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Ombre et lumière

16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 07:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Quel accueil !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Onet le Château est située à 70km à l'Est de Cahors, à 60km au Sud d'Aurillac et à 10km au Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 23' 27" N 2° 32' 19" E
 44.390908°  2.538689°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Une charrette de fleurs se renverse aux pieds de mon cheval.

* Il est tant surpris qu'un bond il fit me laissant violemment sur le sol.

* Dans les dessins animés, le personnage ayant chuté voit des cloches ou des oiseaux.

   Curieusement, votre Chevalier Dauphinois voit : Une canonnière.

Suis je normal ?

* Je reste quelques minutes ainsi, espérant qu'une belle princesse vienne me soigner.

* Hélas, il n'y a point âme honnête à Onet.

* C'est donc un Chevalier estropié qui tente la visite du site médiéval.

 Que de contraste : Moyen Âge et modernité, habitations et défenses.

Premières analyses

* En prenant un peu de recul, je vois un ensemble de bâtiments aménagés sur plusieurs siècles.

* Certains sont encore habités et comportent des fenêtres modernes (à gauche).

* Mais d'autres sont d'époque médiévale ou renaissance avec des fenêtres à meneaux en croix (au centre).

* Une tour possède une canonnière pour tir tendu (le plus dévastateur pour les fantassins) et une petite ouverture ronde pour fusil.

* Une autre tour offre une ouverture (pour arme à feu) avec un ébrasement extérieur important augmentant l'angle de tir.

* Entre les hautes tours défensives, les courtines ont été arasées.

 

Une curieuse tour

* Au sommet d'une tour, de hautes ouvertures verticales ont été bouchées par des panneaux en bois.

Qu'est ce donc ?

* Sauf erreur de ma part, (car point spécialiste en tout je suis), cette tour fut aménagée en clocher pour l'église seigneuriale devenue paroissiale.

Incroyable n'est il pas !

 Que de systèmes défensifs !

Une entrée fortifiée

* Après avoir dévoré (des yeux bien sur) chaque pierre dont la pose date du 16ème siècle, je me présente devant l'entrée.

* Cette merveille, bien qu'un "peu" arasée puis consolidée (la diversité des pierres le prouve), date du 15ème siècle.

* A la base des tours, les multiples canonnières (réimplanté dans la maçonnerie) protègent :

- Les courtines,

- Mais aussi de l'attaque frontale.

* Au sommet, les archères rappellent que le site est médiéval.

Avez vous remarqué que les 2 tourelles

sont coiffées d'un toit en poivrière en pierres ?

* Evidemment, les consoles au dessus de la porte sont les vestiges d'une bretèche (voir vocabulaire).

* La porte ogivale possédait une herse dont le rainurage est très marqué.

Voyez vous autre chose de remarquable ?

 

        L'intérieur :

Vide et pourtant très rempli !

* Je pénètre dans une grande cour qui est due aux bâtiments détruits il y a "peu de temps".Magnifiques pierres en encorbellement

* En me retournant, je vois :

   - Les étages,

   - Les systèmes défensifs (archères),

   - Et les axes de circulation du portail d'entrée.

* Les arrachements des murs m'informent que de nombreux et larges bâtiments existaient.

 

Les courtines

   La vision de la courtine m'informe sur l'évolution architecturale mais me pose des questions :

* En partie basse, les petites ouvertures rondes sont des fusils. La pierre implantée en 2 parties m'informe que ceci est un réimplant.

* En voyant le sol proche des trous et supposant que le tireur n'était point allongé, il est évident que des gravas surélèvent le niveau du sol.

* Les fenêtres sans coussièges indiquent quelles furent aménagé à la renaissance.

* La différence de couleur et de qualité des pierres confirme que le mur a été aménagé à 2 époques différentes.

* Par contre, je ne comprends pas la fonction des trous de boulin (voir vocabulaire). Ils devaient porter des poutres ou des solives pour un plafond, mais ils sont positionnés dans le premier tier des fenêtres. Ceci est incompatible.

Avez vous une explication ?

 

La décoration
    Je ne vais point tout vous décrire pour que vous ayez quelques surprises et interrogations lors de votre visite prochaine. Ce château montre des décors et sculptures prouvant que ce lieu fut habité par de puissants personnages "locaux".

Est ce la représentation d'un évêque ? Le puits Entrez avec moi dans un autre siècle

 

 

Histoire du château :

* En 1198, le mas d'Onet est donné à l'abbaye de Bonnecombe.

* Au début du 13ème siècle, une légende prétend qu'un château est en construction mais les murs ne se montent pas. Curieusement chaque nuit, des pierres s'écroulent.

* En 1292, les moines échangent  le site d'Onet contre des terres appartenant au chapitre de la cathédrale de Rodez.

* En 1360, une partie des biens appartient aux Dominicains de Rodez.

* Au 15ème siècle, l'entrée du château est modifiée.

* En 1518, début de construction de l'actuel château sur les bases d'une ancienne fortification. Les travaux sont payés par les chanoines du chapitre de la cathédrale de Rodez.

* En 1519, fin des travaux.

* Durant le 16ème siècle, ce château devient la résidence d'été des évêques de Rodez.

* En 1628, l'évêque de Rodez se réfugie dans le château pour éviter la peste qui sévit en Rouergue.

* En 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le château puis vendent les meubles.

* En 1793 (?), le donjon, symbole du pouvoir, est démoli.

* En 1796, le château est vendu à Léonard Chivaille et Antoine Chabbert.

* En 1930, les bâtiments du château accueillent une école et le presbytère.

* En 1977, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de la cour intérieure est possible gratuitement.

