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Ombre et lumière

19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 06:06

 

Département 24 - DORDOGNE

 Voyez vous le château fort de Lieu Dieu ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Boulazac est située à 30km à l'Ouest de Brive le Gaillarde, à 21km au Nord-Est de Bergerac et à 5km au Sud-Est de Périgueux.

   Coordonnées du château :

45° 9' 45" N 0° 46' 26" E
 45.162481°  0.774037°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

       A quatre kilomètres au Sud de Boulazac, dissimulée par une clôture d'arbres très feuillus, une beauté de la fin du Moyen âge est heureuse d'être toujours habitée par la même famille depuis 600 ans.

   Ne souhaitant pas la déranger, ni troubler la quiétude de ses propriétaires, je vais l'observer de loin.

 Un logis défensif et une entrée imprenable

L'enquête commence

* Comme de nombreux châteaux forts de plaine, Lieu-Dieu est entouré par des douves alimentées par la rivière nommée Manoire.

* Le château a la forme classique et efficace du quadrilatère.

- Un coté pour le logis,

- Deux cotés pour les communs,

- Un coté pour l'entrée avec son pont-levis.

* Les angles sont munis d'imposantes tours rondes. Ces dernières possèdent :

- Quelques ouvertures défensives (archères et canonnières),

- Des mâchicoulis,

- Et un chemin de ronde surmonté d'un toit en poivrière.

* Coincée entre les bâtiments, la cour intérieure est petite. Ceci est classique pour une construction médiévale défensive.

 Un logis où j'apprécierai de dormir une nuit

Le logis

  * Il occupe toute la largeur du coté Nord.

  * La paroi intérieure est munie de fenêtres à meneau en croix entrecoupée d'archères cruciformes avec ouvertures pour arme à feu.

  * Le chemin de ronde couvert est muni d'un crénelage (voir vocabulaire) et d'archères-canonnières dont la reconstruction est récente en style "moderne".

 

Le châtelet d'entrée

  * Bien qu'elle soit assez classique, l'entrée fortifiée m'impressionne.

Avez vous remarqué la tourelle-escalier  à gauche ?

  * La base du châtelet ainsi que le rempart possède des canonnières avec large ébrasement extérieur pour tir rasant (le plus meutrier).

  * Au dessus, les mâchicoulis assuraient la défense au près.

  * Je suis surpris que le double vantail ne soit pas précédé d'une herse.

 

    L'intérieur :

  La propriété privée et habitée n'est pas visitable.

 

Nom des différents propriétaires :

  Bien que le château ait appartenu à la même famille depuis sa construction, avec les mariages, le nom des propriétaires ne fut jamais le même :

- Saint Astier,

- Chabans,

- Sanzillon,

- Baylie,

- Cumond,

- De Reviers.

Baissez le pont et ouvrez le double vantail, Le Chevalier Dauphinois arrive !

 

Histoire du château :

* Au début du 14ème siècle, à cause de la Guerre de Cent Ans, pour se protéger contre les Anglais et leurs terribles Routiers, construction d'un château défensif et habitable. Le château prend le nom de Baconie.

* En 1387, les troupes Anglaises attaquent, occupent puis pillent pour la 3ème fois le bourg de Saint-Laurent. Les religieux décident de transporter le Saint-Sacrement en lieu sur. Le Château de Baconie est la destination.

* A la fin du 14ème siècle, le château change de nom pour devenir en patois local : Lioc-Dioc.... Le lieu de Dieu, puisque le Saint Sacrement y repose.

* Au 15ème siècle, suite à l'invention des armes à poudre, modernisation des systèmes défensifs et ajout de tours.

* Au 16ème siècle, aménagement du logis.

* Au 17ème siècle (?), construction du pigeonnier octogonal sur piliers.

* En 1878, restauration du château. Comme souvent en ce siècle, l'architecte (un disciple de Viollet le Duc ?) a surenchéri les systèmes défensifs. Conséquence : Multiplication excessive des mâchicoulis et crénelages.

* En 1959, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite depuis les routes. La visite du site est interdite. Veuillez respecter le silence et la tranquillité du lieu.

 

Quelle puissance défensive !

 

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 05:30

 Est ce la tour d'un château fort ?

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Bouteilles Saint Sébastien est située à 40km au Nord-Ouest de Périgueux, à 30km à l'Ouest de Brantôme et à 15km au Nord-Est d'Aubeterre sur Dronne (voir son château).

   Coordonnées de l'église :

45° 20' 42" N 0° 18' 16" E
 45.344967°  0.304518°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

       La commune est si petite qu'il est très facile de se retrouver en face de l'église. Pourtant en la voyant, j'ai un doute :

Est ce vraiment une église

ou la tour d'un château ?

  La haute et ronde construction est une curiosité qu'il me faut mieux connaître.

 Les bandes lombardes augmentent la sensation de rondeur

L'enquête commence

  * L'église est construite en pierre de taille et moellon de calcaire enduit.

  * Une petite chapelle latérale ainsi qu'une sacristie ont été aménagées il y a peu de temps. Elles défigurent un peu la beauté ronde de la tour.

