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Ombre et lumière

19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 06:50

 

 

Département 85 - VENDEE

 Au loin, les tours du rempart. Devant le châtelet d'entrée

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Tiffauges est située à  45km au Sud-Est de Nantes, à35km au Nord-Est de Les Essarts (voir son château), à 20km au Sud-Ouest de Cholet et à 15km au Sud-Est de Clisson (voir son château).

 

     Coordonnées du château :

47° 00' 56" N1° 06' 53" W
 47.015548256° -1.114865542°

 

 

       Toponymie :   (--> voir initiation)

* Vers 475, les légionnaires Romains basés en ce lieu sont démobilisés par l'Empereur Nepos.

* Ces hommes étaient originaires du Caucase. C'étaient des Teiphaliens.

 

 

Le château : "Le Château de Barbe Bleue"... affirme les publicitaires !

        L'extérieur :

Pourquoi un château ici ?

* Le confluent de 2 rivières nommées la Sèvre Nantaise et la Crûme est un bon endroit pour construire un site fortifié.

* Un lieu aux frontières de la Bretagne, l’Anjou et le Poitou doit être contrôlé.

* Avec ces 2 conditions, il semble logique qu'un puissant château fort ait été construit sur cet énorme bloc de granit

 

 

Rectificatif

* Sur certains panneaux, dans les brochures et guides touristiques, ce site est nommé : "Château de Barbe Bleue".

* Ce personnage, héro d'un conte de Perrault, n'est qu'une invention de son auteur. Il narre l'histoire d'un tueur d'épouses.

* En ce château de Vendée, le principal et le plus médiatique propriétaire fut : Gilles de Rais. Il ne fut point tueur de femme, mais..... tueur d'enfants pour la "recherche scientifique".

* Il n'y a donc aucune possibilité que Barbe Bleue ait vécu à Tiffauge.

* Mais le personnage de conte est plus médiatique que le terrible Gilles de Montmorency-Laval, Maréchal de France.

* Le marketing publicitaire ne tient pas compte de l'histoire de France ni de ses personnages.

* C'est donc l'un des châteaux de Gilles de Rais, compagnon de croisade de Jeanne d'Arc puis Maréchal de France, que je vais découvrir en ce jour ensoleillé.

 

 Gilles de Rai était en sécurité à l'intérieur de ses remparts

La découverte de loin

* En arrivant par l'Ouest, la vision du château est une succession de courtines et de rondes tours flanques arasées.

* L'effet est identique depuis la façade Nord.

* Cette sensation de puissants remparts est visible sur le plan.

* Le rempart du château comportait 18 tours.

* L'ensemble délimite une surface intérieure de 3 hectares.

* La tour la plus impressionnante et la mieux conservée est nommée : Tour du Vidame.

Avez vous remarqué la qualité de construction ?

* La forme arrondie de cette tour n'était pas unique en ce château. Le rempart en comportait plusieurs. Mais cette tour est la seule à être aussi imposante, aussi large et.... aussi intacte.

Est ce parce qu'elle fut réalisée en granit ?

* Bien que la tour ait été construite au début du 16ème siècle, donc à l'époque Renaissance, elle a gardé tous les systèmes défensifs du Moyen Âge ainsi que l'efficace rusticité des constructions médiévales.

 

 

Quelle puissante et cahotique entrée !

Je suis devant l'entrée

* Depuis le parking, lentement j'avance. A chaque pas, je hume la présence de vieilles pierres.

* La façade d'entrée a une architecture tourmentée. Cela est due à des améliorations défensives sur 5 siècles donc à des bâtiments successifs et accolés.

* Par exemple, au 16ème siècle, un boulevard précédé de 2 tours rondes défendait l'entrée principale.

 

 

Vais je pouvoir entrer ?

* Avec tous ses systèmes défensifs, le château semble inviolable.

* Avec précaution je me faufile vers l'entrée du 21ème siècle en admirant sur la droite le puissant donjon médiéval.

 

 

 

Pour découvrir les entrailles, veuillez cliquer ici.

 

 

 

Quelle masse, quelle puissance, quelle force !

 

 

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 06:10

 

Sentez vous le frémissement du plaisir de découverte d'une église fortifiée ?

 

Département 85 - VENDEE

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de La Chaize Le Vicomte est située à 80km au Sud-Est de Nantes, à 70km au Nord de La Rochelle (voir sa tour), à 50km au Sud-Ouest de Cholet et à 11km à l'Est de La Roche sur Yon.

 

     Coordonnées de l'église :

46° 40' 17" N 1° 17' 41" W
 46.6713817°  -1.29460910°

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

La découverte

* Un panneau me donne la direction.

* Il n'indique pas que le moutier soit fortifié.

Est ce un indice ?

* Plus loin, une grosse masse en pierre m'informe que je vais voir un imposant bâtiment.

* Un contournement de la construction me confirme que je suis devant l'église du bourg.

* Elle est haute, longue, imposante.

* Mais la question principale que je me pose :

Mon bonheur de la voir déforme ma vision ! Est elle fortifiée ?

 

 

L'analyse 

* Le premier détail qui me frappe est la partie écroulée de l'église.

