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Ombre et lumière

23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 07:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Massive est l'église de ce petit village    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Mauzens et Miremont est située dans le Périgord Noir à 60km au Sud-Ouest de Brive la Gaillarde, à 40km au Nord-Est de Bergerac et à 28km au Sud-Est de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

44° 59′ 38″ N 0° 55′ 10″ E
 44.993889°  0.919444°

 

     Toponymie : (--> petite initiation)

         L'origine du nom Miremont est presque évidente :

 * Mire : Regarder, voir.

 * Mont : Colline, point élevé.

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Éclairé par les rayons matinaux de Rhâ, le village aux petites ruelles et aux maisons serrées contre son église est surprenant par la variété des couleurs. N'étant point un peintre, je me dois de retrouver mes esprits de castellologue-amateur pour décortiquer le Graal de cette matinée de mai.

Le but de ma visite est là.

    Il est si haut qu'il en est presque insolent de puissance face aux petites maisons. La construction ne ressemble pas à une église fortifiée, pourtant sa forme me laisse un peu d'espoir.

Avez vous remarqué quelques détails ?

Les indices de fortification sont bien cachés 

L'enquête commence

       Sans faire le tour de l'église, je tente de la comprendre en ne regardant que par l'angle :

1 - Les 2 croisillons qui pourraient faire penser à des archères sont en réalité des renforts en fer.

 2 - La forme du clocher qui aurait pu l'image d'un crénelage est en réalité la caractéristique classique du clocher-peigne.

 3 - Le bâtiment en avant  (coté chevet plat) est une sacristie construite après l'édification de l'église. Le contrefort caché en est une preuve.

Avez vous remarqué le choix architectural d'encastrement du contrefort de gauche ?

 4 - Le long de la nef, le bâtiment en avancé est un agrandissement postérieur à la construction initiale.

Y a t il un indice qui pourrait me réjouir ?

 

Les indices défensifs

    Évidemment, comme moi, vous avez remarqué une porte sous le toit faisant penser à une salle de repli.

  En avançant vers le portail, je découvre une façade avec des ouvertures en partie supérieure.

Y aurait il 2 niveaux de repli dans ce bâtiment primitif ?

Une salle fortifiée d'archères droites 

Que d'indices !

    Sur la face ensoleillée, de nombreux indices du système défensif me brûlent les yeux (Vous me connaissez un peu maintenant, je suis toujours aussi exubérant devant une fortification). Il semble évident que cette construction est comme une tour de refuge et de défense :

 1 - A mi-hauteur, entre les contreforts plats, une fente verticale ressemble à une archère du 13ème siècle.

 2 - Presque sous le toit, une archère identique trône fièrement. L'ébrasement (voir vocabulaire ) extérieur confirme mon approche de datation.

 3 -Je suis surpris par un vitrail implanté dans le contrefort. J'opte pour une modification après le... heu.... 17ème siècle ?

 4 -La différence de hauteur entre les contreforts extérieurs et centraux me font penser à un rehaussement du bâtiment. Les salles de repli sont certainement créées à cette époque (13ème siècle ?).

 

Le portail

     La façade d'entrée reflète l'architecture de l'église : Sobriété.

  Point de sculpture, point de gargouille, point de fleuron, point de pinacle, point de remplage dans la fenêtre. L'église a traversé les siècles en ne laissant au sommet que les ancres en fer des tirants et le souvenir d'une salle de repli sous le toit.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle de Mauzens ne fait pas exception.

 

 

Histoire de l'église :aaa

* A la fin du 12ème siècle (1180 ?), construction de l'église.
* Au 13ème siècle, l'église est peut être remaniée (à vérifier).
* Au 15ème siècle, l'église est peut être agrandie (à vérifier).
* Au 20ème siècle, l'église est "modernisée" et consolidée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher et des salles de repli est interdite.

 

Une tour de guet servant de forteresse

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Est ce un clocher ou une tour ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Privat des Près est situé à 80km au Nord-Est de Bordeaux, à 55km au Sud d'Angoulème et à 40km Ouest-Nord-Ouest de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

45° 13′ 35.04″ N 0° 12′ 56.88″ E
 45.2264°  0.2158°

 

La maison forte :

     L'extérieur :

Préambule

    Dans de nombreux textes généraux de présentation du bourg, il est mentionné la présence du Prieuré de Saint Privat. Curieusement, beaucoup de ces textes affirment que la construction élancée que je vais vous décrire est : Le Prieuré.