  * A la base de la tour, présence de bandes Lombardes. Elles sont très esthétiques, mais ont un pouvoir de renforcement modeste.
  * Ainsi, des contreforts (certainement postérieurs) maintiennent le mur de la nef.

  * Les ouvertures verticales amènent la lumière dans le choeur.

  * La position asymétrique des ouvertures de lumières m'étonne. Il n'y a pourtant aucune raison architecturale ni de fragilité.

Reconstruction ou consolidation ?

 

Je prends un peu de recul

  Pour comprendre la curieuse tour et son intégration dans l'église, je recule en me décalant.

Stupéfait je suis !

  Le clocher-tour est très haut et très long par rapport à la nef moderne.

  Quel clocher tour !

Le clocher-tour

  Sur cette haute construction, je visualise 4 parties distinctes :

1 - En bas, les bandes lombardes avec ouvertures de lumière.

2 - En intermédiaire, des archères droites.

3 - En partie supérieure, des trous de boulin (voir vocabulaire) et des pierres en encorbellement ayant du porter un hourdage.

4 - Au dessus sur le coté, présence de deux registres :

* Le 1er est formé d'arcs aveugles en plein cintre,

* Le 2ème est composé d'une suite d'arcades percées.

     Cette tour devait comporter 2 étages défensifs de repli.

 

Je contourne l'église

   Bien que cette face dans l'ombre semble plus abîmée, la partie supérieure du clocher-tour est le symétrique de celle ensoleillée. Mais je suis surpris de voir en bas :

* De larges et hautes fenêtres. Cela est incompatible avec une tour fortifiée. Je pressens que ceci soit un aménagement bien après la fortification.

* Un petit contrefort sous une fenêtre.

  La face arrière du clocher-tour ressemble aux 2 autres cotés.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent en notre siècle, les églises sont fermées. Celle de Bouteilles Saint Sébastien n'échappe pas à la règle.

 

Un diaporama de cette église est visible ici

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 14ème siècle, l'église est surélevée et fortifiée. Un bahut défensif est aménagé.

* Au 19ème siècle, l'église est profondément remaniée par une restauration.

* En 1825, les communes de Bouteilles et de Saint-Sébastien fusionnent.

* En 1948, l'abside de l'église (dédiée à Saint-Pierre-ès-Liens) est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

Pour empêcher l'église de partir, un grillge a été installé

 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 06:05

 

Département 24 - DORDOGNE

 Je veux faire le tour des tours !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Badefols d'Ans est située à 40km Est-Nord-Est de Périgueux, à 30km au Nord-Ouest de Brive la Gaillarde et à 5km au Sud-Est de Hautefort.

   Coordonnées du château :

45° 13' 48" N 1° 11' 46" E
 45.23003°  1.196254°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

     A la frontière entre les départements de la Corrèze et de la Dordogne, la commune de Badefols d'Ans montre fièrement sur une colline un incroyable château d'origine médiévale. Cette vigie sur sa terrasse est si belle, si neuve qu'elle semble avoir été construite hier.

 Les yeux du Chevalier s'illuminent de mille feux !

Rapide analyse

  * Le château est entouré d'un rempart avec des orifices ressemblant à des canonnières.

  * Ce rempart comporte des pierres correctement taillées avec des dimensions identiques. Mais d'autres aux dimensions aléatoires et à la taille rudimentaire apparaissent.

Sont ce des réparations ?

  * En errant dans les rues du bourg, je vois une ronde tour.
  * J'identifie comme logis (donjon habitable) le bâtiment parallélépipédique avec ses nombreuses cheminées.
  * Donc, la tour accolée n'est point défensive. Elle doit certainement enfermer un escalier en colimaçon desservant tous les étages.

  * Soudain, je suis trompé par une archère sur la ronde construction.

 En ce château, le carré prend racine !

Le reste est au carré

  Ne pensez pas que je vais proser sur des exercices mathématiques avec le carré et sa racine. Mon propos est évidemment architectural.

* En abordant le château par ce coté, la surprise est grande de voir 3 imposantes tours parallélépipédiques.

* Certaines possèdent un chemin de ronde avec des archères crucciformes.

* Mais la troisième est munie d'un chemin de ronde sur mâchicoulis (voir vocabulaire) avec des fentes de tir dans les merlons.

* Deux caractéristiques m'étonnent :

- Les parois des tours sont dépourvues de système défensif (archère, fente de tir...).

- Il n'y a pas de latrines en encorbellement.

 

    L'intérieur :

    Hélas, la propriété privée n'est pas visitable. Je me console en enlevant mon heaume de Chevalier Castellologue amateur et en chaussant mon chapeau de paille pour découvrir l'église du 12ème siècle.
    Puisqu'elle n'est pas fortifiée, je ne vous la montrerai pas sur ce blog.

 

Tout le Moyen Âge s'exprime dans cette tour

 

 

Histoire du château :

* En 876, la Châtellenie de Badefols appartient au Vicomté (voir titre de noblesse) de Limoges

* Au 12ème siècle, construction d'une église.

