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Ombre et lumière

12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 06:10

 

Sentez vous le frémissement du plaisir de découverte d'une église fortifiée ?

 

Département 85 - VENDEE

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de La Chaize Le Vicomte est située à 80km au Sud-Est de Nantes, à 70km au Nord de La Rochelle (voir sa tour), à 50km au Sud-Ouest de Cholet et à 11km à l'Est de La Roche sur Yon.

 

     Coordonnées de l'église :

46° 40' 17" N 1° 17' 41" W
 46.6713817°  -1.29460910°

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

La découverte

* Un panneau me donne la direction.

* Il n'indique pas que le moutier soit fortifié.

Est ce un indice ?

* Plus loin, une grosse masse en pierre m'informe que je vais voir un imposant bâtiment.

* Un contournement de la construction me confirme que je suis devant l'église du bourg.

* Elle est haute, longue, imposante.

* Mais la question principale que je me pose :

Mon bonheur de la voir déforme ma vision ! Est elle fortifiée ?

 

 

L'analyse 

* Le premier détail qui me frappe est la partie écroulée de l'église.

* Devant moi s'affichent les restes du croisillon nord  et de la travée droite de la nef.

* Les multiples contreforts droits ne semblent pas avoir servi à la défense du moutier.

* Les hautes fenêtres ne sont pas faites pour limiter l'intrusion d'un assaillant.

* Sous le toit, je ne vois point de preuve d'une salle de repli.

* Ma documentation affirme que le site était entouré d'un rempart. Hélas, en notre siècle,ce système défensif a disparu, le temps a certainement gommé les traces guerrière sur l'église.

Vais je revenir bredouille ?

 

 

 Pourvu que le gardien ne me voit pas comme un assaillant... Aie ma tête !

Y a-t-il des systèmes défensifs

* Pour mieux comprendre l'église, je me plante face au portail.

* Mes yeux sont attirés par l'architecture à gauche.

Comprenez vous la raison ?

* L'angle Nord-Ouest de la façade comporte une échauguette.

* Elle est posée sur des contreforts. Ce n'est donc point une tour, bien qu'elle soit munie de mâchicoulis.

* En me décalant, je vois l'imposant clocher de plan carré ressemblant à un donjon.

* Je doute qu'il en fut un car :

- Les parois sont borgnes.

- Il n'y a pas de crénelage ni d'ouverture de guet au sommet.

 

        L'intérieur :

Je vais entrer

* Le portail plein cintre possède plusieurs voussures. Il est entouré de pieds-droits sous forme de colonnes.

* Lentement je pousse la porte.

* L'église est composée d'une nef à cinq travées et de 2 collatéraux.

* L'incroyable lumière est due aux fenêtres supérieures.

 

Que de contraste !

* Le choeur si lumineux contraste avec l'atmosphère sombre du collatéral.

* La rigueur architecturale des contre-allées contraste avec les sculptures de la nef.

 

 

 

Le diaporama de l'église est ici.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, Aimery IV de Touars demande la construction d'une église jouxtant le château fort.

* En 1093, Aimery IV est inhumé dans l'église.

* A la fin du 11ème siècle, l'église est consacréepar l'évêque de Poitiere. L'église fait partie du prieuré.

* Au 15ème siècle (1426 ?), à cause de la Guerre de Cent Ans, le prieuré est protégé par des remparts, le système défensif de l'église est amélioré. Construction d'une ronde tour flanque.

* En 1568, durant les guerres de Religion, l'église est attaquée puis pillée par les Huguenots.

* Au 16ème siècle, le choeur et le clocher s'effondrent.

Est ce à cause d'une attaque ?

* Au milieu du 18ème siècle, le clocher est aménagé (reconstruit ?).

* Au 19ème siècle, le portail d'entrée est reconstruit.

* En 1908, l'église est classée au Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas) est libre et gratuite depuis la place du bourg. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Bien que modernisée, l'église est toujours massive et fortifiée

 

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châteaux de Vendée

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département 85 - VENDEE

      Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Thiré est située à 50km au Nord-Ouest de Niort, à 40km au Nord-Nord-Est de La Rochelle (voir les fortifications), à 30km au Sud-Est de La Roche sur Yon.

     Coordonnées de l'église :

46° 33' 0.515" N 1° 0' 29.599" W
 46.550143°  -1.008222°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Au centre du bourg, dans la rue de l'église, une haute construction en pierre dans un joli écrin de verdure est le but de ma randonnée en ce petit matin de juin. Un clocher très massif

 La forme de ce clocher me fait penser à une tour, que dis je, à un donjon. Mais il ne faut jamais tirer de conclusion sur une première constatation.

C'est ainsi que l'enquête commence.

 

Le clocher

    Ce clocher en pierres correctement taillées  est haut, massif, renforcé par de puissants contreforts d'angle mais il me déstabilise car il ne possède aucun système défensif.

   Je le contourne espérant voir quelques archères (voir vocabulaire) sur la hauteur. Mais aucune fente apparaît sur les murs blancs.

  Entre les abat-sons, je crois voir une fente verticale. Mais je me ravise rapidement car je pressens que c'est une pierre de coincement qui a disparu.

   Comprenant que le clocher n'est point fortifié, je me transforme en touriste et j'admire quelques modillons.

