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Ombre et lumière

28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 07:00

 

 

Département 12 - AVEYRON

  Je pressens un voyage dans le temps !

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte

         La commune de Bertholène est située à 40km au Nord-Ouest de Millau, à 15km au Nord-Est de Rodez et à 8km au Sud-Est de Bozouls (voir cette commune).

 

     Coordonnées du château :

44° 25' 9.062" N2° 48' 32.544" E
 44.419184° 2.80904°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

L'arrivée

* Après avoir visité la ruine du château fort de Bertholène, je me rends à 6km au Nord-Est pour découvrir une autre merveille médiévale nommée : Les Bourines.

* De suite, je comprends que cette beauté médiévale va me fasciner durant de longues heures.

 

  Quelle magnifique construction !

La découverte

    J'ai beaucoup de difficulté à imaginer que cette massive construction soit qualifiée, dans ma brochure, de "bâtiment d'un domaine d'élevage".

    Avant d'avoir lu l'historique, j'aurais affirmé que ce fut le château fort principal d'un puissant seigneur.

 

 

L'analyse 

   La première façade qui s'offre à moi est fascinante. Cet enchevêtrement d'architecture différente est certainement causé par des aménagements sur plusieurs siècles.

   D'ailleurs, les différences de pierres sont évidentes :

  - Sur la droite, une imposante tour carrée. Peut être servait elle à la défense de la porte actuelle (sur la droite). Je suis surpris que la tour ne comporte aucune archère ni ouverture de tir. Sous le toit, des consoles trahissent la présence d'anciens mâchicoulis (voir vocabulaire). Quelles belles latrines doubles

  - A gauche de la tour, le mur est soutenu par quatre contreforts à larmier. En constatant qu'un d'entre eux bouche partiellement une ouverture Romane, je suppose qu'ils ont certainement été aménagés quelques temps après. Je subodore aussi que la pièce derrière la fenêtre fut la chapelle. 

  - Au dessus, plusieurs constructions en encorbellement m'informent que des pièces de vie existaient à cet étage. Les habitants "réalisaient" leurs besoins par ces latrines.

 

 

Une ronde surprise

    Au bout du long mur parsemé de latrines haut perchées, je vois une ronde tour. Elle possède quelques évidences médiévales mais aussi des curiosités :

* Au sommet, un chemin de ronde couvert pour le guet et la défense.

* Puis les classiques et efficaces mâchicoulis.

* En dessous, quelques fenêtres de confort prouvant que salles d'habitation (ou de fonction) existaient.

* A mi-hauteur, une pierre sculptée. Une tour médiévale, sans aucun doute !

* Au rez de chaussée, une porte m'intrigue. Ce n'est point habituel pour une tour de défense au moyen âge.

Etait ce la poterne ? 

* Au dessus de la porte, la fente verticale avec un trou pour arme à feu me semble datée du 15ème siècle.

* La base est évasée :

- Pour tenir l'ensemble,

- Diminuer le travail des sapeurs en augmentant l'épaisseur du mur,

- Puis, grâce au plan incliné, faire rouler les pierres du sommet vers l'assaillant.

 

 

L'autre façade

   Lentement je contourne la ronde tour pour découvrir l'autre façade dans l'ombre. L'aspect général semble identique à sa consoeur excepté quelques détails :

* L'absence de contrefort,

* Des ouvertures nombreuses (parfois au niveau du sol) avec souvent des grilles anti-intrusion (16ème siècle ?),

* Des latrines pour une personne.

 

  Deux tours médiévales à la toiture très différente

Une autre tour ronde

    Au bout de cette longue façade dans l'ombre, je vois une ronde tour. Elle me semble identique à la première (Chemin de ronde couvert, mâchicoulis...). Pourtant quelques détails diffèrent :

* Elle est plus haute,

* Sa toiture est plus élevée,

* Elle possède de petites archères droites du 12ème (?) siècle,

* A mi-hauteur, des consoles sont les vestiges de latrines.

 

 

Est ce la fin ?

    Pensant avoir tout vu de cette beauté médiévale, je prends un peu de recul pour l'admirer une dernière fois.

    Et..... C'est le choc.

Voyez vous la raison de mon étonnement ?

 

  Deux styles de tours défensives se regardent

La tour maîtresse

  Au centre du quadrilatère, un puissant donjon me surprend. Que vois je :

* Des angles bien appareillés,

* Sur les parois, des pierres de forme et tailles asymétriques,

* Un chemin de ronde couvert sous le toit,

* Une construction en encorbellement (Latrines ou bretèche pour la défense d'une porte que je ne vois point),

* Des échauguettes d'angle posées sur culots.

 

La porte d'entrée

* Ce château étant si extraordinaire, je me précipite vers le portail d'entrée pour tenter un assaut culturel (bien sur).

* Hélas, la grille ne s'ouvre point.

* Etant sous le feu nourri (virtuellement bien sur) de la ronde tour d'angle, j'esquisse une retraite tactique.... En espérant qu'un jour, visite globale je ferai.

 

 

         L'intérieur :

   La propriété est privée. Il est possible de visiter le château quelques jours dans l'année. Hélas, cette magnifique construction était fermée le jour de ma venue.

 

Massif et élégant

 

 

Histoire du château :

* En 1245, une bulle du pape Innocent IV cite le château des Bourines. Il appartient à la famille Séveyrac.

* En 1289, le site est cédé aux moines d'Aubrac.

* Vers 1335, à quelques distances du château le moulin de Peyrade est construit. Il dépend du fief des Bourines.

* En 1353, les moines d'Aubrac déposent à Brourines leurs titres et richesses en prévision d'une attaque de leur hôpital et résidence principale.

* Au 15ème siècle, un puissant donjon est aménagé.

* A la fin du 15ème siècle, la tour de défense Nord-Ouest est aménagée. Elle porte les armes de la famille d'Estaing.

