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Ombre et lumière

27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 06:02

 

Département 24 - DORDOGNE

 Sentez vous ce plaisir médiéval qui monte ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Saint-Pierre-de-Côle est située à 70km au Sud-Est d'Angoulême (voir son château), à 25km au Nord-Nord-Est de Périgueux et à 15km à l'Est de Brantôme.

 

   Coordonnées du château :

45° 22' 56" N 0° 48' 10" E
 45.3823675°  0.80277760°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

* Parfois les châteaux s'amusent à se cacher.

* Ils tentent de se camoufler en prenant la couleur de la végétation.

* Mais l'oeil exercé de votre Chevalier Dauphinois les débusque... (J'espère que vous ne croyez pas tout ce que j'écris...).

* C'est le cas du château de Bruzac situé à 3km au Nord-Est de Saint Pierre de Côle.

* Bien que la construction ait mis sa tenue de camouflage verte, ses "rares pierres" blanches attirent mon attention.

L'aviez vous vu dans la forêt ?

 Combien voyez vous de châteaux ?

La recherche d'indices de loin

     Lorsque c'est possible, j'adore observer un château de loin. Cela me met dans l'ambiance mais aussi me permet de voir des détails que je n'aurais pas pu observer ou comprendre en étant à ses pieds.

   Par exemple, en face du site, je perçois 2 constructions distinctes. J'ose affirmer que 2 châteaux existaient à l'origine.

 * Celui de gauche (nommé château bas) semble être composé :

- D'un logis parallélépipédique, avec plusieurs fenêtres à meneaux en croix,

- D'une tour flanque qui semble habitable (par ses dimensions).

- Un ensemble de consoles triples forme les vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

 * Celui de droite (nommé château haut) doit comporter :

- Une imposante tour ronde d'au moins 4 étages sur rez-de-chaussée,

- Chaque étage de la tour possède une baie de lumière. Je pressens que la tour était habitable.

- Un logis est caché derrière. Il semble très ruiné.

- Les fantômes des mâchicoulis ne sont visibles que sur la tour, mais je pressens qu'ils continuent sur la façade Nord (à droite).

- Grâce à la vue de coté, je vois une autre tour symétrique (toujours coté Nord)

 

Je m'approche

   Avant propos :

* J'ai visité cette ruine il y a de très nombreuses années.

* A l'époque, je ne prenais pas beaucoup de photos.

* Et puis, avec mes 800 ans (ne riez point, ceci est mon âge) ma mémoire défaille un peu.

* J'avoue ne plus me souvenir de l'intégralité de ce magnifique site.

* Je vais donc vous montrer les images avec un texte minimal.

 

A B C

 

  Ces trois vues montrent :

A - La qualité de construction des systèmes en encorbellement.

B - Les réparations suite à des attaques.

Avez vous remarqué l'échauguette sur culots à droite ?

C - Le châtelet d'entrée avec l'emplacement des flèches du pont levis.

Avez vous remarqué la canonnière au niveau de la salle des gardes ?

  Cette entrée n'est pas celle utilisée en notre siècle.

 

Errance le long du rempart

1 - Une fenêtre du logis dans le château haut.

2 - Le rempart extérieur coté château haut.

3 - Vestige d'une tourelle d'angle (?) coté Nord .

4 - L'actuelle porte d'entrée à la haute cour du château haut.

5 - Derrière la porte, un monde merveilleux attend le visiteur.

6 - Tour escalier d'époque Renaissance.

 

1 2 3 4 5 6

 

    L'intérieur :

Que de beauté !

* Comme souvent dans une ruine, la végétation envahit le sol et les murs.

* De plus, l'effondrement des plafonds a diminué la hauteur des salles.

* En entrant avec beaucoup de prudence dans les salles, des merveilles se laissent admirer.

* Lorsque les plafonds sont présents, ils montrent la qualité de construction de ces châteaux.

 

La chapelle

Elle est fascinante. Je vous laisse admirer les décors et sculptures.

 

7 8 9 10 11 12

 

C'est la fin

     Pour ne point tout vous montrer j'arrête l'article descriptif ici. Sachez qu'en ce lieu, il y a mille détails à déguster. La visite commentée par les propriétaires vous permettra que mieux comprendre ces châteaux défensifs et de confort.

    Pour vous faire aimer ces ruines, veuillez regarder cette vidéo.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, Hélie Flamenc reçoit la terre en dotation.

* Au 12ème siècle, construction d'un premier château appartenant à Guy Flamenc (à vérifier).

* Au 15ème siècle, indivision du site. Deux châteaux sont construits entourés par un même rempart.

* Au milieu 16ème siècle, durant les guerres de Religion, les châteaux sont attaqués et partiellement détruits.

* A la fin du 16ème siècle, les châteaux sont partiellement reconstruits et consolidés.

* Au 17ème siècle, Richelieu ordonne le démantèlement des 2 châteaux.

* Vers 1792, les deux châteaux sont décrits comme ruines. Ils ont comme fonction : Carrière de pierres.

* En 1948, les châteaux sont inscrits aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, la famille Fargeot achète la ruine et tente de la faire revivre avec courage et intelligence.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La visite des ruines est payante. Renseignez vous sur les horaires.

 

Noms des différents propriétaires ou copropriétaires :

- Flamenc,

- Neuville,

- Born,

- Gontaud,

- La Marthaunie,

- Beynac,

- Bonneval.

 

De loin, les 2 châteaux se dissocient bien

 

Un diaporama est accessible ici

 

 

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 06:01

 

Département 24 - DORDOGNE

 N'est il que l'ombre de lui même ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Piégut-Pluviers est située à 65km au Sud-Ouest de Limoges, à 55km au Nord de Périgueux et à 45km à l'Est d'Angoulême (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

45° 37' 19" N 0° 41' 13" E
 45.6221218° 0.6870486999°

 

Toponymie : (--> voir initiation)

   A l'époque Romaine, le village se nommait : Podium Accutum.

Podium : Logiquement, ce mot désigne un site élevé.

Accutum : Aigu.

   Lentement, le nom de la cité se transforma en Pic-Aigu, Puy-Aigu et enfin Piégut.

 

 

L'ombre va-t-elle m'apporter la lumière de la connaissance ?