* Devant moi s'affichent les restes du croisillon nord  et de la travée droite de la nef.

* Les multiples contreforts droits ne semblent pas avoir servi à la défense du moutier.

* Les hautes fenêtres ne sont pas faites pour limiter l'intrusion d'un assaillant.

* Sous le toit, je ne vois point de preuve d'une salle de repli.

* Ma documentation affirme que le site était entouré d'un rempart. Hélas, en notre siècle,ce système défensif a disparu, le temps a certainement gommé les traces guerrière sur l'église.

Vais je revenir bredouille ?

 

 

 Pourvu que le gardien ne me voit pas comme un assaillant... Aie ma tête !

Y a-t-il des systèmes défensifs

* Pour mieux comprendre l'église, je me plante face au portail.

* Mes yeux sont attirés par l'architecture à gauche.

Comprenez vous la raison ?

* L'angle Nord-Ouest de la façade comporte une échauguette.

* Elle est posée sur des contreforts. Ce n'est donc point une tour, bien qu'elle soit munie de mâchicoulis.

* En me décalant, je vois l'imposant clocher de plan carré ressemblant à un donjon.

* Je doute qu'il en fut un car :

- Les parois sont borgnes.

- Il n'y a pas de crénelage ni d'ouverture de guet au sommet.

 

        L'intérieur :

Je vais entrer

* Le portail plein cintre possède plusieurs voussures. Il est entouré de pieds-droits sous forme de colonnes.

* Lentement je pousse la porte.

* L'église est composée d'une nef à cinq travées et de 2 collatéraux.

* L'incroyable lumière est due aux fenêtres supérieures.

 

Que de contraste !

* Le choeur si lumineux contraste avec l'atmosphère sombre du collatéral.

* La rigueur architecturale des contre-allées contraste avec les sculptures de la nef.

 

 

 

Le diaporama de l'église est ici.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, Aimery IV de Touars demande la construction d'une église jouxtant le château fort.

* En 1093, Aimery IV est inhumé dans l'église.

* A la fin du 11ème siècle, l'église est consacréepar l'évêque de Poitiere. L'église fait partie du prieuré.

* Au 15ème siècle (1426 ?), à cause de la Guerre de Cent Ans, le prieuré est protégé par des remparts, le système défensif de l'église est amélioré. Construction d'une ronde tour flanque.

* En 1568, durant les guerres de Religion, l'église est attaquée puis pillée par les Huguenots.

* Au 16ème siècle, le choeur et le clocher s'effondrent.

Est ce à cause d'une attaque ?

* Au milieu du 18ème siècle, le clocher est aménagé (reconstruit ?).

* Au 19ème siècle, le portail d'entrée est reconstruit.

* En 1908, l'église est classée au Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas) est libre et gratuite depuis la place du bourg. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Bien que modernisée, l'église est toujours massive et fortifiée

 

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département 85 - VENDEE

      Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Thiré est située à 50km au Nord-Ouest de Niort, à 40km au Nord-Nord-Est de La Rochelle (voir les fortifications), à 30km au Sud-Est de La Roche sur Yon.

     Coordonnées de l'église :

46° 33' 0.515" N 1° 0' 29.599" W
 46.550143°  -1.008222°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Au centre du bourg, dans la rue de l'église, une haute construction en pierre dans un joli écrin de verdure est le but de ma randonnée en ce petit matin de juin. Un clocher très massif

 La forme de ce clocher me fait penser à une tour, que dis je, à un donjon. Mais il ne faut jamais tirer de conclusion sur une première constatation.

C'est ainsi que l'enquête commence.

 

Le clocher

    Ce clocher en pierres correctement taillées  est haut, massif, renforcé par de puissants contreforts d'angle mais il me déstabilise car il ne possède aucun système défensif.

   Je le contourne espérant voir quelques archères (voir vocabulaire) sur la hauteur. Mais aucune fente apparaît sur les murs blancs.

  Entre les abat-sons, je crois voir une fente verticale. Mais je me ravise rapidement car je pressens que c'est une pierre de coincement qui a disparu.

   Comprenant que le clocher n'est point fortifié, je me transforme en touriste et j'admire quelques modillons.

  Voyez vous ces ouvertures ?

Curiosité sur le clocher 

   Soudain, je remarque une curiosité architecturale que mon empressement à chercher des archères n'avait pas porté à mon oeil d'aigle de Castellologue Amateur.

Comment un larmier de contrefort peut il s'insérer dans les pierres d'angle ?

  La réponse est sous mes yeux ébahis.

 

Sont ce des indices de système défensif ?

   Lentement je contourne l'église pour tenter de voir des indices (ou des sculptures car je suis aussi un peu un touriste).

  Sur une façade où la fenêtre à remplage est bouchée, je remarque au sommet des ouvertures m'informant qu'au moins 2 salles existent.

Sont ce des salles de repli ?

  Il semble évident qu'une salle existe sous le toit

Voila LA preuve !

   Tout en m'éloignant pour mieux ressentir l'église, je découvre la nef.

Diantre !... C'est beau !