* En 1547, le portail est modifié. Le nom du Cardinal Evêque de Rodez, Georges d'Armagnac, est gravé.

* En 1562, le château est gardé par le Chevalier (voir titre de noblesse) de Montpeyroux, commandant 12 soldats.

* En 1565, le château est attaqué puis pris par 300 soldats sur l'ordre du Prieur de Caudelz.

* En 1574, durant les Guerres de Religion, les Huguenots assiègent le site.

* En 1663, un recensement prouve l'importance des Bourines. Par exemple, le cheptel comprend 36 boeufs, 50 bêtes à cornes et 1800 bêtes à laine.

* En 1791, les révolutionnaires forcent la vente des Bourines (appartenant aux moines d'Aubrac) à Antoine Marcillac et Louis Gineste.

* En 1794, le site et les terres appartiennent à une association composées des familles :

- Granier,

- Dupin,

- Mourgues.

* Le 19ème siècle voit le début du déclin des Bourines.

* En 1862, la foudre tue plusieurs animaux d'élevage.

* En 1870, la sécheresse force la vente du bétail.

* En 1936, la famille Aubaret habite le château et possède plus de 1300 bêtes.

* En 1952, le moulin de Peyrade est dissocié du fief des Bourines.

* En 1963, le site est classé aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, le site est possession de la famille Delmas.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant le silence de la propriété privée. La visite de l'intérieur serait possible quelques jours dans l'année. Veuillez vous renseigner.

 

Un ensemble castral magnifique !

    

 

 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce une église fortifiée ou un château fort ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte Radegonde est située à 20km au Sud de Bozouls (voir son château), à 9km au Sud-Est de Rodez et à 5km au Nord-Est de Flavin (voir son château).

     Coordonnées de l'église :

44° 18' 26.788" N 2° 39' 19.894" E
 44.307441°  2.655526°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Elle m'attend !

    A 5km au Sud-Est de Sainte Radegonde, une curiosité unique m'attend avec impatience. Elle sait que je vais l'immortaliser pour montrer sa beauté au monde (du web).

  Avez vous déjà vu un donjon avec des cloches ?

Est ce un donjon ?

    Il est impossible de ne point voir l'imposante construction survolant les maisons. Durant quelques secondes, j'ai pensé que ce bâtiment était un château et même un donjon.

Etes vous subjugués ?

 

Est ce l'église ?
    Le moment de surprise passé, je constate, en haut de la rectangulaire construction, une série de cloches. Je pressens que le bâtiment fortifié est l'église que je suis venu immortaliser.

   Mais il faut réfréner mes ardeurs, car dans mes croisades, j'ai déjà vu des cloches :

* Sur un beffroi (qui était une ancienne tour d'un château),

* Sur une tour d'un château devenu clocher.

 

Je fais le tour

     Tout en contournant le bâtiment, je me demande où peut être situé l'abside. Evidemment, je pourrai regarder ma boussole (puisque les églises sont orientées Est-ouest), mais je souhaite comprendre l'architecture.

    Dénué de transept et de signe caractéristique d'abside, cette construction m'intrigue encore plus.

 

Fasciné je suis !

  L'autre face me révèle quelques détails : 

* A la base, une construction récente me fait pensé à une sacristie.

* Sur la hauteur, une forme presque ronde qui est une tour-escalier.

 Je guette les échauguettes

Je sais tout maintenant !

* La façade Ouest comporte deux échauguettes sur culots.

* Elles complètent un système défensif basé sur des mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Au dessus un chemin de ronde couvert est identifiable. Il est aujourd'hui protégé par un grillage anti-oiseaux.

* La façade Est est dépourvue d'échauguette (qu'elle en est la raison ?).

* Dans la partie supérieure des quatre façades, de nombreuses ouvertures ont été aménagées. Je suis étonné par leur asymétrie d'emplacement et de forme.

* Ces ouvertures sont évidemment des fenêtres pour amener la lumière dans les nombreuses salles nommées : Les chambres.

* Une des ouvertures, avec ses deux trous de boulin en dessous, m'interpelle.

Etait ce une bretèche ?

Ou le fantôme des latrines ?

 

Deux petites curiosités

     Lentement, j'erre autour de la tour (sans tournis) à la recherche de la porte d'entrée de l'église. Soudain une fenêtre basse (sacristie ou petite chapelle récente) attire mon attention.

Savez vous ce qu'est cette gravure ?

 

        L'intérieur :

Sésame : Ouvre toi !
    Dans cette immense masse de pierre, la porte d'entrée (du 21ème siècle) semble invisible. Il me faut un peu de temps pour la remarquer. Il n'y a point de statut de Saint, ni d'ornement sculpté. Le Gothique flamboyant est inconnu en ce lieu

 C'est la première fois que je vois une porte d'église aussi sobre.

     Lentement, je m'avance et je pousse.

  Un arc en ciel de beautés colorées

Colorée

Quel choc !

   L'extérieur était si sobre, si "militaire", que je m'attendais à ne voir que la couleur de la pierre. Hors, l'intérieur est lumineux, coloré, multiple.

* Le choeur évidemment est lumineux grâce aux fenêtres. Mais c'est surtout les formes peintes qui me fascinent.

* Le plafond n'est pas en reste grâce à ses fines nervures peintes et sa rosace colorée au niveau de la clé de voûte.

* Le baptistère a aussi la chance d'être dans un enfeu décoré.

 

Vais je découvrir les entrailles ?

    Derrière la chaire, une porte permet d'accéder à l'escalier. J'espère pouvoir monter les 100 marches vers les "chambres".

  Hélas, la porte est fermée. Je ne connaîtrai jamais les secrets de cette incroyable église.

