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Ombre et lumière

25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

  Je pressens que plaisir je vais avoir !

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Peyreleau se situe à la frontière entre l'Aveyron et la Lozère, à 50km au Sud-Est de Rodez, à 17km à l'Est de Meyrueis et à 12km au Nord-Est de Millau (voir son beffroi).

 

     Coordonnées du château :

44° 11' 19.172" N3° 12' 29.138" E
 44.188659° 3.208094°

 

 

Le château : 

        L'extérieur : 

La découverte

   Posée sur une plateforme rocheuse, une haute tour regarde les nombreux touristes s'extasier du paysage.

  Une tour trop caricaturale pour être médiévale

L'analyse 

   Lentement je gravis le dénivelé pour conquérir le plateau rocheux et la haute construction.

* Certains historiens supposent que l'église paroissiale serait l'ancienne chapelle castrale.

* Le rocher n'a certainement pas porté un immense château fort, mais sa position élevée et son emplacement furent stratégiques.

* Au sommet, je remarque des pierres formant rempart (ou chemise).

* Il m'est difficile d'affirmer que ces murets ont été construits au Moyen Âge.

* La tour, aux allures de système défensif médiéval, est en réalité une construction du  17ème siècle.

* La tour a souffert des siècles sans entretien permanent car de nombreuses pierres de consolidation s'affichent.

* Quelques ouvertures de tir pour armes à feu sont visibles.

* Au sommet, les mâchicoulis me font rêver.

 

        L'intérieur :

   Hélas, le gîte communal n'est pas visitable. Je me console en admirant le panorama Aveyronnais.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du château fort sur une plateforme rocheuse au confluent des rivières Tarn et Jonte. Il appartient au Comté (voir titre de noblesse) de Millau.

* En 1152 (?), le château est possession de la famille De Montferrand.

* Durant la deuxième moitié du 13ème siècle, le château appartient à Adalrie de la Chapelle.

* En 1269, Mostuéjouls (un bourg proche de Peyreleau) est détaché du Comté de Millau pour être sous le giron de l'évêque de Mende. Peyreleau devient l'avant poste du Comté.

* A la fin du 13ème siècle, le seigneur de Sévérac achète le château de Peyreleau.

* En 1427, le vieux château fort existe toujours.

* En 1617, Simon d'Albignac, fils de Pierre III d'Albignac, fait construire une tour sur les fondations de l'ancien château médiéval.

* En 1624, la tour reçoit une horloge.

* Au 18ème siècle, François II d'Albignac, petit-fils de Simon d'Albignac, achète le château et la seigneurie de Peyreleau. Les pierres du vieux château sont utilisées pour la construction d'un château moderne et confortable en contrebas nommé : Château Triadou.

* Au 19ème siècle, les remparts crénelés sont encore visibles.

* En 1839, la tour est réparée puis consolidée. La vielle charpente en bois est remplacée par une voûte en pierre.

* Au début du 20ème siècle, le site est acheté par monsieur Fournier.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite. Cette tour est un gite d'étape municipal.

 

 

La tour n'a pas pris une ride depuis le 17ème siècle

 

 

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 06:05

 

Département 12 - AVEYRONEst ce la jungle Amazonienne ?

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Sauveterre de Rouergue est située à 75km au Sud-Est de Cahors, à 40km au Sud de Decazeville et à 30km au Sud-Ouest de Rodez.

 

     Coordonnées du château :

44° 14' 11" N 2° 17' 40" E
 44.236529°  2.294555°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Est ce le bon endroit ?

   Mon dictionnaire affirme qu'à 3km au Nord-Ouest de Sauveterre  de Rouergue, une magnifique ruine est à découvrir. C'est donc avec précipitation et prudence que je m'enfonce dans la foret. L'endroit semble désert, le sentier est presque invisible.Est ce le fantôme d'un château fort ?

   Quelques rochers se cachent dans les branchages pour me faire croire que ce sont des anciens remparts.

Cet endroit est il ensorcelé ?

 

La découverte de l'enceinte

* Comme par enchantement, la végétation s'écarte et me laisse voir une construction faite de pierres aux dimensions aléatoires.

* Le parement du mur suivant est de qualité médiocre.

* Vu la faible hauteur, je ne vois pas de système défensif.

 

La rencontre avec une beauté

* En suivant le mur d'enceinte, en me faufilant dans la végétation j'aperçois une haute construction coté Nord.

* En prenant un peu de recul, je comprends que c'est une imposante tour.

Etait ce le donjon ?

 

Est ce le rêve d'une tour ?

  Je retourne sur mes pas, je grimpe "virtuellement" sur un arbre et je vois :

Quel joli chapeau herboré !

 

Rapide analyse

* Les dimensions de cette tour confirment ma supputation : C'est le donjon.

* Sa forme ronde me le fait dater du 13ème siècle.

* Ne voyant aucun crénelage ni vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire), je pressens que cette tour a été arasée.

* Je suis surpris de ne voir aucune archère sur la hauteur.

* Un conduit vertical me fait imaginer qu'une cheminée existait dans le bâtiment accolé.

  Mon périple de découverte m'amène à voir une ouverture basse.

Vais je découvrir les entrailles de cette beauté ?

