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Ombre et lumière

25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 06:30

 

Il faut monter pour découvrir un château fort

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Calmont de Plancatge est située à 45km au Nord-Ouest de Millau, à 40km au Nord-Est d'Albi et à 12km au Sud-Sud-Ouest de Rodez.

 

     Coordonnées du château :

44° 14' 59.471" N 2° 30' 42.606" E
 44.249853°  2.511835°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte

* Pour me fondre dans le décor médiéval de cette cité du Rouergue, je laisse mon valeureux destrier en bas de la commune.

* Lentement je gravis la petite route pour me retrouver devant un rempart infranchissable.

  Les angles du rempart sont protégés par des tours rondes

Le rempart

     Les siècles ont arasé ce mur de protection correspondant à la première enceinte. Les pierres sont petites, pauvrement taillées et peu jointives.

Est ce le mur du 12ème siècle ?

Ou

Une reconstruction rapide ?

 

Rapide description

     Bien qu'archère et mâchicoulis (voir vocabulaire) aient disparu, la fonction défensive de ce long mur est indéniable.

   Les petites courtines encadrées par des semi-tours rondes comportent un magnifique arc de décharge.

  Quelques mètres plus loin, une ronde construction m'interpelle :

Fait elle partie du rempart extérieur ?

Ou

Est ce déjà le système défensif du château ?

 

  Je pressens un magnifique donjon derrière le rempart

Rempart du château

* Pour comprendre, je me recule.

* Soudain, derrière un mur sans âge (qui est en réalité la véritable courtine du château fort), presque cachée par les grands arbres, une haute construction apparaît sans que je puisse de suite en définir la fonction.

* Tout en me décalant, je prends un peu de recul pour comprendre cette haute bâtisse.

Incroyable !

 

 

Plan du château

* L'architecture globale du château est un polygone irrégulier.

* Chaque angle comporte une tour ronde de défense.

La façade Ouest, la plus exposée à l'attaque, est protégée par un imposant donjon

 Ce puissant donjon marque le territoire de son seigneur !

Le donjon

 * Par sa hauteur, il écrase toutes les constructions autour.

 * Ma documentation affirme que cette construction comporte 6 étages.

Après ma période de surprise, j'entame le moment de l'analyse.

  * Avec ses formes rondes, avec l'absence de contrefort, ce donjon n'a point été construit à l'époque Romane (voir liste des donjons remarquables).

 * Pourtant je suis surpris qu'une tour maîtresse du 14ème siècle soit dépourvu de système défensif élaboré.

 

Un donjon aveugle

* Même si le donjon a été un peu arasé, je ne ressens pas la présence de crénelage ni mâchicoulis.

* Le plus surpressant est l'absence d'archère.

* Les rondes tours aux angles comportent des fentes verticales, mais je pressens que leur fonction était l'éclairage d'un escalier intérieur.

 

Qu'est ce  ?

"Qui cherche, trouve" affirme un dicton populaire.

  C'est donc avec plaisir que je découvre à la base des tours, des ouvertures magiques !.

Questions : Quelle fut leur fonction ?

1 - Des latrines intérieures. Ceci est plausible car les parois ne comporte aucune construction en encorbellement. Il fallait bien que les occupants fassent leurs besoins sans descendre dans la cour.

2 - Des "pseudos" mâchicoulis comme au château d'Arques. Mais doute j'ai, car ces ouvertures semblent trop basses pour correctement défendre le château.

 

 

        L'intérieur :

Fermé

   Hélas, la propriété privée n'est pas visitable. Je me console en admirant une dernière fois la beauté intemporelle de ce site du Rouergue. 

 

Est ce la fin ?

  Lentement je retourne vers mon destrier quand une petite voix me hèle :

"Chevalier, viens me voir !"

  C'est l'église fortifiée du bourg qui me quémande de la découvrir. Ma croisade n'est donc point terminée en ce lieu.

 

Rempart, donjon et église fortifiée : Quel trio !

 

 

Histoire du château :

* Au milieu du 12ème siècle, Bernard Ier d'Arpajon possède les terres de Calmont. Il semble être le constructeur du premier château (à vérifier).

* Au 14ème siècle, le site est le siège de la Baronnie (à vérifier) détenue par la famille d'Arpajon.

* En 1342, le capitaine de la garde du château se nomme : Bregier d'Arpajon.

* En 1364, le Prince Noir, Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine, séjourne au château.

* En 1380, début des travaux du donjon (à vérifier).

* En 1417, durant la guerre de Cent Ans, le Baron d'Arpajon réside au château. Il semble qu'il réquisitionne tout le blé du fief (pour l'effort de guerre ?).

* En 1419, le Dauphin, futur Roi Charles VII, séjourne au château.

* En 1437, le Roi de France Charles VII (voir liste des rois), séjourne au château.

