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Ombre et lumière

19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 08:30

 

Département 12 - AVEYRON

 Un spectacle irréel où les pierres construites et le rocher se confondent

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Rivière sur Tarn est située à 55km au Sud-Est de Rodez, à 50km au Sud-Ouest de Mende, à 45km au Nord-Ouest de Le Vigan et à 15km Sud-Sud-Est de Séverac le Château.

     Coordonnées du château :

44° 11'  42" N 3° 8' 54.8" E
 44.19502°  3.148559°

 

Le château : 
        L'extérieur :

La découverte
      La beauté construite que je m'apprête à découvrir est à  moins de 2km au Nord-Est de Rivière sur Tarn. Ce site est considéré comme l'une des plus curieuses constructions féodales.
 Depuis les gorges du Tarn, je ne crois voir qu'un magnifique amas de rocher.

 

Chaque détail est magnifique

    Je suis si impatient de visiter cette incroyable beauté que je tombe dans mon défaut. C'est à dire que je me précipite vers elle. C'est ainsi que je tombe nez à nez devant :

 

1 2 3 4 5 6

 

1 - Amoncellement de pierres construites formant les remparts.

2 - Rempart extérieur posé sur le rocher. La différence de dimensions et de taille des pierres prouve de multiples réparations et des élévations à des siècles différents.

3 - Ronde tour flanque avec archère droite.

4 - En contournant le rempart, je remarque l'épaisseur du mur.

5 - Tour parallélépipédique avec à l'intérieur :

* A gauche une archère droite comportant un faible ébrasement (voir vocabulaire).

* Sur la droite, l'axe de circulation venant du chemin de ronde.

* De nombreux trous pour des poutres. Cette tour avait plusieurs étages.

6 - Dans le rempart, de nombreuses voûtes (Magasin, salle, etc...).

 

Je suis perdu

    Ne comprenant pas cette ruine, je prends un peu de recul. Evidemment, devant ce spectacle, je suis sous un "étonnement charmesque"... ou .... un charme étonnant.

 

Les remparts protègent un rocher construit !

 

La surprise est crescendo !

     La partie centrale de cette ruine est unique en notre Royaume. Il est presque impossible de différencier le rocher taillé par le vent ou par l'homme. Les constructions défensives se fondent dans le rocher.

 

 

Je vous sens perdus

   Devant une architecture aussi curieuse, je comprends votre étonnement devant ce roc turriforme. Pour mieux vous faire ressentir et comprendre cette beauté d'un autre âge, je vous propose une maquette.

    Le château est établi sur une plateforme haute de 50 mètres. Ce plateau formait un donjon naturel. Quelques textes affirment que le mur longeant ce plateau-donjon était crénelé.

  Au sommet il y avait :

* Un four,

* Une citerne,

* Un beffroi avec une cloche pour prévenir les paysans.

* Etc....

 

        L'intérieur :
Où suis je vraiment ?

   Entre la partie basse et la plateforme supérieure, entre les vestiges des 3 remparts et  l'ancien village, il est difficile de savoir ce qu'est réellement l'intérieur de l'extérieur.

     Qu'importe, ceci est mon blog et mon article donc --> J'écris ce que je veux. 

 

La porte du rempart et...

   L'entrée n'a peut être plus ses systèmes défensifs, mais gravir l'escalier est déjà bien difficile. A l'intérieur, je vois des bases de mur définissant des bâtiments. Mais je ne peux pas définir la fonction de ses surfaces délimitées.

Maisons, granges, casernes, etc ?

 Une tour escalier unique !

La tour-porte-escalier

  Evidemment, depuis bien longtemps, vous avez remarqué le chef d'oeuvre de cette ruine. La tour, dont le hourdage a été reconstruit, est le système défensif de l'accès au plateau.

   Cette tour comporte :

* Un pont levis,

* Une porte en hauteur accessible au bout d'un long escalier étroit (limitant le nombre d'assaillants),

* Quelques ouvertures défensives et de lumière,

* Un escalier intérieur.

 

C'est la fin de l'aventure

   Le château n'étant pas ouvert à la visite ce jour, je me console en admirant le paysage et aussi le chemin de ronde du rempart extérieur.

Vous doutez que cela soit un chemin de ronde !

   Je vous le prouve par la porte de l'axe de circulation dans le fantôme de la tour défensive.

 

 

Histoire du château :

  Décrire l'histoire simplifiée et surtout nommer les propriétaires de ce site fortifié est une opération délicate car le fief est souvent partagé entre plusieurs coseigneurs. Il y en eut au maximum 5 en même temps.

*Au 9ème siècle, la province, comme nostre pauvre petit Royaume, vit une période d'insécurité. Pour se protéger, les habitants se réfugient sur les hauteurs.

* Au 10ème siècle, un petit village se crée sur les flancs de la colline.

* Au début du 11ème siècle, un château est construit. Il appartient à la famille Roquefeuille.

* Au 12ème siècle, le site appartient à la famille Ahenric (parfois nommée Henry).

* En 1242 et durant plus d'un an, La famille Séverac, la famille Ahenric et le Comte de Rodez se disputent (batailles) la possession de cette forteresse.

* En 1385, pour priver la branche cadette de sa famille, Bernard d'Armagnac assiège le château durant 2 mois. Victorieux, il fait piller puis brûler maisons et château.

* En 1480, le village comporte 75 maisons.

* En 1558, puis 1574, puis 1580, durant les Guerres de Religion, le château est source de nombreux conflits entre Catholiques et Protestants.

* En 1581, le site est pris puis occupé par les troupes Huguenotes du célèbre capitaine Merle.

* Au début du 17ème siècle, le fief appartient à la famille du Bruel.

* En 1633, le château est détruit sur l'ordre de Richelieu.

* En 1641, Jeanne du Bruel apporte en dot le site à la famille Puel.

* En 1753, la famille Puel fait construire un château de confort dans la vallée au lieu dit : Vignals.

* Vers 1780, le site n'est plus habité que par 42 personnes.

