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Ombre et lumière

8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 07:05

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Point de défense visible pour cette église !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Saint Germain du Salembre est situé à 65km au Sud d'Angoulême, à 40km au Nord de Bergerac et à 30km au Sud-Ouest de Périgueux

   Coordonnées du bourg :

45° 8′ 17″ N 0° 26′ 59″ E
 45.138056°  0.449722°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

      Avec une hauteur aussi impressionnante, il semble presque évident que cette église ait joué un rôle important pour défendre les villageois contre les assaillants au 15ème siècle. Sans me contrôler, je vole vers le bâtiment.

 

L'enquête commence

   Devant le clocher, je suis pantois. Je m'attendais à des mâchicoulis, bretèches (voir vocabulaire ) et autres systèmes défensifs. Point de tout cela sur ce clocher carré. Je prends un peu de recul pour mieux ressentie la construction religieuse que je pensais fortifiée, mais je ne vois rien.

   Je change de coté espérant un "miracle". Mais le clocher n'est qu'une succession de pierres.

Me serais je trompé de site ?

 

Sont ce les défenses ?

    Tout en reculant, je m'éloigne tristement de cette construction quand soudain, mon sourire revient !

Voyez vous cette beauté ?

   Je me frotte les yeux pensant que mon imagination me montrait un indice virtuel. Il y a sous les toits une salle de repli avec une petite ouverture verticale. Je suis conscient qu'une si petite fente ne fait pas de cette église une construction fortifiée, mais c'est mon 1er indice !

    Je me mets à rêver en pensant que l'ouverture Romane dans le clocher-tout eut pu être le niveau d'accès de la pièce de sauvegarde (flèche grise).

 

Il y en a d'autres !

    La différence de hauteur entre les contreforts me donne à penser que la salle fut une élévation postérieure à la construction de l'église primitive. Je contourne le bâtiment et plusieurs indices m'informent sur l'historique architectural de l'église :

1 - Il y avait bien une salle de sauvegarde sous les toits.

2 - Le temps a fait son travail de destruction et le ciment a remplacé les pierres.

3 - Les puissants contreforts prouvent les aménagements sur plusieurs siècles.

4 - Le remplage partiel de la fenêtre Gothique prouve que l'église a beaucoup souffert.

 

    L'intérieur :

       Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle de Saint  Germain du Salembre ne fait pas exception. Je tente de rêver devant les sculptures de l'archivolte, mais les formes géométriques ne m'emportent que... vers une nouvelle aventure Périgourdine.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.
* Au 13ème siècle, aménagement partielle de l'église.
* Au 15ème siècle (1440 ?), l'église fortifiée participe à la défense de la ville.
* Vers 1537, le coté Sud l'église est agrandie en style gothique tardif.
* Au 18ème siècle, sur la carte de Cassini, le village est nommé : Saint Germain du Salambre.
* Au 19ème siècle, le clocher est restauré.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite . La visite du clocher est interdite.

 

Force et beauté s'harmonisent

 

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 07:05

 

Département 24 - DORDOGNE

 Est ce le château de Lostanges ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Sainte Alvère est située à 35km au Nord-Est de Bergerac, à 30km au Sud-Sud-Est de Périgueux et à 20km à l'Ouest de Les Eyzies (voir son église).

   Coordonnées du château :

44° 56' 48" N 0° 48' 32" E
 44.9466842°  0.80905070°

 

Le château :

     L'extérieur :

Le bourg fortifié

      En arrivant proche du centre ville, je remarque une puissante tour. Bien qu'elle n'ait point gardé de système défensif comme fente de tir ou mâchicoulis (voir vocabulaire) je pressens qu'elle eut pour fonction la défense du bourg, à moins que cela fut l'une des défenses externes (rempart) d'un puissant château.

Une tour d'angle nommée : Tour des Dames     Un peu plus loin, bien coincé entre des murs arasés du rempart, son autre consoeur m'attend. Cette construction porte le doux nom de : Tour des Dames.

   Pour vérifier si cela est vrai, je toque à la porte. Malgré mes multiples essais, aucune initiative de la part de reine, princesse, damoiselle, servante ou pucelles à m'ouvrir.

 "Le sein dit castel n'est point ici".

 

L'entrée est un dessert

    Souhaitant comprendre, je prends un peu de recul (ceux qui me suivent depuis plusieurs années savent que c'est par une vision globale que je vois mieux les détails... Incroyable n'est il pas ?).

   Au loin, une haute construction parallélépipédique avec des pierres en retrait m'interpelle. En la découvrant, alignée au rempart, la belle m'explique qu'elle fut l'entrée fortifiée il y a de nombreux siècles. Elle a gardé :

* Ses fentes pour les flèches du pont levis,

* Son rainurage pour la herse,

* L'emplacement du double vantail,

* L'emplacement du garde à l'entrée,

* Les canonnières défensives.

 Même la sculpture est en ruine !

Y a-t-il un château ?

* Je désespère de trouver un château quand soudain, un panneau me redonne d'espoir.

* Mais en regardant devant moi, je ne vois.... que du vide ( avec plein d'arbres certes).