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    Un peu à l'Ouest de l'ancienne commune de Piégut, posée sur un mamelon rocheux, une haute construction me quémande de la découvrir.

 Comme il est agréable d'être hélé par une ruine de plus de 800 ans !

 

Petite précision du Chevalier

- Dans plusieurs brochures touristiques ou pseudo-culturelles, ce site est nommé : Tour de Piégut.

- Je ne suis point en accord avec ce qualificatif réducteur.

- Cette beauté a le droit de se nommer : Château.

1 - Il suffit de lire son historique pour être convaincu.

2 - En regardant le rempart et la haute tour, les preuves confirment le titre de mon article.

  Cette précision étant faite, la découverte du château peut commencer.

 

Le champs de pierres a créé un champ de tours !

L'enquête commence

* Depuis le pied de la petite colline, la construction fortifiée montre :

- Une courtine très arasée,

- Reliant de rondes tours d'angle très arasée.

- L'ensemble ne montre pas de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

* La plus grande des tours d'angle possède encore 4 niveaux éclairés par une ouverture (défensive ?).

Peut être existe-t-il un ratier en partie basse ?

* Lentement je m'approche de cette tour. Elle a eu la gentillesse de s'effondrer pour que je puisse voir ses entrailles.

* En contournant le site, je constate que les 3 autres courtines et les 2 autres angles ont souffert.

  Pour ne pas faire durer le suspens, j'entre de suite dans ce château.

 

    L'intérieur :

Le secret de la haute tour d'angle

* En entrant, je me précipite sur la haute tour d'angle.

* Elle me montre le fantôme d'un escalier en colimaçon tournant sur la droite. C'est le sens le plus adapté à la défense puisque l'assaillant, en montant, a sa main droite "bloquée" par le "pilier central".

* Les baies à chaque étage sont des ouvertures de lumière avec un ébrasement latéral important. Evidemment, avec précaution (car le tireur est peu protégé), elles peuvent être utilisées pour la défense.

 

Défense et confort

* L'intérieur de la courtine comporte plusieurs vestiges de fente verticale. Avec l'important ébrasement en partie basse, je subodore que ce devait être des ouvertures de lumière.

* Avec les consolidations récentes et le manque d'indice, j'ai quelques réticences à vous donner les fonctions de "certaines salles".

* Pourtant en voyant l'unique piédroit d'une cheminée, j'ose affirmer que je suis dans le logis.

 

Le donjon

 

 

 

* Presqu'au centre du château, une haute tour impressionne

* Elle mesure 23m de haut par 7m de diamètre.

* Ses dimensions ne le rendent pas habitable.

* C'est l'ancien donjon de repli.

* La porte d'entrée est dans la partie basse, mais à plusieurs mètres du sol.

* Le sommet montre encore les vestiges des mâchicoulis.

* Ma documentation affirme que c'est l'un des rares donjons circulaires du Périgord.

Est ce la couronne d'un roi posée sur le sommet ?

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, construction d'un oppidum pour surveiller les vallées.

* Au 11ème siècle, construction d'un premier château sur une butte, rehaussée avec des blocs de granit.

* Vers 1199, les troupes Anglaises du Roi Richard Coeur de Lion attaquent le château. Il semblerait que cela fut sa dernière victoire avant d'être tué à Châlus.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, les Huguenots chassent les Catholiques enfermés dans le château.

* Au 17ème siècle, les Croquants attaquent le château.

* Au 20ème siècle, François, Marquis de Malet, donne la ruine à la commune.

* En 1997, la municipalité réalise un magnifique travail de consolidation et de mise en valeur du site.

* Au 21ème siècle, la visite du site est libre et gratuite. Bien que le site soit sécurisé, veuillez être prudent dans une ruine et surtout, respectez cet ancêtre de 1000 ans en ne montant pas sur ses murs.

 

Nom des propriétaires :

- La Goublaye (au15ème siècle),

- Collonge,

- Pompadour (au 17ème siècle),

- Danjeau (au 18ème siècle),

- Duleau,

- Malet.

 

 

Sont ce les jardins de Versailes ?

 

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 06:02

 

Département 24 - DORDOGNE

 Vais je prendre un four pour une tour ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Rouffignac Saint Cernin de Reilhac est située à 50km Ouest-Sud-Ouest de Brive La Gaillarde, à 30km au Sud-Est de Périgueux et à 25km au Nord-Nord-Ouest des Eyzies de Tayac (voir son église fortifiée).

 

   Coordonnées du château :

45° 4' 42" N 0° 57" 36.6"
 45.0783278°  0.960183599°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

Préambule

* Le but de ce blog est de vous montrer des constructions médiévales fortifiées. Ainsi je me limite normalement aux pierres posées avant 1492, début théorique de l'époque "moderne".

Que faire lorsque le château "neuf" est construit après cette date

sur les vestiges d'un ancien site ?

* J'ai décidé de faire une "petite" entorse à ma rigueur rédactionnelle.

* Cet article va vous faire découvrir une magnifique ruine datant du début du 16ème siècle, mais sur les bases (un peu flou) d'une ancienne petite construction médiévale.

 

L'histoire commence ainsi...

 

La découverte 

* En arrivant sur le site, je franchi sur un pont en bois (qui devait être levis il y a quelques siècles) une étendu aqueuse et verdâtre (les douves ?).

- Un chatelet d'entrée devait exister, mais les archéologues ne l'ont pas encore mis à jour.

* Puis, les premiers vestiges apparaissent.

* Ce sont les résultats des fouilles en cours montrant les multiples bâtiments (les communs) ainsi que des fours.

* Soudain apparaît devant moi, la merveille que je suis venu dévorer... des yeux (car point mangeur de pierres je suis).

 

 

L'enquête commence

Dis moi beauté, es tu une construction médiévale ?

* L'architecture du château est simple :

   - Un logis quadrangulaire,

   - Deux imposantes tours de défense aux angles,

   - A l'opposé, au centre, une tour escalier.

* Je vous sens perdus derrière votre écran. Pourtant ceci est simple : Regardez le plan.

* Ceci est un château montrant une face défensive et une face habitable.

 

 

Le plan du château de l'Herm

* Ce plan simplifié décrit parfaitement le château.

* Les étages sont identiques, il n'y a que la fonction des salles qui change :Pourquoi les défenses ne sont que d'un coté ?