  Voyez vous ces ouvertures ?

Curiosité sur le clocher 

   Soudain, je remarque une curiosité architecturale que mon empressement à chercher des archères n'avait pas porté à mon oeil d'aigle de Castellologue Amateur.

Comment un larmier de contrefort peut il s'insérer dans les pierres d'angle ?

  La réponse est sous mes yeux ébahis.

 

Sont ce des indices de système défensif ?

   Lentement je contourne l'église pour tenter de voir des indices (ou des sculptures car je suis aussi un peu un touriste).

  Sur une façade où la fenêtre à remplage est bouchée, je remarque au sommet des ouvertures m'informant qu'au moins 2 salles existent.

Sont ce des salles de repli ?

  Il semble évident qu'une salle existe sous le toit

Voila LA preuve !

   Tout en m'éloignant pour mieux ressentir l'église, je découvre la nef.

Diantre !... C'est beau !

  Evidemment, mon exclamation n'est point pour le massif de fleur (qui le mériterait aussi) mais pour les ouvertures que je découvre sous le toit.

 

Analyse

* Entre les fenêtres, un puissant contrefort à larmier maintient le mur.

* Au dessus et de chaque coté du contrefort, des ouvertures de tir.

* Et... (je sens que vous grognez derrière votre écran)

Que me dites vous ?

  "Chevalier, les fenêtres sont très grandes et très basses, un assaillant peut entrer facilement."

    Je comprends votre propos très logique. Mais :

Avez vous imaginé que les ouvertures Gothiques puissent être récentes ?

Je vous le prouve par cette image.

Voyez vous l'ouverture Romane positionnée en hauteur empêchant toute intrusion ?

 

La tour escalier

   Evidemment pour monter il faut un escalier. Comme souvent avec ce type de bâtiment, l'escalier est implanté dans une tour extérieure comportant :

* Une archère droite

* Des puits de lumière pouvant aussi être utilisés en système défensif.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte principale et la porte "secrète" ne s'ouvrent pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 12ème siècle ou au début du 13ème siècle, construction de l'église (à vérifier).

* Au 15ème siècle, modification de l'architecture de l'église.

* En 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Une église Romane avec des fenêtres Gothiques

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département 85 - VENDEE

 Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La petite commune de Xanton-Chassenon est située à 70km au Sud-Est de La Roche sur Yon, à 55km au Nord-Est de La Rochelle, à 25km au Nord-Ouest de Niort et à 10km à l'Est de Fontenay le Comte.

     Coordonnées de l'église :

46° 27' 12.15" N 0° 41' 36.956" W
 46.453375°  -0.693599°

 

L'église : 
        L'extérieur :
J'entre dans le bourg

   L'avantage d'une église par rapport à une ruine de château fort, c'est qu'il y a toujours un panneau indiquant sa direction, ou une rue de l'église ou un haut clocher survolant les arbres.

  C'est donc sans difficulté que je découvre ce bâtiment. Mais une question se pose :

Est il fortifié ?

L'église montre de multiples époques architecturales  

Rapide analyse

    En examinant cette église, je suis étonné par le contraste de plusieurs détails :

A - Le bâtiment ressemblant à un transept est de construction récente. D'ailleurs, sa grande fenêtre avec vitrail est incompatible avec une construction fortifiée du Moyen Âge.

B - De ce coté, les murs "primitifs" de l'église sont borgnes.

Ce manque d'ouverture est il un indice de système défensif ?

C - Certains contreforts semblent avoir été aménagés lors de la construction de l'église. Les pierres se prolongent" dans les angles.

D - Mais la disparité de forme, hauteur et position de l'ensemble des contreforts me fait penser à des modification sur plusieurs siècles.

E - Les fentes au sommet ressemblant à des archères droites sont des abat-sons.

Hors sujet :

  Je me suis posé la question du pluriel du mot :"abat-son". Et j'ai trouvé cet article très documenté sur la réglementation.

Le clocher a-t-il été un système défensif ?

 

Le clocher

   Tel un donjon du 11ème siècle, ce clocher se dresse, droit, haut, sans fioriture. La surprise de la découverte passée, je note quelques détails :

E - Les pierres sont pauvrement taillées, peu jointives et de dimensions variables. Est ce du :

  * A des reconstructions après attaques ?

  * A des surélévations successives ?

F - Le contrefort ajouré doit certainement contenir un escalier intérieur.

 

Je vais entrer

   Voyant que le clocher ne comporte pas d'autre trace de système défensif, je m'avance vers la porte non sans avoir goûté au charme d'une sculpture.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas et je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

  Je vous propose de déguster les images d'un autre photographe ayant eu la chance d'entrer.

 

Conclusion :

   Mon dictionnaire des châteaux et fortifications médiévales affirme que cette église est/a été fortifiée. Il faut un peu d'imagination pour le croire.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, construction de l'église.

* En 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Mon œil de castellologue-amateur voit des fortifications partout !

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 06:30

  L'église est au bout de l'impasse

Département 85 - VENDEE

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La petite commune de Saint Martin Lars en Sainte Hermine est située à 70km au Nord-Ouest de Niort, à 40km à l'Est de La Roche sur Yon et à 16km au Sud-Sud-Est de Chantonnay.

