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Ombre et lumière

5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 16 - CHARENTE

  Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> la voir sur une carte)
   Le petit bourg d'Angeduc est situé à 35km au Sud-Est de Cognac, à 25km au Sud-Ouest d'Angoulême et à 8km à l'Est de Saint Hilaire.

      Coordonnées du bourg :

45° 28′ 32.02″ N 45.47556°
 45.47556° -0.04917°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

    En découvrant la petite église presque au centre du bourg, je n'imagine même pas qu'elle ait pu être fortifiée. De plus, ce bâtiment religieux ne possède ni de haut clocher ni de transept.

   Sans être critique (ce que je ne peux pas être envers un bâtiment médiéval), j'assimile cette architecture à une petite gare comme nous en trouvions tant au siècle dernier.

 Est ce le pays de l'Orange ?

La recherche

      Lentement je m'avance vers la partie centrale qui est la plus haute et la plus large. Plusieurs détails me surprennent :

A - La couleur orangée est due à un enduit récent.

B - Cet épais enduit cache toutes les pierres sauf celles des encadrements des baies.

C - La présence d'une longue pierre (couvercle d'un sarcophage) prouve l'existence d'un ancien cimetière entourant l'église : Emplacement classique au Moyen Âge.

D - La forme de la fenêtre me rappelle l'architecture Romane.

E - Le contrefort plat en pierre bien appareillée ne renforce que le bâtiment central.

F - En parte haute, je ne distingue aucun vestige de porte ou fente de tir.

G - Au centre apparaît une fine fente verticale. Elle n'est pas assez large pour être une ouverture de lumière.

H - Cette fente est aussi présente sur l'autre face (coté ombre).

Pensez vous que ce soit une archère primitive ?

 

Quelle magnifique curiosité !
    Je continue ma progression le long de l'église quand je suis interpellé par une architecture à l'angle. Posée sur deux contreforts plats en équerre, une échauguette me regarde avec ses deux ouvertures de tir pour arme à feu.  Cela signifierait que le système défensif date au moins du 15ème siècle.

  Une échauguette sortant magiquement du mur

Je me pose des questions !

1 - Les 2 ouvertures de tir ne protègent pas les murs.

2 - L'échauguette n'est pas assez haute pour un homme debout. Le tireur était il couché ?

3 - Je ne vois pas d'échauguette sur l'autre angle.

 

  Encore une autre surprise  

Soudain, une idée me vient.  

 Il est possible que le système défensif ne soit présent que sur deux angles opposés, couvrant ainsi les 4 faces. Je me précipite coté chevet et là... Je suis en extase.

   J'ai l'impression que les pierres en encorbellement soutenaient une échauguette.

Conclusion : Un bâtiment à la structure banale à l'origine peut montrer une architecture sophistiquée.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, une église est construite (à vérifier).

* Au 13ème siècle, l'église est reconstruite.

* Au 15ème siècle, l'église est fortifiée (à vérifier).

* Au 15ème siècle, la voûte de la nef s'effondre.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Barthélémy) est libre et gratuite. La visite des dortifications intérieures est interdite.

 

Une église aux fortifications discrètes

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous la tour du connétable ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Benon est situé à 30km au Sud-Ouest de Niort, à 22km au Nord-Nord-Est de La Rochelle et à 12km au Nord-Nord-Ouest de Surgères.

     Coordonnées du bourg :

46° 12′ 20″ N 0° 48′ 51″ W
 46.205556°  -0.814167°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

  Mon dictionnaire des châteaux forts affirme qu'une belle tour existe dans ce bourg de Charente Maritime. Une brochure, récupérée dans un office de tourisme, m'informe que cette beauté se cache dans le parc de la mairie, proche du camping municipal.

   C'est donc logiquement que je suis la direction de ce panneau.

La voyez vous au milieu des arbres ?

Une ronde tour jouant avec l'ombre 

L'approche

    Lentement j'avance vers cette beauté ayant vu le Connétable de France Bertrand Du Guesclin. Elle n'a évidemment pas logé ce personnage, ce sont nos contemporains qui lui ont donné ce nom en hommage à ce Chevalier aussi courageur et fort que moi (si,si, il faut être courageux pour s'approcher des ruines où pierres peuvent tomber).

  Sous le soleil de Charente maritime agrémenté d'un vent léger, les ombres créent une animation me faisant croire que la ruine vit encore.

 

L'analyse  
     Du château fort, il ne reste qu'une tour arasée que les hommes "modernes" ont consolidé. Cette ronde construction n'était pas le donjon du château mais certainement une tour d'angle ou de protection de la courtine.

   Le sol peu dégagé, les arbres trop proches, le minimalisme de la construction ne me permet pas une analyse sérieuse et complète.

  Pourtant, à la base, il est possible de voir le départ d'un fruit, technique classique pour l'assise d'un tour.

   Au dessus d'une porte, quelques pierres me font penser à un départ de voûte.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la porte ne s'ouvre pas, je ne pourrai pas visiter les entrailles de cette tour.

