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Ombre et lumière

17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Fier est ce beffroi au centre du carrefour

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg de Crécy sur Serre est situé à 30km au Sud-Est de Saint Quentin et à 15km au Nord de Laon.

   Coordonnées :

49° 51′ 52″ Nord 3° 37′ 24″ Est
 49.697778°  3.623333°

 

Le beffroi :

     L'extérieur :

La découverte

    C'est le hasard (ou ma chance de chercheur de ruines) qui m'a fait entrer dans ce petit bourg. Le hasard est en réalité une déviation m'obligeant à ne pas prendre la route directe vers la cité de Laon.

  C'est donc avec des yeux écarquillés que je découvre une rouge tour au milieu de la route.

 

L'enquête commence

    Ce n'est pas la couleur rouge des maisons et de cette tour qui me surprend mais la solitude de la filiforme construction. Cette "curiosité" architecturale pour un Chevalier Dauphinois n'est pas unique dans les régions du "Nord". Elle se nomme : Un beffroi

  A t il impressionné quelques agresseurs il y a 4 siècles ?

Qu'est ce qu'un beffroi ? 

   Un beffroi est :

       * Une tour dans l'enceinte d'une ville affranchie.
       * Une tour ou clocher où l'on sonnait l'alarme.

Cette construction ne servait elle qu'à sonner une cloche ?

 

Sont ce les défenses ?

   Tel un chien de chasse, la truffe au sol, je renifle la brique et la pierre pour trouver les signes d'un système défensif.

    Rapidement, je vois une ouverture verticale ressemblant plus à une archère qu'à une fente de tir pour arme à feu. Mais curieusement au dessus, il y a une rangée de fentes pour fusils.

Ce beffroi est énigmatique.

 

Il y en a d'autres !

    Après l'étage de base je lève les yeux et.... je distingue des colonnes en pierres dont la fonction semble plus décorative qu'utile. Mais une face sur deux de cet octogone possède de curieuses bretèches (voir vocabulaire).

Ce beffroi est énigmatique.

 

Il y en a encore et encore !

   L'étage supérieur comporte des croisillons de pierres qui sont en réalité des fentes de tir pour arme à feu. Le plus surprenant est qu'elles sont symétriquement superposées.

Y avait il autant de tireurs dans cette fine tour ?

Ce beffroi est énigmatique.

 

Pourquoi cette asymétrie des 3 étages ?

   Une question me titille :

Pourquoi les architectes ont conçu une tour aussi compliquée ?

A - Au rez de chaussée, les angles sont réalisés avec des briques.

B - Au 1er étage, les angles possèdent des colonnes en pierres

C - Au 2ème étage, pierres et briques s'alternent symétriquement sur chaque angle.

Est ce simplement pour l'esthétique, le défi du beau ?

Ce beffroi est énigmatique.

 

    L'intérieur :

  Cet étroit bâtiment n'est pas visitable. Je repars vers une autre aventure Picarde.

 

 

Histoire du beffroi :

* Au 16ème siècle, construction du beffroi.
* En 1921, le beffroi est classé aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du beffroi est libre et gratuite. La visite des entrailles est interdite.

 

Quelle curieuse bretèche

 

 
 
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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 07:30

 

Département 02 - AISNE  (Thiérache)

 

Le bourg :

Mais où sont les défenses de cette église ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Jeantes est situé à 10 km au Sud-Est de Vervins et à 12km au Nord de Montcornet.

   Coordonnées du bourg  :

49° 48′ 15.13″ N 4° 3′ 17.45″ E
 49.804203°  4.054846°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     En arrivant dans ce village en fin d'après midi de printemps, les pâles et rasants rayons du soleil ne font pas briller l'église dans sa rouge couleur. Pourtant  il est évident qu'elle est construite en brique, matériau très classique dans la région.

   Cette construction fait partie du circuit des églises fortifiées de Thiérache. Mais pour le moment, je ne vois aucun signe de système défensif.

 

L'enquête commence

    Au dessus de la nef Il n'y a pas de salle de repli, ni de fente de tir entre les contreforts et encore moins de bretèche (voir vocabulaire). Mais au loin, de petites fentes apparaissent.