Au rez de chaussée

1 - Cuisine,

2 - Office,

3 - latrines,

4 - Salle de réception,

5 - Prison,

6 - Latrines.

 

Au 1er étage

1 - Chambre de Madame

2 - Chambre des filles,

3 - Cabinet d'aisance,

4 - Salle,

5 - Chambre d'invités

6 - Cabinet d'aisance.

 

Au 2ème étage

1 - Chambre,

2 - Chambre,

3 - Cabinet d'aisance,

4 - Grande salle,

5 - Chambre,

6 - Cabinet d'aisance.

 

 

Particularités

* Le seigneur de l'Herm ayant les droits de haute et basse justice, une prison (et un cachot "oubliette" sous la prison) ont été aménagés.

* Ceux qui me suivent depuis plusieurs années savent que j'ai toujours eu des doutes sur la notion d'oubliette. J'ai remarqué que dans plusieurs châteaux, ce nom aurait du être "la glacière", pièce très répandu puisque permettant la consevation des aliments.

** Le cabinet d'aisance comporte : Les latrines.

Avez vous noté qu'à l'extérieur,

il n'y a point de latrines en encorbellement ?

- La raison est simple. Ce château dispose de latrines à fosse. Dans le mur est aménagé un conduit vers une fosse qui est nettoyé périodiquement.

  

*** Les chambres situées en 1 et parfois 4 ne sont pas de vraies chambres pour dormir. Il semblerait que ce furent des pièces pour recevoir des intimes, des invités dont on souhaitait partager la discussion en dehors de la salle officielle.

Nota : Evidemment la fonction des pièces a pu être différente suivant le maître (ou la maîtresse) du château.

  

Voyez vous tous les systèmes défensif de ce château ?

Analyse des façades

* Ce château "Renaissance" comporte de nombreux systèmes défensifs empruntés à l'époque médiévale.

* Au sommet des tours rondes, de la tour escalier et du logis apparaissent des consoles, vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* A leur base, présence de nombreuses canonnières avec ébrasement extérieur. Le tir rasant est très meurtrier car le boulet continue sa course même en rencontrant un assaillant.

* Les fenêtres comportent à la base une ouverture horizontale pour arquebuse ou petit canon.

 

 

La tour escalier

* En plus d'être unique en Périgord, cette tour est un petit chef d'oeuvre de beauté.

* Elle est bâtie sur un plan hexagonal.

* Elle est construite en pierres de taille magnifiquement jointives.

* Les angles comportent, sur toute la hauteur, des contreforts à larmiers.

*  Chaque diminution de la largeur du contrefort est ornée d'un chevron surmonté de fleurons.

 

 

Le portail d'entrée

* L'entrée est de style : Gothique flamboyant.

* Les voussures de la porte forment des moulures prismatiques croisées (information lue dans ma brochure).

* Bien que les piédroits aient été usés par les intempéries et les siècles, ils montrent encore la beauté des pierres sculptées.

* Au dessus, les multiples fleurons attirent le regard.

Avez vous remarqué les 2 ouvertures de tir ?

* La beauté des sculptures côtoie la rigueur des canonnières.

 

 

    L'intérieur :

Pour découvrir l'intérieur de ce château, il faut cliquer ici.

 

 

Je vois presque l'Amérique !

 

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Point de défense visible pour cette église !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Besse est située à 90km au Nord de Montauban, à 80km au Sud-Est de Périgueux, à 50km au Sud-Est de Bergerac et à 40km au Nord-Ouest de Cahors.

 

   Coordonnées du village :

44° 40′ 6.287″ N 1° 6′ 25.92″ E
 44.668413°   1.1072°

 

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Dans cette région de petites collines verdoyantes, il est agréable de randonner et d'errer à la recherche de sites millénaires. C'est dans cette belle région,  à la limite du village de Besse, que je vois au loin une curieuse construction. La masse ne ressemble pas à un bâtiment religieux, pourtant ma carte l'affirme.

  J'avance lentement vers l'édifice composé :

* D'une haute construction qui semble borgne,

* Et d'un bâtiment bas ayant de belles fenêtres Gothiques.

  Ceci est bien une église mais j'ai un doute :

Suis je devant une église fortifiée ?

 

L'enquête commenceQuel incroyable mur !

    Lorsque je ne comprends pas une architecture, plutôt que d'avoir le nez dans la pierre je prends un peu de recul.

Quelle magnifique église fortifiée !

   * La construction religieuse de Besse ne possède pas une flèche élancée sur un fin clocher comme les traditionnelles églises,mais une structure Romane dédiée à la défense.

   * Elle est haute pour la surveillance et large pour accueillir les habitants en cas d'attaque.

Comment le sais tu Chevalier ?

 

 Il suffit de regarder en haut :

   * Une archère  primitive verticale,

   * Une ouverture pour salle de replis (porte ou latrines ?),

   * Des trous de boulin (voir vocabulaire ) en ligne et en angle pour (peut être) porter une passerelle ou un hourdage ou des mâchicoulis en bois.

Incroyable n'est ce pas !

 

Y-a-t-il d'autres systèmes défensifs ?

* Heureux de ma première découverte je contourne la bâtisse.

* Un incroyable mur me fait face.

* Il comporte les traces de plusieurs siècles de construction et d'aménagement , regardez attentivement :

- Au même niveau que sur l'autre façade, une ouverture rectangulaire encadrée par des trous de boulin. J'opte pour des latrines en bois.

- Une archère cruciforme du 13ème siècle.

- Une archère droite, à moins que cela soit un puits de lumière pour le niveau inférieur des salles de repli.

- Vous avez bien lu. Cette église comporte 2 salles superposées pour accueillir les habitants en cas d'attaque.

Incroyable n'est ce pas !

 

2 étages de repli sont visibles

 

Un curieux détail architectural !

* Sur ce mur, au tier inférieur de la hauteur, il y a une énigmatique corniche.

* De plus, en dessous, il y a de nombreux trous.

Avez vous une idée de la présence de cette corniche ?

* L'église ayant été restaurée au 17ème siècle avec les pierres du vieux châteaux fort, j'ai imaginé que cette partie avait été consolidée avec les restes du pigeonnier.

* Mais en m'éloignant du mur, je vois des contreforts de l'époque Romane.