 

 

Histoire du bourg et du château :

* Vers 1096, un château fortifié est construit sur l'ordre de Guillaume IX, dit Le Troubadour.

* Au début du 12ème siècle, Benon appartient au Comte de Poitiers.

* Au 12ème siècle, la Duchesse (voir titre de noblesse) Aliénor d’Aquitaine donne la seigneurie de Benon à Raoul de Mauléon en échange de La Rochelle.

* En 1152, Aliénor épouse Henri Plantagenêt Comte d'Anjou, du Maine et de Touraine, Duc de Normandie (voir liste).

* En 1154, Henri devient Roi d'Angleterre, sous le nom de Henri II.

* Dans la deuxième moitié du 13ème siècle, le Roi de France (voir liste) Louis IX confisque les terres de Benon et l'annexe à la couronne de France.

* En 1337, début de la Guerre de Cent ans.

* En 1362, les armées du Roi de France commandées par Du Guesclin chassent les Anglais. Le château est réparé.

* En 1378 le roi de France Charles V érige Benon en Comté.

* Au début du 15ème siècle, par mariage, Benon appartient à la famille d'Amboise.

* En 1485, Françoise d'Amboise décède sans héritier. Sa soeur, mariée à Louis Ier de la Trémouille, hérite de Benon. Cette famille garde ses droits jusqu'en 1763.

* Dans la seconde moitié du 16ème siècle, début des Guerres de Religion. Les Protestants attaquent et détruisent le château défendu par les Catholiques.

* En 1767, Marie Victoire Hortense de la Tour d'Auvergne vend le site à Henri Léonard Jean Baptiste de Bertin (qui est entre autre seigneur de Brantôme).

* En 1800, Léonard Axis de Bertin vend Benon au Baron Henri François Joseph Chapelle.

* Vers 1820, Zoé Victoire Talon, Comtesse du Cayla, achète le site à Adrienne Renée Ursule Jourdan de Launay. Elle fait construire un château.

* Vers 1920, Henri Arnaud Castillon du Perron cède le château à la municipalité. Aménagement d'une mairie et d'une école.

* En 2001, la vieille tour médiévale (15ème siècle) est restaurée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la tour est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Le fantome du château surveille le camping

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 04:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Guitinières est situé à 55km au Sud-Ouest d'Angoulème, à 40km au Sud-Sud-Est de Saintes et à 7km à l'Ouest de Jonzac.

     Coordonnées du bourg :

45° 26′ 32″ N 0° 30′ 33″ W
 45.442222°  -0.509167°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Est ce le bon endroit ?

   En arrivant dans le bourg, certain de découvrir une église fortifiée, je me plante devant le bâtiment avec les yeux d'un castellologue-amateur. Hélas, je ne vois qu'un chevet Roman et en arrière plan un clocher carrée. L'ensemble est d'une architecture si classique que j'imagine m'être trompé de cité.

Pensez vous que cette église ait pu être fortifiée ?

 

Le chevet

   En le contournant, je constate que le chevet a subi quelques détériorations. Seule une infime partie possède des arcs Romans superposés ainsi que des modillons très expressifs et de beaux chapiteaux sculptés.

  Tout cela est harmonieux, mais ne satisfait pas pleinement un Chevalier-Castellologue-Amateur.

 

Où sont les fortifications ?
    Lorsqu'un bâtiment résiste à ma brillante et lumineuse "intelligence" , je prends un peu de recul pour mieux l'embrasser. Je constate que le clocher est de la même époque que le chevet. et comme je l'avais imaginé, cette église a été modifiée et aménagée durant des siècles. Plusieurs styles d'architecture cohabitent.

    Le haut bâtiment blanc sur la gauche s'appuie sur les bases du clocher et cache quelques arcades.

Avez vous remarqué le détail qui me met en joie  ?

    Cette construction, aux parements d'angle de belle qualité, possède trois ouvertures ressemblant à des systèmes défensifs.

Mes yeux se troublent devant cette beauté 

Le choc

   Je suis si heureux que je retourne vers mon destrier pour lui communiquer ma joie quand soudain, il oscille de la tête pour me montrer....

Wahou, que c'est beau !

    Sous le toit, sur toute la longueur de la nef, un crénelage me prouve l'existence d'une impressionnante salle de repli défensif.

 

Analyse du système défensif

    Même si ce système défensif est loin d'être parfait, il est homogène :

 * De petites fenêtres en hauteur et peu larges ne permettant pas à l'assaillant d'entrer.

 * De puissants contreforts à larmier pour consolider le mur et renforcer les angles.

 * Des ouvertures permettant la défense mais aussi le guet vers l'horizon. Je suppose qu'il y a 5 siècles, des mantelets (voir vocabulaire) protégeaient les défenseurs.

Avez vous remarqué la différence de dimension et qualité des pierres entre mur et merlons ?

