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Ombre et lumière

13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 06:57

 

Département 74 - HAUTE SAVOIE

 Flâner dans les ruelles piétonnes d'Annecy est un plaisir remarquable !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Annecy est située à 100km à l'Est de Lyon, à 50km au Sud de Genève et à 40km au Nord-Est de Chambéry.

 

   Coordonnées du château :

45° 53' 50" N 6° 07' 31" E
 45.89736931°  6.1253124475°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

L'errance et le changement

* Durant un week-end en amoureux (avec mon destrier bien sur), j'erre dans les ruelles piétonnes de la capitale de Haute Savoie.

* Je pense à Cabrel et sa Dame de ce département quand une petite Damoiselle me hèle.

- "Dis monsieur, tu sais où il est le château là ?" me quémande-t-elle en me montrant une gravure.

- "Evidemment, il est en hauteur. Il suffit de lever la tête !" dis je à la petite, courant déjà dans la montée.

* Mon week-end romantique vient de se casser car je me dois d'ôter mon pourpoint en dentelle pour chausser ma tenue de castellologue amateur.Comme souvent, le château fort est au sommet d'un puissant rocher

Je vais conquérir le château des Comtes de Genève

puis des Ducs de Savoie !

 

 

Que montre ce château ?

* Posé sur un rocher, qui n'est point en chocolat, la masse jaune et blanche du château d'Annecy surprend.

* Il est composé :

- Des tours parallélépipédiques à mâchicoulis (voir vocabulaire) montrant des fenêtres à meneau en croix et des archères droites.

- Des longues courtines dépourvues de système défensif.

- Des bâtiments avec chemin de ronde couvert.

* Force massive et délicatesse de confort se côtoient avec harmonie.

 

 

Que de diversités en cette façade !

La haute construction sans sculpture ni décoration se nomme curieusement : Tour de la Reine* J'arrive au sommet du rocher.

* Je découvre un spectacle étonnant.

* A droite, une rude tour anguleuse, haute et presque borgne (excepté une archère droite par façade). Ses pierres sont jointives et parfaitement taillées.

* A gauche, le blanc châtelet surprend par sa grâce, ses mâchicoulis, son chemin de ronde avec ses ouvertures de guet et de défense.

Quel contraste entre ses 2 bâtiments !

 

    L'intérieur :

La tour de la reine

* Après avoir donné quelques piastres à une damoiselle jouant avec son smartphone, j'entre dans la cour du château de mes "ennemis Médiévaux" : Les Savoyards !

* De suite, je me précipite vers la haute tour pour comprendre son architecture.

* Cette massive construction mesure 15m de coté pour 40m de haut.

* Au 14ème siècle, ce bâtiment se nommait : La haute tour. Sa fonction défensive est indéniable.

* Son nom actuel viendrait d'une légende prétendant que :

La Reine Thiedbergue  (nommée parfois Teutberge) reprochait très souvent à son époux, le Roi Carolingien Lothaire, d'être infidèle (un bel homme l'est il vraiment ?). Lassé par ses reproches répétitifs, ce dernier (vers 862) enferme sa femme dans la Tour (que voila décision impossible à prendre en nostre 21ème siècle !). Avec la complicité de religieux, la Reine s'enfuit et se réfugie à l'abbaye de Talloire.

* De quand date cette tour ?... Puisqu'elle aurait enfermé une Reine au 9ème siècle.

* ..... Je suis dans l'inconnu temporel car certains panneaux indiquent le 13ème siècle et d'autres le 14ème.

* En entrant, mes yeux me quémandent de m'habituer à l'obscurité.

* Après cette adaptation, je vois une cheminée dont le manteau et la hotte sont complètement intégrés dans le mur. Cela m'informe que le mur est épais : 4 mètres d'après ma documentation.

* Point de décoration en ce lieu. La tour fut défensive avec des plafonds en bois.

* Je sors pour mieux admirer la cour, où la cour du Duc de Savoie devait trottiner peut être en s'échangeant des billevesées.

 

Le plan pour ne point se perdre

* Devant cette diversité de bâtiments aux couleurs multiples, aux architectures de plusieurs siècles, je suis un peu perdu.

* Ne voulant point vous perdre aussi, hooo mes merveilleux lectrices et lecteurs, je vous livre le plan daté.

* Pour mieux comprendre le plan, voici quelques repères :

A - Tour de la Reine.

B - Châtelet d'entrée.

C - Logis Nemours.

D - Vieux logis.

E - Logis neuf.

Puis à l'autre extrémité, le logis Perrière transformé en musée de l'eau.

Nota : La citerne  et le vieux donjon ne sont plus visibles.A la base du logis Nemours, remarquez vous une curiosité ?

 

Curieuse curiosité

Je reprends mon récit.

* Donc, je sors de la tour de la Reine et à gauche je vois le châtelet d'entrée.

Avez vous remarqué qu'il comporte

des mâchicoulis coté cour ?

* En face, le bâtiment blanc est le logis Nemours (voir explication dans l'historique pour ce curieux patronyme) datant du début du 16ème siècle.

* Soudain, à sa base, je remarque un détail architectural assez classique au Moyen Âge.

En connaissez vous la fonction ?

* C'est une gouttière (un caniveau) pour récupérer les eaux de pluie et les amener vers une citerne (à droite sur l'image).

 

Nota : Je ne vous fais pas un descriptif de l'extérieur des autres bâtiments et tours défensives.

 Nombres d'entre eux ne sont pas médiévaux et ont été consolidés puis très remaniés pour transformer ce château en musée moderne.

  Mais si vous êtes un passionné d'architecture, ces pierres peuvent vous parler.