* Au 13ème siècle, sur les bases du village Gallo-Romains construction d'un château fortifié appartenant à la famille Badefols.

* En 1292, le "repaire de Badefou" est cité dans un texte.

* Au 14ème siècle, l'actuel château est construit sur les bases du château primitif.

* Au 15ème siècle, il est remanié par des ouvertures de fenêtre à meneaux. les logis sont plus confortable. Un chemin de ronde est aménagé.

* En 1548, Jeanne d'Albret offre en dot la seigneurie de Badefols à son futur épou Antoine de Bourbon (qui serait né au château de Fère).

- L'un des enfants de ce couple devint le Roi de France Henri IV.

* Au 16ème siècle, les salles bénéficient des améliorations de confort de l'époque Renaissance.

* En 1608, le propriétaire du lieu signe sur ses actes : Seigneur Badefol de Bonneguise.

* Au 18ème siècle, le château appartient à la famille Royere de Pons (à vérifier).

* En 1752, la seigneurie est érigée en Marquisat.

* En 1944, le Comte Jehan (ou Jean) de Lestrade de Conty et son fils, propriétaires du château, soutiennent les groupes de Résistants. En représailles, les Allemands incendient le château.

* Avant la fin de la deuxième guerre mondiale, Jehan décède à Buchenwald.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, le château est restauré au titre des dommages de guerre.

* En 2007, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis les rues du bourg est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite. Veuillez respecter le silence du site et la tranquillité des habitants.

 

Il est fort beau, ce château fort.

 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 06:30
 

   Les églises "classiques" ont la forme d'une croix avec une abside semi-circulaire. L'ensemble est souvent en rondeur. Mais au moyen âge, le parallélépipède régnait en maître.

   Certaines églises, avec cette simplicité de construction du 12ème siècle, ont réussi à traverser les âges. Venez découvrir l'incroyable église fortifiée d'Agonac.

 


Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :
    Situation :   (Le voir sur une carte)
       La petite commune d'Agonac est située à 12km au Sud-Est de Brantôme et à 12km au Nord de Périgueux.

     Coordonnées du bourg :

45° 17′ 14.9″ N 0° 44′ 46.3″ E
 45.287472°  0.746194°

 
L'église fortifiée :
       L'extérieur :
L'arrivée
   Après avoir visité  le fantôme du château fort d'Agonac, je me dirige au Sud-Ouest du bourg. En arrivant sur le site, la masse parallélépipédique de l'église ne montre pas d'indice de fortification.

Le doute s'empare de moi.

   Mais.... (quel suspense !)... en m'approchant, je ressens (car j'ai des yeux qui sentent tout ) les détails défensifs sur cette église.


La nef
    Bien que consolidée "récemment", la nef romane porte encore les traces de fortification. Comme souvent cela se traduit par une salle de repli sous le toit agrémentée de fentes de tir.

Mais avez vous remarqué une curiosité ?


Enigme

   Dans le mur, en dessous de la salle de repli, cette fente est mystérieuse.

Sont ce des latrines intérieures ?

Ou une imitation de mâchicoulis (voir vocabulaire) ?


Le clocher
    Massif est le mot qui qualifie le mieux ce clocher. L'aspect massif est renforcé par les 2 imposants contreforts encadrant un autre plus "timide".
    S'il n'y avait pas les grandes ouvertures sans abat-son, j'aurais presque affirmé que c'était un donjon.
   Les ouvertures verticales au dessus des contreforts ressemblent beaucoup à des fentes de tir.

Le chevet
    Évidemment, perspicace comme vous l'êtes (hooo, mes merveilleux visiteurs ) vous avez remarqué le système défensif du chevet avec une salle de repli haut perchée.
   En contournant ce bâtiment, je découvre encore des merveilles défensives. Je ne parle pas des trous sous la frise (dépourvues de modillon hélas) dont la fonction m'échappe , mais de cette ouverture d'angle entre le clocher et le chevet.

 

Entre le clocher et la nef

    Dans mon "inspection du contournement" de l'église, je reviens sur la face opposée entre le chevet et le clocher et une autre curiosité m'attend (depuis 800 ans ). Toujours dans l'angle, bien que bouchée, une fente de tir me confirme que cette église était intégrée dans le système défensif du village.

 

   L'intérieur :

Hélas, je n'ai pas la clé magique permettant de visiter l'intérieur.

     Alors, je vous quitte non sans vous montrer un des deux enfeus (Niche souvent placée dans les murs des bas-côtés d'une église ou dans les chapelles latérales, et destinée à recevoir des tombes) curieusement situé à l'extérieur, puis une des pierres de remploi.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Vers le 13ème siècle (?), les habitants fortifient l'église et l'intègrent dans la défense du bourg.
* En 1900, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. L'intérieur de l'église est parfois visible en dehors des offices, mais la visite du donjon est interdite.

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 06:00

 

La découverte de l'extérieur de l'église est ici.

 

La description du magnifique portail est ici.

 

 

Département 24 - DORDOGNE  

 

L'église (suite) :

Un plan traditionnel couvrant 5 siècles    Le plan de l'église :

      L'église est de plan cruciforme (la classique croix latine). Avant de découvrir ses beautés intérieures, il est important d'en comprendre la décomposition.