  En prenant du recul, je suis étonné par la longueur défensive de la nef. Même si elle est dépourvue de système défensif de près (comme des mâchicoulis ou des gargouilles), je suppose que plus d'un "vil brigand" a du réfléchir avant d'attaquer une église aussi défensive.

 

Le portail

     Avec autant de créneaux sur la longueur, je m'attendais à un portail très défensif avec bretèche (voir vocabulaire) et chemin de ronde.

Que nenni !...   Je suis admiratif devant la beauté Romane et la sobriété.

  Les voussures sont partiellement décorées par des motifs géométriques mettant en valeur l'archivolte. L'ensemble repose de chaque coté sur quatre colonnes aux chapiteaux magnifiquement travaillés.

Un choeur chaud d'époque Romane 

        L'intérieur :

J'entre

Comment imaginez vous l'intérieur de l'église ?

  Je pousse la porte et..... tout est épuré. La couleur blanche augmente cette sensation. Évidemment, je ne suis pas dans une cathédrale Gothique flamboyant mais dans une église Romane avec une luminosité diffuse. Cela est dû aux petites fenêtres haut perché.

 

Le choeur

    Le choeur est d'une grande simplicité tout en étant gracieux. Je suis vraiment amoureux de l'art Roman. La voûte et la coupole sont fascinantes, mais volontairement je ne les montre pas pour vous laisser la surprise.

 

Une dernière surprise

    Pensant avoir tout vu, je me dirige lentement vers la sortie en jetant un regard rapide  mais attentif sur les 2 chapelles latérales. Soudain, je vois une porte basse dans le mur.

Quelle est sa fonction ?

  Je vous donne un indice.

Avez vous trouvé ?

    Évidemment, cette porte donne accès à la tour escalier grimpant vers la salle défensive. Hélas, elle est fermée. Il ne me reste que le rêve pour gravir vers mon Graal.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, fortification de l'église. La chapelle Gothique coté Nord daterait de cette époque (à vérifier).

* Au 16ème siècle, modification de l'église ainsi que la salle de repli.

* Au 18ème siècle, la chapelle Romane coté Sud est détruite puis remplacée par une chapelle plus "moderne".

* En 1925, certaines parties de l'église sont classées aux Monuments Historiques.

* En 2000, d'autres parties de l'église sont inscrites aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Romain) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Quelle gigantesque salle de repli !

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous un château fort ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg d'Aulnay de Saintonge est situé à 40km au Nord-Est de Saintes, à 35km au Sud-Sud-Est de Niort et à 17km au Nord-Est de Saint Jean d'Angély.

     Coordonnées du bourg :

46° 1′ 12″ N 0° 20′ 46″ W
 46.02°  -0.346111°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   Dans cette région de plaine où l'horizon est mon compagnon de voyage, mon oeil d'aigle de Castellologue-Amateur voit au loin le magnifique château fort d'Aulnay.

Le distinguez vous ?

 

L'arrivée

    Fébrile, j'avance vers le site présumé du château et là c'est le choc !

 Il y a bien une haute tour dont je pressens l'origine millénaire, mais curieusement il n'y a aucune courtine accrochée. Il y a bien des bâtiments qui la jouxtent, mais ils ne la touchent pas et semblent récents.

Est ce un château fort ou son fantôme ?Ne reste-t-il que cette ronde construction ?

  Je chausse mes lunettes de Terminator pour regarder en infrarouge puis en ultraviolet les traces du château. Il ne reste que la tour qui, dans certaines brochures, se nomme parfois : Le Donjon.

 

L'analyse
   Même si je parais un peu déçu, je pressens que cette ronde construction possède quelques secrets et des détails architecturaux incroyables.

A - La construction, de 14 mètres de haut pour 11 mètres de diamètre avec une base de 3 mètres d'épaisseur, ne dispose d'aucune fenêtre.

B - Les années ont fait disparaître crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire ).

C - Les fines fentes verticales me font penser à des puits de lumière pour un escalier en colimaçon dans l'épaisseur du mur.

D - Après cette constation, je doute que cette tour ait pu être le donjon du château. J'opte pour une tour d'angle.

E - Les pierres sont irrégulières et maladroitement posées. Pourtant il est possible de voir des lits réguliers.

F - Un coté comporte deux archères. Curieusement celle du bas possède deux fentes horizontales non alignées. 

Est ce une erreur de reconstruction ?

G - En contournant la construction, je vois d'autres archères avec cette curiosité. Erreur cela ne peut être. 

    Je n'ai vu qu'une seule fois ce type d'archère asymétrique nommée aussi "Archère à croisillon décallé". Il semble que ce soit pour différencier les angles de vue du tireur sans pour autant laisser une large ouverture facilitant l'entrée d'une flèche adverse.

Pensez vous que cette classique archère en croix soit moins efficace ?

H - La tour possède 4 étage en plus du rez de chaussée.

I - A quelques mètres du sol, une ouverture ressemblant à une porte possède un début de construction en encorbellement.

