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Ombre et lumière

16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Contré est situé à 60km à l'Est de Rochefort, à 40km au Nord de Cognac et à 25km au Nord-Est de Saint Jean d'Angély.

     Coordonnées du bourg :

46° 0' 42.865" N
0° 17' 2.087" W
 46.011907
 -0.283913

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Lorsque je vois une église sans haut clocher, mon premier sentiment de touriste est la surprise. Mais rapidement, le castellologue-amateur qui sommeille en moi ressent un frétillement de bonheur.

  Aidé par mon oeil d'aigle, je vois déjà toutes les preuves d'une église fortifiée.

Les distinguez vous aussi ?

 

Premières sensations

   Rapidement, je comprends que la nef n'a pas été fortifiée, mon attention se concentre sur le chevet. Sa puissance me fascine. Sa force apparente est due :

* A la petitesse des fenêtres laissant place à de grandes surfaces de mur.

* A la hauteur impressionnante des contreforts droits

* Mais surtout aux lourds contreforts à bâtière ( voir définition).

  Certains d'entre vous peuvent reprocher que la masse de ces contreforts défigure un peu la grâce et la sobriété de la nef. Mais ils donnent une puissance à l'église.

   D'habitude, je vous affirme qu'un contrefort limite l'angle de tir et qu'il est préjudiciable car cette masse crée des angles morts. Mais, pour cette église, le système de tir est haut perché.

 

Quelle architecture défensive
    Pour mieux comprendre le système défensif, il est important de prendre un peu de recul. Cette architecture ressemble à une tour carrée flanquée d'une tour ronde. Cette dernière possède de petites ouvertures rondes pour tir au fusil.

 

La nef défensive

  Au dessus de la nef, certainement au 15ème siècle, a été construit une salle de repli (la différence de qualité et de taille des pierres montre un aménagement ultérieur). Plusieurs systèmes de tir sont visibles :

* Fente verticale (archère ?),

* Trou rond.

 

Les sculptures

    La puissance des contreforts à bâtière, les systèmes de tir, les fenêtres haut perchées ont attiré mes yeux vers une architecture militaire. Pourtant, cette église possède de nombreux détails architecturaux (comme ce modillon) d'une grande beauté. Il ne serait pas honnête de ma part de ne pas les montrer.

  Les plus belles représentations sont les fenêtres. Les voussures sont sculptées de pointe de diamant, les chapiteaux des colonnes possèdent, en plus des pointes de diamant, des motifs très imaginaires.

 

Des têtes grotesques ornent les chapiteaux des colonnes

 

Le portail

    Après cet intermède touristique, je me dois de reprendre mon costume de castellologue-amateur pour trouver la porte d'entrer et tenter de monter dans les étages fortifiés. Dans l'ombre, le portail me surprend par son manque de protection. J'espérais voir une bretèche (voir vocabulaire ). Admirer les détails des voussures

   Mais à nouveau, le "touriste-chevalier" découvre trois magnifiques voussures sculptées. : 

* La 1ère est composée de marguerites.

* Après la flore, la 2ème comporte de nombreuses bêtes : Cigogne, paon, serpent ainsi que des animaux accroupis, posés sur leur séant, à queue de poisson ou à queue recourbée.

* Curieusement, la 3ème voussure possède un mixte de flore et faune avec une tête humaine.

* L'archivolte (à l'extérieur) représente une scène de chasse avec chiens, lièvre et renard mais où se mêlent des lézards.

  Je vous laisse trouver les significations religieuses de ces oeuvres et j'entre dans l'église.

 

        L'intérieur :

Rapide analyse

  En entrant dans l'église, je ressens une ambiance froide, sans âme. Ceci est dû au manque de mobilier, à la disparition de la voûte et à la couleur blanche. Pourtant la nef unique me transporte à l'époque Romane il y a 8 siècles.

   Cette nef est divisée en 3 travées presque identiques. Au fond, l'abside semi-circulaire est éclairée par trois fenêtres plein cintre avec gradin en partie basse.

 

Comment monter ?

   En tant que Castellologue-Amateur, je cherche le moyen d'être "aux cieux". Évidemment, je ne parle pas du paradis mais des salles de repli et de défense. En levant la tête, je découvre le moyen de monter voir la cloche mais ce n'est pas satisfaisant. 

  Pour trouver le moyen de monter sous le toit, je regarde attentivement le plan de l'église. Sur la gauche il y a un escalier en colimaçon. Mais hélas, la porte située à 1,5m du sol est fermée.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, fortification de l'église.

* En 1913, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Bernard) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Voyez vous la salle de repli au dessus de l'église

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

Voyez vous une église fortifiée ?

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Pérignac est situé à55km à l'Ouest d'Angoulême, à 20km au Sud-Est de Saintes et à 12km au Sud-Ouest de Cognac.

     Coordonnées de l'église :

45° 37′ 28″ N 0° 27′ 46″ W
 45.624444°  -0.462778°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

    En découvrant l'imposante église, je me suis écrié : "Wahouuu" (J'avoue que parfois, mon vocabulaire n'est point riche et que l'hominidé qui est en moi prend le dessus pour montrer mes émotions).

  La stupéfaction étant retombée, l'incroyable castellologue-amateur que je suis s'écrit :

"Mais, où sont ses systèmes défensifs ?"

Cubique est cette église et pourtant si belle 

Première analyse 

    Très souvent, une église fortifiée possède une salle de repli au dessus de l'abside, c'est donc d'un pas alerte que je me rends de l'autre coté.

    Le spectacle qui m'est offert est curieux : Hautes et étroites fenêtres aboutissant sur un oculus. Point transcendant est cette vision non défensive.

   Le sommet me redonne le sourire béat d'un castellologue-amateur.

Voyez vous l'ouverture ?

 

Recherche de systèmes défensifs
    En levant la tête, je scrute chaque pierre à la recherche d'un indice défensif. C'est encore sur la paroi de l'abside que je vois la preuve d'une salle de repli.

