Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 07:04

 

Département 12 - AVEYRON

 Comme les damoiselles, la ruine se cache derrière son éventail de feuilles

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Pont de Salars est située à 60km au Nord-Est d'Albi, à 40km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi) et à 15km au Sud-Est de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 16' 23" N 2° 41' 0.5" E
 44.273149°  2.68348°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   A 6km au Sud-Ouest de Pont de Salars le hameau coule une vie tranquille comme sa rivière (Le Viaur) à ses pieds. Le touriste pressé sera plus attentif aux nombreux virages dans cette région vallonnée qu'à la colline à un jet de flèche à l'Est.
   Grâce à mon dictionnaire et une bonne carte IGN, je sais qu'une ruine est posée au milieu des hauts arbres.Mon prénom est Pierres. L'avais tu deviné ?

Vais je trouver le chemin pour la découvrir ?

 

L'analyse 

* Perché sur le roc, le vieux château a souffert du temps et des siècles sans entretien.

* Les rares murs présentant des parements montrent une qualité de finition.

* Pour profiter au maximum d'une assise puissante, les courtines et tours sont posées directement sur les rochers non taillés.

* Les bases épousent la forme du rocher.

 Je ne peux résister à l'appel de déguster les entrailles de ce vieux château fort.

 

        L'intérieur :

Je vous laisse admirer le spectacle

     Parfois, les mots sont inutiles face à la beauté d'une ruine oubliée. Je vous laisse savourer les premières images que j'ai vues. Ainsi vous découvrez la ruine de Camboulas comme moi. 

 

 

Je suis dans le doute

   Tel un navire, j'ai l'impression que la château possède une proue. C'est en réalité le rocher qui a été utilisé jusqu'à l'à-pic. Cela permet de contrôler la rivière et le pont.

 Est ce une cheminée d'usine ou un phare ?

Je suis dans le doute

*  Dans cette ruine, il n'y a pas que des murs effondrés sans trace de système défensif, il est possible de voir "des passages secrets" (évidemment, vous savez que ceci est la voûte d'un couloir).

* Un peu plus loin, une haute consruction m'intrique :

- Ce ne peut pas être une tour escalier, il n'y a pas de fente de lumière.

- Ce n'est point un mur-bouclier, il est trop peu large.

- Ce n'est pas une tour de défense, car sa largeur est faible.

* Sans comprendre ce mystère architectural, je contourne la construction.

 

Que de surprises !Avez vous deviné la fonction de ce bout de ruine ?

* J'ai l'impression d'être Ulysse devant le Cyclope avec comme question : "Que vois tu Chevalier ?".

* Heu....

* Sur la gauche, je vois un vestige de cheminée.

* D'ailleurs son conduit incliné est parfaitement visible, surtout en dessous.

* Sur la droite, il y a... heu...

* En haut, je vois une partie "plate" et bien appareillée, contrairement au remblai en dessous...
* Donc, je subodore que cela fut :

1 - Soit une archère,

2 - Soit une fenêtre.

* En observant mieux le coté droit, je pressens que la réponse 2 est la bonne.

Avez vous une opinion ?

 

C'est la fin (pour vous)

   Il y a tant de détail à admirer dans cette ruine qu'il me faudrait plusieurs articles. Ne voulant point tout vous montrer je vous abandonne ici, non sans vous avoir montré l'étendu du site castral et la vue magnifique.

 

Le vieux château semble (presque) immortel

 

 

Histoire du château  :

* Au 11ème siècle, une famille nommée Camboulas est citée. La date de construction du château est inconnue.

* En 1176, Hugues II Comte (voir titre de noblesse) de Rodez donne le château à la famille Raustics. Le château est le siège d'une Vicomté comprenant 107 villages.

* En 1372, le capitaine du château se nomme : Guillaume Ebles.

* En 1389, le château devient possession de la famille Héblès.

* Au début du 15ème siècle (?), le site appartient au Comte d'Armagnac.

* En 1450, le capitaine du château se nomme : Jean de France.

* En 1461, le capitaine du château se nomme : Pierre de la Fajolle.
* En 1464, le capitaine du château se nomme : Antoine de Brulhiac.

* En 1465, le Comte donne le château à Bernard de Landorre.

* En cette deuxième moitié du 15ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans,  après avoir été Capitaine du Roi de France Charles VII, Jean V d'Armagnac usurpe les droits régaliens et se brouille avec le Roi.

* En 1470, le Roi confisque les biens de la maison d'Armagnac. Comboulas est donné à Marquès de Canillac.

* En 1486, Domengo de Blosson attaque puis s'emparre du château (Curieusement, il semble que ce personnage soit un familier du Comte Charles Ier d'Armagnac).

* En cette fin de 15ème siècle, Comboulas est rendu au Comte d'Armagnac.

* En 1489, le capitaine du château se nomme : Pierre de la Panouse.

* En 1497, Charles Ier d'Armagnac décède. Le Comté appartient à Charles IV d'Alençon, son petit-neveu.

* En 1509, Charles IV épouse Marguerite d'Angoulême (soeur du futur Roi François Ier).

* En 1525, Charles IV décède sans héritier.

* En 1540, le capitaine du château se nomme : Noble Gaspard Teulat.

* En 1572, le capitaine du château se nomme : Bégon de Labro.

* En 1586, le capitaine du château se nomme : Antoine de la Seguinie.

* En 1589, au couronnement d'Henry IV, le Comté de Rodez entre dans le Royaume de France. Comboulas est affermé à plusieurs seigneurs.