Avez vous une idée de sa fonction ?

 

        L'intérieur :
    Hélas, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas visiter les entrailles de cette tour. Je me console en regardant l'horizon de ce plat pays. Les nuages noirs me semblent menaçants, je décide de rentrer rapidement.

 

 

Histoire du château :

* En 922, un Vicomte (voir titre de noblesse) d'Aulnay est cité sans que nous puissions faire un lien avec ce château.

* Au 11ème siècle, une construction fortifiée existe. Il appartient à la famille Maingot.

* Au 12ème siècle, un château fort est construit (la tour daterait de cette époque).

* En 1226, la dernière héritière du Vicomté d'Aulnay épouse Philippe de Mortagne. Ce site fait parti de la dot.

* Au 13ème siècle,le système défensif est modernisé.

* Au début du 14ème siècle, le Vicomte d'Aulnay figure dans la liste des Barons du Roi de France Philippe Auguste.

* Vers 1340, Marguerite de Mortagne épouse Jean de Clermont. Le château est donné en dot.

* Au milieu du 14ème siècle (1346 ?), durant la Guerre de Cent ans, le château est partiellement détruit par les troupes Anglaises du Comte de Derby (voir généalogie).

* En 1372, pour le compte du Roi de France (voir liste), Du Guesclin récupère le château aux Anglais puis le fait reconstruire.

* En 1400, Louise de Clermont apporte en dot le château à François de Montberon.

* En 1508, le château est donné à Louise de Savoie, Duchesse d'Angoulême, veuve de Charles d'Orléans et future mère du Roi de France (voir liste).

* En 1531, la mère de François 1er décède. Le château entre dans le domaine Royal.

* Au 16ème siècle, le Roi de France François 1er ordonne la restauration du château.

* Dans la 2ème moitié du 16ème siècle, durant les Guerres de religion, le château est attaqué puis partiellement détruit.

* A la fin du 17ème siècle, le château (très ruiné) est abandonné.

* En l'An V de la République (1797), les pierres du château sont vendues.

* En l'An VIII, la tour et les anciens fossés sont acquis par la municipalité pour transformation en champs de foire.

* En 1925, la tour est classée aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle, la tour, unique construction du puissant château, est consolidée puis restaurée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la tour est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Voici le fantome du château fort

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Lozay se situe à 50km au Sud-Est de La Rochelle, à 40km au Nord-Nord-Est de Saintes et à 10km au Nord de Saint Jean d'Angely.

     Coordonnées du bourg :

46° 2′ 31.92″ N 0° 32′ 45.96″ W
 46.0422°  -0.5461°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   En découvrant l'église enfermée dans une propriété privée, j'ai l'appréhension de ne pas pouvoir la dévorer des yeux et de revenir bredouille.

   N'écoutant que mon courage, tel un équilibriste, je me mets sur la pointe des pieds pour tenter de la voir au dessus du mur.

Quel magnifique spectacle !

    Le chevet Roman a été surélevé pour accueillir une salle défensive. Même si le massif clocher ne possède pas de fente de tir ni de construction en encorbellement, sa position et sa hauteur ont dû le transformer en système de guet.

  Un clocher peu défensif !

Y-a-t-il d'autres système défensifs ?

     Pour mieux comprendre l'architecture de cette église fortifiée, j'avance lentement tout en longeant le mur. Grâce à mes jambes élastiques ( comme l'inspecteur gadget) je peux admirer la nef. Comme beaucoup de construction religieuse d'époque Romane, qu'elle est dépourvue de transept. Cette église ne semble pas avoir été modifiée durant les siècles.

Incroyable n'est il pas ?

   En partie basse, il n'y a aucun système défensif. Les petites fenêtres à colonnettes de style Roman sont assez haut perché. Certains d'entre vous semble dire :

"Chevalier, elles ne sont pas si en hauteur que cela !".

    J'ose vous contredire en vous rappelant que les siècles ont amené de la terre aux pieds de cette beauté. Ce que nous voyons n'est pas la base de l'édifice.

 

Les défenses
    En levant les yeux vers le clocher, je confirme ma constatation précédente : Il n'est point défensif, tour de guet était sa fonction. Soudain mes poils se hérissent et mes yeux sont humides de bonheur.

Voyez vous ces merveilles ?

   Sous le toit, de nombreuses fentes verticales apparaissent. Le temps a fait son habituel travail de destruction, mais sans trop m'avancer, je pense que ces ouvertures verticales sont des archères primitives qui ont peut être été modifiées en cruciforme.

 

Encore quelques mètres et je vais la dévorer

Le portail

   Au bout d'une longue allée bordée d'arbres, je découvre la façade très sobre de l'église fortifiée de Lozay.

    Je ne m'attendais pas à la présence d'un système défensif digne des plus grands châteaux forts, mais surpris je suis de ne point voir une bretèche (voir vocabulaire) au dessus de la porte.