 

 

Histoire de l'église :

* Au début du 15ème siècle (1442 ?), considérant que les villageois d'Inières ne possèdent pas de fort pour se protéger, l'évêque de Rodez autorise l'aménagement de fortifications pour l'église.

* En 1555, située à l'étage supérieur de l'église, une "chambre" est vendue.

* En 1462, un capitaine est nommé par l'évêque de Rodez.

* En 1468, une tour de défense est ajoutée à l'église.

* En 1587, il semble que des chambres dans la tour soient toujours louées.

* En 1671, certaines chambres sont toujours louées.

* En 1921, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Nativité) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Quelle incroyable église fortifiée !

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fortifiées
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 07:05

 

Département 12 - AVEYRON

 

Est ce le château au bout de cette ruelle ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 28' 40.372" N 2° 30' 26.935" E
 44.477881°  2.507482°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Je suis pressé !

     Il y a tant de châteaux Aveyronnais à voir durant mes congés et il me reste si peu de jours avant mon départ que je ne prends pas le temps de me poser. Après avoir vu un site médiéval dans le bourg de Salles la Source, je galope à 5km au Nord pour voir (trop ?) rapidement le château de Solsac.

  Le "trop" signifie qu'aujourd'hui, je regrette de ne point avoir pris plus d'images. J'espère que cela me servira de leçon.

 Une échauguette modernisée

Minimal mais joli

    L'imposant mur ne révèle aucun indice sur son âge et le comporte aucun signe de système défensif. Mais en levant les yeux, je vois une échauguette sur culots. Si ce bâtiment était mien, j'installerais mon bureau dans cette ronde construction pour rédiger mes articles du blog. Je m'imagine déjà lire des ouvrages médiévaux éclairé par la petite fenêtre.

 

Une autre surprise
    Pour mieux comprendre l'architecture de cette construction fortifiée, je prends un peu de recul. Cette "astuce" que j'utilise souvent me permet de voir :

* Une tour parallélépipédique dépourvue d'archère, de crénelage et de mâchicoulis (voir vocabulaire),

* Une construction en encorbellement.

Quelle fut la fonction de cette construction ?

1 - Une bretèche ?

2 - Des latrines ?

* Ne pouvant point voir si une porte existe en dessous, l'option 1 est difficile à identifier.

* Mais je pressens que l'étage supérieur était l'habitation des propriétaires. Si mon raisonnement est correct, l'option 2 est la bonne.

Quel est votre ressenti ?

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée non visitable. 

 

 

Histoire du château :

* En 1295, sur la demande de Guillaume de Bournazel, le maçon P. Cartaillac construit une maison en ce lieu.

* Au 15ème siècle, la maison est la propriété de plusieurs familles dont :

- Arnaud de Montferrant,

- Jean de Sala.

* Au début du 17ème siècle (?),  la maison appartient à la famille Masnaud.

* En 1610, Géraud de Masnaud fait construire une maison (un château ?) avec tour éclairée par 12 fenêtres.

* En 1641, François de Masnau (il semblerait que le D n'exista plus à la fin du nom) achète la seigneurie à Jean de Tullier.

* A la fin du 17ème siècle (?), par mariage, le site appartient à Paul-Jacques de Lordat.

* En 1721, Firmin de Vialar achète la propriété à la famille Lordat.

* Vers 1790, bien que les révolutionnaires ne réquisitionnent point le domaine, Guillaume et Henri Vialar abandonnent le site et émigrent.

* En 1811, un héritier Vilar figure dans les registres d'imposition du département.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur est interdite.

 

 

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Le château m'a vu avant que je le vois

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bertholène est située à 40km au Nord-Ouest de Millau, à 15km au Nord-Est de Rodez et à 8km au Sud-Est de Bozouls (voir ce bourg).

     Coordonnées du château :

44° 23' 45.658" N 2° 46' 45.476" E
 44.396016°  2.779299°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   Sur une butte surplombant le bourg, une ruine médiévale surveille les alentours avec sérieux. La position est idéale pour l'établissement d'un château fort. 

   Même si elle semble ruinée, cette construction de 7 siècles va être mon plaisir de cette fin d'après midi de printemps.

  Les remparts sont posés sur le roc

Les murs

    Ma première approche m'amène vers les murs et remparts extérieurs de cette forteresse. Par endroit, ils ont été posés sur le rocher, rendant l'accès plus difficile pour l'assaillant et augmentant la solidité en limitant ainsi le travail des sapeurs.

   Pour relier certaines parties du rocher initial, des  arcs de décharge ont été aménagés (je vous en avais montré un extraordinaire au château de Roquefixade dans le département de l'Ariège).

 

Le long rempart

    En avant  de la façade principale, le rempart a beaucoup souffert. Il est arasé ne laissant pas deviner la présence d'archère ni de crénelage (voir vocabulaire). Les pierres sont de tailles asymétriques et de provenance diverses.

  Il ne reste que peu, mais quel spectacle

La façade
   Derrière le mur arasé du rempart, une façade moderne et médiévale se dore au soleil.

Pourquoi ai je utilisé ces 2 termes ?

La réponse n'est que constatation :

 * Sur la droite, une ronde tour défensive rappelle les grandes heures médiévales du château.
 * Mais la tour a été modifiée par l'ouverture de fenêtres.

 * L'imposante courtine n'a plus ses systèmes défensifs. Elle a été assagie par de simples fenêtres en partie médiane et des fenêtres à meneaux en croix à l'étage supérieur.

* Sur la gauche, une tour presque jumelle à la première, a gardé sa rigueur médiévale. Je suis surpris qu'elle ne comporte aucune fente de tir.

Avez vous remarqué la tour semi-circulaire au second plan ?

 

Je veux entrer

    Lentement, je contourne le site pour trouver l'entrée. C'est à ce moment que je rencontre un système de tir classique  la fin du 15ème siècle.