  Je vous sens interrogatif devant mon affirmation :

N'est ce point le transept ?

   Je ne sais que vous répondre, le plan de cette église est peu traditionnel. Les chapelles latérales sont noyées dans le chevet plat (ou est ce l'inverse ?).

    Ma confirmation d'un système défensif m'est donnée par la présence d'une fine archère droite.

 

Système défensif de la façade

perignac-19-

 

   "Diantre, quelle beauté", me suis je encore écrié.

 

   Vous pensez que je suis fasciné par les statuts et les décorations.

Que nenni !

 

   Ayant toujours mon heaume de chercheur, je vois, de chaque coté, des archères et des ouvertures latérales pour défendre le portail.

  Même si ces défenses ne sont point les plus efficaces que je connaisse, elles ont du faire réfléchir plus d'un assaillant.

perignac-18-

 

Que de statuts !

   Ayant dévoré chaque pierre, étant heureux de toutes mes découvertes, j'ôte mon heaume de castellologue-amateur et je revêts mon chapeau de paille de touriste pour admirer la façade. Elle comporte deux galeries superposées séparées par une ligne de mordillions très expressifs.

 

Ces modillons, ce n'est pas du pipeau J'ai des cornes et point de femme, comment cela se peut il ?

La conversation avec ce gnome à la langue pendante m'endort

 

    La galerie inférieure comporte treize niches dont l'arc est légèrement brisé. La partie centrale est logiquement réservé au Christ. Il est entouré de chaque coté par six apôtres.

    La galerie supérieure possède en son centre une fenêtre.

Avez vous remarqué les sculptures de chevaux sur l'arcade ?

    De chaque coté de cette fenêtre il y a quatre niches.  Curieusement cinq statues ont été sculptées sur les huit prévues. Certains archéologues voient dans les niches des Saintes et des Saints. Mais d'autres pensent que c'est la représentation des vices et des vertus.

Que voyez vous (exemples en bas de l'article) ?

     Au dessus, une représentation du Christ triomphant du jugement dernier, accompagné de deux anges.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas et je ne pourrais pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, certains éléments architecturaux sont remaniés.

* Au 15ème siècle, le portail est remanié.

* En 1848, décapitation de certaines statuts.

* En 1907, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Sous la jupe je peux vous dire que ce n'est pas un garçon As tu été guillotiné ou as tu virtuellement perdu la tête mon pauvre fou !

Là où je suis caché, tu ne me trouveras pas

 

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Mon instinct m'informe qu'un incroyable donjon se mire au soleilSituation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Saint Sornin est situé à 30km Est-Nord-Est de Saintes, à 20km au Nord de Royans, à 18km au Sud de Rochefort et à 12km au Sud-Est de Marennes.

     Coordonnées du château :

45° 47′ 14.64″ N 0° 58′ 33.24″ W
 45.7874°  -0.9759°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

     A 2km au Nord de Saint Sornin, une petite route me mène vers le Golf de Saintonge. Cette terre était il y a plusieurs siècles remplie d'eau salée que vous nommez "La Mer", (pour un Chevalier Dauphinois entouré de montagne, ce mot est magique).

    Avec les siècles, le sable et la végétation ont transformé la lagune en d'immenses marécages. Mais au Moyen Âge, quelques rochers formant des îlots surgissaient de l'eau et ont permis l'implantation d'un port.

    Pour surveiller le port, un puissant château a été construit.

Le voyez vous au loin ?

Même en ruine, ce donjon a fière allure 

Qu'il est beau !

    En arrivant sur le parking, mon destrier et moi même sommes en admiration devant le donjon Roman. Je suis si impatient de le voir, de le toucher, de le manger que j'en oublie les règles de base d'un castellologue-amateur.

Je vous ai déjà décrit ma démesure dans cet article.

   Lentement, je respire, je ferme les yeux pour mieux voir cette incroyable construction, je me calme. Il faut que je retrouve la sagesse d'un patient découvreur, même si je suis très excité par cette beauté construite d'un autre temps.

Même le ciel se fait beau pour plaire au donjon ! 

Donjon - Dimensions
    D'après les archéologues, la base du donjon mesure 21m par 15m. Il est difficile d'estimer sa hauteur originelle car les années ont arasé cette beauté, mais actuellement, il arbore une hauteur de 20m.

  Comme tous les donjons Romans, les murs sont très épais. A la base, ils mesurent 2,80m.

 

Donjon - Architecture

    Les murs sont renforcés sur toute la hauteur par des contreforts plats de 60 centimètres de largeur par 30 centimètres de profondeur.

   Excepté à la base, le mur est réalisé avec de petits moellons parfois asymétiques posés en assise régulière, alors que les contreforts sont en belle pierre calcaire correctement taillée avec un joint très fin.

Ce contraste est saisissant !

 

Donjon - Les orifices

  Les hauts murs  ne sont point borgnes, ils possèdent de nombreux trous dont la fonction me semble "facile" à identifier :

Avec ses nombreux contreforts, ce donjon paraît éternel !

A - Les petites ouvertures carrées linéraires sont les trous de boulin (voir vocabulaire).

B - A 16m de hauteur, les jolies baies romane sont des fenêtres. Les autres façades comportent aussi ces baies de lumière au même niveau.

C - Cette grande ouverture est... une blessure du temps, une ride ou plutôt un effondrement.

D - Les 2 ouvertures symétriques me semblent être des évacuations pour les latrines.... Mais je ne suis pas allez vérifier ni sentir.

 

Le rempart

   Dans ma précipitation à découvrir le magnifique donjon, j'ai omis de vous décrire les remparts. Évidemment, ce donjon faisait parti d'un château entouré d'un haut mur de protection.

    Curieusement, je dispose de 2 livrets donnant des informations contradictoires. Le 1er affirme que le mur encerclait le donjon habitable et atteignait une hauteur de 7m, alors que le 2ème me montre un véritable château fort.