Sont ce les défenses justifiant ma venue en ce lieu ?

   Sur le coté opposé au chevet, sur ce qui s'apparente au clocher, je distingue des petites ouverture verticales. Ce sont certainement des fentes de tir pour arme à feu.

  Point de clocher pour l'église de Jeantes

Clocher défensif et entrée fortifiée

   Bien qu'il ne comporte pas une haute flèche avec "un classique coq" ou une girouette au sommet, la puissante tour est le clocher de l'église de Jeantes. Avec ses fentes sur 2 niveaux, il semble évident que 2 salles de repli existent.

   La façade d'entrée est surprenante. Elle présente une porte défendue par 2 tours carrées (comme un château de type Philippéen - voir la liste des rois).

  Chaque tour possède, sur 2 niveaux et sur toutes les faces, des fentes de tir pour fusil.

   Pour compléter le système défensif de l'entrée, le clocher-tour comporte aussi des fentes de tir haut perché, mais en dessous des petits abat-sons.

  Je suis vraiment impressionné par le système défensif, même si je dois admettre qu'il n'est point médiéval.

 

    L'intérieur :

      Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je ne pourrais pas admirer les magnifiques peintures de Charles Eyck.

   Un ancien du village, me voyant triste devant la porte close, me dit que les tours ne sont point visitables.Celle de gauche possède un escalier interdit desservant les salles de repli.

 

 

Histoire de l'église :

* A l'époque Gauloise puis Gallo-Romaine, le site est habité.
* Au 12ème siècle, le village est mentionné sous le nom de "Jantha" et parfois "Janta-Curtis".
* Au 13ème siècle, le village fait partie de la seigneurie de l'abbaye de Clairefontaine.
* Au 14ème siècle (à vérifier), le village appartient au Comte (voir titre de noblesse) d'Apremont.
* Au 18ème siècle, le site est nommé : "Jeante La Ville".
* Vers 1792, le Comte d'Apremont laisse le village aux révolutionnaires.
* En 1962, l'abbé Pierre Suasso de Lima de Prado (prêtre de Jeantes) demande à son ami Charles Eyck d'embellir l'intérieur de l'église. Ce dernier réalise des peintures magnifiques.
* En 1987, les peintures intérieures de l'église sont inscrites aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église, dédiée à Saint Martin, est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite. 

 

Défense minimale mais efficace

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 07:30


Département 02 - AISNE

 

Le bourg :

Voyez vous au loin mon Graal ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Beaurevoir est situé à 16 km au Nord de Saint Quentin, à 11km à l'Ouest de Bohain en Vermandois et à quelques kilomètres au Sud de la frontière avec le département du Nord.

  Coordonnées :

49° 59′ 50″ N

3° 18′ 35″ E
 49.997222°  3.309722°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    J'adore les régions de plaine car les constructions, même en ruine, sont visibles de loin. C'est donc avec plaisir que je dévore des yeux ce qui devrait être le château fort de Beaurevoir.

   Soudain j'ai une doute. Je pensais visiter une ruine de château et je ne vois qu'une tour sur une motte.

Est ce le vestige du château ou les restes d'un moulin ?

 

L'enquête commence

  Il n'y a pas de sentier spécifique pour atteindre la ruine, il faut emprunter un chemin agricole pour tracteur (un peu boueux le jour de ma visite). Plus j'approche de la motte et plus je suis convaincu que cette construction n'est pas un moulin. La Tour Jeanne d'Arc (voir explication dans l'historique) est devant moi.

  Bien qu'il n'y ait aucune preuve que "Notre Héroïne Bouteuse d'Anglois" fut enfermée dans cette tour, je suis fier d'être face à cette ruine historique.

 

Je me sens une âme de peintre devant ce paysageReste il des indice défensifs ?

    Les années n'ont pas été très respectueuses du château de Beaurevoir, puis les hommes depuis 3 siècles n'ont pas ressenti de pitié devant cette tour. C'est donc un bâtiment très en ruine et surtout très mal consolidé qui s'offre à moi.