   La vérité est tout autre. Il existait bien au Moyen Âge un ensemble de bâtiments religieux créé par une abbaye et desservi par des moines. Mais celui-ci a disparu il y a bien longtemps. Il ne reste de cet établissement que l'église du Prieuré.

   Autre vérité : Même si la tour survolant les arbres ressemble à un clocher, le bâtiment blanc que j'aperçois est une maison forte, sans aucune relation avec le prieuré.

 

La découverte

   Survolant les maisons, le toit de la tour hèle les passants pour leur quémander de venir la voir. Proche de la mairie, la petite maison forte ne ressemble pas à un puissant château fort (Elle n'avait  pas pour fonction initiale d'abriter une garnison ni de servir de refuge aux habitants). Pourtant, par de nombreux détails, elle impose le respect.

Un compromis entre habitat et défense 

La tour

    Par sa forme carrée de petites dimensions, la tour ne semble pas habitable. Ce ne devait être qu'une construction défensive. Des archères droites (début 13ème ?) sont situées sur 3 cotés.

    Curieusement elles ne sont visibles que sur 2 niveaux (alors que la tour semble en posséder 4). Elles ont peut être été rebouchées pour la construction tardive d'une randière et du pigeonnier au sommet.

 

Une énigme

    A la base de la tour, 2 détails m'intriguent :

1 - L'encadrement de la porte basse possède un retrait du mur.

Était ce pour encastrer un pont-levis ?

2 - Au dessus de la porte, une ouverture rectangulaire a été bouchée.

Était ce une bretèche (voir vocabulaire) protégeant la porte basse ?

 

Le bâtiment d'habitation

     Le bâtiment est aligné sur la tour coté façade principale, mais plus profond le rendant habitable. Les siècles et les différents propriétaires ont transformé et aménagé la construction pour la rendre confortable. La maison forte comporte 3 niveaux :

A - Le rez de chaussée a été le niveau le plus aménagé. De nombreuses ouvertures ont été créées (portes, fenêtres) alors qu'il semble évident qu'à l'origine, ce niveau était borgne. Ce rez de chaussée devait comporter la cuisine et les réserves.

B - Au 1er étage, bien que sur la gauche une fenêtre ait été percée récemment, il est évident qu'à droite il y avait la porte d'entrée d'origine. Cet étage comportait certainement la salle de réception et d'apparat.

C - Au dessus, c'était certainement la Camera ((pièce de vie privée). Les restes d'une fenêtre trilobée confirme ma supposition. Sur la droite, une belle petite archère cruciforme à croix pattée rappelle que la maison fut fortifiée en 2 étapes (cette archère date certainement du 14ème siècle).

 

    L'intérieur :

        La propriété est privée et non visitable. Je me console en partant à la découverte de l'église fortifiée.

 

 

Histoire de la maison forte :

  • * Au 13ème siècle, construction d'une maison forte.
  • * Au 14ème siècle,aménagement du bâtiment.
  • * Au 20ème siècle, la maison forte est détenue par un maréchal ferrant exerçant son activité dans le bâtiment.
  • * En 1993, la commune de Saint Privat est renommée Saint Privat des Prés.
  • * A la fin du 20ème siècle, la maison forte est une propriété privée habitée.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la maison forte depuis la route est libre et gratuite en respectant la vie privée des propriétaires. La visite est interdite.

 

Une petite perle dans un écrin de verdure.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Mais où est léglise fortifiée ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Cherval est située à 40km au Nord-Ouest de Périgueux, à 37km au Sud-Est d'Angoulème, à 25km au Nord-Ouest de Brantôme.

   Coordonnées du bourg :

45° 23′ 44.16″ N 0° 22′ 31.08″ E
 45.3956°  0.3753°

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

     Les constructions de style Gothique et surtout Gothique Flamboyant ont un élan vers le ciel et une recherche d'esthétique inégalée.

  Mais avant ces envolées, les hommes ont construits des bâtiments solides, puissants, râblés. L'art Roman avait moins de fioriture et avait un autre but que la beauté : La robustesse.