 

Pour découvrir la suite de ce château Savoyard,

veuillez cliquer ici.

 

 

Voici une vue panoramique.... mais presque

 

     

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 06:07

 

Département :   73 - SAVOIE 

 

Le château :

Nuages et montagnes regardent cette ruine avec nostalgie.

   Situation :  (--> le voir sur une carte)

      Le village de Esserts-Blay se situe à l’entrée de la vallée de la Tarentaise, à 9 km au Sud-Est d’Albertville, sur la rive gauche de l’Isère.

     Coordonnées du château :

45° 36' 46.159" N 6° 26' 27.071" E
 45.612822°  6.440853°

 

  Origine du nom :

     Le nom actuel du village est le regroupement des communes après la révolution Française.

  * Esserts vient du mot latin "Essartum" désignant un terrain défriché (vers le 12ème siècle ?).
  * Blay aurait peut être comme origine le mot latin "Blasius" (Noble important, propriétaire de terrains dans ce lieu). 

 

Le château :

   L'extérieur :

Où est il ?

     Depuis la route principale traversant le petit village, aucun bâtiment fortifié se montre dans les pentes des montagnes.

Est ce encore une ruine oubliée ne laissant voir que ses bases dans une dense forêt ?

     Depuis un balcon fleuri, une charmante habitante me montre la direction à suivre avec sa main gantée (non, point de dentelle princière, un gant jaune pour la vaisselle).  "Il faut prendre le chemin  derrière l'église" me hurle t elle. 

 

La découverte

       Le spectacle du site est surprenant. La chemin aboutit dans l'ancien fossé (?) ou le verger (un texte en ferait l'inventaire au 16ème siècle).
     Un monticule rocheux porte la ruine qui est "presque entière" (oui, presque, vous me connaissez maintenant, les vrais châteaux "pas cassés" ne sont pas souvent dans mes pages).
   Comme pour le protéger du vent, des arbres l'entourent, mais en respectant la distance du à cet ancêtre.

 

Première analyse

   En faisant le tour, je constate que cette ruine ressemble aux châteaux "classiques". En théorie, 4 tours rondes aux angles reliées entre elle par des courtines droites. Mais curieusement une tour manque et la forme générale ne ressemble pas à un rectangle mais à un L. Cette curiosité pose quelques questions : 

     - Cette 4ème tour a-t-elle été détruite ?  (Mais aucune trace apparaît sur le sol).
     - Par manque d'argent, ce 4ème coté n'a pu être construit ?

 

Deuxième analyse

  Mais comment assurer la protection d'un château avec autant de surface sans protection ?

* Peut être que cette bâtisse ne fut qu'une maison forte marquant un territoire mais sans but de défense.
* Ou à l'origine, était ce une tour carrée centrale sur laquelle furent greffées des tours d'angle ?

  Les murs assez épais sont réalisés avec des petits moellons de schiste non taillés, mais correctement scellés. De l'extérieur, cela ressemble à une construction finie mais peu esthétique. L'usure du temps et l'incendie du 16ème siècle puis quelques réparations sommaire ont sûrement détérioré l'aspect des murs extérieurs.

      Il me tarde de visiter l'intérieur de cette ruine dont les murs sont hauts. Je ne vais pas entrer par la porte mais...... par un effondrement dans l'une des tours.

 

   Tour d'angle :

       Voila une sensation nouvelle, découvrir une ruine en commençant par la tour.

C'est une première pour moi. Et pour vous ?).

L'intérieur ne comporte aucune trace d'escalier, chaque étage est indépendant. Pour chaque niveau, des ouvertures permettent l'accès aux petites salles. Aucune trace d'archère ou de bouche à feu est visible (voir vocabulaire).

     Pourtant, dans un angle, apparaît une fente qui me semble avoir été ajoutée récemment. Il est possible qu'à l'origine, ces petites salles soient des niches pour un soldat durant une attaque.

 

   L'intérieur :

Minimale mais très variée

J'entre   

   Pour passer dans les salles suivantes, je dois me courber car l'effondrement du toit et des étages a rehaussé le sol et conséquence, "diminuer" la hauteur des portes.

 

Le logis

    Contrairement aux autres ruines que je vous montre, celle-ci comporte tous ses murs intérieurs. Le bâtiments d'habitation comporte un rez de chaussée et trois étages bien visible par le retrait des des murs, ou plutôt la diminution de leur épaisseur.
     En bas, peu de commodités apparaissent. Ce devait être le niveau du stockage, des communs et de la cuisine.

 

Les étages

     Aux 1er et 2ème étages, des éléments de confort et de vie (comme une cheminée) sont nombreux. J'imagine bien le seigneur attablé devant son écritoire. C'était vraiment les 2 étages d'habitation, car toutes les fenêtres et ouvertures de porte ont un encadrement de pierre, parfois sculpté.
  Le dernier étage semble plus modeste et moins décoré.

Est ce le grenier ou l'étage des serviteurs ?

 

Il y a des murs partout !

     J'ai une sensation nouvelle. D'habitude, dans "mes" ruines, avec les murs disparus, j'ai l'imaginaire qui fonctionne et, réchauffé par le soleil, je regarde l'horizon. Dans cette ruine, ma vue est bloquée mais je sens la chaleur des pierres et la vie des "fantômes".

Ressentez vous cela aussi ?