 Est ce le royaume des toiles d'araignée ?

        L'intérieur :

Recommandations

     Ce n'est pas l'absence de grillage qui doit vous faire penser qu'une ruine est ouverte au public. Tous les bâtiments dans notre royaume sont la propriété d'une personne, d'un groupe de personnes ou d'une commune. Il est donc important de respecter la propriété privée.

    La ruine n'est pas un jardin public sécurisé. Il primordial de ne pas entrer sans respecter quelques règles de sécurité. L'idéal est de ne pas pénétrer dans un lieu sans équipement ou seul. Le risque est toujours présent dans un site en ruine.

 

La salle basse

    Lentement je m'avance pour découvrir... Ce que je pressens être la citerne (mais j'ai des doutes) ou un ratier (voir vocabulaire).

Magnifique n'est ce pas !

     Sur la gauche, je suis surpris de découvrir un puits de lumière. Mes suppositions sur un ratier ou une citerne sont donc faussent.

  Ceci vous fait comprendre qu'il ne faut jamais affirmer sur une simple "vision". C'est l'ensemble des informations collectées qui donnera une bonne réponse.

 

La découverte des salles s'enchaîne

    Par une trouée à quelques mètres du sol, j'ai la surprise de voir une fenêtre dans l'épaisseur (importante) du mur. Je me mets sur la pointe de mes chausses pour mieux comprendre cette salle et....

       .... Je découvre non point une mais deux magnifiques ouvertures. Celle de droite comporte un vestige de coussiège.

  En hiver, avec toutes ces fenêtres, la salle devait être froide. Pour remédier à cela, une seule solution : La cheminée.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle (?), sur cette pointe élevée, fermée par le confluent de 2 ravins, il semblerait qu'un château en bois (motte castrale : voir exemple) existe.

* Au 13ème siècle, le château appartient à la famille La Barrière. Il semble que ce siècle soit celui de sa construction.

* En 1300, le site est possession de la famille Solages.

* En 1629, Jeanne de Solages apporte la seigneurie en dot à François d'Albignac, Vicomte (voir titre de noblesse) de Triadou.

* A la fin du 17ème siècle, la forteresse n'est plus habitée.

* Vers 1780 (?), le sir Desmazels, homme d'affaire de la famille d'Albignac, achète la seigneurie.

* Après le décès de Desmazels, son neveu, Teula de Sardière, hérite du site.

* En 1788, Teula de Sardière se décrit comme seigneur de Castelnau.

* A la fin du 18ème siècle, Teula de Sardière fait don du site à son proche parent : Mazenc.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est dangereuse car le site n'est pas sécurisé. Le risque de recevoir une pierre est important. Soyez très prudents.

 

Il est loin le temps où les arbres avaient peur du château !

 

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 06:50

 

Département 12 - AVEYRON

  Il va falloir monter pour découvrir les secrets de cette ruine

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Nauviale est située à 50km au Sud d'Aurillac, à 25km au Nord-Ouest de Rodez et à 15km au Sud-Est de Decazeville.

 

     Coordonnées du château :

44° 31' 5.704" N 2° 26' 3.973" E
  44.518251°  2.434437°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte 

* Trouver un château fort abandonné depuis de nombreuses décennies ou se rendre dans un lieu comportant une ruine perdue dans les bois n'est pas toujours facile.

* J'ai souvent besoin des services détaillés d'une incroyable société Française nommée : IGN.

* C'est grâce à leur carte au 1/25000ème que j'ai pu déterminer l'emplacement du vieux château ruiné nommé : Beaucaire.

 Mes poils se hérissent. Je vais passer un moment magique !

Avez vous remarqué le nom différent sur la carte ?

         - Beaucaire (sur la carte)
         - Belcayre (dans ma documentation)

   Entre le vocabulaire régional et celui (peut être) officiel d'état, il y a parfois une différence.

 

 

Il est là-haut !

    A 1km au Sud-Est de Nauviale, une butte boisée porte les ruines de l'ancien château de Beaucaire ou Belcaire ou Belcayre.

   Dans la littérature, le site est décrit comme suit :

* Un polygone irrégulier,

* Avec 8 tours rondes couronnées de mâchicoulis (voir vocabulaire),

* Un corps de logis principal,

* Un donjon.

Pensez vous que tout ceci soit identifiable ?

 

  Même en ruine, la puissance du château se ressent

L'analyse 

   En arrivant à la base du château, je remarque de suite que :

* Les pierres sont en gré rouge (matériau  très usité dans la région).

* Les pierres sont symétriques en dimensions.

* La taille des pierres, sans être exceptionnelle, est correcte.

* Bien qu'arasées, les tours de défense sont nombreuses.

* Quelques détails architecturaux m'étonnent.

 

 

        L'intérieur :

La surprise

En entrant, c'est le choc !

  Le choc n'est pas du au manque de bâtiment, cela je n'en doutais, mais je suis surpris par la surface importante du château.

 

 Les ronces sont les compagnes du castellologue amateur

L'analyse

* Sous mes chausses, je sens que des pierres et des salles sont présentes, mais il y a tant de terre et d'herbe que l'aménagement du château est impossible à déterminer.