  Cette méthode de construction est bien adaptée à la protection des hommes contre les bandes de brigands.

C'est donc avec plaisir que je vais vous décrire une puissante église Romane.

 

La découverte

 1 - En arrivant dans le bourg, je recherche la place centrale montrant l'église. Je ne vois rien.

 2 - Je recherche donc dans le ciel un clocher élancé. Je ne vois rien.

Diantre, mais où est l'église ?

     Pour découvrir cette beauté, il faut avancer dans le bourg. L'église est coincée entre les maisons modernes.

Pensez vous que ce soit une église fortifiée ?

Quels curieux contreforts ! 

L'enquête commence

    La 1ère constatation est le mur fortement déversé devant être soutenu par de puissants contreforts empattés en partie basse.

    La 2ème constatation, les contreforts sont reliés entre eux par 4 arcs donnant de la grace à cette masse de pierres.

    La 3ème constatation est la petitesse des fenêtres empêchant les assaillants d'entrer. Cette protection est aussi assurée par la position très haute de ces ouvertures de lumières.

     La 4ème constatation est l'asymétrie de la façade. L'arc sous le clocher est plus grand que les 3 autres. Celui coté du chevet droit possède une fenêtre plus grande et encadrée par de belles colonnes sculptées, hélas usées par l'érosion.

 

Où sont les systèmes défensifs ?

    Dans cette massive construction, je ne vois pas d'archère, ni de crénelage et encore moins de bretèche (voir vocabulaire ).

   Évidemment le clocher massif avec ses ouvertures a certainement servi de tour de guet et de système de tir et de jeté de pierres.

   En observant avec attention le mur sous le toit, je vois des ouvertures rectangulaires prouvant l'existence d'une salle de repli.

Je suis bien devant une église fortifiée !

 

Un plan peu classique pour une église fortifiée

    L'intérieur :

Surprenante ambiance

    En entrant je suis surpris par le bénitier comportant une coquille Saint Jacques stylisée puis je suis fasciné par la lumière diffuse et l'ambiance. L'art Roman si solide parait ici très fin. Cela est causé par les 4 travées surmontées de rondes coupole.

   Pour soutenir les coupoles, au lieu de puissants piliers, je vois 3 colonnes reliées donnant de la grâce et de la légèreté. Leur base est élégante avec ces décors géométriques et leur chapiteau sculpté de têtes très expressives.

 

De mystérieux orifices

   Installé près de l'autel, je regarde chaque pierre, chaque détail de cette linéaire église, quand je suis interpellé par les coupoles. Deux d'entre elle comportent un large orifice.

    Ces "fenêtres" sont situées dans la salle de repli et devaient servir à la défense de l'église lorsque l'assaillant avait forcé la porte d'entrée.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église. Elle semble avoir été fortifiée par les Templiers de la commanderie du Soulet.
* Au 13ème siècle, modification partielle de l'église.
* En 1301, Ysard de Chaussada est le dernier commandeur de l'Ordre du Temple du Soulet.
* Au 14ème siècle, après la disparition de l'Ordre du Temple, l'église appartient aux Hospitaliers (à vérifier).
* Au 17ème siècle, construction de la partie haute du clocher.
* En 1710, une chapelle est construite coté Nord, accessible depuis la 3ème travée.
* En 1905, la commune est propriétaire de l'église.
* En 1913, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* En 1951, début d'une campagne de remise en état d'une durée de 4 ans.
* En 1967, le conseil municipale vote l'aménagement d'une horlogue sur le clocher.
* Au 20ème siècle, des fouilles sont organisées. De nombreux objets sont découverts. L'hypothèse d'une église plus ancienne est émise.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin)  est libre et gratuite. La visite du clocher et de la salle de repli est interdite.

 

 

A l'époque médiévale, la couleur était sur tous les murs

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

  L'église surveille mon arrivée !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Siorac de Ribérac est située à 80km au Nord-Est de Bordeaux, à 50km au Sud-Est d'Angoulême, à 40km au Nord-Nord-Ouest de Bergerac et à 30km à l'Ouest de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

45° 11′ 54″ N 0° 21′ 32″ E
 45.198333°  0.358889°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     La route serpente en direction du petit bourg, cela signifie que Siorac de Ribérac est posé en haut d'une colline.

