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Ombre et lumière

15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 06:30


Département 02 - AISNE

 

Le bourg :

Voyez vous cette beauté médiévale ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village Cerny Lès Bucy est situé à 5km à l'Ouest de Laon.

  Coordonnées du bourg :

49° 34′ 42″ N 3° 32′ 58″ E
 49.578333°  3.549444°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    La découverte d'un site médiéval peu connu s'effectue d'abord dans les livres. Grâce à mon dictionnaires des châteaux forts, j'ai eu connaissance d'un magnifique témoin fortifié du Moyen Âge.

   C'est donc sans surprise que je vois ceci.

Le voyez vous ?

  Ne me dites pas "Non Chevalier, point de château à l'horizon !". Il est là.

  Quelle farceuse.. Elle se cache de moi ! 

L'enquête commence

   Cachée derrière des constructions récentes, une large tour montre avec fierté son fantôme de crénelage et ses mâchicoulis (voir vocabulaire ). Ses dimensions la rendant habitable, je suppose que cette tour devait être le donjon du château.

Avez vous noté une curiosité dans les angles ?

  Je suppose que des échauguettes terminaient le système défensif de cet imposant bâtiment. J'ai hâte de m'approcher pour le dévorer.

 

Vais je le voir mieux ?

   En contournant le site, je suis surpris par le nombre important d'arbres. Au Moyen Âge, un château marquait un territoire et montrait un pourvoir.

   Mais à "votre" siècle, "mes" forteresses se cachent. Leurs propriétaires ne veulent pas montrer les vieux murs. Pourtant, ils sont magnifiques.

 

Mon oeil aigle cherche l'angle idéal

   La tour semble être le seul vestige de l'époque médiévale. Avec les années, la terre et les gravas ont monté le niveau du sol au point qu'une porte se retrouve presque "en bas" (situation improbable au moyen âge).

  Le plus surprenant est la pauvre qualité de taille des pierres ainsi que la grande différence de dimensions des blocs.  Autre surprise, le chaînage d'angle est peu esthétique et peu solide (pour un donjon).

   Mais il est difficile d'en tirer une conclusion fiable car les reconstructions et consolidations ont dû être nombreuses.

 

Crénelage et échauguettes

    Mon obsession des fantômes d'échauguette me reprend, j'inspecte donc le sommet du donjon. Bien que les arbres ne possèdent pas encore de feuille, ma vision est bouchée par les nombreuses branches. Ne pouvant trouver la réponse à ma question, je me console en admirant les mâchicoulis.

 

    L'intérieur :

  Hélas, la propriété est privée et non ouverte à la visite. La porte est close et mon visage aussi.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'un premier château par la famille Suzanne.
* Au 15ème siècle, construction d'une puissante tour fortifiée.
* Au début du 17ème siècle, la Guerre de 30 ans fait rage en Picardie. Le château ne résiste pas aux batailles.
* Durant le 17ème siècle, les villageois récupèrent les pierres du château.
* En 1797, le site est donné aux hospices de Laon (à vérifier).
* Durant la 1ère guerre mondiale, le Caporal Adolf Hitler vient à Cerny lès Bucy.
* En 1927, le donjon est inscrit aux Monuments Historiques.
* En 2004, le donjon, les douves et les caves sont classés aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite. La tour est dans une propriété privée non visitable.

 

Je me sens une âme de peintre devant cette tour

 
 
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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 16:30

 

Département :    02 - AISNE

Le bourg :
   Situation :    (--> le voir sur une carte)
      Le petit bourg de Armentières sur Ourcq est situé à 35km au Sud de Soissons et à 20km au Nord de Château-Thierry.

   Coordonnées du château :

49° 11' 8.686" N 3° 23' 2.375" E
 49.185746  3.383993


  Toponymie :  (petite initiation)
     Certains érudits pensent que Armentières serait un dérivé  de Armamentarium signifiant : Arsenal. Mais l'histoire n'a point la trace d'une telle fonction.
   D'autres plus historiens supposent que le nom a pour origine : Armentum signifiant : Bétail d'élevage. Cette explication est plus plausible. Il suffit de regarder les vastes champs avec bovins.

Le château :
        L'extérieur :
La surprise
    1 - Cela fait au moins ....heu.... 800 ans que je visite des châteaux. Très souvent, je dois monter avec mon destrier ou à pieds pour découvrir une ruine castrale posée sur une colline. Dans les régions de plaine, je marche sur un sol plat, mais curieusement, depuis le village je dois descendre pour m'approcher du château. Je ne connais pas beaucoup de forteresse médiévale construite dans un creux.

Curieux choix n'est ce pas ?

    2 - Ma documentation, il est vrai très ancienne, précise que le château est visitable. Hélas, un impressionnant grillage m'empêche de voir mon Grâal.

