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Ombre et lumière

3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Survolant le bourg, les vestiges du château fort surveillent les touristes !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Aubin est située à 35km au Nord-Ouest de Rodez, à 17km au Sud-Est de Figeac et à 4km au Sud de Decazeville.

     Coordonnées du château :

44° 31' 44.184" N
2° 14' 59.723' E
 44.52894°
 2.249923°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   En arrivant dans le bourg, je n'ai point à chercher durant un long moment pour trouver l'emplacement du château. La beauté de pierre, but de ma matinée, est posée sur la crête rocheuse dominant Aubin. Une citerne creusée dans le roc

   Comme à mon habitude, je coure vers elle (voir explication ici), mais un panneau me quémande la prudence. C'est donc à pas feutrés que je me dirige vers le sommet de la butte portant le château fort.

 

Les premières découvertes

    Une émotion intense s'emparre de moi en gravissant cet escalier de pierre. J'imagine le nombre de soldats, d'attaquants et de défenseurs ayant franchi ce lieu durant 10 siècles.

    Quelques mètres plus hauts, je découvre des parties du rocher taillé en angle droit. Ceci n'est point les traces d'une carrière de pierre mais les vestiges de maisons ou de bâtiments.

   Ces banquettes ont du porter un mur épais. Le rocher creusé en forme de cercle est l'apothéose des traces de vie.

   Vous avez évidemment reconnu une citerne.

  De nombreux bâtiments profitaient de la défense efficace de la tour carrée

Les traces de poutres
    A chaque pas, des traces du passé s'affichent fièrement. C'est ainsi que je rencontre l'emplacement d'un grandiose bâtiment. Au sol, je ne remarque aucune trace de séparation.

La salle était elle si grande ?

   Au dessus, les imposants trous carrés m'informent que des poutres servaient de support au plafond. La hauteur est impressionnante.

Etait ce la aula du château ?

 

Au sommet de la crête

   Evidemment, vous avez remarqué une construction presque entière au dessus de la paroi verticale. Il me faut de suite la visiter. Mon envie de pierre me fait monter (par un chemin facile). Sur la crête, je vois un chemin de croix, au bout de cette ligne la tour carrée me fait signe (avec son drapeau).

 

La tour

     La tour à base carrée est arasée. Point de crénelage ni de mâchicoulis (voir vocabulaire) apparaît. Une ouverture en partie basse m'invite à entrer.

  L'ancienne chapelle castrale

        L'intérieur :

Les entrailles de la tour

   Avec précaution, je franchis la porte de l'unique vestige. Ma fascination va d'abord au rocher non aplani servant de base à la construction.

Suis je en ce moment dans le ratier ?

  Au dessus, une baie avec un ébrasement intérieur important ressemble à une fenêtre du 12ème siècle.

Avez vous remarqué l'épaisseur du mur ?

   Une autre ouverture me surprend. Elle est trop droite pour une fenêtre, trop large pour un système défensif, trop haute pour des latrines.

Serait ce une porte pour le chemin de ronde ?

 

C'est la fin

   A regret, je sors de cette tour qui ne m'a pas révélé tous ses secrets et je me jette sur les remparts. Pour vous laisser quelques surprises lors de vos prochaines vacances en ce lieu, je ne vais point tout vous décrire. Je vous laisse admirer l'ancienne église et je repars vers d'autres aventures Aveyronnaises.

 

 

Histoire du château :

* En 198, un poste fortifié est/serait aménagé sur l'ordre d'un Général Romain nommé : Albinus (c'est ce qu'affirme la tradition populaire).

* Au 10ème siècle, le site est possession de Raymond II Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 12ème siècle, le château est possession de la famille Frotard.

* Au milieu du 12ème siècle, une branche de la famille d'Estaing devient propriétaire du château.

* A la fin du 13ème siècle, de nombreux copropriétaires se partagent le château et les terres, dont le Comte de Rodez et la famille Fabrefort.

* En 1323, Hélène, une des héritières de la famille Fabrefort, épouse Jean de Morlhon et apporte le château en dot.

* En 1394, les défenses du château sont améliorées.

* Vers 1495, une troupe armée commandée par Salazart, attaque la ville, la saccage et la brûle.

* Au début du 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, de riches bourgeois font construire des habitations dans l'enceinte fortifiée.

* En 1590, les Huguenots s'emparent de la ville. Le sieur Richard de Poux, commandant du château, lutte contre les Protestants puis les chasse.