  Survolant les toits des maisons, une construction observe tous mes mouvements. C'est l'église dont les 2 tours m'informent qu'elle doit être fortifiée. Je pressens déjà que je vais me régaler.

L'église devance la mairie 

Ma première surprise

    En arrivant dans le bourg, mon premier étonnement n'est pas pour l'église mais pour les rues et ruelles du bourg.

Ne remarquez vous rien ?

  Il n'y a aucun fil électrique ni téléphonique striant l'espace. Que ce monde est beau sans les progrès qui défigurent trop souvent nos cités.

  Je me dois de faire de belles photos pour remercier la municipalité de cette intelligente initiative.

 

Mais où sont les défenses ?

    Comme un enfant devant un sapin de Noël je me précipite au bas du clocher-tour. Appuyé sur ses contreforts plats, cette haute construction semble dépourvue de tout système défensif. 

 

Analyse rapide du clocher-tour

   Pour comprendre cette construction, je prends un peu de recul. Le petit bâtiment accolé devant semble être un ajout tardif (sa fenêtre trop basse est incompatible avec une véritable défense  ).

  Le clocher est divisé en 2 parties :

1 - Au sommet, des ouvertures ressemblant à un crénelage.

- Curieusement je ne vois ni archère ni mâchicoulis (voir vocabulaire ) pour une défense rapprochée efficace.

- Les ouvertures sont trop importantes pour se protéger.

- Il n'y a pas de console pour accrocher un mantelet.

- La corniche n'est pas assez profonde pour porter un hourdage

2 - Au milieu, les ouvertures Romanes posées sur des colonnettes sont belles mais ne sont point défensives.

 

L'autre coté du clocher-tour

   Sur l'autre face, je suis étonné par la forme brute des ouvertures (point de sculpture ni de colonnette). La corniche est très abîmée est de nombreux trous s'alignent. Sont ce :

* Les fantômes des modillons arrachés ?

* Des trous de boulins ?... Mais ils ne sont pas assez larges et trop peu espacés.

* Des supports pour des hourds (voir vocabulaire ) ?... Mais cela n'est point logique pour ce style de fenêtre.

Que de mystères pour une petite église !

L'ombre de la tour me surveille 

Je rêve

   Ne comprenant pas comment cette église fut fortifiée, je prends à nouveau un peu de recul. Devant tant de beautés fortifiées primitives, j'ai presque la larme à l'oeil.

   En faisant abstraction du bâtiment récent au centre, de la fenêtre trop basse et de la voiture (récente aussi), je suis transporté dans mon monde (le moyen âge bien sur).

 

Quel rustique et original système défensif

   La façade Sud-Ouest comporte :

ADeux fentes verticales qui ont peut être pu servir d'archères tant elles sont fines.

B -  Sur la gauche, une ouverture rectangulaire. Elle mène à un escalier dans la tour. L'actuelle mairie occupant les locaux de l'ancien monastère, certains archéologues supposent qu'une passerelle avec pont-levis reliait les deux bâtiments permettant aux moines de rejoindre rapidement l'église fortifiée.

 

Encore des surprises !

  La façade Nord-Ouest, comme sa "consoeur" possède aussi des fentes verticales. Mais c'est surtout la haute construction à l'opposé du clocher qui me fascine.

  Adossée à l'ancien bâtiment du 12ème siècle, est construit un siècle plus tard coté Ouest la tour barlongue (voir la définition ici). Un "ancien" du village (intéressé par ma fascination pour son église) m'affirme que la base de la tour mesure 3 mètres d'épaisseur et que les étages comporte des salles de repli et de défense.

Cela semble logique à la vue de cette paroi.

 

    L'intérieur

Elle est fermée

    Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle de Siorac de Ribérac n'échappe pas à la règle. Mais j'ai un secret pour entrer. Ayant revu récemment Alice au Pays des merveilles, j'ai l'idée de l'imiter et de regarder par le trou de la serrure.

 

C'est déjà fini

   D'abord, je vois des marches pour monter "au ciel", puis au loin il y a .... C'est à vous de conclure.

     Je quitte à regret cet agréable village non sans admirer le paysage fleuri et verdoyant.