  Evidemment, mon exclamation n'est point pour le massif de fleur (qui le mériterait aussi) mais pour les ouvertures que je découvre sous le toit.

 

Analyse

* Entre les fenêtres, un puissant contrefort à larmier maintient le mur.

* Au dessus et de chaque coté du contrefort, des ouvertures de tir.

* Et... (je sens que vous grognez derrière votre écran)

Que me dites vous ?

  "Chevalier, les fenêtres sont très grandes et très basses, un assaillant peut entrer facilement."

    Je comprends votre propos très logique. Mais :

Avez vous imaginé que les ouvertures Gothiques puissent être récentes ?

Je vous le prouve par cette image.

Voyez vous l'ouverture Romane positionnée en hauteur empêchant toute intrusion ?

 

La tour escalier

   Evidemment pour monter il faut un escalier. Comme souvent avec ce type de bâtiment, l'escalier est implanté dans une tour extérieure comportant :

* Une archère droite

* Des puits de lumière pouvant aussi être utilisés en système défensif.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte principale et la porte "secrète" ne s'ouvrent pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 12ème siècle ou au début du 13ème siècle, construction de l'église (à vérifier).

* Au 15ème siècle, modification de l'architecture de l'église.

* En 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Une église Romane avec des fenêtres Gothiques

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département 85 - VENDEE

 Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La petite commune de Xanton-Chassenon est située à 70km au Sud-Est de La Roche sur Yon, à 55km au Nord-Est de La Rochelle, à 25km au Nord-Ouest de Niort et à 10km à l'Est de Fontenay le Comte.

     Coordonnées de l'église :

46° 27' 12.15" N 0° 41' 36.956" W
 46.453375°  -0.693599°

 

L'église : 
        L'extérieur :
J'entre dans le bourg

   L'avantage d'une église par rapport à une ruine de château fort, c'est qu'il y a toujours un panneau indiquant sa direction, ou une rue de l'église ou un haut clocher survolant les arbres.

  C'est donc sans difficulté que je découvre ce bâtiment. Mais une question se pose :

Est il fortifié ?

L'église montre de multiples époques architecturales  

Rapide analyse

    En examinant cette église, je suis étonné par le contraste de plusieurs détails :

A - Le bâtiment ressemblant à un transept est de construction récente. D'ailleurs, sa grande fenêtre avec vitrail est incompatible avec une construction fortifiée du Moyen Âge.

B - De ce coté, les murs "primitifs" de l'église sont borgnes.

Ce manque d'ouverture est il un indice de système défensif ?

C - Certains contreforts semblent avoir été aménagés lors de la construction de l'église. Les pierres se prolongent" dans les angles.

D - Mais la disparité de forme, hauteur et position de l'ensemble des contreforts me fait penser à des modification sur plusieurs siècles.

E - Les fentes au sommet ressemblant à des archères droites sont des abat-sons.

Hors sujet :

  Je me suis posé la question du pluriel du mot :"abat-son". Et j'ai trouvé cet article très documenté sur la réglementation.

Le clocher a-t-il été un système défensif ?

 

Le clocher

   Tel un donjon du 11ème siècle, ce clocher se dresse, droit, haut, sans fioriture. La surprise de la découverte passée, je note quelques détails :

E - Les pierres sont pauvrement taillées, peu jointives et de dimensions variables. Est ce du :

  * A des reconstructions après attaques ?

  * A des surélévations successives ?

F - Le contrefort ajouré doit certainement contenir un escalier intérieur.

 

Je vais entrer

   Voyant que le clocher ne comporte pas d'autre trace de système défensif, je m'avance vers la porte non sans avoir goûté au charme d'une sculpture.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas et je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

  Je vous propose de déguster les images d'un autre photographe ayant eu la chance d'entrer.

 

Conclusion :

   Mon dictionnaire des châteaux et fortifications médiévales affirme que cette église est/a été fortifiée. Il faut un peu d'imagination pour le croire.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, construction de l'église.

* En 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Mon œil de castellologue-amateur voit des fortifications partout !

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 06:30

  L'église est au bout de l'impasse

Département 85 - VENDEE

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La petite commune de Saint Martin Lars en Sainte Hermine est située à 70km au Nord-Ouest de Niort, à 40km à l'Est de La Roche sur Yon et à 16km au Sud-Sud-Est de Chantonnay.

     Coordonnées de l'église :

46° 35' 30.408" N 0° 58' 44.324" W
 46.59178°  -0.978979°

 

L'arrivée

     Dans les petits bourgs de notre beau Royaume, il est aisé de voir l'église. Généralement elle trône fièrement au centre. Si ce n'est pas le cas, la hauteur de son clocher dépassant le toit des petites maisons et habitats est un phare bien visible.

    C'est donc facilement que je m'engage vers la place de l'église (les panneaux des rues sont aussi une méthode pour trouver un lieu - voir exemple ici

 

La découverteDiantre !... Une rustique église

    Ma 1ère impression est la rusticité de ce bâtiment religieux. L'angle droit est la règle. Le gothique n'est point venu en ce lieu pour "abîmer" la pureté de l'art roman.