 

Tours flanques, châtelet d'entrée, voila un vrai château fort !

 

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 07:30

  Sentez vous la présence d'un château ?

 

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Saint Chély d'Aubrac est située :

- A 50km Nord de Millau (voir son beffroi),

- A 25km au Nord-Est d'Estaing (voir son château)

- Et à 10km au Sud-Est de Laguiole.

 

     Coordonnées du château :

44° 5' 8.383" N 3° 3' 34.218" E
 44.085662°  3.059505°

 

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverteLa jungle m'empêche de voir cette beauté médiévale

   Après une petite chevauchée de 5km en direction du Nord-Est depuis Saint Chély d'Aubrac, dans le hameau un mamelon rocheux attire mon attention.

Est ce mon Graal du jour ?

 

L'analyse de loin

* Cette butte est entourée d'un muret.

* Bien que sa forme circulaire rappelle un rempart, je doute que ces pierres aient pu être posées à l'époque médiévale.

* Au sommet, un fantôme de construction en pierres me quémande de venir.

 

J'approche
   Tout en respectant les propriétés privées, je contourne la butte pour trouver un chemin. En levant les yeux, une faille m'interpelle :

A-t-elle été creusée par l'homme pour isoler le site ?

 

        L'intérieur :

Un vestige qui fait réfléchirUn fantôme de tour

* Lentement je commence l'ascension vers cette masse rocheuse.

* Proce du sommet du plateau, j'ai la surprise de voir les bases d'une tour posée au sommet du rocher.

 

La mystérieuse tour

    Evidemment, avec sa faible hauteur, il est impossible de voir des archères, crénelages et mâchicoulis (voir vocabulaire), donc je ne peux pas dater cette réalisation.

    L'extérieur est composé de pierres pauvrement taillées. Le parement n'est pas un modèle de beauté.

Mais pour moi, ce site est magnifique.

Ce qui prouve que la beauté est bien intérieure.

N'est ce pas mesdames ?

   Puisque je parle d'intérieur, avec précaution et respect, j'entre dans la tour. Ses dimensions ne la rendent pas habitable.

Etait ce une tour de guet ?

 

C'est la fin

   Mes chausses plantées sur la plateforme, j'hume l'air pur du Rouergue et je me régale du paysage. Pendant que je rêve dans les ruines de ce château, je vous laisse réfléchir sur cette beauté d'un autre âge.

 

 

Histoire du château fort :

* Au 13ème siècle, un seigneur de Belvesé est cité. Bien qu'un château ne soit pa cité, il est fort logique qu'il existe.

* En 1226, le Baron (voir titre de noblesse) de Calmont d'Olt possède les terres.

* En 1270, un acte autorise "Anselme de Saint Chély à prélever des droits sur les moutons passant par la Draye de Pouget".

* En 1552, une enquête sur l'état du Rouergue révèle la présence "d'un beau chastel nommé Belvesé avec de bons revenus et de fertiles terres".

* En 1658, la femme du dernier seigneur de Belvezet  vend château et terres à Etienne Aldin de Vennac.

* Au 18ème siècle, le site appartient à la famille Dupac.

* En 1784, Gabriel Dupac aliène les terres.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite depuis la route. La visite de la butte est possible en respectant les propriétés privées et les murs de la vieille ruine. Le risque de glisser ou de recevoir un pierre existe. Veuillez être très prudents.

 

Tu es pierre et tu le resteras

 

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 07:00

 

Département 12 - AVEYRONIl me faut la loupe de Sherlock Holmes

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte Juliette sur Viaur est située à 45km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi), à 18km au Sud-Ouest de Rodez et à 5km au Sud-Est de Baraqueville.

     Coordonnées du château fort :

44° 13' 15.618" N 2° 28' 0.343" E
 44.221005°  2.466762°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverte

   Depuis le bourg de Sainte Juliette sur Viaur, je me dirige à l'Ouest vers le hameau de Sémur. Sur une petite colline boisée surplombant le ruisseau nommée Nauze, une beauté millénaire m'attend.

Va-t-elle se laisser séduire par le Dauphinois Chevalier ?

 

J'erre 

    La montée n'est pas difficile, mais avec la végétation, se repérer n'est pas simple. C'est donc la truffe au sol que je tente de trouver des indices de construction.

  Magnifique est cette ruine, n'est il pas !

Il est là
   Soudain, comme par magie, une forme apparaît. Il est vrai que ces quelques pierres ne prouvent pas que ruine fortifiée médiévale cela est.

 

Recherche d'indices

* La paroi possède un contrefort plat (c'est ce que je crois voir). Si cela est vrai, il semble évidement que ce mur soit ancien.

* Je distingue plusieurs trous de boulin. Cela me confirme que la construction n'est point récente.

* Ma grande déception est de ne point voir d'archère.

 

       L'intérieur :
Des murs

   En contournant la ruine pour voir ses entrailles, je distingue un départ de mur dont j'ignore la fonction. Puis la végétation reprend ses droits, il me faut écarter les branches pour mieux voir un angle de la tour.

 

Est ce vraiment une tour ?

Ce vestige n'est il pas une simple maison abandonnée ?

* La hauteur de la ruine me fait penser à une tour (une maison ou une étable ou une grange  isolée est rarement aussi haute).

* L'épaisseur du mur et le remblai me rappellent une construction médiévale "fortifiée" ou renforcée.

 

Nouvelle découverte

     Pensant avoir tout vu de cette ruine castrale, je tourne la tête pour apercevoir un long mur. Etant réalisé en pierres sèches, je suppose qu'il est plus récent que la ruine du vieux château. Au bout, une paroi avec une ouverture de lumière m'interpelle.