* Parfois, un mur sort du sol.

* Il tente de me montrer que des bâtiments aux murs épais emplissaient le vide actuel.

* Debout dans une ronde tour, je ne peux point imaginer les systèmes défensifs.

* Seule certitude : Les murs sont épais.

 

 

C'est la fin

   Même si une ruine est minimale, elle offre toujours une richesse unique : Le panorama.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, la famille de Panat possède les terres et le château.

* En 1232, la famille de Séverac récupère le château.

* En 1431, (durant la Guere de Cent ans) une troupe armée commandée par Bégon de la Barrière attaque et s'empare du château. Il prétend avoir reçu l'ordre des Anglais.

* La même année, les commissaires Royaux l'obligent à restituer le château à Guy de Sévérac.

* En 1426, la famille de Sévérac cède le château à Jean IV, Vicomte (voir titre de noblesse) de Lomagne (voir liste de cette famille).

* En 1467, Louis de Bourbon est seigneur de Belcayre.

* En 1481, le château change de propriétaire.

* En 1491, Jeanne de France est Baronne de Belcayre (à vérifier).

* A la fin du 15ème siècle, la famille de Sévérac récupère le château.

* En 1550, certains bâtiments du château sont en mauvais état.

* Au milieu du 16ème siècle, (durant les Guerres de Religion), les Huguenots s'emparent du château.

* En 1586, avec une toupe Catholique Royale commandée par Anne de Joyeuse récupère le château.

* En 1714, la famille Arpagon-Sévérac vend la seigneurie à Jean Forestier, sieur de Novéglise. Le château est décrit comme masure (donc très ruiné).

* Durant 2 siècles, le site appartient successivement à :

- Jean-Claude Jouéry,

- La famille Balzac-Gamarus,

- La famille Bournazel,

- La famille Fualdès.

* En 1920, le site est épierré.

* Au 20ème siècle, le site appartient à la famille Durand.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible en prenant beaucoup de précautions. Le château étant dans une propriété privée, veuillez respecter le site et les clotures.

 

  Le panorama est la richesse de toutes les ruines médiévales

 

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Quelle fut la fonction de cette fortification ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Calmont est située à 45km au Nord-Ouest de Millau, à 40km au Nord-Est d'Albi et à 12km au Sud-Sud-Ouest de Rodez.

 

     Coordonnées du site fortifié :

44° 15' 27.23" N 2° 32' 46.046" E
 44.257564°  2.546124°

 

 

La grange : 

        L'extérieur :

Le questionnement

     Après avoir visité le château de Calmont, je me dirige vers l'Est en direction de Magnin, pour voir une construction défensive assez rare durant notre 21ème siècle :

Une grange fortifiée.

   Ayant déjà visité une autre grange dans l'Aude, je me demande si celle du Rouergue sera très différente.

 

La découverte

    Au bout d'une route ombragée, un solide bâtiment millénaire proche d'une exploitation agricole moderne apparaît. Survolant les arbres, il semble presque irréel.

  Lentement, je m'avance espérant comprendre son architecture.

  Vais je trouver les secrets de sa construction ?

L'analyse 

      Que vois je :

* Une haute courtine encadrée par 2 tours rondes.
* Sa faible largeur m'interpelle.

* Courtine et tours possèdent des vestiges de mâchicoulis.

* La tour de droite possède une archère droite  (avec ouverture ronde pour arme à feu) implantée après la construction du bâtiment.

* Mais d'autres archères primitives cohabitent.

* Quelques ouvertures carrées et parfois rectangulaires ressemblent à des fenêtres "de confort".

 

Je contourne

    Tout en respectant la propriété privée, je contourne l'imposante façade. Le spectacle qui m'est offert est fascinant. Que puis je en déduire :

* Le bâtiment est parallélépipédique.

* Sa longueur est beaucoup plus importante que sa largeur.

* Chaque angle comporte une tour ronde.

* La partie centrale a presque disparu. Une grange avec un toit récent remplace les "logements".

Mais y en avait il ?

 

    La grange se dénude pour moi

        L'intérieur :

Que voir ?

   La propriété étant privée, je n'entre point. Mais grâce à l'effondrement du toit, des plafonds et d'une partie des murs, il est possible de voir les entrailles.

 

Rapide analyse

  La tour de droite semble posséder les vestiges d'un escalier en colimaçon. La partie gauche prouve que le bâtiment était habitable. Il y a :

* Des "portes" de circulation entre la tour et les salles disparues.

* Une large et profonde cheminée.

 

 

Histoire de la grange :

* En 1280, la grange est mentionnée dans un texte. Elle appartient au monastère de Bonnecombe.

* Vers 1607, les moines afferment le site à Dominique Folquier.

* En 1619, Jean Palous en a l'exploitation.

* En 1639, la gestion est donnée à Pieer Greffuelhe et Georges Drulhe.

* En 1644, Raymond Bernet et André Ballard exploitent les terres.

* En 1673, le site est exploité par Philippe Laubiès et Géraud Vernhet.

* En 1692, la gestion est donnée à Durand.

* En 1703, un nouveau "régisseur" : Boutonnet.

* En 1722, François Boutonnet régit le domaine.