   Qu'importe, il est évident que dans les 2 cas, un fossé précédait le rempart. Ce fossé est aujourd'hui comblé.

La ruine m'ouvre les bras ! 

        L'intérieur :
L'approche

    Lentement, je contourne le donjon. L'avantage d'une ruine c'est qu'elle est moins farouche et moins pudique que les prétentions châteaux. C'est ainsi que je peux voir l'épaisseur des murs et la qualité du remblai.

 

Description rapide

    Même s'il ne reste qu'un mur entier et 2 petites portions perpendiculaires, il est révélateur du confort et de la superficie du lieu.

* Le mur intérieur mesure 9,60m. Ce donjon était donc habitable.

* Grâce aux trous de poutres, je compte 3 étages.

* Au centre trône une large cheminée dont je distingue encore les colonnes des pieds-droits.

* Ne voyant qu'un étage avec cheminée, il est fort probable que le moyen de chauffage était sur chacun des autres murs de chaque étage. Ainsi, les conduits ne fragilisaient pas trop chaque paroi.

* Dans l'épaisseur du mur, les fenêtres ne devaient pas amener beaucoup de lumière dans la pièce.

    Je suis si heureux de ma découverte que j'ai envie de prendre un bon bol d'air et un bon bain.

 

 

Histoire du château :

* Au début du 11ème siècle, le Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine Guillaume le Grand accorde à Foulque Nerra, Comte d’Anjou, la ville de Saintes et quelques châteaux. Certains historiens supposent que le site de Broue est en son pouvoir.

* En 1040, le château est cité en fief de l'abbaye aux Dames de Saintes.

* En 1098, la fortification change de propriétaire.

* En 1337, début de la Guerre de Cent ans. Ce château est possession Anglaise.

* Au milieu du 14ème siècle, Isabelle de Valois est enfermée quelques temps dans ce donjon (à vérifier).

* En 1372, le Connétable Bertrand Du Guesclin attaque le château détenu par les Anglais et s'en empare.

* En 1555, la rustique forteresse est abandonnée au profit de Brouage (à 15km au Nord-Ouest).

* En 1925, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde consolide les mur et met en valeur le site par des panneaux et le désherbage.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible en prenant soin aux chutes possible de pierres. Veuillez aussi faire attention avec les enfants.

 

Au loin, je vois l'Amérique !

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous une maison forte ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Genouilé est situé à 40km au Sud-Ouest de Niort, à 32 km au Nord-Nord-Ouest de Saintes, à 30km au Sud-Est de La Rochelle et à 22km au Nord-Est deRochefort

     Coordonnées du bourg :

46° 1′ 24″ N 0° 47′ 2″ W
 46.023333°  -0.783889°

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
La découverte

     Mon dictionnaire des châteaux affirme que proche de l'église, une maison forte (appelée parfois pompeusement Le Château) a survécu aux siècles. Lentement je contourne le bâtiment religieux pour apercevoir cette curieuse construction.

Pensez vous que ce mur fasse partie d'une maison forte ?

 

L'enquête commence

   La propriété étant privée et habitée, de loin je cherche sur le long du mur quelques traces de systèmes défensif. Mon oeil d'aigle ne remarque rien, excepté des pierres pauvrement taillées mais correctement alignées.

       Au bout du mur, une récente gouttière est accrochée à une tour d'angle ronde. Je vais la nommer : 1.

   Cette tour est dépourvue d'archère, de crénelage et encore moins de mâchicoulis (voir vocabulaire). 

Quelle curieuse archère droite 

Un curieux mur

   Sur le coté Nord, entre l'église et la maison forte, un curieux rempart semble protéger l'accès à la cour. La faible hauteur du mur, l'épaisseur moins que minimale pour une construction défensive et les fines fentes verticales me semblent être un "ajout récent".

 

Un autre mur énigmatique

   En entrant dans la cour, le mur de la maison forte m'interpelle. Il semble que la construction ait été agrandie. Le parement d'angle se retrouve coincé.

 

Une tour

    Au bout de ce long mur, une forme ronde me regarde. Pour mieux la comprendre, je prends un peu de recul. Cette ronde construction est une tour d'angle hélas arasée. Je vais la nommer : 2.

   Excepté quelques trous de boulin (voir vocabulaire) je ne vois aucune fente de tir. Même en contournant cette beauté, aucun système défensif est visible.

Peut être ont il été remplacé par les fenêtres modernes ?

  Pour comprendre l'architecture globale de cette maison forme, j'utilise "mes" satellites espions.  La maison forte est un parallélépipède avec 2 tours d'angle opposées.

 

        L'intérieur :
  Hélas, ni la tour, ni la maison forte sont visitables. Je reste planté devant la porte moderne en rêvant du glorieux passé de cette petite fortification.

  Je quitte cette maison forte pour découvrir l'église fortifiée de ce bourg.

 

 

Histoire de la maison forte :

* En 1369, la maison forte appartient à Gaspard Béchet. Le bourg semble posséder une garnison.

* En 1590, après avoir appartenu à la famille Béchet durant deux siècles, la maison forte échoit au petit fils de Marie Béchet : Arthus de Parthenay.

* En 1608, la maison forte de Genouillé est amenée en dot par le mariage entre Charlotte de Parthenay et Jean Jacques Pons.

* En 1760, Louis-Henri de Pons d'Hostun vend le site au seigneur du fief (je n'ai pas trouvé son nom).

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant le silence et le calme de ce lieu. La propriété est privée et habitée, la visite de l'intérieur est interdite.

 

Une tour, seul vestige de la puissance médiévale

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 07:30

 

Département 16 - CHARENTE

 

Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> la voir sur une carte)
   Le petit bourg de Bessac est situé à 40km au Sud-Est de Cognac, à 35km au Sud-Ouest d'Angoulême et à 10km au Sud-Est de Saint Hilaire.