   Ma 2ème impression est l'étroitesse de la fenêtre. Pour faciliter l'entrée de la lumière, les architectes ont compensé par une grande hauteur

   Ma 3ème impression est la diversité des hauteurs, formes et épaisseurs des contreforts.

Surprenante église !

   Mais je ne suis pas en ce lieu pour faire une analyse d'architecte. Je suis venu voir une église fortifiée.

Voyez vous les défenses ? 

 

Distinguez vous une salle sous le toit ?

Les premiers indices

    Connaissant mon imagination fertile, je vois au moins "des milliers" de détails défensifs.     Mais en reprenant le sérieux qu'un Chevalier (de plus Dauphinois) doit avoir, je prends ma loupe de Sherlock Holmes et je vois....

Les voyez vous aussi ?

  Une sorte de corniche définissant peut être le niveau du toit de l'église primitive, prouvant ainsi une rehausse.

 

La recherche des systèmes défensifs
   Je contourne lentement l'église pour constater que le clocher n'est pas fortifié. Les abat-sons ont peut être abrité des guetteurs mais la fonction défensive n'est pas marquée.

  La tour-escalier extérieure doit permettre d'atteindre le clocher, donc les signes de défense semblent inexistants.

Est ce que j'utilise assez le suspense hitchcockien ?

 

Qu'est ce ?

   La disparité des contreforts m'étonne. Les différences de dimension et de taille des pierres ne m'informent pas sur l'évolution architecturale de cette église.

   Tout en avançant, j'observe le haut des murs (Je vous déconseille cette méthode, c'est le meilleur moyen de tomber ) . Un détail m'intrique :

Pourquoi avoir surélevé le mur ?

Et pourquoi est il borgne si salle de repli il y a ?

  Avec de la patience, je découvre les secrets de l'église fortifiée

Je commence à comprendre cette église

    Lorsqu'un bâtiment résiste à ma compréhension, je prends un peu de recul pour mieux l'embrasser... du regard bien sur. Plusieurs détails se révèlent :

   Pour consolider cet ancêtre, les hommes modernes ont bouché la fenêtre mais ont laissé pour mon plaisir l'ouverture sous le toit. La présence d'une salle de repli sur toute la longueur de l'église est vérifiée.

  Je continue ma découverte minutieuse en contournant le bâtiment. La petite "cabane" ajoutée sur le coté droit (face Nord) être une sacristie récente.

 

Les révélations

  En regardant le coté Nord de l'église, j'ai les yeux brillants comme un enfant devant une console Playstation, comme un chien devant un os, comme.... (vous avez compris que j'ai la révélation !)

Mais n'allons pas trop vite.

Il faut déguster cette église.

 

Les contreforts

   Le mystère des contreforts que j'avais remarqué à mon arrivée se confirme. Mais la réponse vient en regardant ici. Peut être à cause de l'élévation de l'église, plusieurs d'entre eux ont renforcé les murs, obstruant parfois les fenêtres primitives.

Que voyez vous ? 

Les systèmes défensifs

  Après avoir déguster les contreforts, j'observe la façade curieusement dépourvue de fenêtre. Lentement mes yeux se lèvent vers la salle de repli qui possède de multiples ouvertures. Je suis étonné par la diversité des formes et des dimensions des ouvertures.

  La présence de trous ronds prouve l'utilisation de la salle de défense après le 15ème siècle (certainement pendant les guerres de religion). 

 

        L'intérieur :
   Hélas, comme pour beaucoup d'églises au 21ème siècle, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, aménagement de l'église.

* En 1987, l'église est classée aux Monuments historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

La rigueur de l'angle droit est la base architecturale

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 06:30

 

Département 79 - DEUX SEVRES

 Mes poils se hérissent à la lecture de ce panneau

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Xaintray est situéeà 60km à l'Ouest-Sud-Ouest de Poitiers, à 25km au Nord-Nord-Est de Fontenay le Comte, à 20km au Nord de Niort et à 7km à l'Ouest de Champdeniers Saint Denis.

   Coordonnées du bourg :

46° 29' 32.276" N 0° 28' 48.396" W
 46.492299°  -0.48011°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Au Sud de Xaintray, le touriste pressé ou l'automobiliste peu attentif n'attache aucune importance à la construction religieuse. Il est vrai qu'avec sa forme râblée, son clocher peu élevé, le bâtiment ne se remarque pas.

  J'ai fait 40km pour voir cette construction de 8 siècles, je me dois de prendre le temps de la dévorer pierre après pierre. Mais une question se pose :

Est ce une église fortifiée ?

 Une véritable église Romane

L'enquête commence

    Mes chausses plantées dans l'herbe verte, la visière de mon heaume relevée, j'observe la nef et le clocher carré de cette construction. Je ne vois aucun système défensif, ni de salle de repli sous le toit.

Aurais je commis une erreur de lieu ?

 

Les contreforts

   Même s'ils n'ont pas une fonction défensive, les contreforts avec leur différence de hauteur et de profondeurs me titillent.

   Les cotés de la nef possèdent des contreforts plus imposants. Étonné je suis de les voir tutoyer le toit de l'église.

Était ce pour supporter une salle au dessus ?