* En 1610, le capitaine du château se nomme : Raymond de Saunhac.

* En 1625, le capitaine du château se nomme : François de Saunhac.

* En 1646, le Roi (voir liste) nomme le Sieur de Montel, capitaine au château de Comboulas.

* Au 18ème siècle, le château est dit en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Veuillez être très prudents sur ce site non sécurisé et veillez à ne pas dégrader les vieux murs ni à laisser des déchets en partant.

 

Le vieux château surveille toujours le village et le passage sur la rivière

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Aie !... Je me suis cogné sur le mur

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bozouls est située à 35km Est-Sud-Est de Decazeville, à 30km au Nord-Ouest de Séverac le château et à 20km au Nord-Est de Rodez.

     Coordonnées de la maison forte :

44° 25' 54.361" N 2° 40' 43.889" E
 44.431767°  2.678858°

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
L'arrivée

   Après avoir visité le château de Bozoul, puis la maison forte d'Aboul, je me dirige légèrement vers le Sud en direction du hameau de Vayssettes pour découvrir un mur. Lentement je suis sa trajectoire pour arriver dans un angle.

Etait ce le rempart extérieur ?

  La ronde tour est elle médiévale ?

La découverte

  Pour mieux comprendre, je prends un peu de recul. Je vois :

* Un mur entourant la propriété,

* Un parc arboré précédent des bâtiments,

* Un corps de logis à l'architecture ancienne mais "troué" de nombreuses fenêtres récentes,

* Une tour circulaire au bout du logis,

* Puis au fond, comme isolée de l'ensemble, une haute et puissante construction.

 

La ronde tour

         Avec ses pierres pauvrement taillées et peu jointives, j'imagine que cette tour n'a point été un lieu de résidence, mais quelques détails vont me contredire.

    Son diamètre me fait comprendre que la construction n'est point une tour-escalier. Sa fenêtre à meneau me laisse à penser que salle(s) d'habitation elle possède.

Quelle surprise !

  En regardant au dessus de la fenêtre, je découvre des consoles sous une petite baie.

Que pensez vous que cela fut ?

1 - Des latrines,

2 - Une bretèche.

 

La magnifique construction
   Derrière la ronde construction, un imposant bâtiment me fascine. C'est une tour parallélépipédique ressemblant à un donjon. Bien que partiellement arasée et très modernisée, elle garde les fantômes de mâchicoulis.

 

        L'intérieur :
   La propriété privée n'est pas visitable. Je tourne les talons pour découvrir une autre beauté médiévale Aveyronnaise quand une gravure attire mon attention.

Quelle est la signification de ces inscriptions ?

 

 

Histoire de la maison forte :

* En 1223, Durant Austruy possède la tour de Vaysettes. Il rend hommage au Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 14ème siècle, le site fortifié appartient toujours à la famille Austruy.

* A la fin du 14ème siècle, le Comte Bernard d'Armagnac donne en garde la maison forte de Vaysette aux Capitaines Bardet et Foulquier.

* En 1404, Pierre Vernet, héraut d'armes du Roi, exige la restitution du site au Roi.

* Au 15ème siècle, la famille Austruy est toujours propriétaire du site.

* En 1575, le site est cédé à Georges Colomb.

* A la fin du 16ème siècle, la propriété appartient à Antoine Glandières.

* En 1604, Mathieu Guieysse est le nouveau propriétaire.

* En 1725, la famille Rodat-Delon possède le domaine.

* En 1759, le site est possession de la famille Pons de Vaysettes.

* En 1809, le domaine comporte 20 boeufs.

* En 1839, Philippe de Bancarel, veuf de Pauline Pons, vend le domaine à Laurens André habitant Rodez.

* En 1906, la bergerie est détruite par un incendie.

* En 1923, résident préalablement à Marvejols (voir cette cité fortifiée), Henri Castagnié est le nouveau propriétaire de Vaysettes.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Un bâtiment fortifié presque intemporel

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Que sentez vous ?.. La vieille pierre ou les fleurs ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 27' 50.6" N 2° 33' 33.4" E
 44.464064°  2.559294°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   A 5km au Nord-Est de Salles La Source, le hameau de Cadayrac offre un calme apaisant. Mais je ne suis pas venu pour une ambiance Zen mais une construction guerrière.

     En arrivant devant cette construction en pierres foncées, je suis sous le charme. Certes, ce bâtiment n'a pas la puissance d'un château Comtal par exemple, ni celle d'un fort de garde, mais elle a su garder son âme médiévale tout en offrant un confort moderne :Chemin de ronde et mâchicoulis

* Les tours d'angle ont été arasées,

* Elles ont perdu leur système défensif,

* La courtine aussi a été modernisée,

* Le sommet comporte des lucarnes à fronton,

* Mais les mâchicoulis avec le chemin de ronde sont encore visibles.

 

Une autre tour

   Lentement je contourne la propriété pour découvrir une autre courtine avec mâchicoulis et à son extrémité gauche, une puissante tour parallélépipédique.

  Bien que les pierres des cotés ne soient pas irréprochables en type de taille et dimensions, les parements d'angle sont (presque) parfaits. Je ne distingue aucun système défensif mais il semble évident (en observant les pierres sous le toit) que la tour a été arasée.

 Mon âme de touriste se laisse bercer par les couleurs

Une entrée fortifiée

   Soudain je me retrouve devant le portail d'entrée. Même si elle n'a point gardé son vantail, sa herse et peut être un pont-levis (bien que cela soit supposition de ma part) quelques détails me prouvent que cette entrée fut fortifiée.