     J'apprécie la simplicité des trois voussures aux ornements géométriques posées sur des colonnes. Certains chapiteaux comportent encore des sculptures animalières comme cette tête de loup, animal très présent au Moyen Âge dans les proches forêts.

 

        L'intérieur :

Une ambiance religieuseLe temps s'est arrêté

    En entrant dans l'église, je suis entre 2 mondes. L'architecture semble datée de la période Romane et pourtant des aménagements récents la rendent presque intemporelle.

Quelle magnifique et curieuse sensation !

 

Le mobilier et les décors

   Après une période d'adaptation due à la pénombre, je découvre la nef à 3 travées. Lentement j'avance en admirant de magnifiques chapiteaux sculptées encadrant une coupole. Au dessus, je suppose qu'il y a le clocher.

    L'abside en cul-de-four possède un mobiler et des statuts classiques. Le plus impressionnant est surtout le plafond peint dont l'inspiration m'interpelle.

   Holala, je ne suis point un touriste mais un Chevalier-Castellologue-Amateur, je me ressaisi et je reprends ma chasse aux indices défensifs.  Hélas, je ne trouve aucune trappe ni porte me permettant d'accéder aux salles de repli.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 17ème siècle, édification de l'autel en bois sculpté.

* Au 18ème siècle, réalisation de fresques dans l'abside en cul-de-four.

* En 1953, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Le ciel est présent dans l'église

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Saint Jean d'Angely est situé à 70km au Nord-Ouest d'Angoulême, à 50km au Sud de Niort, à 40km à l'Est de Rochefort et à 20km au Nord-Ouest de Matha. 

     Coordonnées du bourg :

45° 56′ 47.76″ N 0° 31′ 45.84″ W
 45.9466°  -0.5294°

 

La tour: 
      L'extérieur :

 

Est ce une boutique médiévale ?

Je cherche une épicerie et une taverne

    Les vacances d'un chevalier à la recherche de ruines médiévales fortifiées perdues en haut des collines sont épuisantes.

    De plus, il n'est point facile de se sustenter dans les bois. Il y a bien des baies à manger, mais cela ne nourrit pas un castellologue amateur.

   Il me faut donc entrer dans les bourgs pour acheter des victuailles et reposer ma vieille carcasse.

Point de chalant devant cette boutique
Vais je pouvoir entrer dans la cité ?

Je flâne

   Après avoir fait quelques emplettes, je me promène dans les ruelles de cette cité "médiévale" où les maisons à colombage jouent entre ombre et lumière.

  Au loin, je vois une haute tour que je pressens intéressante. Il me faut de suite l'explorer.

  Pour cela, j'ôte mon chapeau de paille de touriste et je remets mon heaume de Chevalier Découvreur de fortifications.

Faudra t il montrer patte blanche ?
Je vais tenter de faire le tour...de la tour

Rapide analyse

  Cette construction nommée "Tour de l'horloge" était une des portes de l'ancien bourg fortifié. Les traces des remparts sont aujourd'hui noyées dans les habitations, la seule partie visible est cette belle tour, de nombreuses fois remaniée.

    Étant à l'intérieur du bourg, je remarque de suite la tour-escalier accolée sur la gauche de la porte.

Dois je tirer la chevillette pour que la bobinette chère ?
Derrière les fenêtres, y-a-t-il une princesse ou un garde ?

Le système défensif

  Il n'y a plus trace du double vantail, ni de la herse, ni de l'assommoir qui sont les classiques systèmes défensifs.

  Seuls apparaissent les magnifiques mâchicoulis. Au sommet, le chemin de ronde et de guet garde toujours sa prestance d'antan.

Va-t-on me lacher de la poisse bouillante à travers les mâchicoulis ?

 

La tour, prends garde, j'arrive ! Puis je entrer dans votre cité ? Je veux monter là haut !

 

        L'intérieur :
   Je toque à la porte de la tour escalier, mais aucun soldat ni belle princesse descend pour me voir. Un ancien du bourg affirme que des visites sont organisées parfois. Avant de quitter cette cité, j'admire au dessus de la porte de la tour-escalier, la pierre sculptée avec 3 blasons hélas effacés.

 

 

Histoire de la tour :

* Au 13ème siècle, une tour de garde est construite pour contrôler le passage.

* Au 14ème siècle, amélioration des fortifications.

* Au 15ème siècle, modification de la tour.

* Au 18ème siècle, installation d'une cloche et aménagement d'une haute toiture.

* En 1892, la tour est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur serait possible certains jours. Renseignez vous.

 

Des mâchicoulis très dissuasifs

   
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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 Voyez vous une maison forte ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Pisany est situé à 70km à l'Ouest d'Angoulême, à 35km au Sud-Sud-Est de Rochefort et à 12km au Sud-Ouest de Saintes.

     Coordonnées de la maison forte :

45° 42′ 11″ N 0° 46′ 54″ W
 45.703056°  -0.781667°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Préambule

   Sur les cartes routières et sur les plans de ville, la construction que je vais tenter de découvrir se nomme : Le château. Mais dans mon dictionnaire des châteaux forts, il est noté : La maison forte.

