Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

  Est ce un vrai château fort ou une construction de plaisir ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Jonzac est situé à 50km au Sud-Ouest d'Angoulème, à 35km au Sud-Est de Saintes et à 20km à l'Ouest de Saint Hilaire.

     Coordonnées du château :

45° 26′ 44″ N 0° 25′ 52″ W
45.445556°  -0.431111°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

     Depuis la  Seugne, petite rivière en contre-bas du bourg, la vue sur le château fort de Jonzac est impressionnante. Trois parties se distinguent :

* Au premier plan, les rustres parois dont la base est taillée dans le roc donnent l'ambiance,

* Les trop nombreuses fenêtres sont le témoignage d'un château modifié bien après l'époque médiévale pour le rendre plus confortable. Les logis sont couronnés d'un parapet à merlon décoratifs.

* Les tours prouvent la fonction défensive et non d'apparat de cette fortification durant plusieurs siècles.

Quel contraste !

Les tours sont les trésors de ce château

 

Les tours

   Les tours sont les symboles du système défensif d'un château fort. Actuellement, 4 sont visibles dont 2 appartiennent au châtelet d'entrée.

  Bien qu'elles aient été construites à des siècles différents, elles comportent les même systèmes défensifs.

 

Les systèmes défensifs des tours

    De bas en haut, de gauche à droite (et inversement), voici la liste des défenses :

A -  Sur la hauteur, en décalées pour couvrir le périmètre, des archères cruciforme.

B - Sur le chemin de ronde des tours, des archères droites avec des ouvertures rondes pour canonnières.

C - Un mâchicoulis en dés (construction classique en Bretagne au 15ème siècle) parachève la défense de proximité.

 

Fossé

     Lentement, je m'avance vers la courtine coté Sud pour découvrir les vestiges "reconstitués" du fossé herbeux. A la base des tours, certains aménagements esthétiques ou touristiques m'amusent.

   Pour franchir un fossé, il faut un pont. Il devrait être mobile pour parfaire le système défensif.

Vérifions si ma théorie est vraie !

 

Un château qui m'en fait voir de toutes les couleurs

Le châtelet

    Le châtelet d'entrée est composé d'un haut bâtiment parallélépipèdique encadré par 2 imposantes tours rondes.

  Les deux tours et le bâtiment central sont couverts d'ardoises et sont reliés par un chemin de ronde porté par des mâchicoulis (voir vocabulaire) en dès. Archères et arquebusières  peaufinent le système défensif.

 

Le pont-levis

   Avec la création des automobiles, de nombreux pont-levis ont été rendus fixes par sécurité. Mais avec un peu d'imagination, il est possible de le voir s'élancer dans les airs grâce aux flèches en bois venant s'encastrer dans leurs fentes respectives.

  Les trois fentes signifient qu'il y avait un pont piéton à droite et un pont pour carrosse à gauche. L'ensemble était protégé par une petite construction en encorbellement nommée : Bretèche.

 

        L'intérieur :

J'entre

   Lentement, je progresse vers l'intérieur en cherchant les traces "invisibles" des rails pour la herse (voir vocabulaire). Je me console en admirant au plafond le classique mais efficace trou nommé : Assommoir.

   Je me retourne pour admirer une dernière fois ce tunnel d'entrée qui me surprend :

* Faire une allée si droite c'est favoriser le travail du bélier. Une entrée en S est plus défendable (voir exemple ici).

* Normalement, l'entrée est contrôlée par un garde accédant à une petite salle latérale.

* Cette même salle accède souvent aux défenses basses des tours-portes.

 

La cour intérieure

En entrant c'est le choc !

   Les façades sont uniformément couronnées de faux rang de balustre sur console. Des gargouilles trop stylisées sortent des murs et du balcon, des plaques sculptées de signes zodiacaux sont apposées sur les parois. Les folies créatrices d'un pseudo-moyen-âge rêvé au 19ème siècle ont été appliquées dans la cour intérieure.

      Une rue a même été aménagée traversant la cour d'Ouest en Est.

  Je sors rapidement de cette mascarade causée en 1885 par le déclassement du château "grâce" au ministre des Beaux Arts. Je me console en admirant les puissantes tours extérieures

 

 

Histoire du château :

* En 1059, un château existe en ce lieu. Il relève de l'Abbaye de Saint Germain des Prés.

* Au 11ème siècle, Guillaume de la Rochandry est seigneur de Jonzac.

* En 1335, à la mort de Bertrand de la Rochandry, le château appartient à sa nièce, Pernelle de Mosnac.

* Au milieu du 14ème siècle, Marguerite de Sainte Maure, fille de Pernelle, devient propriétaire du château.

* Au 14ème siècle, Arnaud de Sainte Maure (avec son père Pierre ?) se rebelle(nt) contre les Anglo-Gascon. En représailles, son château est détruit.

* A partir de 1420, le château est reconstruit.

* En 1450, les armées du Roi (voir titre de noblesse) de France (voir liste) s'empare du château "Anglais"

* En 1453, le château est à nouveau assiégé.

* Au 16ème siècle, l'imposant châtelet d'entrée ainsi que la grosse tour au Nord-Ouest sont aménagés.

* En 1584, Jean de Sainte Maure décède sans héritier. Le château échoue à sa soeur Isabeau Le Vasseur.

* Peu de temps après, le château est donné à Geoffroy de Sainte Maure, cousin d'Isabeau.

* Au début du 17ème siècle, le château appartient à Léon de Sainte Maure.

* Au 17ème siècle, la fine tour au Sud-Ouest est construite.

* En ce 17ème siècle, le château est possession de Alexis de Sainte Maure, fils de Léon

* En 1659, le château reçoit trois visiteurs de marque : Le Roi de France Louis XIV (voir liste), la Reine mère et le Cardinal Mazarin.

* En 1791, par héritage, le château appartient à François Jacques Tanneguy Le Veneur.

* En 1792, contrairement aux habitudes des Révolutionnaires, le château n'est pas réquisitionné ni vendu comme bien national. La soeur de François Jacques semble être la propriétaire du château.

* Vers 1852, les fossés sont comblés.