* Je tourne les talons (pour rejoindre l'étalon bien sur), quand une beauté apparaît !

 

Chapeau bas pour le chat-haut

* Je suis médusé de voir ce château ruiné (et inversement hihihihi).

* Du château médiéval, il semble qu'il ne reste qu'une tour.... pourtant si instructive.

* Ceci n'était pas le donjon mais une tour flanque dans la courtine (dont la base est visible).

* Elle possède à l'étage, des ouvertures de lumière et même, une ouverture pour un passage.

* Dans l'épaiseur du mur, elle arbore un trou... dont je ne connais pas la fonction.

- Trou de lumière ?... Je doute.

- Archère droite ?.... Je doute car aucun d'ébrasement à l'intérieur.

* Une archère "cruciforme" avec ouverture pour couleuvrine.

Avez vous remarqué une curiosité architecturale ?

- A l'origine, la fente était une archère cruciforme en bêche (c'est à dire que la partie basse et haute avait un ébrasement extérieur pour faciliter le tir lorsque les assaillants étaient proches du pied de la tour ou de la courtine).

- Hors, la pierre de bas a été retournée puis trouée pour l'arme à poudre.

- Curieusement, même la pierre au sommet de l'archère a subit ce retournement et une taille droite.

 

J'ai du fumer de l'herbe... Je vois des vagues vertes !

    L'intérieur :

La pierre me montre ses entrailles

* Dans la tour, je ne distingue aucun détail caractéristique. Pas de sculpture ni de cheminée.

* Seule les vestiges d'un plafond m'informent qu'un ratier devait exister.

 

Les vagues

* Bien qu'étant loin de la mer, je vois des vagues.

* Ces nombreuses bosses sont les traces de salles.

* Que me dites vous ?

"Chevalier, Ce ne sont que des éboulis recouverts d'herbe !"

* Certainement, raison vous avez pour certaines "bosses".

* Mais je suis sur que d'autres sont les départs de mur des salles voûtées.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, certains historiens supposent la construction d'un château primitif (à vérifier).

* Au 12ème siècle, construction d'un rempart entourant la ville. Il semblerait qu'une tour exista à l'emplacement de l'actuel château.

* Au 13ème siècle, aménagement d'un château fortifié (à vérifier).

* Au 14ème siècle, "modernisation" du château (à vérifier).

* Au 15ème siècle, "aménagement" probable du château (à vérifier).

* En 1780, restauration du château (à vérifier).

* Vers 1792, les Révolutionnaires rasent les fortifications de la ville.

* Au 19ème siècle, Lakanal ordonne la destruction des ruines du château.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine du château est libre et gratuite en respectant les plantations.

 

Une archère canonnière trahissant son siècle de construction

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 06:02

 Nous allons jouer les détectives avec cette église !

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Paussac et Saint Vivien est située à 55km au Sud-Est d'Angoulême (voir son château), à 25km au Nord-Ouest de Périgueux et à 8km au Sud-Est de Cercles (voir son église).

   Coordonnées de l'église de Saint Vivien :

45° 19' 18" N 0° 31' 31" E
 45.321663601°   0.525320023°

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

    Dans cet article, je souhaite vous montrer (et vous démontrer) qu'une simple église (certes Romane) peut révéler de nombreux indices de son passé tumultueux. Il est donc important, en découvrant une construction, de prendre son temps, de prendre du recul "physiquement" mais aussi intellectuellement. Il est bon de regarder chaque pierre, chaque angle, chaque.....

   Parfois, la chance montre au "regardeur" des détails que le touriste pressé ou le passant sans but ne verrait point.

 Que voyez vous sur ce mur ?

La découverte

   Le bourg de Paussac et Saint Vivien possède 2 églises. Ceci est logique puisque c'est un regroupement de 2 anciennes communes.

  * Le moutier de Paussac est grandiose,

  * Celui de Saint Vivien est plus intime.

 C'est ce dernier que je vais voir ce jour.

 

L'enquête commence

* Lentement, je m'approche de l'église classiquement entourée de son cimetière.

* Le moutier est dépourvu de transept.

* Le mur de la nef n'est pas très haut.

* Ses pierres sont disparates Je pressens que cette église a souffert.

* La fine ouverture de lumière empêche l'assaillant d'entrer.

* Les deux faces ne se ressemblent pas. Des contreforts viennent casser la linéarité.

* Sous le toit, je remarque une fente étroite ne ressemblant pas à une ouverture de lumière.

* L'un des contreforts possède un modillon. Son positionnement est curieux.

  Pour mieux comprendre cette architecture, je prends un peu de recul.

 Soudain, je comprends cette église.

Le chevet

* Je suis en face du classique chevet plat.

* Une verrue (sacristie ?) avec sa fenêtre trilobée a été aménagée plusieurs siècles après la construction originelle.

* En observant ce chevet, je remarque plusieurs détails curieux :

 1 - Les pierres d'origine sont parfaitement taillées et jointives.

 2 - Les multiples réparations ou consolidations n'ont point embelli ce moutier.