     Coordonnées du bourg :

45° 25′ 50.88″ N 0° 1′ 5.16″ W
 45.4308°  -0.0181°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

    Mon dictionnaire des fortifications médiévales m'informe qu'en ce bourg il existe une église fortifiée. C'est donc avec un pas alerte et une certitude sans faille que je m'approche du bâtiment religieux. Mais en voyant cette longiligne construction, j'ai quelques doutes.

 

La recherche d'indices

   Ma première attention se porte sur la tour qui semble être le clocher. Le chaînage d'angle est bien appareillé, mais je suis surpris par la piètre qualité du mur et surtout la différence de pierre entre le haut et le bas. Avec un peu d'attention, il me semble voir de chaque coté des ouvertures fines ressemblant à des archères primitives (12ème siècle).

Un mur sans système défensif 

Y a t il d'autres systèmes défensifs ?
      Mon deuxième regard se pose sur le mur de la longue nef. Sa faible hauteur m'informe que point de salle de repli existe. Mais un indice me force à penser que l'église a peut être été plus haute. Le fronton est beaucoup plus haut que le toit actuel, laissant imaginer un arasement "récent".

Avez vous remarqué les fenêtres ?

    Leurs dimensions et formes sont très différentes entre la nef et  le chevet. De plus, la partie arrière possède des contreforts plats et à larmier.

Y a-t-il eu plusieurs périodes de construction ?

 

Qu'il est amusant d'être Sherlock Holmes

    Même si les signes de systèmes défensifs sont peu nombreux, je suis fasciné par ce travail de détective (certes amateur) que je dois faire.

   Je contourne l'église par le chevet pour découvrir le mur opposé. Il me semble que l'église est parfaitement symétrique :

* Nombreux contreforts et hautes fenêtres coté chevet,

* Petites fenêtres Romanes et mur mal empierré coté nef.

    Cette description devrait rendre un castellologue-amateur un peu triste, pourtant je souris de bonheur.

Des contreforts d'angle avec échauguette

En connaissez vous la raison ?

 

Quel curieux système défensif

    Aux angles de la façade d'entrée, il y a des contreforts. La partie supérieure comporte une caractéristique architecturale assez rare sous cette forme.

    La construction légèrement en encorbellement ressemble à des "échauguettes" avec système de tir.

 

Dernières observations

   La façade me révèle quelques informations qui me mettent en joie :

1 - J'étais surpris par la position assez basse des fenêtres permettant aux assaillants d'entrer. Mais en voyant que le sol est surélevé (regardez bien, la porte est plus basse que le niveau du sentier), je suis convaincu que l'église était moins accessible par les fenêtres que maintenant.

2 - Au dessus de la porte, une baie obstruée me fait imaginer qu'une salle de repli existait. Le toit actuel est beaucoup plus bas que celui imaginé par les architectes médiévaux.

3 -  Avec mes deux observations et conclusions, je peux imaginer que les  échauguettes étaient plus hautes et comportaient plusieurs orifices de tir.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises durant notre siècle, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrais pas confirmer mes constatations. 

     Après ce travail de détective, je savoure la beauté de l'horizon.

 

 

Histoire de l'église :

Je n'ai aucune information historique sur cette église.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint-Jean-Baptiste) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Une église aux défenses discrètes

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Est ce une construction de Vauban ou un château fort du moyen âge ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le bourg de Fouras est situé en bordure de l'Océan Atlantique, au Nord-Est de l'Ile d'Oléron, à 45km au Nord-Ouest de Saintes, à 20km au Sud de La Rochelle et à 12km au Nord-Ouest de Rochefort.

     Coordonnées du château :

45° 59′ 9″ N 1° 5′ 51″ W
 45.985833°  -1.0975°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Je vous vois ricaner !

    Derrière votre écran, je vois sur vos charmants visages, une moue dubitative. Vous pensez :

"Pfffff.... Cette construction se nomme le Fort Vauban. Cet ingénieur et architecte de Louis XIV n'a pas vécu à l'époque médiévale... pffff.... Chevalier Dauphinois, tu te moques de nous !"

    Raison vous avez. Sébastien Le Prestre, Marquis (voir titre de noblesse) de Vauban a bien vécu au 17ème siècle.  Il a renforcé les défenses de cette stratégique forteresse. Mais, l'imposante tour centrale que j'ose nommer donjon a été construite au Moyen Âge.

   Même si cette forteresse  ne ressemble pas à un château fort, je me devais de la faire figurer dans mon blog car certaines pierres ont été taillées puis posées il y a presque mille ans.

Les canons protègent encore la vieille ville 

La découverte
   Proche d'un immense parking, face à la mer, la forteresse ne ressemble que peu aux constructions types de Vauban. Je m'attendais à une architecture de ce type (voir le château de Landskron en Alsace). Avec sa longue courtine droite et ses 2 tours d'angle, j'ai l'impression de voir un château fort.

   Sur l'autre façade, celle de l'accès, aucun détail me permet de définir l'âge de ce trop classique bâtiment fortifié.

Est ce une construction intemporelle ou difficilement datable ?

 

Rapide analyse 

    Lentement j'avance et j'observe le château. Quelques indices me démontrent que point médiévale est cette construction :

 * Les murs comportent de nombreuses fentes verticales sur plusieurs niveaux.

 * Ces ouvertures pour tir aux fusils sont très rapprochées et ne peuvent pas être de "mon siècle d'adoption".

 * Le rempart est précédé par un classique mais efficace fossé dont la "perpendicularité" ne me rassure pas sur une datation millénaire.

      Pour passer un fossé, il faut un pont. Pour que la défense soit efficace, ce pont doit se relever. Au 21ème siècle, il est fixe et bien arrimé, mais les fentes pour les flèches m'informent qu'il était manoeuvrable il y a quelques siècles.

Un donjon presque intemporel 

        L'intérieur :

Curieuse ambiance
     Sans verser une piastre car l'entrée est libre et gratuite, je pénètre dans la forteresse. Le 17ème siècle a profondément modifié l'architecture du site. Je ne retrouve aucun de mes repères du Moyen Âge. Point de crénelage ni archère (voir vocabulaire) s'offre à mes yeux de castellologue-amateur.