     Coordonnées de l'église :

46° 35' 30.408" N 0° 58' 44.324" W
 46.59178°  -0.978979°

 

L'arrivée

     Dans les petits bourgs de notre beau Royaume, il est aisé de voir l'église. Généralement elle trône fièrement au centre. Si ce n'est pas le cas, la hauteur de son clocher dépassant le toit des petites maisons et habitats est un phare bien visible.

    C'est donc facilement que je m'engage vers la place de l'église (les panneaux des rues sont aussi une méthode pour trouver un lieu - voir exemple ici

 

La découverteDiantre !... Une rustique église

    Ma 1ère impression est la rusticité de ce bâtiment religieux. L'angle droit est la règle. Le gothique n'est point venu en ce lieu pour "abîmer" la pureté de l'art roman.

   Ma 2ème impression est l'étroitesse de la fenêtre. Pour faciliter l'entrée de la lumière, les architectes ont compensé par une grande hauteur

   Ma 3ème impression est la diversité des hauteurs, formes et épaisseurs des contreforts.

Surprenante église !

   Mais je ne suis pas en ce lieu pour faire une analyse d'architecte. Je suis venu voir une église fortifiée.

Voyez vous les défenses ? 

 

Distinguez vous une salle sous le toit ?

Les premiers indices

    Connaissant mon imagination fertile, je vois au moins "des milliers" de détails défensifs.     Mais en reprenant le sérieux qu'un Chevalier (de plus Dauphinois) doit avoir, je prends ma loupe de Sherlock Holmes et je vois....

Les voyez vous aussi ?

  Une sorte de corniche définissant peut être le niveau du toit de l'église primitive, prouvant ainsi une rehausse.

 

La recherche des systèmes défensifs
   Je contourne lentement l'église pour constater que le clocher n'est pas fortifié. Les abat-sons ont peut être abrité des guetteurs mais la fonction défensive n'est pas marquée.

  La tour-escalier extérieure doit permettre d'atteindre le clocher, donc les signes de défense semblent inexistants.

Est ce que j'utilise assez le suspense hitchcockien ?

 

Qu'est ce ?

   La disparité des contreforts m'étonne. Les différences de dimension et de taille des pierres ne m'informent pas sur l'évolution architecturale de cette église.

   Tout en avançant, j'observe le haut des murs (Je vous déconseille cette méthode, c'est le meilleur moyen de tomber ) . Un détail m'intrique :

Pourquoi avoir surélevé le mur ?

Et pourquoi est il borgne si salle de repli il y a ?

  Avec de la patience, je découvre les secrets de l'église fortifiée

Je commence à comprendre cette église

    Lorsqu'un bâtiment résiste à ma compréhension, je prends un peu de recul pour mieux l'embrasser... du regard bien sur. Plusieurs détails se révèlent :

   Pour consolider cet ancêtre, les hommes modernes ont bouché la fenêtre mais ont laissé pour mon plaisir l'ouverture sous le toit. La présence d'une salle de repli sur toute la longueur de l'église est vérifiée.

  Je continue ma découverte minutieuse en contournant le bâtiment. La petite "cabane" ajoutée sur le coté droit (face Nord) être une sacristie récente.

 

Les révélations

  En regardant le coté Nord de l'église, j'ai les yeux brillants comme un enfant devant une console Playstation, comme un chien devant un os, comme.... (vous avez compris que j'ai la révélation !)

Mais n'allons pas trop vite.

Il faut déguster cette église.

 

Les contreforts

   Le mystère des contreforts que j'avais remarqué à mon arrivée se confirme. Mais la réponse vient en regardant ici. Peut être à cause de l'élévation de l'église, plusieurs d'entre eux ont renforcé les murs, obstruant parfois les fenêtres primitives.

Que voyez vous ? 

Les systèmes défensifs

  Après avoir déguster les contreforts, j'observe la façade curieusement dépourvue de fenêtre. Lentement mes yeux se lèvent vers la salle de repli qui possède de multiples ouvertures. Je suis étonné par la diversité des formes et des dimensions des ouvertures.

  La présence de trous ronds prouve l'utilisation de la salle de défense après le 15ème siècle (certainement pendant les guerres de religion). 

 

        L'intérieur :
   Hélas, comme pour beaucoup d'églises au 21ème siècle, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, aménagement de l'église.

* En 1987, l'église est classée aux Monuments historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

La rigueur de l'angle droit est la base architecturale

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 06:30

 

Département 79 - DEUX SEVRES

 Mes poils se hérissent à la lecture de ce panneau

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Xaintray est situéeà 60km à l'Ouest-Sud-Ouest de Poitiers, à 25km au Nord-Nord-Est de Fontenay le Comte, à 20km au Nord de Niort et à 7km à l'Ouest de Champdeniers Saint Denis.

   Coordonnées du bourg :

46° 29' 32.276" N 0° 28' 48.396" W
 46.492299°  -0.48011°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Au Sud de Xaintray, le touriste pressé ou l'automobiliste peu attentif n'attache aucune importance à la construction religieuse. Il est vrai qu'avec sa forme râblée, son clocher peu élevé, le bâtiment ne se remarque pas.

  J'ai fait 40km pour voir cette construction de 8 siècles, je me dois de prendre le temps de la dévorer pierre après pierre. Mais une question se pose :

Est ce une église fortifiée ?