  Les parpings modernes ont remplacé la pierre, les ouvertures ont été rapidement obstruées. Il n'y a que les fondations qui ont été soigneusement reprises avec élégance.

   Sur cette ruine où les pierres ont les rides des ans, il est impossible de distinguer archère, crénelage, mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

    L'intérieur :

       Il n'y a pas de porte accessible ni d'ouverture pour découvrir les entrailles de la tour. Je me console en admirant le paysage de l'Aisne et en me remémorant la pensée de Camille Jullian..

 

 

Histoire du château :

* Vers 1310, un château est construit sur une petite colline.
* Durant le 14ème siècle, ce château, frontière avec l'Escot subit de nombreuses attaques.
* En 1430, sous la surveillance de Jean de Luxembourg, Jeanne d'Arc est transférée du château de Beaulieu (dans l'Oise) à celui de Beaurevoir.
* Durant cet an de grâce 1430, la Pucelle d'Orléans tente une évasion. Elle est reprise puis transférée quelques mois plus tard dans un lieu plus sécurisé.
* Au 17ème siècle, Louis XIV (voir liste des rois) ordonne la démolition du château de Beaurevoir.
* En 1920, la tour de guet nommée Tour Jeanne d'Arc est classée aux Monuments Historiques.
* Durant le 20ème siècle, les ouvertures sont bouchées pour consolider la ruine et un toit est posé évitant les infiltrations d'eau.
* En 2011, le maire de la commune ne peut pas trouver les fonds pour sécuriser le site fragile.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la tour est libre et gratuite. La ruine étant fragile, le risque de recevoir une pierre existe.

 

Je vois l'infini et même encore plus loin !

 

 
 
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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 07:30

 

Département 02 - AISNE  (Thiérache)

 

Le bourg :

Je ne vois aucune trace de système défensif    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Clermont les Fermes est situé à 30 km au Sud de Vervins, à 25km au Nord-Est de Laon et à 7km au Sud-Ouest de Montcornet.

   Coordonnées :

49° 40′ 4″ N 3° 56′ 21″ E
 49.667778°  3.939167°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    C'est grâce à un passionné d'histoire et d'architecture rencontré par hasard à la boulangerie de Montcornet que j'ai eu connaissance d'une construction religieuse fortifiée à Clermont les Fermes.

  Dans ce petit village, il est aisé de trouver l'église, mais trouver les systèmes défensifs va certainement être plus difficile.

 

L'enquête commence

   Les églises du Thiérache que j'ai visitées sont majoritairement construites en brique rouge, curieusement cette église est en pierre (même si quelques réparations de murs et contreforts ont été réalisées en brique).

  L'église ne possédant pas de transept, je suppose une construction vers le 12ème siècle (?). Les primitifs contreforts renforcent mon analyse rapide.

Voila un puzzle de défense médiévale  Le passionné de pierres que je suis est heureux d'être devant cette construction ancienne, mais le médiéviste fou de systèmes défensifs est en attente de son plaisir.

Cette église a t elle été fortifiée ?

 

Sont ce les défenses ?

   Proche du mur du cimetière, presque accolée à un contrefort droit, une petite bretèche (voir vocabulaire) me hèle :

"Regarde moi, Chevalier, ne suis je pas magnifique ?".

  Évidemment, comme vous je suis étonné. Non point qu'une système défensif me parle (ma folie est assez grave pour admettre ce fait  ) mais :

   * Par la petitesse de la construction en encorbellement,

   * Par l'absence d'ouverture en dessous à défendre,

   * Par l'utilisation de la brique.

  Je suppose que ce système défensif est "récent" : 16ème siècle, les Guerres de Religion.

 

Y en a t il d'autres ?  

   L'église doit posséder d'autres bretèches, donc pour les voir, je prends un peu de recul. Cette façade possède 2 bretèches identiques à celle déjà décrite, toutes les 2 proches d'un contrefort, et sans ouverture à défendre en dessous.

 

Y a t il une salle de repli ? 

     Avec les bretèches proche du toit, je suppose qu'une salle de repli existait (et existe encore ?). En regardant au sommet du chevet plat, je constate une ouverture confirmant ma supposition.