 

 

Histoire de l'église :

  • * Au 12ème siècle, construction de l'église.
  • * A la fin du 12ème siècle, Adhémar de la Torre, évêque de Périgueux, fait construire un Prieuré adjacent à l'église.
  • * Au 13ème siècle, l'église subit quelques modifications internes.
  • * En 1337, début de la Guerre de Cent ans.
  • * Au milieu du 14ème siècle, pour se protéger des attaques Franco-Anglaises et des "Routiers", les villageois construisent, au bout de l'église, une tour de défense avec salle de repli.
  • * En 1946, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre ès Liens) est libre et gratuite depuis les rues. La visite du clocher et de la tour est interdite.

S'il n'y avait pas les arbres, je verrais l'Amérique !

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 06:30
     Dans ma recherche de fortifications médiévales, il m'arrive parfois de trouver une documentation minimale sur un bâtiment peu fortifié. Mon instinct de chasseur-médiéviste m'oblige à le découvrir et... à vous le montrer.  


Département 24 - DORDOGNE

Le bourg :
   Situation :   (Le voir sur une carte)
       La commune de Vanxains est située à 10km au Sud-ouest de Ribérac et à 12km au Sud-Est de Aubeterre sur Dronne.

  Coordonnées du bourg :

45° 13′ 0.12″ N 0° 17′ 17.16″ E
 45.2167°  0.2881°


L'église fortifiée:
      L'extérieur :
La découverte
    Au centre du village, le bâtiment religieux est immanquable tant il est imposant et domine les maisons. Mais point touriste je suis, et ma recherche commence par la vue latérale du clocher. Hélas, cette solide construction romane ne me donne aucun indice sur une possible fortification.

La recherche d'indice
    Je prends un peu de recul et tente de disséquer la façade. Elle est massive, semble avoir été construite en 2 étapes et .. (rêverais je ?).. je crois voir des fentes de tir, mais ce ne sont peut être que des baies de lumière (?).
   La preuve d'une église fortifiée étant faible, je continue la recherche sur la face arrière, qui est sobre, massive, romane mais sans trace de défense.

Ai je trouvé ?
     Ma 4ème tentative de recherche d'indice est plus fructueuse. Comme je le pensais, cette église devait être un bâtiment solide pour la sécurité de la population. Par conséquent, elle possède une salle de repli au dessus de la nef accessible uniquement par une échelle à l'intérieur.

L'intérieur :
     De belles croisés d'ogive se distinguent dans les allées, une coupole simple et douce, et c'est surtout la lumière diffuse du chevet qui m'attire. Le plan peu classique ne me révèle pas d'autres indices de défense.


Histoire dé l'église:

* Au 12ème siècle, les habitants fortifient l'église. 
* Au 21ème siècle, la découverte est libre et gratuite. L'intérieur de l'église (dédiée à Notre Dame) est visitable en dehors des offices.

 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 06:30
 

   Les églises fortifiées sont fascinantes car elles possèdent, en plus de leurs architectures différentes, des systèmes défensifs très variés. En voici une faisant un compromis entre puissance et....

Je préfère vous laisser la découvrir.

 


Département 24 - DORDOGNE

Le bourg :
       Situation :   (Le voir sur une carte)

   La commune de Festalemps est située à 10km au Sud-Est de Aubeterre sur Dronne, à 10km à l'Ouest de Ribérac et à 40km à l'Ouest de Périgueux.

     Coordonnées du bourg :

45° 13′ 37.92″ N 0° 14′ 29.04″ E
 45.2272°  0.2414°

 

L'église: 
      L'extérieur :
L'arrivée
    Même si je prépare toujours mes visites de châteaux forts ou d'églises fortifiées, je suis très souvent surpris par le bâtiment tel un enfant devant un dessin animé.
   En descendant de mon destrier je n'imaginais pas qu'une beauté se cachait derrière cette nef très Romane.

La découverte
    Bien que le bâtiment ait été partiellement arasé, rapidement j'ai remarqué les classiques ouvertures de défense d'une salle de repli sous le toit. En prenant un peu de recul, les fortifications médiévales se révèlent à mes yeux ébahis.

Comme elle est belle cette église fortifiée !