    Au centre de cette masse de bâtiments cubiques apparaît un impressionnant donjon.

 

Le donjon
    Avec ses larges fenêtres, ses pierres trop consolidées, son absence de système défensif pour une tour maîtresse, me font douter de son origine médiévale. Mais ma petite brochure affirme que quelques pierres ont été posées par mes "des ancêtres" du 15ème siècle.

     Avec une hauteur de 30m, ce donjon est visible de loin et surtout voit loin.

 

Quelques indices

    La forme ronde accrochée à l'un des angles est une tour-escalier. Les fentes verticales ne sont point archères mais puits de lumière.

   Avec un peu d'attention, il est possible de distinguer sous les fenêtres, des ouvertures de tir dont certaines rappellent les archères cruciformes.

 

La vue

   Dans cette de forteresse de Vauban, je sens l'air de la mer. La marée monte lentement et le vent se fait plus présent. Je profite de ce point en hauteur pour embrasser le paysage. Soudain, une curieuse forme sort de l'horizon.

L'avez vous reconnue ?

   Pour certains d'entre vous, cette construction du 17ème siècle est le théâtre d'un jeu télévisé sur France 2 : Fort Boyard. Mais pour moi, c'est la scène finale du film "Les Aventuriers" tourné en 1967 par Robert Enrico, avec l'inoubliable Lino Ventura et le charismatique Alain Delon.

     Il me vient une idée. Je vais aller voir le Père Fouras (hoo, mais c'est le nom de la ville) pour répondre à quelques énigmes.

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, une fortification contrôle la navigation à l'embouchure de la Charente.

* Vers 1060, le château appartient à Geoffroi de Rochefort. Ce site est si important qu'il permet au châtelain d'exercer les droits de basse et haute justice.

* Vers 1300, Alix de Rochefort et son mari Hugues Maingot vendent le site à Guillaume Larchevâque.

* En 1315, le château appartient à Guillaume de Malmont.

* Vers 1409, Guy de La Personne, Vicomte d'Acy,  est le nouveau propriétaire.

* Vers 1420, Jean d'Orléans, Comte d'Angoulême, possède le château et les terres.

* Au 15ème siècle, construction du donjon et de plusieurs courtines.

* En 1467, à la mort du Comte d'Angoulême, le château appartient à la famille De La Brosse.

* Vers 1480, le donjon est fortement remanié.

* Vers 1546, le château appartient à Jeanne de Vivonne, veuve du Baron de Dampierre, Claude de Clermont.

* En 1606, la fille d'Albert et Catherine de Clermont (Claude Marguerite de Gondi), vend le site à Charles Geoffroy.

* En 1635, terres et château appartiennent par mariage à Josia Chesnel

* En 1690, Louis Chesnel cède la tour à Michel Bégon, intendant du Roi Louis XIV (voir liste des Rois).

* A la fin du 17ème siècle, à l'exemple des forteresses établies par Vauban, le système défensif est renforcé par l'ingénieur François Ferry avec l'ajout de plates-formes, courtines, pont levis, demi-lune et fausse braie.

* En 1847, des casemates sont ajoutées.

* En 1889, le fort est déclassé.

* Au 20ème siècle, la Marine Nationale s'installe dans le fort et pose un sémaphore.

* Au milieu du 20ème siècle, la ville achète le site et aménage un magasin puis un musée.

* En 1987, le site est classé aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et de la cour est libre et gratuite. La visite de l'intérieur du donjon est payante. Veuillez vous renseigner sur les horaires

 

Je suis emporté jusqu'au bout du monde !

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 07:30

 

Département 16 - CHARENTE

 

Le bourg :
       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> la voir sur une carte)
   Le petit bourg d'Agris est situé à 70km à l'Ouest de Limoges, à 20km au Nord-Est d'Angoulême et à 6km au Nord-Ouest de La Rochefoucauld.

   Coordonnées du bourg :

45° 46′ 32.02″ N 0° 20′ 8.99″ E
 45.77556°  0.33583°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Sur la grande place du bourg, une église trône fièrement. Elle ne ressemble pas à l'image classique d'un bâtiment religieux fendant le ciel par un clocher pointu.

   Cette église est trapue, rectiligne et sans ornement. L'absence de transept et de clocher augmente cette sensation de rudesse et de masse.

Pensez vous qu'elle soit ou ait été fortifiée ?

 

L'analyse

    Lentement je contourne l'église pour découvrir tous ses secrets. Le bâtiment central est plus petit que les deux autres, j'opte pour une détérioration des siècles. D'ailleurs des pierres de réemploi ou réimplantées parsèment les murs. Le contrefort sur la gauche m'informe que cet édifice a été reconstruit et agrandi, la fenêtre bien trop basse confirme ma supposition.

  Sur le coté droit, une archère droite au raz du toit confirme encore mon hypothèse d'un bâtiment arasé.

Voyez vous la salle de repli ? 

La chapelle
   En continuant la découverte je rencontre 2 bâtiments décalés. Celui de gauche ressemble à une chapelle latérale aménagée après la construction originale de l'église. La fenêtre "trilobée" ainsi que l'intégration du contrefort de la nef dans le mur de la chapelle confirment ma déduction.

  En partie haute, l'ouverture rectangulaire prouve l'existence d'une pièce de sauvegarde protégeant la population d'une attaque de vils rouriers.

 

Le clocher

   Le haut bâtiment (au dessus du chevet) est le clocher. Les ouvertures sous le toit signifient la présence d'une salle de repli.

   Il est amusant de constater que ce clocher est asymétrique :

* 2 ouvertures sur les faces opposées,

* 1 sur les autres.

 

Le portail

   Avec sa rehausse, la façade a une esthétique très inhabituelle. La salle de repli sous le toit ne comporte qu'une ouverture. Je m'attendais à une bretèche (voir vocabulaire) pour défendre la porte et non cette baie sans système pour fixer un mantelet (voir exemple).