* En 1885, le château est déclassé des Monuments Historiques.

* A la fin du 19ème siècle, le bâtiment de l'aile Nord est "restauré". Il accueille l'hôtel de ville.

* A début du 20ème siècle, le château abrite la Sous-Préfecture.

* En 1942, le château est classé aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, le cloître est restauré puis transformé en centre culturel.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de la cour est possible. L'entrée à l'intérieur des bâtiments de défense est interdite.

 

Pour les passionnés d'histoire, je vous propose la lecture de ce site très détaillé.

 

 

Nota : Je voudrais remercier les ravissantes princesses de l'office de tourisme pour leur patience face à un Chevalier harceleur de questions puis pour leur compétence à me faire aimer leur château et les ruelles "médiévales" de la ville.

 

Depuis la plaine, on ne voit que lui

   
  Vers Menu châteaux Charente Maritime
Repost 0
15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

  Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Saint Just Luzac est situé à 40km au Sud de La Rochelle, à 35km au Nord-Ouest de Saintes et à 20km au Nord de Royan.

     Coordonnées du bourg :

45° 48′ 9″ N 1° 2′ 12″ W
 45.8025°  -1.036667°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant au centre du bourg une masse avec des fenêtres de style Gothique Flamboyant. Cette architecture est rare en Saintonge, il me faut donc prendre du temps pour admirer "avec un oeil de touriste" ce bâtiment religieux.

Je vais dormir au calme dans cette salle de repli 

Surprenante architecture

    En contournant l'église pour mieux la comprendre, je remarque de suite que son plan est peu classique. Logiquement, une église Gothique comporte un transept et un haut clocher. Mais je ne vois qu'un enchevêtrement de "bâtiments" anguleux.

   Cette sensation géométrique est renforcée par les nombreux et hauts contreforts.

 

Les systèmes défensifs

    Après m'être abreuvé des beautés de cette église, j'ôte mon chapeau de paille de touriste et je remets mon heaume de castellologue-amateur pour découvrir les systèmes défensifs (but principal de mon voyage en Saintonge).

  L'église ne possède pas d'archère ni de bouche à feu (voir vocabulaire). Mais avec un peu d'attention, il est possible de voir sous les toits des ouvertures prouvant l'existence d'une salle de repli.

 

Je raffole de ce détail !

   En admirant les nombreuses ouvertures au dessus des fenêtres gothiques, j'ai presque failli oublier de regarder la tour escalier et surtout....

La voyez vous ?

    Presque invisible, une construction en encorbellement me fait penser à des latrines. Mais une porte en dessous change mon jugement, j'opte pour une échauguette bretèche.

 

Les pierres sculptées

    Contrairement à de nombreuses églises, je ne vois aucun modillon. Cette "pauvreté" de sculpture est renforcée par l'absence de statut de saint et autre représentation du bestiaire médiéval.

    Le plus surprenant pour une église de style Gothique Flamboyant, c'est de ne voir aucun pinacle, ni gâble, ni fleuron.

  Heureusement, il reste quelques gargouilles aux formes et beautés légendaires .

 

Mon ventre gargouille en la voyant ! Attention, je coule !

 

Une entrée très particulière !
    Avant d'entrer dans cette église, j'essaie de mieux l'apprivoiser en regardant son plan. J'avais affirmé à l'extérieur que ce bâtiment religieux n'avait pas de transept. L'église en possède un mais il est caché dans le dédale de bâtiments annexes.

   En partie basse, coté Ouest, je suis surpris par cette curieuse entrée : Le porche est triangulaire !

Avez vous déjà vu une église à l'architecture aussi originale ?

 

        L'intérieur :
  En entrant, je ne remarque aucune statut, ni sculpture, ni peinture sur les murs. Seuls les vitraux donnent un peu de couleur à la trop imparfaite blancheur des pierres.

  La porte de la tour escalier étant fermée, ne pouvant point monter dans les salles de repli, je reprends le chemin de la sortie.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 11ème siècle, une église est construite (à vérifier).

* Au 15ème siècle, sur les bases de l'ancienne église, une nouvelle est construite.

* Au 16ème siècle, un clocher est en projet. Ses bases sont réalisées, mais la construction est stoppée définitivement. Est ce du aux Guerres de Religions ?

* En 1910, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Just) est libre et gratuite. La visite des salles de repli est interdite.

 

Une salle de repli se cache au sommet

Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux Charente Maritime
Repost 0
14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 06:30

 

Département 16 - CHARENTE

Le bourg :
       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> la voir sur une carte)
   Le petit bourg de Chillac est situé à 50km au Sud-Ouest d'Angoulème et à 15km à l'Est de Montmoreau.

   Coordonnées de l'église :

45° 21′ 52.99″ N 0° 4′ 52″ W
 45.36472°  -0.08111°


L'église : 
        L'extérieur :
Est ce le bon endroit ?
    Mon dictionnaire des châteaux et fortifications du Moyen Âge affirme que ce site comporte une église fortifiée, mais curieusement, je ne vois rien qui le confirme.

Me serais je trompé de lieu ?


L'analyse
    L'enquête commence par cette anachronique construction massive au centre de l'église. Les 2 contreforts sont puissants mais je ne vois aucun système de défense.
   Peut être qu'une bretèche défend la porte d'entrée comme pour l'église de Cheveuge en Ardennes. Hélas non, la façade, bien que très originale, ne comporte aucune trace de système défensif.
   Mais en regardant mieux la partie haute, je suis surpris de discerner un rebord  et une porte.

Est ce le vestige d'un chemin de ronde (voir vocabulaire) ?


La découverte
   Je reviens voir le coté de l'église et là je suis déçu de ne pas avoir découvert plus tôt cette évidence..... Perdrais je mon sens de l'observation devant un édifice religieux ?

Et vous, l'évidence vous a t elle sautée aux yeux ?

    Sous le toit au dessus de la nef, dans ce qui peut être assimilé aujourd'hui à des combles, existent les traces d'une salle de sauvegarde (nommée souvent salle de repli) avec ouvertures défensives.