Le clocher
    Evidemment, le "rond" clocher semble être la pièce maîtresse du système de défense. Il est haut, puissant, imposant avec des murs épais et surtout un crénelage faisant pâlir de jalousie de nombreuses ruines castrales que j'ai visitées .

        L'intérieur :
     En poussant la porte, je découvre une ambiance neutre, sans décors, sans artifice et hélas, sans indice de fortification médiévale. Il y a bien une statut "guerrière" d'une héroïne Lorraine (et Française bien sur), mais je ne vois pas d'escalier en colimaçon ou une échelle pour accéder à une trappe.
   Cette église gardera son secret fortifié.


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Vers le 12ème siècle (?), les habitants fortifient l'église.
* En 1947, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. L'intérieur de l'église est visitable en dehors des offices. Les fortifications ne sont pas visitables.

 

 

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 07:30


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Le bourg :
        Situation :   (le voir sur une carte)
    La commune de Cendrieux est située à 15km à l'Ouest de 'Les Eyzies'  et à 27km au Sud de Périgueux.

  Coordonnées du bourg :

44° 59′ 49″ N 0° 49′ 25″ E
 44.996944°  0.823611°


L'église fortifiée:
      L'extérieur :
L'aveuglante découverte
    En arrivant tôt le matin dans ce village, le soleil rasant crée des ombres immenses et m'empêche de voir les détails de l'église, but de ma balade. Je m'écarte donc de cette façade très classique et je contourne le bâtiment pour voir.... Hooo, une fortification.

La description
    Ce que je pensais être une église classique est en réalité un bâtiment religieux fortifié. A la place de l'habituel clocher, l'église possède une puissante tour crénelée.

   Toujours en prenant du recul, je suis en admiration devant cette fortification assez rare pour une "modeste église" de village. Avec la différence de qualité des pierres et les lucarnes, il est facile d'imaginer que cette tour, ajoutée à l'église romane, comporte une salle de repli et un niveau de défense avec créneaux (curieusement sans fente de tir ou archère - voir vocabulaire).
Être un assaillant en bas de la tour devait être risqué.

       L'intérieur :
   La porte est fermée, et je n'ai vu aucun habitant pour m'aider à trouver le "maître des clés".


Histoire de l'église:

* Au 14ème siècle, les habitants demandent la fortification de l'église. 
* En 1925, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Jean Baptiste) est libre et gratuite. L'intérieur des fortifications est difficilement visitable.

 

 

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 07:30

 

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Le bourg :
   Situation  (--> le voir sur une carte)
       La petite commune de Badefols sur Dordogne est située à 30km à l'Est de Bergerac et à 25km au Sud-Ouest du bourg "préhistorique" de Les Eyzies.

    Coordonnées du château :

44° 50' 39.52" N 0° 47' 36.964" E
 44.844311 °  0.793601°


Le château:
      L'extérieur :
La découverte
    Après avoir dévoré des yeux le magnifique château de Bannes proche de Beaumont du Périgord (à 10km au Sud) je traverse en rêvant le petit village de Badefols quand je suis en arrêt devant cette masse !
    Ne me dites pas que vous n'avez pas vu cette beauté.... Hoo, déçu je suis que nos 3 années d'échange ne vous aient point transformé en médiéviste affûté.
   J'avoue avoir un peu triché; Il faut avancer de quelques mètres et en un bond.. Hop.. je vois ceci.  Et avec un autre bond latéral, j'admire ce rempart tortueux (car longeant la falaise) équipé de canonnières (voir vocabulaire).

L'approche
   La montée par l'Ouest, le Nord et le Sud est impossible à cause de la falaise, il faut donc que je trouve un sentier par l'Est. La dense végétation et les hauts arbres ne facilitent pas la progression. Un long plateau est ma récompense après la montée. Et avec mon imagination fertile, je crois discerner de pans de mur (oui, je sais, je suis imaginatif, mais je vous assure que pierres taillées il y a).
   Quelques mètres plus loin, un pont enjambe un fossé. Je vous sens dubitatif; Regardez ici :

Voyez vous ce trou devançant le château ?  