 3 - Au centre une ouverture ronde ressemble à un système défensif (mais c'est peut être le vestige d'une ouverture de lumière).

 4 - Sur la droite, une autre ouverture verticale bien plus haute que les fenêtres.

 5 - A gauche, l'ouverture carrée pourrait être un trou de boulin (voir vocabulaire), mais je me demande s'il n'y a pas tromperie suite à la réparation.

Etait ce le symétrique de celui de droite ?

 6 - Le toit ne semble pas reposer correctement sur les pierres. Je pressens que l'ancien toit était plus haut, ce qui expliquerait l'énigme du modillon perdu dans l'angle

 Conclusion un peu hâtive et sans preuve :

Je pressens qu'une salle de repli défensive a pu exister.

 

Le portail

* En regardant rapidement le portail, ma première envie est de partir rapidement vers une autre église. Mais mon instinct me dit : "Chevalier, regarde avec délectation !".

* Ce portail comporte plusieurs voussures retombant sur des colonnes. Cet architecture est belle mais n'est point exceptionnelle.

* Au sommet, le clocher-mur possède deux ouvertures classiques pour les cloches.

* Soudain, je réalise que sur la droite, énigmes je vois :

  1 - Une ouverture verticale identique à celle du chevet (curieusement inscrite dans un retrait porté par des colonnettes).

  2 - Un trou rond, presque identique à celui du chevet.

Conclusion un peu hâtive et sans preuve :

Je ne sais que penser de cette église, mais le plaisir de la découverte est plus intéressant qu'une vérité... non connue.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent en notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci n'échappe pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, l'église est remaniée (fortification ?).

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Vivien) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des systèmes défensifs est interdite.

 

Voila une enquête bien menée

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 06:03

 

La découverte de l'extérieur du château est ici.

 

 La montée des marches n'est point qu'une simple expression en ce château

 

     L'intérieur :

L'escalier

* En entrant, c'est le choc !

* Avec une entrée en style Gothique flamboyant, il est évident que l'intérieur de la tour ne peut pas être classique. J'avoue que la surprise est magnifique.

* Comme il n'y a qu'un seul escalier pour desservir tous les étages, il se doit d'être exceptionnel.

* Il comporte 82 marches.

* Le noyau central est torsadé.

* La largeur des marches est de 2,5m.

* Coté noyau, chaque contremarche est sculptée. L'ensemble réalise une sorte de trompe l'oeil.

* Pour atteindre le 1er étage, l'escalier réalise 1,5 révolution.

* Alors que pour l'étage supérieur et les combles, il ne fait qu'une seule révolution.

 

 

L'escalier défensif

Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous... lalalala

Avez vous remarqué les trous dans le mur ?

 

Pensez vous que ce soit des ouvertures de lumière ?

* Que nenni !

* Ce sont les ouvertures de tir pour arme à feu.

* Grâce aux nombreuses fenêtres à meneau, l'escalier est très lumineux.

* Toutes les fenêtres ont une fonction défensive.

* Ainsi, les multiples ouvertures de tir permettent une défense sur 180°.

 

 

Le chef d'oeuvre de l'escalier

* Au sommet de l'escalier, c'est le choc !

Je suis conscient que c'est le 2ème de suite.

* L'escalier se termine par un magnifique palmier de pierre.

* Certains architectes nomment cette beauté : Une voûte en étoile.

* A chaque croisée d'ogives, le blason de la famille Calvimont est apposé.

 

 

 

Analyse des façadesVais je aller à droite ou à gauche ?

* A chaque étage, deux possibilités ("couloirs") me sont offertes.

* Le plan facilite la compréhension.

* J'opte pour la découverte à gauche menant vers les "petites" chambres

 

Les petites pièces numérotées 1

* En entrant, je constate que le temps a fait son travail d'usure. Les plafonds ont disparu.

* Les pièces ont une taille modeste, mais avec l'imposante cheminée par étage, il devait être agréable d'y séjourner.

* Les cheminées des étages ont des piédroits sculptés et un manteau esthétique.

* La cheminée de la salle basse ainsi que les murs et fenêtres sont rustiques car c'était la cuisine.

* Comme pour les autres pièces, les fenêtres à meneaux en croix possèdent à la base une ouverture défensive.

 

 

Des cheminée dans chaque salle

* Toutes les petites salles possèdent une cheminée.

* En fonction de l'importance de la pièce, elle est plus ou moins sculptée.

 Le petit coin est dans un coin

Les latrines

* Je me devais de vous parler des commodités.

* Très souvent je vous les montre.

* C'est un peu "ma" marque de fabrique... Hihihi.

* Excepté qu'elles aboutissent à une fosse (ce qui est assez rare pour cette époque), elles sont classiques dans leur architecture "d'aisance".

 

Les grandes salles numérotées 5

* Avant de pénétrer dans les grandes salles, je me délecte des sculptures d'encadrement des portes.

* En entrant dans la partie composée des plus grandes salles du château, je ne suis point surpris de l'absence des plafonds.

* Mais grâce à cette destruction j'ai un nouveau choc !