* En 1574, Henri de Navarre, Comte de Rodez, fait détruire les aménagements fortifiés réalisés par les nobles au début du siècle.
* Au milieu du 17ème siècle, la garnison quitte le château. Le site fortifié n'est plus entretenu.

* En 1668, deux tours sont encore visibles.

* En 1737, l'église n'étant plus consolidée, les autorités interdisent son utilisation.

* Vers 1792,  les révolutionnaires réquisitionnent les vestiges du fort et les vendent à Guillaume Bergougnon. C'est un "prête nom" pour Jean Antoine Marie Brassat Saint Parthem.
* En cette fin du 18ème siècle, la ville est renommée. De Albin, elle passe à Aubin.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible en prenant soin de ne pas glisser, ni lutter contre le vent.

 

Quel paysage !

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce un phare surveillant les bois ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Alrance est située à 30km Ouest-Nord-Ouest de Millau, à 25km au Sud-Sud-Est de Rodez et à 8km au Sud-Ouest de Salles Curan.

  Peyrebrune est positionnée à 1km à l'Est d'Alrance.

     Coordonnées de la tour :

44° 7' 53.893" N
2° 41' 58.978" E
 44.131637°
 2.699716°

 

La tour : 
        L'extérieur :
La découverte

     Pour découvrir la tour de Peyrebrune, rien de plus simple : Il suffit de suivre les panneaux. Après quelques minutes de chevauchée facile je vois une forme longiligne dépassée des arbres.

   Cette forme n'est point une simple tour, c'est le vestige de l'ancien château fort de Peyrebrune.

  Fière et droite est cette tour solitaire

La montée vers... elle

    Pour faciliter la montée vers les vestiges du château, l'époque moderne a construit des marches. Voila une initiative qui ne va point laisser de trace de griffures sur mes magnifiques mollets.

   Soudain, tel un chien de chasse, je suis en arrêt.

Comprenez vous ma stupéfaction ?

  Au sommet de cette beauté médiévale trône une statut catholique. Comme il est très rare de voir le symbole de la Vierge sur un toit de château, je subodore que cet ajout a été réalisé il y a peu de temps. L'analyse de l'historique répond à ma question.

 

Analyse de la tour
    Cette beauté médiévale de cinq étages comporte :

* Sur la hauteur, quelques rares fentes verticales. C'est un compromis entre petite archère et puits de lumière.

* Au sommet, un magnifique hourdage en bois posé sur des consoles et formant mâchicoulis.

Cela me rapelle l'église de Woël !

* En dessous de la salle couverte il y a des grandes ouvertures devant éclairer une salle de confort :

- Salle de garde ?

- Résidence seigneuriale de repli ?

  Les mystères se révèlent

Je suis à ses pieds

   Sur le plateau, de nombreuses questions que je me posais trouvent leurs réponses.

1 - Un vestige de haut mur, aux pierres pauvrement taillées et peu jointives, m'informe qu'un rempart entourait le site.

2 - D'autres vestiges prouvent que des bâtiments existaient.

3 - Une grande surface plane en avant de la tour m'indique la présence d'un bâtiment accolé.

4  -La porte en partie basse ne doit point être médiévale. A ce niveau, il devait y avoir un ratier (voir vocabulaire) ou une cave accessible uniquement de l'étage supérieur.

5 - La véritable porte d'entrée se situé au 1er étage. Elle devait être accessible par un pont levis ou une passerelle extractible en bois. Aujourd'hui, la montée s'effectue par un escalier en pierre très moderne.

6 - De nombreuses pierres sculptées, certainement découvertes durant les fouilles, montrent la richesse et le goût des anciens habitants.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la porte ne s'ouvre point. Je repars avec mon questionnement et mes supputations.

Porte close, mais souvenir impérissable !

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, la famille Gac de Peyrebrune est citée.

* Au début du 13ème siècle, le site appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 13ème siècle, le château est échangé contre les terres de Marcilhac. Le nouveau propriétaire est la famille De Panat.

* En 1428, la famille De Levis devient propriétaire de Peyrebrune.

* En 1465, le château est reconstruit.

* En 1468, Antoine de Chabanne demande la destruction du château. Tenant à leur château, les habitants donnent une somme importante pour sa "sauvegarde".

* En 1504, par héritage, le site appartient à la famille Caspelpers.

* Vers 1630, Louis de Brunet reçoit le site de Peyrebrune suite à son mariage avec Anne de Castelpers.