  Une fente dans l'un des contreforts semble confirmer ma supputation.

Y aurait il un escalier intérieur ?

  Voyez une preuve de modification ?  

Je cherche d'autres indices

    En me déplaçant vers l'autre face, deux détails architecturaux me surprennent.

Les voyez vous ?

 

Une église Romane modifiée

    Ce ne sont point des systèmes défensifs qui m'interpellent mais des  modifications proche de la fine fenêtre de style Roman :

  1 - En partie basse, un "renfoncement". Je ne sais pas si c'est une ancienne porte bouchée ou un enfeu vide.

  2 - Sur la hauteur du mur, la trace d'un ancien contrefort est visible.

  Les aménagements des siècles me font craindre que les systèmes défensifs ont disparu. Presque désabusé, je regarde le clocher central avec ses contreforts d'angle, sa porte basse bouchée mais dépourvue d'archère (voir vocabulaire ).

  Quelle magnifique trace défensive !  

Je suis aux anges ! 

    Lentement, je me dirige vers la ronde construction à l'extrémité de l'église en pensant que bredouille je vais être (car les belles fenêtres à colonettes ne sont point système défensif) quand..... mes poils se hérissent. 

   Devant moi, caressée par les rayons de Ra, un chevet rehaussé me regarde (et réciproquement).

   La nature des pierres, l'ajout au dessus des modillons, l'arrêt brutal des contreforts prouvent une construction postérieure à l'église.

  L'ouverture bouchée au centre me confirme la présence d'une salle de repli.

 

C'est à vous d'imaginer

    Ayant la certitude que cette église a été fortifiée, je prends un peu de recul pour voir comment la salle de repli s'intègre dans l'architecture globale et quelle est sa connection avec le clocher.

Tout est limpide !

  Ne voulant pas déflorer tous les secrets de cette beauté, je vous laisse l'admirer puis me narrer ce que vous voyez.

 Avez vous remarqué cet indice ?

 

Je laisse la place au touriste

     Le Chevalier avec son heaume est si heureux de sa découverte qu'il laisse la place au touriste avec chapeau de paille qui somnole en lui. C'est ainsi que je me régale des chapiteaux et modillons.

 

 

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, modification de l'église.

* En 1990, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Eugène) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

 

Que pensez vous de mon sourire ravageur ? Je n'ai pas envie de sourire en voyant ce photographe ! Je fais la gueule, ainsi je ne serais pas dans son blog !

 

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 08:28

 

 

 

Pour découvrir l'extérieur du château,

veuillez cliquer ici

 

 

Le château :

Les entrailles sont remplies de...... vide !

        L'intérieur :

Immensité !

* Après avoir laissé quelques piastres à la jolie damoiselle à l'entrée, je mets mes chausses dans les traces de pas de Gilles, ce merveilleux compagnon de Jeanne la Pucelle.

* En entrant, c'est le vide qui m'accueille.

N'y a t il rien à visiter ?

* En voyant ma déconvenue, une damoiselle (oui, encore une autre... Qui puis je ?... Je suis irrésistible !) s'approche de moi et m'explique les différents spectacles qui vont me narrer le Moyen Âge, la vie du château puis celle de Gilles.

* En attendant, je vais m'imprégner des différents bâtiments.

 

 

Le plan

* Avant de visiter les bâtiments, je tente de comprendre le plan du site fortifié :

  C - Châtelet d'entrée.

  D - Donjon.

  E - Eglise : chapelle Saint Vincent.

  T - Tour Vidâme.

 

 

Le donjon s'imbrique dans d'autres bâtiments !

Un massif ensemble de bâtiments

* Les spectacles ne commençant que dans 45 minutes, je décide de retourner vers l'entrée pour comprendre un curieux enchevêtrement de constructions.

* Ce site défensif n'est pas facile à comprendre car il est accolé au donjon.

* Lentement j'approche de cette masse.

* Je comprends !

 

 

Un donjon très entouré

* En avant du donjon, coté cour intérieure, il y a un châtelet et un rempart formant chemise.

* Les angles de ce rempart sont protégés par des échauguettes avec mâchicoulis.

* Des vestiges de systèmes défensifs pour armes à poudre sont encore visible sur ce mut aux pierres pauvrement taillées.

* En avant du rempart et du châtelet, il y a des douves dont les eaux stagnantes donnent une belle couleur verte.

* Pour défendre les douves, le châtelet possède des archères canonnières surmontées des vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

Avez vous remarqué la porte de circulation vers le chemin de ronde ?

* La salle des gardes surveillait les 3 cotés.

 

  Un petit coup de peinture et hop... il est comme neuf

Un châtelet protecteur du donjon

* Ce "cube" est impressionnant.

* L'entrée est divisée en deux parties :

- Une pour les piétons (à droite dans le rempart).

- Une pour les chariots.

* La présence de fentes pour recevoir les flèches de levage en bois m'informe qu'un point levis existait.

* Je peste, je rage car l'entrée en ce lieu unique est interdite.

 

 

Le donjon

* Cette imposante tour construite au 12ème siècle avait une hauteur de plus de 24 mètres. Bien que très détruite ses 18 mètres actuels m'impressionnent.