   Les voussures ne comportent aucune sculpture, seule l'archivolte est décorée de motifs géométriques. Comme souvent, les chapiteaux des colonnes latérales représentent des animaux stylisés (imaginaires ou monstres ?).

 

        L'intérieur :
J'entre

   Comme pour l'extérieur, l'architecture intérieure est stricte. La blancheur amène un peu de clarté dans la nef. Les quelques mobiliers peints sont ainsi mis en valeur. L'abside semble avoir été refaite ou consolidée récemment. La pierre nue n'est point habitude médiévale.

 

Une surprise

     Pensant avoir tout vu de cette église, lentement je me dirige vers la lumière du jour quand..... mon instinct de castellologue-amateur m'informe qu'à droite il y a une merveille. Cachée dans un angle, une peinture d'un autre âge se cache, honteuse de n'être plus qu'une ombre.

 

Une autre surprise

   Ce vestige de décoration sur le mur est si content de me voir qu'il me donne le mot de passe pour franchir une porte magique. C'est ainsi que je me retrouve devant l'escalier menant vers les salles de repli.

   Je ne vous les montrerai pas  car j'ai promis à la "peinture magique" que seuls, ceux qui pourront la voir et la comprendre, auront le droit de monter vers "mon" paradis.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église dépendant du prieuré de Saint-Florent de La Rochefoucauld.

* Au 13ème siècle, l'église est modifiée.

* Au 14ème siècle, pour protéger et défendre la population durant la guerre de 100 ans, la nef et la façade sont rehaussées. Des système défensifs sont aménagés.

* Au 16ème siècle, reconstruction du choeur et du clocher. Aménagement d'une chapelle latérale.

* En 1925, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Caprais) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite, mais peut être que lors de votre passage, la porte de l'escalier sera ouverte.

 

Un joyaux médiéval dans un écrin de verdure

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous le château fort ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le bourg de Dampierre sur Boutonne est situé à 60km au Nord-Ouest d'Angoulème, à 50km à l'Est de La Rochelle, à 28km au Sud de Niort et à 9km au Nord-Ouest de Aulnay de Saintonge (voir son château).

     Coordonnées du château :

46° 4′ 3.75″ N 0° 24′ 56.69″ W
 46.067709°   -0.415749°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Préambule

  Grâce à Walt Disney et au dessin animé Merlin l'Enchanteur, tout petit déjà j'imaginais qu'un château fort se devait d'être entouré de douves (voir vocabulaire ). C'est donc pour voir le château médiéval de "mon imaginaire d'enfance" que je me rends à Dampierre sur Boutonne. Je vais découvrir le château Gailhart.

 

La découverte

    L'eau est bien présente. Ce ne sont pas des douves stagnantes et odorantes car le château fort a été construit sur une île de la rivière Boutonne. Logiquement, pour protéger le site, un rempart devrait entourer le château. Ce mur de protection existe encore mais il a été un peu arasé. Seules quelques échauguettes rappellent la fonction défensive.

Mais pourquoi avoir arasé le rempart ?

Quelle magnifique tour d'angle ! 

Je comprends !

   En longeant  les douves, je découvre le puissant château fort. Je comprends maintenant la disparition du rempart extérieur. Pour vous aider à comprendre aussi, je vous propose de lire l'article sur le château de Le Plessis Bourré.

     Avec l'invention des armes à feu et surtout des canons, les châteaux ont dû s'équiper de systèmes de jet de boulet pour tirer de loin sur les assaillants. Implanter des canons en hauteur aurait pu être une bonne idée, mais le boulet décrivant une parabole (voir équation mathématique).

     Contrairement à nos projectiles actuels qui explosent en rencontrant un obstacle (créant ainsi beaucoup de dégâts), le boulet  s'écrase "bêtement" quelque soit la puissance de jet du canon. Pour remédier à ce défaut, il faut lancer le boulet au raz du sol. Il heurtera ainsi les constructions (et plusieurs soldats) de l'ennemi mais en plus, il continuera à rouler.

    Conclusion : Pour avoir un tir rasant, il faut...raser le rempart extérieur créant ainsi une terrasse.

 

Le système défensif
     Même si les différents propriétaires ont amélioré le confort en ouvrant des fenêtres dans les tours et courtines, ces dernières étant dépourvues de crénelage,  la construction du 15ème siècle garde encore sa rudesse médiévale.

  Le système défensif actuel comporte :

1 - De puissantes tours d'angle.

2 - Un chemin de ronde qui devait parcourir l'ensemble du château. 

3 - Dans les murs du chemin de ronde, des fentes de tir pour arme à feu avec ébrasement (voir vocabulaire) extérieur.

4 - Les classiques et efficaces mâchicoulis.

5 - A la base des tours, plusieurs canonnières permettent un tir tendu. Les angles de visée couvrent le périmètre.

6 - L'important dans un système défensif, c'est d'être homogène. Qu'ils soient loin ou près, les attaquants sont malmenés et harcellés. Cette tour le prouve.

Je vois rouge car je ne puis entrer ! 

        L'intérieur : 

Je reste dehors

  Le château est visitable certains jours. Hélas, découvrant la Charente Maritime en dehors des périodes estivales, je n'ai pu entrer et manger des yeux cette beauté de 5 siècles.

   Qu'importe, grâce à mon oeil d'aigle, je vais dévorer quelques détails d'époque Renaissance.

 

L'art est partout

      Ce château n'étant pas une garnison pour "rustres" soldats mais une résidence , ses propriétaires l'ont aménagé pour que conforts et harmonie des formes rendent la vie agréable. Voici quelques détails que j'ai pu apercevoir depuis la route :

A - La porte à la base d'une des tours rondes comporte linteau et corniche sculptés.

B - Quelques sculptures d'animaux extraordinaires  sont posées sur les acrotères.

C - La corniche supporte la représentation d'un ancien seigneur de Dampierre.