Etait ce une dépendance du château ?

Sont ce des pierres de remploi ?

   C'est dans cette réflexion profonde que je découvre un four à pain.

Diantre !.... Me serais je trompé de lieu ?

 

 

Histoire du château fort :

  Je n'ai hélas aucune information historique sur cette ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite est dangereuse car le site n'est pas sécurisé. Le risque de recevoir une pierre existe. Soyez très prudents.

 

Le belle ne m'a pas montrer tous ses secrets

 

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce le graal de ma matinée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Brommat est située à 50km au Nord de Rodez, à 38km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 20km au Sud-Est de d'Aurillac.

     Coordonnées de la maison forte :

44° 49' 48.256" N
2° 41' 0.521" E
 44.830071°
 2.683478°

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
La découverte

   En arrivant dans le bourg, j'emprunte une route en légère montée en direction du point le plus élevé. Au sommet, je distingue une solide maison. Bien que massive, elle me semble assez banale.

Ma documentation m'aurait elle trahi ?

  Est ce un clocher fortifié ?

Je suis vigilant
    Je contourne l'ensemble par la gauche et mes yeux de castellologue-amateur n'en reviennent pas.

Une église fortifiée !

  Après ce moment de surprise, je me calme et j'observe :

- La nef qui ne semble point posséder d'archère.

- Le chevet qui ne porte point de salle de repli.

- Puis le clocher. Certes sa forme est curieuse, mais cela ne justifie pas qu'il fut fortifié.

  Peut être suis je en face d'une tour de guet pour sonner le tocsin.

 

Derrière l'église

    Le massif bâtiment déjà vu depuis le bas de la commune s'offre maintenant à moi. Il ne semble pas comporter de système défensif.

  De loin, je vois un bâtiment quadrangulaire de 3 étages sur rez de chaussée.  En contournant la construction, je remarque que de nombreuses fenêtres à meneaux en croix cassent la rigueur de la façade.

Ce bâtiment fut soit le donjon modernisé, soit l'habitat.

  Est ce une tour défensive ?

La tour extérieure
    La construction flanque n'est point une tour défensive mais une tour-escalier (c'est ce que je suppose grâce aux ouvertures et à sa position). La qualité du parement d'angle trahit un bâtiment "seigneurial".

 

Un début de vérité

    Ne comprenant pas cette construction et pensant que je me sois fourvoyé dans la recherche de ce site sans système défensif, je plonge dans mon livre pour tenter de comprendre mon erreur.

Diantre... je comprends !

 

Point d'erreur j'ai commise

    En réalité, le bâtiment sous mes yeux semble être le logis du "fermier". Le château (ou la maison forte initiale) ayant été volontairement détruit(e), seuls subsistent les bâtiments annexes.

  Je comprends l'absence d'archère (entre autre).

 

        L'intérieur :
Deux portes

   Pour entrer dans le bâtiment il faut 2 conditions :

1 - Une porte (quelle chance il y en à 2),

2 - Des propriétaires acceptant un visiteur (là est le problème).

 

Respectueux je suis

    Lentement je m'approche en quémandant le droit de voir, mais aucune voix me répond. J'ose, sans entrer, pendre quelques images de l'intérieur qui semble être en "reconstruction" :

1 - Deux portes en rez de chaussée facilitent la circulation.

2 - Celle de gauche, entrant dans la tour-escalier, possède un blason abimé.

3 - L'escalier à vis ne tourne pas dans le sens de la sécurité du défenseur.

4 - Deux entrées dans deux salles (caves ?).

5 - Quelques belles sculptures égayent les murs vides.

6 - Dans la cour, un petit puits a du désaltérer ses habitants.

 

1 2 3 4 5 6

 

 

 

Histoire de la maison forte :

* Au début du 14ème siècle, l'Abbaye de Conques fait construire un "château" ou une maison forte.

* En 1537, après la sécularisation de l'Abbaye de Conques, les abbés ne s'occupent plus des bâtiments mais cherchent simplement à rentabiliser les terres.

* En 1582, durant la Guerre de Religion, les protestants de Mur de Barrez attaquent et pillent Brommat.

* En 1675, Antoine d'Humières, sieur des Palières, habite le site.

* Durant la deuxième moitié du 18ème siècle, le Roi de France (voir liste) autorise la démolition de 4 "châteaux" appartenant à l'Abbaye de Conques : Brommat, Lunel, Sagnes et Tichan. Cette autorisation est assujettie à l'ordre de consolider ou d'aménager un habitat pour les fermiers et un bâtiment pour les récoltes.

* En 1790, le site est partiellement démoli à cause de son état de ruine (par exemple : L'escalier ayant disparu, une échelle est nécessaire pour monter à l'étage).

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur de cette propriété privée est interdite.

 

Visiteur : Ceci est un toit pour toi !

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 07:04

 

Département 12 - AVEYRON

 Comme les damoiselles, la ruine se cache derrière son éventail de feuilles

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Pont de Salars est située à 60km au Nord-Est d'Albi, à 40km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi) et à 15km au Sud-Est de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 16' 23" N 2° 41' 0.5" E
 44.273149°  2.68348°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   A 6km au Sud-Ouest de Pont de Salars le hameau coule une vie tranquille comme sa rivière (Le Viaur) à ses pieds. Le touriste pressé sera plus attentif aux nombreux virages dans cette région vallonnée qu'à la colline à un jet de flèche à l'Est.
   Grâce à mon dictionnaire et une bonne carte IGN, je sais qu'une ruine est posée au milieu des hauts arbres.Mon prénom est Pierres. L'avais tu deviné ?

