Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 06:02

 

Département 24 - DORDOGNE

 Vais je prendre un four pour une tour ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Rouffignac Saint Cernin de Reilhac est située à 50km Ouest-Sud-Ouest de Brive La Gaillarde, à 30km au Sud-Est de Périgueux et à 25km au Nord-Nord-Ouest des Eyzies de Tayac (voir son église fortifiée).

 

   Coordonnées du château :

45° 4' 42" N 0° 57" 36.6"
 45.0783278°  0.960183599°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

Préambule

* Le but de ce blog est de vous montrer des constructions médiévales fortifiées. Ainsi je me limite normalement aux pierres posées avant 1492, début théorique de l'époque "moderne".

Que faire lorsque le château "neuf" est construit après cette date

sur les vestiges d'un ancien site ?

* J'ai décidé de faire une "petite" entorse à ma rigueur rédactionnelle.

* Cet article va vous faire découvrir une magnifique ruine datant du début du 16ème siècle, mais sur les bases (un peu flou) d'une ancienne petite construction médiévale.

 

L'histoire commence ainsi...

 

La découverte 

* En arrivant sur le site, je franchi sur un pont en bois (qui devait être levis il y a quelques siècles) une étendu aqueuse et verdâtre (les douves ?).

- Un chatelet d'entrée devait exister, mais les archéologues ne l'ont pas encore mis à jour.

* Puis, les premiers vestiges apparaissent.

* Ce sont les résultats des fouilles en cours montrant les multiples bâtiments (les communs) ainsi que des fours.

* Soudain apparaît devant moi, la merveille que je suis venu dévorer... des yeux (car point mangeur de pierres je suis).

 

 

L'enquête commence

Dis moi beauté, es tu une construction médiévale ?

* L'architecture du château est simple :

   - Un logis quadrangulaire,

   - Deux imposantes tours de défense aux angles,

   - A l'opposé, au centre, une tour escalier.

* Je vous sens perdus derrière votre écran. Pourtant ceci est simple : Regardez le plan.

* Ceci est un château montrant une face défensive et une face habitable.

 

 

Le plan du château de l'Herm

* Ce plan simplifié décrit parfaitement le château.

* Les étages sont identiques, il n'y a que la fonction des salles qui change :Pourquoi les défenses ne sont que d'un coté ?

Au rez de chaussée

1 - Cuisine,

2 - Office,

3 - latrines,

4 - Salle de réception,

5 - Prison,

6 - Latrines.

 

Au 1er étage

1 - Chambre de Madame

2 - Chambre des filles,

3 - Cabinet d'aisance,

4 - Salle,

5 - Chambre d'invités

6 - Cabinet d'aisance.

 

Au 2ème étage

1 - Chambre,

2 - Chambre,

3 - Cabinet d'aisance,

4 - Grande salle,

5 - Chambre,

6 - Cabinet d'aisance.

 

 

Particularités

* Le seigneur de l'Herm ayant les droits de haute et basse justice, une prison (et un cachot "oubliette" sous la prison) ont été aménagés.

* Ceux qui me suivent depuis plusieurs années savent que j'ai toujours eu des doutes sur la notion d'oubliette. J'ai remarqué que dans plusieurs châteaux, ce nom aurait du être "la glacière", pièce très répandu puisque permettant la consevation des aliments.

** Le cabinet d'aisance comporte : Les latrines.

Avez vous noté qu'à l'extérieur,

il n'y a point de latrines en encorbellement ?

- La raison est simple. Ce château dispose de latrines à fosse. Dans le mur est aménagé un conduit vers une fosse qui est nettoyé périodiquement.

  

*** Les chambres situées en 1 et parfois 4 ne sont pas de vraies chambres pour dormir. Il semblerait que ce furent des pièces pour recevoir des intimes, des invités dont on souhaitait partager la discussion en dehors de la salle officielle.

Nota : Evidemment la fonction des pièces a pu être différente suivant le maître (ou la maîtresse) du château.

  

Voyez vous tous les systèmes défensif de ce château ?

Analyse des façades

* Ce château "Renaissance" comporte de nombreux systèmes défensifs empruntés à l'époque médiévale.