* Une abside et un transept du 15ème siècle.

* Une nef du 12ème siècle

 

    L'intérieur :

J'entre

* Lentement, je franchi la porte qui ne semble pas fortifiée (mais 9 siècles de réhabilitation ont certainement détruit la réalisation initiale).

* Dans l'angle, je vois la poutre servant à bloquer le double vantail.

 

Un contraste !

* Après un extérieur très défensif puis un portail très biblique, le choeur est chaleureux et reposant.

* Même si une statue de Jeanne d'Arc trône sur la droite, l'atmosphère est à la beauté simple et au calme intérieur (diantre, voila un vocabulaire qui n'est point celui d'un Chevalier-castellologue).

* L'abside est éclairée par 5 fenêtres à vitraux (que je vous ai montrées à l'extérieur).

* Elle est voûtée d'ogives avec une couleur bleue rappelant le ciel.

 

Encore un petit chef d'oeuvre !

* Je me dirige dans une branche du transept pour embrasser du regard l'atmosphère chaude de l'église quand une beauté s'offre à moi.

* Une magnifique peinture me rappelle qu'au Moyen Âge (puis à la renaissance), les intérieurs étaient colorés et non "monotone" comme au 21ème siècle.

* Je m'apprête à sortir par l'une des porte du transept quand....

 

Tout est magnifique dans cette église !

.... Une merveille se laisse découvrir dans la pénombre.

* Les deux pans de murs montrent des moments de la vie du Christ.

* Ne voulant pas déflorer le sujet et laisser votre imaginaire travailler, je vous livre les images sans les commenter.

Pouvez me décrire les passages de la bible qu'elles représentent ?

A B C
Est ce Marie à coté du Christ ? Que voyez vous dans cette image ? Est ce la résurrection ou le baiser de Juda ?

 

Quelle surprise

* Après avoir passé de longs moments à admirer les peintures, lentement je traverse l'église en direction du portail et de la sortie quand soudain, je suis interloqué.

Voyez vous cette curiosité ?

* Évidemment, il y a ce fascinant dallage avec, par endroit, une pierre tombale.

* Mais mon regard est surtout attiré par la "mezzanine".

* Sur la droite, une échelle est appuyée en direction d'une trappe.

* C'est par cet étroit passage que les habitants se réfugiaient dans les salles de replis.

* Heureux je suis, car j'ai découvert tous les secrets "militaires" de la magnifique église de Besse en Périgord.

 

 

Histoire de l'église

* Au 11ème siècle, construction d'une église appartenant à un prieuré bénédictin.
* Au milieu du 12ème siècle, construction de 2 travées.
* Au 13ème siècle, le clocher est fortifié par le seigneur de Besse.
* Au 14ème siècle, l'édifice religieux devient l'église paroissiale.
* Au 15ème siècle, construction du transept et du chœur.
* Au 16ème siècle, des peintures sont réalisées dans la nef. L'église dépend du chapitre canonial de Biron.
* En 1648, avec les matériaux du vieux château proche, l'église est restaurée.
* En 1811, la municipalité envisage la destruction de l'église.
* Au 19ème siècle, construction d'une sacristie.
* En 1912, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* En 1960, des peintures sont découvertes dans le bras Sud du transept.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. La visite du clocher fortifié est interdite.

 

Un diamant dans un écrin de verdure

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 06:30

 

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Le bourg :

Je ne vois aucun système défensif sur cette église    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Aster est situé à 90km au Nord-Est de Bordeaux, à 35km au Nord de Begerac et à 18km au Sud-Ouest de Périgueux.

   Coordonnées de l'église :

45° 8′ 45.352″ N 0° 31′ 48.248″ E
 45.145931°  0.530069°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     En ce jour de marché dans cette bonne ville de Saint Astier, je dois me frayer un passage entre les chariottes des Astériens. Au loin, la massive forme blanche me propose de venir la découvrir. Elle est certes impressionnante mais en ne voyant aucun système défensif j'ai un doute.

Suis je devant une église fortifiée ?

 

L'enquête commence

    Sans réfléchir, je me précipite vers ce qui pourrait être LE meilleur moyen de guet et de défense. Vous avez compris que je suis aux pieds du haut clocher. Les contreforts sont imposants, les abat-sons sont nombreux et haut, mais je ne vois aucune fente de tir, ni archère et point de bretèche (voir vocabulaire ).

 Vouyez vous les systèmes défensifs ?  Avec mon oeil d'aigle   je crois discerner au sommet une sorte de terrasse couverte. Je prends un peu de recul pour comprendre l'architecture et je vois....

Le voyez vous aussi ?

 

Les défenses sont là 

   Sous le toit proche du clocher et aussi au dessus du chevet, de nombreuses ouvertures carrées ressemblent à un crénelage. La présence d'un chemin de ronde est évidente.

  Ce style de défense est efficient lorsque l'ennemi est à longue ou moyenne distance. Mais son efficacité est très réduite si l'assaillant est collé au mur pour un travail de sape.

Comment améliorer la défense rapprochée ?