 

    L'intérieur :

  Je cherche la porte d'entrée est espérant que la salle de repli soit visitable. Elle n'est point majestueuse ni sculptée, mais elle possède son système défensif en brique.

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

    Je n'ai hélas aucune information sérieuse sur l'historique de cette église.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Blaise) est libre et gratuite. La visite de la salle de repli est interdite. 

Au revoir magnifique église qui a su me faire rêver !

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Quelle rougeur !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village d'Autreppes est situé à 8km au Nord-Ouest de Vervins et à 20km à l'Est de Guise.

   Coordonnées :

49° 54′ 15″ N 3° 51′ 24″ E
 49.904167° 3.856667°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   Pour un Chevalier Dauphinois, chercheur de ruines médiévales souvent de couleur grise à blanche, l'imposante dominante rouge est déjà une surprise.

   Même si ma découverte est massive et non en ruine, mon bonheur est encore plus grand car le bâtiment possède 2 systèmes défensifs.

 

Rapide analyse de l'église

   Cette église est divisée en 2 parties:

* Une nef avec transept,

* Une entrée fortifiée coté Ouest, divisée en 2 ensembles :

- Un clocher-donjon,

- Des tours de défense.

Est ce une église ou une maison forte ! 

Le clocher-donjon

    Si la construction carrée n'était pas été accrochée à une église, j'aurais sans conteste écrit qu'un donjon me faisait face.

  Dans sa partie basse, ce clocher fait office de porche mais avec ses 4 niveaux sa fonction défensive avec salles de repli est évidente.

  Les fentes de tir sont nombreuses, mais elles ne me semblent pas avoir été créées pour des armes médiévales. Une lecture de ma brochures des églises de la Thiérache confirme une construction au 17ème siècle.

Diantre !  Une fortification non médiévale dans mon blog.

Est ce une erreur grave ?

   Au sommet, point de mâchicoulis ni crénelage (voir vocabulaire). Le toit en pavillon est surmonté d' une flèche de plan carré symbole classique d'une église et non d'un château fort.

 

Les tours

    Accolées au clocher-donjon, 2 tours de plan circulaire en briques avec un soubassement de grès, contribuent à la fonction défensive de l'église d'Autreppes. Elles comportent de nombreuses petites fentes pour tir au fusil,et certaines sont dans l'encoignure pour protéger l'entrée.

    Elles n'ont pas la puissance de leurs consoeurs des châteaux, mais aux pieds de l'une d'entre elle, je me sens petit.

  Les deux tours possèdent au sommet une flèche polygonale à huit pans irréguliers.

 

    L'intérieur :

      Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je me console avec le plan de l'église, récupéré à l'extérieur du site, montrant une tour escalier coté Sud.

 

 

Histoire de l'église :

  • * Vers le 8ème siècle, cette terre appartient au domaine Royal des Carolingiens (voir liste des rois).
  • * En 879, la terre est donnée au Comte (voir titre de noblesse) Alatran.
  • * En 1632 (à vérifier), construction de l'église.
  • * En 1961, des vitraux sont réalisés.
  • * En 1987, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Hilaire) est libre et gratuite. La visite du clocher et des tours de défense est interdite. 

La brique est la force de cette église

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Point de défense visible pour cette église !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg d'Aubenton est situé à 12km au Sud-Est de Hirson, à 40km à l'Est de Vervins et à 25km au Nord-Est de Montcornet.

   Coordonnées de l'église :

49° 50′ 12.35″ N 4° 12′ 16.09″ E
 49.836765° 4.20447°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

      Au centre du bourg, au milieu d'une grande place, la massive église d'Aubenton ne montre aucun signe de système défensif.

   Mon instinct infaillible  (et surtout ma brochure des églises fortifiées du Thiérache) m'oblige à contourner l'imposant bâtiment. C'est ainsi que je découvre cette beauté.

 

Une tour de guet

    De loin en parti caché par la nef, ce que je croyais être un simple clocher est en réalité une imposante tour en pierre de 20m de haut (sans compter le toit). Dans cette région plate, la fonction principale de ce clocher est sans conteste le guet.