Avez vous remarqué ces encorbellements ?

 Je pressens que cela était une bretèche (voir vocabulaire).

 

Je m'avance respectueusement

    Tout en respectant le silence du lieu et la propriété privée, je me contorsionne pour mieux voir comprendre l'architecture de ce site remarquable.

  Le château est composé :

* De 4 bâtiments en équerre,

* Protégés aux angles par des tours rondes,

* Les bâtiments encerclent une cour intérieure.

   Evidemment, vous avez remarqué qu'un des cotés a disparu. Ce qui est une chance puisque je peux entrapercevoir la cour et ses aménagements.

  Voila un site qui ne renie pas son origine médiévale

La cour vue de loin

   Faire la cour à une cour est un exercice que je me dois de réussir pour mieux la comprendre puis la regarder et enfin l'admirer.

Saviez vous que j'approche les châteaux comme les damoiselles ... Et réciproquement ?

* Sur la gauche, le bâtiment accolé à une tour possède des mâchicoulis intérieurs.

* A sa droite, le bâtiment d'habitation est plus sage avec ses fenêtres à meneaux en croix.

* En observant la globalité de la façade, je remarque 2 hautes ouvertures :

- Celle de gauche mène à l'extérieur (c'est ce que j'imagine).

- Celle de droite montre un escalier droit.

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée non visitable. Je me retire sur la pointe de mes chausses en espérant ne point avoir perturbé les propriétaires ainsi que les gentils fantômes peuplant les sites médiévaux.

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, un Temple et un théâtre sont construits à une portée de flèche de là.

* A la fin du 14ème siècle, le château et les terres sont apportés en dot par Richarde de Saint Paul à la famille Moret.

* En 1420, le propriétaire se nomme : Raymont de Murat de Lestang.

* En 1467, Jean Pilos demeure au château.

* A la fin du 15ème siècle, le château est échangé contre le domaine de Vayssette. C'est ainsi que Cadayrac entre dans le domaine Royal.

* En 1485, Hugues Masnau est gardien du château.

* En 1523, Antoine Branguier est seigneur de Cadayrac.

* Au 16ème siècle, les bâtiments sont aménagés pour plus de confort. De lucarnes sot contruites au derniers étages.

* En 1551, Jean de Branguier est seigneur de Cadayrac.

* En 1584, Antoine de Moret  vend le château à Vital d'Izarn.

* En 1587, Antoine de Moret rachète le château.

* Au milieu du 17ème siècle, Isabeau de Séneterre mariée à François de Tullier possède le château.

* Durant le 3ème quart du 17ème siècle, après son veuvage, Isabeau épouse Arnaud de Cadrieu.

* En 1678, Isabeau vend le château à la famille Moly des Ondes (à vérifier).

* Vers 1792, les Révolutionnaires s'emparent du château et le vendent comme Bien National.

* Au 21ème siècle, le château et les terres appartiennent à plusieurs familles en même temps. Cette copropriété est dévastatrice pour le château qui subit de nombreuses modifications et mutilations.

* Au 21ème siècle, la découverte silencieuse de l'extérieur est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur est interdite. Veuillez respecter la tranquillité de ses habitants.

 

Voila une construction massive et élégante... Quel mariage !

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce un donjon féodal ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bozouls est située à 35km Est-Sud-Est de Decazeville, à 30km au Nord-Ouest de Séverac le château et à 20km au Nord-Est de Rodez.

     Coordonnées de la construction fortifiée :

44° 27' 17.226" N
2° 40' 16.367" E
 44.454785°
 2.671213°

 

La maison forte : 
        L'extérieur : 

Préambule

   Il m'arrive parfois, en découvrant un site fortifié d'origine médiévale, de ne point être capable d'en donner la fonction avec exactitude. C'est le cas en ce lieu.

   Avec mes lectures, je m'aperçois que je ne suis pas le seul à douter de la fonction exacte du bâtiment de Séveyrac. Certains castellologues ou historiens le nomment :

* Maison forte,

* Ferme fortifiée,

* Grange fortifiée,

* Château fort.

Quel est votre ressenti ?

   Est ce une ferme fortifiée ?

L'arrivée

     Après avoir visité le château de Bozoul, puis la maison forte d'Aboul, je me dirige légèrement vers le Sud en direction du hameau de Séveyrac pour découvrir ce que j'ose nommer : Une maison forte.

   Mais en voyant l'architecture globale, puis l'historique, je corrige ma rapide affirmation et je pressens que ce lieu fut une ferme fortifiée.

    En relisant ma brochure récupérée chez un bouquiniste, je constate que ce site aurait été : Une grange fortifiée.

A-t-elle des points communs avec celle d'Ouveillan dans l'Aude ?

 

La découverte

    L'extérieur du site a la forme d'un polygone irrégulier. L'enceinte comporte des hauteurs de mur différentes qui n'est point logique pour un système défensif. En réalité, ce sont des bâtiments formant "rempart".

   Quelques fentes apparaissent, mais il est délicat d'en définir la fonction (défense ou lumière ?).

  Voyez vous les système défensifs ?

L'imposante tour
   La construction la plus impressionnante est incontestablement la tour. Ses dimensions sont telles que j'ai presque envie d'affirmer que c'est un donjon habitable. Elle comporte :

* Au moins 4 niveaux.

* La partie basse est aveugle.

* L'entrée s'effectuait au 1er étage certainement par une passerelle ou un pont extractible.