* En 1440, un texte stipule que le site est composé du château-vieux et du château-neuf (à vérifier).

* En 1474, les gardes sont commandés par le capitaine Jean Guinier.

* A la fin du 15ème siècle, le Roi de France Charles VIII, séjourne au château.

* En 1499, la troupe est commandée par le capitaine Grub.

* Au début du 16ème siècle (1508 ?), Jean III d'Arpajon (plus connu sous le vocable Jean III, Bertrand, seigneur de Montredon) délaisse le château de Calmont et s'établit à Séverac (voir ce château).

* En 1512, Pierre Gui est le capitaine du château.

* En 1519, le capitaine se nomme : Pierre de Rozet.

* En 1545, la garde est commandée par P. Rosset.

* En 1549, le capitaine P. Rozet commande la garde.

Note personnelle : de 1519 à 1549, ne serait ce pas la même personne avec un nom mal orthographié ?

* En 1622, ayant cédé ses terres de Sévérac à son fils Guy Ier, Jean V d'Arpajon se retire au château de Calmont.

* En 1634, Jean V d'Arpajon décède au château.

* En 1655, le site est le siège du Duché.

* En 1706, Catherine Françoise d'Arpajon, mariée à François de Roye de La Rochefoucault, vend le château à Jean de Cadrieu, Baron de Concourès.

* En 1781, le vieux corps de logis est détruit pour construire une maison de confort.

* En 1788, le château appartient à la famille Durfort-Boissière.

* Vers 1792, le château est vendu à la famille Teulat.

* En 1836, un membre de la famille Teulat vend le château à un groupement de démolisseurs.

* En 1850, la Société des Lettres Sciences et Arts de l'Aveyron achète le château quelque peu massacré par les précédents propriétaires.

* En cette deuxième moitié du 19ème siècle, la famille Canitrot achète le château.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Ma vue se trouble devant tant de beauté !

 

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
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commentaires

Pierrote 27/06/2016 20:47

C omme avez l’art de nous surprendre toujours
A vec un temps pour dévoiler atours,
L es plus fantastiques, des sites visités !
M alice de votre part ! D’intéressé
O n passe à très envieux la suite connaître !…
N e devrions, cependant, surpris être :
T énor en cette matière, réel grand maître,

D epuis longtemps notre Chevalier servant
E st-il, nous cachant le côté charmant

P remièrement, pour mieux nous éblouir !
L e verbe est un tant fort, pourrait-on dire.
A cela je réponds : n’est-il, pour moi,
N ullement déplacé, bien je le crois :
C omment ne mie tomber en pâmoison
A la vue de cet incroyable donjon !
T outefois, faut-il reprendre ses esprits :
G uère ne pouvons, étant évanouis,
E tre en mesure puissance, austérité

A pprécier de ce vestige du passé !
V indicatif semble bâti si massif
E t poutant n’est aucun signe défensif.
Y faut-il voir grand’ruse de nos aïeux :
R éussir à « en mettre plein les yeux »,
O ffrir vision d’une place fort effrayante,
N égligées les marques belliqueuses, absentes !

R epli gigantesque fut ce lieu, antan,*
O ù se comptaient six niveaux. Lors, comment
U ne telle forteresse put se garder
E fficacement sans sécurités ?
R éalisme voudrait qu’au moins le sommet
G arni de créneaux ait été ; c’était
U ne manière suffisante pour repousser
E nnemis qui trop s’étaient approchés.

N e puis-je imaginer donjon si fier
O ser être dépourvu d’atours de guerre
T ant nous écrase t-il par sa hauteur
A lliée à grand’robustesse, par ailleurs.

B ien de la chance eurent plusieurs de nos rois
E tre les hôtes des seigneurs d’autrefois :
N uits douillettes je ne pense pas, mais sûres,
E urent-ils l’heur de passer entre ces murs.

P erplexe, « ouvertures magiques » m’ont laissée :
S i furent pour latrines est-ce bien trouvé !

* du moins, je le suppose, puisqu’apparemment il ne défendit pas le castel… bien qu’il ait fait partie de l’enceinte. (?)

Le Chevalier Dauphinois 27/06/2016 21:09

* Heureux je suis que mon article crescendo vous fut agréable.
* Je vais vous dire un secret : Grâce à mon dictionnaire je savais ce que j'allais découvrir. Donc point de surprise j'ai eu.
* Mais de retour en mon Dauphiné, en classant mes images, j'ai eu l'idée "joueuse" de ne point montrer le bourg de loin.
* Ainsi, la découverte (pour les lecteurs) de ce donjon unique devait être une surprise.
* Faire monter le plaisir, forcer à voir autrement est l'une des missions de mon blog..... dans certains articles.
* Fin 2015, je vous avais écrit que 2016 serait une année "grandiose" sur mon blog.... L'objectif est atteint (il me semble).
...... Et... l'année n'est pas encore terminée ! ! !