Quelle force, pour un clocher ! 

Et... Une tour de défense

   Évidemment le guet est préventif. Mais en cas d'attaque, il est important de se protéger et de se défendre.

 Pour se protéger, il faut :

- Des murs épais.

- Renvoyer une image de puissance. Les épais contreforts à larmiers y contribuent.

- Des salles de repli (les différents niveaux en sont la preuve).

 Pour se défendre, il faut :

- Des archères pour tirer,

- Sur toutes les faces.

  Le plus curieux est l'absence de mâchicoulis et de crénelage (voir vocabulaire ).

 

Comment entrer dans la tour ?

   Pour monter dans les étages de la tour de défense, une tourelle-escalier polygonale a été construite sur l'un des angles. Évidemment la porte pour accéder à l'escalier est à l'intérieur de l'église. Je vais donc franchir ce magnifique portail.

 

    L'intérieur :

Le silence augmente la puissance de ma vue pour admirer les beautésHélas !

   En entrant, je comprends de suite que la tour escalier n'est pas aménagée pour les visiteurs (fussent ils Chevaliers et Dauphinois et passionnés). La découverte des défenses et des salles de repli m'est impossible. 

 

L'art est partout...

   Ma déception passée, je me rends compte que l'église est un véritable musée d'art religieux et que la lumière pénétrant avec douceur incite au silence et à la contemplation.

   Subjugué par les reflets de l'orgue du 17ème siècle je ne prête pas attention à la beauté du plafond.

Quelle erreur !

 

Mais vraiment partout !

    Les multiples caissons peints (de la fin du 17ème siècle) donnent une chaleur et une vie à cette église. Je m'allongerai presque sur le carrelage pour détailler chaque graphique.

  Après avoir dévoré cette église, je me mets en quête des fortifications médiévales du bourg.

 

 

Histoire de l'église :

* En 1044, début de la construction de l'église.
* En 1176, l'église est consacrée et les habitants de Aubenton peuvent assister aux messes.
* Au 13ème siècle, un magnifique portail est sculpté montrant la victoire de l'agneau de Dieu sur ses ennemis.
* Au 14ème siècle, une puissante tour de défense est construite avec salles de repli.
* En 1685, la nef a été couverte par un plafond en bois peint.
* En 1791, l'orgue de l'abbaye de Bucilly est acheté par Aubenton et placé dans l'église.
* En 1893, certains murs sont reconstruits et consolidés.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre-Dame) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Quel magnifique donjon servant de clocher !

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 06:30

 

Département 02 - AISNE  (Thiérache)

 

Le bourg :Voila une église qui va me faire briller les yeux

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg d'Archon est situé à 20 km au Sud-Est de Vervins et à 4km au Nord-Nord-Ouest de Rozoy sur Serre.

    Coordonnées du bourg :

49° 44′ 32″ N 4° 7′ 9″ E
 49.742222°  4.119167°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    En arrivant dans le bourg, il est impossible de ne pas voir l'église tant elle est imposante et majestueuse. Évidemment, sa couleur rouge due à la brique me surprend (Votre Chevalier Dauphinois est plus habitué aux constructions en pierre).

  Très souvent pour une église fortifiée, c'est le clocher qui est la défense principale, mais pour Archon, il est trop fin pour devenir un système défensif.

Mais où sont les défenses ?  (quel suspense !)

Une bretèche pour protéger la fenêtre 

L'enquête commence

    Le 1er indice se situe coté nef. Sur la façade Sud au dessus d'une fenêtre apparaît une petite bretèche. Symétriquement opposée (sur l'autre face) existe une construction en encorbellement haut perché. Je peux donc en tirer 2 conclusions :

 1 - Une salle de repli doit exister au dessus de la nef.

 2 - Ces 2 petites bretèches sont inefficaces pour une protection globale.

 

A quoi sert ce contrefort ?

    Le plus surprenant est l'absence de transept et surtout la présence d'un puissant contrefort qui tranche avec les classiques contreforts à larmiers aux angles.

  La présence de pierres à la base de cette construction en brique est encore plus surprenante.