 

 

Histoire du château :

* Entre 1190 et 1220 (?), un bâtiment est construit sur le site par Nicod d"Avallon (est ce le château.   j'en doute). 
* En 1301, François d'Avallon est autorisé par le Comte de Savoie Amédée V (voir liste) à construire un bâtiment fortifié sur ses terres (il semble qu'aucun texte prouve la construction).
* En 1354, un acte précise que François d'Avallon  passe la seigneurie de Blay à François de Salins (il avait épousé une des filles d'Ameyric d'Avallon).
* En 1390, un texte confirme la possession de la seigneurie de Blay à François de Salins. Il semble que Blay soit cité comme une seigneurie et non une châtellenie.
* Vers 1418, à la mort de François, la seigneurie ainsi qu'un "château" sont donnés à l'archevêque de Narbonne (Normalement, Blay dépendait de Moustier, la raison de cet acte curieux est inconnue).
* En 1432, l'arrière petit fils de François de Salins possède la seigneurie (comment l'a t il récupéré pour sa famille ?), et se met sous la protection du Duc de Savoie Amédée VIII (voir liste).
* En 1536, Jean de Mermet de Riddes, seigneur de Flumet et de Megève, achète terres et château à Urbain de Salins pour rembourser ses dettes. Il semble que le château ne soit plus habité depuis cette date.
* En 1565, Antoine Gaspard de Riddes, fils de Jean, hérite du domaine.
* En 1599, bien qu'il n'y ait aucun écrit, la tradition veut que le château soit détruit accidentellement (?) par les flammes. La ruine ne fut jamais reconstruite.
* En 1615, Antoine sans héritier direct, donne par testament le domaine à Gaspard du Verger, fils de sa soeur Thomassine de Riddes.
* Au 19ème siècle, par manque d'héritier male, la famille Verger disparaît.
* Au milieu du 19ème siècle, 2 communes sont regroupées formant le nom Esserts-Blay.
* A la fin du 20ème siècle, une association est créée pour la sauvegarde du château (voir ici).
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. A l'intérieur, le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable.

 

 Nos ancêtres savaient tailler la pierre magnifiquement.

 

 

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 06:30

 

Département 73 - Savoie

 

Le château :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)
       Le petit bourg de Beaufort sur Doron est situé à 20km au Nord-Est d'Albertville. Il est connu pour son merveilleux fromage.

   Coordonnées du château :

45° 43' 4.156" N 6° 34' 32.167" E
 45.717821°  6.575602°


     Héraldiques :
   En regardant le blason du bourg, je découvre la symbolique de 3 tours fortifiées. Mon dictionnaire des châteaux me confirme que ce village Savoyard comporte 3 constructions d'origine médiévale.
  Après avoir visité le château "des vanches", puis la ruine castrale de La Sallaz, je m'attaque au château de Randens.

Le château:
      Située au centre du village, cette construction a la chance de ne pas être en ruine. De plus, elle est en parfait état puisqu'elle est devenue la mairie de Beaufort sur Doron.

       L'extérieur :
   Cette bâtisse n'est pas un "vrai" château mais plutôt une maison forte de structure rectangulaire avec une imposante tour ronde. Il ne semble pas que d'autres tours aient été construites.
   Les grandes ouvertures dans les courtines ont largement "défiguré" la rudesse médiévale.

 
       L'intérieur du château :
    Le bâtiment a été modernisé et adapté aux besoins de confort, de lumière et d'espace pour que les usagers de notre siècle. Il y a peu à voir dans les salles et les couloirs. Un ancien du village m'a dit qu'il y avait dans le temps un.... mais chuuut, c'est un secret.


Histoire du château:

* En 1457, une famille nommée Belleruche est investie par le pape Félix V du mandement de Beaufort.
* En 1457, construction du château.
* Vers ??, à la mort du fils de Pierre Belletruche, la propriété est vendue à Bernardin Granier.
* Vers 1600, le château reçoit un hôte de marque : Le roi de France Henri IV (voir liste) en lutte contre le Duc de Savoie (voir liste).
* En 1901, la maison forte appartient à Pierre Brochet.
* Au 20ème siècle, le bâtiment est acheté par la ville et devient la mairie.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. Le bâtiment est un lieu administratif, il peut se découvrir mais pas se visiter.

 

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 07:30

 

Département 73 - SAVOIE

 

Le bourg :

C'est par là !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La ville du Bourget du Lac est située à 80km à l'Est-Sud-Est de Lyon et à 10km au Nord-Nord-Ouest de Chambéry..

   Coordonnées du château :

45° 39′ 6.19″ N 5° 51′ 52.97″ E
 45.651719°  5.864714°

 

Le château :

     Préambule :

Je suis déjà venu

    Il y a plusieurs années, je me suis rendu sur le site de ce château fort. A l'époque, c'était une ruine abandonnée à la végétation. Les appareils photos numériques n'existant pas, je l'ai immortalisée sur des diapositives.

 

Heurs et malheurs

   Ayant eu un dégâts des eaux, certains cartons photos ont été noyés. Les images de cette ruine étaient inutilisables. Au printemps suivant, je me suis rendu en ce lieu, mais des travaux de restauration et un lac avec une hauteur d'eau inhabituelle ont eu raison de mon enthousiasme. Bredouille je suis revenu de mon expédition.

 

Enfin, je peux vous le montrer

   C'est un peu par hasard que dernièrement je me suis rendu proche de ce château fort. N'ayant pas pris mon merveilleux appareil photo, j'ai hésité à entrer. Mais les occasions d'immortaliser un château Savoyard étant rares, j'ai franchi le seuil puis j'ai photographié cette beauté avec un téléphone portable. Le résultat est techniquement moyen, mais mon plaisir à vous le montrer est très grand.

J'espère que ma passion va traverser l'écran !

 

     L'extérieur :

Dans la lumière, mon Graal m'attendLa découverte

     En arrivant devant l'entrée de ce mythique château Savoyard, je n'ai eu qu'une envie : Me dépêcher de franchir le seuil.

