Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Mais où est léglise fortifiée ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Cherval est située à 40km au Nord-Ouest de Périgueux, à 37km au Sud-Est d'Angoulème, à 25km au Nord-Ouest de Brantôme.

   Coordonnées du bourg :

45° 23′ 44.16″ N 0° 22′ 31.08″ E
 45.3956°  0.3753°

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

     Les constructions de style Gothique et surtout Gothique Flamboyant ont un élan vers le ciel et une recherche d'esthétique inégalée.

  Mais avant ces envolées, les hommes ont construits des bâtiments solides, puissants, râblés. L'art Roman avait moins de fioriture et avait un autre but que la beauté : La robustesse.

  Cette méthode de construction est bien adaptée à la protection des hommes contre les bandes de brigands.

C'est donc avec plaisir que je vais vous décrire une puissante église Romane.

 

La découverte

 1 - En arrivant dans le bourg, je recherche la place centrale montrant l'église. Je ne vois rien.

 2 - Je recherche donc dans le ciel un clocher élancé. Je ne vois rien.

Diantre, mais où est l'église ?

     Pour découvrir cette beauté, il faut avancer dans le bourg. L'église est coincée entre les maisons modernes.

Pensez vous que ce soit une église fortifiée ?

Quels curieux contreforts ! 

L'enquête commence

    La 1ère constatation est le mur fortement déversé devant être soutenu par de puissants contreforts empattés en partie basse.

    La 2ème constatation, les contreforts sont reliés entre eux par 4 arcs donnant de la grace à cette masse de pierres.

    La 3ème constatation est la petitesse des fenêtres empêchant les assaillants d'entrer. Cette protection est aussi assurée par la position très haute de ces ouvertures de lumières.

     La 4ème constatation est l'asymétrie de la façade. L'arc sous le clocher est plus grand que les 3 autres. Celui coté du chevet droit possède une fenêtre plus grande et encadrée par de belles colonnes sculptées, hélas usées par l'érosion.

 

Où sont les systèmes défensifs ?

    Dans cette massive construction, je ne vois pas d'archère, ni de crénelage et encore moins de bretèche (voir vocabulaire ).

   Évidemment le clocher massif avec ses ouvertures a certainement servi de tour de guet et de système de tir et de jeté de pierres.

   En observant avec attention le mur sous le toit, je vois des ouvertures rectangulaires prouvant l'existence d'une salle de repli.

Je suis bien devant une église fortifiée !

 

Un plan peu classique pour une église fortifiée

    L'intérieur :

Surprenante ambiance

    En entrant je suis surpris par le bénitier comportant une coquille Saint Jacques stylisée puis je suis fasciné par la lumière diffuse et l'ambiance. L'art Roman si solide parait ici très fin. Cela est causé par les 4 travées surmontées de rondes coupole.

   Pour soutenir les coupoles, au lieu de puissants piliers, je vois 3 colonnes reliées donnant de la grâce et de la légèreté. Leur base est élégante avec ces décors géométriques et leur chapiteau sculpté de têtes très expressives.

 

De mystérieux orifices

   Installé près de l'autel, je regarde chaque pierre, chaque détail de cette linéaire église, quand je suis interpellé par les coupoles. Deux d'entre elle comportent un large orifice.

    Ces "fenêtres" sont situées dans la salle de repli et devaient servir à la défense de l'église lorsque l'assaillant avait forcé la porte d'entrée.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église. Elle semble avoir été fortifiée par les Templiers de la commanderie du Soulet.
* Au 13ème siècle, modification partielle de l'église.
* En 1301, Ysard de Chaussada est le dernier commandeur de l'Ordre du Temple du Soulet.
* Au 14ème siècle, après la disparition de l'Ordre du Temple, l'église appartient aux Hospitaliers (à vérifier).
* Au 17ème siècle, construction de la partie haute du clocher.
* En 1710, une chapelle est construite coté Nord, accessible depuis la 3ème travée.
* En 1905, la commune est propriétaire de l'église.
* En 1913, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* En 1951, début d'une campagne de remise en état d'une durée de 4 ans.
* En 1967, le conseil municipale vote l'aménagement d'une horlogue sur le clocher.
* Au 20ème siècle, des fouilles sont organisées. De nombreux objets sont découverts. L'hypothèse d'une église plus ancienne est émise.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin)  est libre et gratuite. La visite du clocher et de la salle de repli est interdite.