   Je vais donc essayer de dénouer cette énigme.

 

La découverte

    En arrivant dans le village, point besoin de gps sophistiqué, il suffit de s'engouffrer dans : "La rue du château". Pour décrire cette construction bien différente des classiques châteaux forts, je vous propose de lire la prose puis de mettre le curseur de la souris sur la petite image correspondant au numéro.

 

1ère analyse

1 - Depuis la place, je regarde au dessus d'un mur récent à travers une trouée.

2 - Il me semble voir un contrefort à larmier à droite de la fenêtre.

3 - Ce type d'architecture n'est plus utilisé de nos jours. Ce bâtiment est donc ancien.

4 - Pour découvrir d'autres indices, je me décale un peu.

5 - Il me semble voir un détail architectural important.

6 - Un autre mur possède le même type de contrefort dont la profondeur est importante.

 

1 2 3 4 5 6

 

2ème analyse

  7 - Je contourne le site pour espionner l'autre façade.

  8 - Bien que le bâtiment se cache derrière les hauts feuillus, je tente de voir les fantômes du temps.

  9 - Évidemment, ce ne sont point des âmes humaines, mais des ouvertures bouchées.

10 - Soudain, comme par magie, je remarque sur la droite un détail.

11 - Voyez vous ce que mes yeux de chevalier découvrent avec émerveillement ?

12 - Ce n'est point la meule de paille pour faire des "galipettes" avec une damoiselle .

..... Mais un vestige de tour du rempart extérieur.

 

7 8 9 10 11 12

 

        L'intérieur :
  Hélas, la propriété privée n'est pas visitable. Je me console en regardant le buste du Marquis (voir titre de noblesse) de Pisany au 16ème siècle.

 

 

Histoire de la maison forte :

* Au 12ème siècle, les archéologues supposent la construction d'un petit château fort.

* Au 15ème siècle, le site devient la propriété du président du Parlement de Bordeaux.

* A la fin du 15ème siècle, le "château" est modernisé.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, la chapelle Sainte Barbe est détruite.

* A début du 18ème siècle, le "château" est vendu à Charles-Auguste Bessier, conseiller du Roi

* A milieu du 18ème siècle, bâtiments et terres appartiennent à Jean-Charles de Senecterre qui entretient peu les bâtiments.

* En 1784, la construction est partiellement détruite endommagé par une violente tempête

* Vers 1792, les révolutionnaires réquisitionnent les ruines. Elles sont vendues comme bien national.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Il y a toujours un plaisir à prendre lors d'une visite castrale

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Saint Séverin sur Boutonne est situé à 60km au Nord-Ouest d'Angoulême, à 50km à l'Est de La Rochelle et à 25km au Sud de Niort.

     Coordonnées du bourg :

46° 5′ 0.96″ N 0° 25′ 14.16″ W
 46.0836°  -0.4206°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Préambule

   Depuis plus de 800 ans (environ), je visite la France et ses pays limitrophes à la recherche de châteaux forts et surtout de ruines fortifiées d'origine médiévale. Cette passion envoûtante est un vrai plaisir me transformant parfois en détective ou en Indiana Jones.

   Dernièrement (une petite centaine d'années seulement), j'ai découvert dans l'Aisne des églises fortifiées. Bien qu'elles ne furent pas construites ni fortifiées durant ma période favorite, j'ai compris que ces bâtiments m'étaient pratiquement inconnus et qu'ils se devaient d'être dans mon blog.

Je repars vers une nouvelle croisade.

   Il existe de nombreux sites web et blogs montrant les beautés des ornements et mobiliers religieux. Je ne souhaite pas entrer dans ce style de description. Même si parfois je montrerai quelques peintures, sculptures, chapiteaux ou modillons, mon propos principal sera de découvrir et comprendre les systèmes défensifs des églises fortifiées de France et de Navarre.

Suivez moi dans un monde bien différent de mes classiques ruines médiévales.

 

Est ce le bon endroit ?

     Dans ce bourg frontière avec le département des Deux Sèvres, je remarque une construction sur le plateau surplombant Saint Séverin. Ce bâtiment solitaire est l'église ou plutôt un des vestiges de l'abbaye. En arrivant, je ne remarque aucun système défensif.

   Le bâtiment semble avoir souffert du passage du temps : Ses fenêtres sont condamnées, certains remplages bouchés.

Quelle curieuse fortification

La recherche commence

   Je contourne le bâtiment espérant voir une archère, mais ce n'est qu'une jolie fenêtre gothique qui me regarde.

   Pour mieux comprendre le bâtiment, je prends un peu de recul et..... la construction se révèle à moi.

 

Le système défensif

    Encadrant une fenêtre gothique, deux vestiges d'échauguette regarde tristement le village. Elles sont posées aux angles d'un bâtiment semblant être une chapelle latérale.