 Une véritable église Romane

L'enquête commence

    Mes chausses plantées dans l'herbe verte, la visière de mon heaume relevée, j'observe la nef et le clocher carré de cette construction. Je ne vois aucun système défensif, ni de salle de repli sous le toit.

Aurais je commis une erreur de lieu ?

 

Les contreforts

   Même s'ils n'ont pas une fonction défensive, les contreforts avec leur différence de hauteur et de profondeurs me titillent.

   Les cotés de la nef possèdent des contreforts plus imposants. Étonné je suis de les voir tutoyer le toit de l'église.

Était ce pour supporter une salle au dessus ?

  Une fente dans l'un des contreforts semble confirmer ma supputation.

Y aurait il un escalier intérieur ?

  Voyez une preuve de modification ?  

Je cherche d'autres indices

    En me déplaçant vers l'autre face, deux détails architecturaux me surprennent.

Les voyez vous ?

 

Une église Romane modifiée

    Ce ne sont point des systèmes défensifs qui m'interpellent mais des  modifications proche de la fine fenêtre de style Roman :

  1 - En partie basse, un "renfoncement". Je ne sais pas si c'est une ancienne porte bouchée ou un enfeu vide.

  2 - Sur la hauteur du mur, la trace d'un ancien contrefort est visible.

  Les aménagements des siècles me font craindre que les systèmes défensifs ont disparu. Presque désabusé, je regarde le clocher central avec ses contreforts d'angle, sa porte basse bouchée mais dépourvue d'archère (voir vocabulaire ).

  Quelle magnifique trace défensive !  

Je suis aux anges ! 

    Lentement, je me dirige vers la ronde construction à l'extrémité de l'église en pensant que bredouille je vais être (car les belles fenêtres à colonettes ne sont point système défensif) quand..... mes poils se hérissent. 

   Devant moi, caressée par les rayons de Ra, un chevet rehaussé me regarde (et réciproquement).

   La nature des pierres, l'ajout au dessus des modillons, l'arrêt brutal des contreforts prouvent une construction postérieure à l'église.

  L'ouverture bouchée au centre me confirme la présence d'une salle de repli.

 

C'est à vous d'imaginer

    Ayant la certitude que cette église a été fortifiée, je prends un peu de recul pour voir comment la salle de repli s'intègre dans l'architecture globale et quelle est sa connection avec le clocher.

Tout est limpide !

  Ne voulant pas déflorer tous les secrets de cette beauté, je vous laisse l'admirer puis me narrer ce que vous voyez.

 Avez vous remarqué cet indice ?

 

Je laisse la place au touriste

     Le Chevalier avec son heaume est si heureux de sa découverte qu'il laisse la place au touriste avec chapeau de paille qui somnole en lui. C'est ainsi que je me régale des chapiteaux et modillons.

 

 

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, modification de l'église.

* En 1990, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Eugène) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

 

Que pensez vous de mon sourire ravageur ? Je n'ai pas envie de sourire en voyant ce photographe ! Je fais la gueule, ainsi je ne serais pas dans son blog !

 

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:30

 

Département 85 - Vendée

Le bourg :
    Ce rempart sent le Moyen Age... hummmmSituation :   (--> le voir sur une carte)
       Le bourg de "Les Essarts" est situé à 40km au Sud-Ouest de Cholet, à 15km au Nord-Est de La Roche sur Yon et à 20km au Sud-Ouest du très connu château du Puy du Fou.

      Coordonnées du château :

46° 46' 32" N 1° 13' 31" W
 46.775626  -1.225297


Le château :
  La découverte

     Depuis le parking proche de l'église et l'office de tourisme, je vois au loin une construction millénaire (ou presque). Mon instinct de chasseur de ruine m'informe que je vais passer au moins 3 heures de bonheur à contempler chaque pierre.
 
  1ère analyse rapide
     Actuellement, la ruine ne semble pas être entourée par un fossé, mais le bruit de l'eau toute proche me fait penser qu'il y a quelques siècles des douves devaient constituer la 1ère protection. L'humidité dans le champs (suite à l'orage de la veille) confirme mon hypothèse.

La tour Sarrasine est encore belle malgré ses 900 ans
  2ème analyse rapide
      La ruine comporte une tour parallélépipédique. Ce type de construction "carrée" a souvent été abandonné à partir du 13ème siècle. Ce site serait donc du 11ème ou 12ème. Je dois trouver d'autres indices confirmant cette datation rapide.

   Les défenses du rempart
       La courtine arrasée ne peut pas me livrer d'information sur le crénelage, hourd ou mâchicoulis (voir vocabulaire), mais elle montre une petite archère droite confirmant mon hypothèse. Comme d'autres archères du même type s'offrent à moi, j'ose avancer une date de construction du 12ème siècle.

   La tour d'angle nommée Sarrasine
      Par ses dimensions, cette construction m'impressionne. Ce n'est pas une simple tour d'angle de défense, elle a dû servir d'habitat (la suite de la visite prouvera ma supposition).

  L'avantage d'une tour carrée, c'est qu'elle est facile à construire (2 pierres à 90° forment un angle solide) mais elle crée des angles morts pour la défense et la surveillance.

  Les architectes ont donc renforcé ce point faible par une petite échauguette à chaque angle.