* En 1630, comme pour beaucoup de sites fortifiés du Royaume, Richelieu ordonne la destruction du château. Ruine sera l'avenir de cet ancêtre du Moyen Âge.

* Au début du 19ème siècle, e château appartient à une famille de cultivateur.

* En 1848, quelques habitants tentent de détruire la haute tour.  Après plusieurs tentatives, ils renoncent.

* En 1898, l'abbé Hippolyte Lamouroux achète le château. il fait implanté une statut de vierge sur la tour.

* Au 20ème siècle, le site appartient à la paroisse d'Alrance et administré par une société immobilière de l'évêché de Rodez.

* A la fin du 20ème siècle, des étudiants tentent de réaliser des fouilles pour retrouver les traces des murs du château.

* En 2002, l'association de sauvegarde "Les amis de Peyrebrune" est créée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite, mais je vous conseille de ne point venir avec une arme de chasse. La visite de l'intérieur de la tour est possible certains jours dans l'année. Renseignez vous.

 

Est ce le blason du propriétaire ?

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8 juillet 2006 6 08 /07 /juillet /2006 00:00

 

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :

   Origine du nom :

   La ville tire son nom de Saint-Baudile, le patron de la paroisse.

 

   Situation :   (--> le voir sur la carte)

      Le bourg est situé à 15km de Millau, dans le Sud Aveyron. Comme souvent, les maisons sont regroupées autour de l'église. Le château n'est pas sur une colline (contrairement aux fortifications médiévales), mais proche du centre.

    Coordonnées du bourg :

44° 9' 48.697" N 2° 57' 26.993"
 44.163527°  2.957498°

 

Le Château : 

    Description :

       Sa structure générale est massive et trahit bien son origine médiévale. Il est composé de deux corps de bâtiments. Les mâchicoulis entourant l'ensemble des 2 bâtiments, sont très jolis (trop) car refaits récemment.

    Les bâtiments comportent de nombreuses fenêtres à meneaux du 16ème siècle donnant de la lumière dans les nombreuses pièces.

   La surprise est la manque de tour, d'échaugette, de donjon et d'élément de tir comme des archères, bouches à feu (voir  vocabulaire). Ce mélange d'époque confère à ce château une originalité.

 

 

Histoire du village et château :

* Les Gaulois construisent des dolmens non loin de la "future bourgade".
* A l'époque romaine, un pont fut construit pour la voie de circulation allant à Lodève.
* En 1082, le village, groupé autour d'une église, est cité dans un texte.
* Au 12ème siècle, il semble qu'un château (tour de défense) soit construit.
* Au 15ème siècle, la cité devient un haut lieu de l'exploitation des carrières de grès pour la construction d'édifices. Les maîtres maçons de la vallée de la Muse ont participé à la construction des remparts des cités templières de la Cavalerie, de Sainte-Eulalie-de-Cernon et de la Couvertoirade. La pierre sert aussi à la fabrique de meules pour équiper les nombreux moulins à eau de la région.
* Au 16ème siècle, le château médiéval est aménagé en résidence plus confortable. Il devient un "manoir renaissance".
* Au 17ème siècle, de gros travaux, notamment sur la toiture, sont entrepris par le propriétaire.
* En 1790, le château est vendu comme bien national.
* En 1791 (?), le village est nommé "Muse-Libre".
* En 1835, il est donné par la famille Gaugal aux religieuses qui le transforment en école.
* En 1960, le château est acheté par la commune, et l'aménage en musée.
* Au 21ème siècle, la visite de l'extérieur est libre et gratuite. La visite du musée est payante. Le risque de recevoir une pierre est négligeable. 

 

 

  Histoire des propriétaires du château :

- Famille de Levézou,
- Les Brengier d'Arpajon,
- Les Roquelaure,
- Les Gaujal,
- Des religieuses de la Sainte Famille au 19ème siècle,
- La commune en 1960.

 

 

 

 

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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 02:01

 

Département 12 - AVEYRON

 

La ville :

    Situation
    Le bourg d'Espalion se situe à 110km au Sud-Est de Brive la Gaillarde, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour, à 45km à L'Est de Decazeville, à 40km à l'Ouest de Marvejols (voir ses portes fortifiées) et à 20km au Nord-Est de Rodez.
 
    Etymologie
       L'antique "Speleveo" tirerait son nom d'un propriétaire terrien établi sur les lieux, à l'époque romaine, un certain Spalia.
     