Il est là !
    Mon but premier n'était pas de voir de l'herbe et des branches  mais un château fort, en ruine évidemment. Et après le passage d'un 2ème pont tout aussi herbeux, je découvre enfin les remparts.
    Mais ma joie est de courte durée car au delà des poutres remplaçant un pont-levis, la porte est fermée et un panneau m'interdit la découverte.
   Point de sonnette pour tenter une négociation avec le propriétaire. C'est donc la découverte extérieure du rempart qui sera ma réjouissance du jour.

 Wahou, quel rempart !
 

    Il comporte des bouches à feu avec un embrasement  permettant un angle de tir important. Certaines ouvertures sont plus importantes. Y a t il eu une amélioration de l'armement à poudre entre la construction de ces 2 baies ?

        L'intérieur :
 Le château est une propriété privée non visitable.
    Qu'importe si la ruine est interdite, la panorama sur la Dordogne est magnifique.
 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, un château est décrit dans un texte.
* Au début du 14ème siècle, Séguin de Badefols est un terrible seigneur brigand. Il est nommé : Le Roi des Grandes Compagnies.
* En 1364, Séguin est arrêté, jugé et condamné. Mais son fils Tuto est aussi un brigand. Il terrorise le Bergeracois.
* Vers 1792, Lakanal fait détruire le château.
* Au 21ème siècle, la découverte depuis la route et le chemin est libre et gratuite. La visite est interdite.

 

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 07:30

 

  Département 24 - DORDOGNE

  Le bourg :
     Situation :  (le voir sur une carte)
         La petite commune de La Chapelle Grésignac est située à 25km à l'Ouest de Brantôme et à 22km au Nord de Ribérac. Le hameau de Grésignac est à 2 km à l'Est.

 

   Coordonnée du sitec :

45° 23′ 39.84″ N 0° 20′ 17.88″ E
 45.3944°  0.3383°

 

 

    Le site féodal : 

Pourquoi  le choix de ce site ?

* Une documentation régionale m'informe qu'une motte féodale est identifiable dans le hameau de Grésignac.

* Curieusement mon Atlas des châteaux forts ainsi que mon Dictionnaire des fortifications médiévales ne la décrivent pas.

* Il me faut découvrir la vérité.


Est ce le château ?

* Arrivée dans le hameau, je remarque de suite une curieuse forme "éléphantesque".

* Ce sont 2 arcs plein cintre retombant sur des colonnes. L'ensemble est posé sur une petite motte.

Ai je découvert ce site inconnu ?

* Hélas non. Je suis en présence des ruines très consolidées de l'ancienne église paroissiale.

* Sa forme me fait penser à une construction du.... heu... 12ème siècle (?)

 
La recherche continue

Mais comment trouver une motte castrale dans une région vallonnée avec les arbres cacheurs de paysage et d'horizon.

Vais je rentrer bredouille ?
* Comme par magie, mon regard est attiré par un jaune panneau dans les vertes broussailles.
* J'attaque donc une marche agréable qui serpente a travers les fermes.
* Un peu plus loin, à l'extérieur du hameau, j'empreinte un sentier et je la vois, nue devant moi.

* Je vous sens un peu déçu, pourtant cette motte est vraiment belle avec ses flans abrupts et au fond, une élévation circulaire ayant portée une fortification en bois.


Qu'est ce qu'une motte féodale ?

* Une motte féodale est une butte naturelle ou partiellement aménagée par l'homme portant une fortification.

* Avec sa hauteur, elle facilite le guet et avec ses pentes, elle interdit ou rend difficile l'accès d'assaillants sur les cotés.

 
Etude de la motte de Grésignac

* Pour comprendre cette motte féodale, il faut la regarder de loin et l'imaginer "sans arbre" autour.

* Contrairement à une simple butte, cette motte comporte un plateau avancé.

* Le plan en coupe longitudinal et axial permet de comprendre la topologie du terrain.

* Complété par le plan en vue de dessus (réalisé par Alain De La Ville) cette motte n'a plus de secret pour moi (et pour vous j'espère !).
 * Il est facile d'imaginer qu'une tour en bois était posée sur le sommet, puis en dessous une basse-cour avec un logis minimal et des communs.
* L'ensemble était certainement entouré par des douves peu profondes (?).

   

   

Histoire du site féodal :

* Au 12ème siècle, un château en bois sur motte existe peut être  (?).

* A la fin du 12ème siècle, un texte cite la "Capella de Grasinhaco".