   Avec une base si restreinte, il est difficile d'imager que plus d'un homme soit à l'intérieur. Leur fonction défensive est minimale.

 

        L'intérieur :
   Hélas, comme beaucoup d'églises durant notre siècle, la porte ne s'ouvre pas et aucune bretèche (voir vocabulaire) en protège l'accès. Je ne pourrais pas confirmer mes constatations.

  Je me console en admirant le paysage verdoyant.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, une église est construite (à vérifier).

* Vers le 12ème siècle, sur ce plateau est construit une puissante abbaye des chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin (à vérifier).

* Entre le 12ème et le 16ème siècle, il semble que l'abbaye ait été fortifiée et attaquées (à vérifier).

* Au 20ème siècle, il ne reste qu'une simple église en souvenir de la puissante abbaye. Pour consolider le fragile site, les fenêtres sont murées.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

L'horizon n'a pas de limite !

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Quelle présence !Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Chaniers est situé à 60km au Sud de Niort, à 20km au Nord-Ouest de Cognac et à 5km au Sud-Est de Saintes.

     Coordonnées de l'église :

45° 43′ 0.22″ N 0° 33′ 27.32″ W
 45.716728°  -0.557589°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Avec l'extension des zones pavillonnaires au Nord du bourg, l'église semble être presque en dehors de Chanier. Elle semble isolée au bout de son cimetière. Pourtant, à l'époque médiévale, l'imposante église était proche du centre du village.

  Située à une portée de flèche de la rivière Charente, elle a du servir de point de vigie pour le déplacement des bateaux sur ce beau cour d'eau aujourd'hui paisible.

    En regardant cette haute et puissante construction, il semble évident qu'elle soit fortifiée. Les indices sont nombreux.

La fonction défensive de cette église est évidente 

Analyse des défenses

   En observant le chevet, de nombreux détails confirment ma certitude d'une église fortifiée, mais aussi m'interpellent :

A - Sous le toit, les grandes ouvertures carrées ressemblent à un crénelage et  prouvent l'existence d'un chemin de ronde.

B - Sur la droite, une fente de tir (archère ?) m'informe qu'il y a au moins 2 niveaux défensifs avec certainement une salle de repli.

C -Certains murs conservent des vestiges de corbeaux.

Sont ce des restes de mâchicoulis (voir vocabulaire ) ?

D - Ces fantômes de corbeau s'observent sur plusieurs murs (flèche bleue).

E - Quelques bâtiments semblent avoir été ajoutés à l'église originale (flèche rouge).

F - Ces constructions ajoutées possèdent aussi des systèmes de visée sous le toit (flèche orange).

G - Pour monter dans les salles de défense (flèches jaunes) il faut une tour escalier (flèche grise).

H - Tous ces systèmes défensifs ne semblent pas très efficaces lorsque l'assaillant est proche du mur : Voici la peuve. L'église a certainement été modifiée et aménagée durant 800 ans, cette curiosité ne devait pas exister durant les attaques des Protestants au 16ème siècle.

 

Particularité architecturale
    Après avoir observé toutes les fentes de tir et défensives, j'enlève mon armure de Chevalier-Castellologue pour prendre ma casquette et mon bermuda de touriste.

  Et c'est ainsi que je remarque une curiosité architecturale pour ce chevet du 12ème siècle.

La voyez vous ?

   Le chevet a la forme d'un trèfle, c'est à dire qu'il forme 3 branches circulaires dont la partie centrale est plus importante.

Magnifique n'est il pas ! Le rêve est au plafond

 

        L'intérieur :
L'église semble classique

    Timidement, j'entre dans l'église. La nef à vaisseau unique est décomposée en 2 travées. Elle  ne présente pas de caractéristique architecturale exceptionnelle (habituels chapiteaux sculptés).

    L'art roman se ressent dans chaque pierre. Pourtant, le Gothique apparaît dans une chapelle aménagée 4 siècles après la construction de l'église.

    Rapidement, je comprends que les étages défensifs me seront interdits, car porte d'accès est close.

 

Quelle surprise !

    En regardant la chapelle, je prends la direction de la sortie quand mon instinct de touriste-en-bermuda me force à lever la tête.

  Le plafond des absidioles comporte des peintures du 15ème siècle. Les archéologues distinguent la visitation et le baptème du Christ.

Les voyez vous aussi ?

 

 

Histoire succincte du bourg et de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église de Chapniers.

* Au 15ème siècle, les pierres sont redécorées.

* Au 16ème siècle, une chapelle de style Gothique est ajoutée.

* Pour se prémunir des risques des Guerres de Religion qui menacent (2ème moitié du 16ème siècle), l'église est fortifiée.

* En 1676, le clocher reçoit quelques cloches.

* En 1708, curieusement le P du nom du bourg disparaît des textes. La petite ville se nomme depuis ce jour : Chaniers

* En 1912, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* En 1928, le clocher est restauré.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite depuis le cimetière et les ruelles. La visite de la nef et du choeur est possible en dehors des offices. Le clocher avec ses 5 cloches ainsi que les salles de repli ne sont pas visitables.