Pourquoi est il si puissant et percé ?

 

Les tours

   En regardant (à l'opposé de la nef) à travers le contrefort, je découvre une tour flanque. A sa base, le fruit important me fait penser aux assises des constructions médiévales. Par contre, les petites fentes ne ressemblent pas aux archères (voir vocabulaire ) du Moyen Âge mais aux systèmes défensifs pour arme à feu début renaissance.

 

La porte d'entrée

  En faisant face à la porte d'entrée, je constate que cette tour n'est pas seule. Ce sont deux puissantes et hautes constructions qui encadrent l'entrée de l'église. Sous le toit, un chemin de ronde relient les 2 tours assurant une parfaite défense en encorbellement au dessus de la porte.

 

    L'intérieur :

      En entrant dans l'église, je comprends rapidement qu'il me sera impossible de visiter les tours. La faible hauteur sous plafond (par rapport à la hauteur de l'église) confirme ma présomption d'une salle de repli (non visitable).

   Ne pouvant obtenir plus d'information dans cette nef unique trop aseptisée, je ressors déguster le doux soleil Picard.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle , construction d'une première église (à vérifier).
* Au 16ème siècle , construction de l'église actuelle.
* Durant les guerres de religion, l'église est fortifiée (à vérifier).
* Vers 1699, l'église est réparée.
* Vers 1793, les 2 tours coté nef sont instables. Elles sont détruites.
* En 1932, l'église est inscrites aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église, dédiée à   Saint Martin, est libre et gratuite. La visite des tours et de la salle de repli est interdite.

 

Deux puissantes tours rondes protègent l'entrée

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 06:30


Département 02 - AISNE

 

Le bourg :

Voyez vous cette beauté médiévale ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village Cerny Lès Bucy est situé à 5km à l'Ouest de Laon.

  Coordonnées du bourg :

49° 34′ 42″ N 3° 32′ 58″ E
 49.578333°  3.549444°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    La découverte d'un site médiéval peu connu s'effectue d'abord dans les livres. Grâce à mon dictionnaires des châteaux forts, j'ai eu connaissance d'un magnifique témoin fortifié du Moyen Âge.

   C'est donc sans surprise que je vois ceci.

Le voyez vous ?

  Ne me dites pas "Non Chevalier, point de château à l'horizon !". Il est là.

  Quelle farceuse.. Elle se cache de moi ! 

L'enquête commence

   Cachée derrière des constructions récentes, une large tour montre avec fierté son fantôme de crénelage et ses mâchicoulis (voir vocabulaire ). Ses dimensions la rendant habitable, je suppose que cette tour devait être le donjon du château.

Avez vous noté une curiosité dans les angles ?

  Je suppose que des échauguettes terminaient le système défensif de cet imposant bâtiment. J'ai hâte de m'approcher pour le dévorer.

 

Vais je le voir mieux ?

   En contournant le site, je suis surpris par le nombre important d'arbres. Au Moyen Âge, un château marquait un territoire et montrait un pourvoir.

   Mais à "votre" siècle, "mes" forteresses se cachent. Leurs propriétaires ne veulent pas montrer les vieux murs. Pourtant, ils sont magnifiques.

 

Mon oeil aigle cherche l'angle idéal

   La tour semble être le seul vestige de l'époque médiévale. Avec les années, la terre et les gravas ont monté le niveau du sol au point qu'une porte se retrouve presque "en bas" (situation improbable au moyen âge).

  Le plus surprenant est la pauvre qualité de taille des pierres ainsi que la grande différence de dimensions des blocs.  Autre surprise, le chaînage d'angle est peu esthétique et peu solide (pour un donjon).

   Mais il est difficile d'en tirer une conclusion fiable car les reconstructions et consolidations ont dû être nombreuses.

 

Crénelage et échauguettes

    Mon obsession des fantômes d'échauguette me reprend, j'inspecte donc le sommet du donjon. Bien que les arbres ne possèdent pas encore de feuille, ma vision est bouchée par les nombreuses branches. Ne pouvant trouver la réponse à ma question, je me console en admirant les mâchicoulis.

