade

    Sous la porte de l'Assomption (repère 25 sur le plan), je vois la façade de l'imposante église monastériale, et après une petite marche sur la place Sant Bernat je découvre la porte Royale (repère 1 sur le plan). Elle n'a plus sa beauté d'antan car les siècles et les hommes ont été cruels.

    Si vos pas vous mènent à Santes Creus, je vous conseille de regarder longuement les multiples sculptures de cette façade fortifiée par des créneaux et des archères, vous verrez des visages très expressifs et des montres très humains.

 

Le plan du monastère

      Avant de visiter le monastère, je vous propose de mieux le connaître avec ce plan :

01 - Porte Royale.
02 - Eglise.
03 - Tombe du rois Pere El Gran.
04 - Tombe de Jaune III et Blanche d'Anjou.
05 - Cloître gothique.
06 - Lavabo.
07 - Ancienne sacristie.
08 - Salle capitulaire.
09 - Escalier menant au dortoir.
10 - Parloir.
11 - Ancien réfectoire.
12 - Scriptorium devenu sellier.
13 - Vestiges d'une salle réservée au jeune moine.
14 - Nouvelle sacristie.
15 - Infirmerie.
16 - Chambre de retraite (pour les moines).
17 - Ancien cloître.
18 - Cuisine du 16ème siècle.
19 - Réfectoire du 17ème siècle.
20 - Palais royal.
21 - Ancienne dépendance (de la communauté religieuse).
22 - Ancienne chapelle dédiée à la Trinité.
23 - Cimetière.
24 - Actuelle place Sant Bernat.
25 - Porte de l'Assomption.
26 - Palais abbatial (ancien hôpital des pauvres).
27 - Chapelle Sainte Lucie.

 

      L'intérieur :

Le cloître gothique   (repère 5 sur le plan)
    Nommé aussi le grand cloître, c'est le chef d'oeuvre du monastère, combinant les idéaux des moines Cisterciens, la grâce du gothique et la beauté simple. Il date du 13ème siècle.
    Les allées entourant le cloître sont d'abord un axe de circulation desservant toutes les pièces importantes du monastère, c'est aussi un lieu de recueillement avec de magnifiques peintures murales bibliques.
    La décoration des chapiteaux, des culs de lampes et des impostes est riche, variée et très surprenante. Il y a des personnages "réels" du moyen âge, mais aussi un incroyable bestiaire.
   L'eau est un signe de pureté, il y a donc (presque) au centre un magnifique lavatorium dont le son des goutelettes rythme les pensées. Ce lavabo est aussi fonctionnel puisque les moines s'y lavaient les mains avant d'aller au réfectoire.
    Comme souvent, les généreux bienfaiteurs ont le "droit" d'être mis dans des tombeaux incrustés dans les murs des allées couvertes du cloître. C'est un véritable panthéon de la noblesse Catalane. S'alignent sur les murs les familles : Castellet, Cervello, Cervera....
 
Les lieux de vie
    Durant la visite libre, il est possible d'entrer dans les multiples pièces de vie comme la cuisine, le cellier, le réfectoire, le scriptorium et le dortoir. Comme toujours dans l'univers cistercien, la pièce de repos est à l'étage.
   Cet immense dortoir rectangulaire sans cheminée est couverte d'une charpente soutenue par 11 arcs diaphragmes appuyés sur des piliers encastrés dans les murs. L'extrême simplicité des décors est en opposition au défi architectural.
   Evidemment, l'église (repère 2 sur le plan) prend une part importante dans ce monastère. Je ne vous décrirais pas cet imposant bâtiment. Il y a tant à voir, à savourer, à sentir, à admirer qu'un seul article ne suffirait pas.
 
La salle capitulaire   (repère 8 sur le plan)
   Cette salle carrée possède des voûtes divisées en 9 tronçons s'appuyant sur 4 colonnes centrales. L'architecture fine d'une grande pureté parait aérienne, presque fragile. Cette construction romane servait de salle de réunion pour les moines.
   Le pavement comporte lee tombes des abbés de Santes Creus.
  La lumière divine ne me suffit pas et j'ai très envie de retrouver Rhâ.
 
 Le jardin du cloître gothique
   De retour dans les allées du cloître, j'admire la finesse des baies ogivales portées par de fines colonnettes.
   Le motif des "dentelles" n'est pas toujours identique et les baies ont parfois des dimensions différentes. Cette asymétrie n'est pas visible de suite tant la fascination trouble notre vision.
   Au centre du jardin, il est aisé de voir l'aménagement des différents bâtiments (par exemple, le dortoir au dessus de la salle capitulaire).

   Au Nord, la tour lanterne de l'église n'a pas la beauté de celle de Poblet (voir la photo) mais elle s'intègre magnifiquement dans cette architecture.
 

  Le cloître postérieur   (repère 17 sur le plan)
    Appelé parfois "Ancien cloître" car il est situé à l'emplacement du cloître primitif du 12ème siècle, c'est en réalité une construction du 17ème basée sur la simplicité. Les arcs diaphragmes sans sculpture ne reposent pas sur des piliers mais partent du sol.
  Je vous laisse ici, et je vais découvrir seul l'autre partie (plus "moderne") de cet incroyable monastère.

 

 

Histoire du monastère :

* En 1150, la famille Montcada donne les terres de Vallclara aux religieux.
* En 1158, la communauté cistercienne établit un monastère à quelques km de Vallclara.
* Au 13ème siècle, le monastère est agrandi et fortifié suite à la demande du roi Pierre le Cérémonieux.
* Vers 1319, après la dissolution de l'Ordre des Templiers, la communauté de Santes Creus participe à la création d'un nouvel ordre militaire-religieux nommé : Montesa.
* A partir du 19ème siècle, déclin de la puissance et du rôle du monastère.
* Au 21ème siècle, la découverte du monastère est payante. Après un diaporama très didactique la visite est libre. 

 

 

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