* En 1740, le site est exploité par Pierre Bonnet et Jean Martin.

* En 1758, Antoine Canivenq et Jean Rouvellat exploitent le domaine.

* En 1764, le site est exploité par Guillaume Bousquet.

* En 1787, le dernier "régisseur se nomme : Cordurié.

* En 1792, les révolutionnaires s'emparent du site et le vendent au sieur Pouget.

* Durant les siècles suivants, le domaine appartient à :

- Jean Lacaze,

- Thérèse Cassagnes.

* Au 20ème siècle, le site est possession de la famille Ginisty.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite en respectant la tranquillité des habitants. La visite de l'intérieur de la propriété privée est interdite.

 

Au revoir, énigmatique fortification du Rouergue

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Voyez vous un ancien château fort ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Flavin est située à 35km au Nord-Ouest de Millau, à 10km à l'Ouest de Pont de Salars et à 9km au Sud-Sud-Est de Rodez.

 

     Coordonnées du château :

44° 16' 59.758" N 2° 36' 43.085" E
 44.283266°  2.611968°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Est ce le bon endroit ?

     A moins d'un kilomètre au Sud-Est du centre de Flavin, une voie sans issue est sensée m'amener vers une construction médiévale fortifiée. C'est ce qu'affirme mon dictionnaire des châteaux forts.

Pensez vous que je me sois trompé de route ?

 

La découverte
   Lentement je m'avance  pour découvrir à l'extérieur un imposant bâtiment agricole ancien, mais que je ne peux pas dater. Soudain, sur la gauche, une beauté apparaît.

  L'ancien château fort au au fond de la cour

L'analyse 

 

* Les années ont modifié le château.

* De nombreuses fenêtres s'ouvrent vers la lumière.

* Une imposante tour défensive est visible à gauche.

* Cette tour ronde coiffée en poudrière possède un crénelage et des mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Sur la hauteur de la tour et la courtine, plusieurs systèmes de tir pour arme à feu sont visibles.

*Diamétralement opposé à la grande tour, un vestige d'un autre temps apparaît.

 

        L'intérieur :

  La propriété privée n'est pas visitable. Je repars vers un autre site médiéval de Flavin nommé : Hyards.

 

 

Histoire du château :

* En 1284, la famille Roquetaillade possède le château.

* En 1391, le site appartient à 2 familles :

- Roquetaillade,

- De Méjanes.

* Au début du 16ème siècle, la famille Roquetaillade redevient seul propriétaire du lieu.

* En 1530, le château appartient à 2 familles :

- Laparra,

- Cros de Planèzes.

* En 1554, la famille Cros de Planèzes vend ses droits à la famille Laparra.

* En 1556, le château appartient à Clément de Saunhac.

* Quelques années plus tard, Hélène de Beaufort de Montbron, veuve de Clément, hérite du domaine.

* En 1581, Hélène donne le site à Bertrand de Saunhac d'Ampiac.

* En 1590, Bertrand vend la propriété àla famille  Grimal.

* En 1598, Guillaume de Grimal vend la seigneurie à Raymond de Védelly.

* En 1615, Guillaume de Méjanès achète le château.

* En 1753, le propriétaire du château reçoit une lettre d'un forçat de Brest. Il l'informe que son magot a été enterré dans les bois de Le Boyssou. L'histoire ne dit pas si les pièces du vol ont été retrouvées.

* En 1782, Elisabeth de Méjanès donne le site à son mari Gaspard Hyppolyte de Créato.

* En 1786, François Antoine de Rodat d'Olemps rachète les parts de Jacques de Méjanès et celles de Gaspart Hyppolyte de Créato.

* Au début du 19ème siècle, Pierre-Amans Rodat (agronome et auteur d'un livre d'agriculture) transforme le château en exploitation agricole. Certaines fortifications sont détruites.

* En 1835, les premières charrues Dombasle (voir explication) sont utilisées dans l'exploitation de Le Bouyssou.

* En 1838, François Gally achète le domaine à la famille De Rodat. Il continue l'exploitation agricole.

* Au milieu du 19ème siècle, la municipalité de Rodez hérite du château à la mort de François.

* En 1858, Monsieur de la Rochette achète le château à la municipalité.

* En 1901, le fils héritier de la Rochette vend le site à Alphonse Sudres.

* Au milieu du 20ème siècle, le fils de Alfonse hérite du château.

* A la fin du 20ème siècle, madame veuve Bertrand Anna est propriétaire du site

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de loin est libre et gratuite en respectant a propriété privée et la tranquillité de ses habitants. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Un habitat médiéval qui a su lentement changer

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 16:26

 

Département 12 - AVEYRONVoyez vous une église fortifiée ?

 

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Vézin de Lévézou est située à 60km au Sud-Ouest de Mende, à 40km au Sud-Est de Rodez et à 25km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffoi).

 

     Coordonnées de la commanderie :

44° 15' 44" N 2° 59' 4" E
 44.262199°  2.984511

 

 

La commanderie : 

        L'extérieur :

Est ce le bon endroit ?

    En arrivant dans le petit bourg, au point le plus haut, je remarque de suite l'église : Massive, anguleuse. Ce bâtiment religieux ne semble pas avoir été fortifié.