 

 

Histoire du bourg et du château :

* Vers l'an 1000, le site de Dampierre, dont une famille est citée, relève du château Royal de Niort.

* Vers 1027, le château devient possession de Hugues Maingot, seigneur de Surgères, suite au mariage avec Pétronille de Dampierre.

* Vers 1340, le dernier héritier mâle de la famille Maingot décède sans enfant. La seigneurie échoue à sa sœur Jeanne qui est mariée en deuxième noce à Aymard de Clermont (famille Clermont-Tonnerre).

* En 1373, durant la Guerre de Cent ans, Bertrand Du Guesclin et son armée attaquent puis s'emparent du château fort détenu par les Anglais.

* Au 15ème siècle, les défenses du château sont modernisées.

* Dans la deuxième moitié du 16ème siècle, le château appartient à Claude Catherine de Clermont.

* En 1550, une galerie extérieure à arcades surbaissées et à colonnes est ajoutée. Elle dessert les appartements des 2 étages.

* En 1598, Albert de Gondi, deuxième épou de Claude Catherine de Clermont, vend les terres de Dampierre au Baron Charles de la Mothe Fouquet.

* En 1600, le château est acheté par David Fourré, seigneur de Beaulieu.

* En 1712, à la mort de Charles Fourré, Marquis (voir titre de noblesse) de Dampierre, sa nièce, Louise Françoise de Moreuil, hérite du château.

* Vers 1713, le château appartient à Marie Anne Bertrand de La Bazinière.

* Au premier tier du 18ème siècle, à la mort de Marie Anne Bertrand de La Bazinière, le château échoit à une de ses nièces : Marie Thérèse de Mesnes d'Avaux.

* En 1752, le château est vendu à Philippe Christophe Amateurde Galliffet.

* En 1754, le propriétaire entreprend de grands travaux de modernisation. Deux ailes sont détruites. Un jardin est aménagé (à vérifier).

* Vers 1789, les propriétaires quittent le château.

* En 1795, le château composé de "six chambres basses, un corridor, des servitudes; Puis à l'étage sic chambres et une galerie" est adjugé à François Dubois.

* En 1816, le château est vendu à François Xavier Coudert de Prévignaux.

* En 1842, le site est acheté par Paul Coradin Dubois.

* En 1851, le château est à nouveau vendu à André Jean Rabault

* Au 19ème siècle, une tour d'angle est détruite ne laissant que le logis rectangulaire actuel.

* En 1926, le château est classé aux Monuments Historiques.

* Au milieu du 20ème siècle, les propriétaires entament de longs et coûteux travaux pour éviter que cette beauté tombe en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte d'une partie de l'extérieur est possible depuis la route et le parking. La visite des jardins et du château est payante. Renseignez vous sur les jours et horaires d'ouverture.

 

Un château fort entouré de douves

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 07:30

 

Pour découvrir l'extérieur de cette incroyable église, veuillez cliquer ici.

 

 

Département 16 - CHARENTE

 

L'église : 
        L'extérieur :  (suite)

Le portail

http://idata.over-blog.com/0/23/09/69/chateau/16-17-79-86/16-charente/berneuil_eglise/berneuil-45.jpg

   Lentement, je m'avance vers la façade d'entrée tout en dévorant chaque centimètre carré de cette église à l'architecture si unique.

Le portail est magnifique !

   Au sommet, j'admire :

* La sculpture de la crucifiction avec Marie et Saint Jean,

* Puis sur la gauche, un dragon posé sur le contrefort.

   La façade du portail comprend deux parties distinctes :

* La partie basse du portail avec 3 arcades à voussures dont les 2 extérieures sont borgnes.

* En partie supérieure, il y a 5 arcades à voussure dont une seule est ouverte.

Avez vous remarqué la position des contreforts d'angle ?

  Ils semblent avoir été construits après la réalisation de la façade (sinon je ne m'explique pas qu'ils cachent les belles arcades).

http://idata.over-blog.com/0/23/09/69/chateau/16-17-79-86/16-charente/berneuil_eglise/berneuil-44.jpg

 

Le portail - détail

   Le tympan des arcades possède des sculptures de lion, d'animaux fantastiques et d'oiseaux. Je ne reconnais pas la signification de récits bibliques ou évangéliques.

 

Sont ce des licornes entrelacées ? Est ce un lion ou un dragon ? Sculptures très imagées

 

   Avant d'entrée, je m'imprègne du plan de l'église.

 

        L'intérieur :

Quelle blancheur !

    En entrant, je suis surpris par l'atmosphère "sans saveur". Le blanc immaculé règne et aucune statut ou sculpture coloré vient rompre cette monotonie. Seul l'autel très éclairé laisse entrevoir une différence de ton.

 

Des peintures

  La surprise passée, je cherche les détails que toutes églises possèdent. Les colonnes des fenêtres Romanes ne comportent pas de chapiteaux sculptées, mais elles sont peintes. Chacune possède une représentation géométrique unique qui semble avoir été faite par "des enfants" ou des dessinateurs sans grand talent. Cette fraîcheur est fascinante. 

 

Colonne romane avec dessins géométriques Le Roi Saint-Louis et sainte Appolonie Colonne romane peinte

 

Des murs peints

   Certains murs sont encore décorés de "faux appareils" avec quelques représentations de fleur de lys ou de rose. Mais le plus surprenant est le dessin d'un homme et d'une femme :

* La femme, avec dans sa main droite une pince tenant une dent, est reconnaissable : Sainte Appolinie.

* L'homme est identifiable : C'est notre bon roi Saint Louis (voir liste des rois).

    Le plus étonnant est que l'une vivait au 3ème siècle, alors que l'autre régnait au 13ème siècle.

Fascinante rencontre !

 

Pourquoi y a-t-il une bande noire ?

    Si vous avez été un peu attentifs à la lecture de mon blog, vous savez que cette bande noire avec ses dessins colorés se nomme : Une litre funéraire. Deux détails me surprennent :

1 - En général, la litre ne comporte qu'une seule ligne de blason (voir exemple dans l'église fortifiée d'Authon). Il semble que la superposition soit due à un ajout ultérieur : Deux niveaux.