* La construction avancée doit comporter l'escalier.

* Des fenêtres modernes de confort se sont ouvertes durant les siècles.

* L'étage d'habitation médiéval est visible par la baie surmontée d'un arc de décharge.

* Au même niveau, les vestiges de latrines en encorbellement confirment ma supputation d'étage d'habitation.

* Aux angles, des culots rappellent la présence d'échauguettes (voir vocabulaire).

* Ayant été arasé, le bâtiment ne comporte plus d'étage défensif. Mais je pressens qu'un chemin de ronde couvert (avec hourdage ou mâchicoulis) existait.

 

Je vais m'approcher de la tour

    Lentement je contourne le site pour chercher le portail d'entrée. Les années de quiétude ont fait disparaître l'entrée fortifiée.

 

        L'intérieur :

Stupéfaction

  Le spectacle de la puissante tour est fascinant. Je reste en arrêt durant de longues minutes. Les bâtiments annexes n'arrivent pas à détourner mon regard de cette construction massive et pourtant élégante.

 

Personne m'entend

   Il faut maintenant que je quémande l'autorisation d'entrer. Je hèle, je me manifeste, je fais sonner mon armure comme un tambour mais hélas, point de propriétaire se montre dans cette porte. Je repars avec mes doutes et mes questions.

 

 

Histoire de la maison forte :

* En 1165, le Comte (voir titre de noblesse) Hugues de Rodez donne le site à l'Abbaye de Bonneval.

* Au 14ème siècle, le site est fortifié (à vérifier).

* Au 17ème siècle, les abbés afferment (donne "en location" à des fermiers) le site.

* En 1664, le domaine dirigé par Séguy de Dalmérac possède :

- 4 paires de boeufs de labour,

- 6 vaches,

- 5 chevaux,

- 214 brebis,

- 180 agneaux....

* En 1667, le fermier se nomme : Antoine Souquet de Barriac.

* En 1688, Antoine Bézamat et Antoine Mirabel sont les fermiers oeuvrant dans cette ferme.

* En 1728, le fermage est tenu par Gabriel Monteil.

* En 1765, Pierre Geniez est cité.

* En 1782, Jean Antoine Frayssinoux s'occupe du fermage.

* En 1792, les révolutionnaires s'emparent du site et le vendent comme Bien National à Jean Antoine Frayssinoux.

* En 1796, un portail "moderne" est aménagé.

* En 1809, le domaine possède 10 boeufs.

* A la fin du 19ème siècle,la dernière héritière de la famille Frayssinoux apporte en dot le site à Bernard d'Armagnac.

* En 1924, la propriété appartient à Claude Desjoyaux.

* En 1935, Pierre Rieucau achète le domaine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Cette beauté construite illumine la campagne Aveyronnaise

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Un rempart entoure le domaine

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Gabriac est située à 35km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi), à 20km au Nord-Est de Rodez et à 10km à l'Est de Bozouls (voir son château).

     Coordonnées du château fort :

44° 27' 6.354" N 2° 46' 40.4" E
 44.451765°  2.777889°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverte

   Mon merveilleux destrier, si sensible aux vieilles pierres, trotte sans précipitation depuis Gabriac en direction de l'Ouest. Il sait qu'à 1km, une merveille médiévale m'attend dans le village de Tholet.Le vieille tour défend la courtine d'un autre âge

   Son instinct est si pur qu'il se rend directement en bordure d'un rempart.

 

Le rempart

    Bien que les murs soient partiellement arasés m'empêchant de connaître l'intégralité des systèmes défensifs construits, de nombreux constatations sont possible :

* Les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives.

* La faible épaisseur du mur n'en fait pas un rempart très solide contre les armes de jet.

* Sur la longueur, le mur du rempart possède de nombreuses ouvertures de tir.

* La tour d'angle comporte des bouches à feu avec un fort ébrasement  (voir vocabulaire) extérieur prouvant que le site a été modifié au 15ème siècle.

* Il existait 4 tours rondes aux angle et 2 autres sur la plus grande longueur. La vue satellite révèle ces détails.

* En amont du rempart, un fossé existait. Il se devine encore par endroit.

* Evidemment, un pont-levis défendait l'entrée. Cet ouvrage a été détruit avec le temps et l'absence d'entretien. 

 

Les canonnières

   Pour mieux ressenti ce rempart, je prends un peu de recul. Je constate que les canonnières sont aménagées sur 2 niveaux :

* Elles défendent les courtines en tir rasant (le plus meurtrier),

* Elles utilisent la hauteur pour tirer au loin.

  Quel magnifique donjon !

La surprise !
   Mon attention était si prise par le rempart que je n'avais pas remarqué le haut donjon carré.

Pensez vous vraiment que je ne l'avais pas remarqué à mon arrivée ?

Menteur je serais ?

 

Le donjon

* Il semble posséder 4 étages sur rez-de-chaussée.

* En partie basse, les pierres de dimensions asymétriques semblent correctement posées. Le parement d'angle est fini sans être exceptionnel.

* Le parement des pierres en partie supérieure a souffert.

* Une face possède 2 belles fenêtres géminées à colonnette sur deux hauteurs.

* Curieusement, seule la fenêtre supérieure comporte un arc de décharge.

* La face opposée ne semble comporter qu'une belle fenêtre du 14ème siècle.

* Au sommet, la ceinture de corbeaux est magnifique.

* Deux arcs de pierres (sur 2 faces différentes) très gracieux sont les seules traces du mâchicoulis.