* Au sommet des tours rondes, de la tour escalier et du logis apparaissent des consoles, vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* A leur base, présence de nombreuses canonnières avec ébrasement extérieur. Le tir rasant est très meurtrier car le boulet continue sa course même en rencontrant un assaillant.

* Les fenêtres comportent à la base une ouverture horizontale pour arquebuse ou petit canon.

 

 

La tour escalier

* En plus d'être unique en Périgord, cette tour est un petit chef d'oeuvre de beauté.

* Elle est bâtie sur un plan hexagonal.

* Elle est construite en pierres de taille magnifiquement jointives.

* Les angles comportent, sur toute la hauteur, des contreforts à larmiers.

*  Chaque diminution de la largeur du contrefort est ornée d'un chevron surmonté de fleurons.

 

 

Le portail d'entrée

* L'entrée est de style : Gothique flamboyant.

* Les voussures de la porte forment des moulures prismatiques croisées (information lue dans ma brochure).

* Bien que les piédroits aient été usés par les intempéries et les siècles, ils montrent encore la beauté des pierres sculptées.

* Au dessus, les multiples fleurons attirent le regard.

Avez vous remarqué les 2 ouvertures de tir ?

* La beauté des sculptures côtoie la rigueur des canonnières.

 

 

    L'intérieur :

Pour découvrir l'intérieur de ce château, il faut cliquer ici.

 

 

Je vois presque l'Amérique !

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 24 Vers Menu châteaux de Dordogne

 

 

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Point de défense visible pour cette église !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Besse est située à 90km au Nord de Montauban, à 80km au Sud-Est de Périgueux, à 50km au Sud-Est de Bergerac et à 40km au Nord-Ouest de Cahors.

 

   Coordonnées du village :

44° 40′ 6.287″ N 1° 6′ 25.92″ E
 44.668413°   1.1072°

 

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Dans cette région de petites collines verdoyantes, il est agréable de randonner et d'errer à la recherche de sites millénaires. C'est dans cette belle région,  à la limite du village de Besse, que je vois au loin une curieuse construction. La masse ne ressemble pas à un bâtiment religieux, pourtant ma carte l'affirme.

  J'avance lentement vers l'édifice composé :

* D'une haute construction qui semble borgne,

* Et d'un bâtiment bas ayant de belles fenêtres Gothiques.

  Ceci est bien une église mais j'ai un doute :

Suis je devant une église fortifiée ?

 

L'enquête commenceQuel incroyable mur !

    Lorsque je ne comprends pas une architecture, plutôt que d'avoir le nez dans la pierre je prends un peu de recul.

Quelle magnifique église fortifiée !

   * La construction religieuse de Besse ne possède pas une flèche élancée sur un fin clocher comme les traditionnelles églises,mais une structure Romane dédiée à la défense.

   * Elle est haute pour la surveillance et large pour accueillir les habitants en cas d'attaque.

Comment le sais tu Chevalier ?

 

 Il suffit de regarder en haut :

   * Une archère  primitive verticale,

   * Une ouverture pour salle de replis (porte ou latrines ?),

   * Des trous de boulin (voir vocabulaire ) en ligne et en angle pour (peut être) porter une passerelle ou un hourdage ou des mâchicoulis en bois.

Incroyable n'est ce pas !

 

Y-a-t-il d'autres systèmes défensifs ?

* Heureux de ma première découverte je contourne la bâtisse.

* Un incroyable mur me fait face.

* Il comporte les traces de plusieurs siècles de construction et d'aménagement , regardez attentivement :

- Au même niveau que sur l'autre façade, une ouverture rectangulaire encadrée par des trous de boulin. J'opte pour des latrines en bois.

- Une archère cruciforme du 13ème siècle.

- Une archère droite, à moins que cela soit un puits de lumière pour le niveau inférieur des salles de repli.

- Vous avez bien lu. Cette église comporte 2 salles superposées pour accueillir les habitants en cas d'attaque.

Incroyable n'est ce pas !

 

2 étages de repli sont visibles

 

Un curieux détail architectural !

* Sur ce mur, au tier inférieur de la hauteur, il y a une énigmatique corniche.

* De plus, en dessous, il y a de nombreux trous.

Avez vous une idée de la présence de cette corniche ?

* L'église ayant été restaurée au 17ème siècle avec les pierres du vieux châteaux fort, j'ai imaginé que cette partie avait été consolidée avec les restes du pigeonnier.