* Avant d'admirer chaque cheminée, je me concentre sur les corbeaux blasonnés ayant soutenu les imposantes poutres.

 

 

Les cheminées des grandes salles

* Les monumentales cheminées sont un autre chef d'oeuvre du château de l'Herm.

* Le fait qu'elles soient suspendues donne plus de magie.

 

 

La cheminée du rez de chaussée

* En bas, la cheminée correspond à la salle des repas

* Elle est large pour créer de la chaleur.

* Elle possède le blason de la famille Calvimont.

* C'est la plus sobre des 3.

 

La cheminée du premier étage

* La salle du 1er étage correspond à la salle d'apparat.

* C'est aussi dans cette salle que justice est rendue.

* La cheminée se doit d'être majestueuse et travaillée.

 

 

 

La cheminée du deuxième étage

* Celle du 2ème étage, correspondant à la grande chambre, est magnifique.

* En réalité, c'est la pièce des intimes, la salle permettant d'être en famille, de recevoir des amis et invités proches.

* La cheminée est un peu plus sobre, mais elle se doit de montrer les armoiries du seigneur.

 

 

La plateforme

* Evidemment, depuis le sommet du château, la vue est magnifique.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle (à vérifier), un construction de guet (?) existe pour surveiller l'axe de passage entre Périgueux et le château de Montignac.

* En 1479, Jean de Calvimont, conseiller du Roi Louis XI (voir liste), possède quelques terres en ce lieu.

* A la fin du 15ème ou début du16ème siècle, la famille de Calvimont fait bâtir ce château Renaissance.

* Au milieu de 16ème siècle, Jean II de Calvimont est ambassadeur du Roi de France François 1er(voir liste).

* En 1557, Jean II décède. Sa renommée est telle que 500 prêtres le portent en son sépulcre.

* En 1605, Marguerite de Calvimont, fille de Jean IV et dernière héritière du château, est assassinée par son mari, François d'Aubusson.

* Quelques annes après, François épouse Marie de Hautefort.

* Devenu veuve, Marie se bat contre la famille Calvimont Saint Martial pour conserver les biens de la seigneurie.

* En cette première moitié du 17ème siècle, l'histoire du château est entachée par de nombreux assassinats.

* En 1652, à l'âge de 70 ans, Marie décède, seule. La seigneurie, sans héritier direct, est mise en vente. Curieusement, une autre Marie de Hautefort achète le château et les terres.

* Durant la fin du 17ème siècle, Marie "l'Aurore de Louis XIII" ne vit pas à l'Herm. Le château inhabité se dégrade.

* Au 19ème siècle, le site est déclaré en ruine.

* En 1899,  Eugène Le Roy publie un roman nommé : Jacquou le Croquant. L'action se passe au château.

* En 1927, le propriétaire tente de vendre les cheminées. Les élus locaux ainsi l'architecte en chef des "beaux arts" déclenchent une procédure de classement. La même année, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde se crée. Elle organise plusieurs manifestations théâtrales et festives permettant de récolter de l'argent très utile pour la consolidation de ce site magnifique.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en dehors des fouilles. La visite payante de l'intérieur est possible certains jours. Renseignez vous.

 

Je vois presque l'Amérique !

 

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 06:10

 

  La ruine me quémande de mieux la regarder

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Villamblard est située à 30km au Sud-Ouest de Périgueux, à 25km au Nord de Bergerac et à15km à l'Est de Mussidan.

 

   Coordonnées du château :

45° 1' 14.232" N 0° 32' 14.464" E
 45.02062°  0.537351°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverteMâchicoulis sur consoles

* En arrivant dans le bourg, je n'ai pas de difficulté à trouver le site car un panneau m'indique la direction.

* En voyant la ruine massive, je pressens que ma journée sera magnifique. 

   Pour que votre lecture soit agréable, je ne vais point vous faire une visite guidée, mais une présentation par thème.

 

 

Les systèmes défensifs

* La grosse tour ronde en ruine possède :

- Un contrefort dont le remblai est visible.

- Des mâchicoulis avec des coquilles sculptées. Cela fait référence aux pèlerins de Saint Jacques de Compostelle accueillis au château puis dans un autre bâtiment.

* A l'opposé une autre ronde tour somnole à coté du logis renaissance. La fenêtre du bas montre l'épaisseur du mur. Evidemment le sommet possède le classique chemin de ronde avec mâchicoulis sur consoles.

* Pour protéger l'entrée, il faut un pont levis. Les vestiges de celui-ci sont visibles (avec un peu d'imagination).

 

  A quoi servait cette pierre ?

Le logis

   Coincé entre les tours, un magnifique quadrilatère d'époque Renaissance et moderne tente de résister au temps.

Il possédait 3 étages sur rez-de-chaussée.

  Les fenêtres à meneaux lui donnent une élégance intemporelle. 

 

 

Les pierres sculptées

   Les reconstructions et les consolidations ont un peu masqué les pierres sculptées, mais avec un peu d'attention et de patience, elles se révèlent avec discrétion.

* Au dessus d'une porte, un détail Gothique avec (ce que j'ose nommer, mais peut être me trompe je ?) un fleuron.