* En 1963, le dernier habitant quitte le site de Peyrelade.

* En ce troisième quart du 20ème siècle, le site appartient à la commune de Rivière sur Tarn.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde est créée. La restauration commence.

* En 1998, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant les vieilles pierres. La visite payante de l'intérieur est possible certains jours. Renseignez vous.

 

Aviez vous déjà vu un château aussi curieux ?

 

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 08:04

 

Département 12 - AVEYRONCe mur nous murmure son histoire

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Nant est située à 60km Ouest-Sud-Ouest d'Alès, à 30km au Nord de Lodève et à 20km au Sud-Est de Millau.

 

     Coordonnées du château :

44° 0' 40" N 3° 20' 26" E
 44.011214°  3.34055°

 

 

       Toponymie(voir initiation)

 Nant aurait comme origine un mot Gaulois Nantos signifiant : Cour d'eau.

 

 

Le château : 
        L'extérieur :

La découverteJ'ai envie de faire une ronde proche de cette ronde tour

    Loin de toutes routes principales, à mi-distance entre Nant et Saint Jean du Bruel, le hameau d'Algues est posé sur les flancs d'une petite butte dominant la vallée de la Dourbie.

     Au sommet de la colline, protégé par ce que je crois être des remparts arasés (vous connaissez mon imagination fertile), le vieux château de la famille Roquefeuille somnole.

Je vais de suite le réveiller !

 

 

L'analyse 

* Bien qu'arasée, la courtine est haute.

* Le mur n'est pas très épais, mais la qualité de fabrication se ressent.

* Dans un angle, une ronde tour tente de survivre aux années.

Il me faut maintenant découvrir les entrailles de cette beauté médiévale.

 

 

        L'intérieur :Bien que vide, l'intérieur est rempli d'indices

Voyez vous toutes ses merveilles ?

      Avec précaution, j'entre dans la ruine et je vois :

  * De l'herbe.

Pensez vous que cela

fut le jardin médiéval ?

 

- Cette herbe est évidemment le résultat des siècles sans entretien et surtout des étages qui se sont écroulés.

  * Une citerne.

Pensez vous qu'elle soit médiévale ?

 

- Que nenni. Cette réserve d'eau au dessus du village est une construction classique en notre siècle. Ce n'est point la première fois que je vous montre un château d'eau dans un château fort : Par exemple à Quillan, à Vaour.

  * Une cour ronde.

Pensez vous que cela fut

une cour d'école pour faire une ronde dansante ?

 

- Vous êtes si perspicaces que vous avez reconnu la tour d'angle arasée.

 

 

Une curiosité énigmatique

     Je prends un peu de recul pour observer la surface de château. Même si les arbres faussent un peu la réalité, le périmètre de cette construction devait être important. Soudain, je remarque une curiosité architecturale.

Que pensez vous que cela fut ?

A - Un conduit de cheminée ?

B - Des vestiges de latrines ?

C - Un monte charge ?

D - ....

 

 

C'est à vous de travailler

     Puisque je vous ai donné les bases de lecture de cette ruine, je vous propose de commenter ce que vous voyez dans les 6 images ci-dessous.

Je ramasse les copies dans 2 jours !

 

1 2 3 4 5 6

 

 

Histoire du château et du bourg :

* A la fin du 11ème siècle (à vérifier), un château est construit.

* Au 13ème siècle, un roman écrit en Occitan, cite un seigneur d'Algues. Il est en possession d'un château en ruine. Deux questions se posent :

- Est ce le même site ?

- Le roman s'appuie-t-il sur un fait réel ou narratif ?

* Au 13ème siècle, Nant se développe. Le bourg compte plus de 3000 habitants et organise 4 foires annuelles.

* Au 14ème siècle, la peste noire stoppe le développement de la cité.

* Au 15ème siècle, les Routiers saccagent les fermes et la cité.

* Au 16ème siècle, dans le compoix de Roubiac, le château est dit possession de Dame Marie Gilberte de Roquefeuil.

* En 1560, durant les Guerres de Religion, Saint Jean du Bruel prend le "camp" des Calvinistes alors que Nant est Catholique. Le château se trouve au centre de la dualité.

* Au 16ème siècle, les guerres de Religion stoppent définitivement l'expansion économique de Nant.

* En 1629, le château est détruit.

* En 1782, dans un texte de délibération, le château est nommé : Vieille masure.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant le site et les champs. La visite de l'intérieur est sous la responsabilité de chacun. Le risque de recevoir une pierre existe. Soyez très prudents.

 

Le château d'eau rafraîchit la vieille ruine durant les mois d'été

 

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 08:30

 

Département 12 - AVEYRON

 Un ensemble fortifié digne des plus grand châteaux forts !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Pierrefiche est située à 35km au Nord-Nord-Ouest de Millau, à 25km au Nord-Est de Rodez et à 20km à l'Ouest de La Canourgue.

     Coordonnées de la grange :

44° 25' 24" N 2° 54' 5" E
 44.423467°  2.901528°

 

 

La grange : 
        L'extérieur :
Comment nommer ce site ?

     Bien assis sur mon fidèle destrier, je m'abreuve de ma documentation sur Galinières. Dans un ouvrage, le site est nommé "Château fort", mais sur une brochure d'historien il est nommé "grange fortifiée".

    Si ma description oscille parfois entre les 2 termes, sachez qu'elle décrit toujours le même site :

Le château / grange fortifiée monastique de Galinières.

Nota : Je vous ai déjà montré une grange fortifiée dont l'architecture est très différente.

 

  Est ce une église, un château ou une simple tour ?
La découverte

    A 4,5km au Sud-Ouest de Pierrefiche, le hameau de Galinières se fait presque oublier sur sa petite colline où coule en contrebas le ruisseau nommé Serre.

   Avec mon oeil d'aigle (et surtout mon GPS aidé par mon dictionnaire) je remarque rapidement l'imposant site fortifié.