  Je suis aveuglé par la beauté médiévale

        L'intérieur :

Vais je rester dehors ?

    Les hauts remparts m'empêche d'entrer, les maisons collées au château sont infranchissables. La seule porte moderne en bois est fermée. 

Suis je condamné dehors ?

 

L'espoir de la lumière

   Soudain, une lumière traverse les arbres et me donne la direction. Tout en respectant la zone de sécurité, je peux admirer les entrailles de cette beauté de 7 siècles. 

   L'autre coté de la façade montre les fenêtres à coussiège et les axes de circulation.

  Il y a bien d'autres détails à admirer, mais je ne vous les révèlerai pas pour vous permettre de jouer les détectives lorsque vous rencontrerez cette belle ruine Aveyronnaise.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, présence d'un château fort en pierre.

* Au 14ème siècle, le seigneurie relève du Baron (voir titre de noblesse) de Sévérac et du Comte de Rodez.

* En 1349, le seigneur de Bertholène participe à une joute organisée par le Roi de Majorque.

* En 1345, en présence du seigneur, les habitants de Bertholène et de Laissac s'engagent à garder le château et à l'entretenir.

* En 1349, l'accord signé quatre ans auparavant est reconduit.

* En 1550, le domaine appartient à François d'Hèbles.

* En 1569, le Sieur Hébles ayant épousé la cause des Protestants, le château est attaqué et canonné par les Catholiques.  La construction fortifiée est pillée, tous les défenseurs sont tués. Seule Marie de Bertholène, femme de François, est épargnée.

* En cette fin de 16ème siècle, le domaine appartient à la famille Faramond. Le château est partiellement reconstruit.

* En cette fin de 17ème siècle, la famille Berne devient propriétaire du château. Elle aménage une façade "moderne".

* En 1697, le site est possession de la famille De Vezins.

* En 1792, la famille De Vezins est chassée par les Révolutionnaires.

* En 1839, Edouart Maisonabe, avocat à Rodes, achète le château. Il récupère de nombreux matériaux et pierres pour construire une maison bourgeoise dans la plaine à  La Caze.

* Au milieu du 19ème siècle, une église et un presbytère sont aménagés dans les dépendances.

* Au début du 20ème siècle, l'abbé Triadou (curé du bourg) achète les ruines du château.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde tente de faire revivre la ruine.

* En 1999, durant les fouilles, plusieurs objets du 17ème siècle sont retrouvés.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur ne semble pas possible.

 

Le drapeau du Rouergue flotte toujours

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Un bijou médiéval dans un écrin de verdure

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Cruéjouls est située à 25km à l'Ouest de La Canourgue, à 20km au Nord-Est de Rodez et à 10km à l'Est de Bozouls (voir son château).

     Coordonnées du château :

44° 26' 42.864" N
2° 51' 24.016" E
 44.44524°
 2.856671°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

    Posée sur un mamelon à la sortie Nord-Ouest du bourg, une construction tout en rondeur domine la vallée du Dourdou située au Nord. Où sont les courtines ?

  Curieusement, en fonction des livres et brochures, ce site porte le qualificatif de :

- Château,

- Donjon,

- Manoir.

 

Elle est bien ronde !

    Toutes ses rondeurs me fascinent. L'absence de courtine rectiligne est rare pour une construction médiévale fortifiée.

  Pensez vous que ses rondeurs aient (ou auraient) pu inspirer des artistes comme :

- Régine Fabjanczyk

- ou Caterina Zacchetti ?

 

Y a-t-il des défenses ?
    En avant de cette construction, il y a un petit muret. Sa hauteur n'en fait pas une protection efficace, et son épaisseur me laisse douter qu'il fut construit au Moyen Âge.

     Dans ses formes généreuses, je cherche quelques indices de système défensif. Les parois sont borgnes ou possèdent en étage de petites ouvertures de lumière rectangulaires qui ne sont point défensives. Où est l'entrée ?

   Au sommet, la toiture en faible pente avec des épaisses tuiles calcaire ne laisse point entrevoir un chemin de ronde ni des mâchicoulis (voir vocabulaire). 

Diantre !

N'était ce qu'un habitat de repli ?

 

Je m'approche

   Tout en respectant la propriété privée et le silence du lieu, je m'approche en ne faisant que "couiner en silence" ma lourde armure de Chevalier-Castellologue-Amateur.

J'entends un bruit dans ma chausse gauche

Que vois je ?

 * Sur la hauteur, des pierres dont la dimension diminue avec la hauteur.

 * En partie basse, une fente verticale dont je ne peux affirmer si elle fut défensive ou éclairante.

 * Entre 2 tours, la petite courtine comporte :

- En partie basse, ce que j'imagine être une ancienne porte d'accès.

- Au dessus, un axe de circulation (et peut être de défense si porte il y avait).

Quel énigmatique bâtiment !

  Enigmatique restera cette beauté médiévale !

        L'intérieur :

Porte close

   Lentement, je m'avance vers la porte. Hélas, la propriété privée est interdite à la visite. Je n'aurai aucune réponse à mes doutes.

   Je me console en m'abreuvant de la littérature que j'ai emportée dans ma besace.

Comme je suis un Chevalier, je la partage avec vous.

 

Les écrits

* Le bâtiment comporte :

- Un sous-sol,

- Un rez de chaussée,

- Un étage.

* Chaque niveau est séparé par une voûte en berceau.

* Les murs ont une épaisseur de 1,5m à 2,5m

* Une salle en sous-sol comporte une cheminée prouvant qu'elle fut habitée.

* Une salle en sous-sol possède la margelle d'un puits aujourd'hui comblé.

* L'une des tours possède un escalier de pierre en spirale desservant tous les étages.