 

   Les tours d'angle

     En contournant le site, je vois aux angles, les vestiges d'autres tours carrées dont la moins abîmée est la Tour-Nord.

N'y aurait il dans ce château que des constructions du 12ème siècle ?

Le site aurait il oublié d'évoluer ?

 

   Les tours du châtelet

       Dans l'alignement de la Tour Sarrasine, je découvre une construction défensive ronde avec de magnifiques canonnières. A quelques mètres, sa consoeur me regarde avec fierté. En partie basse, une large canonnière assurait le dévastateur tir tendu, mais au dessus, me salue une incroyable arbalétrière.

Le logis renaissance ressemble à un châtelet d'entrée

 

   Châtelet ou logis seigneurial ?

       Presque à l'opposé des 2 tours rondes, je découvre, précédé par un ruisseau (anciennes douves), une sorte de châtelet d'entrée :

* Deux tours rondes à la base très évasée,

* Défendues par des canonnières,

* Entourant une porte (avec pont-levis),

* Avec les vestiges des piles de la rampe d'accès.

  Le plus surprenant est la présence de fenêtres :

* Une de "forme médiévale" au dessus de la porte (Était ce une bretèche reconvertie ?),

* Une autre sur la courtine de gauche.

  Cette dernière à meneau en croix est magnifique avec ses ciselures et surtout avec sa base sculptée symbolisant une corde (J'aborderai la signification de ce détail ultérieurement).

    Ce curieux bâtiment faisant parti du système défensif n'est pas le châtelet d'entrée principal, mais une sorte d'issu de secours reconverti en logis seigneurial.

 

   Châtelet principal d'entrée

      Après avoir découvert la totalité des remparts et fortifications, il est temps de me rendre à la porte d'entrée si bien défendue.

   Deux puissantes tours rondes encadrent les 2 portes d'entrée :

* Un large à double ventail pour les carrosses et chevaux,

* Une petite pour les piétons.

    Deux détails me font affirmer que ces portes étaient précédées de 2 pont-levis (un pour chaque entrée).

* Au dessus les fentes pour accueillir les flèches de levage.

* L'encadrement taillé autour des 2 ouvertures pour accueillir le pont.

 

   Quel incroyable détail !

     Grâce au soleil, je remarque à la base de l'encadrement de la porte une curiosité architecturale. Il y a un morceau de fer entre entre 2 pierres taillées. Cette particularité se retrouve à la même hauteur sur les 2 faces de chaque porte.

   D'après le spécialiste de ce château, ce morceau de fer est le vestige du ressort bloquant par le haut l'axe de rotation du pont-levis.

 

        L'intérieur du château :
    Pour découvrir l'intérieur de ce magnifique château fort, il faut cliquer ici.

 

Les 2 tours encadrent la porte et surveillent les passants

   Je souhaite remercier les membres de l'association des amis du vieux château des Essarts pour leur accueil cordial, leur disponibilité et leur patience à répondre à toutes mes questions.

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:00

 

   La découverte de l'extérieur de ce château fort est décrite ici.


L'intérieur du château :Plan du château fort des Essarts - Vendée

   Préambule

      La découverte de ce magnifique château fort étant payante, je ne vous montrerai pas tout comme la porte Romane, les tours d'angle, la poterne, les communs, etc...

  Il faut que vous ayez quelques surprises lors de votre visite prochaine.


   Le plan
      Avant de visiter les merveilles de cette ruine, il est important d'en comprendre l'architecture grâce à ce plan :

B - Boulangerie,

C - Corps de bâtiments, Communs,

E - châtelet d'Entrée,

L - Logis seigneurial et châtelet Est,

P - Poterne,

R - Remparts, courtines

S - tour Sarrasine,

T - Tour d'angle carrée,

V - Vestige d'une tour carrée d'angle.

Un châtelet fortifié ne laissant que peu de chance aux attaquants
   Le châtelet d'entrée
      Après avoir donné quelques piastres au guichet, je découvre l'intérieur du châtelet d'entrée. Comme je le pressentais, ce château possédait une herse dont le rainurage est encore visible.

   En partie supérieure, des pierres décalées de l'axe m'interpellent.

Qu'est ce donc cette curiosité architecturale ?

   L'un des spécialistes de l'association des "Amis du Vieux Château des Essarts" affirme que ces pierres supportaient des poutres en bois d'une salle supérieure. Cette salle comportait le mécanisme de manoeuvre de la herse ainsi que la herse lorsqu'elle était relevée.

 

   Une des tours du châtelet d'entrée

      J'entre dans la tour gauche du châtelet. Cette salle servaient à la défense du château et surtout de sa porte. L'ambiance n'est donc pas "festive" avec ses mur épais dénués de décoration et la faible lumière dûe aux 3 ouvertures de tir.

  L'une de ces ouvertures vous est connue car nous l'avons observée à l'extérieur : C'est l'arbalétrière.

Avez vous remarqué ce curieux morceau de fer ?

     D'après le spécialiste de ce château, ce morceau de fer est le vestige d'une butée/support bloquant l'arbalète pour que le soldat puisse tendre la corde sans devoir supporter la lourde arme et être plus rapide à tirer puisque l'arme est déjà positionnée devant la fente et non pas posée au sol.