* L'église ayant été rehaussée au 13ème siècle, cette corniche correspond au niveau du "toit" à l'époque Romane.

* Les trous seraient donc les vestiges des modillons arrachés.

  Quel est votre avis :

1 - Fantômes des modillons ?

2 - Pierres issues du pigeonnier ?

Une façade unique ! 

Des pierres disparates

   L'église comporte des pierres de dimension et de qualité de taille très différentes. Les raisons sont :

- L'agrandissement en hauteur,

- Les réparations,

- Un allongement. Cela se voit dans la scission du mur (souvenez vous près de l'archère cruciforme).

 

Quel contraste !

* En découvrant la façade occidentale, je suis bouche bée.

* Puissance et théatralité se conjuguent avec harmonie.

* Les deux époques de construction me sautent à la figure.

- En partie haute, les étages défensifs avec une porte accessible par une passerelle (les trous de boulins l'attestent).

- En bas, le magnifique Portail.

 

Le portail : Une merveille

      Pour découvrir le magnifique portail....

 

.... Veuillez cliquer ici.

 

 

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 06:06

 

Département 24 - DORDOGNE

 Hooo,  c'est haut ... là haut !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de La Roque Gageac est située à 60km au Sud-Est de Périgueux, à 55km au Nord-Ouest de Cahors et à 5km au Sud-Ouest de Sarlat La Canéda.

   Coordonnées du bourg :

44° 49' 35" N 1° 10' 51" E
 44.8264082°  1.180852400°

 

Le château :

     L'extérieur :

Là haut !

* Après avoir visité la cité de Domme, je me dirige au Nord-Ouest pour voir à quelques kilomètres les châteaux de La Roque Gageac.

* Cette commune inscrite dans la liste des "plus beaux villages de France" est une petite beauté permettant de voyager dans le temps.

* Le site est connu pour ses balades en Gabare et son petit village médiéval.

* Tel un touriste, j'erre dans cette ancienne cité fortifiée quand soudain mon regard est attiré par une paroi avec un escalier moderne.

* Au sommet, je vois un mur; Que dis je : Un rempart.

 Il me faut aller au sommet !

La cité était protégée de toute part : Falaise, châteaux, remparts, tours !

Souvenir

* Je vous ai déjà montré des constructions fortifiées aménagées dans une paroi rocheuse :

- Le château du Diable à Cabrerets,

- Les Spoulgas de Bouan.

 

Je reviens du passé

* Au début du 21ème siècle, un évènement s'est produit.

* Il semblerait que ce fort soit interdit à la visite suite à des éboulements récents.

* Il est fort probable que cette situation soit définitive.

* Si cela est vrai, cet article devient un souvenir du passé !

 Cette porte m'emporte dans le temps

Je monte vers elle !

* "Il existe de nombreuses passions ne permettant de ne faire aucun effort.

* Mais pourquoi ai je choisi celle qui me fait toujours monter ou griffer par la végétation ?".

* C'est avec cette pensée que je monte, monte, monte.

* Je vous sens glousser derrière votre écran, vous pensez :

"Pfff... Le Chevalier ne sait point grimper quelques marches".

* Que nenni, il y en a beaucoup !

* Lorsque les marches modernes s'effacent, elles laissent la place à des encoches creusées dans la roche.

* Je comprends qu'avec autant de difficultés à grimper, les assaillants n'ont jamais pu prendre ce fort.

* Sur le coté, quelques surprises m'étonnent. Je pressens que certaines entailles devaient porter des poutres.

* Enfin, j'arrive devant la porte.

 

    L'intérieur :Pierres construites et pierres naturelles se marient merveilleusement bien

Pièges et systèmes défensifs

* Derrière la porte, qui devait être défendue par une bretèche (voir vocabulaire), je découvre un sas.

* C'est un rétrécissement ne laissant passer qu'une seule personne.

* L'assaillant se retrouve seul sous le feu des archers bien protégés derrière le mur.

* Puis il y a une une fosse.

* Quelques mètres plus loin, il y en a d'autres plus ou moins profondes et plus ou moins naturelles.

* Evidemment ces puits servaient  de "fossé" ou de "douves".

* Ils devaient aussi avoir la fonction de réserve d'eau.

* Ces profonds pièges étaient recouverts de planches durant les périodes de paix.

  Les couleurs des pierres et la beauté de la rivière doivent inspirer les photographes

Des murs qui murmurent leur histoire

* Marchant dans ce couloir, bloqué par le vide et le rempart fendu d'archères, l'assaillant se retrouvait assez "désarmé".

* De plus, portant son bouclier sur la main gauche, il est moins bien protégé contre des archers tirant à sa droite.

* Les sapeurs ne pouvaient détruire un mur aussi épais sans être protégé.

* De plus, avec si peu d'espace devant la porte, il était impossible d'utiliser un bélier.

* Les murs étant construits sous une corniche naturelle, jeter des boulets depuis le haut est inutile.

* La position en hauteur de ce fort rend inutilisable les catapultes et autres engins de jet de pierre.

* Ce fort est donc imprenable, à moins d'utiliser des centaines de soldats voués à la mort.

 

Vais je pouvoir entrer ?

* Face à tant d'obstacles, je me demande si un Chevalier Dauphinois venant en paix sera autorisé à pénétrer dans ce fort médiéval propriété des évêques de Sarlat durant tant d'années.

* Lentement je m'approche.

* Avec précaution, je toque (virtuellement) à la porte.

* Et.....

 

Pour continuer la visite, veuillez cliquer ici.

 

Tu as vu la vue !

 

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 06:04

 

Département 24 - DORDOGNE

 Haute, massive et anguleuse sont des caractéristiques de cette église !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Saint-Martial-Viveyrol est située à 40km au Sud-Est d'Angoulême (voir son château), à 38km au Nord-Ouest de Périgueux et à 9km à l'Ouest de Cercles (voir son église fortifiée).

 

   Coordonnées de l'église :

45° 21' 26" N 0° 20' 20" E
 45.3571449°  0.33899635°

 

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   Survolant les maisons du bourg, la massive église de Saint Martial Viveyrol surprend par ses importantes dimensions. Il est rare de voir un si imposant moutier dans une commune si petite.

   Je pressens que cette construction a du être fortifiée, mais ma question est :

A-t-elle gardé des traces ?

 

 Est ce une église ou une immense tour défensive ?