* Une fenêtre à remplage obturée (était ce l'emplacement de la chapelle ?).

 

  Plan du château de Barrière

Le plan

   Je vous sens perdu dans ce labyrinthe de bâtiments d'époques différentes. Je vous propose la lecture de ce plan établi en 1808 par le Comte (voir titre de noblesse) de Taillefer. Le texte en italique donne l'état actuel :

a - Fossé disparu (remblayé),

b - Tour ronde (écroulée) + chapelle,

c - Grosse tour ronde (disparue),

d - Tour carrée (vestiges),

e - Cour intérieure, ancienne place d'arme,

f - Portique avec colonnes et galerie,

g - Tour carrée (disparue),

h - Escalier en colimaçon (vestiges),

i - Salle d'apparat,

j - Galerie,

k -Chambre,

l - Chambre,

m - Chambre,

n - Grande salle d'apparat,

o - Pont-levis,

p - Pont d'accès à la terrasse,

q - Fontaine,

r - Buanderie,

s - Barbacane,

t - Portique séparant la terrasse du pont

u - Ecuries,

v - Rampe permettant aux chevaux de boire dans le fossé.

  Imaginez vous l'épaisseur des poutres sur ces consoles ?

 

    L'intérieur :

Poutres et plafonds

* De nombreuses salles comportent des consoles ou des corbeaux ayant soutenu d'imposantes poutres.

* Certaines pièces, réhabilitées par l'association de sauvegarde, possèdent des poutres et solives.

* Les plafonds de certains couloirs ou salles de circulation montrent de magnifiques voûtes d'ogive.

 

 

Curiosités architecturales

   Pour découvrir une ruine, il faut :

* Regarder le sol car les pierres ne sont pas stables,

* Lever les yeux au sommet pour éviter celles qui pourraient tomber,

* Et surtout, observer avec attention chaque pan de mur pour admirer l'architecture.

  C'est ainsi que je vois dans un angle ce que j'ose nommer : Une trompe.

 

Quelle chaleur.... dans cette ruine

 

Les éléments de confort et de beauté

* Dans un château il faut de la lumière. Celle ci est fournie par les nombreuses fenêtres.

* Certaines possèdent des coussièges. D'autres libèrent la place pour un couloir de circulation dans l'épaisseur du mur.

* Evidemment, les fenêtres d'un château ont les pourtours sculptés.

* Mais la pierre est froide en hiver et la nuit, il faut donc des cheminées à chaque étage.

* Et comme pour les fenêtres, à coté des cheminées il y a des couloirs de circulation.

Comment accéder aux étages ?

* Evidemment par des escaliers dont il ne reste que les vestiges.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'un petit château fort.

* Au 13ème siècle, agrandissement du château par la famille : Barrière.

* Au 14ème siècle, le site de Barrière relève de la seigneurie de Grignols.

* Au 15ème siècle (1448 ?), le site est aménagé pour plus de confort par la famille : De Lur.

* Au 16ème siècle, Jeanne de Lur, devenue Huguenote, transforme la chapelle en temple. La petite histoire de France prétend que le château eut la visite de Calvin.

* Durant la 2ème moitié du 16ème siècle, le château subit plusieurs sièges des armées Catholiques.

* Au début du 17ème siècle, le château est possession de la famille Taillefer. Cette puissante famille décore avec goût les intérieurs du château.

* En 1761, naissance d'Henri Wlgrin Taillefer .

* A la fin du 18ème siècle, Henri se passionne pour l'archéologie Périgourdine.

* Au début du 19ème siècle, Henri crée un musée archéologique.

* En 1809, ne pouvant assumer les frais importants pour l'entretien du château, le Comte de Taillefer le vend.

* A la fin du 19ème siècle, un incendie ravage le logis renaissance.

* En 1948, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle (1924 ?), le bâtiment est propriété de la commune. Malgré de nombreuses consolidations quelques murs s'effondrent.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde tente de faire revivre ce beau château.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de l'intérieur semble possible en dehors des travaux. Renseignez vous.

 

Avec une ruine, même en étant dehors, je vois l'intérieur

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 06:05

 

Le découverte de l'extérieur du fort est ici - CLIC

 

 

  La pénombre favorise l'attention du chercheur de traces

    L'intérieur (suite) :

L'intérieur de la courtine

* En entrant, sur le mur je vois :

- Des trous de boulins (voir vocabulaire) pour faciliter la réparation du mur.

- Au dessus, ce que je crois être un chemin de ronde.

* Pour monter sur ce rempart, il faut un escalier. Je me dois d'en trouver les vestiges.

* Il n'est point besoin d'être un Sherlock Holmes pour trouver les marches. Ma surprise est de constater qu'il existe 2 escaliers !

 

Chaque chose a sa place

* Bien que l'espace soit important pour cette "grotte", il est primordial d'aménager la surface pour chaque tâche de vie.

* Le temps a fait son travail de destruction, mais avec un peu d'attention et d'imagination il est possible de donner une fonction à chaque zone.

 

 

 

Il y en a d'autres !