  Heureux d'avoir trouvé l'indice, je savoure ma victoire en admirant les détails d'architecture de cette petite église castrale.

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas et je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 


Histoire de l'église :

Cette église est proche du château de Chillac avec une histoire commune.

  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.


Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux Charente
Repost 0
21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 Eugène Delacroix - La bataille de Taillebourg

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La petite ville de Taillebourg est située à 35km au Sud-Est de Rochefort, à 20km au Sud-Ouest de Saint Jean d'Angély et à 12km au Nord de Saintes.

     Coordonnées du château :

45° 50′ 6.26″ N 0° 38′ 49.12″ W
 45.835072°   -0.646977°

 

Le château : 
        L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

   Il y a quelques années, j'ai visité le château de Versailles. Bien qu'il ne soit pas d'époque médiévale (le saviez vous ?  ), j'ai dévoré chaque salle comme si le château avait 1000 ans (je sais, je suis un incurable médiéviste-castellologue-amateur).

   Dans la galerie des batailles, j'ai été stupéfait par quelques tableaux dont celui d'Eugène Delacroix peint en 1837 et nommé : Bataille de Taillebourg.

Je me devais de me rendre en Saintonge pour voir ce lieu.

Voyez vous une tour survolant les arbres ? 

La découverte

    En arrivant proche de la commune de Taillebourg, j'ai la surprise de voir une construction grise au dessus des hauts arbres. Dans un premier temps, j'opte pour un château d'eau, construction moderne qui "encombre" l'horizon d'un chasseur de ruine. Mais mon d'oeil d'aigle a rapidement compris que cette forme est une magnifique tour avec crénelage.

Est elle d'origine médiévale ?

 

Première analyse

     Le site castral est bâti sur un piton rocheux surplombant la vallée de la Charente, rivière qui a fait la richesse du bourg durant de nombreux siècles.

   Le plateau semble entouré par un rempart borgne. Le temps ayant fait son travail de destruction, je ne peux point voir d'autres indices. Je me hâte vers le sommet.

   En arrivant sur le plateau, je constate que le site du château est isolé par un fossé protégé évidemment par un rempart. Hélas, des travaux de consolidation m'empêchent de descendre.

 

Une tour solitaire, mais encore très fière

        L'intérieur :

Où est le château ?

    En franchissant le fossé par un large pont fixe moderne, j'entre dans un parc.

    Il est vrai qu'il est possible de se cacher derrière un arbre pour éviter un assaillant, mais je ne connaissais pas cette technique de combat dans un château fort. .

 

La découverte de la tour

   Pour trouver le château il faut se rendre sur la droite. Au bout l'allée, sur un pied d'estale.. Oupsss, je suis si ému par cette beauté que mon Français se transforme... sur un piédestal, dans un écrin de verdure dépourvu d'arbre, une tour solitaire attend que je la séduise.

Même  

Rapide analyse

    Du puissant château Comtal, il ne reste que ce fragment de tour.

Que laisse voir cette beauté solitaire ?

 * Une porte basse. Cela n'est point logique de voir une ouverture d'accès si basse, de plus coté extérieur. J'opte pour un sol bien plus bas il y a plusieurs siècles. Les gravas et terre ont comblé au moins 2 mètres.

 * Une tourelle escalier avec puits de lumière menant du sommet à 2 étages en dessous.

 * Des mâchicoulis sur consoles. Curieusement, je ne vois aucune fente de tir sur le pseudo chemin de ronde.

Serait ce une simple tour décorative ?

      Avec la disparition des courtines et du bâtiment accolé, il est possible de voir les différentes portes de circulation sur tous les niveaux. Dans cet amalgame de constructions et réparations, je m'amuse à trouver d'anciennes traces, comme cette ouverture obstruée.

 

Les entrailles

    Je toque à la porte, mais point de garde, ni de belle princesse pour m'ouvrir. Alors, tel un serpent (ou un chat) je passe la tête pour voir la salle du rez-de-chaussée.

    La pièce est aseptisée, sans décor, ni sculpture. Un escalier moderne en bois préfigure des aménagements récents.

 

C'est fini

    Ayant absorbé tous les détails des restes de cette tour, je me mets à rêver à son glorieux passé. Pour mieux comprendre la raison de la construction de ce château en ce lieu, je me dirige vers la falaise

   La rivière Charente étant proche, un poste d'observation de la circulation est logique. Tel un garde en période de paix, je vais me délecter de l'horizon.

 

 

Histoire du château :

* Vers le milieu du  9ème siècle, les Vikings installent un site "fortifié" leur permettant de rayonner en guerroyant aux alentours.

* En 1242, la bataille de Taillebourg (voir description) oppose le Roi de France Louis IX (voir liste) aux barons Poitevins emmenés par Hugues de Lusignan. Tous ces nobles rebelles sont soutenus par le Roi d'Angleterre Henri III.

* En 1267, un site nommé "Terra Talleburgi" est attesté dans un texte.

* A la fin du 14ème siècle, le château est détruit (à vérifier).

* Au 15ème siècle, le château est reconstruit. Taillebourg devient le siège d'un Comté (voir titre de noblesse).

* En 1652, durant la Fronde, le château est détruit.

* En 1754, le château est reconstruit par Frédéric-Guillaume de La Tremouille. Taillebourg devient le plus grand château en Saintonge.

* Vers 1792, le château est pris par les Révolutionnaires puis revendu en parcelles.

* En 1822, les restes des bâtiments sont victimes d'un incendie.

* En 1995, la tour est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et du parc est libre et gratuite. La visite de l'intérieur de la tour est interdite.

 

Ne serait ce point l'Amérique au loin ?

      Vers Menu châteaux Charente Maritime
Repost 0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 La surface di site fortifié est impressionante

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le bourg de Surgères est situé à 30km Est-Sud-Est de La Rochelle et 24km au Nord-Est de Rochefort.

     Coordonnées du château :

46° 6' 19.994" N
0° 45' 2.084" W
 46.105554°
 -0.750579°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Le travail préparatoire

   Plusieurs mois avant de partir en vacances, je détermine le département que je souhaite découvrir puis je me plonge dans ma bibliothèque pour humer les beautés que je vais déguster.