* Sous les corbeaux, une grande ouverture verticale me fait penser à des latrines.

* A droite d'une belle ouverture de lumière, une pierre m'interpelle.

Aviez vous déjà vu une telle archère ?

* En bas s'ouvre une porte amenant le visiteur au caveau (voir historique). 

 

Le corps de bâtiment

   A l'écart du donjon, une tour héxagonale du 15ème siècle apparaît. Ce n'est point une tour de défense médiévale mais la tour-escalier d'un bâtiment d'habitation construit au 18ème siècle.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la propriété privée n'est point visitable. Avant de retrouver mon destrier, je jette un dernier regard vers le donjon de Tholet.

   Maintenant, je suis prêt pour être emporté vers une autre ruine proche de Gabriac.

 

 

Histoire du château fort :

* Au 11ème siècle, construction d'un château fortifié. il appartient à une famille de Tholet.

* Au 13ème siècle, construction du donjon.

* Au 14ème siècle, le donjon est couronné de mâchicoulis. Des fenêtres de confort sont ouvertes sur 2 niveaux.

* Durant 6 siècles, le château change de propriétaires :

- Solages,

- Arjac-Solages,

- Grolée-Viriville-Montbreton de Peyre

* En 1568, le château est partiellement modifié pour plus de confort.

* En 1665, le château est attaqué puis pillé.

* En 1679, le château est vendu à Jean François de Bessuéjouls-Roquelaure.

* En 1748, Hugues Albanque achète le domaine.

* Au 18ème siècle, par manque d'entretien puis à cause d'un incendie, le château est très détruit.

* En 1764, dans le donjon, des consolidations et aménagements sont effectués. Une cheminée garde la trace de la date.

* En 1768, le château est possession de Marc Antoine de Gaujal, seigneurde la Blaquière.

* A la fin du 18ème siècle, durant la période Révolutionnaire, un représentant du district somme le fermier de Tholet de détruire les murs ruinés du château pour cause de sécurité "du peuple". Ce dernier n'exécute pas l'ordre par manque de moyen financier.

* Vers 1872, destruction volontaire des charpentes aux étageset de la galerie au sommet du donjon. Puis construction au rez de chaussée de la sépulture de Charles de Gaujal.

* Vers 1818, les héritiers de la famille de Gaujal tente de vendre le site, mais sans succès.

* Au 20ème siècle, le château est possession de la famille Souyri.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la rue en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

La vieille tour surveille le jeune manoir

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 09:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Est ce la vision d'un Fort

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Saint Jean et Saint Paul est située à 60km à l'Est d'Albi, à 45km au Sud-Ouest de Nant et à 5km au Sud-Ouest de Saint Affrique.

 

     Coordonnées du fort :

43° 55' 40" N 3° 0' 17" E
 43.927912°  3.004712°

 

 

Le fort : 
        L'extérieur :

Je me pose une question

     Dans une brochure dédiée à Saint Jean d'Alcas, je lis que le site est qualifié de fort. Je me suis demandé si j'allais me rendre en ce lieu. Ma pensée primaire est qu'un fort est plus assimilé à une construction de Vauban ou à John Wayne.

    Mais en découvrant la définition dans le Larousse, je décide (en mon for(t) intérieur) de revoir mes "préjugés" (fortement mises en cause) sur ce mot :

"Bâtiment militaire conçu pour la guerre défensive.

Ouvrage de terre ou de maçonnerie ou revêtu de métal, destiné à résister aux attaques de l’ennemi. " 

 

Je suis FORTement impressionné

La découverte

    C'est donc un fort Chevalier toujours aussi fortement curieux (mais avec une forte réserve)  qui découvre de longues courtines protégées aux angles par de rondes tours.

  En voyant ses forts longs murs sans système défensif et ses fortes tours sans crénelage, je suis fortement surpris.

 

L'analyse 

   Le doute n'étant pas mon fort, puis étant fortement perdu devant ce fort, je consulte la carte que j'ai fort heureusement prise dans ma besace.

* Le rectangle mesure 87m x 37m.

* L'épaisseur du rempart atteint par endroit 1m.

* La hauteur des murs varie de 18m à 20m.

* Les 4 angles sont pourvus d'une tour ronde.

* Au Nord, l'église fortifiée (antérieure au fort) a été intégrée dans le système défensif.

* Au Sud, la portanelle a la même fonction qu'une poterne (voir vocabulaire).

* De nombreuses fentes verticales (pour arme à feu) sont encore visibles.

* Les tours comportent aussi de petites fentes défensives.

* Des latrines à encorbellement s'affichent encore fièrement.

 Très défendue est cette porte !

La porte principale

    Sur la façade opposée à la portanelle, donc coté Nord, proche de l'église, la large ouverture en arc brisé correspond au pourtal (porte principale du fort). L'entrée étant la partie la plus vulnérable, elle comporte un imposant système défensif :

* De chaque coté, une tour ronde.

* Au sommet du rempart, des mâchicoulis (dont seuls les vestiges des consoles sont visibles).

* Au dessus de la porte, une archère-canonnière.

  Même si la présence d'un double vantail est logique, il est difficile d'affirmer que herse et assommoir existaient.

 

        L'intérieur :

J'entre et je regarde les défenses

    En franchissant le seuil, je marche sur un blason. Quelques mètres plus loin, il apparaît au dessus d'une fenêtre. Je ne sais point quel fut son propriétaire, mais au 21ème siècle, c'est celui du bourg Saint Jean et Saint Paul.