   Je comprends maintenant pourquoi certaines revues et livres le qualifient de château.

 

 

Le plan

   Pour vous faciliter la compréhension de la position des bâtiments, je vous propose le plan réalisé par Henry Pons.

       Contrairement à mon habitude, je ne vais pas le commenter. Je vous donne la chance de vous excercer et de deviner.

 

 

 Les tours crénelées ont du impressionner plus d'un assaillant

Rapide analyse 

* Le site est entouré d'un muret dont la hauteur et l'épaisseur me semblent être une construction non médiévale et non défensive.

* Mais mon jugement est contredit par la présence d'une tour ronde accrochée à un mur plus haut.

* Les bâtiments habités sont nombreux. Leurs ouvertures (portes, fenêtres) sont "modernes" sur certaines façades.

* Sur d'autres façades, les fenêtres possèdent des meneaux en croix ayant au moins 6 siècles.

 

 

Les tours

* Evidemment, ce sont les 3 beautés défensives que l'on remarque en premier.

* La 1ère est une tour quadrangulaire dont un coté est dépourvu de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* La 2ème est une tour circulaire comportant aussi des mâchicoulis sur consoles.

* La 3ème est le chef d'oeuvre. Ce serait la grange fortifiée.

Aviez vous déjà vu 2 tours superposées ?

 

 Un donjon composé de 2 tours superposées

L'incroyable donjon

* La grande tour, coté Nord, est remarquable et "unique".

* Sa base mesure 12,8m par 13m.

* Ses murs à la base ont 1,5m d'épaisseur (d'après ma brochure).

* Les contreforts mesurent 2,5m par 2,5m.

* Au sommet de la première partie du donjon, une console à 5 niveaux apparaît. Elle a un ressaut de1,25m.

* Les 4 faces possèdent un ressaut.

A quoi servait cet encorbellement ?

* Evidemment à porter un "chemin de ronde" en bois s'apparentant à un hourdage (voir vocabulaire).

  Pour bien comprendre les dimensions imposantes de ce donjon, je vous propose de les comparer à celles des bâtiments voisins comportant 4 étages sur rez-de-chaussée.

 

 

        L'intérieur :

Je reste dehors

  La propriété privée n'est pas visitable.

 

Quelques précisions

   Ma petite brochure me livre quelques détails :

* La chambre de l'abbé est au second étage du donjon,

* Cette chambre est avec voûte à nervures saillantes.

* Les armes de l'abbé Rigal figurent sur la clé de voûte de cette chambre.

* Les appartements dans ce donjon sont décorés de fresques.

* Quatre murs comportent l'écusson de Jean Géraud, abbé de Bonneval en 1424.

* L'accès au chemin de ronde se faisait par un escalier à vis aménagé dans le contrefort Sud-Est (voir les fentes de lumière).

 

 

Histoire de la grange :

* Au milieu du 12ème siècle, les familles nobles de la région et les évêques de Rodez font des donations de terres et de fermes à l'abbaye de Bonneval.

* Vers 1162, un acte reconnaît la possession des granges de Galinières à l'abbaye. Ce lieu est parfois nommé : Peyrol.

* En 1370, Jean, fils du Comte (voir titre de noblesse) d'Armagnac, autorise l'abbaye à creuser un fossé de protection entourant le site.

* En 1371, début de construction du grenier-donjon demandé par l'abbé Rigal.

* Durant le dernier quart du 14ème siècle, des fortifications sont aménagées à Galinières.

* Au 15ème siècle, le site devenant la résidence d'été des abbés, les fortifications sont améliorées.

* En 1576, durant les Guerres de Religion, dans le château de Galinières, les états Catholiques du Rouergue signent une trêve avec les Protestants.

* En 1585, la grange est attaquée, saccagée et pillée par les Huguenots.

* En 1636, le site compte 26 serviteurs et un vivier aménagé dans le ruisseau Serre.

* Au 17ème siècle, la grange fortifiée est affermée. Quelques noms de fermier apparaissent dans les textes :

- En 1677, famille Claudel de Coussiergues,

- En 1750, Ignace Girou,

- En 1784, Jean Pierre Séguret.

* Vers 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le site et le vendent au procureur Ayral du Bourg.

* En 1870, le site est vendu à la famille Glandy.

* A la fin du 19ème siècle, la moitié du site est vendu à Emmanuel Payrac.

* En 1921, un incendie détruit partiellement le site. Le mobilier est en cendre.

* En 1928, certains éléments du site sont inscrits aux Monuments Historiques.

* En 1988, d'autres éléments du site sont inscrits aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée et la tranquillité des habitants. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Quelle puissance !

 

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Quel magnifique caricatural château fort !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de La Salvetat Peyralès est située à 40km au Sud-Ouest de Rodez, à 30km au Nord d'Albi et à 20km au Sud-Est de Villefranche de Rouergue.

     Coordonnées du château fort :

44° 12' 5.555" N 2° 9' 51.93" E
 44.201543°  2.164425°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverte

   Depuis le bourg de La Salvetat Peyralès, je prends la direction du Sud-Ouest pour arriver, après 4km de chevauchée facile, au confluent de 2 ruisseaux nommés : Vernon et Viaur.

   L'embranchement vers le hameau de Roumégous m'amène vers une incroyable ruine posée au sommet de la colline.

Cette beauté ne vous fait elle pas penser au château d'Alleuze ?

 

Premières constatations

* Le château est protégé sur 3 cotés par des versants abrupts. Cela facilite la défense.

* Mon fascicule prétend que deux remparts précédaient le castel. Les siècles ont détruit ces hauts murs.

* Il est aussi noté d'un fossé isolait le château du village. Il est aujourd'hui comblé. Curieusement, son absence ne me comble pas.

    Ce château m'en fait voir de toutes les couleurs

Je m'approche

* Le château est composé de 4 rondes tours reliées par de petites courtines.

* La courtine, coté le plus vulnérable, est borgne.