  Mais ce n'est pas de cette manière que l'on doit visiter un château fort (voir mes conseils ici). Alors, avec patience, je tente de contourner le site.

 

Première approche

    Sur ma droite, je vois un mur borgne, de faible hauteur et dans l'alignement de la porte. Ce type de construction est illogique pour un château fort. Une porte est toujours défendue par des tours ou des échauguettes.

   Je subodore que les années et les consolidations ont supprimé les traces défensives.

 

Sont ce les défenses ?

    En poursuivant mon exploration des murs extérieurs, au dessus de ma tête je vois des consoles.

Est ce le vestige de mâchicoulis ou d'une bretèche (voir vocabulaire ) ?

   En me décalant, je constate que ces encorbellements sont sous une fenêtre à meneau central. Mes neurones cherchent la solution à cette énigme architecturale, mais ne la trouvent pas.

Est le vestige d'un balcon du 17ème siècle ?

     Mes yeux cherchent des détails pouvant me mettre sur la voie de la vérité, quand soudain ils distinguent des corbeaux sous une autre ouverture plus basse. Je suis déboussolé, je ne trouve pas mes réponses.

Avez vous une idée ?

 

Le carré est le secret de ce château

Curieux plan !

   Grâce à la vue satellite, j'ai une idée du plan architectural du château de Thomas II.

N'est il pas surprenant ?

   Même s'il est vrai que la symétrie n'est pas le but recherché pour défendre une place forte, je suis surpris de ne voir des tours que sur 2 cotés.

L'architecte pensait il que les marais seraient la meilleure protection ?

 

La tour T1

    Cette tour est la mieux conservée et surtout la seule à posséder un toit la transformant en salle d'exposition. Elle possède quelques ouvertures verticales, mais avec les reconstructions, il est difficile d'affirmer que c'étaient les archères droites d'origine.

 

La tour T2

    C'est la plus énigmatique. Même s'il ne reste qu'un étage et si plafonds et toit ont disparu, quelques archéologues pensent que cette tour devait être la plus belle. J'ai surtout remarqué une curiosité dans l'angle.

La voyez vous ?

    Les deux angles externes possèdent un contrefort plat. Son utilité défensive est très discutable, sa fonction de tenu de la tour est plus que douteuse.

A quoi pouvait servir ces contreforts ?

La tour T4 précédée par le fantome de la tour X 

La tour T3
   Elle ne comporte aucun détail significatif

La tour T4

   C'est la plus "travaillée", presque la plus haute en survivance. Elle montre des vestiges bouchés d'archère droite. A mi-hauteur, l'ouverture rectangulaire ressemble à une porte accédant au chemin de ronde.

 

La tour X  
   Entre la tour 4 et l'entrée, un pan de mur me fait penser à un fantôme de tour. Sa position de protection de l'entrée semblerait logique, mais le vestige est si pauvre que je n'ose me prononcer. 

 

L'entrée

  En prenant un peu de recul pour admirer et comprendre l'extérieur des tours, je tombe dans le fossé. Il y a quelques années/siècles, ce fossé était rempli de l'eau du lac et se nommait : Les douves.

    Cette chute me permet de voir.

 

Pour le savoir, il faut cliquer ici.  

 

 

     

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 73 - SAVOIE

  La tour s'habille de vêtement très écologique

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg de Mercury-Gemilly est situé à 40km au Sud-Est d'Annecy, à 32km au Nord-Est de Chambéry et à 3km au Nord-Ouest d'Albertville.

   Coordonnées du bourg :

45° 40' 30.036" N 6° 20' 11.454" E
 45.67501  6.336515

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    Après avoir visité le Château-Vieux à quelques kilomètres au Nord-Est, je me dirige au centre du village pour voir le château de Chevron, parfois nommé Châteauneuf.

  Je dépose mon destrier sur une petite place et soudain,  je suis confronté à la vision d'une tour attaquée par la végétation.

A quoi servait elle ?

 

Le rempart

   En prenant un peu de recul j'ai la réponse à mon interrogation. Cette ronde construction est une tour d'angle du rempart extérieur du château de Chevron.

  Ce rempart n'a plus son prestige d'antant et semble dépourvu de crénelage, bretèche, mâchicoulis (voir vocabulaire) ni système de tir. Au 21ème siècle, ce n'est plus qu'un mur qui ne dispose que d'une simple tour.

 

La partie médiévale

   Le plus surprenant dans ce château est sa modernité tout en gardant une force médiévale. En face de lui, je suis subjugué par la puissante tour ronde avec son crénelage. A elle seule, elle semble défendre le château comme le faisait certains donjons extérieur. Cette particularité architecturale est très présente en Savoie médiévale (voir aussi les châteaux Suisse des cantons du Valais, de Fribourg et de Vaud).

    Curieusement, sa consoeur d'angle est parallélépipédique. Derrière le crépi, les pierres semblent pauvrement taillées en opposition avec le chaînage d'angle. Ce dernier correspond à une construction "noble" d'un grand seigneur.

 

Les défenses

    Bien que recherchant avec mon oeil de castellologue-amateur des signes de système défensif, je ne remarque aucune archère et encore moins de canonnière. Mais je suppose que les ouvertures sous le toit correspondent à une forme de crénelage pour un chemin de ronde.

 

La  façade arrière

  En contournant la construction, je suis surpris du thème architectural si différent. Point de fenêtre à meneau en croix, ni de tour défensive. Cette façade ressemble plus à une construction de la fin du 19ème siècle qu'à une beauté médiévale. Mais grâce à ces consolidations, le château est encore habitable.