 

    L'intérieur :

  Hélas, la propriété est privée et non ouverte à la visite. La porte est close et mon visage aussi.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'un premier château par la famille Suzanne.
* Au 15ème siècle, construction d'une puissante tour fortifiée.
* Au début du 17ème siècle, la Guerre de 30 ans fait rage en Picardie. Le château ne résiste pas aux batailles.
* Durant le 17ème siècle, les villageois récupèrent les pierres du château.
* En 1797, le site est donné aux hospices de Laon (à vérifier).
* Durant la 1ère guerre mondiale, le Caporal Adolf Hitler vient à Cerny lès Bucy.
* En 1927, le donjon est inscrit aux Monuments Historiques.
* En 2004, le donjon, les douves et les caves sont classés aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite. La tour est dans une propriété privée non visitable.

 

Je me sens une âme de peintre devant cette tour

 
 
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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 16:30

 

Département :    02 - AISNE

Le bourg :
   Situation :    (--> le voir sur une carte)
      Le petit bourg de Armentières sur Ourcq est situé à 35km au Sud de Soissons et à 20km au Nord de Château-Thierry.

   Coordonnées du château :

49° 11' 8.686" N 3° 23' 2.375" E
 49.185746  3.383993


  Toponymie :  (petite initiation)
     Certains érudits pensent que Armentières serait un dérivé  de Armamentarium signifiant : Arsenal. Mais l'histoire n'a point la trace d'une telle fonction.
   D'autres plus historiens supposent que le nom a pour origine : Armentum signifiant : Bétail d'élevage. Cette explication est plus plausible. Il suffit de regarder les vastes champs avec bovins.

Le château :
        L'extérieur :
La surprise
    1 - Cela fait au moins ....heu.... 800 ans que je visite des châteaux. Très souvent, je dois monter avec mon destrier ou à pieds pour découvrir une ruine castrale posée sur une colline. Dans les régions de plaine, je marche sur un sol plat, mais curieusement, depuis le village je dois descendre pour m'approcher du château. Je ne connais pas beaucoup de forteresse médiévale construite dans un creux.

Curieux choix n'est ce pas ?

    2 - Ma documentation, il est vrai très ancienne, précise que le château est visitable. Hélas, un impressionnant grillage m'empêche de voir mon Grâal.

Me suis je trompé de site ?

    3 - Un panneau rouillé vient me consoler. Je vais donc découvrir de loin une beauté médiévale remaniée à la renaissance.
1ère impression
    De loin le site parait brouillon, illisible, sans réalité architecturale. La raison principale est la présence d'une exploitation agricole. Elle est très présente avec de longs et hauts bâtiments; Elle empêche de voir la globalité du site médiéval.
    Mais en me décalant,  les "jeunes bâtiments" s'écartent et me laissent voir la vieille ruine.

2ème impression
    La fait de descendre vers le site castral m'a fait pensé que ce château était renaissance et non médiévale. Il est évident qu'une fortification en contrebas est très attaquable par des engins de jet situés en hauteur.
   Mais dans ce terrain humide, 2 fossés séparaient les 2 ensembles fortifiés. Ce château était il précurseur des architectures militaires en région de plaine au 15ème siècle (voir Le Plessis Bourré) ?  J'en doute un peu.
   Pour comprendre la dispositions des bâtiments, je vous propose une copie d'écran que j'ai "volée" au magnifique site géoportail. Le château d'Armentières était composé de 2 ensembles : La basse cour  (en haut à gauche) et la haute cour avec logis seigneurial (en haut à droite).

La basse cour
     Elle se situe à gauche sur cette vue. Elle était entourée par des remparts précédés par des douves et une tour porte en protégeait l'accès. Au 21ème siècle, l'eau a disparu, les remparts ne sont plus mais la tour porte trône encore fièrement solitaire avec les traces du pont levis. sous les fenêtres à meneaux en croix.
    Hélas, je n'ai pas pu correctement photographier les fentes pour les flèches (voir vocabulaire) du pont. Elles ressemblent à celles de beaucoup de château médiévaux, comme à Pompadour.