  Revues, livres, dictionnaire des châteaux défilent sur mon bureau pour me permettre de cocher sur la carte IGN les bourgs et lieux dits à visiter. C'est ainsi que j'ai découvert le plan de la forteresse de Surgères.

Au 21ème siècle, le château est il toujours aussi impressionnant ?

  Bien qu'arrasés, les remparts sont impressionnants  

La découverte
    En arrivant devant les remparts de l'ancienne place forte de l'Aunis, je suis bouche bée :

 * Même si la hauteur n'est pas impressionnante,

 * Même si les douves ont été comblées,

 * Même si les tours sont dépourvues de système défensif,

 * Même si crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire) sont absents,

 * Même si des consolidations récentes ont effacé le travail du temps et l'ancienneté des pierres,

--> Les 600m de longueur du rempart extérieur de forme ovoïde m'impressionnent.

De nombreuses surprises attendent le marcheur 

Je longe l'imposant rempart

    Le plan et ma documentation affirme que ce rempart comportait 24 tours défensives. Je me dois de les compter en faisant le tour.

     Mais rapidement, je suis distrait par des fentes verticales regardant pousser l'herbe. .

   Évidemment, avec votre perspicacité, hooo mes merveilleux lectrices et lecteurs, vous avez compris qu'à l'époque médiévale et même renaissance, ces archères étaient précédées par un profond "trou". Ces fentes permettaient la défense des douves mais aussi de la berge en face.

 

Bien qu'étant dehors, je vois l'intérieur

   En continuant ma marche, j'ai la surprise de voir :

* Les archères disparaître dans la terre,

* Le rempart diminuer sa hauteur,

* Et de distinguer une église (dédiée à Saint Pierre) dans la cour.

    Cette construction religieuse très modifiée semble avoir quelques pierres posées au Moyen Âge.

 Faire le tour des tours est épuisant

Des surprises m'attendent

  Tours et murs de rempart s'enchaînent à un rythme endiablé. Soudain, je suis presque en transe tant les beautés et surprises sont nombreuses :

1 - Sur une tour qui parait classique, je distingue une archère droite.

2 -Un peu plus loin, je vois une tour semi-circulaire. Bien qu'elle ne possède pas de canonnière, elle me fait penser à un aménagement du 15ème siècle. Son nom est : Tour des compteurs.

3 - Puis, juste derrière, une construction crénelée nommée : Tour de l'horloge. En la contournant, je constate une face est plate. Je pressens une consolidation après destruction.

4 - Enfin, je trouve la tour-porte.

 Même absents, les fantômes des ponts-levis sont 'présents'

La porte d'entrée

  Cette construction  possède les classiques et efficaces systèmes défensifs du moyen âge :

 A - Une entrée pour carrosse,

 B - Une petite entrée pour les piétons,

 C - Une salle des gardes en partie supérieure,

 D - Certainement une bretèche aujourd'hui disparue,

 E - Un pont-levis pour chaque entrée.

 F - Puis, dans le sas, un assommoir.

    Précautionneusement, j'entre dans la place fort en espérant ne point réveiller les fantômes des gardes. 

 

        L'intérieur :

Que d'indices merveilleux !

   Vous connaissez mon imagination fertile et mon incroyable "don" :  Je peux voir à travers les pierres et même leur parler.

  Ainsi, en voyant le coté intérieur de la tour-porte, 3 détails m'apparaissent.

Les voyez vous ?

1 - La fenêtre sous le toit confirme ma supposition d'une salle de garde.

2 - Sur la droite, l'ouverture murée devait être un accès au chemin de ronde.

3 - Sur la gauche, le ouvertures basses sont les portes des cachots (prison).

  Vais je écrire une ode pour la tour d'Hélène ?  

Vide et pourtant bien rempli !

    L'intérieur est bucolique. Herbe, fleurs, arbres sont les êtres qui m'accueillent. Mais au centre, une tour solitaire me fait signe. C'était l'une des tours de défense du château fort au 12ème siècle. Cette romantique construction est aujourd'hui nommée : Tour Hélène.

Pourquoi ?

   Ce n'est pas la Belle Hélène (du célèbre Offenbach) qui en est l'architecte. C'est un hommage à Hélène de Surgères, femme lettrée, à qui Ronsart (qui la courtisait) a écrit quelques sonnets :

1 - Je plante en ta faveur cet arbre de Cybèle,
2 - Le soir qu'Amour vous fit en la salle descendre
Madrigal,
3 - Maîtresse, embrasse-moi, baise-moi, serre-moi,
4 - Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
5 - Tant de fois s'appointer, tant de fois se fascher,
6 - Te regardant assise auprès de ta cousine,
7 - Vous me distes, Maitresse, estant à la fenestre.

La petite histoire prétend qu'elle ne lui céda point.

Mesdames, auriez vous été sous le charme ?

 

C'est à vous d'imaginer et de voir

    Mon errance dans ce jardin m'amène vers une construction magnifique. Je vous laisse admirer cette tour et.... je vous propose de me la commenter.

 

C'est la fin

      Pressentant que la place forte ne me révélera plus de secret, je monte un escalier en pierre pour savourer la vue au dessus du rempart.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 10ème siècle, un château en bois existe en ce lieu.

* A la fin du 11ème siècle, la Duchesse (voir titre de noblesse) Aliénor d'Aquitaine donne le site au seigneur Maingot plus connu sous le nom de Guillaume de Surgères.

* Au 13ème siècle, Guillaume II de Surgères fait construire un château fort comportant 8 tours identiques.

* Au 14ème siècle, Jeanne de Surgères, dernière héritière de l'illustre famille, épouse Jean Larchevêque, seigneur de Parthenay.

* Quelques temps plus tard, après la mort de Jean, Jeanne épouse Aymard de Clermont, seigneur d'Hauterive.

* Au 15ème siècle, Antoinette de Clermont, Dame de Surgères, possède les terres et château. Malgré ses 4 mariages, elle n'a point d'héritier. A sa mort, le domaine échoit à son neveu Jean Aubin.