1 - Dans un coin, un ban a été aménagé. C'est celui du guetteur.

Que voyait il ?

2 - Le passage sur la rivière et le bas du village.

Sa position lui permettait elle de défendre le site ?

3 - Evidemment, cet emplacement participait à la défense du château des évêques en contrebas.

.

 

1 2 3

 

C'est la fin

* Il y a encore des dizaines (que dis je des centaines) de détails passionnants à découvrir et à humer.

* Mais c'est la fin du voyage dans le Moyen Âge.

* Il est temps pour vous d'emprunter le chemin du retour par l'étroit escalier.

Attention à la marche !

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, sur la demande de l'évêque de Sarlat, aménagement d'un  fort de repli dans la falaise.

* En 1214, durant la Croisade des Albigeois, pour éviter la destruction du bourg et aussi parce qu'il n'est point Cathare, l'abbé rend hommage à Simon de Montfort.

* A la fin du 14ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans, les Anglais s'attaquent au fort et tentent de s'en emparer, mais cette fortification haut perchée semble imprenable.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, les prélats se réfugient dans le fort.

* A la fin du 16ème siècle, Arnaud de Salignac abandonne le fort. Ruine sera son avenir.

* En 1992, le site payant est ouvert au public.

* En cette fin de 20ème siècle, Le Chevalier Dauphinois envahit la place forte !

* Au début du 21ème siècle, une partie de la voûte s'effondre. Quelque temps après, des rochers de la falaise deviennent instables. La décision d'interdire la visite du site est prise par les autorités.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du fort depuis la route est possible. La visite des entrailles troglodytiques est interdite.

 

La surveillance de la voie fluviale est parfaite

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

L'église se fond dans le paysage de la commune    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Saint Privat des Prés est située à 80km au Nord-Est de Bordeaux, à 55km au Sud d'Angoulème et à 40km Ouest-Nord-Ouest de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

45° 13′ 35.04″ N 0° 12′ 56.88″ E
 45.2264°  0.2158°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Après avoir visité la maison forte de ce bourg Périgourdin, je me dirige vers l'église de l'ancien prieuré Bénédictin.

  La construction au bout de la rue est surprenante :

     * Point de haut clocher pour guetter l'ennemi.

     * Point de tour pour tirer sur l'assaillant.

Suis je réellement devant une église fortifiée ?

 

L'enquête commence

    A une extrémité de l'église, mon imagination débordante de castellologue-amateur croit voir une tour. Les fantômes de modillons me font comprendre que cette ronde construction est le chevet de l'église.

  Je continue ma marche de découverte dans cette rue en légère pente. La paroi ensoleillée me montre :

* Un mur de nef élégante.

* Des fenêtres très esthétiques.

* Des pierres correctement taillées et jointives.

* Des pierres de différentes couleurs (reconstruction ?).

  Mais je ne vois pas de système défensif.

 

Magnifiques surprises !

     Je prends un peu de recul pour regarder dans les yeux  cet énigmatique mur.

J'ai une révélation.

  Sous le toit apparaissent de petites archères cruciforme dont certaines sont avec un trou rond pour fusil"... Surpris je suis. Le système défensif n'est pas homogène ni symétrique. Certains crénelages (voir vocabulaire ) ne possèdent aucun système de tir..... Surpris encore je suis.

   De tous ces détails, je tire une conclusion évidente : Il y avait une grande salle de repli et de défense au dessus de l'église.

Nota : Parfois dans mes proses, je vous mens un peu sur mes recherches, je transforme un peu la découverte, je joue à vous faire croire que je ne trouve pas de suite les indices. Mais en découvrant l'église au centre du bourg, même les non spécialistes peuvent voir au premier regard que l'église est fortifiée.

Me pardonnerez vous ces mensonges d'écrivain ?

  La façade : Sobrité et finesse

La façade : Une oeuvre unique

   Le castellologue-amateur que je suis a de suite remarqué l'ouverture au niveau de la salle de repli, mais le touriste qui sommeille en moi regarde ce fronton différemment.

    Le portail de l'église de Saint Privat des Prés est unique dans le Ribéracois (dernière terre d'Occitanie avant celles de la langue d'Ol). De nombreux architectes voient une influence de la Saintonge dans cette façade.

 

Analyse rapide de la façade et du portail

     Au premier étage, présence d'arcatures romanes appuyées chacune sur deux colonnettes. L'ensemble est surmonté d'une corniche à modillons expressifs, avec des animaux fantastiques et des personnages bibliques.

   Au centre, le portail en plein cintre est en pure style Roman. Il possède neuf voussures surmontées d'une archivolte sculptée.

 

    L'intérieur :

       En entrant, ce ne sont point les peintures murales du Moyen Âge qui m'accueillent mais la blancheur immaculée. Même les 3  coupoles de la nef sont sans couleur.

Quelle sobriété !

  Je suis certain qu'il y a 800 ans l'église n'était pas comme cela. Même les statuts sont "en neige" .

    Curieusement, dans ce monde refait et consolidé, l'abside n'a pas vu d'ouvriers maçons. Son plafond se fissure dangereusement. Craignant que le ciel me tombe sur la tête  , je prends rapidement le chemin sacré de la sortie.