* Une salle à l'étage comporte un écusson aux armes de Nogaret de Trélans

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, un seigneur de Cruéjouls est cité. La seigneurie dépend de la Baronnie (voir titre de noblesse) de Calmont d'Olt.

* Au 15ème siècle, il semble que l'actuel château soit construit (à vérifier).

* En 1478, après un siècle et demi de possession, la famille de Cruéjouls abandonne le château au profit des La Panousse.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, les Protestants souhaitent que le seigneur de Cruéjouls participe à leur révolte. Mais il ne se laisse pas convaincre.

* En 1581, le site est exploité par Antoine Salving, marchand à Espalion. La famille La Panousse est toujours propriétaire du château et des terres.

* En 1600, la famille La Panousse vend la seigneurie à Claude de Nogaret, Vicomte de Trélans. Ce personnage détient aussi le château de Caylaret à quelques kilomètres de là.

* En 1725, le site appartient à Pierre de Bonhomme, Trésorier général à Montauban.

* En 1779, le château est vendu à Jean Viguier de Grun, ancien Gouverneur des Pages des Grandes Ecuries du Roi.

* En 1788, le Marquis de Pégayrolles baille le site à un avocat, Pierre Gervais, habitant à Caylaret.

* Au milieu du 19ème siècle, le Marquis vend la seigneurie.

* A la fin du 19ème siècle, le site est possession de Sylvain Gervais.

* Vers 1930, le château est occupé par une école libre de jeunes filles.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée et la quiétude de ses habitants. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Fascinantes rondeurs !

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 08:30

  Au Moyen Âge, point de fil électrique traversait le paysage

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Coupiac est située à 40km au Sud-Ouest de Millau, 30km Est-Nord-Est d'Albi et à 8km au Sud-Est de Réquista.

     Coordonnées du château :

43° 57' 14.13" N
2° 34' 51.712" E
 43.953925°
 2.581031°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

     Par la route qui serpente au Nord du bourg, dans une trouée je vois à gauche de l'église, la construction fortifiée qui est le terminus de la croisade matinale. Deux tours rondes encadrant une petite courtine

  Je dépose mon destrier sur le parking proche du château et je commence mes observations.

 

Analyse générale 

* Le château de Coupiac a une forme parallélépipédique dont une tour et un pan de courtine ont disparu (voir la cause dans l'historique).

* Il est bâti sur un rocher aplani.

* Sur toutes les constructions rondes, de nombreuses latrines sont visibles et parfois sur plusieurs niveaux.

 

Les systèmes défensifs
     Un château fortifié se doit de posséder des systèmes défensifs. Même si la construction de Coupiac a été modernisée pour plus de confort, elle garde encore les traces de son passé guerrier.

 Que vois je :

* Sur une tour, présence d'une archère droite.

* Sur une courtine, une belle archère cruciforme à croix pattée.

* A mi-hauteur, une arquebusière ou couleuvrine.

* Puis une canonnière.

* Et enfin, en haut de courtine, les vestiges de mâchicoulis.

 

        L'intérieur :
Echec
   Hélas, en cette matinée de printemps, le château n'est point ouvert. Mais en me contorsionnant, je peux admirer à travers les jours de la porte.

 

Que vois je ?

1 - Une longue allée en pente douce amène à une façade modernisée.

2 - Sur la gauche, il devait y avoir une courtine, disparu il y a plusieurs siècles.

3 - Sur la droite, une rigole au sol récupérant les eaux de pluie.

  Pour le reste de la visite, je vous propose de le découvrir par vous même lors de vos prochaines vacances en Rouergue.

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, le site est la propriété des Comtes (voir titre de noblesse) d'Armagnac (voir liste).

* En 1372, une bande armée, composée de 70 soldats, attaque le château, mais elle ne parvient pas à le conquérir.

* A la fin du 15ème siècle, le Roi de France Louis XI (voir liste) ordonne la démolition d'une des tours en représailles à la révolte du Comtesd'Armagnac.

* Au début du 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, Jean III de Panat, seigneur de Coupiac, est commandant des troupes de Protestants en Languedoc.

* Au 16ème siècle, la famille Levis de Castelperse est propriétaire du château.

* Au 18ème siècle, le château appartient successivement aux familles :

- Brunet,

- Izarn de Méjanel.

* Vers 1792, les Révolutionnaires brûlent les archives du château.

* Vers le milieu du 19ème siècle, les descendants de la famille Izarn de Méjanel vendent le château à monsieur Bonnet, notaire de profession.

* Au 20ème siècle, la commune est propriétaire du site.

* En 1905, la municipalité quémande des subventions pour la réparation des toitures.

* En 1982, une association de sauvegarde est créée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante. Veuillez vous renseigner sur les heures d'ouverture.

 

Le château survole les toits des maisons

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Connaissez vous la formule magique pour écarter les arbres ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bor et Bar est située à 40km au Sud-Ouest de Rodez, à 30km au Nord d'Albi et à 20km au Sud de Villefranche de Rouergue.

     Coordonnées du château :

44° 11' 8.869" N
2° 4' 32.434" E
 44.185797°
 2.075676°

 

Le château : 
        L'extérieur :
L'approche

    A un jet de flèche au Sud du petit village de Bar une colline porte les ruines de l'ancien château fort. Sa position en bordure de la rivière Viaur est idéale pour surveiller le passage vers les hauts plateaux du Ségala.

   Pour mieux ressentir cet ancêtre médiéval, je sors de ma poche la représentation de sa splendeur.

Sera-t-il aussi beau au 21ème siècle ?

  Sont ce les flammes de l'enfer qui rougeoient cette tour ?

La découverte

    Lentement, je m'avance en écartant les branches des arbres et en prenant soin de ne point griffer mes magnifiques mollets de Chevalier.

   Une ronde tour me regarde en pouffant de rire.

Suis je si ridicule dans le bois ?