* Au début du 16ème siècle, par héritage, le château appartient à Aymond de Fonsèque. Cette famille garde la seigneurie jusqu'au 17ème siècle,

* Au 16ème siècle, un rempart de 600m de long est construit. Vingt tours en assurent la défense.

* Au début du 17ème siècle, Hélène de Fonsèque épouse Issac de la Rochefoucault, Baron de Montendre et de Montguoyon. Elle apporte château et terres en dot.

* Au milieu du 17ème siècle, François, deuxième fils de Hélène, devient propriétaire du château.

* En 1704, Charles François de La Rochefoucauld donne à son fils François, la Vicomté de Surgères.

* En ce 18ème siècle, la femme du Vicomte, Angelique Lee (fille d'un banquier Irlandais) fait réaliser de nombreux changements à l'architecture du château.

* En 1735, destruction de 2 tours puis consolidation du rempart.

* En 1744, construction de nombreuses dépendances.

* En 1746, aménagement d'une cuisine, d'un garde-manger, d'un lavoir.

* En 1792, les révolutionnaires confisquent le château appartenant à Polycarpe de La Rochefoucauld.

* En l'an III (1795), Philippe Auguste Levallois, ancien serviteur de la famile, achète le château.

* En 1832, le château appartient à Pierre François Charles Durand, Baron de Couppé.

* En 1834, le Baron cède à la municipalité : L'église, les douves et la promenade.

* En 1857, Marie Anne François Boutet de La Touche, veuve du Baron, vend l'ensemble des biens à la municipalité.

* En cette deuxième partie du 19ème siècle, la municipalité aménage une mairie, un palais de justice et un jardin à l'intérieur des remparts.

* En cette fin de 19ème siècle, des aménagements sont réalisés et quelques bâtiments sont détruits.

* Au 20ème siècle, le château est transformé en bibliothèque municipale.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur (jardin) est possible. Par contre, l'intérieur des bâtiments n'est pas ouvert au public.

 

Le château ne surveille plus l'horizon mais le parking

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 17 Vers Menu châteaux de Charente Maritime
Repost 0
7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

  Une tour survole les arbres

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Saint Sauvant est situé à 30km au Sud de Saint Jean d'Angély (voir sa tour), à 15km au Nord-Ouest de Cognac et à 10km à l'Est de Saintes.

 

     Coordonnées du bourg :

45° 44′ 24″ N 0° 30′ 9.97″ W
 45.74°  -0.50277°

 

 

Les fortifications : 

        L'extérieur

Préambule

    Le site fortifié que je vais vous faire découvrir est décrit parfois comme les vestiges d'un château fort, mais d'autre fois il est considéré comme les restes d'un rempart du bourg fortifié.

   Ne voulant pas trancher dans ce débat d'experts, je vais utiliser les deux termes tout en étant partiellement flou.

 Droite comme un i, et forte comme... moi

La découverte

   En me promenant sur la route longeant la rivière en bas du bourg,  je remarque un construction survolant les arbres. En avançant lentement pour ne point l'effrayer (car il faut toujours apprivoiser une belle  ), je vois une tour solitaire.

Est ce le vestige d'un château ou d'un rempart ?

 

Comme elle est belle !

    Planté devant cette merveille d'un autre âge, je balbutie pour lui dire 'Bien le bonjour" et je bégaie pour lui rendre hommage.

       

 

    Soudain, je m'aperçois qu'elle n'est point parfaite (ha, l'amour n'est point éternel pour un homme  , n'est ce pas mesdames ?). Et même... Elle montre des imperfections douteuses.

Voyez vous ses contradictions ?

 

L'analyse 

    Pierre par pierre (qu'est ce que je suis menteur parfois) je scrute "ma" beauté presque millénaire pour mieux la comprendre :

0 - La tour carrée n'est point construite sur la falaise mais appuyée contre elle  . C'est assez surprenant pour une tour défensive dont le château fort (si cela en est un) devait être posé sur le plateau supérieur. A moins que sa fonction ait été un "poste avancé, pour protéger la falaise du travail des sapeurs.

1 - Au sommet, les merlons (voir vocabulaire) du crénelage sont borgnes, cela signifierait que la tour date du 11/12ème siècle et n'a point été remaniée.

2 - L'absence de mâchicoulis confirmerait ma datation du 12ème siècle et ma conclusion du point 1.

3 - La différence de taille, de dimension, de qualité des pierres entre sommet et base signifierait que la tour a été surélevée avec l'amélioration des armes de jet. A moins que cela soit une réparation après un arasement partiel.... (Je suppose, mais point vérité je connais).

4 - A chaque angle, un haut contrefort peu épais consolide cette imposante beauté, mais curieusement, un petit contrefort apparaît. Je suppose qu'avant la surélévation du point 3, ce petit renfort suffisait.... (Je suppose, mais point vérité je connais).

5 - Sur la façade, à mi-hauteur, apparaissent deux archères droites datées du 12ème siècle. Je suis surpris du peu de système de tir. Mais peut être y avait il des courtines avec d'autres archères.

6 - La grande ouverture avec ses consoles en partie basse pourrait être une bretèche. Mais je ne constate aucune porte à protéger en dessus. J'opte donc pour des latrines "défensives". Ma supposition semble illogique, car il n'est point hygiénique d'implanter des latrines sur une face ensoleillée.....Beurk, les odeurs !

  Certains archéologues pensent que cette ouverture était une porte (extérieure) d'accès de la tour.

Quel est votre ressenti ?

Ce seul vestige a encore fière allure 

Je la contourne
    Croyant avoir apprivoisé la belle, je la contourne pour la regarder (et la toucher ?) autrement. Lentement, je me hisse vers elle (car il faut monter sur le plateau comme pour entrer dans un château fort).

   La tour est un carré presque parfait de 8m de coté. Contrairement à ce que j'avais supposé dans mon analyse à ses pieds, la tour n'est pas construite entièrement contre la falaise, une partie s'appuie sur le plateau. Un mur de rempart (dont l'épaisseur me semble faible) séparait la partie extérieure et intérieure.