   Je m'approche de la porte, mais elle ne s'ouvre pas.

Vais je découvrir un bâtiment fortifiée en ce lieu ?

 

 Est ce de l'eau de vaisselle ou de l'eau de gouttière ?

Je cherche

* Lentement je contourne l'église.

* Je constate qu'elle fut construite sur le rocher.

* Durant mon périple de recherche, je découvre sur un mur une ouverture me rappelant les petites fenêtres médiévales d'un habitat.

* Quelques mètres plus loin, une autre ouverture apparaît.

* Avec la présence d'une sortie d'évier, je suis certain que ce pan de mur cache un habitat médiéval.

Suis je proche de la commanderie ?

 

 

Une tour défensive solitaire

La tour

* Au bout du mur, une tour carrée apparaît.

* Elle comporte 5 étages.

* Une des faces est très remaniée (ciment).

* Les rideaux aux fenêtres prouvent que la tour est toujours habitée.

* Au sommet, les vestiges de consoles sont les fantômes des mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

 

Curiosités sur la tour

  Une face comporte trois curiosités :

    1 - Une fenêtre à meneaux en croix (obstruée).

    2 - Une archère droite bouchée.

    3 - Une bouche d'évacuation.

 Cette curieuse évacuation est l'extrémité d'un "tuyaux" dont les pierres de bouchage sont visibles (aménagement après la construction de la tour ?). Cela explique l'archère droite obstruée.

 

 

        L'intérieur :

  La visite de la propriété privée est impossible. 

 

 

Histoire de la commanderie :

* En 1234, La Clau est cité comme bastide fortifiée.

* En 1239 (?), en entrant dans l'Ordre du Temple, Grimal de Salles donne la bastide aux Templiers de Sainte Eulalie du Larzac.

* En 1312, l'Ordre du Temple est dissous.

* En ce début du 14ème siècle, la commanderie est confiée aux Hospitaliers de la commanderie de Canabières.

* Au 14ème siècle, une tour de défense est aménagée.

* En 1412, une église est construite.

* Au 15ème siècle, une autre tour défensive est construite. Le logis est aménagé.

* En 1792 (?), la vieille tour du 14ème siècle est arasée.

* Vers 1799 (?), durant la période du Consulat, le bâtiment religieux devient l'église paroissiale.

* Au milieu du 19ème siècle, l'ancienne commanderie sert de presbytère.

* Au début du 20ème siècle, une salle du donjon est aménagée pour une école.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Je me console sous ces consoles

 

Vers liste

châteaux des Templiers

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 06:06

 

Département 12 - AVEYRON

 Je pressens que mes 4 prochaines heures seront magnifiques en ce lieu

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint Symphorien de Thénières est située à 130km au Nord-Est de Cahors, à 50km au Nord-Nord-Est de Rodez et à 35km au Sud-Est d'Aurillac.

 

     Coordonnées du château :

44° 45' 19" N 2° 44' 26" E
 44.755461°  2.740577°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte

* A 3 km au Nord-Nord-Est de Saint Symphorien de Thénières, ma documentation affirme qu'une butte porte les traces d'un château fort du 12ème siècle.

* En arrivant sur le site, je suis en extase devant le spectacle de ces pans de murs tentant de survivre.

* Je pressens que je vais me transformer en Sherlock Holmes.

 

Que voyez vous ?

Que vois je ?

   * Parfois devant une ruine, il m'arrive de tenter de deviner de loin l'architecture passée et présente.

   * Cet exercice n'est pas la méthode rigoureuse des archéologues..... Mais comme je ne le suis point, je fais ce que je veux !

 

Rapide supposition
* La château est posé sur un rocher.

* Bien que sa surface ne soit pas très impressionnante, il est assez étendu pour en faire le château d'un puissant seigneur.

* Il semble qu'un rempart (situé à quelques mètres à l'extérieur) entourait l'actuelle ruine.

* Le mur défensif du château ne mesure qu'un à deux mètres de hauteur. Ses pierres sont asymétriques et pauvrement taillées.

 

Information historique d'importance

* Ce château a été le siège d'une Baronnie (voir titre de noblesse).

* Le seigneur du lieu recevait plus d'une trentaine d'hommages de châtellenies.

* C'est donc une ruine "historiquement importante" que je vous montre !

 Vais je pouvoir déchiffrer le secret des vieux murs ?

        L'intérieur :

Qu'est ce ?

* En  entrant, je suis étonné par les arbres de pierres.

* D'habitude ce sont de vrais arbres en bois qui envahissent les ruines médiévales.

Qu'est ce ?

 

Les bâtiments

   Vous êtes si cultivés en ruines médiévales et si attentifs que vous avez reconnu les contours de bâtiments. Sans détail architectural important, il est difficile d'en connaître la fonction (logis seigneurial, cuisine...).

   Les murs sont composés de lits de pierres dont la taille varie. Même en ruine, il est possible de lire quelques pierres pour comprendre (un peu) l'architecture.

1 - Par exemple, ce joli mur d'angle semble avoir été ... heu... une fenêtre (?).

2 - Autre exemple : Ces belles pierres ont eu comme fonction... heu... une colonne portant le plafond (?).

 Même en ruine, sa puissance se ressent !