 

 

A l'époque médiévale, la couleur était sur tous les murs

 

Vers liste

constructions

des Templiers

Vers liste châteaux des Templiers   Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées  

Vers Menu châteaux de Dordogne

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

  L'église surveille mon arrivée !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Siorac de Ribérac est située à 80km au Nord-Est de Bordeaux, à 50km au Sud-Est d'Angoulême, à 40km au Nord-Nord-Ouest de Bergerac et à 30km à l'Ouest de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

45° 11′ 54″ N 0° 21′ 32″ E
 45.198333°  0.358889°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     La route serpente en direction du petit bourg, cela signifie que Siorac de Ribérac est posé en haut d'une colline.

  Survolant les toits des maisons, une construction observe tous mes mouvements. C'est l'église dont les 2 tours m'informent qu'elle doit être fortifiée. Je pressens déjà que je vais me régaler.

L'église devance la mairie 

Ma première surprise

    En arrivant dans le bourg, mon premier étonnement n'est pas pour l'église mais pour les rues et ruelles du bourg.

Ne remarquez vous rien ?

  Il n'y a aucun fil électrique ni téléphonique striant l'espace. Que ce monde est beau sans les progrès qui défigurent trop souvent nos cités.

  Je me dois de faire de belles photos pour remercier la municipalité de cette intelligente initiative.

 

Mais où sont les défenses ?

    Comme un enfant devant un sapin de Noël je me précipite au bas du clocher-tour. Appuyé sur ses contreforts plats, cette haute construction semble dépourvue de tout système défensif. 

 

Analyse rapide du clocher-tour

   Pour comprendre cette construction, je prends un peu de recul. Le petit bâtiment accolé devant semble être un ajout tardif (sa fenêtre trop basse est incompatible avec une véritable défense  ).

  Le clocher est divisé en 2 parties :

1 - Au sommet, des ouvertures ressemblant à un crénelage.

- Curieusement je ne vois ni archère ni mâchicoulis (voir vocabulaire ) pour une défense rapprochée efficace.

- Les ouvertures sont trop importantes pour se protéger.

- Il n'y a pas de console pour accrocher un mantelet.

- La corniche n'est pas assez profonde pour porter un hourdage

2 - Au milieu, les ouvertures Romanes posées sur des colonnettes sont belles mais ne sont point défensives.

 

L'autre coté du clocher-tour

   Sur l'autre face, je suis étonné par la forme brute des ouvertures (point de sculpture ni de colonnette). La corniche est très abîmée est de nombreux trous s'alignent. Sont ce :

* Les fantômes des modillons arrachés ?

* Des trous de boulins ?... Mais ils ne sont pas assez larges et trop peu espacés.

* Des supports pour des hourds (voir vocabulaire ) ?... Mais cela n'est point logique pour ce style de fenêtre.

Que de mystères pour une petite église !

L'ombre de la tour me surveille 

Je rêve

   Ne comprenant pas comment cette église fut fortifiée, je prends à nouveau un peu de recul. Devant tant de beautés fortifiées primitives, j'ai presque la larme à l'oeil.

   En faisant abstraction du bâtiment récent au centre, de la fenêtre trop basse et de la voiture (récente aussi), je suis transporté dans mon monde (le moyen âge bien sur).

 

Quel rustique et original système défensif

   La façade Sud-Ouest comporte :

ADeux fentes verticales qui ont peut être pu servir d'archères tant elles sont fines.

B -  Sur la gauche, une ouverture rectangulaire. Elle mène à un escalier dans la tour. L'actuelle mairie occupant les locaux de l'ancien monastère, certains archéologues supposent qu'une passerelle avec pont-levis reliait les deux bâtiments permettant aux moines de rejoindre rapidement l'église fortifiée.

 

Encore des surprises !

  La façade Nord-Ouest, comme sa "consoeur" possède aussi des fentes verticales. Mais c'est surtout la haute construction à l'opposé du clocher qui me fascine.