    De retour sous le ciel d'azur, je vérifie que ma "peur" passagère était justifiée. Le chevet se lézarde. Je vais en faire autant, mais à la terrasse d'un petit restaurant. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.
* Au 13ème siècle, l'église dépend de la commanderie Templière d'Aubeterre (j'ai trouvé cette référence dans une brochure régionale sur l'ordre du Temple....à vérifier).
* En 1562, début des Guerres de Religion. Plusieurs combats endommagent le clocher et les murs de l'église.
* Vers 1651, les voûtes dans l'église sont reconstruites.
* En 1862, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* En 1993, la commune de Saint Privat est renommée en Saint Privat des Prés.
* En 1997, la façade de style Saintongeais est restaurée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Délicatesse et fortification se marient merveilleusement

 

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 09:42

 

La description de l'extérieur de l'église est ici.

 

Un portail Roman extraordinaire

 

Département 24 - DORDOGNE  

 

L'église (suite) :

    Le portail :

Une merveille

    D'après les archéologues, ce portail date du 11ème siècle. Bien que je sois un chevalier-castellologue-amateur amoureux des constructions médiévales fortifiées, je suis en admiration devant cette réalisation religieuse millénaire.

   Elle se décompose en 4 parties :

* Au sommet, un fronton triangulaire à appareil losangé.

* En dessous, une corniche portée par des modillons très expressifs.

* De chaque coté, des colonnettes semblant porter la corniche.

* Au centre, deux voussures sous archivolte ornées en plein cintre.

 

Description des 2 voussures

    Sur la voussure supérieure, les gravures sont comme une bande dessinée ayant pour thème : La rédemption Messianique.

 Pour en comprendre l'histoire et la signification, je vous propose ces 2 images cliquables :

- Les détails sont à droite,

- La numérotation est à gauche.

besse voussure détail de la voussure

1 - Un ange tend à Isaïe un charbon ardent pour la purification des lèvres.C'est la symbolisation de la délivrance de saint Pierre-ès-Liens.

2 - Un ange revêtue de 3 paires d'ailes    montrant la paume de ses mains : Représentation du Séraphin.

3 - Adam et Eve nus encadrent l'arbre de vie. Ils cachent leur sexe avec des feuilles. Adam est retourné pour écouter Yahvé qui lui tend la main.

4 - Autour de l'arbre s'enroule le serpent qui montre la pomme à Eve. Elle tend la main pour la saisir. Adam se tient la pomme d'Adam  en guise de refus. Après leur faute  , Adam et Eve sont vêtus. Sur les cotés, une feuille de figuier et de chêne symbolisant le paradis qui s'éloigne.

5 - Symbole de la légende de Saint Eustache :  Un cerf regarde le chasseur lui décocher une flèche.

6 - La Vierge et l'enfant.

7 - Saint Michel portant un bouclier terrasse le Dragon avec sa lance.

8 - Un agneau portant une croix. Il est lui même porté par une angelot.

 

 

 

Pour découvrir l'intérieur de l'incroyable église fortifiée de Besse...

.... Veuillez cliquer ici.

 

 

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 07:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 Je suis en vacances !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La petite commune d'Agonac est située à 12km au Sud-Est de Brantôme, à 12km au Nord de Périgueux et à 6km au Nord-Est de Château-L'évêque.

     Coordonnées du bourg :

45° 17′ 14.9″ N 0° 44′ 46.3″ E
 45.287472°  0.746194°

 

Le château :

     L'extérieur :

Je suis en vacances

    Parfois, votre Chevalier Dauphinois aspire à se reposer, à prendre quelques heures voire même une journée à ne point visiter de château fort ni d'église fortifiée. Savourer le simple souffle du vent, lire proche d'une rivière, écouter les canards.

Un plan qui modifie mes vacances !  J'erre à la recherche d'un panneau curieux , d'une information touristique, d'un panorama à immortaliser.

  Voyant que le bourg possède de nombreux cours d'eau,ou des dérivations d'une unique rivière, je cherche un plan pour connaître le ou les noms de ces calmes étendues liquide. Soudain mes poils se hérissent. Je vois :

Un plan  avec un château médiéval

  au centre de la commune !

  J'ôte mon chapeau de paille de touriste et je chausse mon heaume de Castellologue amateur.

 

L'enquête commence

    En me dirigeant vers la rue du commerce, je suis surpris par une porte fortifiée. Ses pierres sont correctement taillées et symétriques. Elle possède encore :

* Des consoles ayant servi de mâchicoulis (voir vocabulaire),

* Les rainures pour une herse.

  L'intérieur me prouve que le site était entouré d'un rempart dont l'épaisseur permettait de résister à une vraie attaque.

Ce bourg que je pensais anodin

possède une richesse architecturale défensive.

 Le nom caché est il un mauvais présage ?

Où est le château ?

    Le panneau de rue m'indique la direction. Lentement je m'approche près d'un mur intemporel. Je tente un regard timide vers le dessus dd'une paroi, mais les arbres cachent la beauté construite.