Un fantôme
* Un château, même en ruine, sans système défensif est rare.

* Je me mets à la recherche d'une tour.

* En prenant de la hauteur, je crois voir au bout du logis les empreintes d'une ronde tour.

* A base de la tour est évasée me prouvant que ce fut une tour de défense en bordure d'une lisse.

 

La tour

* A l'opposé du fantôme, je vois une vraie tour, certes arasée.

* Elle est située en bordure d'un rempart délimitant (je présume) la basse-cour de la haute-cour.

- La tour est évasée en partie basse,

- Le mur est épais,

- La forme laisse apparaître des marches d'escalier. Mais ceci n'est que le hasard de la destruction de la ruine puis de la consolidation pour conservation. Ces marches ne sont point pour un escalier.

- L'intérieur de la tour a été si détruit puis si consolidée qu'aucun fantôme de décors, ni cheminée se laisse admirer.

 

Les entrailles

   En prenant un peu de recul, je remarque une ouverture à la base de la tour.

Vais je découvrir un trésor ?

* Il fait noir, donc point de fenêtre.

* Les montants du mur m'informent qu'une porte s'ouvrait et se verrouillait de l'extérieur. Donc cette salle n'était point une habitation ni un refuge.

* Curieusement, je vois une niche. Cette salle n'était point une citerne.

* Au plafond, aucun trou permettant de récupérer des "objets". Donc ceci n'était pas un ratier (voir vocabulaire).

 

Est ce que les murs poussent comme l'herbe ?

 

D'autres entrailles

* Je sors en direction de la lumière pour admirer à nouveau les "arbres de pierres".

* Soudain, mon instinct me quémande d'aller vers l'humidité. Une autre salle m'attend.

* Sa forme voûtée me fait penser à une réserve.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, probable construction d'un château.

* A la fin du 12ème siècle ou au tout début du 13ème siècle, le site appartient à la famille de Beaumont. Une légende prétend qu'en 1209 Jean de Beaumont, Baron (voir titre de noblesse) de Thénières,  combat les Albigeois durant la Croisade.

* En 1210, le site est possession de la famille d'Auriac.

* En 1236, le site appartient à la famille Urfé, Baron d'Auriac (ou Aurlhac).

* En 1453, la famille Du Breuil possède la seigneurie.

* Vers 1500, la seigneurie est possession de la famille Sémur.

* En 1582, la famille Fontanges possède la seigneurie.

* En 1666, Jean de Soulage est Baron de Thénières.

* En 1695, la Baronnie est possession de la famille Roure

* Vers 1767, la famille Gromoard de Beauvoir possède le site.

* Vers 1789, le site appartient à Victor Scipion Louis Joseph de Lagarde, Marquis de Chambonas.

* En 1794, le vieux château est vendu (par les Révolutionnaires ?) à Prat de Durbec.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

La vue est le plus riche cadeau d'une ruine médiévale

 

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 06:04

 

Département 12 - AVEYRON

 Ne reste-t-il qu'une tour de l'époque médiévale ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Salles Curan est située à 65km au Nord-Est d'Albi, à 28km au Nord-Ouest de Millau et à 27km au Sud-Est de Rodez.

 

     Coordonnées du château :

44° 10' 58" N 2° 47' 17,5" E
 44.182816° 2.788218°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte

* En arrivant sur les "hauteurs" du bourg, le château apparaît proche d'une petite place.

* Ce n'est donc point un vestige qui s'offre à moi mais une construction très moderne dont il va me falloir découvrir les traces médiévales.

En voyez vous ?

 

 Quel joli chapeau pointu

L'analyse 

* Le site est composé d'une imposante tour encadrée par 2 ailes.

* Les courtines habitables sont très modernes avec leurs multiples fenêtres et des lucarnes à croupe.

* Avec sa couverture de lierre, il m'est impossible de voir des systèmes défensifs sur la tour.

* La base de la tour est évasée.

* Les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives.

* Au sommet, je ne vois aucun crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

Vais je trouver mon bonheur vers l'entrée ?

 

 

La porte d'entrée  Vais je tirer la bobinette pour voir la chevillette ?

* Mon oeil de castellologue amateur a de suite repéré la porte de gauche. C'est une ouverture à ogive.

* Evidemment, vous avez remarqué le rainurage de la herse ainsi que son magnifique fantôme.

* Au dessus, dans une rosace flamboyante, apparaît le blason de monseigneur Guillaume de la Tour, évêque de Rodez et premier propriétaire du château actuel.

 

 

        L'intérieur :

  La propriété privée n'est pas visitable. 

 

 

Histoire du château :

* Au 8ème siècle (?), un château primitif est construit (proche de l'actuel presbytère). Il est possession du Comte de Rodez.

* Au 13ème siècle (?), le château appartient à l'évêque de Rodez.

* En 1260, Guy de Séverac dépose une plainte auprès du Comte (voir titre de noblesse) de Rodez, contre l'évêque Vivian. Il le soupçonne d'héberger dans "l'ancien" château (dont la description est inconnu) une bande de brigands.

* En 1442, l'évêque Guillaume de la Tour demande à Pierre Combette les fondations pour un futur château ainsi que la construction de 4 tours et bâtiments.