  Adossée à l'ancien bâtiment du 12ème siècle, est construit un siècle plus tard coté Ouest la tour barlongue (voir la définition ici). Un "ancien" du village (intéressé par ma fascination pour son église) m'affirme que la base de la tour mesure 3 mètres d'épaisseur et que les étages comporte des salles de repli et de défense.

Cela semble logique à la vue de cette paroi.

 

    L'intérieur

Elle est fermée

    Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle de Siorac de Ribérac n'échappe pas à la règle. Mais j'ai un secret pour entrer. Ayant revu récemment Alice au Pays des merveilles, j'ai l'idée de l'imiter et de regarder par le trou de la serrure.

 

C'est déjà fini

   D'abord, je vois des marches pour monter "au ciel", puis au loin il y a .... C'est à vous de conclure.

     Je quitte à regret cet agréable village non sans admirer le paysage fleuri et verdoyant.

 

 

Histoire de l'église :

  • * Au 12ème siècle, construction de l'église.
  • * A la fin du 12ème siècle, Adhémar de la Torre, évêque de Périgueux, fait construire un Prieuré adjacent à l'église.
  • * Au 13ème siècle, l'église subit quelques modifications internes.
  • * En 1337, début de la Guerre de Cent ans.
  • * Au milieu du 14ème siècle, pour se protéger des attaques Franco-Anglaises et des "Routiers", les villageois construisent, au bout de l'église, une tour de défense avec salle de repli.
  • * En 1946, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre ès Liens) est libre et gratuite depuis les rues. La visite du clocher et de la tour est interdite.

S'il n'y avait pas les arbres, je verrais l'Amérique !

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux de Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 06:30
     Dans ma recherche de fortifications médiévales, il m'arrive parfois de trouver une documentation minimale sur un bâtiment peu fortifié. Mon instinct de chasseur-médiéviste m'oblige à le découvrir et... à vous le montrer.  


Département 24 - DORDOGNE

Le bourg :
   Situation :   (Le voir sur une carte)
       La commune de Vanxains est située à 10km au Sud-ouest de Ribérac et à 12km au Sud-Est de Aubeterre sur Dronne.

  Coordonnées du bourg :

45° 13′ 0.12″ N 0° 17′ 17.16″ E
 45.2167°  0.2881°


L'église fortifiée:
      L'extérieur :
La découverte
    Au centre du village, le bâtiment religieux est immanquable tant il est imposant et domine les maisons. Mais point touriste je suis, et ma recherche commence par la vue latérale du clocher. Hélas, cette solide construction romane ne me donne aucun indice sur une possible fortification.

La recherche d'indice
    Je prends un peu de recul et tente de disséquer la façade. Elle est massive, semble avoir été construite en 2 étapes et .. (rêverais je ?).. je crois voir des fentes de tir, mais ce ne sont peut être que des baies de lumière (?).
   La preuve d'une église fortifiée étant faible, je continue la recherche sur la face arrière, qui est sobre, massive, romane mais sans trace de défense.

Ai je trouvé ?
     Ma 4ème tentative de recherche d'indice est plus fructueuse. Comme je le pensais, cette église devait être un bâtiment solide pour la sécurité de la population. Par conséquent, elle possède une salle de repli au dessus de la nef accessible uniquement par une échelle à l'intérieur.

L'intérieur :
     De belles croisés d'ogive se distinguent dans les allées, une coupole simple et douce, et c'est surtout la lumière diffuse du chevet qui m'attire. Le plan peu classique ne me révèle pas d'autres indices de défense.


Histoire dé l'église:

* Au 12ème siècle, les habitants fortifient l'église. 
* Au 21ème siècle, la découverte est libre et gratuite. L'intérieur de l'église (dédiée à Notre Dame) est visitable en dehors des offices.

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux de Dordogne

 

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 06:30
 

   Les églises fortifiées sont fascinantes car elles possèdent, en plus de leurs architectures différentes, des systèmes défensifs très variés. En voici une faisant un compromis entre puissance et....

Je préfère vous laisser la découvrir.

 


Département 24 - DORDOGNE

Le bourg :
       Situation :   (Le voir sur une carte)

   La commune de Festalemps est située à 10km au Sud-Est de Aubeterre sur Dronne, à 10km à l'Ouest de Ribérac et à 40km à l'Ouest de Périgueux.