  Quelques mètres plus loin, je comprends que le vieux château fort a été très modernisé.

 

Conclusion

   Etre un castellologue amateur, c'est rechercher les indices, espérer voir, tenter de comprendre mais aussi accepter les échecs.

 

    L'intérieur :

  La propriété privée n'est pas visitable. La commune est si riche en construction médiévale que je me dirige vers le Sud-Ouest pour visiter l'église fortifiée.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle (à vérifier), construction d'un habitat fortifié sur une butte naturelle. Son aménagement, demandé par l'évêque Frotaire, est du aux attques des Normands.
* Au 12ème siècle, construction d'un donjon avec contreforts plats.

* Au 13ème siècle, d'autres bâtiments sont construits dont une chapelle.

* Au 18ème siècle, des aménagements de confort sont effectués dont une tourelle polygonale et un fronton.

* Au 19ème siècle, le site est profondément remanié.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant le silence du site. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Noms des propriétaires :

- Bruzac,

- Chabans,

- Montardy,

- Chamberlhiac,

- Bourdeille.

 

Caché derrière arbres et bâtiments, le château gardera ses secrets !

 

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 07:02

 Un reflet vers le passé

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Chapdeuil est située à 45km au Sud-Est d'Angoulême, à 30km au Nord-ouest de Périgueux et à 15km à l'Ouest de Brantôme.

   Coordonnées du château :

45° 20' 34" N 0° 28' 26" E
 45.342769°  0.474043°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

     Attiré par le bruit des grenouilles, je m'approche lentement d'une étendue d'eau quand le hasard (certes programmé depuis des mois) me montre les reflets d'une haute toiture à quatre pans en tuiles.

  Evidemment, je lève la tête pour découvrir le Graal de ma journée : Le donjon de Chapdeuil.

 Je le regarderai durant des heures !

Autour du donjon

   Lentement, pour ne pas le perdre du regard, je contourne le château pour chercher le meilleur angle de découverte.

   Que vois je de loin :

  * Les douves sont créées par un détournement de la rivière Heuche

  * A la base coté Nord, le petit bâtiment (sur la gauche) est le logis seigneurial datant de la fin du Moyen Âge.

  * Accolé coté Est, une construction peu large semble être une dépendance.

  * Les 2 bâtiments bas semblent percés de petites canonnières.

  * L'époque moderne a ouvert au logis plusieurs portes et fenêtres avec volets.

 Chemin de ronde sur mâchicoulis

Première description du donjon barlong

* Le donjon a une forme rectangulaire.

* Un chemin de ronde fait le tour du bâtiment.

* Les grandes baies carrées sont le crénelage ou des ouvertures de guet et de tir. Je vous laisse choisir le vocabulaire.

* Le chemin de ronde comporte des archères cruciformes.

* Quelques petits trous ronds me font penser à des ouvertures pour armes à feu.

* Des consoles triples forment les mâchicoulis.

Avez vous remarqué dans les pierres

quelques traces de balles "ennemies" ?

 Qu'est ce donc cette forme géométrique sur le mur à droite ?

Question

Avez vous remarqué que ce donjon ne semble pas comporter de contrefort, contrairement aux autres puissantes tours maîtresses qui jalonnent notre beau Royaume ?

Même les églises possèdent des contreforts.

Pourquoi n'en vois je point ?

 

Que de curiosités sur ce donjon !

  * Sur un mur, je vois deux curieux arcs de cercles. Je me dois de comprendre cette bizarrerie.
  * Lentement, je contourne le donjon.

  * Tout en respectant la propriété privée, j'observe.

  * Ces arcs d'applique élégissent la façade. C'est certainement la mission souhaitée par les architectes.

  * En réalité, ces arcs relient harmonieusement les contreforts plats. Question :

Pourquoi toutes les faces n'en possèdent pas ?

  * Le fait de ne pas avoir réaliser des contreforts plats sur toute la hauteur et sur tous les cotés oblige les architectes à utiliser des pierres de "rattrapage".

  * Je suis étonné de voir des corbeaux alignés horizontalement dans le premier quart de la hauteur.

Etait ce le niveau originel de la première construction ?

Ou un support de galerie amovible ?

Ou le niveau de la porte médiévale avec sa plateforme en bois ?

 

    L'intérieur :

  La propriété privée n'est pas visitable.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, une petite fortification entourée de douves semble existée.

* Au 14ème siècle (à vérifier), durant la guerre de Cent Ans, construction du puissant donjon par la famille Saint Astier.

* Au 15ème siècle, construction d'un logis au pied du donjon.

* Au 16ème siècle, durant les guerres de Religion, le donjon est modernisé par la famille Pontbriand (à vérifier).

* Vers 1792, les Révolutionnaires s'emparent du château. Le logis est partiellement démoli (à vérifier).

* Au 19ème siècle, le logis est "restauré".

* En 1988, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les routes. La visite de la propriété privée est interdite.

 

Pour être si beau et si jeune, l'eau ne viendrait elle pas de la fontaine de jouvence ?

 

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