 

    L'intérieur :

       Hélas, la propriété est privée et non visitable. Je remonte rapidement sur mon destrier et je pars en direction du Sud-Ouest pour visiter l'incroyable forteresse médiévale de Miolans.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 10ème siècle, le futur Pape Nicolas serait né dans le château de Chevron (château en bois ?).
* Au 14ème siècle, un château en pierre est construit par Humbert V de Chevron avec les pierres du Châteauvieux.
* En 1486, le Sieur de Chevron-Villette est nommé Baron (voir titre de noblesse) par le Duc de Savoie (voir liste).
* En 1630, Gaspard, le dernier représentant de la lignée des Chevron-Villette, décède.
* En 1634, en épousant Jeanne-Françoise Chevron-Villette, Charles -François de Valpergue devient propriétaire du château de Chevron.
* En 1684, Charles -Maurice de Valpergue donne le château de Chevron à son oncle Philippe de Valpergue.
* Au 17ème siècle, le château est remanié.
* En 1713, Guillaume, fils de Philippe de Valpergue et de Catherine (née Bertrand de Chamousset),hérite du château.
* Au début du 18ème siècle, Guillaume quitte Chevron pour le Piémont.
* En 1755, le château de Chevron est vendu à François-Joseph Sallier de la Tour, Baron de Cordon.
* Vers 1792, le château est réquisitionné par les Révolutionnaires.
* Au début du 19ème siècle, le château appartient à François Clery.
* A partir de 1828, le château et les terres sont vendus en parcelles.
* En 1831, le château appartient à M° Chevaillier.
* En 1831, la famille Dunand achète le château.
* A la fin du 19ème siècle, le rempart est arasé et des tourelles sont détruites.
* En 1982, le château est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au milieu du 20ème siècle, la famille Dunand-Bénéteau est propriétaire du château.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible. 

 

Un château entre confort et efficacité défensive

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 07:30

 

Pour découvrir l'extérieur du château, veuillez cliquer ici.

 

 

Département 73 - SAVOIE

Plan virtuel du château de Thomas II

 

Le château :

     L'extérieur (suite) :

L'entrée

  Symbolisée par la lettre E sur la vue satellite, le bâtiment d'entrée n'est plus que le fantôme de la puissante construction médiévale qui devait être une tour-porte.

Comment puis je affirmer cela ?

   Il suffit de regarder ses pierres en étant  à genou dans le fossé. Évidemment, je ne vous montre pas les tours au 2ème plan mais la pierre "travaillée" devant.

   Vous êtes si perspicaces hoo mes merveilleux lectrices et lecteurs que vous avez remarqué le système de rotation pour le pont-levis nommé : Crapaudine.

    Entre les crapaudines et la grille d'entrée, il y a une surface représentant la tour-porte certainement munie de bretèche (voir vocabulaire), herse, double-vantail et assommoir. En fermant les yeux, je les vois mieux.

   Pour entrer dans ce site Savoyard, Le Dauphinois que je suis doit donner quelques piastres.

 

     L'intérieur

Le choc

    En entrant, je suis surpris par le nombre de pierres éparpillées pour un site ouvert à la visite. Dans ce chaos digne d'un film catastrophe Hollywoodien, je remarque de belles pierres sculptées et je m'amuse à imaginer leur fonction et dans quel type de bâtiment. 

Tout semble irréel dans ce château Savoyard !

 

Les quartiers d'habitation

   Ce qui est fascinant avec ce curieux château, c'est le nombre impressionnant de fenêtres et ouvertures de lumière donnant vers l'extérieur.

N'est pas incroyable !

* Incroyable car elles ont résisté au temps,

* Incroyable car elles sont incompatibles avec un château fort construit au 13ème siècle.

  La raison est évidente : Cette construction au centre de la Savoie, loin des frontières dangereuses, est un château de plaisance (avant la renaissance). Les tours devaient marquer le pouvoir, les fenêtres donnaient la lumière pour les nombreuses festivités que ce château a vues.

 

Luxe et confort

    Évidemment, avec les siècles, les belles pierres du château ont disparu, mais il est possible de voir quelques détails montrant le confort :

* Les jolies fenêtres à meneaux en croix sont larges avec un ébrasement (voir vocabulaire) pour mieux faire entrer le soleil.

* Les pierres des coussièges ont des formes rondes agréable à l'oeil et non blessantes.

* Les pierres des départs de voûte ou de passage de porte sont réalisées avec soin

  fortifications et habitats se marient avec élégeance

Est ce une salle souterraine ?

     Soudain, mon oeil d'aigle voit une salle enterrée avec une ouverture qui m'appelle : "Viens me voir Chevalier !".

   En réalité, ce n'est point une salle basse car il faut imaginer qu'il y a au moins un niveau sous mes pieds. Durant des siècles, les pierres des étages supérieures sont tombées relevant le niveau du sol.

  Lentement, je m'avance vers cette beauté. La salle voûtée est si sombre que mon téléphone portable ne peut pas l'immortaliser. Pourtant, le peu de lumière entrant montre la qualité de construction et l'harmonie des courbes. Avec sa position presque centrale et sa beauté j'ose prétendre que ce devait être une salle de réception (banquet ou accueil des hôtes).

 

La tour de défense T4

   Cette haute construction d'angle située coté Nord-Est me semble être la plus fascinante. C'est la seule possédant une tourelle escalier légèrement dépassante avec de multiples ouvertures de lumière.

 

Que la lumière soit, et la lumière fut.

Les entrailles de la tour T4

    Avec la lumière diffuse, le manque d'entretien et l'atmosphère poussiéreuse, l'intérieur de la tour est pour moi comme un puzzle qu'il faut reconstituer.