L'enquête commence

* Curieusement, je découvre l'église par le chevet.

* Il possède deux ouvertures.

  1 - En partie médiane, une ouverture de lumière.

  2 - En hauteur, une ouverture correspondant à une salle de repli.

Avez vous remarqué les trous de boulin ?

* Ces trous portaient un hourdage (voir vocabulaire) défensif.

* En partie basse, il y a le fantôme (rebouchage) de l'ancienne fenêtre. Très étroite, elle empêchait l'assaillant d'entrer, mais n'amenait que peu de lumière.

* La façade latérale de l'église est si longue et si haute, que je n'arrive pas à la photographier sans erreur de parallaxe.

* Cette face montre les hautes et fines fentes de lumière.

* Les 3 ouvertures sous le toit m'informent que la salle de repli défensif occupe la longueur de la nef et de l'abside.

Certains historiens supposent que le toit est récent. La salle défensive était à ciel ouvert et les ouvertures dans le mur formaient un crénelage.

 

Le clocher

* Ce clocher ressemble plus à une tour défensive qu'à un emblème religieux.

* Il a une forme rectangulaire.

* L'alignement des ouvertures latérales avec leurs trous de boulin me prouve que la salle de repli couvre toute la longueur de l'église.

* Point d'abat-son au sommet du clocher, la vision des guetteurs-défenseurs aurait été perturbée.

* Sur la façade d'entrée, d'autre trous de boulin me font penser à une passerelle formant bretèche (pour protéger la porte).

Beaucoup de châteaux forts envient les défenses de cette église du Périgord

    L'intérieur :

Il fait noir

* En entrant, je suis surpris par la faible lumière (ne vous fiez pas à l'image, mon appareil photo est très performant).

* Avec mes remarques sur la petitesse des fenêtres, je pressentais que je ne serais pas dans une cathédrale aux multiples couleurs de vitraux, pourtant l'obscurité est si importante qu'il faut du temps pour que les yeux s'habituent.

* Même les imposants ébrasements ne suffisent pas à illuminer l'imposante nef ni le choeur.

 

La nef

* Elle est composée de 4 travées non symétriques.

* La 1ère supporte le clocher. Elle est barlongue et voûté en arc de cloître ogival.

* Les deux suivantes sont recouvertes de coupoles sur pendentifs.

 

Est ce la porte secrète ?

   Mon instinct de Castellologue amateur est attiré par une porte. Lentement je m'avance. Un message explicite m'informe que mon bonheur est derrière :

* Je pousse la porte.

* Un escalier en colimaçon dans le mur me quémande de monter.

* Je.......

* Je pressens que l'entrée n'est pas autorisée sans invitation.

* Je ne vous dirais pas si mes chausses ont foulé un sol de 8 siècles.

* Je vous dirais simplement :

- L'escalier est borgne.

- Deux salles sont visibles.

- De chaque coté, l'accès est facile vers les ouvertures de tir.

- Les baies du 1er et 2ème étage de la tour portent les traces d'incendie.

 

 

 

Le diaporama de l'église est visible ICI.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle (?), fortification de l'église. En ce siècle, l'église est possession des Chevaliers du Temple dépendant de la commanderie de Soulet, proche du bourg de Gout Rossignol.

* Vers 1313, après la dissolution de l'ordre du Temple, la commanderie appartient à l'ordre de Saint jean de Jérusalem. Il est fort probable que cette église fortifiée soit en leur possession.

* Au 14ème siècle, aménagement du clocher.

* En 1926, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martial) est libre et gratuite. La visite du clocher est/serait possible certains jours. Renseignez vous.

 

La vue est magnifique depuis le parvis de l'église

 

 

 

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 12:00

 

Département 24 - DORDOGNE

 Quelle incroyable église fortifiée !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune des Eyzies-de-Tayac-Sireuil est située à 70km au Nord-Ouest de Cahors, à 40km au Sud-Est de Périgueux et à 20km au Nord-Ouest de Sarlat La Canéda.

   Coordonnées dé l'église :

44° 56' 38" N 1° 0' 18" E
 44.94387534°  1.0049057°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     A l'écart des sites touristiques et médiatisés de la Dordogne, l'église fortifiée de Tayac est peu connue. C'est donc une incroyable surprise lorsque mon destrier me plante face à cette construction que je n'imagine point être un moutier. Aucune croix, pas de transept, aucun véritable clocher traditionnel.

Je pressens que l'enquête va être fascinante et pleine d'étonnements !

 

Les pierres de la nef

    Ne voulant pas de suite découvrir la partie fortifiée, je m'intéresse en premier aux pierres de la nef.

1 - Au dessus des fines fenêtres, de magnifiques sculptures de guirlandes entrelacées.

2 - Sur la longueur de la nef, les pierres sont correctement taillées et jointives. Mais par endroit, elles ont une forme non classique (en L, en Z, en I)

Est ce du à des consolidations suite aux attaques ?

Ou aux consolidations du 19ème siècle ?

3 - Un curieux cadrant solaire qui ne donne pas l'heure.

Est ce le fantôme d'un chrisme ?

 

1 2 3

 

La nef

   La nef est solidement tenue par ses nombreux contreforts plats. Extérieurement, elle semble symétrique. Curieusement, la face ensoleillée et celle à l'ombre ne comporte pas le même nombre de fenêtres.

  Les étroites ouvertures de lumière sont éloignées du sol empêchant l'intrusion d'un assaillant.

 

Le clocher mur

   Voyez vous les trous de boulin pour un hourdage ?

 

  Au dessus de l'entrée, une haute construction ressemble à un mur bouclier. Sur la façade coté portail, ce clocher-mur compote de bas en haut :

* Une salle de repli avec une ouverture verticale.

* Des trous de boulin pour soutenir un hourdage (voir vocabulaire).

* Trois baies pour les cloches.

* Sous le toit une salle de défense crénelée.

  A l'arrière, je suis surpris par les panneaux en bois dont la fonction m'échappe.

 

 

La tour défensive

    Je prends un peu de recul pour comprendre le système défensif du clocher-mur quand mon regard est arrêté par une autre construction plus massive et plus haute. Sur la face extérieure, elle possède :

1 - Des contreforts plats peu épais reliés par des arcatures. Il est amusant de constater qu'à l'arrière de cette construction, de petits contreforts équilibrent les pressions.