Me suis je trompé de site ?

    3 - Un panneau rouillé vient me consoler. Je vais donc découvrir de loin une beauté médiévale remaniée à la renaissance.
1ère impression
    De loin le site parait brouillon, illisible, sans réalité architecturale. La raison principale est la présence d'une exploitation agricole. Elle est très présente avec de longs et hauts bâtiments; Elle empêche de voir la globalité du site médiéval.
    Mais en me décalant,  les "jeunes bâtiments" s'écartent et me laissent voir la vieille ruine.

2ème impression
    La fait de descendre vers le site castral m'a fait pensé que ce château était renaissance et non médiévale. Il est évident qu'une fortification en contrebas est très attaquable par des engins de jet situés en hauteur.
   Mais dans ce terrain humide, 2 fossés séparaient les 2 ensembles fortifiés. Ce château était il précurseur des architectures militaires en région de plaine au 15ème siècle (voir Le Plessis Bourré) ?  J'en doute un peu.
   Pour comprendre la dispositions des bâtiments, je vous propose une copie d'écran que j'ai "volée" au magnifique site géoportail. Le château d'Armentières était composé de 2 ensembles : La basse cour  (en haut à gauche) et la haute cour avec logis seigneurial (en haut à droite).

La basse cour
     Elle se situe à gauche sur cette vue. Elle était entourée par des remparts précédés par des douves et une tour porte en protégeait l'accès. Au 21ème siècle, l'eau a disparu, les remparts ne sont plus mais la tour porte trône encore fièrement solitaire avec les traces du pont levis. sous les fenêtres à meneaux en croix.
    Hélas, je n'ai pas pu correctement photographier les fentes pour les flèches (voir vocabulaire) du pont. Elles ressemblent à celles de beaucoup de château médiévaux, comme à Pompadour.

Le logis et la haute cour
     Un texte m'affirme qu'elle était aussi protégée par des douves, et il semblerait qu'elle fut aussi isolé de la basse-cour. Même s'il est vrai que la vue aérienne montre une scission entre les 2 ensembles, ceci est difficile à voir au 21ème siècle.
    L'extérieur est fascinant. Cet ensemble mesure 45m par 40m et comporte encore des contreforts, créneaux, restes de mâchicoulis, tours carrées, puissantes tours rondes et semi-circulaires puis un imposant donjon.
     Ce qui m'impressionne, c'est l'élégance de l'architecture. Bien que fortifiées, par son style  je n'ai pas l'impression de voir un château fort. Il est dans la tendance des châteaux construits par  Louis d'Orléans (frère du Roi Charles VI - Voir liste). Ce château est si proche de La Ferté Milon que l'architecte d'Armentières a du s'inspirer de sa grâce.

      L'intérieur :
    Le bâtiment est une propriété privée, la visite est  interdite. Mais avec un oeil d'aigle il est possible de distinguer des charpentes à pignon, des croisées d'ogives et quelques pièces avec cheminée.


Histoire du château :  

* Au 13ème siècle, construction d'une fortification.
* A début du 15ème siècle, le château est très remanié pour plus de confort.
* En 1449, Jean II Juvénal des Ursins achète le château. ce personnage important (Avocat général au parlement de Poitier puis chapelain du Roi Charles VII et enfin archevêque de Reims), ne semble pas avoir modifié le château. N'étant que très peu habité par son illustre propriétaire, ses murs se dégradent.
* Au début du 17ème siècle, le château et terre sont vendus à Conflans, Vicomte (voir titre de noblesse) d'Oulchy. Il semble que la fortification soit en mauvais état.
* Entre 1914 et 1918, le château est "abîmé".
* En 1989, le château est classé aux Monuments Historiques.
* Au 20ème siècle, un blog est créé par le propriétaire pour faire connaître cette magnifique ruine.
* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre à l'extérieur. Le château est une propriété privée non visitable.

 

  Nota :
   Le propriétaire m'informe que le site est ouvert aux Journées du patrimoine. Si vous passez proche, n'hésitez pas à visiter ce site magnifique. Et.... pensez à m'envoyer quelques photos de ses entrailles.
 

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Défense minimale pour cette église !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Froidestrées est situé à 50km au Nord-Nord-Est de Laon, à 40km au Nord-Est de Saint Quentin et à 12km au Nord de Vervins.

   Coordonnées du bourg :

49° 56′ 30″ N 3° 54′ 24″ E
 49.941667°  3.906667

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Le long de la Route Nationale 2, au croisement avec le "chemin du Fort", une église regarde les passants et les voitures qui ne lui prêtent aucune attention.

   Certes, cette construction religieux n'est pas la plus spectaculaire ni la plus fortifiée du circuit de la Thiérache, mais elle mérite une petite halte de découverte.