2 - La litre sur le mur Nord porte les armes de la famille : Le Tellier. D'après ma brochure, le blason le plus représentatif est celui de Michel Le Tellier, Baron de Barbezieux et confesseur de Louis XIV (voir liste des rois).

  Heureux de toutes ces découvertes, je me dirige vers la sortie tout en admirant la croisée de transept. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au milieu du 14ème siècle, la Guerre de Cent ans fait rage. Pour protéger la population, l'église est rehaussée.

* Au 15ème siècle, le mur coté Nord est renforcé par un puissant contrefort.

* En 1614, les habitants offrent une cloche à l'église.

* En 1914, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* En 1950, début d'une campagne de réfection des vitraux.

* Au 20ème siècle, des travaux de restauration ont mis à jour des peintures sur les murs et des sarcophage sous les dalles de la nef.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Une église peut classique et passionante

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

  Ce dessin est le dessein de ma journée

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg d'Authon-Ebéon est situé à 60km au Nord-Ouest d'Angoulème, à 40km au Sud-Est de Rochefort, à 20km au Nord-Ouest de Gognac et à 9km au Sud-Ouest de Matha

     Coordonnées du bourg :

45° 50′ 13″ N 0° 24′ 26″ W
 45.836944°  -0.407222°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Préambule

   Durant mes vacances dans ce beau département permettant de manger des huîtres et du melon puis de boire du Pineau (avec modération évidemment), je me suis fixé comme but de voir l'église fortifiée dont je possède le croquis dans la poche arrière de mon armure. 

  Fébrile, j'entre dans le petit bourg d'Authon-Ebéon.

  Est ce une tour crénelée ?

La découverte

    A travers les arbres agréablement disposés autour d'une place servant de parking, je découvre une construction fortifiée survolant les toits des maisons.

Est ce l'église ?

 

Le chevet

   En contournant les feuillus, un curieux chevet plat s'offre à moi. Cette haute façade est percée d'une grande fenêtre romane encadrée de deux colonnes. La partie centrale est flanqués de deux baies extérieures aveugles.

  Évidemment, votre Chevalier Dauphinois est attiré par le crénelage au sommet et surtout par la construction en encorbellement.  Cette "verrue" évidée à sa base est une bretèche (voir vocabulaire ). Sa fonction était de martyriser le crâne des assaillants souhaitant entrer par la fenêtre du chevet.

 

Le clocher
   Rapidement, je regarde le clocher curieusement construit  sur le coté comme une tour. Il ne dispose pas de crénelage, ni de système défensif. Je suis surpris par ses pierres de dimensions différentes et dont l'alignement en chaotique.

Est ce du à des reconstructions ? 

Mes yeux se troublent danst une telle église ! 

Les contreforts

   En contournant l'église, je suis surpris par la multiplicité des contreforts et surtout par leur variété et leur entrelacement. Cela se voit sur cette vue (proche du chevet), mais surtout sur cet angle de vue.

Avez vous remarqué quelques détails sur ces curieuses constructions ?

* A l'origine, les contreforts étaient peu épais et peu larges (flèche rouge).

* Puis ont été aménagés sur la construction initiale, des contreforts à larmiers (flèche orange).

* Puis de massif contreforts (flèche verte).

Incroyable n'est il pas ?

 

Des murs rehaussés ?

    L'extrémité de l'église coté portail est très intéressante. La différence de couleur de pierres entre le sommet et le reste du mur me fait penser à une rehausse du bâtiment. Cette curiosité se voit aussi sur le crénelage de la tour d'angle

  En prenant un peu de recul, cela semble plus logique. Sur l'autre façade, la raison de cette rehausse semble évidente. Elle a permis de poser au sommet une salle de repli avec un système défensif.

Une église-château ou un château-église ? 

Le portail

   En découvrant le portail, je me sens transporté entre 2 mondes :

       - Celui d'un chevalier guerrier,

       - Et d'un paroissien paisible.

   Voici ce qui justifie ma dualité :

1 - De chaque coté, les tours sont un mélange de système défensif avec créneaux et de contrefort à larmier.

2 - Au sommet, un chemin de ronde avec crénelage et archères en croix dans les merlons.

3 - En dessous, dix petits arcs supportent une corniche pouvant faire penser à des mâchicoulis (voir vocabulaire). Ces arcs reposent sur des modillons dont trois seulement sont sculptés.

4 - Au dessus du portail, deux colonnettes encadrent une fenêtre à voussure.

5 - Des colonnes dont les chapiteaux montrent des décors de feuillage et d'animaux encadrent la porte. Elles supportent trois voussures comportant des motifs géométrique (losanges et pointes).

 

        L'intérieur :

Classique

   En entrant, je suis en admiration devant la forme simple et linéaire de cet intérieur. Les murs dépouillés et la blancheur augmentent la rusticité.

  Je suis surpris par le manque de lumière pour une église. Il est vrai que les fenêtres sont rares et que leur faible dimension n'apporte que peu de clarté. La partie la plus éclairée est le choeur.

    Pensant avoir vu l'essentiel et étant certain que les salles fortifiées des étages me seront interdites à la visite, je me dirige vers la sortie quand.... je suis attiré par les bandes noires à mi-hauteur.

 

Les dessins 

      En portant mon attention sur la bande noire "encerclant" l'église, je remarque des blasons.

  Ces dessins se nomment : Litres seigneuriales (voir définition). Les litres funéraires montrent les blasons des différents seigneurs qui se sont succédés au château d’Authon (Le castel fortifié n'existe plus).

   Il est amusant de constater que la couleur jaune domine accompagnée parfois du rouge.

Sont ce les seules couleurs que les peintres savaient fabriquer ?

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, l'église est fortifiée.

* En 1907, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de l’Assomption) est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur des systèmes fortifiés est interdite.

 

A qui appartenait ce blason ?

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