* La dimension des tours est si importante qu'elles ont certainement été utilisées comme logis (un examen des entrailles me donnera plus d'informations).

* Il est surprenant de voir certaines tours sans ouverture de tir, ni fenêtre.

* Les larges ouvertures sur certaines tours ne sont point des fenêtres mais des archères que le temps a agrandi.

* La largeur des courtines n'est point symétrique. Sur le coté donnant vers l'à-pic (protégé de l'attaque), des fenêtres ont été aménagées.

* Les murs sont si lézardés qu'il me faudra être très prudent lors de la visite des entrailles.

Lentement, je m'avance vers la ruine en espérant que le "ciel" ne va pont me tomber sur la tête.

  Rondes tours et petites courtines

        L'intérieur :Un corps de logis très abîmé

Première sensation

* En entrant, je ne vois que le vide entouré de tours.

* La partie centrale est le corps de logis très démantelé.

* Ces salles de vie devaient être agréables car la lumière arrivait par les grandes fenêtres.

* Avec un peu d'attention, il est possible de voir la base des arcades géminées.

* Les étages sont visibles ainsi que les bases des murs de séparation.

 

Eléments de confort

* Aux étages, il est possible de voir dans l'épaisseur des murs, les axes de circulation.

* De nombreuses cheminées sont visibles ou se devinent.

* Sur cette face du corps de logis, deux grandes cheminées (l'une en avant de l'autre) chauffaient les 2 salles.

* Sur la gauche d'une des cheminées, l'ouverture ressemble à un "tuyau" montant aux étages.

Etait ce un porte voix ?

Je vous en avais montré un plus modeste à Lopera en Andalousie.

  Combien de belles se sont réchauffées ici ?

Les tours

* Ayant des dimensions différentes, les tours offrent un spectacle multiple.

* Elles possèdent souvent une cheminée par étage.

* Les conduits de cheminée se voyaient déjà à l'extérieur, aux sommets des tours.

* Mais certaines sont dans une salle voûtée et éclairée.

* Il est fort probable que l'ouverture dans les tours ne soit point une fenêtre mais une archère.

* La plus étroite des tours contient les vestiges d'un escalier en colimaçon. 

 

Je suis ivre !

C'est la fin.

   Je suis si fasciné et ébloui par cette ruine que mon cerveau bouillonne et mon imaginaire dérive. En fermant les yeux je crois voir des douves entourant le site.

 

 

Histoire du château fort :

* Au milieu du moyen âge, les archéologues supposent qu'un château primitif existait en ce lieu.

* A la fin du 14ème siècle, la famille Cadole fait construire un château fortifié.

* A la fin du 15ème siècle, le château est possession de la famille De Bar.

* Au début du 17ème siècle, la famille Bourbon-Malausse possède le château.

* Au 17ème siècle, la Baronnie (voir titre de noblesse) de Roumégoux et le château sont vendus à la famille De Faramond.

* En 1700, Claude Malroux est seigneur de Roumégoux.

* En 1755, la famille Truel de La Garde et le sir Bonhomme-Dupin possèdent le château en co-propriété.

* En 1811, le sieur Bouscarol habite Roumégoux (village ou château ?).

* Au début du 20ème siècle, la tour Sud-Est s'écroule.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est dangereuse. Le site n'est pas consolidé. Le risque de recevoir une pierre est important.

 

Comme toujours dans une ruine médiévale, la vue est magnifique

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Où va ce long mur ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de La Bastide-Pradines est située à 70km à l'Est Nord-Est d'Albi, à 15km au Sud-Sud-Ouest de Millau (voir son beffroi) et à 8km à l'Ouest de La Cavalerie.

     Coordonnées du grenier fortifié :

44° 0' 5.598" N 3° 2' 42.443" E
 44.001574 °  3.045026°

 

Le grenier fortifié : 
        L'extérieur :
Préambule

    En nostre Royaume, les touristes sont souvent attirés par le mot : Templier. Avec les légendes, leur pseudo trésor, leur massacre (et le livre de Maurice Druon), ce qualificatif de Templier est très vendeur.

  Conséquence : Dans quelques brochures, certains sites médiévaux sont qualifiés de cet Ordre Militaire Religieux. Hors, la plupart du temps, ce ne sont point les Templiers qui ont habité ou construit le lieu (voir une liste de fausses infoirmations ici).

   C'est le cas de La Bastide Pradines : Point de Templiers à l'origine, mais des membres de Ordre de l'Hôpital de Saint Jean de Jérusalem (nommés aussi : Les Hospitaliers).

  Ce mur m'emporte loin, loin loin....

La découverte

    Au sommet d'un promontoire rocheux, un groupe de maisons blotties à son église se dore au soleil. Lentement je m'approche de ce "nid d'aigle" pour trouver le site médiéval fortifié qui va sublimer ma journée.

 

Je fais le mur

    Mais je suis arrêté par un mur construit parfois sur le rocher. Son architecture intemporel et son manque d'indice ne me permet ni de le dater ni de connaître sa fonction. Mais je pressens que rempart il fut !

    D'habitude, j'entends les pierres me parler... Mais là, les longs murs ne sont que mur-mur ... oups.... murmures.

 

Le Castel Gra­nieyras est là

      Soudain, un parallélépipède apparaît. Cette bâtisse anguleuse, sans tour ne ressemble point à un classique château fort et encore moins à la grange fortifiée de Fontcalvy

  Un cube médiéval !

Rapide analyse du petit coté
* La façade la plus étroite possède 2 ouvertures superposées.

Etait ce des axes de circulation ?

* Pour découvrir son secret, je passe en mode "Terminator". Il me semble voir dans un angle des pierres réajustées.

Sont ce les traces d'une échauguette ?

 

Rapide analyse du grand coté

Cette face est mystérieuse !

* Sa base est composée de quelques lits de longues pierres dont la couleur foncée contraste avec le reste du mur.

* Une ouverture bouchée m'interpelle.

Quelle fut sa fonction ?