 

Gracieuse et puissante. Quel contraste !

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 06:30

 

Département :  16 - CHARENTE

 

Le bourgIl a encore fière allure ce château fort

    Situation :   (--> la voir sur une carte)

   Le petit bourg de Chillac est situé à 50km au Sud-Ouest d'Angoulème et à 15km à l'Est de Montmoreau.

   Coordonnées des châteaux :

45° 21′ 52.99″ N 0° 4′ 52″ W
 45.36472°  -0.08111°

 

Le 1er château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Après avoir visité la petite église fortifiée situé à quelques mètres, je me plonge dans l'univers du château de Chillac.

   Depuis la route en contrebas,il parait immense, haut perché.

 

1ère sensation 

   Ma sensation pour ce château fort est mixte :

* Avec ses rondes tours d'angle et ses petites courtines, il ressemble au château fort de mon enfance.

* Mais je ne vois ni crénelage, ni bretèche, ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

Le temps aurait il assagi ses défenses ?

Des corbeaux qui n'ont point de fromage hihihi 

Visite touristique ?

     Ne voyant pas de système défensif, je commence une visite touristique sur l'architecture et les sculptures de cette construction "peu fortifiée".

    Le linteau de porte en accolade ainsi que les fenêtres à moulure sont magnifiques. Cela me fait penser à une maison forte ayant peu à peu laissé la place au confort et négligeant sa fonction de fort.

 

Quelle surprise !

     Sur les murs refaits et parfois "cimentés", j'admire le chaînage d'angle en besace quand soudain mon instinct de castellologue-amateur est attiré par une ouverture sous la fenêtre.

Est ce un évier (voir exemple) ou un... ?

 

Partout il y a des orifices de tir !

Ils sont partout 

     Je me frotte les yeux et là, comme par magie, je vois des dizaines de système défensif.

    Sur les rondes tours, il y a :

* Un petit orifice circulaire,

* En dessous une petite canonnière avec ébrasement extérieur.

* Une autre canonnière moins archaïque,

* Et pour protéger la courtine, une archère droite.

  Puis sous le toit (dont le mur semble avoir été partiellement arasé) un orifice circulaire (pour fusil ?) qui semble avoir été posé après la construction de la courtine.

 

D'autres orifices

   Dans une courtine, une imposante fente ressemble à une archère, mais son ouverture large me fait un peu douter.

    Le plus surprenant est la présence à la base d'une tour de 2 ouvertures parallélépipédiques. Ce sont les "embouchures" de 2 "tuyau".

A quoi pouvaient ils servir ?

   Ce sont peut être :

* Dans l'épaisseur du mur, l'évacuation des latrines des étages.

* Ou des mâchicoulis.

 

Le 2ème château :  

     En regardant l'actuelle cour, je vois au fond un deuxième bâtiment. Sa forme parait beaucoup plus moderne et pourtant il y a à l'étage des fenêtres à meneaux en croix et surtout une puissante tour-escalier polygonale avec à sa base une porte sculptée de style Gothique.

 

 

Histoire des châteaux :

* En 1077, le cartulaire de l'abbaye de Bainerelate la présence de Guillaume de Chillac à la consécration d'une église. Aucune mention du château est faite, mais on peut supposer qu'une construction fortifiée existe.
* Au  12ème siècle, deux chevaliers de la seigneurie de Chillac sont cité dans des textes de l'abbaye.
* En 1285, la châtellenie de Chillac dépend de Barbezieux (?).
* Dans la deuxième moitié du 15ème siècle, la famille Brémont est détenteur de Chillac.
* En 1463, après les dévastations de la guerre de Cent ans, Geoffroy de Brémont arrente les paysans pour la terre de Chillac.
* En 1464, Philippa de Bremont épouse Jean de la Touche et donne en dot Chillac.
* En 1702, François de la Touche décède.
* En 1712, sa veuve épouse Charles d'Alloue, seigneur des Adjots et de Boisredon.De cette union naîtra une fille.
* En 1736, Elisabeth de Boisredon épouse le Marquis (voir titre de noblesse) de Donissant. Elle apporte Chillac en dot.
 * En 1785, l'une de leurs 2 filles, Marguerite de Donissant épouse Louis Jacques Decourey. Elle garde la jouissance de Chillac.
* En 1805, Marguerite décède. C'est sa soeur Marie Louise qui récupère le château de Chillac.
* En 1806, le château est vendu à Jacques Frichon Lamorine.
* En 1833, Jacques Frichon Lamorine décède, Chillac appartient à sa fille.
* En 1852, après une mésentente familiale, le château est vendu à Jean Fournier.
* Au début du 20ème siècle,le château est vendu à la famille Cottineau.
* En 1961, les châteaux sont inscrits aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des châteaux depuis la route est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible. 

 

L'ombre du château me marquera à vie !

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