 

L'enquête commence

    Le chevet et la nef ne comportent aucune trace de salle de repli ni de système défensif, mon attention se porte donc sur l'entrée et son clocher pointu. Évidemment comme moi, vous avez remarqué la puissante tour ronde avec son toit octogonale en ardoise.

  Bien sur, je ne suis pas venu dans l'Aisne pour faire une analyse des méthodes de couverture des bâtiments religieux, mais pour admirer les multiples fentes de tir pour armes à feu.

 

A quoi sert cette tour ?

   En constatant que l'église ne possède qu'une seule tour, je me mets à douter de sa fonction et surtout de son efficacité. Il est vrai qu'elle n'est pas là pour faire de la figuration, même si la fenêtre percée récemment la rend très civilisée.

   Cette tour ne suffit pas à défendre les habitants.

A-t-elle dissuadé quelques mécréants ?

 

    L'intérieur :

      Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Cette église, pourtant fortifiée, ne semble intéresser personne. Même la statut d'un soldat lui tourne le dos. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 17ème siècle, construction de l'église fortifiée (à vérifier).
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Michel) est libre et gratuite. La visite du clocher et de la tour est interdite.

 

De loin, cette église parait très fortifiée

 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 07:30


Département
:   80  - SOMME

Le bourg :
   Situation   (--> le voir sur une carte)
     Le petit bourg de Boves est situé à 70km au Nord de Paris, 40km à l'Ouest de Saint Quentin et à 5km au Sud-Est d'Amiens.

   Coordonnées du château :

49° 50′ 35.99″ N 2° 22′ 50.99″ E
 49.84333°  2.38083°


Le château:

       L'extérieur :

L'arrivée

     Comme souvent avec une fortification médiévale, il faut monter sur le plateau au dessus du village pour découvrir le site. Il est possible de s'approcher avec un destrier (à moteur). Comme je suis un aventurier, je préfère la marche et je grimpe dans les sous-bois par le GR.
 
La découverte
       En haut de la colline, le spectacle est magnifique.... Regardez cette beauté de pierres.
   Ne faites pas la mou, vous avez devant vous les vestiges des remparts du château fort de Boves.

N'est ce pas émouvant ?

    Ce ne sont pas que des pierres bêtement posées, elles sont correctement taillées et jointives avec une construction dans l'angle assez originale.

L'autre vestige
   Il n'y a pas que des murs (faisant l'objet de fouilles) à découvrir à Boves, il suffit de lever la tête et un donjon apparaît !
    Même si la tour est "un peu" (mais un tout petit peu  , d'ailleurs le plan de ce donjon le prouve ) dégradée, j'admire la qualité du parement. Après quelques secondes de délectation,  je suis surpris.

Comprenez vous mon étonnement ?

     Je ne vois aucun trou de boulin (voir vocabulaire) et surtout aucune archère ou système de défense. Cette tour daterait elle du 11ème siècle ?

        L'intérieur :

Le trou réjouissant

    J'entre "religieusement" dans cette cathédrale de pierres et...

Que vois je ?..... Un grand trou !

    C'est assez logique, je suis dans une ruine, mais ce pan de mur est très instructif. Il me montre le remblai, l'épaisseur de la tour et à nouveau la qualité du parement. Mais je ne vois toujours pas de fenêtre, d'ouverture de tir et encore moins de cheminée.

Ce donjon n'était il qu'une tour de repli et non un bâtiment habitable ?

 


Est ce une autre tour ?
    L'autre mur me livre un énigmatique détail. Il y a une forme ronde incrustée dans l'épaisseur.

Est ce la trace d'une tour flanque aujourd'hui disparue ?

.... "Oui et non chevalier" me dis je "Regarde en haut, il y a les restes de marches".  Une tour escalier desservait les étages de ce donjon. Ce style de réalisation n'est pas du 11ème siècle, époque où l'échelle escamotable en bois était un moyen de défense.


Que de surprises !

   A la base de la tour, un vestige de salle voûtée me fait penser à un ratier (voir vocabulaire). Ce site est vraiment fascinant. Imaginez un peu les beautés que les archéologues vont trouver dans une si grande surface castrale. J'ai hâte de vieillir de 20 ans.
   Avant de partir, je savoure la richesse des sites médiévaux :

- La vue sur le village,

- Le panorama sur les champs aux alentours.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, la seigneurie appartient à un seigneur "brigand" nommé : Thomas de Marle.
* En 1075, un château semble avoir été construit.
* En 1185, le château est assiégé par l'armée du roi de France Philippe Auguste (voir liste des rois) en conflit contre le Comte (voir titre de noblesse) de Flandre.
* Au début du 13ème siècle, la seigneurie appartient à la famille Rumigny.
* En 1265, le château appartient à une famille de Lorraine.
* En 1443, le Duc de Bedford saccage le château.
* En 1595, la forteresse est démantelée pendant les guerres de la Ligue.
* Au 21ème siècle, le terrain est privé, donc évitez les visites en groupe pour entrer dans le site. La découverte des ruines est "libre" et gratuite. Le site est un chantier de fouille, veuillez respecter le balisage et éviter de marcher sur ces vieux murs.