 

La défense rapprochée

     En regardant la liaison entre le clocher et la nef avec les collatéraux, je vois l'amélioration du système défensif. Pour repousser les assaillants en bas du mur, il n'existe que 2 systèmes efficaces :

  * Les hourds (voir vocabulaire ) : Système ancestral et économique mais fragile,

  * Les mâchicoulis : Technique, coûteux mais solide.

Magnifiques mâchicoulis sous le chemin de ronde 

Une défense peu efficace

  Les mâchicoulis sont présents sur toute la longueur de la nef. Pourtant j'ai quelques doutes sur l'efficacité globale.

Comprenez vous mon questionnement ?

    Entre les contreforts, les assaillants ne sont pas en sécurité. Mais si l'attaquant s'approche près du contrefort, il est partiellement protégé à cause de la paroi montant jusqu'au chemin de ronde, créant ainsi des angles morts.

Est ce une erreur des architectes ?

 

    L'intérieur :

Une ambiance "stérile"

    En entrant, je ne ressens rien. Évidemment, je comprends de suite que la salle de replis avec son chemin de ronde n'est pas ouverte à la visite. Mais la monotonie des murs blancs est bien loin des parois colorés du Moyen Âge.

 

Un peu de couleur

  Les étroits vitraux ne permettent pas de conter une histoire biblique, ni de montrer quelques Saints, mais il procurent une lumière colorée animant les dalles.

  Plus loin, enfin la couleur jaillit. Elle se voit aussi bien sur les murs que sur le plafond voûté d'ogives. Même les culs de lampe sont peints comme une oeuvre d'art.

 

 

Histoire de l'église :

* Au début du 1er millénaire, une petite église est construite en hommage à un ermite-guérisseur nommé Altérus.
* En 849, les Normands dévastent la région. L'église ne résiste pas aux massacres.
* Au 11ème siècle, les moines Bénédictins font construire une église en pierre.
* En 1178, le site devient une collégiale.
* A partir de la fin du 12ème siècle, la ville est fortifiée.
* En 1219, Saint-Astier est l’une des 34 villes fortifiées du Périgord.
* En 1440, durant la reconquête du territoire (rappel : C'est la Guerre de Cent Ans et la région n'est point territoire du Royaume de France), le Roi de France (voir liste) Charles VII  fait subir à Saint Astier de terribles assauts.
* En 1441, la collégiale est partiellement détruite par les troupes Royales Françaises.
* En 1442, la population ne supporte plus les ravages de sa ville et les destructions de leur église. L'évêque Elie de Bouteilles fait reconstruire l'église et la dote de fortifications.
* Au 18ème siècle (à vérifier), les bâtiments de la collégiale sont détruits. Seule perdure l'église.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher et des salles de repli est interdite.

 

Quelle magnifique église fortifiée !

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 07:30

 

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Le bourg :

L'église survole les maisons    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Chantérac est située à 90km au Nord-Est de Bordeaux, à 55km au Sud-Est d'Angoulème et à 25km à l'Ouest de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

45° 10′ 25″ N 0° 26′ 50″ E
 45.173611°  0.447222°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     En arrivant par le Sud du bourg, ce n'est pas une flèche s'élançant vers le ciel que je vois mais la masse grise de l'église survolant les habitations. De loin, je peux imaginer une construction sans transept.

   En arrivant devant le haut chevet plat, je cherche les traces d'un système défensif. Mais je n'en distingue aucune :

* Pas de contrefort,

* Pas de fente de tir,

* Pas de bretèche (voir vocabulaire ),

* Et des fenêtres trop vulnérables.

Suis je vraiment devant une église fortifiée ?

 

L'enquête commence

    Je contourne lentement la puissante église et un détail me donne le sourire et l'espoir : Une fente sous le toit. Cette église possède certainement une salle de sauvegarde. Ma joie est de courte durée, sur la longueur du bâtiment (30 m), à par les contreforts, je ne vois pas d'autres fentes en partie supérieure.

Une façade fortifiée. Que c'est beau !   Pourtant au fond, coté clocher, un bâtiment flanque est signe de fortification. Cette construction polygonale est certainement une tour escalier permettant l'accès à la salle de repli.

 

Une façade fortifiée

    Bien que dans l'ombre, la façade de 18m de large rayonne de mille feux. Je ne m'intéresse pas à la porte de gauche avec sa fenêtre Gothique, mais à celle de droite.

Avez vous cette merveille ?

 

Le clocher fortifié

   Par sa forme presque carrée, le clocher peut rivaliser avec de nombreuses tours de château fort. de plus, sa porte basse est bien protégée.

Je vous sens dubitatifs.

Regardez avec attention cette vue.

  S'il y avait eu un défenseur, j'aurais reçu sur mon heaume pierres et liquide brouillant provenant d'une bretèche.  

  Je suis si heureux d'avoir vu quelques systèmes défensifs que j'en oubliais presque de regarder le coté ensoleillé.

Incroyable !

 

Il y en a partout !

  Cette face montre plusieurs éléments :

1 - De grandes pierres de taille pour le clocher et des petites pour la nef (construction ultérieure ?)