Le Château :   (--> le voir sur la carte
    Etymologie
* Calmont signifierait : "Mont chauve".
* Olt est l'ancien nom de la rivière Lot. Quand elle entre dans le département de l'Aveyron, la rivière garde cet ancien diminutif et l'accroche à de nombreux villages : Saint Geniez d'Olt, Saint Côme d'Olt.
 
    L'extérieur
Situation
   Coordonnées du château :
44° 31' 2.741" N 2° 45' 9.77" E
44.517428° 2.752714°
 
Description
Le château de Calmont d'Olt, juché sur un piton basaltique, est le centre d'un site panoramique exceptionnel. Surplombant de plus de 500 m la ville d'Espalion et la vallée du Lot, cette place forte surveille les Causses et les monts d'Aubrac.
Il reste de ce "castel médiéval" :
· Une enceinte polygonale qui enchemise l'ensemble. Cet octogone irrégulier est flanqué à chaque angle d'une tour semi circulaire. Quelques traces d'archère et de bouche à feu primitive sont encore visible.
· A l'intérieur de l'nceinte, une tour carrée (premier donjon ?) du XIIème siècle.
· A quelques mètres, un donjon carré du XIVème siècle.
. Des courtines reliant ces 2 tours et clôturant une cour.
 
 
Histoire de la ville et du château
* Au Ier siècle, la ville est située sur le passage de la voie romaine de Rodez à Javols. La ville se développe grâce à son pont sur le Lot.
* Dès le 9ème siècle (?), présence d'un "château" à usage purement militaire dominant la ville d'Espalion.
* Vers l'an 1000, premiers écrits sur les seigneurs de Calmont.
* Au 11ème siècle, une première enceinte est construite autour d'un "donjon-sentinel" de pierre.
* Vers 1100, les seigneurs de Calmont d'olt perçoivent un droit de péage sur le pont d'Espalion, et participe à la fondation de "l'hospital d'Aubrac".
* En 1293, les biens passent à la famille de Castelnau-Bretenoux en Quercy par le mariage de Alasie de Calmont avec Maffre de Castelnau.
* En 1310, le château appartient aux Pelet, seigneurs d'Ales.
* En 1337, début de la guerre de cent ans, Philippe VI confisque la Guyenne. Le Rouergue est rattaché au domaine de France.
* En 1346, les soldats Anglais envahissent Espalion et le château. Durant ces années confuses, la région devint Anglaise et Française alternativement.
* En 1367, le seigneur de Calmont accorde à Espalion le privilège de lever une taxe sur les marchandises durant 4 années pour reconstruire les fortification de la ville.
* A la fin du 14ème, les seigneurs de Calmont d'Olt laissent le château pour s'installer à St Côme d'Olt. Conséquence, la ville est prise par les Routiers.
* En 1395, la Baronnie passe à la famille de Caylus.
* Vers 1400, les ravages provoqués par la guerre de cent ans dans le Rouergue, et la création de nouvelles armes à poudre (canon, bombarde?) nécessitent de nouvelles fortifications pour le château. Une deuxième enceinte est érigée. Elle commande la route allant de Rodez à Aubrac. Cette enceinte basse est dotée de huit tours ouvertes à la gorge et de trente trois archères - canonnières.
* En 1453, fin de la guerre de "cent ans".
* Au 16ème siècle, la ville est prise par les protestants.
* En 1624, le Comte d'Apcher s'empare du château.
* En 1640, le Vicomte d'Arpajon assiège le château et en prend possession.
* Au début du 18ème, le château de Calmont d'Olt sert de repaire à des faux monnayeurs. En représailles, le château est partiellement détruit (démantèlement).
*  En 1833, une gravure de Bichebois atteste de l'état de ruine du château.
*  En 1987, début des travaux de dégagement et de restauration. La tâche est gigantesque mais la ténacité des hommes redonnera prochainement vie à ce château du Rouergue.
 

 

 

 

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 21:10

 

Département 12 - AVEYRON

 

 

Le Village :

La ville basse :
A la fin du 19ème siècle, la bifurcation de la voie férrée venant de Bézier vers le Nord (Neussargues) et vers l'Ouest (Rodez) installa un dépôt de locomotives, des ateliers de réparation et un quartier neuf peuplé de cheminots.. Ce fut Sévérac-Gare.
Cette ville moderne s'est étendue jusqu'à "rejoindre" la ville haute nommée Sévérac-le-Château.
 