   Je tente de l'approcher et soudain je remarque la présence d'un fossé comblé. Je suppose qu'il entourait le site, mais la végétation m'empêche de vérifier mon hypothèse.

  Sur le croquis, en avant du château il y a un jardin médiéval. Son fantôme n'apparaît pas dans les hautes herbes.

 

La tour solitaire
     Je consulte de plan pour définir quelle tour est en face de moi. La mission est impossible car je manque de repère sur cette ruine.

  Je suis étonné par la piètre qualité de taille des pierres ainsi que le mauvais jointement. Ceci est surprenant car en opposition avec le croquis du château.

   A mi-auteur actuelle (je vous rappelle que dans une ruine, les gravas et les siècles ont fait monter la hauteur du sol de plusieurs mètres) je vois une grande fente verticale. Même si sa largeur a été causée par les siècles sans entretien, je subodore que cela devait correspondre à une fente de lumière ou une archère.

   Peut être aurai je la réponse en regardant dans la tour.

  'Entrez Chevalier' me murmure la tour

Je fais le tour de... la tour

   Lentement, je contourne cette beauté millénaire et solitaire pour mieux la comprendre. Grâce aux vestiges des départs de mur (dont les remblais semblent peu solides), je suis certain que j'ai en face de moi une tour d'angle.

 

L'intérieur de la tour
    Le temps a fait son terrible travail de destruction, les entrailles de cette tour ne me révèlent rien. Le parement intérieur est illisible, la fonction initiale de l'ouverture n'est point identifiable.

  Seule l'épaisseur du mur m'informe de l'ancienneté de la tour.

 

Qu'est ce ?

    Lentement, je m'éloigne de ce vestige d'un autre temps quand je suis interpellé (vous ai je déjà dit que les pierres me parlent et le hèlent ?).

    Les arbres s'écartent me laissant voir un imposant bâtiment. Il me semble identifier les bases d'une ronde tour  dont le diamètre est supérieur au précédent vestige. La haute paroi ne m'informe pas de la fonction exacte de cette tour ni de son âge.

 

 

Histoire du château :

* En 1171, le site fortifié appartient à l'évêque d'Albi.

* En 1285, cautionné par le Roi de France (voir liste), Bernard (et Bertrand ?) de Bar occupe(nt) le château.

* En 1361, les Anglais attaquent puis prennent le château.

* En 1364, les Anglais quittent le site fortifié.

* En 1436, Rodrigue de Villandrando s'empare du château.

* En 1614, le dernier membre de la lignée de la famille De Bar s'éteint sans héritier. Le fief appartient à Jean de Salès.

* En 1682, un acte fait foi que le sieur Tamus et la famille de la Guimerie ont détérioré le château, les meubles et autres mobiliers.

* En 1686, malgré son état partiel de ruine, le château est habité.

* Au 17ème siècle, le château appartient successivement à :

- Jules de la Roque Bouillac,

- François de Pommeyrol-Jalenques,

- La famille : Roquefeuil de Versols.

* Durant la première moitié du 18ème siècle, le fief est toujours possession de la famille Roquefeuil de Versols.

* En 1749, le château et les terres sont vendus aux deux sieurs :

- Courrège,

- Fricou.

* Au 20ème siècle, le château appartient à la famille Fricou.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est dangereuse, veuillez être très prudents en évitant de monter sur les murs.

 

Dans son écrin de verdure, la ruine garde tous ses secrets

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Une montagne de pierres survole les grands arbres

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Belcastel est située à 35km au Sud-Est de Figeac, à 25km Est-Nord-Est de Villefranche de Rouergue et  20km Ouest-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 23' 20.951" N
2° 20' 11.184' E
 44.389153°
 2.33644°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La rage est en moi !

Ce site est il ensorcelé ?

Suis je maudit par le Saint de cette paroisse ?

  Je suis venu 2 fois en ce lieu pour visiter cette beauté et.... par deux fois, close fut la porte. 

  Conséquence, je ne vais vous montrer que l'extérieur de ce château fort si connu et médiatisé.

   Quel magnifique château fort et rustre

La découverte
   En arrivant dans le petit bourg, survolant les maisons, je vois la masse impressionante du château.

Quelle puissance !

 Lentement je contourne cette construction pour mieux la ressentir. 

 

Première analyse 

   Les bâtiments sont entourés par un rempart posé sur le rocher. Ces hauts murs étaient protégés par des tours flanques semi-circulaires ainsi que des échauguettes posées sur culots dans certains angles.

   Bien que le rempart soit arasé, il semble évident que crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire) complétaient le système défensif.

 

Quel enchevêtrement
   Le plus impressionnant est l'assemblage de murs, de bâtiments d'époques différentes et de diverses fonctions.

* Une ronde tour défensive accrochée à un bâtiment rectangulaire.

* Un bâtiment d'habitation possède des vestiges de mâchicoulis.

* Une façade donnant vers l'apic a été ouverte de nombreuses fenêtres.

* Cette façade à multiples fenêtres est protégée aux angles par de hautes échauguettes sur culots.

* Ces échauguettes tranchent par rapport à celles du rempart extérieur.

Avez vous remarqué la différence de qualité et de taille des pierres des multiples bâtiments ?

  Une entrée fortifiée surveillée par le donjon

Supputations et affirmations !

    Avant d'aller plus loin dans la découverte de ce château fort, je fais le bilan de mes constatations.

* Avec un donjon carré et central, le site a donc été construit avant le 13ème siècle.

* Avec ses tours rondes, il semble évident que les défenses ont été améliorées à partir du 13ème siècle.

* Avec ses fenêtres à meneaux en croix, il est évident que ce château ne fut point une garnison mais bien la résidence d'un seigneur.

* Avec l'absence de canonnière, il semble que sa situation géographique ne lui a pas permis d'avoir un rôle défensif important à partir du 15ème siècle.