  Cela commence par les éléments de confort représentés par la grande cheminée puis aux étages par les fenêtres à coussiège unique.

   Évidemment une tour défensive se doit de posséder des archères (droites avec un large ébrasement) et surtout un système de circulation permettant d'accéder au chemin de ronde.

   En sortant, je remarque 2 détails classiques, logiques certes mais qui me fascinent toujours :

   * Un escalier,

   * Des latrines.

 

La tour T2

   Hélas, le temps et les hommes n'ont point épargné cette tour arasée et ouverte, je pressens que ses entrailles seront modestes.

   En entrant, je constate que les encoches pour soutenir les poutres d'un plafond sont au niveau du sol. Le travail de restauration et de fouille n'a pas encore commencé dans cette tour.

   Dans l'épaisseur du mur, quelques fenêtres ont été créées transformant cette tour en coquette habitation. Il est amusant de constater que pour accéder aux coussièges, il faut monter quelques marches.

   Même si la pluie a usé et fragilisé la pierre, de nombreux détails montrent le luxe de finition des encadrements.

Quel plaisir de regarder l'horizon dans une tour médiévale 

La tour T1

     Sur la documentation remise à l'entrée, cette haute construction est nommée : Tour de la Poterne.

  Elle comporte un musée didactique sur la gestion de l'eau et des espaces naturels. Depuis les étages la vue est magnifique sur :

* La tour Est (que j'ai nommée T2),

* Les magnifiques montagnes de Savoie et Haute Savoie,

* Le marais avec son centre d'observation des oiseaux.

 

 

Histoire du château :

* En 1248, Thomas II, Comte de Piémont, Comte de Flandre et de Hainaut, Comte de Maurienne et  frère du Comte Amédée IV de Savoie (voir liste Comtes de Savoie), appréciant se rendre au Prieuré du Bourget, fait construire proche du lac, une maison et un vivier. De nombreux historiens pensent que l'actuel château n'est pas celui construit par Thomas II.
* A la fin du 13ème siècle, le Comte (voir titre de noblesse) de Savoie Amédée V (fils de Thomas II) hérite du domaine. Il réalise de nombreux embellissements faisant, de la construction fortifiée, un lieu de plaisance.
* En 1365, en ce château le Comte Amédée VI reçoit l'empereur Charles IV.
* En 1377, après son mariage avec Bonne de Berry, le futur Comte Amédée VII passe sa lune de miel en ce château.
* Au début du 15ème siècle, les Ducs de Savoie délaissent ce site et préfèrent se rendre au château de Ripaille au bord du lac Léman.
* En 1427, pour préparer le mariage de sa fille Marie, le Comte Amédée VII reçoit en ce château le Duc de Viscomti.
* En 1438, le château est inféodé à la famille Seyssel.
* En 1456, le château est détruit par un incendie.
* En 1524, le château appartient à la famille de Neumours.
* Au 18ème siècle, le château est vendu à la famille Laurent.
* Au milieu du 18ème siècle (?), le château appartient à De Buttet, Baron du Bourget.
* En 1841, le vieux château ruiné sert de carrière de pierres.
* En 1849, la ruine est achetée par Louis de Buttet.Par cet acte, il sauve le château de sa destruction totale.
* En 1979, la municipalité achète la ruine puis réalise des travaux de consolidation et des recherches archéologiques.
* En 1983, les ruines sont classées aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site derrière les grilles est envisageable. La visite payante du château est possible certains jours. Renseignez vous.

 

Le vivier médiéval est aujourd'hui une réserve pour les oiseaux

     

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 06:30

 

Département :  73-SAVOIE

 

Le bourgEn bordure du ruisseau, une tour Savoyarde me nargue

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Saint pierre d'Entremont se situe à 25km au Sud de Chambéry, à 35km au Nord de Grenoble et à 8km au Sud-Est de Les Echelles.

    Coordonnées du bourg :

45° 24′ 58″ N 5° 51′ 17″ E
 45.416111°  5.854722°

 

La maison forte 

     L'extérieur :

Diantre, une tour !

    Après avoir visité la belle ruine Dauphinoise de Saint Pierre d'Entremont, j'erre dans le petit bourg à la recherche de quelques victuailles à dévorer, quand soudain, sur la rive gauche de la rivière Guiers Vif, je vois un "mirage".

  Survolant les toits, une blanche tour me hèle. Mais je ne comprends pas sa langue.

Ne parlerait elle pas le Dauphinois ?

 

Point Dauphinoise serait cette contruction ?

    Au lieu de manger, je vais tenter la découverte de cette énigmatique tour. Pour cela il faut franchir la petite rivière. Au bout du pont, je comprends la raison de "la prononciation" de cette tour.

Je suis en Savoie.

  Ce bourg a une particularité : Il est séparé en 2 par une rivière qui délimite l'Isère (38) et la Savoie (73). Il possède 2 mairies, 2 églises et curieusement 1 seul bureau de poste coté Savoie. Les Isérois ont donc un code postal commençant par 73.

Est ce une fusée Savoyarde ou une tour médiévale ?  

Coté intérieur

     Droite comme un "i", cette tour est le seul vestige d'une maison forte contrôlant le passage entre le Dauphiné et le Duché de Savoie à la fin du Moyen Âge.

   Cette construction était une tour d'angle. Ceci est visible par les "arrachements" de pierres sur une seule face.

    Sur les 3 portes intérieures, il y a de nombreux détails architecturaux comme par exemple ici ou encore là sur l'encadrement bas.

 

Coté extérieur

    Sur la façade extérieure, les ouvertures ne correspondent pas à des portes mais à des fenêtres. Elles sont trop grandes pour une bâtisse médiévale. Elles ont certainement été ouvertes après le 15ème siècle.