La ville haute :
Blottie au pied du château, la belle cité médiévale surprend par son charme désuet avec ses maisons en encorbellement, ses ruelles, ses porches et escaliers qui incitent à la découverte et à la flânerie.
La cité médiévale avec ses maisons des 14 et 15èmes siècles, ses portes fortifiées du Peyrou et du Latazou, la "Maison des Consuls", la fontaine romane, "Sesteyral" (le marché aux grains), "La Maison de Jeanne" du XIVème siècle comportant un atelier de poterie et l'exposition sur le quotidien au moyen-âge.
Jadis, elle était protégée par un large fossé, les Douves, et une ceinture de remparts. On y pénétrait par 4 portes avec pont-levis et herse. Deux existent encore
·       celle du "Peyrou"
·       celle de "Latazou".
Bâties sur un plan en arc-de-cercle, les trois rues principales rayonnent autour de la place de la Fontaine :
·       Amaury de Sévérac,
·       Duc d'Arpajon,
·       Belvezet).
Des ruelles, nommées ici des "carayrolles", partent de ces 3 grands axes. En raison du terrain, elles sont parfois aménagées en escaliers sous des maisons, en passages couverts, voûtés ou non.
La ville Haute était répartie en 6 quartiers. Artisans et commerçants prospéraient dans ces murs et, en particulier, les tisserands qui fabriquaient des "cadis", tissus de laine assez épais et non peignés pour la confection, entre autres, de vêtements militaires. Draps et toiles étaient également fabriqués dans la cité et vendus, par convois d'animaux de bâts, dans le Midi de la France et jusqu'à Gênes en Italie.
Au détour d'une ruelle, on peut admirer :
·       Les tours en poivrière,
·       Les passages voûtés,
·       Les maisons à colombages,
·       Le marché à grain "Sestayral" où se réglaient les échanges de blé, orge, avoine, seigle de la baronnie de Sévérac,
·       La fontaine romane,
·       Les échoppes.
 
 
Le château :   (--> le voir sur la carte)
Bâti sur une butte qui culmine à 817m, l'imposant château de Sévérac des 12ème et 17ème siècles veille sur la paisible Cité Médiévale et offre une vue remarquable, notamment sur la vallée de l'Aveyron.
 
A découvrir: remparts, tours, chapelle, cuisine, façade Renaissance, points de vue exceptionnel et tables d'orientation.
Le château se présente comme une grande enceinte polygonale flanquée de tourelle circulaire. Vue de loin, il présente une masse imposante avec un mélange médiéval et renaissance. Découvrons le maintenant par une jolie promenade à pieds.
 
Le portail :
De style corinthien, avec pont-levis (aujourd'hui disparu), il s'ouvre sur un porche en voûte et conduit à la cours d'honneur.
 
La cours d'Honneur :
Elle est immense est montre la puissance de la famille de Sévérac. A l'Ouest, un mur bien restauré et une tourelle de guet. A l'Est , elle est fermée par une muraille supportant la terrasse dite "des canons". En s'approchant du mur, une magnifique vue s'étend sur le bourg et la campagne Sévéragaise.
Près d'une arcade (qui tient par magie) on distingue la base d'un escalier monumental a double volet.
 
La chapelle castrale :
Située au Nord, cette chapelle est accolée à la muraille. Bien restaurée, elle montre un plafond de style gothique.
 
Le logis :
Imposant. C'est le mot qui vient à l'esprit devant ces nombreuses fenêtres et les restes des conduits de cheminée. Pour le confort, le logis a été rebâti entre 1607 et 1650, donnant plus de confort à cette forteresse trop médiéval pour ces habitants.
Situé au Sud, sa façade mesure 85 mètres. Le logis comptait 3 étages et 2 sous-sol. Une cuisine avec un âtre imposant permet d'imaginer les fêtes et les repas donnés au château durant ses heures de gloire.
 