Vais je trouver le chemin pour la découvrir ?

 

L'analyse 

* Perché sur le roc, le vieux château a souffert du temps et des siècles sans entretien.

* Les rares murs présentant des parements montrent une qualité de finition.

* Pour profiter au maximum d'une assise puissante, les courtines et tours sont posées directement sur les rochers non taillés.

* Les bases épousent la forme du rocher.

 Je ne peux résister à l'appel de déguster les entrailles de ce vieux château fort.

 

        L'intérieur :

Je vous laisse admirer le spectacle

     Parfois, les mots sont inutiles face à la beauté d'une ruine oubliée. Je vous laisse savourer les premières images que j'ai vues. Ainsi vous découvrez la ruine de Camboulas comme moi. 

 

 

Je suis dans le doute

   Tel un navire, j'ai l'impression que la château possède une proue. C'est en réalité le rocher qui a été utilisé jusqu'à l'à-pic. Cela permet de contrôler la rivière et le pont.

 Est ce une cheminée d'usine ou un phare ?

Je suis dans le doute

*  Dans cette ruine, il n'y a pas que des murs effondrés sans trace de système défensif, il est possible de voir "des passages secrets" (évidemment, vous savez que ceci est la voûte d'un couloir).

* Un peu plus loin, une haute consruction m'intrique :

- Ce ne peut pas être une tour escalier, il n'y a pas de fente de lumière.

- Ce n'est point un mur-bouclier, il est trop peu large.

- Ce n'est pas une tour de défense, car sa largeur est faible.

* Sans comprendre ce mystère architectural, je contourne la construction.

 

Que de surprises !Avez vous deviné la fonction de ce bout de ruine ?

* J'ai l'impression d'être Ulysse devant le Cyclope avec comme question : "Que vois tu Chevalier ?".

* Heu....

* Sur la gauche, je vois un vestige de cheminée.

* D'ailleurs son conduit incliné est parfaitement visible, surtout en dessous.

* Sur la droite, il y a... heu...

* En haut, je vois une partie "plate" et bien appareillée, contrairement au remblai en dessous...
* Donc, je subodore que cela fut :

1 - Soit une archère,

2 - Soit une fenêtre.

* En observant mieux le coté droit, je pressens que la réponse 2 est la bonne.

Avez vous une opinion ?

 

C'est la fin (pour vous)

   Il y a tant de détail à admirer dans cette ruine qu'il me faudrait plusieurs articles. Ne voulant point tout vous montrer je vous abandonne ici, non sans vous avoir montré l'étendu du site castral et la vue magnifique.

 

Le vieux château semble (presque) immortel

 

 

Histoire du château  :

* Au 11ème siècle, une famille nommée Camboulas est citée. La date de construction du château est inconnue.

* En 1176, Hugues II Comte (voir titre de noblesse) de Rodez donne le château à la famille Raustics. Le château est le siège d'une Vicomté comprenant 107 villages.

* En 1372, le capitaine du château se nomme : Guillaume Ebles.

* En 1389, le château devient possession de la famille Héblès.

* Au début du 15ème siècle (?), le site appartient au Comte d'Armagnac.

* En 1450, le capitaine du château se nomme : Jean de France.

* En 1461, le capitaine du château se nomme : Pierre de la Fajolle.
* En 1464, le capitaine du château se nomme : Antoine de Brulhiac.

* En 1465, le Comte donne le château à Bernard de Landorre.

* En cette deuxième moitié du 15ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans,  après avoir été Capitaine du Roi de France Charles VII, Jean V d'Armagnac usurpe les droits régaliens et se brouille avec le Roi.

* En 1470, le Roi confisque les biens de la maison d'Armagnac. Comboulas est donné à Marquès de Canillac.

* En 1486, Domengo de Blosson attaque puis s'emparre du château (Curieusement, il semble que ce personnage soit un familier du Comte Charles Ier d'Armagnac).

* En cette fin de 15ème siècle, Comboulas est rendu au Comte d'Armagnac.

* En 1489, le capitaine du château se nomme : Pierre de la Panouse.

* En 1497, Charles Ier d'Armagnac décède. Le Comté appartient à Charles IV d'Alençon, son petit-neveu.

* En 1509, Charles IV épouse Marguerite d'Angoulême (soeur du futur Roi François Ier).

* En 1525, Charles IV décède sans héritier.

* En 1540, le capitaine du château se nomme : Noble Gaspard Teulat.

* En 1572, le capitaine du château se nomme : Bégon de Labro.

* En 1586, le capitaine du château se nomme : Antoine de la Seguinie.

* En 1589, au couronnement d'Henry IV, le Comté de Rodez entre dans le Royaume de France. Comboulas est affermé à plusieurs seigneurs.

* En 1610, le capitaine du château se nomme : Raymond de Saunhac.

* En 1625, le capitaine du château se nomme : François de Saunhac.

* En 1646, le Roi (voir liste) nomme le Sieur de Montel, capitaine au château de Comboulas.

* Au 18ème siècle, le château est dit en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Veuillez être très prudents sur ce site non sécurisé et veillez à ne pas dégrader les vieux murs ni à laisser des déchets en partant.

 

Le vieux château surveille toujours le village et le passage sur la rivière

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Aie !... Je me suis cogné sur le mur

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bozouls est située à 35km Est-Sud-Est de Decazeville, à 30km au Nord-Ouest de Séverac le château et à 20km au Nord-Est de Rodez.