* En 1447, le chantier est confié à Jean Salgues.

* En 1450, les boiseries sont confiées à Astorg de Firminhac.

* Vers 1450 (?), le château moderne est achevé. Il devient la résidence d'été de l'évêché.

* En 1601, après la destruction de leur couvent par les Calvinistes, les Bénédictines de l'Arpajonie de Millau trouvent refuge au château.

* Au 18ème siècle (1730 ?), le château est modernisé.

* A partir de 1770, l'évêque ne vient plus au château de Salles Curan.

* En 1779, l'évêque Champion de Cicé n'appréciant pas ce château propose de le démolir pour vendre les pierres. Sa décision n'a pas le consentement des habitants.

* En 1795, le château est vendu à Pierre Girard.

* En 1824, une école est ouverte dans les sous-sols..

* Au 20ème siècle, le château est transformé en hôtel.

* Au la fin du 20ème siècle, après avoir pris plusieurs noms, le site se nomme : Hôtel du Levézou.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Au 21ème siècle, la herse n'arrête que le touriste curieux et admiratif

 

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Diantre !....Quel curieux vestige

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Castelmary est située à 40km au Sud-Ouest de Rodez, à 30km au Nord d'Albi et à 25km au Sud-Est de Villefranche de Rouergue.

 

     Coordonnées du château :

44° 10' 55.956" N 2° 14' 46.522" E
 44.18221°  2.246256°

 

 

La cité fortifiée : 

        L'extérieur :

La découverte

   Par la route sinueuse, avec surprise je découvre à travers les arbres, une petite cité fortifiée :

     * En bas, des maisons protégées par un rempart.

     * En haut, les vestiges du château fort.

  L'ensemble, posé sur un étroit plateau, est protégé sur 3 cotés par un à-pic et une rivière nommée Le Lézert. Il n'y avait donc qu'une voie d'accès coté Sud qu'il fallait sécurisée.

 

Une puissante tour porte

Une tour

    En arrivant aux pieds du bourg, ma fascination première est pour la haute tour carrée. C'était l'entrée fortifiée du bourg.

Que reste-t-il ?

* Sur l'un des cotés, une ouverture. Ce devait être une porte de circulation menant au chemin de ronde, aujourd'hui disparu.

* Au même étage que la porte, une archère droite primitive.

* Au dessus, une ouverture carrée.

Etait ce le poste de guet ?

Ou

la fenêtre de la salle de garde ?

* En partie basse, la porte d'entrée. Elle est assez large pour laisser passer une charrette.

* Je ne remarque aucune trace d'un emplacement de herse, ni d'assommoir (voir vocabulaire).

Avez vous remarqué que la tour est posée sur le roc taillé ?

 

Le rempart

   Sur la gauche, les vestiges du rempart médiéval apparaissent. J'ai l'impression que les anciennes maisons s'appuyaient sur ce mur, renforçant ainsi sa solidité.

 

        L'intérieur :

Rapide analyse 

* Lentement j'entre dans la ruelle du bourg fortifié.

* Excepté sur la gauche le petit vestige d'une ronde tour, je remarque que l'angle droit est la base architecturale.

* Tout n'est que ruine où il faut deviner la fonction que chaque pan de mur.

Que voyez vous ici ?

 

Le château : 

        L'extérieur :

J'avance vers lui

* Au bout du rampe (où j'imagine la présence d'un pont-levis) il y a mon Graal.

* Bien qu'envahit par la végétation, il est possible de voir une tour ronde sur la gauche.

* Sur la droite, en contrebas, une autre tour ronde attend patiemment sa fin.

* Les consolidations récentes m'empêchent de voir plus de détails significatifs.

 

        L'intérieur :

  Hélas, la ruine est privée et n'est point visitable.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, un seigneur nommé Castelmary possède le château.

* Au 13ème siècle, le puissant Baron de Castelmary est le bienfaiteurs de nombreuses abbayes du Rouergue (Bonnecombe, Loc-Dieu).

* Au milieu du 14ème siècle, la dernière descendante des Castelmary donne (en dot ?) le château à la famille Vergnes.

* En 1369, le château est attaqué par Jean II d'Armagnac (à vérifier).

* En 1458, suite à un mariage, le château est propriété de la famille Morlhon-Sanvensa.

* Au 16ème siècle, Marie de Morlhon-Sanvensa apporte en dot le château à la famille d'Arjac.

* En 1651, le château a un nouveau propriétaire (je n'ai point retrouvé son nom).

* Au milieu du 18ème siècle, le château appartient à la famille de Rozet de la Garde.

* En 1774, François Gorges de Rozet de la Garde vend le château et la Baronnie à la famille Puel de Parlan.

* Vers 1792, les Révolutionnaires ainsi que les habitants du bourg attaquent et pillent le château.

* Au 19ème siècle, le château semble encore habité.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la tranquillité des habitants. La visite de l'intérieur des maisons et du château est interdite. Le risque de recevoir une pierre existe, soyez très prudents.

 

Les secrets de la construction sont cachés derrière ce mur

 

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 06:06

 

Département 12 - AVEYRON

 Quel magnifique château fort !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salvagnac-Cajarc est située à 55km au Nord-Ouest de Rodez, à 30km à l'Est de Cahors et à 20km au Sud-Ouest de Figeac.