     Coordonnées du bourg :

45° 13′ 37.92″ N 0° 14′ 29.04″ E
 45.2272°  0.2414°

 

L'église: 
      L'extérieur :
L'arrivée
    Même si je prépare toujours mes visites de châteaux forts ou d'églises fortifiées, je suis très souvent surpris par le bâtiment tel un enfant devant un dessin animé.
   En descendant de mon destrier je n'imaginais pas qu'une beauté se cachait derrière cette nef très Romane.

La découverte
    Bien que le bâtiment ait été partiellement arasé, rapidement j'ai remarqué les classiques ouvertures de défense d'une salle de repli sous le toit. En prenant un peu de recul, les fortifications médiévales se révèlent à mes yeux ébahis.

Comme elle est belle cette église fortifiée !


Le clocher
    Evidemment, le "rond" clocher semble être la pièce maîtresse du système de défense. Il est haut, puissant, imposant avec des murs épais et surtout un crénelage faisant pâlir de jalousie de nombreuses ruines castrales que j'ai visitées .

        L'intérieur :
     En poussant la porte, je découvre une ambiance neutre, sans décors, sans artifice et hélas, sans indice de fortification médiévale. Il y a bien une statut "guerrière" d'une héroïne Lorraine (et Française bien sur), mais je ne vois pas d'escalier en colimaçon ou une échelle pour accéder à une trappe.
   Cette église gardera son secret fortifié.


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Vers le 12ème siècle (?), les habitants fortifient l'église.
* En 1947, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. L'intérieur de l'église est visitable en dehors des offices. Les fortifications ne sont pas visitables.

 

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux 24
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 07:30


Département 24 - DORDOGNE

Le bourg :
        Situation :   (le voir sur une carte)
    La commune de Cendrieux est située à 15km à l'Ouest de 'Les Eyzies'  et à 27km au Sud de Périgueux.

  Coordonnées du bourg :

44° 59′ 49″ N 0° 49′ 25″ E
 44.996944°  0.823611°


L'église fortifiée:
      L'extérieur :
L'aveuglante découverte
    En arrivant tôt le matin dans ce village, le soleil rasant crée des ombres immenses et m'empêche de voir les détails de l'église, but de ma balade. Je m'écarte donc de cette façade très classique et je contourne le bâtiment pour voir.... Hooo, une fortification.

La description
    Ce que je pensais être une église classique est en réalité un bâtiment religieux fortifié. A la place de l'habituel clocher, l'église possède une puissante tour crénelée.

   Toujours en prenant du recul, je suis en admiration devant cette fortification assez rare pour une "modeste église" de village. Avec la différence de qualité des pierres et les lucarnes, il est facile d'imaginer que cette tour, ajoutée à l'église romane, comporte une salle de repli et un niveau de défense avec créneaux (curieusement sans fente de tir ou archère - voir vocabulaire).
Être un assaillant en bas de la tour devait être risqué.

       L'intérieur :
   La porte est fermée, et je n'ai vu aucun habitant pour m'aider à trouver le "maître des clés".


Histoire de l'église:

* Au 14ème siècle, les habitants demandent la fortification de l'église. 
* En 1925, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Jean Baptiste) est libre et gratuite. L'intérieur des fortifications est difficilement visitable.

 

 

Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux de la Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 07:30

 

Département 24 - DORDOGNE

Le bourg :
   Situation  (--> le voir sur une carte)
       La petite commune de Badefols sur Dordogne est située à 30km à l'Est de Bergerac et à 25km au Sud-Ouest du bourg "préhistorique" de Les Eyzies.

    Coordonnées du château :

44° 50' 39.52" N 0° 47' 36.964" E
 44.844311 °  0.793601°


Le château:
      L'extérieur :
La découverte
    Après avoir dévoré des yeux le magnifique château de Bannes proche de Beaumont du Périgord (à 10km au Sud) je traverse en rêvant le petit village de Badefols quand je suis en arrêt devant cette masse !
    Ne me dites pas que vous n'avez pas vu cette beauté.... Hoo, déçu je suis que nos 3 années d'échange ne vous aient point transformé en médiéviste affûté.
   J'avoue avoir un peu triché; Il faut avancer de quelques mètres et en un bond.. Hop.. je vois ceci.  Et avec un autre bond latéral, j'admire ce rempart tortueux (car longeant la falaise) équipé de canonnières (voir vocabulaire).