Le logis et la haute cour
     Un texte m'affirme qu'elle était aussi protégée par des douves, et il semblerait qu'elle fut aussi isolé de la basse-cour. Même s'il est vrai que la vue aérienne montre une scission entre les 2 ensembles, ceci est difficile à voir au 21ème siècle.
    L'extérieur est fascinant. Cet ensemble mesure 45m par 40m et comporte encore des contreforts, créneaux, restes de mâchicoulis, tours carrées, puissantes tours rondes et semi-circulaires puis un imposant donjon.
     Ce qui m'impressionne, c'est l'élégance de l'architecture. Bien que fortifiées, par son style  je n'ai pas l'impression de voir un château fort. Il est dans la tendance des châteaux construits par  Louis d'Orléans (frère du Roi Charles VI - Voir liste). Ce château est si proche de La Ferté Milon que l'architecte d'Armentières a du s'inspirer de sa grâce.

      L'intérieur :
    Le bâtiment est une propriété privée, la visite est  interdite. Mais avec un oeil d'aigle il est possible de distinguer des charpentes à pignon, des croisées d'ogives et quelques pièces avec cheminée.


Histoire du château :  

* Au 13ème siècle, construction d'une fortification.
* A début du 15ème siècle, le château est très remanié pour plus de confort.
* En 1449, Jean II Juvénal des Ursins achète le château. ce personnage important (Avocat général au parlement de Poitier puis chapelain du Roi Charles VII et enfin archevêque de Reims), ne semble pas avoir modifié le château. N'étant que très peu habité par son illustre propriétaire, ses murs se dégradent.
* Au début du 17ème siècle, le château et terre sont vendus à Conflans, Vicomte (voir titre de noblesse) d'Oulchy. Il semble que la fortification soit en mauvais état.
* Entre 1914 et 1918, le château est "abîmé".
* En 1989, le château est classé aux Monuments Historiques.
* Au 20ème siècle, un blog est créé par le propriétaire pour faire connaître cette magnifique ruine.
* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre à l'extérieur. Le château est une propriété privée non visitable.

 

  Nota :
   Le propriétaire m'informe que le site est ouvert aux Journées du patrimoine. Si vous passez proche, n'hésitez pas à visiter ce site magnifique. Et.... pensez à m'envoyer quelques photos de ses entrailles.
 

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Défense minimale pour cette église !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Froidestrées est situé à 50km au Nord-Nord-Est de Laon, à 40km au Nord-Est de Saint Quentin et à 12km au Nord de Vervins.

   Coordonnées du bourg :

49° 56′ 30″ N 3° 54′ 24″ E
 49.941667°  3.906667

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Le long de la Route Nationale 2, au croisement avec le "chemin du Fort", une église regarde les passants et les voitures qui ne lui prêtent aucune attention.

   Certes, cette construction religieux n'est pas la plus spectaculaire ni la plus fortifiée du circuit de la Thiérache, mais elle mérite une petite halte de découverte.

 

L'enquête commence

    Le chevet et la nef ne comportent aucune trace de salle de repli ni de système défensif, mon attention se porte donc sur l'entrée et son clocher pointu. Évidemment comme moi, vous avez remarqué la puissante tour ronde avec son toit octogonale en ardoise.

  Bien sur, je ne suis pas venu dans l'Aisne pour faire une analyse des méthodes de couverture des bâtiments religieux, mais pour admirer les multiples fentes de tir pour armes à feu.

 

A quoi sert cette tour ?

   En constatant que l'église ne possède qu'une seule tour, je me mets à douter de sa fonction et surtout de son efficacité. Il est vrai qu'elle n'est pas là pour faire de la figuration, même si la fenêtre percée récemment la rend très civilisée.

   Cette tour ne suffit pas à défendre les habitants.

A-t-elle dissuadé quelques mécréants ?

 

    L'intérieur :

      Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Cette église, pourtant fortifiée, ne semble intéresser personne. Même la statut d'un soldat lui tourne le dos. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 17ème siècle, construction de l'église fortifiée (à vérifier).
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Michel) est libre et gratuite. La visite du clocher et de la tour est interdite.

 

De loin, cette église parait très fortifiée

 

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