  Remarque :  En partie basse, la salle possède un ratier (voir vocabulaire) qui aurait servi de prison. Cette pièce basse (non visitable en ce début du 21ème siècle) aurait enfermé en 1420, Jean V Duc de Bretagne.

La tour Sarrasine est majestueuse 

   La Tour Sarrasine - Découverte

     Cette tour carrée est incontestablement le symbole du système défensif médiéval : Solide, haute, puissante.

  Sur une face à l'extérieur, avec un peu d'attention, il est possible :

* De distinguer 2 traces de portes superposées accédant certainement au couloir du rempart.

* De voir les petites ouvertures de lumière de l'escalier intérieur.

 

   La Tour Sarrasine - salle basse

      En entrant par la porte basse, je suis transporté 800 ans en arrière.

   La salle du rez de chaussée est austère. Sa fonction défensive est marquée par les archères dont certaines ont été agrandies. Pour éviter que les soldats prennent froid, une cheminée sans décoration (ceci n'est pas un logis seigneurial) réchauffaient la pièce basse.

 

   La Tour Sarrasine - les étages

     Pour atteindre les étages d'une tour médiévale, il faut emprunter un étroit escalier en colimaçon. Au 1er étage, la couleur rouge de la salle me surprend. Ceci est causé par l'oxyde de fer dans le calcaire.

Avez vous remarqué la voûte en ogive dite "Plantagenet ou "Angevine" ?

   Je m'extasie, j'absorbe le travail millénaire, j'admire les noms gravés qui font le plaisir de mon ami le Chercheur d'Empreintes. Après de longues minutes, je ressors pour découvrir.... 


   La boulangerie
      La construction identifiée comme boulangerie n'est pas médiévale puisqu'elle a été aménagée au 17ème siècle. Ce bâtiment, appuyé sur le rempart, comporte encore une archère primitive (aujourd'hui obstruée).

  Évidemment, la construction la plus importante de la pièce est : le four.

 

   Le logis seigneurial

      Pour découvrir ce magnifique bâtiment, je vous invite à cliquer sur ce lien.

 

Cette arbalétrière a été utilisé très souvent pour la défense du château fort

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 06:30

 

La découverte de l'extérieur de ce château fort est décrite ici.     

 

La visite de l'intérieur du château a commencé ici.

 

L'intérieur du logis seigneurial : 

Admirez ce logis renaissance

  La surprise

     Depuis l'extérieur, je n'avais pas imaginé la délicatesse et la beauté de cette construction. Même si elle est fortement abîmée, les détails montrent la richesse et le confort du logis.

   Pour mieux vous faire comprendre sa beauté, voici une gravure réalisée il y a 1 siècle.

Auriez vous aimé habité dans cet élégant bâtiment ?

 

   La lumière

     Les premières constructions médiévales en pierres étaient froides et ne disposaient que de fines ouvertures verticales ne laissant passer que peu de lumière.

  Ce moderne logis comporte de larges fenêtres dont les montant scluptés montrent la richesse et le goût  du propriétaire.

 

Quel luxe dans ce logis !

   Le confort

      Pour donner de la chaleur à ces hautes pièces aux murs épais, il faut une cheminée large. Évidemment, cette construction devient un objet de luxe montrant la noblesse du propriétaire par ce cordon sculpté.

N'est ce point curieux sur une cheminée ?

    Le seigneur étant descendant de Charles de Blois-Chatillon Duc de Bretagne, il est autorisé à porter l'insigne ornemental de cette branche familiale : La Corde.

   Cette corde se retrouve sur de nombreux vestiges décoratifs du château.

 

   Le luxe

     La partie centrale de la ruine de ce logis est fascinante. Dans ce vestige ressemblant à une tour, apparaît une colonne.

Quelle était la fonction de cette curiosité dressée ?

  Cette fine colonne soutenaient les marches du monumental escalier. Leurs vestiges sont encore visibles sur les murs.

  Pour éclairer cet escalier intérieur, il y a de nombreuses petites niches ayant contenu des bougies.

  J'imagine très bien une belle (à mon bras bien sur) monter lentement ce circulaire escalier dans le doux frémissement de sa longue robe de soie.

 

   La suite de la visite

      La découverte de ce magnifique château fort étant payante, je ne vous montrerai pas tout mais sachez qu'il y a encore de nombreuses merveilles à déguster.

 

 

Histoire du château : 

