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Ombre et lumière

23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 06:30

  Est ce une église ou un château fort ?

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La petite commune d'Englancourt est située à 40km au Nord-Nord-Est de Laon, à 38 km au Nord-Est de Saint Quentin et à 13km au Nord-Ouest de Vervins.

   Coordonnées du bourg :

49° 55′ 3″ N 3° 48′ 7″ E
 49.9175°  3.801944°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Après avoir visité le château fort de Guise, je trottine en rêvant tout en  en remontant l'Oise, rivière qui serpente dans cette région à faible dénivelé. Je lève la tête pour regarder un oiseau piailleur dans le ciel quand je vois sur une "butte" au Nord, un bâtiment fortifié qui me surveille.

  En quelques minutes, je suis dans Englancourt et j'entre dans la rue de l'église quand soudain..... Un monstre fortifié s'offre à moi.

Pensez vous que ce soit l'église d'Englancourt ?

Quelle magnifique tour de défense ! 

L'enquête commence

    Dans cette région où la brique est le matériau dominant, je ne suis pas surpris de voir une fortification rouge. La base en pierres est une méthode de construction assez classique en Thiérache.

   Ce qui m'impressionne, c'est la puissance aux pieds d'une des tours. Je me sens petit et vulnérable face à cette archère droite et ses 2 fentes de tir pour fusil.

  Quelque soit l'endroit où je cherche à me cacher d'un tireur, je suis toujours sous le feu (virtuel évidemment) des défenseurs. Ma fascination pour ces tours ne doit pas me faire oublier la question principale :

Est ce une église ou un château ?

 

Quelle incroyable construction !

    Pour avoir la réponse, je prends un peu de recul. Bien que la courtine proche de la tour comporte plusieurs fentes de tir, je pressens que point un château cette construction est.

   Je recule encore pour découvrir l'incroyable architecture de cette église fortifiée :

1 - Un puissant clocher-donjon d'un coté.

2 - Une nef sans transept qui parait minuscule protégée par 2 petites tourelles.

Quel contraste !

La puissance du clocher-donjon emporte la nef dans une architecture peu classique 

 La nef

    Écrasée par la puissance du clocher-donjon, la nef me semble petite, pourtant elle a dû impressionner quelques attaquants.

   Ce bâtiment construit en grès possède 2 échauguettes (voir vocabulaire) d'angle réalisées en briques, donc postérieures à la construction de l'église primitive.

Ne ressemble-t-elle pas à l'église de Marly-Gomont ?

(la voir ici)

  En détaillant ces constructions en encorbellement, je suis surpris par leur faible pouvoir défensif (mais peut être suis je encore sous le charme du clocher-donjon). Les fentes de tir sont peu nombreuses, sur un seul niveau et ne sécurisent pas l'entrée.

 

    L'intérieur :

       La porte semble fermée. Ayant revu récemment le film "Ali Baba et les 40 voleurs" (voir un extrait ici), je tente de prononcer la phrase magique :

Sésame, ouvre toi !

    Le miracle s'accomplit. J'entre dans les entrailles de l'église. L'ambiance est "moderne", trop neuve. L'accès aux systèmes fortifiés est impossible. Je reprends le chemin de la sortie.

Avant de quitter ce village, je jette un dernier regard sur l'église et je me régale du panorama.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 14ème siècle, construction d'une église.
* Au 16ème siècle, construction du donjon et aménagement d'une salle de repli.
* Au 17ème siècle, construction des échauguettes.
* Au 19ème siècle, modernisation de l'église (verrières).
* En 1995, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Avec de l'imagination je vois le bout du monde

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :L'église survole les maisons dans cette plate région

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La petite commune de Nouvion et Catillon est situé à 24km au Sud-Est de Saint Quentin, à 20km au Nord-Ouest de Laon et à 9km à l'Ouest de Crécy sur Serre.

   Coordonnées du bourg :

49° 42′ 6.764″ N 3° 29′ 6.306″ E
 49.701879°  3.485085°

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

      Ma brochure des églises fortifiées du Thiérache affirme que Nouvion et Catillon possède un bâtiment religieux qui a été construit à la fin du Moyen Âge. Comme toutes les églises fortifiées en briques rouges de la région l'ont été entre le 16ème et le 17ème siècle, je suis pressé de découvrir cette médiévale construction.

Va-t-elle me surprendre ?

 

La découverte

  Survolant les arbres et les maisons, le clocher de l'église me fait signe. En arrivant dans le petit village, je constate  que l'église :

1 - Est en pierre. Ce qui contraste avec cette région où la brique est reine.

2 - N'a pas de transept.

3 - A un chevet ainsi qu'une nef dépourvus de système défensif.

Les siècles ont ils gommé les défenses ?

  Comme le clocher est fier de survoler les maisons !

L'enquête commence

     Au sommet du clocher carré, 4 petites échauguettes (voir vocabulaire) font croire que l'église est de type fortifié. Mais ces rondes constructions portées par deux fins contreforts de chaque coté de l'angle ne comportent pas de fente de tir.

La consolidation récente a-t-elle supprimé les orifices ?