* Ce donjon est un carré presque parfait de 18 mètres de coté.

* Il est construit avec des matériaux grossiers (granit de récupération). Cette rusticité le rend encore plus terrifiant (si, si, je l'ai été........... terrifié).

* C'est un donjon typiquement Vendéen avec comme particularité :

- Un contrefort hémicylindrique au milieu de chaque face.

- Une grosse tourelle pleine dans chaque angle.

* La porte située coté Ouest est à 6 mètres du sol.

 

 

Pour continuer la visite

Veuillez cliquer ici

 

 

 

Quelle curiosité ! .. Un donjon protégé par un châtelet

 

 

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 08:59

 

 

 

Pour découvrir l'extérieur du château,

veuillez cliquer ici

 

 

 

Y a t il un passage secret ?

 

Le château :

        L'intérieur (suite) :

L'analyse 

* Après avoir dégusté les massives constructions défensives de l'entrée coté Sud, je mets cap au Nord.

* La zone herbeuse est délimitée par les vestiges du rempart.

* Ce linaire mur très arasé est entrecoupé d'ouvertures. C'était l'accès aux multiples tours.

* En voila une qui semble entière. Je tente de pousser la porte..... mais la bougresse me résiste.

"Chevalier, comment allons nous comprendre l'aménagement intérieur" me demandez vous derrière votre écran.

* C'est très facile, il suffit d'en trouver une "un peu" cassée.

* Les tours possédaient plusieurs étages défensifs composés d'archères en niche.

* Chaque niveau devait être séparé par un planché sur poutres.

* Ces hautes archères permettaient une défense aussi bien au loin qu'au près.

Avez vous remarqué l'épaisseur des murs ?

 

 La lumière divine passe..... à travers le toit

La chapelle castrale

* Ayant fait le tour du rempart, mon prochain but est la découverte des bâtiments "centraux".

* Le choix n'est pas difficile, il ne reste que la chapelle dont les vestige se battent contre la végétation.

* Cette construction religieuse dédiée à Saint Vincent date de la deuxième moitié du 12ème siècle. Elle n'était composée que d'une nef. Vers le 15ème siècle, un transept et une abside sont aménagés.

* A la base d'un pan de mur, une ouverture me quémande de la pénétrer.

J'obéis.

 

 

La crypte romane
Gilles a-t-il tué les jeunes enfants en ce lieu ?

* J'entre religieusement dans la crypte du 12ème siècle..

Quelle merveille !

* L'architecture Romane est simple, solide, pure.

* Je reste de longues minutes à admirer les nombreuses colonnes ornées de remarquables chapiteaux soutenant la voûte.

Est ce en ce lieu que Gilles de Rai a commis tous ses crimes ?

La faible lumière appelle au recueillement

 

 

 

 

Le diaporama du château est ici

 

 

 

Histoire du château :

* En 54 avant JC, Jules César fait ériger un castrum sur la colline.

* Au 2ème siècle, l'Empereur Hadrien fait une halte à Tiffauges.

* Vers 400, l'armée Bretonnne du Roi Conan Ier attaque le castrum Romain puis l'occupent.

* Peu de temps après, Honorius envoie une puissante légion pour récupérer le castrum. Après avoir chassé les Bretons, le Romains fortifie le castrum.

* Vers 475, les Romains abandonnent la région aux Wisigoth.

* En 843, les Normands ravagent la région dont Tiffauges.

* Au 9ème siècle, les habitants améliorent les défenses du site.

* Au 11ème siècle, le site est possession du Vicomte (voir titre de noblesse) de Thouars. Construction de la crypte à l'intérieur de l'enceinte fortifiée.

* Au 12ème siècle, le Vicomte de Thouars (Geoffroy IV ?) fait construire un imposant rempart ainsi qu'un puissant donjon.

* Durant la deuxième moitié du 12ème siècle, construction de la chapelle Saint Vincent.

* Au 14ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans, le donjon subit des dégradations suite à plusieurs attaques.

* Au début du 15ème siècle, pour protéger le donjon, Gilles de Rais fait construire le châtelet d'entrée entouré de douves, puis demande la création d'un confortable logis au centre du château.

* En 1440, Gilles de Retz (autre écriture du nom de ce personnage) est arrêté pour ses crimes, jugé puis condamné à mort.

* Au milieu du 15ème siècle, Catherine de Thouars, veuve de Gilles de Rais, épouse Jean de Vendôme, Vidame de Chartres.

* En 1520, Louis de Vendôme fait construire avec du granit, une puissante tour dans le rempart. Elle est nommée : Tour de Vidame.

* En ce début de 16ème siècle, un boulevard (système défensif avancé) précédé de 2 rondes tours est construit.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, le château est attaqué puis partiellement détruit.

* En 1626, pour marquer le pouvoir du Roi de France (voir liste), comme pour de nombreux châteaux, le cardinal de Richelieu fait araser partiellement le donjon de Tiffauges.

* A partir de 1793, durant la Guerre de Vendée, le château est à nouveau saccagé.

* Au début du 19ème siècle, le château est massacré pour faciliter la rénovation et l'agrandissement de la ville de Tiffauges.