  A la base, il y a deux ouvertures dont une très intéressante. Par sa forme, je peux affirmer qu'il s'agit d'une bouche à feu (voir vocabulaire).

 

     L'intérieur :

         Hélas, la porte est fermée. Par la bouche à feu en partie basse, j'ose voler une image de l'intérieur. Cette construction n'est pas une tour escalier car les marches ne sont pas visibles  . Le plafond voûté correspond à une tour habitable avec petit "cabinet de travail". 

 

     Dernier regard :

        Avant de partir, je contourne la construction et c'est à ce moment que je vois un spectacle magnifique.

Le devinez vous ?

 

Maintenant que je suis en Savoie, je vais espionner un autre château de mes anciens ennemis.

 

 

Histoire de la maison forte :

* Pour l'époque médiévale, je n'ai trouvé aucun texte.
* A la fin du 15ème siècle (?), construction ou aménagement d'une maison forte.
* En 1886, la maison forte est certainement détruite suite à l'aménagement de la route.
* Au début du 21ème siècle, un incendie détruit le toit.
* En 2005, le toit est à nouveau recouvert de tuile et d'essendoles de mélèze.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible. 

 

L'Isère est juste en face de Moi !

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 06:30


Département :   01  - Ain

Le château :
    Situation   (--> le voir sur une carte)
       Le petit bourg de Ambérieux en Dombes est situé à 14km à l'Est de Villefranche sur Saône et à 15km au Sud de Châtillon sur Chalaronne (voir son château).

   Coordonnées du bourg :

45° 59′ 57″ N 4° 54′ 12″ E
 45.999167°  4.903333°


Le château :
    L'extérieur :
La surprise
    Après avoir visité quelques châteaux du Jura, je fais une halte pour quérir des victuailles avant mon retour dans le Dauphiné, quand soudain une pancarte attire mon attention.

Ce bourg dans la plaine comporterait une tour fortifiée ?

     Je me mets en chasse.  (hihi, ceux qui me connaissent, savent que je prépare longuement et minutieusement mes week-ends médiévaux. Mais j'aime vous faire croire que surprise je peux avoir ).
  
La recherche
    Bien que le bourg ne soit pas très grand, j'ai mis quelques minutes avant de trouver le beauté médiévale car elle se cache au milieu des habitations. A t elle honte d'avoir 800 ans et quelques rides ?

Le donjon
                Avez vous la même sensation que moi ?
    Impressionné par ce rouge je suis (moi , le chevalier des ruines en pierres blanches) et admiratif sont mes yeux en découvrant la fraîcheur de ce donjon carré (donc du 12ème siècle ?).
   Au sommet, il manque les créneaux et surtout je suis surpris de l'absence de mâchicoulis (voir vocabulaire). Des vestiges de trous de boulin me laissent à penser que des hourds servaient à la défense (mais supposition cela est).

    Point de hourd, de mâchicoulis, de créneau donc.... point d'archère. Quelle curieuse méthode de défense !
 Mais que vois je ?.... Une sorte de bretêche. Je suis dubitatif car elle n'a rien à défendre en dessous. Sont ce les latrines ?
        Je prends un peu de recul pour mieux détailler cette primitive tour quand......

La fortification
   ..... je découvre que ce donjon est entouré de remparts.
  Ils sont toujours aussi rouge et font parti des murs de soutient des habitations du 20ème siècle. Mais 3 surprises m'attendent :
  1 - Ils sont très épais,
  2 - Ils comportent des ouvertures me faisant penser à des canonnières (pourtant leur orientation m'étonne),
  3 - Des salles d'habitation devaient s'appuyer sur ces murs car je distingue une cheminée.

Bigre !... Ce vestige médiéval est plein de surprises et de questionnements.

Aurais je mes réponses en visitant le donjon ?


       L'intérieur :
  Hélas, un panneau m'informe que je ne peux pas ce jour découvrir cette rouge merveille.

 "Une de perdue, 10 de retrouvées"

  Je vais vérifier si cet adage est vrai. .


Histoire du château :

* A la fin du 5ème siècle, il semble que le roi Burgonde aime à se rendre en ce lieu.
* Vers le 12ème siècle, une fortification semble construite dans l'ancienne cité d' Ambaricum.
* Au 14ème siècle, modernisation des défenses du château.
* Au  16ème siècle, Maréchal Biron démantèle le château (?).
* Au 20ème siècle, le château appartient à la commune.
* En 1905, les vestiges sont classés aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. Le donjon est visitable certains jours, veuillez vous renseigner avant.

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 06:30

 

Département :  73 - SAVOIE

 

Le bourg :

Donjon du 13ème siècle et logis du 16ème avec tourelle d'angle.

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Feissons sur Isère est situé sur la rive droite de l'Isère, entre Albertville et Moutiers. Le château trône sur une colline au Sud-Est au dessus du village.

  Une route étroite et goudronnée permet la montée en voiture proche du bâtiment devenu un restaurant.

    Coordonnées du château :

45° 33′ 28.01″ N 6° 28′ 23.99″ E
 45.55778°  6.47333°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

   Le château est contitué d'une enceinte à plan barlong avec 2 bâtiments distincts : un logis et un donjon. Quelques "traces" font penser que ce château était entouré d'un fossé.    Il est difficile et même impossible sans fouille archéologique de deviner sans erreur l'architecture réelle et les bâtiments annexes de ce monument médiéval.