     Coordonnées de la maison forte :

44° 25' 54.361" N 2° 40' 43.889" E
 44.431767°  2.678858°

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
L'arrivée

   Après avoir visité le château de Bozoul, puis la maison forte d'Aboul, je me dirige légèrement vers le Sud en direction du hameau de Vayssettes pour découvrir un mur. Lentement je suis sa trajectoire pour arriver dans un angle.

Etait ce le rempart extérieur ?

  La ronde tour est elle médiévale ?

La découverte

  Pour mieux comprendre, je prends un peu de recul. Je vois :

* Un mur entourant la propriété,

* Un parc arboré précédent des bâtiments,

* Un corps de logis à l'architecture ancienne mais "troué" de nombreuses fenêtres récentes,

* Une tour circulaire au bout du logis,

* Puis au fond, comme isolée de l'ensemble, une haute et puissante construction.

 

La ronde tour

         Avec ses pierres pauvrement taillées et peu jointives, j'imagine que cette tour n'a point été un lieu de résidence, mais quelques détails vont me contredire.

    Son diamètre me fait comprendre que la construction n'est point une tour-escalier. Sa fenêtre à meneau me laisse à penser que salle(s) d'habitation elle possède.

Quelle surprise !

  En regardant au dessus de la fenêtre, je découvre des consoles sous une petite baie.

Que pensez vous que cela fut ?

1 - Des latrines,

2 - Une bretèche.

 

La magnifique construction
   Derrière la ronde construction, un imposant bâtiment me fascine. C'est une tour parallélépipédique ressemblant à un donjon. Bien que partiellement arasée et très modernisée, elle garde les fantômes de mâchicoulis.

 

        L'intérieur :
   La propriété privée n'est pas visitable. Je tourne les talons pour découvrir une autre beauté médiévale Aveyronnaise quand une gravure attire mon attention.

Quelle est la signification de ces inscriptions ?

 

 

Histoire de la maison forte :

* En 1223, Durant Austruy possède la tour de Vaysettes. Il rend hommage au Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 14ème siècle, le site fortifié appartient toujours à la famille Austruy.

* A la fin du 14ème siècle, le Comte Bernard d'Armagnac donne en garde la maison forte de Vaysette aux Capitaines Bardet et Foulquier.

* En 1404, Pierre Vernet, héraut d'armes du Roi, exige la restitution du site au Roi.

* Au 15ème siècle, la famille Austruy est toujours propriétaire du site.

* En 1575, le site est cédé à Georges Colomb.

* A la fin du 16ème siècle, la propriété appartient à Antoine Glandières.

* En 1604, Mathieu Guieysse est le nouveau propriétaire.

* En 1725, la famille Rodat-Delon possède le domaine.

* En 1759, le site est possession de la famille Pons de Vaysettes.

* En 1809, le domaine comporte 20 boeufs.

* En 1839, Philippe de Bancarel, veuf de Pauline Pons, vend le domaine à Laurens André habitant Rodez.

* En 1906, la bergerie est détruite par un incendie.

* En 1923, résident préalablement à Marvejols (voir cette cité fortifiée), Henri Castagnié est le nouveau propriétaire de Vaysettes.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Un bâtiment fortifié presque intemporel

 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Que sentez vous ?.. La vieille pierre ou les fleurs ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 27' 50.6" N 2° 33' 33.4" E
 44.464064°  2.559294°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   A 5km au Nord-Est de Salles La Source, le hameau de Cadayrac offre un calme apaisant. Mais je ne suis pas venu pour une ambiance Zen mais une construction guerrière.

     En arrivant devant cette construction en pierres foncées, je suis sous le charme. Certes, ce bâtiment n'a pas la puissance d'un château Comtal par exemple, ni celle d'un fort de garde, mais elle a su garder son âme médiévale tout en offrant un confort moderne :Chemin de ronde et mâchicoulis

* Les tours d'angle ont été arasées,

* Elles ont perdu leur système défensif,

* La courtine aussi a été modernisée,

* Le sommet comporte des lucarnes à fronton,

* Mais les mâchicoulis avec le chemin de ronde sont encore visibles.

 

Une autre tour

   Lentement je contourne la propriété pour découvrir une autre courtine avec mâchicoulis et à son extrémité gauche, une puissante tour parallélépipédique.

  Bien que les pierres des cotés ne soient pas irréprochables en type de taille et dimensions, les parements d'angle sont (presque) parfaits. Je ne distingue aucun système défensif mais il semble évident (en observant les pierres sous le toit) que la tour a été arasée.

 Mon âme de touriste se laisse bercer par les couleurs

Une entrée fortifiée

   Soudain je me retrouve devant le portail d'entrée. Même si elle n'a point gardé son vantail, sa herse et peut être un pont-levis (bien que cela soit supposition de ma part) quelques détails me prouvent que cette entrée fut fortifiée.

Avez vous remarqué ces encorbellements ?

 Je pressens que cela était une bretèche (voir vocabulaire).

 

Je m'avance respectueusement

    Tout en respectant le silence du lieu et la propriété privée, je me contorsionne pour mieux voir comprendre l'architecture de ce site remarquable.

  Le château est composé :

* De 4 bâtiments en équerre,

* Protégés aux angles par des tours rondes,

* Les bâtiments encerclent une cour intérieure.

   Evidemment, vous avez remarqué qu'un des cotés a disparu. Ce qui est une chance puisque je peux entrapercevoir la cour et ses aménagements.

  Voila un site qui ne renie pas son origine médiévale

La cour vue de loin

   Faire la cour à une cour est un exercice que je me dois de réussir pour mieux la comprendre puis la regarder et enfin l'admirer.