* Au bout du mur, un fantôme d'archère droite se dévoile en contre jour.

* A mi-hauteur, au centre, l'ouverture ressemble à une fenêtre de confort.

 

Les 2 autres cotés

   La suite de la découverte est très instructive. Pour ne point tout vous dévoiler et vous donner l'envie de voir cette beauté de 800 ans, je ne vous montre que l'ensemble de loin. Il est possible de voir :

* Une construction en encorbellement nommée : Latrines.

* Un autre encorbellement pour la défense de l'entrée médiévale nommée : Bretèche.

 

        L'intérieur :
  La propriété privée n'est point visitable.

 

 

Histoire du grenier fortifié :

* Au 11ème siècle (?), le site "fortifié" (je ne dispose d'aucune information sur son architecture primitive), possession du Comte (voir titre de noblesse) de Rodez, surveille l'ancienne voie de Narbonne à Rodez passant par le Viala-du-Pas-de-Jaux.

* Vers le milieu du 13ème siècle (1240 ?), le site est habité puis fortifié par l'Ordre de l'Hôpital de Saint Jean de Jérusalem.

* En 1254, le premier commandeur se nomme : Bernard de Pagas le Vieux.

* Vers 1384, Jean de Vica, à la tête d'une bande de Routiers, attaque et s'empare du château.

* En 1438, Guillaume Héralh accompagné de son neveu et d'une troupe armée s'emparrent du château par surprise. Bien que ces vils personnages se soient fortement établis dans la bastide, ils sont délogés par le Sénéchal du Rouergue. Les Hospitaliers récupèrent leur place forte.

* En 1573, les Papistes occupent le site.

* En 1794, les Révolutionnaires réquisitionnent le château comme Bien National. Ils le vendent au citoyen Vergonier, maçon de Lapanousse-Cernon.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Voila une fortification vraiment hors norme

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 07:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Quel accueil !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Onet le Château est située à 70km à l'Est de Cahors, à 60km au Sud d'Aurillac et à 10km au Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 23' 27" N 2° 32' 19" E
 44.390908°  2.538689°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Une charrette de fleurs se renverse aux pieds de mon cheval.

* Il est tant surpris qu'un bond il fit me laissant violemment sur le sol.

* Dans les dessins animés, le personnage ayant chuté voit des cloches ou des oiseaux.

   Curieusement, votre Chevalier Dauphinois voit : Une canonnière.

Suis je normal ?

* Je reste quelques minutes ainsi, espérant qu'une belle princesse vienne me soigner.

* Hélas, il n'y a point âme honnête à Onet.

* C'est donc un Chevalier estropié qui tente la visite du site médiéval.

 Que de contraste : Moyen Âge et modernité, habitations et défenses.

Premières analyses

* En prenant un peu de recul, je vois un ensemble de bâtiments aménagés sur plusieurs siècles.

* Certains sont encore habités et comportent des fenêtres modernes (à gauche).

* Mais d'autres sont d'époque médiévale ou renaissance avec des fenêtres à meneaux en croix (au centre).

* Une tour possède une canonnière pour tir tendu (le plus dévastateur pour les fantassins) et une petite ouverture ronde pour fusil.

* Une autre tour offre une ouverture (pour arme à feu) avec un ébrasement extérieur important augmentant l'angle de tir.

* Entre les hautes tours défensives, les courtines ont été arasées.

 

Une curieuse tour

* Au sommet d'une tour, de hautes ouvertures verticales ont été bouchées par des panneaux en bois.

Qu'est ce donc ?

* Sauf erreur de ma part, (car point spécialiste en tout je suis), cette tour fut aménagée en clocher pour l'église seigneuriale devenue paroissiale.

Incroyable n'est il pas !

 Que de systèmes défensifs !

Une entrée fortifiée

* Après avoir dévoré (des yeux bien sur) chaque pierre dont la pose date du 16ème siècle, je me présente devant l'entrée.

* Cette merveille, bien qu'un "peu" arasée puis consolidée (la diversité des pierres le prouve), date du 15ème siècle.

* A la base des tours, les multiples canonnières (réimplanté dans la maçonnerie) protègent :

- Les courtines,

- Mais aussi de l'attaque frontale.

* Au sommet, les archères rappellent que le site est médiéval.

Avez vous remarqué que les 2 tourelles

sont coiffées d'un toit en poivrière en pierres ?

* Evidemment, les consoles au dessus de la porte sont les vestiges d'une bretèche (voir vocabulaire).

* La porte ogivale possédait une herse dont le rainurage est très marqué.

Voyez vous autre chose de remarquable ?

 

        L'intérieur :

Vide et pourtant très rempli !

* Je pénètre dans une grande cour qui est due aux bâtiments détruits il y a "peu de temps".Magnifiques pierres en encorbellement

* En me retournant, je vois :

   - Les étages,

   - Les systèmes défensifs (archères),

   - Et les axes de circulation du portail d'entrée.

* Les arrachements des murs m'informent que de nombreux et larges bâtiments existaient.

 

Les courtines

   La vision de la courtine m'informe sur l'évolution architecturale mais me pose des questions :

* En partie basse, les petites ouvertures rondes sont des fusils. La pierre implantée en 2 parties m'informe que ceci est un réimplant.

* En voyant le sol proche des trous et supposant que le tireur n'était point allongé, il est évident que des gravas surélèvent le niveau du sol.

* Les fenêtres sans coussièges indiquent quelles furent aménagé à la renaissance.

* La différence de couleur et de qualité des pierres confirme que le mur a été aménagé à 2 époques différentes.

* Par contre, je ne comprends pas la fonction des trous de boulin (voir vocabulaire). Ils devaient porter des poutres ou des solives pour un plafond, mais ils sont positionnés dans le premier tier des fenêtres. Ceci est incompatible.

Avez vous une explication ?

 

La décoration
    Je ne vais point tout vous décrire pour que vous ayez quelques surprises et interrogations lors de votre visite prochaine. Ce château montre des décors et sculptures prouvant que ce lieu fut habité par de puissants personnages "locaux".