 

Est ce une fente du 14ème ?

   Mes constatations (faites en bas) sur le système architectural et défensif sont identiques aux pieds de la tour : Crénelage, pierres, contrefort, etc...

Mais un détail me surprend.

    Sur la gauche, il me semble voir une archère avec un orifice pour arme à feu (arquebuse). Peut être est ce une simple usure du temps.

 

Hypothèse des archéologues

    Quelques études de spécialistes ont permis de comprendre (imaginer ?) la physionomie de la tour à l'époque médiévale. Il semble que la plate-forme haute ait été couverte pour protéger les soldats mais surtout une arbalète sur chevalet.

Spartiate est cette salle défensive  

Est ce une tour de rempart ou un reste de château ?

    Face à la tour, je cherche à comprendre cette constrution pour mieux la séduire avant de la "prendre".

   Deux ouvertures s'offrent à mes yeux ébahis :

1 - L'accès en partie basse est fermé. Cette entrée doit mener à la salle avec l'archère centrée.

2 - La porte supérieure mène à la pièce avec la "bretèche/latrines". Je vais peut être avoir la réponse à mon questionnement.

 

        L'intérieur

    Cette charmeuse tour n'est point visitable, mais en me contorsionnant, je peux regarder sous sa jupe   au dessus de la porte pour admirer sa beauté intérieure (C'est aussi très important, n'est ce pas mesdames).

     La pièce voûtée en berceau n'est pas habitable. Avec ces 2 fentes de tir, elle ressemble à une tour de défense.

Mais était ce une simple tour de guet,

un poste avancé

ou un vestige du rempart ?

 

  Il est temps maintenant de découvrir l'autre site médiéval fortifié du bourg : L'église Saint Sylvain.

 

 

Histoire du "château" :

* Au 1er siècle, pour surveiller la voie Romaine entre Saintes et Clermont Ferrant, un poste fortifié est élevé et aménagé.

* Au 12ème siècle, un "château fort" est construit  pour surveiller la vallée de la rivière Coran.

* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent ans, le "château" est détruit.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Il devait être agréable de surveiller l'horizon !

 

      Vers Menu châteaux Charente Maritime
Repost 0
24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 06:30

 

Département 16 - CHARENTE

 

Le bourg :
       Voyez vous une église au loin ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Bécheresse est situé à 40km au Sud-Est de Cognac, à 20km au Sud-Sud-Ouest d'Angoulême et à 19km au Nord-Est de Saint Hilaire.

    Coordonnées du bourg :

45° 30′ 1.08″ N 0° 5′ 3.84″ E
 45.5003°  0.0844°

 

L'église : 
        L'extérieur :
L'horizon !

    Les régions de plaines et de petites collines ont un avantage, elles permettent de savourer l'immensité et l'horizon. Il est aussi aisé de voir les sites fortifiés, but de mes vacances en Charente.

Voyez vous l'église au loin ?

 

Je la découvre

    Avec son imposant clocher parallélépipédique, j'imagine que le guetteur devait voir les "bandits" bien avant leur arrivée et ainsi sonner le tocsin. Ce clocher est si haut qu'il se remarque depuis les rues du petit bourg. C'est l'avantage d'une église par rapport à mes ruines solitaires perdues dans les forêts, il n'est point besoin de les chercher durant des heures.

Un orifice de tir au dessus du chevet 

La recherche d'indices

    Même s'il peut servir de vigie, le clocher de style Roman ne dispose d'aucun système de tir classique. C'est en observant ce clocher que je remarque un détail sur le chevet. Sous le toit, sur ce qui semble être une surélévation, un orifice de tir apparaît.

  Cet indice semble faible pour affirmer que l'église a été fortifiée, mais il aiguise ma vue et me fait redoubler d'attention.

 

Les systèmes défensifs

    Pour mieux comprendre l'église, je prends un peu de recul. Sous le toit de la nef de nombreuses ouvertures me prouvent l'existence d'une salle de repli. Les petites fenêtres de style Roman sont situées en hauteur limitant l'accès des assaillants.

   En contournant l'église, je m'aperçois qu'une chapelle Gothique a été construite. Le plus surprenant est qu'elle comporte aussi une salle de repli avec système de tir.

 

Dernières conclusions avant d'entrer

    Par rapport aux murs latéraux et au chevet, la façade est ouvragée. Elle comporte en partie basse 3 baies dont 2 aveugles, et  5 bais dont 4 aveugles à l'étage. Excepté les chapiteaux des colonnes, peu de pierres sont sculptées. Je suis surpris de ne pas voir de bretèche (voir vocabulaire) pour protéger l'entrée.

La porte va-t-elle s'ouvrir ?

 

        L'intérieur :

J'entre

  En pénétrant dans l'église, je remarque de suite.... non pas les belles toiles d'araignée  , mais le trou dans l'épaisseur du mur ayant reçu durant des siècles une poutre de blocage.

 

Sans âme

    Les consolidations et aménagements ont fait disparaître toutes les peintures sur les murs et le plafond. Il ne reste que quelques statuts dont celle de notre Jeanne d'Arc hélas désarmée.

   Même l'abside ne comporte aucun signe de décors

 

De petites surprises

  Lentement je me dirige vers la lumière du soleil quand je suis hélé par quelques détails surprenants.

* Dans la nef, les ouvertures Romanes sont haut perché limitant l'accès des "bandits".

* Par contre à droite, la chapelle de construction plus récente possède de grandes baies Gothiques.

* Et.... caché dans quelques recoins, des sculptures se laissent apprivoiser.

 

Sont ce des angelots ? Un diablotin dans l'église Est ce Casimodo ?

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église. La paroisse dépend du chapitre cathédral d'Angoulême.

* Au 15ème siècle, construction d'une chapelle latérale (à vérifier).

* En 1925, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint-Barthélémy) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Magnifique église Romane fortifiée

Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux Charente
Repost 0
2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous une maison forte ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg d'Ecoyeux est situé à 60km au Nord-Ouest d'Angoulème, à 40km au Sud-Est de Rochefort et à 15km au Nord-Est de Saintes.