Saviez vous que j'approche les châteaux comme les damoiselles ... Et réciproquement ?

* Sur la gauche, le bâtiment accolé à une tour possède des mâchicoulis intérieurs.

* A sa droite, le bâtiment d'habitation est plus sage avec ses fenêtres à meneaux en croix.

* En observant la globalité de la façade, je remarque 2 hautes ouvertures :

- Celle de gauche mène à l'extérieur (c'est ce que j'imagine).

- Celle de droite montre un escalier droit.

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée non visitable. Je me retire sur la pointe de mes chausses en espérant ne point avoir perturbé les propriétaires ainsi que les gentils fantômes peuplant les sites médiévaux.

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, un Temple et un théâtre sont construits à une portée de flèche de là.

* A la fin du 14ème siècle, le château et les terres sont apportés en dot par Richarde de Saint Paul à la famille Moret.

* En 1420, le propriétaire se nomme : Raymont de Murat de Lestang.

* En 1467, Jean Pilos demeure au château.

* A la fin du 15ème siècle, le château est échangé contre le domaine de Vayssette. C'est ainsi que Cadayrac entre dans le domaine Royal.

* En 1485, Hugues Masnau est gardien du château.

* En 1523, Antoine Branguier est seigneur de Cadayrac.

* Au 16ème siècle, les bâtiments sont aménagés pour plus de confort. De lucarnes sot contruites au derniers étages.

* En 1551, Jean de Branguier est seigneur de Cadayrac.

* En 1584, Antoine de Moret  vend le château à Vital d'Izarn.

* En 1587, Antoine de Moret rachète le château.

* Au milieu du 17ème siècle, Isabeau de Séneterre mariée à François de Tullier possède le château.

* Durant le 3ème quart du 17ème siècle, après son veuvage, Isabeau épouse Arnaud de Cadrieu.

* En 1678, Isabeau vend le château à la famille Moly des Ondes (à vérifier).

* Vers 1792, les Révolutionnaires s'emparent du château et le vendent comme Bien National.

* Au 21ème siècle, le château et les terres appartiennent à plusieurs familles en même temps. Cette copropriété est dévastatrice pour le château qui subit de nombreuses modifications et mutilations.

* Au 21ème siècle, la découverte silencieuse de l'extérieur est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur est interdite. Veuillez respecter la tranquillité de ses habitants.

 

Voila une construction massive et élégante... Quel mariage !

 

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce un donjon féodal ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bozouls est située à 35km Est-Sud-Est de Decazeville, à 30km au Nord-Ouest de Séverac le château et à 20km au Nord-Est de Rodez.

     Coordonnées de la construction fortifiée :

44° 27' 17.226" N
2° 40' 16.367" E
 44.454785°
 2.671213°

 

La maison forte : 
        L'extérieur : 

Préambule

   Il m'arrive parfois, en découvrant un site fortifié d'origine médiévale, de ne point être capable d'en donner la fonction avec exactitude. C'est le cas en ce lieu.

   Avec mes lectures, je m'aperçois que je ne suis pas le seul à douter de la fonction exacte du bâtiment de Séveyrac. Certains castellologues ou historiens le nomment :

* Maison forte,

* Ferme fortifiée,

* Grange fortifiée,

* Château fort.

Quel est votre ressenti ?

   Est ce une ferme fortifiée ?

L'arrivée

     Après avoir visité le château de Bozoul, puis la maison forte d'Aboul, je me dirige légèrement vers le Sud en direction du hameau de Séveyrac pour découvrir ce que j'ose nommer : Une maison forte.

   Mais en voyant l'architecture globale, puis l'historique, je corrige ma rapide affirmation et je pressens que ce lieu fut une ferme fortifiée.

    En relisant ma brochure récupérée chez un bouquiniste, je constate que ce site aurait été : Une grange fortifiée.

A-t-elle des points communs avec celle d'Ouveillan dans l'Aude ?

 

La découverte

    L'extérieur du site a la forme d'un polygone irrégulier. L'enceinte comporte des hauteurs de mur différentes qui n'est point logique pour un système défensif. En réalité, ce sont des bâtiments formant "rempart".

   Quelques fentes apparaissent, mais il est délicat d'en définir la fonction (défense ou lumière ?).

  Voyez vous les système défensifs ?

L'imposante tour
   La construction la plus impressionnante est incontestablement la tour. Ses dimensions sont telles que j'ai presque envie d'affirmer que c'est un donjon habitable. Elle comporte :

* Au moins 4 niveaux.

* La partie basse est aveugle.

* L'entrée s'effectuait au 1er étage certainement par une passerelle ou un pont extractible.

* La construction avancée doit comporter l'escalier.

* Des fenêtres modernes de confort se sont ouvertes durant les siècles.

* L'étage d'habitation médiéval est visible par la baie surmontée d'un arc de décharge.

* Au même niveau, les vestiges de latrines en encorbellement confirment ma supputation d'étage d'habitation.

* Aux angles, des culots rappellent la présence d'échauguettes (voir vocabulaire).

* Ayant été arasé, le bâtiment ne comporte plus d'étage défensif. Mais je pressens qu'un chemin de ronde couvert (avec hourdage ou mâchicoulis) existait.

 

Je vais m'approcher de la tour

    Lentement je contourne le site pour chercher le portail d'entrée. Les années de quiétude ont fait disparaître l'entrée fortifiée.

 

        L'intérieur :

Stupéfaction

  Le spectacle de la puissante tour est fascinant. Je reste en arrêt durant de longues minutes. Les bâtiments annexes n'arrivent pas à détourner mon regard de cette construction massive et pourtant élégante.