  Ce qui m'étonne dans cette construction c'est la symétrie. Quel curieux clocher !

 

Sont ce les défenses ?

     Lorsque j'ai des difficultés à trouver des indices, je prends un peu de recul pour comprendre l'architecture. Et c'est avec un plaisir non contenu que je vois une imposante tour flanque.

   Elle comporte sur sa périphérie de nombreuses fentes verticales ressemblant à des archères primitives.

N'était ce simplement qu'une tour escalier avec fentes de lumière ?

 

Recherche de la vérité

    Je scrute, j'espionne, je sors mon oeil d'aigle pour savoir si les fentes ont un ébrasement (voir vocabulaire) pouvant prétendre au statut de système défensif. Bien que ma petite expérience de castellologue-amateur m'affirme que cette église est fortifiée, j'ai de gros doutes car point de preuve certaine.

  Au moment où je désespère, un orifice rond me rappelle une ouverture pour tir avec fusil.

Pensez vous que ce trou soit LA preuve nécessaire ?

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je m'éloigne donc en regardant une dernière fois cette énigmatique église.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 14ème siècle (?), construction de l'église.
* Au 16ème siècle, l'église est partiellement fortifiée.
* En 1927, l'église est classée aux Monuments historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Rémi) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Un clocher fortifié est le secret de cette église

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 Au bout de la route, une église m'attend

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Noircourt est situé à 48km au Nord de Reims, à 33km au Nord-Est de Laon et  à 7 km au Sud-Est de Montcornet.

   Coordonnées du bourg :

49° 40′ 7″ N 4° 5′ 35″ E
 49.668611°  4.093056°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     En arrivant dans le village, il est aisé de voir au loin l'église avec son massif clocher. Dans cette région si calme il parait impensable que de vils attaques aient pu avoir été perpétrées. D'ailleurs je ne vois pas de système défensif sur cette église.

Reste il quelques traces ?

 

L'enquête commence

    En approchant, je suis stupéfait par l'architecture de cette église. Elle n'est point élancée comme les bâtiments de style Gothique Flamboyant., pourtant avec sa forme trapue et la puissance de ses défenses, je suis en transe.

  Une belle échauguette défensive

Le clocher

     Le clocher semble être la pièce maîtresse de la défense. Il possède 2 imposantes échauguettes d'angle permettant un tir sur 270° et sur 2 niveaux.

  Consolidé par des contrefort plats, le clocher parallélépipédique semble indestructible. L'association de la pierre et de la brique me fait penser à des reconstructions ou des améliorations défensives sur plusieurs siècles.

  Comme pour un donjon de château fort, le clocher possède une porte haut perchée avec des trous de boulins (voir vocabulaire) pour supporter une passerelle d'accès.

 

La nef

   Avec un début de visite aussi tonitruant, je me jette sur les murs de la nef espérant voir une salle de repli sous le toit ainsi que des fentes de tir. Hélas, mon imagination débordante se retrouve devant un mur sans système défensif.

N'y aurait il que des défenses sur le clocher ?

 

Le verticale d'une échauguette est son point faibleLe transept

   Ce que je crois être le transept possède un système défensif presque identique à celui du clocher. Les 2 échauguettes d'angle sont moins hautes donc ne permettent qu'un seul niveau de tir.

  Je suis étonné de voir la couleur rouge-brique pour l'échauguette de gauche et grise-pierre pour l'autre.

Est ce du à une reconstruction suite à une attaque ?

  Même si ce système défensif n'est pas optimal, il a certainement impressionné quelques routiers qui ont préféré ne pas affronter un tel édifice et attaquer le village suivant.

Avez vous remarqué une curiosité entre les 2 échauguettes ?

  Il y a une fente de tir pour arme à feu. Son ébrasement (voir vocabulaire) extérieur est peu classique.

 

Le chevet 

  Comme pour le mur de la nef, celui du chevet ne comporte aucun système de tir et aucune preuve qu'une salle de repli ait pu être aménagée en partie haute.

  Les linéaires contreforts à larmiers tranchent avec la beauté du remplage de la baie. Je prends un peu de recul pour admirer  l'architecture quand soudain un un détail me surprend.

Le voyez vous ?

Que de contrastes entre brique-pierre linéarité-rondeur 

Absence du transept

  Je m'attendais à voir l'autre moitié du transept avec ses échauguettes et c'est une ronde tour qui casse la linéarité de la nef.

  Cette construction circulaire ne semble pas être une tour-escalier car elle ne possède que peu de fentes de lumières. Le plus surprenant est la présence de consoles.

Sont elles les vestiges d'un crénelage ?

  En observant la tour, je constate :

   * La diversité de tailles et de dimensions des pierres,

   * La différence de construction entre le bas et le haut,

   * Le manque de finition des fentes de tir,

   * Le.....

Mais que vois je ?

   En haut de la tour, un vestige de construction en encorbellement me fait penser à une bretèche. A moins que cela soit les latrines de la salle de repli (dont l'existence ne fait aucun doute maintenant). L'architecture de cette église est vraiment surprenante.

 

L'entrée

   C'est avec jubilation que je retrouve le puissant clocher dont les pierres et l'architecture ne sont pas homogènes avec celles de la nef.