* Mais en m'éloignant du mur, je vois des contreforts de l'époque Romane.

* L'église ayant été rehaussée au 13ème siècle, cette corniche correspond au niveau du "toit" à l'époque Romane.

* Les trous seraient donc les vestiges des modillons arrachés.

  Quel est votre avis :

1 - Fantômes des modillons ?

2 - Pierres issues du pigeonnier ?

Une façade unique ! 

Des pierres disparates

   L'église comporte des pierres de dimension et de qualité de taille très différentes. Les raisons sont :

- L'agrandissement en hauteur,

- Les réparations,

- Un allongement. Cela se voit dans la scission du mur (souvenez vous près de l'archère cruciforme).

 

Quel contraste !

* En découvrant la façade occidentale, je suis bouche bée.

* Puissance et théatralité se conjuguent avec harmonie.

* Les deux époques de construction me sautent à la figure.

- En partie haute, les étages défensifs avec une porte accessible par une passerelle (les trous de boulins l'attestent).

- En bas, le magnifique Portail.

 

Le portail : Une merveille

      Pour découvrir le magnifique portail....

 

.... Veuillez cliquer ici.

 

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées  

Vers Menu châteaux de Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 06:06

 

Département 24 - DORDOGNE

 Hooo,  c'est haut ... là haut !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de La Roque Gageac est située à 60km au Sud-Est de Périgueux, à 55km au Nord-Ouest de Cahors et à 5km au Sud-Ouest de Sarlat La Canéda.

   Coordonnées du bourg :

44° 49' 35" N 1° 10' 51" E
 44.8264082°  1.180852400°

 

Le château :

     L'extérieur :

Là haut !

* Après avoir visité la cité de Domme, je me dirige au Nord-Ouest pour voir à quelques kilomètres les châteaux de La Roque Gageac.

* Cette commune inscrite dans la liste des "plus beaux villages de France" est une petite beauté permettant de voyager dans le temps.

* Le site est connu pour ses balades en Gabare et son petit village médiéval.

* Tel un touriste, j'erre dans cette ancienne cité fortifiée quand soudain mon regard est attiré par une paroi avec un escalier moderne.

* Au sommet, je vois un mur; Que dis je : Un rempart.

 Il me faut aller au sommet !

La cité était protégée de toute part : Falaise, châteaux, remparts, tours !

Souvenir

* Je vous ai déjà montré des constructions fortifiées aménagées dans une paroi rocheuse :

- Le château du Diable à Cabrerets,

- Les Spoulgas de Bouan.

 

Je reviens du passé

* Au début du 21ème siècle, un évènement s'est produit.

* Il semblerait que ce fort soit interdit à la visite suite à des éboulements récents.

* Il est fort probable que cette situation soit définitive.

* Si cela est vrai, cet article devient un souvenir du passé !

 Cette porte m'emporte dans le temps

Je monte vers elle !

* "Il existe de nombreuses passions ne permettant de ne faire aucun effort.

* Mais pourquoi ai je choisi celle qui me fait toujours monter ou griffer par la végétation ?".

* C'est avec cette pensée que je monte, monte, monte.

* Je vous sens glousser derrière votre écran, vous pensez :

"Pfff... Le Chevalier ne sait point grimper quelques marches".

* Que nenni, il y en a beaucoup !

* Lorsque les marches modernes s'effacent, elles laissent la place à des encoches creusées dans la roche.

* Je comprends qu'avec autant de difficultés à grimper, les assaillants n'ont jamais pu prendre ce fort.

* Sur le coté, quelques surprises m'étonnent. Je pressens que certaines entailles devaient porter des poutres.

* Enfin, j'arrive devant la porte.

 

    L'intérieur :Pierres construites et pierres naturelles se marient merveilleusement bien

Pièges et systèmes défensifs

* Derrière la porte, qui devait être défendue par une bretèche (voir vocabulaire), je découvre un sas.

* C'est un rétrécissement ne laissant passer qu'une seule personne.

* L'assaillant se retrouve seul sous le feu des archers bien protégés derrière le mur.

* Puis il y a une une fosse.

* Quelques mètres plus loin, il y en a d'autres plus ou moins profondes et plus ou moins naturelles.