 

Personne m'entend

   Il faut maintenant que je quémande l'autorisation d'entrer. Je hèle, je me manifeste, je fais sonner mon armure comme un tambour mais hélas, point de propriétaire se montre dans cette porte. Je repars avec mes doutes et mes questions.

 

 

Histoire de la maison forte :

* En 1165, le Comte (voir titre de noblesse) Hugues de Rodez donne le site à l'Abbaye de Bonneval.

* Au 14ème siècle, le site est fortifié (à vérifier).

* Au 17ème siècle, les abbés afferment (donne "en location" à des fermiers) le site.

* En 1664, le domaine dirigé par Séguy de Dalmérac possède :

- 4 paires de boeufs de labour,

- 6 vaches,

- 5 chevaux,

- 214 brebis,

- 180 agneaux....

* En 1667, le fermier se nomme : Antoine Souquet de Barriac.

* En 1688, Antoine Bézamat et Antoine Mirabel sont les fermiers oeuvrant dans cette ferme.

* En 1728, le fermage est tenu par Gabriel Monteil.

* En 1765, Pierre Geniez est cité.

* En 1782, Jean Antoine Frayssinoux s'occupe du fermage.

* En 1792, les révolutionnaires s'emparent du site et le vendent comme Bien National à Jean Antoine Frayssinoux.

* En 1796, un portail "moderne" est aménagé.

* En 1809, le domaine possède 10 boeufs.

* A la fin du 19ème siècle,la dernière héritière de la famille Frayssinoux apporte en dot le site à Bernard d'Armagnac.

* En 1924, la propriété appartient à Claude Desjoyaux.

* En 1935, Pierre Rieucau achète le domaine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Cette beauté construite illumine la campagne Aveyronnaise

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Un rempart entoure le domaine

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Gabriac est située à 35km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi), à 20km au Nord-Est de Rodez et à 10km à l'Est de Bozouls (voir son château).

     Coordonnées du château fort :

44° 27' 6.354" N 2° 46' 40.4" E
 44.451765°  2.777889°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverte

   Mon merveilleux destrier, si sensible aux vieilles pierres, trotte sans précipitation depuis Gabriac en direction de l'Ouest. Il sait qu'à 1km, une merveille médiévale m'attend dans le village de Tholet.Le vieille tour défend la courtine d'un autre âge

   Son instinct est si pur qu'il se rend directement en bordure d'un rempart.

 

Le rempart

    Bien que les murs soient partiellement arasés m'empêchant de connaître l'intégralité des systèmes défensifs construits, de nombreux constatations sont possible :

* Les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives.

* La faible épaisseur du mur n'en fait pas un rempart très solide contre les armes de jet.

* Sur la longueur, le mur du rempart possède de nombreuses ouvertures de tir.

* La tour d'angle comporte des bouches à feu avec un fort ébrasement  (voir vocabulaire) extérieur prouvant que le site a été modifié au 15ème siècle.

* Il existait 4 tours rondes aux angle et 2 autres sur la plus grande longueur. La vue satellite révèle ces détails.

* En amont du rempart, un fossé existait. Il se devine encore par endroit.

* Evidemment, un pont-levis défendait l'entrée. Cet ouvrage a été détruit avec le temps et l'absence d'entretien. 

 

Les canonnières

   Pour mieux ressenti ce rempart, je prends un peu de recul. Je constate que les canonnières sont aménagées sur 2 niveaux :

* Elles défendent les courtines en tir rasant (le plus meurtrier),

* Elles utilisent la hauteur pour tirer au loin.

  Quel magnifique donjon !

La surprise !
   Mon attention était si prise par le rempart que je n'avais pas remarqué le haut donjon carré.

Pensez vous vraiment que je ne l'avais pas remarqué à mon arrivée ?

Menteur je serais ?

 

Le donjon

* Il semble posséder 4 étages sur rez-de-chaussée.

* En partie basse, les pierres de dimensions asymétriques semblent correctement posées. Le parement d'angle est fini sans être exceptionnel.

* Le parement des pierres en partie supérieure a souffert.

* Une face possède 2 belles fenêtres géminées à colonnette sur deux hauteurs.

* Curieusement, seule la fenêtre supérieure comporte un arc de décharge.

* La face opposée ne semble comporter qu'une belle fenêtre du 14ème siècle.

* Au sommet, la ceinture de corbeaux est magnifique.

* Deux arcs de pierres (sur 2 faces différentes) très gracieux sont les seules traces du mâchicoulis.

* Sous les corbeaux, une grande ouverture verticale me fait penser à des latrines.

* A droite d'une belle ouverture de lumière, une pierre m'interpelle.

Aviez vous déjà vu une telle archère ?

* En bas s'ouvre une porte amenant le visiteur au caveau (voir historique). 

 

Le corps de bâtiment

   A l'écart du donjon, une tour héxagonale du 15ème siècle apparaît. Ce n'est point une tour de défense médiévale mais la tour-escalier d'un bâtiment d'habitation construit au 18ème siècle.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la propriété privée n'est point visitable. Avant de retrouver mon destrier, je jette un dernier regard vers le donjon de Tholet.

   Maintenant, je suis prêt pour être emporté vers une autre ruine proche de Gabriac.

 

 

Histoire du château fort :

* Au 11ème siècle, construction d'un château fortifié. il appartient à une famille de Tholet.

* Au 13ème siècle, construction du donjon.

* Au 14ème siècle, le donjon est couronné de mâchicoulis. Des fenêtres de confort sont ouvertes sur 2 niveaux.