* Au milieu du 20ème siècle, le château est abandonné. L'imposante surface intérieure est livrée aux cultures "maraîchères" et aux pâturages etc.... .

* En 1957, certains éléments du château sont classés aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, une association est créée pour redonner vie à cet ancêtre de pierre.

* En 2002, le Conseil général de Vendée achète le site puis offre les moyens financiers et logistiques pour permettre la visite du site. Des animations sont organisées chaque année.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur du château est payante. Renseignez vous sur les horaires et les animations. La visite du donjon est interdite.

 

Le sabre et le goupillon se côtoient avec harmonie

 

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:30

 

Département 85 - Vendée

Le bourg :
    Ce rempart sent le Moyen Age... hummmmSituation :   (--> le voir sur une carte)
       Le bourg de "Les Essarts" est situé à 40km au Sud-Ouest de Cholet, à 15km au Nord-Est de La Roche sur Yon et à 20km au Sud-Ouest du très connu château du Puy du Fou.

      Coordonnées du château :

46° 46' 32" N 1° 13' 31" W
 46.775626  -1.225297


Le château :
  La découverte

     Depuis le parking proche de l'église et l'office de tourisme, je vois au loin une construction millénaire (ou presque). Mon instinct de chasseur de ruine m'informe que je vais passer au moins 3 heures de bonheur à contempler chaque pierre.
 
  1ère analyse rapide
     Actuellement, la ruine ne semble pas être entourée par un fossé, mais le bruit de l'eau toute proche me fait penser qu'il y a quelques siècles des douves devaient constituer la 1ère protection. L'humidité dans le champs (suite à l'orage de la veille) confirme mon hypothèse.

La tour Sarrasine est encore belle malgré ses 900 ans
  2ème analyse rapide
      La ruine comporte une tour parallélépipédique. Ce type de construction "carrée" a souvent été abandonné à partir du 13ème siècle. Ce site serait donc du 11ème ou 12ème. Je dois trouver d'autres indices confirmant cette datation rapide.

   Les défenses du rempart
       La courtine arrasée ne peut pas me livrer d'information sur le crénelage, hourd ou mâchicoulis (voir vocabulaire), mais elle montre une petite archère droite confirmant mon hypothèse. Comme d'autres archères du même type s'offrent à moi, j'ose avancer une date de construction du 12ème siècle.

   La tour d'angle nommée Sarrasine
      Par ses dimensions, cette construction m'impressionne. Ce n'est pas une simple tour d'angle de défense, elle a dû servir d'habitat (la suite de la visite prouvera ma supposition).

  L'avantage d'une tour carrée, c'est qu'elle est facile à construire (2 pierres à 90° forment un angle solide) mais elle crée des angles morts pour la défense et la surveillance.

  Les architectes ont donc renforcé ce point faible par une petite échauguette à chaque angle.

 

   Les tours d'angle

     En contournant le site, je vois aux angles, les vestiges d'autres tours carrées dont la moins abîmée est la Tour-Nord.

N'y aurait il dans ce château que des constructions du 12ème siècle ?

Le site aurait il oublié d'évoluer ?

 

   Les tours du châtelet

       Dans l'alignement de la Tour Sarrasine, je découvre une construction défensive ronde avec de magnifiques canonnières. A quelques mètres, sa consoeur me regarde avec fierté. En partie basse, une large canonnière assurait le dévastateur tir tendu, mais au dessus, me salue une incroyable arbalétrière.

Le logis renaissance ressemble à un châtelet d'entrée

 

   Châtelet ou logis seigneurial ?

       Presque à l'opposé des 2 tours rondes, je découvre, précédé par un ruisseau (anciennes douves), une sorte de châtelet d'entrée :

* Deux tours rondes à la base très évasée,

* Défendues par des canonnières,

* Entourant une porte (avec pont-levis),

* Avec les vestiges des piles de la rampe d'accès.

  Le plus surprenant est la présence de fenêtres :

* Une de "forme médiévale" au dessus de la porte (Était ce une bretèche reconvertie ?),

* Une autre sur la courtine de gauche.

  Cette dernière à meneau en croix est magnifique avec ses ciselures et surtout avec sa base sculptée symbolisant une corde (J'aborderai la signification de ce détail ultérieurement).

    Ce curieux bâtiment faisant parti du système défensif n'est pas le châtelet d'entrée principal, mais une sorte d'issu de secours reconverti en logis seigneurial.

 

   Châtelet principal d'entrée

      Après avoir découvert la totalité des remparts et fortifications, il est temps de me rendre à la porte d'entrée si bien défendue.

   Deux puissantes tours rondes encadrent les 2 portes d'entrée :

* Un large à double ventail pour les carrosses et chevaux,

* Une petite pour les piétons.

    Deux détails me font affirmer que ces portes étaient précédées de 2 pont-levis (un pour chaque entrée).

* Au dessus les fentes pour accueillir les flèches de levage.

* L'encadrement taillé autour des 2 ouvertures pour accueillir le pont.

 

   Quel incroyable détail !