Est ce la représentation d'un évêque ? Le puits Entrez avec moi dans un autre siècle

 

 

Histoire du château :

* En 1198, le mas d'Onet est donné à l'abbaye de Bonnecombe.

* Au début du 13ème siècle, une légende prétend qu'un château est en construction mais les murs ne se montent pas. Curieusement chaque nuit, des pierres s'écroulent.

* En 1292, les moines échangent  le site d'Onet contre des terres appartenant au chapitre de la cathédrale de Rodez.

* En 1360, une partie des biens appartient aux Dominicains de Rodez.

* Au 15ème siècle, l'entrée du château est modifiée.

* En 1518, début de construction de l'actuel château sur les bases d'une ancienne fortification. Les travaux sont payés par les chanoines du chapitre de la cathédrale de Rodez.

* En 1519, fin des travaux.

* Durant le 16ème siècle, ce château devient la résidence d'été des évêques de Rodez.

* En 1628, l'évêque de Rodez se réfugie dans le château pour éviter la peste qui sévit en Rouergue.

* En 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le château puis vendent les meubles.

* En 1793 (?), le donjon, symbole du pouvoir, est démoli.

* En 1796, le château est vendu à Léonard Chivaille et Antoine Chabbert.

* En 1930, les bâtiments du château accueillent une école et le presbytère.

* En 1977, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de la cour intérieure est possible gratuitement.

 

Tours flanques, châtelet d'entrée, voila un vrai château fort !

 

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 07:30

  Sentez vous la présence d'un château ?

 

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Saint Chély d'Aubrac est située :

- A 50km Nord de Millau (voir son beffroi),

- A 25km au Nord-Est d'Estaing (voir son château)

- Et à 10km au Sud-Est de Laguiole.

 

     Coordonnées du château :

44° 5' 8.383" N 3° 3' 34.218" E
 44.085662°  3.059505°

 

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverteLa jungle m'empêche de voir cette beauté médiévale

   Après une petite chevauchée de 5km en direction du Nord-Est depuis Saint Chély d'Aubrac, dans le hameau un mamelon rocheux attire mon attention.

Est ce mon Graal du jour ?

 

L'analyse de loin

* Cette butte est entourée d'un muret.

* Bien que sa forme circulaire rappelle un rempart, je doute que ces pierres aient pu être posées à l'époque médiévale.

* Au sommet, un fantôme de construction en pierres me quémande de venir.

 

J'approche
   Tout en respectant les propriétés privées, je contourne la butte pour trouver un chemin. En levant les yeux, une faille m'interpelle :

A-t-elle été creusée par l'homme pour isoler le site ?

 

        L'intérieur :

Un vestige qui fait réfléchirUn fantôme de tour

* Lentement je commence l'ascension vers cette masse rocheuse.

* Proce du sommet du plateau, j'ai la surprise de voir les bases d'une tour posée au sommet du rocher.

 

La mystérieuse tour

    Evidemment, avec sa faible hauteur, il est impossible de voir des archères, crénelages et mâchicoulis (voir vocabulaire), donc je ne peux pas dater cette réalisation.

    L'extérieur est composé de pierres pauvrement taillées. Le parement n'est pas un modèle de beauté.

Mais pour moi, ce site est magnifique.

Ce qui prouve que la beauté est bien intérieure.

N'est ce pas mesdames ?

   Puisque je parle d'intérieur, avec précaution et respect, j'entre dans la tour. Ses dimensions ne la rendent pas habitable.

Etait ce une tour de guet ?

 

C'est la fin

   Mes chausses plantées sur la plateforme, j'hume l'air pur du Rouergue et je me régale du paysage. Pendant que je rêve dans les ruines de ce château, je vous laisse réfléchir sur cette beauté d'un autre âge.

 

 

Histoire du château fort :

* Au 13ème siècle, un seigneur de Belvesé est cité. Bien qu'un château ne soit pa cité, il est fort logique qu'il existe.

* En 1226, le Baron (voir titre de noblesse) de Calmont d'Olt possède les terres.

* En 1270, un acte autorise "Anselme de Saint Chély à prélever des droits sur les moutons passant par la Draye de Pouget".

* En 1552, une enquête sur l'état du Rouergue révèle la présence "d'un beau chastel nommé Belvesé avec de bons revenus et de fertiles terres".

* En 1658, la femme du dernier seigneur de Belvezet  vend château et terres à Etienne Aldin de Vennac.

* Au 18ème siècle, le site appartient à la famille Dupac.

* En 1784, Gabriel Dupac aliène les terres.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite depuis la route. La visite de la butte est possible en respectant les propriétés privées et les murs de la vieille ruine. Le risque de glisser ou de recevoir un pierre existe. Veuillez être très prudents.

 

Tu es pierre et tu le resteras

 

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 07:00

 

Département 12 - AVEYRONIl me faut la loupe de Sherlock Holmes

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte Juliette sur Viaur est située à 45km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi), à 18km au Sud-Ouest de Rodez et à 5km au Sud-Est de Baraqueville.

     Coordonnées du château fort :

44° 13' 15.618" N 2° 28' 0.343" E
 44.221005°  2.466762°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverte

   Depuis le bourg de Sainte Juliette sur Viaur, je me dirige à l'Ouest vers le hameau de Sémur. Sur une petite colline boisée surplombant le ruisseau nommée Nauze, une beauté millénaire m'attend.

Va-t-elle se laisser séduire par le Dauphinois Chevalier ?

 

J'erre 

    La montée n'est pas difficile, mais avec la végétation, se repérer n'est pas simple. C'est donc la truffe au sol que je tente de trouver des indices de construction.

  Magnifique est cette ruine, n'est il pas !

Il est là
   Soudain, comme par magie, une forme apparaît. Il est vrai que ces quelques pierres ne prouvent pas que ruine fortifiée médiévale cela est.