 

==> Pour les passionnés, je vous invite à lire cet excellent site sur les fouilles du château de Boves.

 

 

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 06:30

 

Département :   60  - OISE

Le bourg :
   Situation :    (--> la voir sur une carte)
     Le petit bourg de Plailly est situé à 35km au Nord-Est de Paris, à 12km à l'Est de Luzarches et à 15km au Sud de Senlis.

  Coordonnée de la maison forte :

49° 5′ 33″ N 2° 34′ 41″ E
 49.09272°  2.578179°


La Maison Forte:
    Pour découvrir la maison forte médiévale, il est préférable, à partir du bourg de Saint Witz dans le Val d'Oise (95), de prendre la route menant sur les hauteurs. Le site est en bordure des 2 départements, mais dans l'Oise.

       L'extérieur :
La découverte
    Souvent, les vestiges d'origine médiévale sont oubliés des hommes et sont cachés par la végétation. Je ne suis donc pas surpris de discerner une forme dans les bois.
    En cherchant une barrière pour ne pas enjamber la clôture, je découvre que la ruine n'est pas enfermée dans la végétation. Elle est belle et lumineuse (J'ai l'imagination fertile et le vocabulaire alerte avec les ruines... avec les princesses.... heu... moins. Pourquoi ? ).

L'analyse
    N'osant pas franchir le grillage, et ne pouvant pas ouvrir la barrière, je découvre la beauté de pierres avec des jumelles.
    L'évidence est que le bâtiment semble avoir perdu ses fortifications et n'est qu'une ruine avec des murs peu épais. La plan est très facile à réaliser. C'est un rectangle de 16m par 10m environ.
    Ce bâtiment isolé dans un champs pourrait faire croire à une simple maison ou une ferme du 19ème ou 20ème siècle, mais c'est sans avoir observé les belles fenêtres en arc plein cintre caractéristique du 12ème siècle.
La mauvaise qualité des parements, la taille des pierres très primitive, les joints irréguliers montrent la moindre importance de cette construction. Ce ne devait pas être un puissant seigneur qui y habitait. Avez vous remarqué les trous de boulins (voir vocabulaire) ?
    Mais ce bâtiment n'était pas qu'une simple construction pour métayer, pour preuve les chaînages d'angle bien finis.

La surprise finale
   Et c'est en quittant le site que je découvre un indice curieux.


   Sur la droite du bâtiment, proche des arbres, un pan de mur.

Etait ce le rempart de cette maison forte ?


       L'intérieur :
    Le bâtiment est dans une propriété privée, la visite est  interdite.


Histoire de la maison forte

     La butte de Montmélian a possédé 2 ensembles fortifiés. Le château a disparu et se situait à l'emplacement de l'actuelle église. La vie de ses 2 châteaux étant liée, je me dois de vous les décrire. L'histoire du château disparu est en italique.  

* En 1060 le Roi Philippe Ier (voir liste des rois) fortifie le plateau. Il a en conflit avec Lancelin de Damartin en Goële.
* Au 12ème siècle, construction d'une maison forte par la famille Le Bouteiller de Senlis.
* En 1196, le Roi Philippe Auhuste donne château et terres de Montmélian à Richard de Vernon en échange de celle de Vernon, lieu plus utile pour sa campagne militaire en Normandie.
En ce début de 13ème siècle, Le Bouteiller de Senlis, seigneurs de Chantilly possède des droits sur la maison forte de Montmélian. Des différents l'opposent  à la famille Verdon.
* Au milieu du 13ème siècle, Marie de Verdon épouse le Chevalier Guilaume Calleto et apporte Monmélian en dote.
* En 1283, Guillaume vend château et terres à l'abbaye de Saint Denis.
Avec un voisinage étroit et des fiefs qui s'enchevêtrent, la famille Le Bouteiller de Senlis a maintenant  des différents juridique avec l'abbaye.
* En 1346, Guillaume IV Le Bouteiller vend, à son beau-père Robert de Clermont, ses terres et parts sur Montmélian, mais il garde la maison forte.
* En 1386, le château est acheté par Pierre d'Orgemont.
* En 1484, la famille Montmorency hérite de la maison forte et des terres de Montmélian.
* Au 16ème siècle, la maison forte semble en ruine.
* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre à l'extérieur. Le château est une propriété privée non visitable.

 

 

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