 

L'entrée fortifiée

    Comme il se doit, l'entrée de ce château médiéval est fortifiée. Le contrôle de la porte est réalisée par deux tours rondes. Evidemment, un pont levis (symbolisé par les deux fentes ayant reçu les flèches de levage) protégeait l'entrée.

  De loin, je ne peux pas distinguer une herse ni un assommoir. Je dois m'approcher.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la porte ne s'ouvre pas en ce début de printemps si peu touristique. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire du château :

* En 1040, une famille Belcastel est cité. Un château existe.

* En 1251, Raymond de Belcastel vend le château au Comte (voir titre de noblesse) Hugues de Rodez.

* A milieu du 13ème siècle,le Comte aménage le château et améliore ses fortifications.

* Au 14ème siècle (1378 ?), durant la guerre de Cent Ans, les Routiers, commandés par Mérigot Marchez, s'emparent du château par une ruse.

* En 1386, le château est donné à Alzias Saunhac par le Comte Jean III d'Armagnac.

* En 1407, Alzias Saunhac, seigneur de Belcastel, devient sénéchal de Beaucaire puis Chambellan de la Reine Jeanne de Naples.
* Au milieu du 15ème siècle, le château est possession de l'abbaye de Bonnecombe (à vérifier).

* En 1453, le château est propriété de la famille Saunhac.

* En 1545, le château est profondément remanié (à vérifier).

* En 1592, le château est possession de la famille Bournazel (voir leur autre château).

* En 1788, le château n'est plus habité.

* Au milieu du 20ème siècle, le château est mis en vente.

* A la fin du 20ème siècle, les nouveaux propriétaires consolident et aménagent le site, puis l'ouvre à la visite.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible certains jours, renseignez vous.

 

Quelle vue !

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Survolant le bourg, les vestiges du château fort surveillent les touristes !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Aubin est située à 35km au Nord-Ouest de Rodez, à 17km au Sud-Est de Figeac et à 4km au Sud de Decazeville.

     Coordonnées du château :

44° 31' 44.184" N
2° 14' 59.723' E
 44.52894°
 2.249923°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   En arrivant dans le bourg, je n'ai point à chercher durant un long moment pour trouver l'emplacement du château. La beauté de pierre, but de ma matinée, est posée sur la crête rocheuse dominant Aubin. Une citerne creusée dans le roc

   Comme à mon habitude, je coure vers elle (voir explication ici), mais un panneau me quémande la prudence. C'est donc à pas feutrés que je me dirige vers le sommet de la butte portant le château fort.

 

Les premières découvertes

    Une émotion intense s'emparre de moi en gravissant cet escalier de pierre. J'imagine le nombre de soldats, d'attaquants et de défenseurs ayant franchi ce lieu durant 10 siècles.

    Quelques mètres plus hauts, je découvre des parties du rocher taillé en angle droit. Ceci n'est point les traces d'une carrière de pierre mais les vestiges de maisons ou de bâtiments.

   Ces banquettes ont du porter un mur épais. Le rocher creusé en forme de cercle est l'apothéose des traces de vie.

   Vous avez évidemment reconnu une citerne.

  De nombreux bâtiments profitaient de la défense efficace de la tour carrée

Les traces de poutres
    A chaque pas, des traces du passé s'affichent fièrement. C'est ainsi que je rencontre l'emplacement d'un grandiose bâtiment. Au sol, je ne remarque aucune trace de séparation.

La salle était elle si grande ?

   Au dessus, les imposants trous carrés m'informent que des poutres servaient de support au plafond. La hauteur est impressionnante.

Etait ce la aula du château ?

 

Au sommet de la crête

   Evidemment, vous avez remarqué une construction presque entière au dessus de la paroi verticale. Il me faut de suite la visiter. Mon envie de pierre me fait monter (par un chemin facile). Sur la crête, je vois un chemin de croix, au bout de cette ligne la tour carrée me fait signe (avec son drapeau).

 

La tour

     La tour à base carrée est arasée. Point de crénelage ni de mâchicoulis (voir vocabulaire) apparaît. Une ouverture en partie basse m'invite à entrer.

  L'ancienne chapelle castrale

        L'intérieur :

Les entrailles de la tour

   Avec précaution, je franchis la porte de l'unique vestige. Ma fascination va d'abord au rocher non aplani servant de base à la construction.

Suis je en ce moment dans le ratier ?

  Au dessus, une baie avec un ébrasement intérieur important ressemble à une fenêtre du 12ème siècle.

Avez vous remarqué l'épaisseur du mur ?

   Une autre ouverture me surprend. Elle est trop droite pour une fenêtre, trop large pour un système défensif, trop haute pour des latrines.

Serait ce une porte pour le chemin de ronde ?

 

C'est la fin

   A regret, je sors de cette tour qui ne m'a pas révélé tous ses secrets et je me jette sur les remparts. Pour vous laisser quelques surprises lors de vos prochaines vacances en ce lieu, je ne vais point tout vous décrire. Je vous laisse admirer l'ancienne église et je repars vers d'autres aventures Aveyronnaises.

 

 

Histoire du château :

* En 198, un poste fortifié est/serait aménagé sur l'ordre d'un Général Romain nommé : Albinus (c'est ce qu'affirme la tradition populaire).

* Au 10ème siècle, le site est possession de Raymond II Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 12ème siècle, le château est possession de la famille Frotard.

* Au milieu du 12ème siècle, une branche de la famille d'Estaing devient propriétaire du château.

* A la fin du 13ème siècle, de nombreux copropriétaires se partagent le château et les terres, dont le Comte de Rodez et la famille Fabrefort.

* En 1323, Hélène, une des héritières de la famille Fabrefort, épouse Jean de Morlhon et apporte le château en dot.

* En 1394, les défenses du château sont améliorées.