  Les fentes de tir ne sont évidemment pas médiévales, par contre, je pense que l'ouverture centrale supérieure devrait être une bretèche.

    L'immense arc bouché ressemble à une ouverture permettant l'accès au hall d'entrée comme à Vicq d'Auribat (voir cette église Landaise).

Quand a t il été bouché ?

Sobre et épuré

 

Avant d'entrée, je suis attentif

   Lentement, j'avance vers la porte d'entrée tout en prenant garde que l'ancêtre d'une bretèche ne soit pas hanté par un esprit farceur et lanceur de pierres (ou de crottes de pigeon  ).

 

    L'intérieur :

      Comme je le présumais, les systèmes défensifs ne sont pas visitable. En silence, je marche dans l'allée centrale de cette étroite nef et je me brûle les yeux à travers les vitraux sans âge.

  Dans cet intérieur presque intemporel, je repars vers la sortie.

 

 

Histoire de l'église :

* En 1265, la terre appartient au chevalier (voir titre de noblesse) Gilles de Norcourt.
* Vers 1500, Jeannot Dupin est seigneur de Noircourt.
* Au 16ème siècle, construction de l'église avec ses fortifications.
* Au 17ème siècle, amélioration des fortifications (à vérifier).
* En 1720, Noircourt appartient à la famille de Lamirault.
* En 1936, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église dédiée à Saint Nicolas est libre et gratuite. La visite des systèmes défensifs est interdite.

 

  Quelle magnifique église fortifiée L'asymétrie est belle sur cette église  

 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Il ne reste que 500m pour voir mon Graal

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village d'Esquéhéries est situé à 40km au Sud-Est de Cambrai, à 35km au Nord-Est de Saint Quentin et à 20km au Nord-Ouest de Vervins.

     Coordonnées de l'église :

49° 59′ 4.12″ N 3° 44′ 43.75″ E
 49.984479°  3.745485°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Grâce à ma brochure des églises fortifiées du Thiérache, je sais qu'une beauté va s'offrir à moi, ou plutôt à mes yeux de castellologue-amateur. J'ai connaissance que cette province ne possède pratiquement pas de château fort du Moyen Âge. Et j'ai conscience que ses églises fortifiées ont été construites après ma période fétiche.

     Mais voir, approcher et déguster une construction fortifiée originale de presque 500 ans est un bonheur que je ne dois pas me priver.

  C'est avec cette passion que je découvre au loin l'un des buts de ma croisade Picarde.

L'église va t elle me séduire jusqu'à l'extase ? 

 

L'enquête commence

    Au bout de la route, la masse rouge m'impressionne. Après avoir passé 5 jours dans ce département, je sais que la brique serait le matériau de cette église, mais je ne présageais pas de cette masse et de ses 4 tours d'angle rondes et larges.

   Le plus fascinant est l'asymétrie de l'ensemble, aussi bien en design qu'en hauteur (regardez la tour proche du clocher si différente des 2 autres, coté chevet).

Rouge et massive est cette église de la Thiérache 

Le chevet

    Sans fenêtre, ce chevet plat ne ressemble aucunement à ceux des classiques églises. Son observation révèle sa fonction défensive :

 * Les tours, par leurs dimensions permettent d'habriter des tireurs grâce aux multiples petites fentes verticales pour fusil.

 * Au sommet du chevet, les 2 ouvertures sont peut être les vestiges de bretèches (voir vocabulaire) ou de latrines en encorbellement.

 * Ce bâtiment surélevé par rapport à la nef est sans conteste une salle de repli.

 

La vue d'ensemble

    Pour mieux comprendre l'architecture fortifiée de cette église, je prends un peu de recul.

  Ce bâtiment religieux fortifié sans transept est composé de 3 "constructions" bien différentes :

1 -  Au centre, une nef "sans défense" dont les ouvertures de lumière ont certainement été réalisées il y a 1 à 2 siècles, donc postérieures à l'église.

2 -Sur la droite, un haut chevet avec les tours d'angle comportant des fentes de tir asymétriques pour couvrir au moins 270°. Sous le toit pentu du chevet, coincée entre 2 fente de tir pour fusil, une ouverture m'intrigue. Ce ne semble point être bretêche ni latrines.

Était ce une simple fenêtre pour aérer la salle de repli ?

3 - Sur la gauche, plus petites que le clocher avec ses curieux abat-sons, 2 tours de défense de tailles plus modestes que celles du chevet et dont les fentes de tir ont disparu (suite à la reconstruction du 20ème siècle ?).

Nota : Avez vous remarqué que la base des bâtiments est en pierres ?

 

L'entrée de l'église

     Avec un chevet aussi fortifié, je m'attendais à une entrée "de château fort". Bien que la façade comporte 2 tours de défense, je ne distingue aucun système défensif imposant et efficace pour protéger l'entrée, lieu logique d'une attaque.