L'approche
   La montée par l'Ouest, le Nord et le Sud est impossible à cause de la falaise, il faut donc que je trouve un sentier par l'Est. La dense végétation et les hauts arbres ne facilitent pas la progression. Un long plateau est ma récompense après la montée. Et avec mon imagination fertile, je crois discerner de pans de mur (oui, je sais, je suis imaginatif, mais je vous assure que pierres taillées il y a).
   Quelques mètres plus loin, un pont enjambe un fossé. Je vous sens dubitatif; Regardez ici :

Voyez vous ce trou devançant le château ?  


Il est là !
    Mon but premier n'était pas de voir de l'herbe et des branches  mais un château fort, en ruine évidemment. Et après le passage d'un 2ème pont tout aussi herbeux, je découvre enfin les remparts.
    Mais ma joie est de courte durée car au delà des poutres remplaçant un pont-levis, la porte est fermée et un panneau m'interdit la découverte.
   Point de sonnette pour tenter une négociation avec le propriétaire. C'est donc la découverte extérieure du rempart qui sera ma réjouissance du jour.

 Wahou, quel rempart !
 

    Il comporte des bouches à feu avec un embrasement  permettant un angle de tir important. Certaines ouvertures sont plus importantes. Y a t il eu une amélioration de l'armement à poudre entre la construction de ces 2 baies ?

        L'intérieur :
 Le château est une propriété privée non visitable.
    Qu'importe si la ruine est interdite, la panorama sur la Dordogne est magnifique.
 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, un château est décrit dans un texte.
* Au début du 14ème siècle, Séguin de Badefols est un terrible seigneur brigand. Il est nommé : Le Roi des Grandes Compagnies.
* En 1364, Séguin est arrêté, jugé et condamné. Mais son fils Tuto est aussi un brigand. Il terrorise le Bergeracois.
* Vers 1792, Lakanal fait détruire le château.
* Au 21ème siècle, la découverte depuis la route et le chemin est libre et gratuite. La visite est interdite.

 

  Vers Menu châteaux de la Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 07:30

 

  Département 24 - DORDOGNE

  Le bourg :
     Situation :  (le voir sur une carte)
         La petite commune de La Chapelle Grésignac est située à 25km à l'Ouest de Brantôme et à 22km au Nord de Ribérac. Le hameau de Grésignac est à 2 km à l'Est.

 

   Coordonnée du sitec :

45° 23′ 39.84″ N 0° 20′ 17.88″ E
 45.3944°  0.3383°

 

 

    Le site féodal : 

Pourquoi  le choix de ce site ?

* Une documentation régionale m'informe qu'une motte féodale est identifiable dans le hameau de Grésignac.

* Curieusement mon Atlas des châteaux forts ainsi que mon Dictionnaire des fortifications médiévales ne la décrivent pas.

* Il me faut découvrir la vérité.


Est ce le château ?

* Arrivée dans le hameau, je remarque de suite une curieuse forme "éléphantesque".

* Ce sont 2 arcs plein cintre retombant sur des colonnes. L'ensemble est posé sur une petite motte.

Ai je découvert ce site inconnu ?

* Hélas non. Je suis en présence des ruines très consolidées de l'ancienne église paroissiale.

* Sa forme me fait penser à une construction du.... heu... 12ème siècle (?)

 
La recherche continue

Mais comment trouver une motte castrale dans une région vallonnée avec les arbres cacheurs de paysage et d'horizon.

Vais je rentrer bredouille ?
* Comme par magie, mon regard est attiré par un jaune panneau dans les vertes broussailles.
* J'attaque donc une marche agréable qui serpente a travers les fermes.
* Un peu plus loin, à l'extérieur du hameau, j'empreinte un sentier et je la vois, nue devant moi.

* Je vous sens un peu déçu, pourtant cette motte est vraiment belle avec ses flans abrupts et au fond, une élévation circulaire ayant portée une fortification en bois.


Qu'est ce qu'une motte féodale ?

* Une motte féodale est une butte naturelle ou partiellement aménagée par l'homme portant une fortification.