2 - Des archères droites sur 2 niveaux.

3 - Celles du haut correspondent à la salle de repli.

4 - Ces archères semblent avoir un ébrasement important (voir vocabulaire ).

 

Un curieux retrait

Avez vous remarqué une curiosité architecturale ?

  Le clocher-tour masque partiellement une fenêtre de la nef. Ma théorie (au point 1) d'une construction ultérieure du clocher par rapport à la nef me semble vérifiée.

Êtes vous d'accord ?

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les portes des églises sont closes. Celle de Chantézac ne fait pas exception.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 9ème siècle, un monastère fortifiée protège les habitants des invasions Barbares.
* A la fin du 11ème siècle, il semble que le monastère soit détruit (à vérifier).
* Au 12ème siècle, construction de l'église fortifiée.
* En 1337, début de la guerre de Cent Ans.
* Au 15ème siècle, il semble que l'église soit attaquée.
* Au 16ème siècle, agrandissement de l'église.
* En 1562, début des Guerres de Religions.
* Au 16ème siècle, l'église est l'enjeu de quelques combats entre Catholiques et Protestants.
* En 1914, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église dédiée à Saint Pierre ès Liens est libre et gratuite . La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Un chevet plat est souvent signe d'église fortifiée

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 07:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

L'église est comme une tour de surveillance !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Trémolat est située à 80km à l'Est de Libourne, à40km au Sud-Sud-Est de Périgueux et à 28km Est-Nord-Est de Bergerac.

   Coordonnées du bourg :

44° 52′ 33″ N 0° 49′ 50″ E
  44.875833°  0.830556°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Le village possède 2 églises, mais mon regard de Castellologue-amateur n'en voit qu'une. La plus grande, la plus puissante, celle qui justifie mon déplacement se détache incroyablement dans le ciel bleu.

  Cette église m'a tant  étonné que je vais vous la montrer, non pas chronologiquement ni classiquement, mais par mes interrogations et stupéfactions.

 

Ma 1ère surprise

Que pensez vous que cette haute construction soit ?

  Comme vous pressentez le piège dans ma question, je vous vois hésiter puis ne pas me répondre.  Ce n'est :

* Ni le clocher (pourtant sa hauteur le laisserait penser),

* Ni le chevet (bien que sa position sur l'image au bout de la nef le suggérerait),

* Ni le narthex (car l'entrée n'est pas de ce coté).

   Cette puissante construction très anguleuse avec des fenêtres haut-perchés, puis sous le toit ce que je pense être une salle de défense et de repli (avec peut être un hourdage) est : Le transept.

Incroyable n'est il pas !

Transept et choeur sont plus hauts que la nef ! 

Ma 2ème surprise

    Je suis certain que si je vous avais présenté cette vue en affirmant que c'était un château fort, vous ne m'auriez pas contredit. Le gothique avec ses arcs-boutants, ses fenêtres à remplage et ses flèches sculptées n'est pas parvenu jusqu'à cette église.

    Cette architecture est orientée vers la simplicité (c'était l'église du monastère) et surtout pour la défense. Les contreforts plats ne créent pas d'angle mort. Les quelques fentes verticales (archères) semblent couvrir toutes les possibilités de tir pour repousser un assaillant.

 

Ma 3ème surprise

       Le transept et le choeur sont beaucoup plus hauts que la nef.

Incroyable n'est ce pas !

Quelques détails m'invitent à la réflexion

  * Pourquoi les contreforts de la nef sont si profonds en comparaison de ceux des autres bâtiments ?

  * Quand ont été percées les fenêtres dans les contreforts ?

  * Pourquoi ne pas les avoir mises dans les parois ?

  * L'ouverture dans le clocher signifie-t-elle que la nef était plus haute facilitant le passage défensif entre les bâtiments ?

 

Le clocher-porche

    Le clocher-porche de 25m de haut semble avoir été remanié pour donner une "âme" plus religieuse que guerrière, même s'il semble évident que les 2 ouvertures de la façade aient été conçues pour la défense. Je suis pourtant étonné de ne pas voir de trace de bretèche (voir vocabulaire ).

    Il est temps maintenant d'entrer dans cette incroyable église fortifiée.

 

    L'intérieur :

Entrée interdite au Chevalier

     En entrant dans l'église, je comprends de suite que les fortifications ne seront pas visitables. Je tente quand même une montée des marches (et pourtant je ne suis pas à Cannes  ). Hélas, point de "bonté Divine" crée le miracle de la porte qui s'ouvre.

   Je descends les marches et je contemple cet édifice de 800 ans, immense, majestueux, surprenant avec son voûtement  de coupoles. Je suis surpris par autant de blancheur alors que décors j'aurais espérés. Soudain, comme attiré par un aimant  de beauté, mes yeux se posent sur le fond de l'église.

 

Les peintures murales

Au Moyen Âge, comment faire venir les villageois dans une église ?

Et comment expliquer à ceux qui ne savent pas lire, Bible et Évangiles ?

 La solution est simple : Faire "une bande dessinée" colorée.