Avez vous remarqué la petitesse du contrefort à droite ?

2 - Des archères droites sont visibles.

3 - Au sommet, une chambre défensive crénelée.

 

1 2 3

 

La salle défensive

Pourquoi y a-t-il 2 niveaux pour la salle défensive ?

 

   Cette salle défensive avec son crénelage est fascinante par sa dimension, et surprenant par sa tour surélevée dont la fonction stratégique m'étonne.

  Comme moi, vous avez remarqué l'ancienne pierre grise et la "consolidation récente".

 

 

Qu'est ce ?

   La tour qui m'étonnait déjà par sa fonction, me surprend par sa curiosité architecturale.

Voyez vous ce décroché en V inversé dans d'angle ?

Est ce un escalier pour habitant de l'hémisphère sud ?

Le portail

    La façade d'entrée de style Roman est surprenante par son architecture massive sous forme de auvent. Je suis surpris de ne pas voir de bretèche ni d'assommoir protégeant l'entrée.

    Je suis étonné :

* Par les corbeaux au lieu de modillons.

* Par la sobriété des sculptures sur des colonnes portant les voussoirs.

* Par la présence de 2 puissantes colonnes externes en "faux" marbre.

 

 

    L'intérieur :

* Comme souvent en notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci n'échappe pas à la règle.

* Je me console en admirant le paysage et les magnifiques falaises de la Vézère.

 

Je me transforme en peintre devant une telle architecture

 

 

Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle, construction de l'église.

* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent Ans, l'église est "fortement" fortifiée.

* Au 19ème siècle, l'église est partiellement remaniée et consolidée.

* En 1895, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Quelle magnifique vue depuis des tours

 

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 08:00

 

Département 24 - DORDOGNE

 Je pressens que cette église va me passionner

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Bussière-Badil est située à 65km au Nord de Périgueux, à à 50km au Sud-Ouest de Limoges, à 20km à l'Est d'Angoulême (voir son château) et à 15km au Nord-Ouest de Nontron.

   Coordonnées de l'église :

45° 39' 8" N 0° 36' 15" E
 45.65232°  0.604307°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Bien que la construction religieuse ne soit pas dotée du classique toit pointé vers le ciel avec une girouette ou une croix, le clocher octogonal m'informe que je suis en face de l'église de Bussière-Badil.

  Sa forme basse, ses angles droits, ses contreforts me font penser à une construction médiévale. Mais ma question primordiale est :

Est elle fortifiée ?

 

Analyse rapide des défenses

Je n'ai pas à réfléchir longuement pour affirmer que ce moutier Périgourdin est fortifié.

* La partie construite au dessus des modillons m'informe que l'église a été rehaussée après sa construction originelle.

* Sur cette face, le salle de repli sous le toit comporte :

- Des fentes de tir (je pressens que le fusil était l'arme dédiée).

- Des ouvertures de guet.

- Une petite bretèche permet d'éloigner l'assaillant trop hardi.

* Même si l'ensemble des dispositifs n'est pas homogène ni symétrique, l'important est que la défense soit assurée.

 

Beautés sculptées et système défensifs

1 - La bretèche surprend par sa petite taille. Mais c'est l'efficacité qui prime.

2 - La console de droite de cette autre bretèche s'appuie sur un modillon.

3 - Les modillons, devenus inutiles, embellissent le mur et même l'angle.

4 - Le mur coté portail d'entrée possède aussi ses fentes de tir.

5 - Le chevet rond possède aussi sa bretèche.

6 - Les architectes ont correctement positionné le trou de la bretèche entre les modillons.

 

1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12

 

7 - Rien est symétrique dans les systèmes défensifs, même la forme des fentes de tir.

8 - Les modillons sont correctement alignés, ce n'est pas le cas des ouvertures de tir.

9 - Un joli trou carré pour guetter.

10 - Est ce un éléphant ou un animal mangeant avec ses pattes ?

11 - Les visages sont très expressifs.

12 - Comme souvent sur les modillons, un singe est présent (pour se moquer des humains ?)

Une église Romange avec des fenêtres gothiques

L'autre coté est-il identique ?

* Bien que les 2 cotés de la nef ne soient pas symétriques en aménagements défensifs, elles se ressemblent par le nombre de contreforts et fenêtres.

* Sur cette face, la partie rehaussée au dessus des modillons est très visible.

* Même s'il semble évident que la bretèche (voir vocabulaire) a été refaite récemment, elle est dans l'esprit de l'église fortifiée.

 Avez vous vu la rosace ?

Le portail

* La façade occidentale est divisée en trois parties.

* Chacune est séparée par des contreforts puissants.

* Les parties extérieures sont pourvues de baies en plein-cintre aveugles.

* Celle de gauche possède un tympan sculpté.

* Le portail central, d'époque Romane, est formé de trois voussures en retrait.

* Il est richement décoré.

* Il est surmonté de sept statues décapitées (à la révolution).

* De chaque coté, des personnages bibliques apparaissent.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent en notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci n'échappe pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'un prieuré fortifiée appartenant à l'abbaye piémontaise de la Cluse.

* Au milieu du 12ème siècle, après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II, le futur roi d'Angleterre, la contrée est Anglaise.

* Au 14ème siècle, le portail est rénové (à vérifier).

* A la fin du 15ème siècle, les fenêtres de l'église sont élargies. Une magnifique rosace à 12 branches est aménagée.

* Au 16ème siècle, à cause des guerres de religion, l'église est fortifiée.

* En 1862, l'église est classée aux Monuments historiques.

* A la fin du 19ème siècle, un grand programme de restauration est commencé.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Nativité) est libre et gratuite depuis les rues du bourg. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Sans posséder des défense originales, l'église est fasinante de diversité

 

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 07:05

 

Département 24 - DORDOGNE

 Avez vous déjà vu une si curieuse architecture ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de La Tour Blanche est située à 45km au Sud-Est d'Angoulême (voir son château), à 35km au Nord-Ouest de Périgueux et à 15km à l'Ouest de Brantôme.

   Coordonnées du château :

45° 21' 51" N 0° 26' 53" E
 45.3642911°  0.448043900°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

      Après avoir visité l'église fortifiée de Cercles, je me dirige à l'Ouest pour découvrir l'incroyable château de La Tour Blanche. Les historiens affirment que cette forteresse était une épine Angoumoise en territoire Périgord.