 
Histoire du village et du château
·       50 000 avant JC : Des traces d'activités humaines sont présentes sur le site de Sévérac et ses environs à partir du Moustérien.
·       Vers 8 000 avant JC, la région est véritablement peuplée au néolithique.
·       Vers 2 500 avant JC, le pays est peuplé d’agriculteurs et chasseur, la civilisation devient sédentaire, présence de nombreuses nécropoles mégalithiques, dolmens.
·       En 50 avant JC, colonisation par les Romains.
·       Vers 732, la ville tomba aux mains des Sarrasins.
·       Vers 883, premières mentions écrites du nom de Sévérac : "Severiacum,propriété de Severus", probablement le nom d'un grand propriétaire foncier de l'époque. Grâce à "Charlemagne" Sévérac est le siège d'une viguerie: "Charge du viguier délégué du Seigneur pour la basse justice et les autres administrations du domaine".
·       En 1003, Gui 1er fonde probablement le couvent de Bénédictines et de l’église "Saint Sauveur".
·       En 1214, Simon de Montfort attaque le château dont le seigneur, Déodat III, est lié à la couronne d'Aragon. Après négociation, Déodat III conserve une partie de ses domaines.
·       En 1270, Avant de partir à la croisade, Gui IV accorde des allègements et des franchises d'impôts importantes aux habitants de Sévérac.
·       1418-1422, Amaury de Sévérac, Maréchal de France, baron de Sévérac, crée les foires à Laissac (petit village à 24km au NO) et à Sévérac. Il fait réaménager la fontaine romane dans la Cité Médiévale.
·       En 1424, mort d'Amaury de Sévérac, traîtreusement assassiné par par les Armagnac. La famille d'Armagnac "hérite" des terres de Sévérac qu'ils disputaient au Vicomte de Lomagne déclaré légataire par le maréchal.
·       En 1427, un inventaire fait état de l'extrême pauvreté du mobilier du château, car il est peu habité dans les Armagnac.
·       En 1432 (le 4 octobre), Jean IV d'Armagnac établit à Sévérac le consulat. Cette décision aura une importance capitale dans la Cité pendant trois siècles. Les Consuls, nommés pour un an, avaient en charge la bonne administration et la police de la commune. Ils percevaient les taxes, détenaient les clefs de la ville, fixaient le prix des vins, du pain, de l'huile, la taille et le poids du pain. Ils poinçonnaient aux armes du Seigneur les mesures, les cannes et les poids.
·       En 1444, le dauphin de France, futur roi Louis XI, prend le château par la force et confisque les biens des Armagnac, et les donne à Antoine de Chavannes, Comte de Dommartin.
·       En 1508, après un procès de 92 ans, un arrêt du Parlement de Paris donne l'héritage d'Amaury de Sévérac à Gui d'Arpajon.
·       En 1560, Antoine d'Arpajon, baron de Sévérac, adhère au protestantisme.
·       En 1569, Charles d'Arpajon prend le commandement des calvinistes en Rouergue.
·       En 1586, Charles d'Arpajon défend victorieusement le château contre le Duc de Joyeuse, commandant d'une armée du roi de France catholique.
·       A partir de 1607, et pendant 43 ans, Jean V d'Arpajon, Sénéchal du Rouergue et son fils Louis VI d'Arpajon transforment le château fort médiéval en un palais élégant de style renaissance - préclassique.
·       En 1620, Jean V d'Arpajon abjure le protestantisme. Reconstruction de l'église Saint-Sauveur.
·       En 1637, sous le marquis Louis VI, duc et pair de France, la famille des Arpajon, barons de Sévérac, atteint son apogée qui se terminera à sa mort.
·       En 1654, sur une colline face au château est bâtie la chapelle Notre-Dame de Lorette.
·       En 1679, mort de Louis VI d'Arpajon. Le château est délaissé et tombe en ruines.
·       En 1692, les consuls perdent leurs pouvoirs. Le roi de France Louis XIV nomme un maire pour la communauté.
·       Sans doute victime de cette tumultueuse histoire, la bourgade née au pied des remparts mis du temps à grandir. Sous Louis XV et Louis XVI sont tracées les routes royales. (Elles deviendront les nationales 9 et 88). Un fructueux négoce put enfin transformer la région et "agrandir la cité".
·       En 1793, durant la terreur, une guillotine est installée à Sévérac. Le château est mis sous séquestre.
·       En 1794, la duchesse de Biron, marquise de Sévérac, meurt sur l'échafaud à Paris.
·       En 1799, vente du château à M. Couret, marchand de biens. Inhabité depuis de nombreuses années et détruit par 2 incendies, les restes du château servirent de carrière de pierre à bâtir, tandis que sa charpente procurait du bois de chauffage.
·       En 1932, décret de classement du château au titre des monuments historiques.
·       En 1936, premiers travaux de sauvegarde du Château sous l'égide du ministère des Beaux-Arts.
·       En 1966, achat du château par la commune, et début des travaux de restauration qui dureront 30 ans.
 

 

 

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Published by le chevalier du 38 - dans Châteaux en Rouergue : 12
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