     Ne criez pas au sacrilège en lisant ma prose, il m'a toujours été dit qu'un bon dessin est mieux qu'une mauvaise démonstration. Les couleurs, les postures, les personnages, les lieux, tout est explicite dans ces peintures datant du 14ème siècle. Je suis certain que vous êtes capable de m'expliquer cette image.

   Je vous laisse le choix entre :

* L'entrée du Christ à Jérusalem,

* La Cène,

* Le baiser de Judas.

 

Que de merveilles !

   En cliquant sur l'image, je vous laisse admirer ces fresques. Pendant ce temps, je quitte l'église fortifiée sur la pointe de mes chausses.

 

&Zglise de Trémolat : peinture murale église fortifiée de Trémolat : peinture murale Eglise de Trémolat : Peintures murales

 

 

Histoire de l'église et du bourg :

* En 507, bataille de Vouillé. Après sa victoire, Clovis (voir liste des rois) donne le Périgord à Felix Aureolus. Il choisit Trémolat comme ville résidentielle.
* En ce 6ème siècle naissant, un monastère est construit. Il est certainement fortifié.
* En 778, une "légende" prétend que Charlemagne passe à Trémolat et donne au monastère "une chemise de l'Enfant Jésus".
* En 852, le Roi (voir titre de noblesse) de France, Charles le Chauve, confirme la donation du monastère de Trémolat à l'abbaye de Saint Cybard.
* Au 9ème siècle, l'église monastique es dédiée à la Sainte Vierge.
* Au 12ème siècle, construction de l'actuelle église sur les ruines de l'ancien lieu de prière détruit par les invasions Normandes.
* Au 13ème siècle, par la présence de son monastère, Trémolat a une économie prospère.
* A la fin du 17ème siècle, par un manque d'entretien, l'église est fissurée à de nombreux endroits.
* Au début du 18ème siècle, Guillaume d'Alesme ordonne les travaux de consolidation de l'église.
* Vers 1792, les moines sont chassés par les révolutionnaires (à vérifier) et l'église est vendue comme bien National.
* En 1801, le Concordat permet de sauver cette église qui devient paroissiale.
* Durant la première moitié du 19ème siècle,de nombreux travaux de consolidation et restauration sont entrepris.
* En 1913, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* En 1970, Claude Chabrol tourne le film : Le Boucher. L'église apparaît furtivement dans certaines scènes.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas) est libre et gratuite . La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Voila une bande dessinée de 1000 ans !

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 07:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Massive est l'église de ce petit village    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Mauzens et Miremont est située dans le Périgord Noir à 60km au Sud-Ouest de Brive la Gaillarde, à 40km au Nord-Est de Bergerac et à 28km au Sud-Est de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

44° 59′ 38″ N 0° 55′ 10″ E
 44.993889°  0.919444°

 

     Toponymie : (--> petite initiation)

         L'origine du nom Miremont est presque évidente :

 * Mire : Regarder, voir.

 * Mont : Colline, point élevé.

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Éclairé par les rayons matinaux de Rhâ, le village aux petites ruelles et aux maisons serrées contre son église est surprenant par la variété des couleurs. N'étant point un peintre, je me dois de retrouver mes esprits de castellologue-amateur pour décortiquer le Graal de cette matinée de mai.

Le but de ma visite est là.

    Il est si haut qu'il en est presque insolent de puissance face aux petites maisons. La construction ne ressemble pas à une église fortifiée, pourtant sa forme me laisse un peu d'espoir.

Avez vous remarqué quelques détails ?

Les indices de fortification sont bien cachés 

L'enquête commence

       Sans faire le tour de l'église, je tente de la comprendre en ne regardant que par l'angle :

1 - Les 2 croisillons qui pourraient faire penser à des archères sont en réalité des renforts en fer.

 2 - La forme du clocher qui aurait pu l'image d'un crénelage est en réalité la caractéristique classique du clocher-peigne.

 3 - Le bâtiment en avant  (coté chevet plat) est une sacristie construite après l'édification de l'église. Le contrefort caché en est une preuve.

Avez vous remarqué le choix architectural d'encastrement du contrefort de gauche ?

 4 - Le long de la nef, le bâtiment en avancé est un agrandissement postérieur à la construction initiale.

Y a t il un indice qui pourrait me réjouir ?

 

Les indices défensifs

    Évidemment, comme moi, vous avez remarqué une porte sous le toit faisant penser à une salle de repli.

  En avançant vers le portail, je découvre une façade avec des ouvertures en partie supérieure.

Y aurait il 2 niveaux de repli dans ce bâtiment primitif ?

Une salle fortifiée d'archères droites 

Que d'indices !

    Sur la face ensoleillée, de nombreux indices du système défensif me brûlent les yeux (Vous me connaissez un peu maintenant, je suis toujours aussi exubérant devant une fortification). Il semble évident que cette construction est comme une tour de refuge et de défense :

 1 - A mi-hauteur, entre les contreforts plats, une fente verticale ressemble à une archère du 13ème siècle.

 2 - Presque sous le toit, une archère identique trône fièrement. L'ébrasement (voir vocabulaire ) extérieur confirme mon approche de datation.