     Grâce au soleil, je remarque à la base de l'encadrement de la porte une curiosité architecturale. Il y a un morceau de fer entre entre 2 pierres taillées. Cette particularité se retrouve à la même hauteur sur les 2 faces de chaque porte.

   D'après le spécialiste de ce château, ce morceau de fer est le vestige du ressort bloquant par le haut l'axe de rotation du pont-levis.

 

        L'intérieur du château :
    Pour découvrir l'intérieur de ce magnifique château fort, il faut cliquer ici.

 

Les 2 tours encadrent la porte et surveillent les passants

   Je souhaite remercier les membres de l'association des amis du vieux château des Essarts pour leur accueil cordial, leur disponibilité et leur patience à répondre à toutes mes questions.

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:00

 

   La découverte de l'extérieur de ce château fort est décrite ici.


L'intérieur du château :Plan du château fort des Essarts - Vendée

   Préambule

      La découverte de ce magnifique château fort étant payante, je ne vous montrerai pas tout comme la porte Romane, les tours d'angle, la poterne, les communs, etc...

  Il faut que vous ayez quelques surprises lors de votre visite prochaine.


   Le plan
      Avant de visiter les merveilles de cette ruine, il est important d'en comprendre l'architecture grâce à ce plan :

B - Boulangerie,

C - Corps de bâtiments, Communs,

E - châtelet d'Entrée,

L - Logis seigneurial et châtelet Est,

P - Poterne,

R - Remparts, courtines

S - tour Sarrasine,

T - Tour d'angle carrée,

V - Vestige d'une tour carrée d'angle.

Un châtelet fortifié ne laissant que peu de chance aux attaquants
   Le châtelet d'entrée
      Après avoir donné quelques piastres au guichet, je découvre l'intérieur du châtelet d'entrée. Comme je le pressentais, ce château possédait une herse dont le rainurage est encore visible.

   En partie supérieure, des pierres décalées de l'axe m'interpellent.

Qu'est ce donc cette curiosité architecturale ?

   L'un des spécialistes de l'association des "Amis du Vieux Château des Essarts" affirme que ces pierres supportaient des poutres en bois d'une salle supérieure. Cette salle comportait le mécanisme de manoeuvre de la herse ainsi que la herse lorsqu'elle était relevée.

 

   Une des tours du châtelet d'entrée

      J'entre dans la tour gauche du châtelet. Cette salle servaient à la défense du château et surtout de sa porte. L'ambiance n'est donc pas "festive" avec ses mur épais dénués de décoration et la faible lumière dûe aux 3 ouvertures de tir.

  L'une de ces ouvertures vous est connue car nous l'avons observée à l'extérieur : C'est l'arbalétrière.

Avez vous remarqué ce curieux morceau de fer ?

     D'après le spécialiste de ce château, ce morceau de fer est le vestige d'une butée/support bloquant l'arbalète pour que le soldat puisse tendre la corde sans devoir supporter la lourde arme et être plus rapide à tirer puisque l'arme est déjà positionnée devant la fente et non pas posée au sol.

  Remarque :  En partie basse, la salle possède un ratier (voir vocabulaire) qui aurait servi de prison. Cette pièce basse (non visitable en ce début du 21ème siècle) aurait enfermé en 1420, Jean V Duc de Bretagne.

La tour Sarrasine est majestueuse 

   La Tour Sarrasine - Découverte

     Cette tour carrée est incontestablement le symbole du système défensif médiéval : Solide, haute, puissante.

  Sur une face à l'extérieur, avec un peu d'attention, il est possible :

* De distinguer 2 traces de portes superposées accédant certainement au couloir du rempart.

* De voir les petites ouvertures de lumière de l'escalier intérieur.

 

   La Tour Sarrasine - salle basse

      En entrant par la porte basse, je suis transporté 800 ans en arrière.

   La salle du rez de chaussée est austère. Sa fonction défensive est marquée par les archères dont certaines ont été agrandies. Pour éviter que les soldats prennent froid, une cheminée sans décoration (ceci n'est pas un logis seigneurial) réchauffaient la pièce basse.

 

   La Tour Sarrasine - les étages

     Pour atteindre les étages d'une tour médiévale, il faut emprunter un étroit escalier en colimaçon. Au 1er étage, la couleur rouge de la salle me surprend. Ceci est causé par l'oxyde de fer dans le calcaire.

Avez vous remarqué la voûte en ogive dite "Plantagenet ou "Angevine" ?

   Je m'extasie, j'absorbe le travail millénaire, j'admire les noms gravés qui font le plaisir de mon ami le Chercheur d'Empreintes. Après de longues minutes, je ressors pour découvrir.... 


   La boulangerie
      La construction identifiée comme boulangerie n'est pas médiévale puisqu'elle a été aménagée au 17ème siècle. Ce bâtiment, appuyé sur le rempart, comporte encore une archère primitive (aujourd'hui obstruée).

  Évidemment, la construction la plus importante de la pièce est : le four.

 

   Le logis seigneurial

      Pour découvrir ce magnifique bâtiment, je vous invite à cliquer sur ce lien.

 

Cette arbalétrière a été utilisé très souvent pour la défense du château fort

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