     Coordonnées de la maison forte :

45° 49′ 23″ N 0° 30′ 21″ W
 45.823056°  -0.505833°

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
Préambule

    Bien que certains textes et brochures prétendent qu'Ecoyeux possède un château du Moyen Âge nommé aussi "Château Vieux", j'ose affirmer que je viens dévorer des yeux une maison forte ("Appelons un chat, un chat" disait ma Grand-Mère qui les adorait).

 

La découverte

    Depuis le petit parking proche de l'église, au dessus d'un mur et des toilettes municipales, une haute tour attire mon regard. Sa forme polygonale me rappelle les constructions de la fin du 15ème siècle. Sa dimension (surface au sol) me pose problème. Elle est trop étroite pour en faire un "donjon" habitable, trop grande pour être une tour escalier.

Qu'est ce donc ?

      Sur le coté, je vois quelques fenêtres et surtout une tourelle posée sur culots. Elle doit contenir un escalier pour passer du 1er étage au dernier. La tour polygonale est donc habitable, surtout depuis l'ouverture de fenêtres.

 

Une survivante d'un siècle ancien

Que de surprises !

    Pour mieux comprendre la maison forte, je la contourne. Proche de bâtiments reconstruits et très consolidés apparaît une ronde tour.

   En ce 21ème siècle, cette ronde construction n'a aucune utilité (habitation, escalier etc...). Je pressens que cétait une des tours d'angle il y a 5 siècles.

  En la regardant minutieusement, je constate qu'elle possède :

  * Des fentes verticales. Je ne reconnais pas dans cette forme une archère. Je suppose que cela est une fente de tir pour fusil.

  * Des orifices petits et ronds. Le fusil est bien l'arme pour ce trou. Le plus surprenant est le "trident" au dessus.

Était ce pour faciliter la vision du tireur ?

 

        L'intérieur :
  Hélas, la maison forte est, dans notre 21ème siècle, une mairie (lieu qui n'est pas facilement visitable). En ce dimanche, elle n'est point ouverte au public. Mon questionnement n'aura pas ses réponses.

  Je délaisse ce bâtiment pour découvrir à quelques mètres, l'incroyable église fortifiée d'Ecoyeux.

 

 

Histoire de la maison forte :

* En 1189, Jeanne du Bourg apporte en dot à Seguin d'Authon, les terres d'Ecoyeux.

* En 1342, sur un acte d'achat d'une propriété proche de Matha, Hugues d'Autho porte le titre de Seigneur d'Ecoyeux.

* En 1417, Thiphaine Bariotelle et son mari Thibault Mousnier, suite à un héritage, sont nommés : Dame et Seigneur d'Ecoyeux.

* En 1450, les terres d'Ecoyeux appartiennent à Henri de Polignac.

* La famille de Polignac devient importante. Vers 1500, Pierre de Polignac est autorisé à établir 3 foires par an.

* Au 17ème siècle, Léon de Polignac fait établir, un peu à l'extérieur du bourg, un château plus grand et plus confortable (nommé Château Neuf). La vieille maison forte ne semble plus intéresser la noble famille.

* Vers 1620, le "château vieux" appartient au procureur du Roi : Pierre Roy.

* Vers 1622, il semble que la maison forte soit louée à Jacques Boutillon.

* Vers 1671, la maison forte est en ruine et son propriétaire, Mathieu Mauchen, la délaisse.

* Au 20ème siècle (1980 ?), la municipalité achète le site et le transforme en mairie.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Ces 2 tours représentent 2 époques de construction

      Vers Menu châteaux Charente Maritime
Repost 0
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 06:30

 

Département 16 - CHARENTE

Un chevet qui devrait être fortifié

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Berneuil est situé à 30km au Sud-Ouest d'Angoulême, à 25km de Jonzac et à 15km au Nord-Ouest de Chalet.

   Coordonnées du bourg :

45° 23′ 38.04″ N 0° 4′ 17.04″ W
 45.3939°  -0.0714°

 

L'église : 
        L'extérieur : 

Préambule

   Lorsque je me rends sur un site, c'est pour voir une fortification médiévale (ruinée ou entière). La plupart (pour ne pas dire 100%) de mes articles montrent et décrivent les systèmes défensifs.

   Mais parfois, le site est si beau, si unique que j'alterne entre mon heaume de castellologue-amateur et mon chapeau de paille de touriste.

  Voici un article comme je n'en crée que rarement.

 

La découverte

   En découvrant l'église par le chevet, mes yeux clignent de joie pour deux caractéristiques magnifiques :

1 - Le style Roman s'exprime par les arcatures plein cintre.

2 - Au dessus des modillons, la surélévation trahit une salle de repli. Même s'il manque des ouvertures de tir. Je pressens que cette église va me donner beaucoup de plaisir.

  Bien que les modillons soient très abîmés, il est possible de voir des têtes humaines et des têtes d'animaux.

Avez vous remarqué la finesse des colonnes entre chaque fenêtre ?

 Ces "longs spaghettis"   ne sont point que de la décoration, ils assument la fonction de contrefort.

 

Un chevet qui devrait être fortifié

Les chapelles latérales

    Lentement, je contourne l'église pour découvrir une construction avec de larges et hautes fenêtres. Ce doit être une chapelle latérale construite vers le 14ème siècle puis certainement aménagée quelques années après.

  Ce n'est évidemment pas les vitraux qui retiennent mon attention, mais  :

3 - La surélévation de la chapelle, avec son ouverture au dessus de la ligne de modillons,

4 - Puis à l'arrière, le puissant clocher carré avec sa salle de guet.

   De chaque coté de l'abside, s'appuyant sur les chapelles, deux petites absidioles ont été construitent. Ces 3 formes circulaires rappellent la trinité.

 

Le clocher

 Il est posé à la croisée du transept. Pour monter dans le clocher, il y a un escalier en colimaçon qui est situé dans cette tour extérieure.

 

Les systèmes défensifs

    En prenant un peu de recul, la salle de repli au dessus de l'église se révèle complètement. Je vois :

5 - Des fentes de tir sous le toit de la chapelle.