* Avec sa hauteur, elle facilite le guet et avec ses pentes, elle interdit ou rend difficile l'accès d'assaillants sur les cotés.

 
Etude de la motte de Grésignac

* Pour comprendre cette motte féodale, il faut la regarder de loin et l'imaginer "sans arbre" autour.

* Contrairement à une simple butte, cette motte comporte un plateau avancé.

* Le plan en coupe longitudinal et axial permet de comprendre la topologie du terrain.

* Complété par le plan en vue de dessus (réalisé par Alain De La Ville) cette motte n'a plus de secret pour moi (et pour vous j'espère !).
 * Il est facile d'imaginer qu'une tour en bois était posée sur le sommet, puis en dessous une basse-cour avec un logis minimal et des communs.
* L'ensemble était certainement entouré par des douves peu profondes (?).

   

   

Histoire du site féodal :

* Au 12ème siècle, un château en bois sur motte existe peut être  (?).

* A la fin du 12ème siècle, un texte cite la "Capella de Grasinhaco".

* En 1243, un "castel de Grézaniaco" est cité.

* Au 17ème siècle, l'église est encore paroissiale.

* Au début du 18ème siècle, une partie de l'église est endommagée (en ruine ?).

* En 1780, l'église est en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte depuis le chemin est libre et gratuite. La motte est sur une propriété privée donc interdite, par contre la ruine de l'église est visitable.

 

 

   Pour les passionnés de motte castrale, j'ai réalisé un article sur un site plus modeste et tout aussi intéressant.

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 24 Vers Menu châteaux de la Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 06:30
 

 

    J'ai un doute : Ce château a été construit en 1497, donc pour de nombreux historiens médiévistes, il serait plutôt Renaissance car le moyen âge s'arrête vers 1492. Mais curieusement, Les Bories est cité dans le dictionnaire des châteaux forts et fortifications du moyen âge de Salch.

Dois je vous le présenter dans mon blog ?

 Je prends le risque... A vous de juger !
 


Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

   Situation :   (le voir sur une carte)

      La commune de  Antonne et Trigonant  est située à 5km au Nord-Est de Périgueux. L'entrée du château est sur la RN21 en direction de Sariac sur l'Isle.

 

  Coordonnées du château :

45° 13' 9.368" N 0° 50' 38.303" E
 45.219269°  0.843973°

 

   Curiosités :

 En fonction des cartes, des panneaux, des brochures, des livres, le château se nomme :

* Bories,

* Les Bories,

* Des Bories.

 

Le château

    L'extérieur :

Le plaisir monte

 * Un simple panneau apposé en bordure d'un chemin et je trésaille déjà de plaisir.

 * J'emprunte lentement à pieds le chemin carrossable qui me mène vers le paradis.

 * Les oiseaux qui gazouillent, l'herbe fraîchement coupée qui inonde mes naseaux, le bruit doux des arbres, le vent matinal... Paradisiaque !

* Soudain, comme par magie le château apparaît dans la lumière.


L'analyse

* La base quadrangulaire comporte le logis certainement très lumineux grâce à ses nombreuses fenêtres à meneaux en croix symétriquement posées.

* Point de système de défense sur ce mur de logis.

* La protection de proximité est réalisée par les 2 imposantes tours rondes.

* Elles comportent sous les hauts toits à poivrière des créneaux espacés avec fentes en croix pour armes à feu et les classiques mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Évidemment, comme beaucoup de châteaux forts du 15ème siècle, des canonnières pour tir tendu assurent la défense à la base des tours.


      L'intérieur :

*  Le château est une propriété privée et visitable en été.

* Hélas, c'est toujours au printemps que je chasse les châteaux. A la taverne d'un village voisin, un sympathique moustachu m'affirme qu'il y a :

- Un escalier (carré ?) avec voûtes en ogive retombant sur de beaux culs de lampes,

- Un escalier d'entrée sculptée de choux frisés,

- La cuisine comporte un plafond voûtés d'ogives retombant sur un pilier central,
 (heu... je n'ai pas tout retenu... Me raconterez vous si vous le visitez ?).

 

Nota :

- Après avoir visité ce château, quelques personnes sont venues m'exprimer leur déception.

- Accueil peu sympathique, visite très courte, peu de détails donnés.