  Les fentes défensives aperçues à l'extérieur sont évidemment visibles depuis l'intérieur aussi bien au dessus de la pourtal que dans les murs. Je suis surpris par l'ébrasement réduit ainsi que la faible hauteur. Cela me confirme que ces fentes étaient pour des armes à feu.

 

Les passages

  Dans un fort, la place au sol est rare, il est donc logique qu'au dessus des ruelles des habitations soient construites. Cela crée des allées couvertes. Ces "tunnels" sont logiquement voûtés d'ogives dont les culs de lampes sont décorés.

 

 

 

Histoire du fort :

* Au 12ème siècle (?), les terres sont possession de l'abbaye de Nonenque.

* Au 14ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans, l'église est fortifiée.

* Entre 1440 et 1445, l'abbesse ordonne la construction d'un puissant fort ayant aussi la fonction de grenier pour les récoltes.

* En 1572, lorsque l'abbaye de Nonenque est attaquée par les Huguenots. L'abbesse et les religieuses se réfugient à Saint Jean d'Alcas.

* Vers 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le fort.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et des ruelles intérieures est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Pour mieux déguster ce fort du Moyen Âge, voici une vidéo.

 

 

Fortement impressioné je suis

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Est ce un mirage ?

 Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 28' 50.1" N 2° 31' 17.25" E
 44.480593°  2.521459°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Les nuages deviennent noirs !

   En cette fin de journée, le ciel Aveyronnais devient menaçant. Je pressens que si un orage éclate, mon armure de Castellologue-amateur va attirer les foudres de Zeus. C'est donc la tête baissée et au triple galop que je prends la direction Nord pour rejoindre ma couche du soir.

   Soudain, après avoir fait 5km depuis Salles la Source, mon destrier stoppe brusquement.

Qu'a-t-il vu ?Est ce un mirage ?

 

Est ce un donjon ?

   Je lève mon heaume pour découvrir la raison de cet arrêt non prévu. Derrière des hangars modernes une haute construction me rappelle les donjons habitables du moyen âge.

 

Rapide analyse

* Après quelques secondes d'observation, je pressens que cette construction ne fut point un château mais un manoir "fortifié".

* La construction parallélépipédique semble être entourée par un mur extérieur très arasé. Mais il m'est difficile d'affirmer que ce fut un rempart.

* Elle possède 4 étages sur rez-de-chaussée. Les combles semblent aménagés.

* Chaque angle possède une échauguette, mais les traces de système défensif ont été gommées par le confort des fenêtres.

Voyez vous d'autres détails ?

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée non visitable. 

 

 

Histoire du château :

* En 1461, le "repaire" de Billorgues appartient à la famille Laborme.

* En 1485, Pierre Raymond Laborme fait construire en ce lieu une fénial (en patois local signifie le "grenier à foin").

* En 1534, le site appartient à Antoine Seguy.

* Au milieu du 16ème siècle, Antoine vend la construction et les terres à Jean Daymes. Le domaine possède de nombreux boeufs, brebis, vaches.

* En cette fin de 16ème siècle, le château appartient successivement :

- A la famille Cat,

- A une branche de la famille Dardenne.

* En 1617, le site est possession de Raymond de Neuffles.

* En 1678, Noble François de Collonges est seigneur de Billorgues.

* Au début du 18ème siècle (à vérifier), le site appartient à la famille Moly. Ses propriétaires réalisent de nombreuses expériences agricoles.

* En 1757, une chapelle privée existe au château.

* Vers 1792, les Révolutionnaires ne semblent pas s'intéresser à la construction ni aux terres.

* Durant la première moitié du 19ème siècle, le château est profondément remanié sur la demande de son propriétaire : Le Général Tarayre. Ce site aurait été l'une des plus belles exploitations agricoles de l'Aveyron.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Devant tant de beauté, je me fais peintre !

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 06:00

  Voyez vous le château fortifié ?

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Creissels est située à 55km au Sud-Est de Rodez et à 2km au Sud-Ouest de Millau.

     Coordonnées du château :

44° 5' 8.383" N 3° 3' 34.218" E
 44.085662°  3.059505°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
Je suis un penseur de notes

    Depuis Millau, où j'ai visité le curieux beffroi, et pendant que mon destrier trottine, je pense à une crécelle, cet instrument du Moyen Âge.

Le site de Creissels va-t-il faire une petite musique

dans mon coeur de Castellologue amateur ?

  Quelle masse impressionnante !

La découverte

  Dominant le bourg et contrôlant le passage sur la rivière Tarn, le vieux château millénaire est posé sur un rocher.

   Les siècles guerriers n'ont pas été tendres avec ce bâtiment. C'est donc une construction très remaniée mais gardant un charme d'antan qui me regarde de loin.

 

L'analyse 

* Du double rempart et du fossé existants au 17ème siècle, il ne reste rien.

* A cause des nombreuses attaques puis de l'incendie, la reconstruction a adouci l'architecture militaire.

* De nombreuses fenêtres à meneau en croix apportent la lumière de confort.

* Mais certaines caractéristiques de château fort sont encore présentes, comme l'arc de décharge soutenant le mur.Une tour défensive stylisée

* Le contraste entre les petites ouvertures quadrilobées et les grandes fenêtres montre les siècles d'architecture.

* Il n'existe point de château sans tour défensive. Bien qu'elle reconstruite, elle comporte les mâchicoulis (voir vocabulaire) et crénelages me faisant rêver.