 

Le donjon
    C'est une tour cylindrique du 13ème siècle très bien conservée. Les fondations de la base sont des moellons ordinaires. Elle devait comporter 4 à 5 étages accessibles par des échelles intérieures. Le sommet est crénelé sans archère dans les merlons (voir vocabulaire).
   Ne pouvant l'approcher ni la visiter, je vous livre l'information d'une brochure : "Les murs à la base ont une épaisseur de 2,80m et au sommet de 2,20m. Une seule cheminée est visible au 1er étage".

 
 Le logis
    C'est un bâtiment rectangulaire du 16ème siècle. Les murs sont réalisés avec des petits moellons. Les 4 angles comportent des petites tours cylindriques avec archères et fentes pour arme à feu. Une brochure indique : "Quatre étages pouvaient etre visibles, y compris les combles".
  Le bâtiment est très restauré et n'offre qu'une vue partielle de son architecture médiévale.

 
     L'intérieur :
       Je n'ai pas mangé dans le restaurant, il m'est donc impossible de vous le décrire.  Le site web de cet établissement montre des salles voûtées et des murs très restaurés.

Peut être que je m'offrirais un bon repas..... pour vous bien sur.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle, il semble qu'un édifice existe, mais aucune trace l'atteste (tour en bois ?)
* Au 12ème siècle, le nom de Feissons paraît pour la première fois dans un document.
* Au 13ème, un château est cité, il appartient à l'évêque d'Hereford Pierre Ier d'Aigueblanche, seigneur de Briançon.
 En a t il été le constructeur ?
Rien ne l'atteste.
* En 1357, le fief appartient à Amédé de Conflens.
* En 1379, les frères Benet sont les nouveaux propriétaires du territoire.
* Durant 4 siècles, le château change de propriétaire :

- "Chevron",
- puis de "Duyn".
- puis "De Saint Thomas"....

* Au 16ème siècle, le donjon est consolidé.
* En 1536, les troupes de François Ier (voir liste des rois) attaquent le château et gagnent plusieurs batailles contre les Savoyards. Il semble qu'un logis renaissance soit construit la même année.
* En 1600, les armées de Henri IV envahissent le château.
* Au 18ème siècle, il est propriété des "Caron de Saint-Thomas". 
* A la fin du 20ème siècle, le château est transformé en restaurant.
* Au 21ème siècle, la visite de l'extérieur est possible depuis le parking et la route. La visite de l'intérieur est interdite, mais peut être que si vous mangez dans le restaurant ?

 

Essai de reconstitution par J. TEALDI, en 1984.

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 06:30

 

Département :   01  - Ain

 

Un château brique dans la verdure Le bourg :

    Situation   (--> le voir sur une carte)

       Le petit bourg de Bouligneux est situé à 33km au Nord-Est de Lyon, à 18km à l'Est-Nord-Est de Villefranche sur Saône et à 5km au Nord-Ouest de Villars les Dombes

     Coordonnées du château :

46° 1′ 27.22″ N 4° 59′ 28.49″ E
 46.024226°  4.991248°

 

Le château:
    L'extérieur :
La découverte
    Après avoir passé une semaine dans le Jura, je redescends lentement vers mon Dauphiné en souhaitant espionner les fortifications de mes anciens ennemis : Les Savoyards.

   Ne soyez pas surpris, une partie de l'actuel département de l'Ain appartenait aux Comtes de Savoie (voir liste). Tout en me cachant le long des haies, j'observe le château de Bouligneux proche d'un étang des Dombes.

Diantre !... Quelle curieuse architecture !

J'espère que point de soldat me surveille !


Première analyse

   Avec les années, la sécheresse et le manque d'entretien des étangs, l'eau n'effleure plus le rempart extérieur, mais il semble évident qu'au Moyen Âge, ce site fortifié était entouré d'eau, créant ainsi une 1ère défense.

 

Les systèmes défensifs

   Entourant le château, un rempart, partiellement arasé montre encore quelques fentes défensives  (archères droites ?) et systèmes de tir pour arme à feu.

 

Quelle asymétrie !

    Même si un château fort n'est pas souvent symétrique (à cause du terrain ou de l'amélioration, des armes d'attaque durant les siècles), les architectes s'arrangent toujours pour avoir un système défensif homogène. Hors, ce château ne montre pas une défense "logique".

   Regardez cette façade :

* Sur la droite, il y a une puissante tour ronde précédée par un rempart qui épouse sa forme.

* Alors qu'à gauche, la tour est anguleuse avec des angles morts.

  Cette asymétrie est visible sur toutes les faces.

Curieux n'est ce pas !

 

Un plan presque classique, pourtant....

Un plan peu classique

   Avec les années et les améliorations de confort, ce château fort montre une architecture et un plan curieusement asymétrique bien que conventionnel :

1 - Tour ronde (Donjon médiéval),

2 - Entrée,

3 - Échauguette d'angle,

4 - Rempart Ouest arasé au 20ème siècle,

5 - Tour défensive,

6 - Tour défensive,

7 - Tour défensive,

8 - Enceinte aménagée au 16ème siècle,

9 - Puits,

10 - Galerie à arcades,

11 - Logis.

 

       L'intérieur :

   Le château est une propriété privée non visitable

 

 

 Histoire du château : 

* Au 14ème siècle, Gérard de la Palud fait construire un château fort de forme parallélépipédique entouré d'eau.
* Au 16ème siècle, ajout d'un bâtiment accolé à la courtine.
* Au 17ème siècle, ajout d'un autre bâtiment (avec arcades) accolé à la courtine.
* Vers 1790, les tours du château (symbole de la noblesse) sont partiellement arasées.
* Au début du 19ème siècle, confisqué comme bien national, le château est transformé en ferme.
* En 1905, le rempart Ouest est abattu.
* En 1926, le château est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. Le château n'est pas visitable.

 

Une architecture presque irréelle

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