   Mais en observant la partie supérieure, je me demande si une reconstruction récente n'a pas supprimé les traces d'un encorbellement.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au milieu du 16ème siècle, le Duc (voir titre de noblesse) de Guise autorise la vente d'une partie de ses terres dans le bourg pour la construction d'un lieu de culte.
* A partir de 1570 (?), construction de l'église.
* En 1670, une poutre garde la date d'une reconstruction partielle (ou achèvement de l'église).
* Vers 1791, l'église est transformée par les révolutionnaires en fabrique de poudre à canon.
* A la fin du 19ème siècle, l'église est agrandie (sacristie) et de grandes baies sont ouvertes pour éclairer la nef.
* Entre 1914 et 1917, l'église subit quelques dégâts et destructions.
* En 1922, l'église est partiellement reconstruite.
* En 1934, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite. 

 

Tours, salle de repli.. Quelle magnifique fortification !

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Soeur Anne, vois tu l'église au loin ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Lerzy est situé à 80km au Nord-Nord-Ouest de Reims, à 50 km au Nord-Nord-Est de Laon et à 20km au Nord-Est de Guise.

   Coordonnées du bourg :

49° 56′ 46″ N 3° 53′ 20″ E
 49.946111°  3.888889°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Dans cette région de grandes plaines et de petites collines, il est aisé de voir les construction au loin. C'est donc sans surprise que je vois l'église de Lerzy qui, d'après ma brochure, est fortifiée.

Distinguez vous les systèmes défensifs ?

 

L'enquête commence

     Avec mon oeil d'aigle, je regarde le chevet de l'église certes peu classique, mais qui ne semble pas fortifié. La nef, dépourvue de transept, ne montre pas de salle de repli ni de système défensif.

   Mais en approchant du petit cimetière, l'église révèle ses beautés faisant vibrer un chevalier Dauphinois castellologue.

Voyez vous ses magnifiques constructions défensives ?

Asymétrique est cette église 

La petite tour

   La petite tour ronde ne parait pas impressionnante surtout avec son importante fenêtre et les fentes de tir semble avoir été rebouchées.

Ne vous fait elle pas penser à celle découverte ici ?

  Comme pour l'église de Froidestrée, la fonction défensive de cette tour m'étonne.

 

Le clocher-donjon !

  Évidemment l'incroyable clocher massif est la construction la plus visible. Même si à notre siècle, il semble dépourvu de moyen défensif, la présence de salles aux étages est indéniable.

    Avec un peu d'attention, il est possible de voir les vestiges d'une ancienne construction en encorbellement.

 Latrines ou bretèche ?  (voir vocabulaire)

 

La haute tour

     Accolée au clocher, une ronde tour tente d'être plus haute que le puissant donjon. Bien qu'elle ne comporte aucune ouverture pour que je puisse l'espionner, je pressens que cette tour possède un escalier pour se rendre aux étages du clocher.

   Les ouvertures sous le toit ressemblent à des fentes de défense.

 

La façade

      La façade d'entrée est peu classique. Les 2 immenses fentes ressemblent aux ouvertures pour les flèches d'un pont levis. Mais cette explication est causée par mon imagination et non par la réalité.

   La porte plein cintre est surmontée d'une moulure en zigzag.

 

    L'intérieur :

       Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je me console en regardant de magnifiques et anciennes pierres tombales.

  Avant de quitter Lerzy, je regarde une dernière fois l'architecture puissante de cette église.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle, construction d'une église.
* En 1928, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Sainte benoîte) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite, excepté durant les journées du patrimoine.

- En 2014, un terrible incendie ravage la nef.

 

Cocoricooo

 

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 06:30
     
michel-j-01  
Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  


Département 60 - OISE

 Point de douves devant les remparts !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La petit commune de Parnes est située à 55km au Nord-Ouest de Paris, à 35km au Sud-Ouest de Beauvais et à 10km au Sud de Gisors.

  Coordonnées du château :

49° 11' 7.663" N 1° 45' 52.535" E
 49.185462°  1.764593°

 

Le château :

     L'extérieur :

L'arrivée

    En arrivant à Alincourt, ce sont cinq siècles d'histoire de France qui s'offrent à votre regard. Mais avant de découvrir les bâtiments, il faut franchir une porte moderne. Le château est invisible de la route car il est au centre d'une belle forêt.

 

La découverte

  Au bout d'une longue allée, de nombreuses constructions s'offrent à votre regard.

 

 

Vue globale du château d'Alincourt

 

Pour mieux comprendre ces bâtiments, veuillez cliquer ici.

 

Rapide description des bâtiments

  La poterne d'accès du 15ème siècle est l'aboutissement du mur d'enceinte Ouest.

     Deux forts pavillons à base carrée, reliés par un portail à doubles arches en plein cintre supportant un étage qui devait abriter le logement du gardien. Le tout est bâti en pierre blonde du Vexin, percée d'étroites fenêtres.

  Le haut colombier à base circulaire de la même époque est couvert d'un toit à poivrière.

 

Bâtiments du 16ème et 18ème siècle

     Observez le raffinement de ces anciennes écuries du 16ème siècle, s'ouvrant sur les autres dépendances par une arche en plein cintre cantonnée de deux tourelles à poivrière.

   C'est un privilège du Vexin que d'avoir des carrières de pierre permettant d'utiliser ce matériau même dans les bâtiments les plus modestes.