 

        L'intérieur :
  La propriété privée n'est pas visitable, mais il est possible de réserver une jolie chambre dans ce bel hôtel. Ne pouvant dormir en ce lieu ce soir, je me console en regardant le magnifique clocher.

 

 

Histoire du château fort :

* Au 8ème siècle, un "château" est possession de Leulade, seigneur du Rouergue.

* A la fin du 8ème siècle (à vérifier), Leulade donne le site à Madralde.

* Au 12ème siècle (?), le site appartient à la famille Roquefeuille.

* En 1230, par mariage, le château est rattaché au Comté (voir titre de noblesse) de Rodez.

* En 1358, Jean d'Armagnac échange, avec la famille d'Arpajon, la seigneurie de Creissels contre celle de Castelnau-Montsabert.

* En 1362, le Vicomte de Fezensaguet envoie une troupe de gens d'armes contre le château. Le site est pris.

* En 1372, le capitaine de la garde se nomme : De Peyre.

* En ce dernier quart du 14ème siècle, les Anglais attaquent puis prennent et enfin occupent le château.

* En 1381, les Anglais quittent le site de Creissels.

* En 1397, Guillaume de Solages, émissaire du Comte d'Armagnac, attaque puis s'empare du château.

* Au 15ème siècle, Jean V d'Armagnac, Comte de Rodez (entre autre), possède le château.

* En 1455, le roi de France Charles VII (voir liste des rois), irrité par les "facéties" de son vassal Jean V d'Armagnac lance une armée contre lui. Après la défaite du Comte, la Vicomté de Creissels est donnée à Jean de Montcalm.

* En 1465, le capitaine de la garde se nomme : Jean Ravel.

* En 1481, Creissels appartient à Catherine de Foix.

* Durant 1 siècle, le site est possession successivement :

- De la maison d'Alençon,

- De la famille d'Albret,

- De la famille Vendôme.

* En 1559, le capitaine de la garde se nomme : Arnaud de Méjanès. Il sort victorieux d'une attaque contre le château par les troupes protestantes.

* En 1562; nouvelle attaque des Protestants. Le château est pris.

* En 1569, une troupe Catholique armée attaque puis s'empare du château. Les protestants s'enfuient.

* En 1589, avec l'avènement de Henri IV (voir liste des rois), le site appartient à la couronne de France.

* En 1602, le capitaine de la garde se nomme : Etienne de Crozat d'Arré.

* En 1628, une puissante armée commandée par le Duc de Rohan, attaque le château avec des canons. Les 80 défenseurs de la cité ont la chance de voir arriver les renforts commandés par le Prince de Condé. Le Duc quitte la place. En remerciement pour sa bravoure à défendre, le capitaine de la garde du château reçoit du Roi les "ruines du site de Creissels".

* En 1633, comme pour beaucoup de place forte du Royaume, le Roi ordonne la démolition des fortifications.

* En 1649, le capitaine de la garde se nomme : Etienne de Crozat.

* A la fin du 17ème siècle (1675 ?), le site appartient à la famille De Crozat de La Croix

* En 1706, le site appartient à la famille De Gualy.

* En 1814, un violent incendie dévaste le château.

* Vers le milieu du 19ème siècle, Monsieur de Gissac, descendant de la famille De Gualy, est propriétaire du château.

* En 1936, le château est vendu à madame Marcelle Hubin.

* Durant la deuxième guerre mondiale, les Allemands réquisitionne le site. Comme souvent, les occupants dévastent la propriété.

* A la fin du 20ème siècle, le site appartient à madame Austruy.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est possible en réservant une chambre dans cet hôtel.

 

C'est avec peine que je quitte ce bourg agréable

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 06:10

 

Département 12 - AVEYRONCe 'phare' ne me semble pas médiéval

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
    La commune de Millau est située à 70km au Nord-Ouest de Montpellier, à 60km au Sud-Ouest de Mende et à 45km au Sud-Est de Rodez.

     Coordonnées de la tour :

44° 5' 52.688" N 3° 4' 43.828" E
 44.097969°  3.078841°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

     En marchant dans les ruelles du vieux Millau, il est impossible de ne pas voir la haute construction polygonale. Dans les guides touristiques, elle est nommée : Le beffroi.

Pensez vous que ce site ait gardé des traces médiévales ?

 

Deux tours

    Proche du site, je comprends de suite que le bâtiment est composé de 2 tours superposées d'origine différente. Le Chevalier Castellologue Amateur que je suis s'intéresse d'abord à la partie médiévale, située en bas. 

  Une base médiévale très solide

Le vieux donjon médiéval

    La masse de pierres en partie basse est un donjon de forme carrée mesurant presque 11 mètres de coté pour une hauteur de 21 mètres.

  Sur plusieurs faces je ne vois aucun ouverture de tir et encore moins des fenêtres. Seuls quelques trous de boulins disposés de façon aléatoire sont visibles.

Ce monstre cubique a-t-il été figé dans le temps ?

 

De "mystérieuses" ouvertures

    Une seule façade comporte des ouvertures anciennes. Celle du bas semble être une fenêtre de confort. Par contre, l'ouverture du haut me pose quelques questions :

* Les pierres d'encadrement me font penser à une fenêtre identique à sa consoeur plus bas.

* Mais des pierres bouchent une partie de la surface.

* De plus, les trous de boulin en dessous sont alignés et proches.

L'ouverture donnait-elle accès à une passerelle en bois ?

   Entre ces grandes ouvertures apparaissent, à deux niveaux différents, de fines archères primitives. 