* En 1243, un "castel de Grézaniaco" est cité.

* Au 17ème siècle, l'église est encore paroissiale.

* Au début du 18ème siècle, une partie de l'église est endommagée (en ruine ?).

* En 1780, l'église est en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte depuis le chemin est libre et gratuite. La motte est sur une propriété privée donc interdite, par contre la ruine de l'église est visitable.

 

 

   Pour les passionnés de motte castrale, j'ai réalisé un article sur un site plus modeste et tout aussi intéressant.

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 06:30
 

 

    J'ai un doute : Ce château a été construit en 1497, donc pour de nombreux historiens médiévistes, il serait plutôt Renaissance car le moyen âge s'arrête vers 1492. Mais curieusement, Les Bories est cité dans le dictionnaire des châteaux forts et fortifications du moyen âge de Salch.

Dois je vous le présenter dans mon blog ?

 Je prends le risque... A vous de juger !
 


Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

   Situation :   (le voir sur une carte)

      La commune de  Antonne et Trigonant  est située à 5km au Nord-Est de Périgueux. L'entrée du château est sur la RN21 en direction de Sariac sur l'Isle.

 

  Coordonnées du château :

45° 13' 9.368" N 0° 50' 38.303" E
 45.219269°  0.843973°

 

   Curiosités :

 En fonction des cartes, des panneaux, des brochures, des livres, le château se nomme :

* Bories,

* Les Bories,

* Des Bories.

 

Le château

    L'extérieur :

Le plaisir monte

 * Un simple panneau apposé en bordure d'un chemin et je trésaille déjà de plaisir.

 * J'emprunte lentement à pieds le chemin carrossable qui me mène vers le paradis.

 * Les oiseaux qui gazouillent, l'herbe fraîchement coupée qui inonde mes naseaux, le bruit doux des arbres, le vent matinal... Paradisiaque !

* Soudain, comme par magie le château apparaît dans la lumière.


L'analyse

* La base quadrangulaire comporte le logis certainement très lumineux grâce à ses nombreuses fenêtres à meneaux en croix symétriquement posées.

* Point de système de défense sur ce mur de logis.

* La protection de proximité est réalisée par les 2 imposantes tours rondes.

* Elles comportent sous les hauts toits à poivrière des créneaux espacés avec fentes en croix pour armes à feu et les classiques mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Évidemment, comme beaucoup de châteaux forts du 15ème siècle, des canonnières pour tir tendu assurent la défense à la base des tours.


      L'intérieur :

*  Le château est une propriété privée et visitable en été.

* Hélas, c'est toujours au printemps que je chasse les châteaux. A la taverne d'un village voisin, un sympathique moustachu m'affirme qu'il y a :

- Un escalier (carré ?) avec voûtes en ogive retombant sur de beaux culs de lampes,

- Un escalier d'entrée sculptée de choux frisés,

- La cuisine comporte un plafond voûtés d'ogives retombant sur un pilier central,
 (heu... je n'ai pas tout retenu... Me raconterez vous si vous le visitez ?).

 

Nota :

- Après avoir visité ce château, quelques personnes sont venues m'exprimer leur déception.

- Accueil peu sympathique, visite très courte, peu de détails donnés.

- N'hésitez pas à me faire connaître votre ressenti.

 
 
Histoire du château :

* Le lieu appartiendrait à la famille Saint Astier (Je n'ai pas trouvé de citation sur la présence d'un château).

* En 1497, Jeanne de Hautefort, veuve de Jean de Saint Astier, fait construire un château en ce lieu.

* Durant les guerres de Religions (1562 à 1598), le château subit au moins 2 sièges.

* En1604, le château est remanié.

* Durant la Fronde (1648 à 1652), le château est attaqué au moins 2 fois.

* En 1792, le château est réquisitionné par les révolutionnaires.

* Au 19ème siècle, le bâtiment appartient à nouveau à la famille Saint Astier.

* En 1891, Saint Astier vend le château au Comte (voir titre de Noblesse) de Paris.

* En 1911, la famille des Nervaux-Loys entreprend des travaux de rénovation.

* En 1974, le château est classé aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte depuis la route et le chemin est libre et gratuite. La visite payante est possible certains jours en été. Renseignez vous.

 

 

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