* Evidemment ces puits servaient  de "fossé" ou de "douves".

* Ils devaient aussi avoir la fonction de réserve d'eau.

* Ces profonds pièges étaient recouverts de planches durant les périodes de paix.

  Les couleurs des pierres et la beauté de la rivière doivent inspirer les photographes

Des murs qui murmurent leur histoire

* Marchant dans ce couloir, bloqué par le vide et le rempart fendu d'archères, l'assaillant se retrouvait assez "désarmé".

* De plus, portant son bouclier sur la main gauche, il est moins bien protégé contre des archers tirant à sa droite.

* Les sapeurs ne pouvaient détruire un mur aussi épais sans être protégé.

* De plus, avec si peu d'espace devant la porte, il était impossible d'utiliser un bélier.

* Les murs étant construits sous une corniche naturelle, jeter des boulets depuis le haut est inutile.

* La position en hauteur de ce fort rend inutilisable les catapultes et autres engins de jet de pierre.

* Ce fort est donc imprenable, à moins d'utiliser des centaines de soldats voués à la mort.

 

Vais je pouvoir entrer ?

* Face à tant d'obstacles, je me demande si un Chevalier Dauphinois venant en paix sera autorisé à pénétrer dans ce fort médiéval propriété des évêques de Sarlat durant tant d'années.

* Lentement je m'approche.

* Avec précaution, je toque (virtuellement) à la porte.

* Et.....

 

Pour continuer la visite, veuillez cliquer ici.

 

Tu as vu la vue !

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 24 Vers Menu châteaux de Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 06:04

 

Département 24 - DORDOGNE

 Haute, massive et anguleuse sont des caractéristiques de cette église !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Saint-Martial-Viveyrol est située à 40km au Sud-Est d'Angoulême (voir son château), à 38km au Nord-Ouest de Périgueux et à 9km à l'Ouest de Cercles (voir son église fortifiée).

 

   Coordonnées de l'église :

45° 21' 26" N 0° 20' 20" E
 45.3571449°  0.33899635°

 

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   Survolant les maisons du bourg, la massive église de Saint Martial Viveyrol surprend par ses importantes dimensions. Il est rare de voir un si imposant moutier dans une commune si petite.

   Je pressens que cette construction a du être fortifiée, mais ma question est :

A-t-elle gardé des traces ?

 

 Est ce une église ou une immense tour défensive ?

L'enquête commence

* Curieusement, je découvre l'église par le chevet.

* Il possède deux ouvertures.

  1 - En partie médiane, une ouverture de lumière.

  2 - En hauteur, une ouverture correspondant à une salle de repli.

Avez vous remarqué les trous de boulin ?

* Ces trous portaient un hourdage (voir vocabulaire) défensif.

* En partie basse, il y a le fantôme (rebouchage) de l'ancienne fenêtre. Très étroite, elle empêchait l'assaillant d'entrer, mais n'amenait que peu de lumière.

* La façade latérale de l'église est si longue et si haute, que je n'arrive pas à la photographier sans erreur de parallaxe.

* Cette face montre les hautes et fines fentes de lumière.

* Les 3 ouvertures sous le toit m'informent que la salle de repli défensif occupe la longueur de la nef et de l'abside.

Certains historiens supposent que le toit est récent. La salle défensive était à ciel ouvert et les ouvertures dans le mur formaient un crénelage.

 

Le clocher

* Ce clocher ressemble plus à une tour défensive qu'à un emblème religieux.

* Il a une forme rectangulaire.

* L'alignement des ouvertures latérales avec leurs trous de boulin me prouve que la salle de repli couvre toute la longueur de l'église.

* Point d'abat-son au sommet du clocher, la vision des guetteurs-défenseurs aurait été perturbée.

* Sur la façade d'entrée, d'autre trous de boulin me font penser à une passerelle formant bretèche (pour protéger la porte).

Beaucoup de châteaux forts envient les défenses de cette église du Périgord

    L'intérieur :

Il fait noir

* En entrant, je suis surpris par la faible lumière (ne vous fiez pas à l'image, mon appareil photo est très performant).

* Avec mes remarques sur la petitesse des fenêtres, je pressentais que je ne serais pas dans une cathédrale aux multiples couleurs de vitraux, pourtant l'obscurité est si importante qu'il faut du temps pour que les yeux s'habituent.