* Au 1er siècle, les Romains établissent un camp à la croisée de 2 voies importantes.
* Au 10ème siècle (à vérifier), sur une motte est posé un château en bois.
* Au 12ème siècle, revenu des croisades en Terres Saintes, le seigneur de ce territoire fait construire un château encadré de 4 tours carrées.
* Au 13ème siècle, pour améliorer les défenses et répondre aux nouvelles armes et techniques de combat, le châtelet d'entrée est construit et des tours rondes sont aménagées. La puissante  tour Sarrasine est conservée et devient un  donjon habitable.
* Au 14ème siècle, un confortable logis est aménagé à l'opposé de la tour Sarrasine.
* Au 15ème siècle, la guerre de Succession de Bretagne fait rage.
* Au 16ème siècle, le seigneur des Essarts, chef des armées Catholiques, entre en guerre contre Henri de Bourbon, roi (voir titre de noblesse) protestant de Navarre (futur Henri IV - voir liste des rois).
* En 1598, Henri IV se rend au château des Essarts. Il accepte le mariage de la fille du seigneur des Essarts avec son fils. Il semble que de la discussion des 2 anciens ennemis aboutisse, 10 jours plus tard, la signature de l'Edit de Nantes. L'un des évènements majeurs de la France s'est il joué dans ce château ?
* Au 17ème siècle, la cour reçoit plusieurs bâtiments.
* Au 18ème siècle, le malheur des guerres passent par ce château : Révolution Française et Guerre des Vendéens brûlent et transforment le site en une pauvre ruine.
* Au 19ème siècle (entre 1854 et 1857), le nouveau propriétaire, Louis Armand de Lespinasse (Lieutenant d'ordonnance de l'Empereur Napoléon Bonaparte) préfère construire un château plus "moderne" à quelques mètres de là. Le vieux château fort donne ses pierres à la nouvelle construction.
* A la fin du 20ème siècle, grâce à une association dynamique, des travaux de reconstruction et de consolidation sont réalisés.
* En 2011, le 3 juillet, le château regarde les équipes cyclistes de la 2ème étape du Tour de France.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite. La visite des ruines et bâtiments est payante. Des passionnés aux yeux qui brillent et à la verve incroyable répondent à toutes les questions et font revivre la ruine.
  De plus, un jardin botanique est aménagé dans l'enceinte montrant érable, tilleul, marronnier, Ginko Boloba, cèdre du Liban, etc...
  Chaque arbre comporte une fiche descriptive avec des détails botaniques et aussi la vision qu'en avaient les Romains, Grecques, Gaulois etc...

 

A quelques mètres de la ruine féodale, le château neuf se dore au soleil

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 07:30


Département 85 - Vendée

Le bourg :
   Situation :   (--> le voir sur une carte)
    Le bourg de Pouzauges est situé à 55km au Sud de Cholet, à 50km au Nord-Est de La Roche sur Yon et à 15km au Sud-Est du très connu château du Puy du Fou.

  Coordonnées du château :

46° 47′ 7″ N 0° 50′ 23″ W
 46.785278°  -0.839722°


Le château :

    L'extérieur :

L'approche

     Au moyen âge, la ville de Pouzauges était entourée de remparts. Mais ce n'est pas ces fantômes invisibles qui m'intéressent, c'est le vestige sur la colline surplombant le bourg.
     Une petite marche dans la rue du "vieux château" (oui, elle existe) puis en tirant un peu au Nord-Ouest, dans la rue des murailles (humm, cela sent bon le moyen âge). Cette rue étant éloignée de la colline, je suppose qu'une grande enceinte (2ème ouvrage de défense) entourait château et maisons.
     Et me voilà enfin devant les restes du château de Pouzauge.


 Découverte du rempart

    Première remarque, les murs sont peu élevés et la présence d'une tour carrée avec une petite archère m'indique une construction du 12ème siècle.
       Mais je pressens la force et l'intelligence de construction. Plus loin dans l'angle c'est une tour ronde qui défendait les courtines.

 

Quel fascinant rempart !
      La face Sud-Ouest est impressionnante :

   * D'abord par sa longueur,

   * Puis par le nombre important de tours flanques.

 En m'arrêtant devant chaque pierre, j'ai mis 1 heure (j'exagère un tout petit peu) pour découvrir ce coté du rempart. Puis au bout...

 

Suis je au bout de mes surprises ?

 ... Une beauté de pierres me regarde.

Est ce le donjon du château de Pouzauge ?

   Évidemment non, c'est une tour d'artillerie nommée : Tour de Bretagne. Elle aurait été construite au 15ème siècle (?)

Mais où est le donjon ?


    Le donjon :
La découverte
    Il est impossible de ne pas le voir tant il est imposant. Ce donjon est inclus dans les remparts et faisait parti des défenses du site.
    Cette massive tour a une forme presque carrée de 16m de coté pour une hauteur de 25m. Les flancs sont renforcés par des contreforts hémicylindriques et les angles sont emboîtés dans de puissantes tours ressemblant à des contreforts.
     Ce donjon est typique des constructions du 12ème en Poitou. Pour preuve, la forme du château de Pouzauges ressemble beaucoup à celle du château de Tiffauges (je vous le montrerais dans quelques mois).

Analyse détaillée
   Cette façade est très instructive. Elle montre un haut donjon relativement borgne et massif. Cette sensation est due aux renforts mais aussi aux ombres qui amplifient (les architectes avaient ils pensé à cela ?).

Était il plus haut ?

A t il été arasé par 800 ans d'acharnement humain ?

    Au sommet, un indice vient me donner la réponse. Il manque le chemin de ronde avec créneaux  mais les consoles sont certainement les vestiges des mâchicoulis (voir glossaire).

Avez vous remarqué cette curiosité accouchée au "renfort central" ?

  J'opte pour les latrines, je vais de suite dessous pour confirmer ma pensée ("Beurk" font les princesses lisant mon article  ).

   L'autre façade offre une image différente du donjon. Il y a bien sur le renfort central; Il y a aussi les consoles au dessus des angles (confirmant ma supposition d'un chemin de ronde), mais surtout il y a cette ouverture avec en dessous de gros trous de boulin (voir glossaire). Je pense que cela devait être une entrée du donjon avec plancher en bois... Axe de circulation desservant les remparts ?
    Avez vous remarqué la petite archère droite ?... Je suis fasciné par ce donjon qui n'a pas évolué durant 8 siècles !