   Même en étant psychologiquement préparé à voir une puissante forteresse, je suis dans un état second en découvrant la masse écrasante.

  Avec une telle couleur, je comprends le nom du site

Première analyse

* La forteresse est posée sur une butte aplanie.

* Au sommet trône fièrement un puissant château.

* En bas de la pente coule un petit ruisseau nommé : La Julie.

* La château a une forme quadrangulaire.

* Deux des 4 cotés ont gardé une magnifique et massive allure médiévale.

* En avant du quadrilatère existe une plateforme.

Etait ce un jardin aménagé à la Renaissance ?

ou

une plateforme pour canon ?

(Je vous en ai montrée une ici.)

 

La tour d'angle

* A cause de la dimension impressionnante du donjon à droite, la tour d'angle à gauche paraît petite.

* Pourtant ses dimensions sont respectables.

* La taille de la pierre ainsi que la perfection des joints sont impressionnantes.

* Je suis surpris de ne voir aucune archère ni fente de tir.

* Bien qu'arasée, elle a gardé ses consoles triples pour les mâchicoulis (voir vocabulaire).

*  Sous les consoles, deux petites ouvertures m'interpellent

Avez vous une idée de leur fonction ?

* La tour coté Sud-Ouest possède une curiosité en encorbellement.

* Ceci n'est point une bretèche mais un oriel.

Je vous en avais montré un au château de Landsberg.

 

 

La suite : La courtine

* Sans quitter du regard cette droite tour, je me dirige à droite.

* La tour d'angle est reliée à une courtine.

* L'ouverture d'accès au chemin de ronde est visible.

* La courtine semble composée de 2 niveaux habitables.

* Elle a été aménagée à plusieurs reprises. Les traces de piédoits et linteaux d'anciennes fenêtres se devinent.

* Excepté les consoles pour mâchicoulis, je suis surpris de ne voir aucun système défensif comme archère ou fente de tir.

 L'architecture Romane fortifiée s'exprime dans cette tour maîtresse

Le donjon

* La base est en partie empattée par un énorme talutage.

* A mi-hauteur, de fines ouvertures amènent peu de lumière.

* Comme pour sa consoeur, cette tour arasée ne montre que les vestiges des mâchicoulis.

* Les contreforts plats sont reliés par de grandes arcatures aveugles en arcs brisés.

 

Curiosités sur ce donjon

* Une ouverture a été bouchée par des pierres de remploi.

* Dans le talutage, une ouverture apparaît sans que j'en comprenne la raison.

* A la base, une autre ouverture m'intrique.

* Puis des pierres maladroitement inserées bouchent une "porte" à la base du donjon.

Quelle fut sa fonction ?

 

    L'intérieur :

Vais je pourvoir entrer ?

   Lentement, j'approche de l'entrée. Fébrile je suis car ce type de construction est rare en notre royaume. Hélas, je me dois de rester dehors, la propriété privée n'est pas visitable.

 

Le donjon

   L'avantage d'un site partiellement ruiné, c'est que ses entrailles sont visibles. Avec un peu d'attention il est possible de voir (ou deviner) :

* Une ouverture de lumière avec importants ébrasements intérieurs.

* La porte accédant au chemin de ronde.

* L'impressionnante épaisseur des murs.

* Une cheminée.

* Les étages.

Avez vous remarqué la qualité de la taille des pierres et des jointures ?

  Cette construction fut la tour maîtresse et le symbole d'un puissant seigneur.

 

 

 

 

Histoire du château :

* Au 1er siècle, un oppidum existe (à vérifier).

* Au 11ème siècle, probable construction d'une petite fortification (en bois ?).

* Au début du 13ème siècle, construction d'un véritable château fort avec un puissant donjon.

* En 1350, les Anglais attaquent le château puis l'occupent.

* En 1356, pour le compte du Roi de France (voir liste), une armée commandée par Du Guesclin reprend le château.

* En 1369, le site est possession de la famille Bourdeuille.

* Au début du 15ème siècle, le château est le siège d'une Baronnie (voir titre de noblesse).

* Dans la deuxième moitié du 16ème siècle, le célèbre chroniqueur Pierre de Bourdeille dit Brantôme séjourne au château de sa grand-mère.

* Durant la deuxième moitié du 16ème siècle, au cours des Guerres de Religion, les protestants attaquent puis détruisent partiellement le château.

* Au 17ème siècle, un logis de type "Renaissance" est construit.

* Au milieu du 17ème siècle, durant la Fronde, la ville et le château sont attaqués.

* Vers 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le château et le vendent comme bien national à plusieurs familles.

* Au 19ème siècle, le logis Renaissance est détruit au profit d'un bâtiment plus confortable.

* En 1906, le site est classé aux Monuments Historiques.

* En ce début de 20ème siècle, des consolidations et reconstructions sont réalisées pour réhabiliter cette beauté médiévale.

* En 1970, l'intérieur du donjon est incendié accidentellement.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de la propriété privée est interdite.

 

Liste des propriétaires :

- Comtes d'Angoulême,

- La Tour,

- Bourdeuil,

- De la Brousse,

- Saint Maure,

- Labrousse Verteillac,

- Dennery.

 

 

Unique est l'architecture cubique de ce château !

 

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 07:50

 

Département 24 - DORDOGNE

 Le rempart médiéval repoussent encore l'attaque de la végétation

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Domme est située à 70km au Sud-Est de Périgueux, à 50km au Nord-Ouest de Cahors et 10km au Sud de Sarlat La Canédat.

   Coordonnées de la bastide :

44° 48' 6" N 1° 12' 59" E
 44.8017943°  1.2164802°

 

 

La bastide :

     L'extérieur :

La découverte

     Ceux qui me suivent depuis quelques années savent que je ne décris pas (ni ne visite) classiquement un château fort ou une église fortifiée.

Voulez vous manger des choux à la mode de chez nous ?Qu'y puis je ?

 

    C'est la "faute" de mon destrier qui me pose là où il souhaite. C'est donc par la découverte d'un jardin médiéval que commence ma narration de la médiatique bastide fortifiée de Domme.