6 - D'autres fentes de visée au dessus de la nef permettant ainsi un tir croisé.

7 - De grandes fenêtres pour la salle de repli au dessus de la nef.

  L'ensemble est harmonieux et efficace défensivement.

 

Les contreforts

    Je suis impressionné par le nombre de contreforts, par leur variété, puis pour certains par leur puissance ou leur architecture. Il semble évident que plusieurs siècles séparent les premiers des derniers.

 

Est ce une imitation de tricératops ? Deux contreforts aux larmiers bien différents Des contreforts fins et peu épais

 

 

Le portail

    Pour découvrir le portail ainsi que l'intérieur de cette incroyable église, il faut.......cliquer ici.

 

 

Des contreforts aménagés après la construction de la nef

Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux de la Charente
Repost 0
19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Mon Graal est là bas !Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le bourg de Villeneuve la Comtesse est situé à 50km à l'Est de La Rochelle, à 25km au Suds de Niort et à 20km au Nord de Saint Jean d'Angély.

     Coordonnées du château :

46° 5′ 23″ N 0° 30′ 9″ W
 46.089722°  -0.5025°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Préambule

    Pour un castellologue-amateur à la recherche d'un site fortifié médiéval, il y a un instant magique, un moment qui ne se retrouvera plus en ce lieu, un laps de temps que l'on souhaite long pour le humer mais court pour aller plus loin. Cet instant c'est  :

La recherche de la fortification.

 

Je frémis

* Sur ma liste des sites à visiter, il y a Villeneuve la Comtesse.

* Sur ma carte routière, j'ai coché le bourg.

* Sur mon carnet d'annotations, j'ai inscrit : Château fort.

* Mais, tant que je n'ai pas ouvert ma carte au 1/25.000, je ne peux pas situer la construction.

* Et parfois, je ne dispose que d'une carte au 1/100.000, donc moins précise.

  Par instinct, je sais que mes poils vont se dresser tel un pendule de radiesthésiste. Alors, fébrilement, je scrute l'horizon, je fouille à travers les arbres. Mes yeux se mettent à piquer.

ll est là !

Un donjon quadrangulaire entouré d'un rempart 

La découverte

    Un peu à l'écart du bourg, légèrement en retrait de la route principale, des remparts peu élevés tentent de protéger du regard des hommes modernes une ancienne construction.

  Pour mieux la voir et peut être trouver un sentier me rapprochant de cette beauté, j'avance encore. Hélas, le champs est immense, ma seule solution est l'observation de loin.

 

L'analyse de loin 

    Comme cela se faisait au Moyen Âge, ce site fortifié est décomposé en 2 parties :

1 - L'avant-cour (basse-cour). Elle n'est protégée aujourd'hui que par un mur peu haut ayant perdu ses systèmes défensifs.

2 - La haute-cour avec le château. Elle est encadrée par un rempart peu élevé, sans système de défense identifiable excepté une imposante tour (est ce un donjon ?) et deux tours rondes aux angles Sud. Cettte haute-cour mesure 54m par 44m.

    L'ensemble (haute et basse cours) était certainement entouré d'un fossé aujourd'hui comblé.

Est ce un donjon ou un châtelet ? 

Est ce un donjon ?
    Le bâtiment le plus fascinant est incontestablement la haute et massive construction "centrale". Elle a une forme parallélépipédique avec deux fines tours cylindiques aux angles extérieurs.

     Ma première réaction est d'imaginer que je suis en présence d'un donjon habitable. Mais 2 détails attirent mon attention.

Les voyez vous ?

 

Une construction unique

     L'énigmatique tour possède une fente haute et large (ce qui ne peut pas être une archère) ainsi qu'un arceau en fer.

Avez vous identifié la fonction de cette construction ?

 

Le châtelet d'entrée

    Les 3 fentes verticales correspondent à l'emplacement des flèches de 2 ponts levis. Sur la gauche, c'est un pont piéton et sur la droite, les deux systèmes de levage d'un large pont pour carrosse.

Vous souvez vous de cet exemple au château de Plessis-Bourré ?

    Cette construction est donc un châtelet d'entrée. Mais je suis surpris de ne voir aucun système défensif (archère, bretèche). 

 

        L'intérieur :
  Hélas, devant l'entrée, je constate que le site est une propriété privée non visitable le jour de ma venue. Il semble que durant l'été, des visites soient organisées. Je rebrousse chemin en admirant le plat pays et l'horizon laissant divaguer mon imaginaire.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, la seigneurie appartient à Guillaume, Comtes (voir titres de noblesse) du Poitou.

* Au 12ème siècle, un château est construit à la frontière de deux fiefs importants : la Guyenne et le Poitou.

* Au milieu du 12ème siècle, le château appartient à Aliénor d'Aquitaine.

* A la fin du 12ème siècle, Richard Ier Cœur de Lion, Roi d'Angleterre, est propriétaire du château.

* Au début du 13ème siècle, le château est possession de Jean-sans-Terre.

* En 1350, le château appartient à la couronne de France.

* Au 14ème et 15ème siècle, durant la Guerre de Cent ans, la forteresse appartient alternativement aux Anglais et aux Français.

* En 1433, le Roi de France (voir liste) Charles VII donne château et terres à Christin de la Chambre.

* En 1524, par son mariage avec Marie de la Chambre, Christophe de La Laurencie est le nouveau propriétaire.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, le château fort résiste aux assauts des protestants.

* Vers 1792, les Révolutionnaires récupèrent le château à la famille La Laurencie et le vendent comme bien National à André Marchand (homme de paille de la famille La Laurencie).

* En 1834, Marie-Anne de La Laurencie donne le château à sa petite nièce Marie-Sophie Augier de Saint André.

* Vers 1840, le château est vendu aux ancêtres de l'actuel propriétaire de ce début du vingtième siècle.

* En 1949, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, le propriétaire restaure le château avec passion.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route et les sentiers est libre et gratuite. La visite de l'intérieur serait possible certains jours. Renseignez vous.

 

La beauté du paysage est à perte de vue

      Vers Menu châteaux Charente Maritime
Repost 0