    Derrière, la chapelle s'est offerte une entrée latérale, encadrée de colonnettes doriques, surmontées d'un fronton triangulaire. 

  Voulez vous jouer au dame sur ce damier ?

Le pavillon du 16ème

    Les deux constructions les plus attachantes de ce château sont ces deux courtes ailes, collées l'une à l'autre selon un angle légèrement aigu. A gauche, un bâtiment du 14ème siècle, dénommé "logis du Méridien", épaulé sur son pignon Ouest par un solide contrefort. Il est flanqué en son centre par une tour polygonale qui a conservé un petit chemin de rond et ses mâchicoulis.

    D'une toute autre facture est l'aile Renaissance de droite qui a néanmoins conservé ses deux tourelles défensives en encorbellement.

    La décoration des façades en pierre et brique, en damier ou en bandeaux, est typique des réalisations Renaissance dans le Vexin et en Haute-Normandie : Fin décor de pierre au pourtour des baies et en linteaux.

 

Le pavillon du 

     A l'extrémité de deux ailes en retour d'équerre, reliées l'une à l'autre par la tour du Général, se situe ce grand pavillon du 16ème siècle, coiffé d'un toit en fer de hache et flanqué de tourelles de pied à ses angles, sur lesquelles on retrouve la même décoration en bandeaux alternés de brique et pierre.

 

Le parc

   Tout ce bel ensemble se situe dans un parc arboré de 110 hectares, clos de vieux murs, où l'on trouve jardins à la française, potagers et, au delà, étangs et allées cavalières.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle,  construction du château (à vérifier).

* Au 15ème siècle, modifications des systèmes défensifs.

* Au 16ème siècle,  aménagement de la chapelle certainement par Pierre Legendre. Il construit aussi le bâtiment Renaissance que l'on découvre sur la droite.

* En 1733, la famille Legendre vend le château au Comte (voir titre de noblesse) de Sénozan

* En 1764, le château est vendu au Duc de Vallières.

* Au début du 20ème siècle, le château est possession de la famille du sénateur Bérenger,

* En 1944, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au  20ème siècle, le château est revendu à la famille d'Herbais.

* A la fin du 20ème siècle, il est possible de louer le château pour des mariages ou cérémonies.

* En 2009, Alain Duménil achète le château. Le château n'est plus accessible.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est impossible car le château est au centre d'une imposante foret. La visite de l'intérieur ne semble plus possible.

 

 

 

 
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Depuis le parvis de l'église je vois la tour de Chimay

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Aubenton est située à 12km au Sud-Est de Hirson, à 40km à l'Est de Vervins (voir son église) et à 25km au Nord-Est de Montcornet.

  Coordonnée de la tour de Chimay :

49° 50' 12.592" N
4° 12' 11.844" E
 49.836831°
 4.20329°

 

    Toponymie :   (--> voir initiation)

 Le bourg est traversé par 2 rivières :

1 - L'Albe ou Aube,

2 - Le Ton ou Thon.

  Ce premier cours d'eau se jette dans le deuxième.

     Le bourg fut donc nommé Albeton, puis transformé en Aubenton.

 

La tour de Chimay :

     L'extérieur :

La découverteLa ronde tour en brique semble être sortie de terre hier !

   Après avoir visité l'église fortifiée de ce bourg, je me dirige vers la "ruelle de la tour" pour voir.... une tour !

Quel bonheur lorsque le nom des rues me guide vers mon Graal !

  Au bout de la ruelle, je découvre la tour de Chimay, l'un des rares vestiges défensifs des remparts du 14ème siècle.

 

L'enquête commence

    Cette tour en brique rouge est intégrée dans les vestiges d'un rempart en pierres. Ces dernières sont correctement taillées et jointives. Mais je pressens qu'elles ont été modifiées durant des siècles et aménagées dernièrement pour sécuriser le petit jardin.

 

Curiosités sur cette tour

    Comme moi, vous avez remarqué quelques détails :

1 - La tour en brique est posée sur une base en pierre.

2 - Un escalier a été aménagé récemment. Il semble impossible qu'il ait été construit au moyen âge pour faciliter l'intrusion des ennemis.

3 - Sur la paroi des fenêtres ont été percées pour rendre cette tour habitable.

4 - Au sommet, au 20ème siècle, des vitres ont été posées sur les ouvertures du chemin de ronde pour créer une pièce de vie.

5 - Des lucarnes ont été aménagées récemment pour amener plus de lumière dans la salle haute.

6 - Les mâchicoulis (voir vocabulaire) ont été obstrués pour ne point refroidir la chambre du gîte rural.

 

    L'intérieur :

  Quelle chance, une charmante princesse, voyant mon intérêt pour cette tour, m'invite à découvrir son intérieur. Je ne vous montrerai pas les 3 niveaux, mais je vais vous faire découvrir la chambre au sommet.

Voyez vous les lucarnes et les ouvertures de tir du chemin de ronde ?

 

 

Histoire du bourg :

   Cela fait de nombreuses années que je narre l'histoire de châteaux, d'églises fortifiées et même de cités. Jamais je n'avais vu autant d'acharnements et de saccages envers un petit bourg. Chaque génération d'habitants a vu un ravage ou un cataclysme s'abattre sur leur ville.