 

Recherche d'indices

* La paroi possède un contrefort plat (c'est ce que je crois voir). Si cela est vrai, il semble évidement que ce mur soit ancien.

* Je distingue plusieurs trous de boulin. Cela me confirme que la construction n'est point récente.

* Ma grande déception est de ne point voir d'archère.

 

       L'intérieur :
Des murs

   En contournant la ruine pour voir ses entrailles, je distingue un départ de mur dont j'ignore la fonction. Puis la végétation reprend ses droits, il me faut écarter les branches pour mieux voir un angle de la tour.

 

Est ce vraiment une tour ?

Ce vestige n'est il pas une simple maison abandonnée ?

* La hauteur de la ruine me fait penser à une tour (une maison ou une étable ou une grange  isolée est rarement aussi haute).

* L'épaisseur du mur et le remblai me rappellent une construction médiévale "fortifiée" ou renforcée.

 

Nouvelle découverte

     Pensant avoir tout vu de cette ruine castrale, je tourne la tête pour apercevoir un long mur. Etant réalisé en pierres sèches, je suppose qu'il est plus récent que la ruine du vieux château. Au bout, une paroi avec une ouverture de lumière m'interpelle.

Etait ce une dépendance du château ?

Sont ce des pierres de remploi ?

   C'est dans cette réflexion profonde que je découvre un four à pain.

Diantre !.... Me serais je trompé de lieu ?

 

 

Histoire du château fort :

  Je n'ai hélas aucune information historique sur cette ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite est dangereuse car le site n'est pas sécurisé. Le risque de recevoir une pierre existe. Soyez très prudents.

 

Le belle ne m'a pas montrer tous ses secrets

 

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce le graal de ma matinée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Brommat est située à 50km au Nord de Rodez, à 38km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 20km au Sud-Est de d'Aurillac.

     Coordonnées de la maison forte :

44° 49' 48.256" N
2° 41' 0.521" E
 44.830071°
 2.683478°

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
La découverte

   En arrivant dans le bourg, j'emprunte une route en légère montée en direction du point le plus élevé. Au sommet, je distingue une solide maison. Bien que massive, elle me semble assez banale.

Ma documentation m'aurait elle trahi ?

  Est ce un clocher fortifié ?

Je suis vigilant
    Je contourne l'ensemble par la gauche et mes yeux de castellologue-amateur n'en reviennent pas.

Une église fortifiée !

  Après ce moment de surprise, je me calme et j'observe :

- La nef qui ne semble point posséder d'archère.

- Le chevet qui ne porte point de salle de repli.

- Puis le clocher. Certes sa forme est curieuse, mais cela ne justifie pas qu'il fut fortifié.

  Peut être suis je en face d'une tour de guet pour sonner le tocsin.

 

Derrière l'église

    Le massif bâtiment déjà vu depuis le bas de la commune s'offre maintenant à moi. Il ne semble pas comporter de système défensif.

  De loin, je vois un bâtiment quadrangulaire de 3 étages sur rez de chaussée.  En contournant la construction, je remarque que de nombreuses fenêtres à meneaux en croix cassent la rigueur de la façade.

Ce bâtiment fut soit le donjon modernisé, soit l'habitat.

  Est ce une tour défensive ?

La tour extérieure
    La construction flanque n'est point une tour défensive mais une tour-escalier (c'est ce que je suppose grâce aux ouvertures et à sa position). La qualité du parement d'angle trahit un bâtiment "seigneurial".

 

Un début de vérité

    Ne comprenant pas cette construction et pensant que je me sois fourvoyé dans la recherche de ce site sans système défensif, je plonge dans mon livre pour tenter de comprendre mon erreur.

Diantre... je comprends !

 

Point d'erreur j'ai commise

    En réalité, le bâtiment sous mes yeux semble être le logis du "fermier". Le château (ou la maison forte initiale) ayant été volontairement détruit(e), seuls subsistent les bâtiments annexes.

  Je comprends l'absence d'archère (entre autre).

 

        L'intérieur :
Deux portes

   Pour entrer dans le bâtiment il faut 2 conditions :

1 - Une porte (quelle chance il y en à 2),

2 - Des propriétaires acceptant un visiteur (là est le problème).

 

Respectueux je suis

    Lentement je m'approche en quémandant le droit de voir, mais aucune voix me répond. J'ose, sans entrer, pendre quelques images de l'intérieur qui semble être en "reconstruction" :

1 - Deux portes en rez de chaussée facilitent la circulation.

2 - Celle de gauche, entrant dans la tour-escalier, possède un blason abimé.

3 - L'escalier à vis ne tourne pas dans le sens de la sécurité du défenseur.

4 - Deux entrées dans deux salles (caves ?).

5 - Quelques belles sculptures égayent les murs vides.

6 - Dans la cour, un petit puits a du désaltérer ses habitants.

 

1 2 3 4 5 6

 

 

 

Histoire de la maison forte :

* Au début du 14ème siècle, l'Abbaye de Conques fait construire un "château" ou une maison forte.

* En 1537, après la sécularisation de l'Abbaye de Conques, les abbés ne s'occupent plus des bâtiments mais cherchent simplement à rentabiliser les terres.

* En 1582, durant la Guerre de Religion, les protestants de Mur de Barrez attaquent et pillent Brommat.

* En 1675, Antoine d'Humières, sieur des Palières, habite le site.

* Durant la deuxième moitié du 18ème siècle, le Roi de France (voir liste) autorise la démolition de 4 "châteaux" appartenant à l'Abbaye de Conques : Brommat, Lunel, Sagnes et Tichan. Cette autorisation est assujettie à l'ordre de consolider ou d'aménager un habitat pour les fermiers et un bâtiment pour les récoltes.

* En 1790, le site est partiellement démoli à cause de son état de ruine (par exemple : L'escalier ayant disparu, une échelle est nécessaire pour monter à l'étage).

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur de cette propriété privée est interdite.

 

Visiteur : Ceci est un toit pour toi !