 3 -Je suis surpris par un vitrail implanté dans le contrefort. J'opte pour une modification après le... heu.... 17ème siècle ?

 4 -La différence de hauteur entre les contreforts extérieurs et centraux me font penser à un rehaussement du bâtiment. Les salles de repli sont certainement créées à cette époque (13ème siècle ?).

 

Le portail

     La façade d'entrée reflète l'architecture de l'église : Sobriété.

  Point de sculpture, point de gargouille, point de fleuron, point de pinacle, point de remplage dans la fenêtre. L'église a traversé les siècles en ne laissant au sommet que les ancres en fer des tirants et le souvenir d'une salle de repli sous le toit.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle de Mauzens ne fait pas exception.

 

 

Histoire de l'église :aaa

* A la fin du 12ème siècle (1180 ?), construction de l'église.
* Au 13ème siècle, l'église est peut être remaniée (à vérifier).
* Au 15ème siècle, l'église est peut être agrandie (à vérifier).
* Au 20ème siècle, l'église est "modernisée" et consolidée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher et des salles de repli est interdite.

 

Une tour de guet servant de forteresse

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Est ce un clocher ou une tour ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Privat des Près est situé à 80km au Nord-Est de Bordeaux, à 55km au Sud d'Angoulème et à 40km Ouest-Nord-Ouest de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

45° 13′ 35.04″ N 0° 12′ 56.88″ E
 45.2264°  0.2158°

 

La maison forte :

     L'extérieur :

Préambule

    Dans de nombreux textes généraux de présentation du bourg, il est mentionné la présence du Prieuré de Saint Privat. Curieusement, beaucoup de ces textes affirment que la construction élancée que je vais vous décrire est : Le Prieuré.

   La vérité est tout autre. Il existait bien au Moyen Âge un ensemble de bâtiments religieux créé par une abbaye et desservi par des moines. Mais celui-ci a disparu il y a bien longtemps. Il ne reste de cet établissement que l'église du Prieuré.

   Autre vérité : Même si la tour survolant les arbres ressemble à un clocher, le bâtiment blanc que j'aperçois est une maison forte, sans aucune relation avec le prieuré.

 

La découverte

   Survolant les maisons, le toit de la tour hèle les passants pour leur quémander de venir la voir. Proche de la mairie, la petite maison forte ne ressemble pas à un puissant château fort (Elle n'avait  pas pour fonction initiale d'abriter une garnison ni de servir de refuge aux habitants). Pourtant, par de nombreux détails, elle impose le respect.

Un compromis entre habitat et défense 

La tour

    Par sa forme carrée de petites dimensions, la tour ne semble pas habitable. Ce ne devait être qu'une construction défensive. Des archères droites (début 13ème ?) sont situées sur 3 cotés.

    Curieusement elles ne sont visibles que sur 2 niveaux (alors que la tour semble en posséder 4). Elles ont peut être été rebouchées pour la construction tardive d'une randière et du pigeonnier au sommet.

 

Une énigme

    A la base de la tour, 2 détails m'intriguent :

1 - L'encadrement de la porte basse possède un retrait du mur.

Était ce pour encastrer un pont-levis ?

2 - Au dessus de la porte, une ouverture rectangulaire a été bouchée.

Était ce une bretèche (voir vocabulaire) protégeant la porte basse ?

 

Le bâtiment d'habitation

     Le bâtiment est aligné sur la tour coté façade principale, mais plus profond le rendant habitable. Les siècles et les différents propriétaires ont transformé et aménagé la construction pour la rendre confortable. La maison forte comporte 3 niveaux :

A - Le rez de chaussée a été le niveau le plus aménagé. De nombreuses ouvertures ont été créées (portes, fenêtres) alors qu'il semble évident qu'à l'origine, ce niveau était borgne. Ce rez de chaussée devait comporter la cuisine et les réserves.

B - Au 1er étage, bien que sur la gauche une fenêtre ait été percée récemment, il est évident qu'à droite il y avait la porte d'entrée d'origine. Cet étage comportait certainement la salle de réception et d'apparat.

C - Au dessus, c'était certainement la Camera ((pièce de vie privée). Les restes d'une fenêtre trilobée confirme ma supposition. Sur la droite, une belle petite archère cruciforme à croix pattée rappelle que la maison fut fortifiée en 2 étapes (cette archère date certainement du 14ème siècle).

 

    L'intérieur :

        La propriété est privée et non visitable. Je me console en partant à la découverte de l'église fortifiée.

 

 

Histoire de la maison forte :

  • * Au 13ème siècle, construction d'une maison forte.
  • * Au 14ème siècle,aménagement du bâtiment.
  • * Au 20ème siècle, la maison forte est détenue par un maréchal ferrant exerçant son activité dans le bâtiment.
  • * En 1993, la commune de Saint Privat est renommée Saint Privat des Prés.
  • * A la fin du 20ème siècle, la maison forte est une propriété privée habitée.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la maison forte depuis la route est libre et gratuite en respectant la vie privée des propriétaires. La visite est interdite.

 

Une petite perle dans un écrin de verdure.

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