* Vers 1495, une troupe armée commandée par Salazart, attaque la ville, la saccage et la brûle.

* Au début du 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, de riches bourgeois font construire des habitations dans l'enceinte fortifiée.

* En 1590, les Huguenots s'emparent de la ville. Le sieur Richard de Poux, commandant du château, lutte contre les Protestants puis les chasse.

* En 1574, Henri de Navarre, Comte de Rodez, fait détruire les aménagements fortifiés réalisés par les nobles au début du siècle.
* Au milieu du 17ème siècle, la garnison quitte le château. Le site fortifié n'est plus entretenu.

* En 1668, deux tours sont encore visibles.

* En 1737, l'église n'étant plus consolidée, les autorités interdisent son utilisation.

* Vers 1792,  les révolutionnaires réquisitionnent les vestiges du fort et les vendent à Guillaume Bergougnon. C'est un "prête nom" pour Jean Antoine Marie Brassat Saint Parthem.
* En cette fin du 18ème siècle, la ville est renommée. De Albin, elle passe à Aubin.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible en prenant soin de ne pas glisser, ni lutter contre le vent.

 

Quel paysage !

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce un phare surveillant les bois ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Alrance est située à 30km Ouest-Nord-Ouest de Millau, à 25km au Sud-Sud-Est de Rodez et à 8km au Sud-Ouest de Salles Curan.

  Peyrebrune est positionnée à 1km à l'Est d'Alrance.

     Coordonnées de la tour :

44° 7' 53.893" N
2° 41' 58.978" E
 44.131637°
 2.699716°

 

La tour : 
        L'extérieur :
La découverte

     Pour découvrir la tour de Peyrebrune, rien de plus simple : Il suffit de suivre les panneaux. Après quelques minutes de chevauchée facile je vois une forme longiligne dépassée des arbres.

   Cette forme n'est point une simple tour, c'est le vestige de l'ancien château fort de Peyrebrune.

  Fière et droite est cette tour solitaire

La montée vers... elle

    Pour faciliter la montée vers les vestiges du château, l'époque moderne a construit des marches. Voila une initiative qui ne va point laisser de trace de griffures sur mes magnifiques mollets.

   Soudain, tel un chien de chasse, je suis en arrêt.

Comprenez vous ma stupéfaction ?

  Au sommet de cette beauté médiévale trône une statut catholique. Comme il est très rare de voir le symbole de la Vierge sur un toit de château, je subodore que cet ajout a été réalisé il y a peu de temps. L'analyse de l'historique répond à ma question.

 

Analyse de la tour
    Cette beauté médiévale de cinq étages comporte :

* Sur la hauteur, quelques rares fentes verticales. C'est un compromis entre petite archère et puits de lumière.

* Au sommet, un magnifique hourdage en bois posé sur des consoles et formant mâchicoulis.

Cela me rapelle l'église de Woël !

* En dessous de la salle couverte il y a des grandes ouvertures devant éclairer une salle de confort :

- Salle de garde ?

- Résidence seigneuriale de repli ?

  Les mystères se révèlent

Je suis à ses pieds

   Sur le plateau, de nombreuses questions que je me posais trouvent leurs réponses.

1 - Un vestige de haut mur, aux pierres pauvrement taillées et peu jointives, m'informe qu'un rempart entourait le site.

2 - D'autres vestiges prouvent que des bâtiments existaient.

3 - Une grande surface plane en avant de la tour m'indique la présence d'un bâtiment accolé.

4  -La porte en partie basse ne doit point être médiévale. A ce niveau, il devait y avoir un ratier (voir vocabulaire) ou une cave accessible uniquement de l'étage supérieur.

5 - La véritable porte d'entrée se situé au 1er étage. Elle devait être accessible par un pont levis ou une passerelle extractible en bois. Aujourd'hui, la montée s'effectue par un escalier en pierre très moderne.

6 - De nombreuses pierres sculptées, certainement découvertes durant les fouilles, montrent la richesse et le goût des anciens habitants.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la porte ne s'ouvre point. Je repars avec mon questionnement et mes supputations.

Porte close, mais souvenir impérissable !

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, la famille Gac de Peyrebrune est citée.

* Au début du 13ème siècle, le site appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 13ème siècle, le château est échangé contre les terres de Marcilhac. Le nouveau propriétaire est la famille De Panat.

* En 1428, la famille De Levis devient propriétaire de Peyrebrune.

* En 1465, le château est reconstruit.

* En 1468, Antoine de Chabanne demande la destruction du château. Tenant à leur château, les habitants donnent une somme importante pour sa "sauvegarde".

* En 1504, par héritage, le site appartient à la famille Caspelpers.

* Vers 1630, Louis de Brunet reçoit le site de Peyrebrune suite à son mariage avec Anne de Castelpers.

* En 1630, comme pour beaucoup de sites fortifiés du Royaume, Richelieu ordonne la destruction du château. Ruine sera l'avenir de cet ancêtre du Moyen Âge.

* Au début du 19ème siècle, e château appartient à une famille de cultivateur.

* En 1848, quelques habitants tentent de détruire la haute tour.  Après plusieurs tentatives, ils renoncent.

* En 1898, l'abbé Hippolyte Lamouroux achète le château. il fait implanté une statut de vierge sur la tour.

* Au 20ème siècle, le site appartient à la paroisse d'Alrance et administré par une société immobilière de l'évêché de Rodez.

* A la fin du 20ème siècle, des étudiants tentent de réaliser des fouilles pour retrouver les traces des murs du château.

* En 2002, l'association de sauvegarde "Les amis de Peyrebrune" est créée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite, mais je vous conseille de ne point venir avec une arme de chasse. La visite de l'intérieur de la tour est possible certains jours dans l'année. Renseignez vous.

 

Est ce le blason du propriétaire ?

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