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 07:04

 

Département 12 - AVEYRON

 Comme les damoiselles, la ruine se cache derrière son éventail de feuilles

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Pont de Salars est située à 60km au Nord-Est d'Albi, à 40km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi) et à 15km au Sud-Est de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 16' 23" N 2° 41' 0.5" E
 44.273149°  2.68348°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   A 6km au Sud-Ouest de Pont de Salars le hameau coule une vie tranquille comme sa rivière (Le Viaur) à ses pieds. Le touriste pressé sera plus attentif aux nombreux virages dans cette région vallonnée qu'à la colline à un jet de flèche à l'Est.
   Grâce à mon dictionnaire et une bonne carte IGN, je sais qu'une ruine est posée au milieu des hauts arbres.Mon prénom est Pierres. L'avais tu deviné ?

Vais je trouver le chemin pour la découvrir ?

 

L'analyse 

* Perché sur le roc, le vieux château a souffert du temps et des siècles sans entretien.

* Les rares murs présentant des parements montrent une qualité de finition.

* Pour profiter au maximum d'une assise puissante, les courtines et tours sont posées directement sur les rochers non taillés.

* Les bases épousent la forme du rocher.

 Je ne peux résister à l'appel de déguster les entrailles de ce vieux château fort.

 

        L'intérieur :

Je vous laisse admirer le spectacle

     Parfois, les mots sont inutiles face à la beauté d'une ruine oubliée. Je vous laisse savourer les premières images que j'ai vues. Ainsi vous découvrez la ruine de Camboulas comme moi. 

 

 

Je suis dans le doute

   Tel un navire, j'ai l'impression que la château possède une proue. C'est en réalité le rocher qui a été utilisé jusqu'à l'à-pic. Cela permet de contrôler la rivière et le pont.

 Est ce une cheminée d'usine ou un phare ?

Je suis dans le doute

*  Dans cette ruine, il n'y a pas que des murs effondrés sans trace de système défensif, il est possible de voir "des passages secrets" (évidemment, vous savez que ceci est la voûte d'un couloir).

* Un peu plus loin, une haute consruction m'intrique :

- Ce ne peut pas être une tour escalier, il n'y a pas de fente de lumière.

- Ce n'est point un mur-bouclier, il est trop peu large.

- Ce n'est pas une tour de défense, car sa largeur est faible.

* Sans comprendre ce mystère architectural, je contourne la construction.

 

Que de surprises !Avez vous deviné la fonction de ce bout de ruine ?

* J'ai l'impression d'être Ulysse devant le Cyclope avec comme question : "Que vois tu Chevalier ?".

* Heu....

* Sur la gauche, je vois un vestige de cheminée.

* D'ailleurs son conduit incliné est parfaitement visible, surtout en dessous.

* Sur la droite, il y a... heu...

* En haut, je vois une partie "plate" et bien appareillée, contrairement au remblai en dessous...
* Donc, je subodore que cela fut :

1 - Soit une archère,

2 - Soit une fenêtre.

* En observant mieux le coté droit, je pressens que la réponse 2 est la bonne.

Avez vous une opinion ?

 

C'est la fin (pour vous)

   Il y a tant de détail à admirer dans cette ruine qu'il me faudrait plusieurs articles. Ne voulant point tout vous montrer je vous abandonne ici, non sans vous avoir montré l'étendu du site castral et la vue magnifique.

 

Le vieux château semble (presque) immortel

 

 

Histoire du château  :

* Au 11ème siècle, une famille nommée Camboulas est citée. La date de construction du château est inconnue.

* En 1176, Hugues II Comte (voir titre de noblesse) de Rodez donne le château à la famille Raustics. Le château est le siège d'une Vicomté comprenant 107 villages.

* En 1372, le capitaine du château se nomme : Guillaume Ebles.

* En 1389, le château devient possession de la famille Héblès.

* Au début du 15ème siècle (?), le site appartient au Comte d'Armagnac.

* En 1450, le capitaine du château se nomme : Jean de France.

* En 1461, le capitaine du château se nomme : Pierre de la Fajolle.
* En 1464, le capitaine du château se nomme : Antoine de Brulhiac.

* En 1465, le Comte donne le château à Bernard de Landorre.

* En cette deuxième moitié du 15ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans,  après avoir été Capitaine du Roi de France Charles VII, Jean V d'Armagnac usurpe les droits régaliens et se brouille avec le Roi.

* En 1470, le Roi confisque les biens de la maison d'Armagnac. Comboulas est donné à Marquès de Canillac.

* En 1486, Domengo de Blosson attaque puis s'emparre du château (Curieusement, il semble que ce personnage soit un familier du Comte Charles Ier d'Armagnac).

* En cette fin de 15ème siècle, Comboulas est rendu au Comte d'Armagnac.

* En 1489, le capitaine du château se nomme : Pierre de la Panouse.

* En 1497, Charles Ier d'Armagnac décède. Le Comté appartient à Charles IV d'Alençon, son petit-neveu.

* En 1509, Charles IV épouse Marguerite d'Angoulême (soeur du futur Roi François Ier).

* En 1525, Charles IV décède sans héritier.

* En 1540, le capitaine du château se nomme : Noble Gaspard Teulat.

* En 1572, le capitaine du château se nomme : Bégon de Labro.

* En 1586, le capitaine du château se nomme : Antoine de la Seguinie.

* En 1589, au couronnement d'Henry IV, le Comté de Rodez entre dans le Royaume de France. Comboulas est affermé à plusieurs seigneurs.

* En 1610, le capitaine du château se nomme : Raymond de Saunhac.

* En 1625, le capitaine du château se nomme : François de Saunhac.

* En 1646, le Roi (voir liste) nomme le Sieur de Montel, capitaine au château de Comboulas.

* Au 18ème siècle, le château est dit en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Veuillez être très prudents sur ce site non sécurisé et veillez à ne pas dégrader les vieux murs ni à laisser des déchets en partant.

 

Le vieux château surveille toujours le village et le passage sur la rivière

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