* Durant 6 siècles, le château change de propriétaires :

- Solages,

- Arjac-Solages,

- Grolée-Viriville-Montbreton de Peyre

* En 1568, le château est partiellement modifié pour plus de confort.

* En 1665, le château est attaqué puis pillé.

* En 1679, le château est vendu à Jean François de Bessuéjouls-Roquelaure.

* En 1748, Hugues Albanque achète le domaine.

* Au 18ème siècle, par manque d'entretien puis à cause d'un incendie, le château est très détruit.

* En 1764, dans le donjon, des consolidations et aménagements sont effectués. Une cheminée garde la trace de la date.

* En 1768, le château est possession de Marc Antoine de Gaujal, seigneurde la Blaquière.

* A la fin du 18ème siècle, durant la période Révolutionnaire, un représentant du district somme le fermier de Tholet de détruire les murs ruinés du château pour cause de sécurité "du peuple". Ce dernier n'exécute pas l'ordre par manque de moyen financier.

* Vers 1872, destruction volontaire des charpentes aux étageset de la galerie au sommet du donjon. Puis construction au rez de chaussée de la sépulture de Charles de Gaujal.

* Vers 1818, les héritiers de la famille de Gaujal tente de vendre le site, mais sans succès.

* Au 20ème siècle, le château est possession de la famille Souyri.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la rue en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

La vieille tour surveille le jeune manoir

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 09:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Est ce la vision d'un Fort

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Saint Jean et Saint Paul est située à 60km à l'Est d'Albi, à 45km au Sud-Ouest de Nant et à 5km au Sud-Ouest de Saint Affrique.

 

     Coordonnées du fort :

43° 55' 40" N 3° 0' 17" E
 43.927912°  3.004712°

 

 

Le fort : 
        L'extérieur :

Je me pose une question

     Dans une brochure dédiée à Saint Jean d'Alcas, je lis que le site est qualifié de fort. Je me suis demandé si j'allais me rendre en ce lieu. Ma pensée primaire est qu'un fort est plus assimilé à une construction de Vauban ou à John Wayne.

    Mais en découvrant la définition dans le Larousse, je décide (en mon for(t) intérieur) de revoir mes "préjugés" (fortement mises en cause) sur ce mot :

"Bâtiment militaire conçu pour la guerre défensive.

Ouvrage de terre ou de maçonnerie ou revêtu de métal, destiné à résister aux attaques de l’ennemi. " 

 

Je suis FORTement impressionné

La découverte

    C'est donc un fort Chevalier toujours aussi fortement curieux (mais avec une forte réserve)  qui découvre de longues courtines protégées aux angles par de rondes tours.

  En voyant ses forts longs murs sans système défensif et ses fortes tours sans crénelage, je suis fortement surpris.

 

L'analyse 

   Le doute n'étant pas mon fort, puis étant fortement perdu devant ce fort, je consulte la carte que j'ai fort heureusement prise dans ma besace.

* Le rectangle mesure 87m x 37m.

* L'épaisseur du rempart atteint par endroit 1m.

* La hauteur des murs varie de 18m à 20m.

* Les 4 angles sont pourvus d'une tour ronde.

* Au Nord, l'église fortifiée (antérieure au fort) a été intégrée dans le système défensif.

* Au Sud, la portanelle a la même fonction qu'une poterne (voir vocabulaire).

* De nombreuses fentes verticales (pour arme à feu) sont encore visibles.

* Les tours comportent aussi de petites fentes défensives.

* Des latrines à encorbellement s'affichent encore fièrement.

 Très défendue est cette porte !

La porte principale

    Sur la façade opposée à la portanelle, donc coté Nord, proche de l'église, la large ouverture en arc brisé correspond au pourtal (porte principale du fort). L'entrée étant la partie la plus vulnérable, elle comporte un imposant système défensif :

* De chaque coté, une tour ronde.

* Au sommet du rempart, des mâchicoulis (dont seuls les vestiges des consoles sont visibles).

* Au dessus de la porte, une archère-canonnière.

  Même si la présence d'un double vantail est logique, il est difficile d'affirmer que herse et assommoir existaient.

 

        L'intérieur :

J'entre et je regarde les défenses

    En franchissant le seuil, je marche sur un blason. Quelques mètres plus loin, il apparaît au dessus d'une fenêtre. Je ne sais point quel fut son propriétaire, mais au 21ème siècle, c'est celui du bourg Saint Jean et Saint Paul.

  Les fentes défensives aperçues à l'extérieur sont évidemment visibles depuis l'intérieur aussi bien au dessus de la pourtal que dans les murs. Je suis surpris par l'ébrasement réduit ainsi que la faible hauteur. Cela me confirme que ces fentes étaient pour des armes à feu.

 

Les passages

  Dans un fort, la place au sol est rare, il est donc logique qu'au dessus des ruelles des habitations soient construites. Cela crée des allées couvertes. Ces "tunnels" sont logiquement voûtés d'ogives dont les culs de lampes sont décorés.

 

 

 

Histoire du fort :

* Au 12ème siècle (?), les terres sont possession de l'abbaye de Nonenque.

* Au 14ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans, l'église est fortifiée.

* Entre 1440 et 1445, l'abbesse ordonne la construction d'un puissant fort ayant aussi la fonction de grenier pour les récoltes.

* En 1572, lorsque l'abbaye de Nonenque est attaquée par les Huguenots. L'abbesse et les religieuses se réfugient à Saint Jean d'Alcas.

* Vers 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le fort.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et des ruelles intérieures est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Pour mieux déguster ce fort du Moyen Âge, voici une vidéo.

 

 

Fortement impressioné je suis

 

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