Je suis vraiment admiratif par l'envie de chaque descendant à continuer à vivre ici.

L'histoire est parfois très cruelle, mais les hommes sont toujours les plus forts !

Ceci n'est qu'un petit résumé de la dense histoire d'Aubenton.

 

* En 1169, la seigneurie d'Albenten est citée dans un texte.

* Au 12ème siècle, la peste et la lèpre déciment la population.

* Au 13ème siècle, la cité est prospère et importante.

* En 1254, la seigneurie relève de Saint Quentin.

* Au 13ème siècle, la cité est cédée aux abbayes :

- Saint-Rémi de Reims,

- Saint-Vincent de Laon,

- et au chapitre de Rozoy.

* En 1340, la cité, fortifiée de palissade, est saccagée par les troupes de Jean De Hainaut (voir liste des Comtes du Hainaut). Viols, meurtres, maisons brûlées, réserves de nourritures anéanties et les tonneaux de vin, richesse de la ville, transportés à Chimay.

- De ce sanglant épisode, les habitants ont gardé le souvenir en nommant 2 ruelles :

- Ruelle du sang,

- Ruelle du sac.

* En 1358, avec l'accord de Philippe VI de Valois, le bourg est fortifié. Six tours et trois portes fortifiées sont construites.

* En 1521, le cité est saccagée.

* En 1591, encore une attaque.

* En 1648, la cité n'échappe pas aux ravages de la Guerre de Trente ans.

* En 1650, Aubenton est assiégé.

* A partir de 1792, les Révolutionnaires s'attaquent à la cité. Les fortifications sont détruites.

* En 1793, la porte fortifiée nommée "Jeton" est démolie.

* En 1798, l'une des deux paroisses (nommée "Saint Nicolas") est démolie par les Révolutionnaires.

* En 1805, les Tours Saint Nicolas et du Vieux Moulin sont détruits par un arrêté Préfectoral.

* En 1810, la ville est occupée par les cosaques russes,

* En 1811, ce sont les Prussiens qui envahissent le bourg.

* En ce 20ème siècle, les 2 guerres mondiales n'épargnent pas le bourg.

* A la fin du 20ème siècle (1979 ?), la commune achète la tour de Chimay puis l'aménage en gîte rural.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la tour est libre et gratuite depuis ruelles et routes. La visite de l'intérieur n'est possible que si vous louez ce gîte. Vous aurez ainsi la chance de dormir dans une tour puis de lire l'histoire de la cité apposée sur la porte, tout en préparant un repas dans la belle ronde cuisine.

 

Les remparts se sont affaissés pour mettre en valeur la rouge tour !  

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Voyez vous l'église fortifiée ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Marly-Gomont est situé à 38km au Nord-Est de Saint Quentin, à 14km à l'Est de Guise et à 12km au Nord-Ouest de Vervins.

   Coordonnées du bourg :

49° 54′ 18.72″ N 3° 47′ 32.64″ E
 49.9052°  3.7924°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Durant mon errance touristique dans la province du Thiérache, je m'amuse à photographier les fleurs et les nuances colorées des champs quand soudain, apparaît.....

La voyez vous ?

    Au loin, la forme caractéristique d'un bâtiment religieux survole l'horizon mais avec ses "verrues" il me fait penser à un système défensif accroché aux flans.

   Il n'en faut pas plus pour que j'enfourche mon destrier en direction de l'église fortifiée de Marly Gomont. A chaque foulée de mon "joly jumper", le bâtiment m'apparaît de plus en plus beau.

 

Premières constatations

    Mes chausses plantées dans le petit cimetière, je regarde l'architecture de cette église. Deux bâtiment distincts se dessinent devant mes yeux avides de détails.

   Le 1er est évidemment le chevet, une construction solidement renforcée par les contreforts à larmiers. L'association des pierres en partie basse et des briques au dessus est surprenante, mais je délaisse rapidement ce bâtiment car je ne distingue aucun système défensif.

Avez vous remarqué l'absence de clocher ?

  La puissance de feu devait être impressionnante

L'incroyable nef !

   Je reprends un peu de recul pour mieux apprécier le 2ème bâtiment. Mes yeux sont éblouis par les multiples originalités de cette nef :

1 - Même s'ils créent des angles morts, les nombreux contreforts à larmiers donnent une puissance à cet édifice.

2 - Entre chaque contrefort, la courtine comporte une large ouverture de tir avec un ébrasement (voir vocabulaire) important. Le trou intérieur me fait penser à une ouverture pour fusil ou petite arquebuse.

  Ce tir rasant a du être dévastateur.

3 - Bien que ce détail ne fasse pas parti du système défensif, le vestige (bouché) d'une ouverture de lumière prouve que les fenêtres étaient situées en hauteur, empêchant ainsi l'introduction des assaillants.

  Les fenêtres actuelles ont du être percées récemment.

4 - Chaque angle de ce bâtiment possède une tourelle.