 

     Coordonnées du château :

44° 28' 29' N 1° 50' 50" E
 44.474915°  1.847339°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :

La découverte

* Dans un méandre de la rivière Lot, à la frontière avec le département du Lot, le château de Cajarc m'apparaît comme un diamant dans un écrin de verdure.

* Ses architectures multiples, ses bâtiments imbriqués sont un ravissement.

  La façade Ouest est un assemblage incroyable !

La première façade

Diantre, comme elle est travaillée !

    En découvrant la façade Ouest, je suis surpris par la multiplicité des systèmes défensifs et le manque d'alignement. Voici quelques exemples :

* A gauche, une haute échauguette  (ou tour escalier ?) avec son vestige de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Au dessus de l'échauguette, une ouverture qui me semble être pour un pigeonnier.

* Au centre de la façade, une tour carrée. Bien qu'arasée (le toit en pente me le prouve), elle possède les corbeaux pour mâchicoulis. C'est la plus ancienne construction défensive du château.

* Vous avez remarqué le nombre impressionnant de fenêtres sur cette façade.

* A droite, une curieuse construction en encorbellement me questionne.

Etait ce des latrines ?

- Cela est surprenant. La dimension de la construction est importante.

Etait ce une bretèche ?

- Ne voyant pas si porte il y a en dessous, je ne peux point l'affirmer.

Avez vous une idée ?

 

 

Que de belles rondeurs !

La deuxième façade

  La façade Sud offre un spectacle bien différent. Elle me fascine par ses belles rondeurs (heu.... d'architecture je parle bien sur. Pour la description des Damoiselles, je garde mes secrets).

* La tour de gauche est avancée.

* La ronde construction au centre est une tour flanque.

* Entre la vieille tour carrée et la tour flanque ronde, la construction en encorbellement est un chemin de ronde couvert. Il doit certainement relier les 2 hautes constructions défensives.

Avez vous remarqué que les 3 consoles de droites sont différentes des autres ?

Fascinant n'est ce pas !

 

Le spectacle continue

* A droite de la ronde tour flanque, le bâtiment sans toiture semble plus haute.

* Ses grandes fenêtres à meneaux en croix me font penser au bâtiment seigneurial.

Avez vous remarqué l'angle entre la tour ronde et ce bâtiment ?

* Il me semble que la ronde tour a été construite après l'élévation du bâtiment seigneurial.

* Evidemment, l'échauguette d'angle à gauche confirme mes supputations.

Comme elles sont belles ces échauguettes sur culots !

 

Une grande tour !

* En contournant le bâtiment, je suis surpris de découvrir une haute et fine tour carrée.

* Elle possède à la base des contreforts dont la fonction est la consolidation, non point de la tour, mais de l'église (à gauche).

* L'église seigneuriale est devenue l'église paroissiale.

* L'arc de décharge m'interpelle.

* Sur la hauteur, quelques petites ouvertures m'informent du nombre d'étages.

* Le plus surprenant est le sommet, avec :

- Les vestiges de consoles formant mâchicoulis,

- Les hautes ouvertures verticales parfois obstruées.

* Ces ouvertures ne peuvent pas être un ancien crénelage.

Qu'est ce donc ?

 

Que voila un sommet bien complexe !

 

 

Je m'inviterai bien à boire un hypocras en ce lieu

        L'intérieur :

Fermé mais.....

  La propriété privée n'est pas visitable. Mais le hasard de l'architecture et de ses modifications permet, en respectant le silence du site, de découvrir la cour intérieure.

  Le premier étage et le second semblent intemporels avec ces arcades en anse de panier.

Qu'en pensez vous ?

 

C'est la fin

   Je vous quitte ici. Je vais secrètement rester devant cet incroyable château fort pour en découvrir tous les secrets.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction du château. Le seigneur se nomme Balanguier.

* En 1350, Guillaume Balanguier s'attaque aux biens de son voisin nommé : Raymond d'Ebrard. Il lui détruit son moulin fortifié. En retour, le sir Ebrard s'attaque à quelques biens du seigneur de Cajarc. Il faut l'action du Roi Jean II le Bon (voir liste des rois) pour que le conflit cesse.

* Au 15ème siècle, le château est adapté aux nouvelles armes. Il appartient à la famille Saint Géry.

* Au 16ème siècle, par mariage, une partie du château est possession de la famille Pallagrue.

* Au 17ème siècle, il semble que la famille Pallagrue soit l'unique propriétaire du château.

* Au 18ème siècle, le château appartient à la famille Prune-Montbrun.

* Au début du 19ème siècle, la famille Montvallat est propriétaire des terres et bâtiments.

* En 1840, le site appartient à une société représentée par monsieur Grand.

* A la fin du 19ème siècle, le site appartient aux familles Delmas et Calmettes.

* En 1991, une partie du château est inscrite aux Monuments Historiques.

* En 1994, une autre partie du château est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite. La cour intérieure est partiellement visible. Veuillez respecter le calme du site et la tranquillité de ses habitants.

 

Ancienneté et modernité en harmonie

 

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