- N'hésitez pas à me faire connaître votre ressenti.

 
 
Histoire du château :

* Le lieu appartiendrait à la famille Saint Astier (Je n'ai pas trouvé de citation sur la présence d'un château).

* En 1497, Jeanne de Hautefort, veuve de Jean de Saint Astier, fait construire un château en ce lieu.

* Durant les guerres de Religions (1562 à 1598), le château subit au moins 2 sièges.

* En1604, le château est remanié.

* Durant la Fronde (1648 à 1652), le château est attaqué au moins 2 fois.

* En 1792, le château est réquisitionné par les révolutionnaires.

* Au 19ème siècle, le bâtiment appartient à nouveau à la famille Saint Astier.

* En 1891, Saint Astier vend le château au Comte (voir titre de Noblesse) de Paris.

* En 1911, la famille des Nervaux-Loys entreprend des travaux de rénovation.

* En 1974, le château est classé aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte depuis la route et le chemin est libre et gratuite. La visite payante est possible certains jours en été. Renseignez vous.

 

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 24 Vers Menu châteaux de Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

Le bourg :
    Situation  (Le voir sur une carte)
         La commune de Beaumont du Périgord est située à 20km au Sud-Est de Bergerac.
  Le château de Bannes est à 2km au Nord-Ouest de ce petit bourg en direction de Bayac.

   Coordonnées du château :

44° 47' 41.906" N 0° 44' 56.868" E
 44.794974°  0.74913°


Le château:
     L'extérieur :
Le choc
    Avec la végétation abondante de notre siècle, le château est caché et je doute presque de son existence. Ce n'est qu'à quelques centaines de mètres, dans une trouée que je l'aperçois. Quel spectacle !
    Je galope vivement pour m'en approcher, et au détour d'un virage, je suis sous le charme.

L'analyse de la 1ère face
    Le château de Bannes est posé sur un piton rocheux que j'ai dans un premier temps assimilé à une motte (erreur !). Le plus surprenant, c'est la douceur de ce que je pensais être une forteresse médiévale.
    La délicate tour oblongue avec ses nombreuses fenêtres à meneau en croix est trop belle et parait si frêle pour un bâtiment du moyen âge. L'ensemble est plus esthétique que menaçant. Me serais je trompé de lieu ?
    Je dois regarder les autres faces.

L'analyse de la  2ème face
    Je continue la montée sur le chemin contournant la butte et là c'est le choc des contrastes !
     Ce château est un compromis entre la rudesse médiévale, la puissance de la fin du 15ème siècle et la délicatesse de la renaissance.


     Dans ce château fort, chaque pierre est surprenante. Par exemple sur cette tour, au dessus de la fenêtre, les mâchicoulis (voir vocabulaire) sont  interrompus (N'est ce point curieux ?). Puis au dessus, une élégante lucarne  comporte 3 fleurons; Surprenant n'est ce pas.

Mais où sont les défenses ?
 

Elles sont partout, discrètes mais efficaces. Par exemple :
      * Avec des fentes de tir en croix le long du chemin de ronde,
      * Et des canonnières à mi-hauteur dans l'épaisseur des tours rondes.
  L'ensemble est très homogène.
 
L'analyse de la  3ème face

Quelle densité !

     De loin, j'ai l'impression que toutes les tours et les créneaux s'imbriquent. Cette puissante façade est en réalité l'entrée du château précédée par un fossé. Comme toutes forteresses qui se respectent, le château fort de Bannes dispose d'un pont-levis dont je vois les fentes de retrait des flèches.

        L'intérieur :
     La propriété est privée et non visitable. Qu'importe, avec des yeux d'aigle il est possible de rêver en dégustant chaque pierre.
   Avant de partir je regarde une dernière fois ce château unique.