Je guette si dans l'échauguette un guetteur me guette  

Les tourelles 

   En encorbellement sur chaque angle, posée chacune sur deux contreforts droits, les échauguettes n'ont pas le prestige et la puissance d'une tour flanque de château fort, mais leur fonction défensive est évidente.

    Percées de plusieurs fentes pour tir au fusil, elles complètent parfaitement les ouvertures basses des courtines.

  Deux des quatres échauguettes ont une curieuse caractéristique.

La voyez vous ?

  "Récemment", pour allonger l'église et construire la nef, les architectes ont coupé l'arrière, ne laissant qu'une demi échauguette.

Incroyable n'est il pas ?

 

La façade

   Bien que je ne soit pas un spécialiste des églises du Thiérache, il me semble qu'un clocher-mur est rare dans cette province, je suis donc surpris par cette architecture.

  Pour défendre l'entrée, il y a évidemment les 2 échauguettes d'angle mais aussi, de chaque coté de la porte des ouvertures pour tir rasant.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Mais le plaisir de la regarder est si grand que je ne regrette pas sa porte close.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, un village nommé Marley est cité. Son seigneur est vassal du Duc (voir titre de noblesse) de Guise.
* Au 13ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 14ème siècle, modification de l'église.
* Au 15ème siècle (à vérifier), aménagement des systèmes défensifs.
* Au 17ème siècle (à vérifier), destruction  partielle de l'église pour construction d'un choeur.
* En 1928, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Rémi) est libre et gratuite. La visite des fortifications est interdite.

 

Un clocher fortifié est le secret de cette église

 

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 07:30
     
michel-j-01     Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

 

Département 60 - OISE

  Voyez vous un château fort dans cette verdure ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Ermenonville est située à 40km au Nord-Est de Paris, à 35km au Sud-Sud-Ouest de Compiègne et à 17km au Sud-Est de Chantilly.

  Coordonnées du château :

49° 7' 33.445" N 2° 41' 34.037" E
 49.125957°  2.692788°

 

Le château :

     L'extérieur :

Préambule du Chevalier

  Le but de ce blog est de vous montrer des constructions médiévales fortifiées.

    Evidemment, je visite aussi des châteaux d'époques plus récentes, mais je me suis imposé à ne point les faire figurer dans ce blog.

Pourtant, aujourd'hui, ce château va vous étonner par sa "jeunesse" architecturale.

   Je n'ai pas changé de thème, mais je considère que mes articles sont ouverts à toutes les constructions dont une pierre a été posée avant 1492, date théorique de la fin du Moyen Âge en France. C'est le cas pour ce château.

J'espère que ce choc ne vous sera pas fatal.

 Je laisse maintenant la place à messire M.J.

Une ronde tour qui me réjouit déjà 

L'arrivée

       Un peu à la sortie du bourg, proche de la forêt, une tour à la forme ronde explique aux amateurs d'architecture que le château est proche.

  Quelques mètres plus loin, proche d'un parking, une entrée grillagée bien loin des critères défensif du Moyen Âge permet d'entrer dans le parc.

 

La découverte

    Entièrement entouré par les eaux de la Launette et le somptueux parc à l'anglaise créé par René de Girardin au 18ème siècle, le château d'Ermenonville bénéficie d'un cadre exceptionnel.

    Du Moyen-Age, il a hérité de quatre tours circulaires, coiffées de toits à poivrière entre lesquelles est venu s'insérer un corps de logis classique dans la première moitié du 18ème siècle.

   Ce corps de logis, couvert de combles à la française, comporte, sur ses deux façades, un avant-corps central de trois travées.

Les frontons sculptés de bas-reliefs ornent l'ensemble.

   Deux longues ailes en équerre, elles-mêmes composées de deux bâtiments de respectivement trois et cinq travées, bordent la cour d'honneur, coté Sud. Leurs couvertures à la Mansart laisse supposer qu'il puisse s'agir d'agrandissements postérieurs, tout du moins en ce qui concerne la seconde.

   La sobriété décorative des façades latérales fait que les tours moyenâgeuses s'harmonisent parfaitement avec les façades classiques.

   Les divers décrochements de façades sont soulignés par de puissants chaînages en pierres non harpées.

La façade postérieure, orientée au Nord donne sur le parc.

  Un long corps de logis de onze travées, dont un avant-corps de trois travées finement sculpté.

 

Conclusion

   Il est frappant de constater la disparité des divers éléments de façade qui cependant s'harmonisent parfaitement des extrémités vers le centre :

* Des rudimentaires tours d'angle que l'on a cependant percées d'ouvertures.

* La sobriété des façades classiques en maçonnerie enduite où la pierre n'apparaît que dans les encadrements de baies.

* La décoration exubérante des avant-corps avec ces consoles chantournées supportant le balcon à la ferronnerie en courbes et contre-courbes,

* Ces guirlandes sculptées et ces mascarons de style baroque, typiquement 18ème siècle.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, un premier château est construit.

* Au 12ème siècle (?), comme à Chantilly, les Bouteiller, ces cavistes des rois de France (voir liste), tirent parti de leur richesse pour établir ici une forteresse destinée à contrôler cette zone sensible à la limite des plaines à blé de la Brie et des forêts avoisinantes.