L'intérieur du donjon
   Pfff..... Il est fermé en ce beau mois de septembre..... Pfff..... impossible de l'admirer...... pffff... et aucun numéro de téléphone d'une association pour que je puisse tenter une négociation de visite.... pffff
     Par quelques orifices, j'arrive à voler des images. Ce n'est évidemment pas Chambord, ni Versailles, c'est un donjon peu lumineux aux décors minimaux évidemment mais si passionnant pour moi. Les salles basses sont voûtées en berceau.

        L'intérieur du château :
    C'est le moment où il faut avoir le courage d'affronter la ruine en passant par cette ouverture très défigurée. Et là.... je vois.... un grand désert de verdure.
    Évidemment, les guerres de religions puis la révolution Française ont détruit les bâtiments de ce château fort, mais pour celui (ou celle bien sur) qui sait regarder, il y a de nombreuses beautés à déguster. Je vous en laisse la surprise et ne vous montrerais rien.
     Avant de quitter ce lieu , je savoure l'une des richesses des châteaux forts : Le panorama. La vue sur le bocage Vendéen est très apaisante.


Histoire du château :

* En 1047, un seigneur nommé Zacharie fait construire une église. Un château semble existé.
* Au 12ème siècle, Pouzauges est un des hauts lieux de l'architecture Romane en Poitou.
* Vers 1205 (?), le château est la propriété de Guillaume de Chantemerle.
* En 1239, Alix de Chantemerle (fille de Guillaume) donne le château à son époux Guy  Vicomte (voir titre de noblesse) de Thouars.
* En 1422, Catherine de Thouars épouse Gilles de Rais.
* En 1442, après l'exécution de son mari, Catherine habite au château avec sa fille. Il semble que des améliorations de confort soient réalisées.
* Au 16ème siècle (?), le château appartient à la famille Vendôme.
* Au 17ème siècle (?), le château est la propriété des Gouffier.
* A la fin du 17ème siècle, un texte (gardé aux archives nationales) mentionne des remparts entourant la ville de Pouzauges.
* Vers 1792, les révolutionnaires confisquent le château et le vendent comme bien national.
* En 1862, classement des ruines aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, des travaux de reconstruction et de consolidation sont planifiés.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et de la cour est libre et gratuite. La visite des étages est payante avec des horaires restreints, renseignez vous avant.

 

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de France
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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 07:30


Département 79 - Deux Sèvres

Le bourg :
   Situation :   (--> le voir sur une carte)
  La commune de Mauléon est située à 30km au Sud de Cholet.

   Coordonnées du château :

46° 55′ 24.96″ N 0° 44′ 54″ W
 46.9236°  -0.748333°

 

Le château:

      L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

    Le hasard me fait souvent découvrir des vestiges médiévaux  rarement identifiés dans les sites web, blogs et guides touristiques. Heureusement que je possède un livre secret.... (Ne le dites à personne, il est là). C'est donc grâce à ce grimoire que je suis arrivé devant cette tour ronde.

La découverte
     En découvrant cette unique tour encastrée dans des habitations, un doute m'envahit. Est ce le château médiéval de Mauléon ?
    Le panneau à droite va peut être me donner la réponse. Il indique.... Vous avez bien vu, les horaires du film pour le cinéma nommé : Le château..... Je suis donc bien devant mon "rêve".

 

Rapide analyse

     Avec attention j'observe l'entrée encadrée par 2 tours rondes curieusement dépourvues d'archère ou de bouche à feu (voir glossaire). Ce manque de défense (comme une bretèche) me fait craindre que le château soit aseptisé par des reconstructions. J'entre par cette belle porte avec arc en tiers point pour vérifier mes suppositions.

      L'intérieur :
   La porte d'entrée comporte les vestiges des rainures d'une herse, mais ce sont les seules traces de défenses du portail.  A l'intérieur, les bâtiments sont modernes et le goudron a fait place au pavage.
    Entourant le site, des murs "modernes" marquent l'emplacement des anciens remparts. Quelques tours consolidées permettent d'admirer le paysage.


Histoire de la fortification

* Au 12ème siècle, une fortification est construite sur le haut d'une colline et en possession de la famille Mauléon.
* En 1233, la place forte appartient à la famille Touars.
* Au 13ème siècle, le château n'est plus un verrou militaire, il ne comporte qu'une petite garnison.
* Au 14ème siècle, le château est abandonné.
* En 1597, durant les guerres de religion, Henri de Navarre s'empare du château.
* Au 17ème siècle, le Cardinal de Richelieu ordonne la démolition du château.
* Au 18ème siècle, le domaine appartient au Duc (voir titre de noblesse) de Châtillon.
* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent des ruines et les vendent comme Bien National.
* Au 19ème siècle, le château héberge une gendarmerie.
* Au début du 20ème siècle, le site devient un centre catholique.
* En 1942, le vestige est inscrit aux Monuments Historiques.
* En 1990, la ville de Moléon achète le château puis aménage la  mairie et un cinéma.
* Au 21ème siècle, la découverte est libre et gratuite.

 

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