Mon heaume déforme les couleurs du temps

 

La tour octogonale
    Tel un phare, la tour posée au dessus du vieux donjon est lumineuse, élégante. Sa forme et la nature des pierres montrent une construction beaucoup plus récente que le donjon médiéval. Avec ses 21 mètres de haut, la tour octogonale est visible de tous et partout.

   Pour monter, une tour escalier a été aménagée à l'extérieur.

 

        L'intérieur :
  Bien qu'ayant préparé quelques piastres à donner à la préposée de la tour pour en découvrir les entrailles, je ne peux point entrer. Il est trop tard.

  Je vais me reposer dans une taverne du bourg pour partir demain à la découverte d'une ruine magnifique proche de Millau.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, le Comte (voir titre de noblesse) de Barcelone et seigneur de Millau fait construire une puissante tour fortifiée nommée : Donjon. Elle est intégrée à l'enceinte de la ville.

* En 1187, le Roi d'Aragon et Comte de Barcelone et seigneur de Millau, accorde aux Millavois la liberté communale et la constitution d'une administration consulaire.

* A la fin du 13ème siècle, la tour est inféodée par le Roi d'Aragon à plusieurs familles Millavoises.

* En 1292, la tour est inféodée à la famille Bertrand.

* En 1347, la tour est achetée par Raymond de Voncx.

* En 1361, la grande peste décime la population. Toute la famille Voncx décède. La tour est vendue aux enchères.

* En 1382, la tour appartient à la famille Pellegri.

* En 1613, la tour médiévale est achetée par le Consul de Millau à un héritier de la famille Pellegri. Le clocher de l'église s'effondre. L'administration consulaire décide de construire une tour au dessus du vieux donjon pour installer une cloche.

* En 1614, début des travaux de la tour octogonale. Les travaux sont confiés à Jehan Farrières.

* En 1617, fin de construction de la fine tour. Elle comporte une cloche et une horloge communale. Les étages sont séparés par un plancher en bois. Des échelles en bois permettent la montée.

* En 1790, accolée à l'hotel de ville, le vieux donjon sert de prison.

* En 1795, "les révolutionnaires" font voter la suppression de la girouette à fleur de lys (symbole royal).

* En 1811, la foudre s'abat sur la flèche de la tour provocant un incendie. Avec les planches et les échelles en bois, l'incendie dure 3 jours. Pour remplacer les échelles intérieures en bois, un escalier extérieur en pierre est aménagé.

* En 1931, le beffroi est classé aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les rues et ruelles. La visite de l'intérieur est payante.

 

Plusieurs siècles de constructions se superposent

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Cette tour est source de plaisir pour un amateur de châteaux forts

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 29' 14.6" N 2° 31' 47.7" E
 44.487402°  2.529924°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

    Il est impossible de ne point trouver la route pour visiter du château de Le Colombier car plusieurs panneaux "touristiques" jalonnent les voies depuis Marcillac en direction de cette beauté médiévale.

Pourtant, j'ai failli ne pas le voir.

   Ce n'est pas les quelques arbres qui l'ont caché. J'ai tant l'habitude de regarder en haut des collines (implantation naturelle d'une château forts) que baisser la tête dans la combe ne me fut pas logique.

Pourtant, la beauté médiévale est bien là !

 

Rondeur et angle droit se marient merveilleusement bien

Rapide analyse

* En avant du château, je vois un mur. Il est si arasé que tout système défensif est absent. Ce peut être l'emplacement du rempart mais ce fantôme n'en a pas gardé la fonction. Mais je pressens que sa fonction fut autre : Séparation (entre un jardin ou basse-cour) entre la partie noble et la partie plus "fonctionnelle".

* Sur la droite, une tour d'angle avec une forme ronde. Point d'archère ni crénelage (voir vocabulaire) est visible.

* La tour devait défendre la courtine dont la modernité et le confort ont fait ouvrir des fenêtres.

* Sur la gauche apparaît l'ultime beauté construite : Une haute et magnifique tour parallélépipédique. Elle possède encore les traces de mâchicoulis et des archères.

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée ouverte à la visite. Il est possible de voir des animaux dans le petit zoo pédagogique, de découvrir les plantes médiévales et de visiter quelques salles dans le château.

  Hélas pour moi, le site était fermé le jour de ma venue.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, un premier château est construit (c'est ce que suppose les archéologues).

* Au 13ème siècle, construction de l'actuel château (en réalité il ne reste que les tours de cette époque).

* En 1360, le traité de Brétigny cède le Rouergue à l'Angleterre.

* En ce 14ème siècle, de nombreux seigneurs renforcent leurs habitations en prévision des saccages de Routiers à la solde des maudits Anglois.

* En 1437, Amalric de La Panouse (fils de Jean de La Panouse, vainqueur des Anglois en 1369) épouse l'héritière du château : Marguerite de Salles.

* En de 15ème siècle, de nombreuses modifications sont réalisées dans le château et sur les bâtiments.

* En 1930, un descendant de la famille La Panouse possède toujours le château.

* Au 20ème siècle, Annabelle Leigh épouse Paul de La Panouse (directeur du Parc de Thouary). Elle persuade son mari d'aménager le château de Le Colombier qui a été vandalisé.

* A la fin du 20ème siècle, après de nombreux aménagement, le château est ouvert au public.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite payante du zoo, du jardin et de l'intérieur du château est possible. Renseignez vous sur les dates d'ouverture.

 

Une construction presque intemporelle

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article