Histoire du château :

* Au 1er siècle, les Gaulois établissent un oppidum sur ce point stratégique entre les rivières Couze et Romaguet.
* Au 14ème siècle,  Jean de Seignal possède le château.
* En 1409, Ramonet de Sort, capitaine de Castelnau de Berbiguières à la solde des Anglais, s' empare de Bannes.
* En 1442, le château est démantelé à la fin de la guerre de Cent Ans par le Sénéchal de Périgord (pour le compte du Roi de France - voir liste des rois).
* En 1510, le site est acquis par Brandelis de Gontaut Biron.
* Quelques années plus tard,  Armand de Gontaud, frère de Brandélis et évêque de Sarlat, fait reconstruire le château en s'appuyant sur certains éléments du Moyen Age.
* En 1571, le château est vendu à Jean II de Losse. Cette famille le garde durant 3 siècles.
* En 1882, la famille Fayolle du Moustier achète le château.
* En 1928, le château est inscrits aux Monuments Historiques.
* En 1960, la demeure a un nouveau propriétaire : Monsieur Lemasson.
* Au 21ème siècle, la découverte depuis la route et le chemin est libre et gratuite. La propriété est privée et non visitable.

 

  Vers Menu châteaux  de Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 06:00

 

Département :   24 - DORDOGNE

 

Le bourg

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La commune de "Beynac et Cazenac" est située à 10km au Sud-Ouest de Sarlat la Canéda. 

   Coordonnées du château :

44° 50' 24.115" N 1° 8' 44.02" E
 44.840032°  1.145561°

 

Le château 

    L'extérieur :

     Depuis la colline faisant face, l'imposante masse du château agrandie (par mon oeil) par la présence de la falaise, font croire que le village est une miniature. Quelle curieuse sensation !

 

    En approchant, la végétation cache le village et fait croire que le château est isolé. Quelle illusion d'optique !

 

      Depuis la route qui longe la rive droite de la Dordogne, la haute falaise écrase les distances. Quelle impression de puissance !

 

     Avec attention, je tente de comprendre l'architecture des bâtiments. Une chose est certaine : Le château a été aménagé de nombreuses fois et sur plusieurs siècles.

  Tours flanques, fenêtres à meneau, créneaux, mâchicoulis (voir vocabulaire), bretèche, échauguettes, ouvertures trilobées, tourelles escalier, donjon carré..... Tous les types architecturaux décrits par Violet le Duc semblent présents. Incroyable !

    Même la chapelle castrale a une base du 12ème réaménagée au 15ème siècle. Ce château est vraiment exceptionnel, je pressens que je vais me pâmer devant chaque pierre. Je tente de gravir la colline.

 

    L'intérieur :

    La propriété est privée mais normalement ouverte à la visite...... grrrrr... la porte est fermée sans raison annoncée... grrrr .... Je vais me rabattre vers une autre merveille médiévale, cette région n'en manque pas.... mais je reviendrais, car c'est un des plus beaux châteaux d'origine médiévale du Royaume de France.

 

 

  Histoire du village et du château :

* Au 12ème siècle, un premier château est construit par le sire de Beynac.
* En 1195, le roi d'Angleterre, Richard Coeur de Lion, occupe le château.
* En 1214, durant la croisade des Albigeois, les troupes de Simon de Montfort attaquent et rasent le château.
* Au 13ème siècle, une enceinte quadrangulaire ainsi qu'un donjon carré sont reconstruits pour surveiller les mouvements sur la Dordogne (la guerre de cent ans est proche).
* Au 14ème siècle, un logis est construit au Sud ainsi qu'une tour au bord de la falaise.
* Au 16ème siècle, le château est remanié.
* Au 17ème siècle, Louis XIII (voir liste des rois) érige Beynac en Marquisat (voir titre de noblesse).
* Au 18ème siècle, des éléments de confort adoucissent les formes médiévales.
* En 1902, le château est partiellement restauré.
* En 1944, le château est classé aux Monuments Historiques.
* En 1961, le château est revendu, et les nouveaux propriétaires débutent une campagne de restauration.
* Vers 1992, quelques scènes du film "Les visiteurs I" sont tournées autour du château.
* Vers 1993, le film "La fille de d'Artagnan" comporte des scènes avec ce château comme "acteur".
* Vers 1994, le château est de nouveau "acteur dans le film "Les visiteurs II ".
* Vers 1998, le château est un des décors du film "Jeanne d'Arc" de Luc Besson.
* Au 21ème siècle, la découverte du site depuis l'extérieur est libre et gratuite. En payant un droit d'entrée, la visite de l'intérieur est possible.

 

  Cliquez pour aller vers le menu des Châteaux du 24 Vers Menu châteaux de la Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article