* En 1351, la terre d'Ermenonville change de main. Les seigneurs de Senlis la vendent à Robert de Lorris, mais c'est aussi l'époque de la Jacquerie. Les paysans trouvent refuge dans la forêt d'Ermenonville et mettent le feu au château.

* Au 16ème siècle, les guerres de religion n'ont pas épargné Ermenonville. Les seigneurs d'Ermenonville ont déserté le château. Henri de Navarre va cependant y mettre un terme, aidé dans son entreprise par un de ses fidèles, Dominique de Vic. Il lui fait acheter le château et vient souvent se reposer chez son compagnon.

* Cette famille de Vic va détenir Ermenonville pendant un siècle et demi et le transmettre par alliance aux Lombard qui vont édifier sur les fondations de l'ancien château une construction classique dans le goût du 18e siècle.

* En 1754, les Lombard vendent à leur tour Ermenonville à un riche fermier général de Louis XV (voir liste des rois), René Hatte. C'est le petit-fils de ce dernier, le marquis René de Girardin, qui va transformer les zones marécageuses alentour en un somptueux parc à l'anglaise, en avance sur son temps en quelque sorte.

Il y reçoit, entre autre, Jean-Jacques Rousseau qui apprécie les lieux où il peut "herboriser" tout à loisir.

* Le 2 juillet 1778, Jean Jacques Rousseau décède au château. René de Girardin le fait enterrer au sein même du parc, dans l'île des Peupliers.

* Vers 1792, la Révolution passe avec son cortège d'exactions. Girardin réussit à y sauver sa tête, mais quitte néanmoins son château où les révolutionnaires l'avaient séquestré.

* En 1874, les héritiers de Girardin vendent le domaine à une famille polonaise, les Radziwill.

* En 1927, la mort du dernier représentant de la famille Radzwill scelle le démantèlement du domaine dont le "Parc du Midi" est vendu au Touring Club de France et prend le nom de Parc Jean-Jacques Rousseau.

* Durant ce 20ème siècle, le parc au Nord et le château lui-même vont connaître des fortunes diverses et passer en de multiples mains.

* En 1991, parc et château sont acquis par un important groupe hôtelier au grand soulagement de la population locale, attachée à son château et inquiète sur son avenir.

* En 1992, le film Les Visiteurs utilise le château comme décors.

* En 1996, le château est à nouveau utilisé pour le film : Les Visiteurs II.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La visite du château est interdite sauf si vous réservez une chambre.

 

Les signes médiévaux sont rares, mais le charme opère

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Les fortifications sont curieuses !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Lavaqueresse est situé 35 km au Nord-Est de Saint Quentin, à 20km au Nord-Ouest de Vervins et à 8 km au Nord-Est de Guise.

   Coordonnées du bourg :

49° 56′ 59″ N 3° 42′ 39″ E
 49.949722°  3.710833°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   Dans la courbe d'une petite rue, coincée par son cimetière, bloquée par un muret, l'église de Lavaqueresse n'est pas mise en valeur et la puissance de ses défenses ne semble pas évidente.

   Pourtant, cette église possède encore quelques beaux détails de ses fortifications passées.

 

L'enquête commence

   Au premier regard, il semble logique de penser que seules les "extrémités" de l'église ont été fortifiées :

* Le chevet (à droite).

* Le clocher (à gauche).

  La nef ne possède pas de trace de système défensif ni de salle de repli.

 Puissance et discrétion sont les caractéristiques de ce chevet

Le chevet

    En faisant abstraction du petit bâtiment "récent" construit en avant du chevet, l'architecture est purement défensive avec 2 imposantes tours d'angle encadrant une courtine sans fenêtre. La présence d'une salle de repli au dessus du choeur est indéniable.

       Quatre détails me surprennent :

1 - Les tours ne possèdent que très peu d'ouvertures de tir.

2 - Un coté du chevet comporte 1 tour ronde, alors que l'autre s'enorgueillit de 2.

Y a t il eu une disparition récente ?

3 - Une tour montre une large ouverture dont la fonction m'échappe.

4 - Une ouverture identique existe sur la courtine entre les tours.

Sont ce les fantômes de bretèches ? (voir vocabulaire)

 

Le clocher

   Par sa hauteur et les dimensions de sa base, le clocher ressemble (un peu) à un donjon de château fort. Mais rapidement je suis surpris par trois détails :

1 - Sa base est en pierres alors que le sommet est en briques (est ce une réhausse du 17ème siècle ?).

2 - Les fentes de tir sont rares.

3 - Une petite tour ronde s'accroche à l'ensemble rectiligne sans que sa fonction défensive soit réelle.

    Ne trouvant pas de réponse logique, je vais tenter d'entrer par ce portail gothique.

 

    L'intérieur :

      Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

  Un panneau m'informe que l'église est visitable certains jours, renseignez vous avant.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle (?), construction de l'église.
* Au 17ème siècle, modification de l'église (fortification ?).
* En 1714, modification de l'église (aménagement d'un collatéral).
* En 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de l'Assomption) est libre et gratuite. La visite du clocher, des tours et de la salle de repli est interdite.

 

 

Un clocher fortifié est le secret de cette église

 

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