 

La symbolique du jardin médiéval

   Même si les systèmes défensifs sont le but de ma visite à Domme (et la mission de ce blog), je me dois de comprendre (et de vous informer sur) le jardin médiéval.

* Le jardin au Moyen Âge comporte 3 types de plants :

   - Les plantes médicinales,

   - Les légumes,

   - Les fleurs d'ornement.

* Le jardin est généralement décomposé en 4 parties.

* Ce carré représenterait :

   - Les 4 éléments (l'eau, la terre, le feu et le vent),

   - Ou les 4 saisons (été, automne, hiver, printemps).

* Chaque carré est délimité par des branches tressées ou entrelacées,

* Au centre de la croix, un puits ou une citerne est souvent aménagé.

* Un verger entoure parfois l'ensemble.

* Le jardin médiéval est parfois délimité par une fascine.Sont ce des latrines ?

  Evidemment, un jardin seigneurial est différent de celui d'une abbaye ou des paysans.

 

 

Le rempart et ses latrines

* Le temps, l'histoire mouvementée et le manque d'entretien par les hommes ont quelque peu marqué le rempart.

* Même s'il manque le crénelage et les mâchicoulis (voir vocabulaire) le rempart est impressionnant.

* Avec un peu d'attention, il est possible de voir des archères cruciformes.

* Soudain, la ligne de rempart est brisée par une porte.

 

 

Porte de la Coumbo

* Le première passage se nomme : Porte de la Combe.

* Elle permettait aux habitants de descendre chercher de l'eau aux nombreuses fontaines à l'extérieur de la cité. La plus connue se nomme : La fontaine de Giran.

* Cette porte ne semble point infranchissable par une troupe armée, mais il faut l'imaginer avec un puissant hourdage défensif et un crénelage avec fentes de tir.

* L'escalier à l'intérieur, accédant au chemin de ronde, donne l'échelle de la hauteur du mur originel.

 

 La porte Del Bos a gardé sa splendeur médiévale

Porte Del Bos

* Son nom signifie : Porte du bois.

* Certains historiens imaginent que c'est par cette porte que les habitants sortaient pour aller chercher du bois de construction ou de chauffage.

* Sa construction date du 14ème siècle.

* En partie supérieure, des consoles sont les vestiges d'une bretèche.

* Au dessus, le fantôme de la salle de garde et de manutention de la herse.

* De chaque coté, des archères cruciformes assurent la défense.

* Dans l'archère à niche, le guetteur pouvait s'asseoir confortablement sur les coussièges.

 

 

 Le porte des Tours est la plus impressionante des 3

Porte des tours

* C'est la plus majestueuse des trois.

* L'ensemble est encadré par des latrines en encorbellement formant bretèche.

* Cette entrée est défendue par 2 imposantes tours à bossage.

* La partie supérieure des tours ne possède que des pierres lisses et parfois pauvrement taillées. Ceci est du à la reconstruction au 19ème siècle.

* Plusieurs archères cruciformes défendent l'entrée.

* Au centre, les corbeaux forment les vestiges d'une bretèche.

* Depuis la salle des gardes au dessus, une herse (dont seules les encoches sont visibles) pouvait être manoeuvrée.

 

    L'intérieur :

Le Chevalier laisse la place au touriste

* Il est bon parfois d'ôter son armure de Chevalier Castellologue Amateur pour revêtir un chapeau de paille et des sandalettes.

* C'est dans cet esprit que j'aborde la découverte des magnifiques maisons et les halles de cette bastide.

 

 

 

La prison (dans les tours de la porte)

* Une prison n'est pas un endroit fascinant excepté quand :

- Elle a "hébergé" un personnage célèbre (Le marquis de Sade à Miolans),

- Elle porte la signature d'un visiteur (Lord Byron au château de Chillon),

- Elle garde les gravures faites par les Templiers.

 

 

Que faut il voir dans ces gravures ?

* N'attendez pas de moi de vous faire une interprétation des gravures.

* Certains férus d'ésotérisme voient des prédictions.

* D'autres fanatiques des secrets imaginent que ces dessins révèlent la position du trésor des Templiers.

* Pffff....

* Les Chevaliers de l'Ordre du Temple étaient des moines-soldats. En tant que moines, il est logique qu'ils aient dessiné des croix, des crucifix et des personnages bibliques.

* L'arrestation par une décision royale signifie souvent tortures et mort.

* Donc prier semble logique.

 

C'est la fin

   Lentement je me dirige vers le belvédère et j'admire l'ampleur du paysage.

Le roi n'a point choisi cet endroit par hasard !

 

 

Histoire de la bastide :

* En 1281, à l'emplacement d'un vieux château, le Roi de France (voir liste) Philippe III le Hardi demande la construction d'une bastide fortifiée sur une barre rocheuse dominant la rivière Dordogne.

* En 1307, la plus grande "opération policière" d'Europe est réalisée sur ordre du Roi (voir titre de noblesse) Philippe IV le Bel : L'arrestation des Templiers. Plus de 70 seront emprisonnés dans la Porte de la Tour.

* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent Ans, la cité est attaquée de nombreuses fois. Les assaillants sont Français lorsque la cité est aux Anglais et inversement.

* En 1437, la cité est définitivement dans le Royaume de France.

* Au 16ème siècle, les terribles Guerres de Religion divisent le Royaume. Les Protestants attaquent plusieurs fois la cité de Domme mais sans succès.

* En 1588, le Capitaine Geoffroy de Vivans à la tête de son armée de Huguenots s'empare de la cité. Sa ruse a été de grimper de nuit  la falaise à l'endroit le plus abrupt, donc le moins protégé et gardé.

* En 1589, Henri de Navarre devient Roi de France (voir liste) sous le nom de Henri IV.

* En 1592, la paix revenue, Geoffroy de Vivans rend la cité, non sans avoir touché un dédommagement financier et surtout en ayant détruit volontairement l'église catholique puis les systèmes défensifs.

* A la fin du 16ème et au début du 17ème siècle, durant la Jacquerie des Croquants, Domme subit des attaques.

* Au début du 20ème siècle, de nombreux bâtiments et portes de la cité sont reconstruits, consolidés, aménagés.

* En 1943, une partie de la cité est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts ainsi que du bourg est libre et gratuite. La visite de la prison des Templiers est payante.

 

Voyez vous les troupes du Roi de France au loin ?

 

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