* Même les imposants ébrasements ne suffisent pas à illuminer l'imposante nef ni le choeur.

 

La nef

* Elle est composée de 4 travées non symétriques.

* La 1ère supporte le clocher. Elle est barlongue et voûté en arc de cloître ogival.

* Les deux suivantes sont recouvertes de coupoles sur pendentifs.

 

Est ce la porte secrète ?

   Mon instinct de Castellologue amateur est attiré par une porte. Lentement je m'avance. Un message explicite m'informe que mon bonheur est derrière :

* Je pousse la porte.

* Un escalier en colimaçon dans le mur me quémande de monter.

* Je.......

* Je pressens que l'entrée n'est pas autorisée sans invitation.

* Je ne vous dirais pas si mes chausses ont foulé un sol de 8 siècles.

* Je vous dirais simplement :

- L'escalier est borgne.

- Deux salles sont visibles.

- De chaque coté, l'accès est facile vers les ouvertures de tir.

- Les baies du 1er et 2ème étage de la tour portent les traces d'incendie.

 

 

 

Le diaporama de l'église est visible ICI.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle (?), fortification de l'église. En ce siècle, l'église est possession des Chevaliers du Temple dépendant de la commanderie de Soulet, proche du bourg de Gout Rossignol.

* Vers 1313, après la dissolution de l'ordre du Temple, la commanderie appartient à l'ordre de Saint jean de Jérusalem. Il est fort probable que cette église fortifiée soit en leur possession.

* Au 14ème siècle, aménagement du clocher.

* En 1926, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martial) est libre et gratuite. La visite du clocher est/serait possible certains jours. Renseignez vous.

 

La vue est magnifique depuis le parvis de l'église

 

 

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées  

Vers liste

châteaux

des Templiers

Vers liste châteaux des Templiers   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 24 Vers Menu châteaux de Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 12:00

 

Département 24 - DORDOGNE

 Quelle incroyable église fortifiée !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune des Eyzies-de-Tayac-Sireuil est située à 70km au Nord-Ouest de Cahors, à 40km au Sud-Est de Périgueux et à 20km au Nord-Ouest de Sarlat La Canéda.

   Coordonnées dé l'église :

44° 56' 38" N 1° 0' 18" E
 44.94387534°  1.0049057°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     A l'écart des sites touristiques et médiatisés de la Dordogne, l'église fortifiée de Tayac est peu connue. C'est donc une incroyable surprise lorsque mon destrier me plante face à cette construction que je n'imagine point être un moutier. Aucune croix, pas de transept, aucun véritable clocher traditionnel.

Je pressens que l'enquête va être fascinante et pleine d'étonnements !

 

Les pierres de la nef

    Ne voulant pas de suite découvrir la partie fortifiée, je m'intéresse en premier aux pierres de la nef.

1 - Au dessus des fines fenêtres, de magnifiques sculptures de guirlandes entrelacées.

2 - Sur la longueur de la nef, les pierres sont correctement taillées et jointives. Mais par endroit, elles ont une forme non classique (en L, en Z, en I)

Est ce du à des consolidations suite aux attaques ?

Ou aux consolidations du 19ème siècle ?

3 - Un curieux cadrant solaire qui ne donne pas l'heure.

Est ce le fantôme d'un chrisme ?

 

1 2 3

 

La nef

   La nef est solidement tenue par ses nombreux contreforts plats. Extérieurement, elle semble symétrique. Curieusement, la face ensoleillée et celle à l'ombre ne comporte pas le même nombre de fenêtres.

  Les étroites ouvertures de lumière sont éloignées du sol empêchant l'intrusion d'un assaillant.

 

Le clocher mur

   Voyez vous les trous de boulin pour un hourdage ?

 

  Au dessus de l'entrée, une haute construction ressemble à un mur bouclier. Sur la façade coté portail, ce clocher-mur compote de bas en haut :

* Une salle de repli avec une ouverture verticale.

* Des trous de boulin pour soutenir un hourdage (voir vocabulaire).

* Trois baies pour les cloches.

* Sous le toit une salle de défense crénelée.

  A l'arrière, je suis surpris par les panneaux en bois dont la fonction m'échappe.

 

 

La tour défensive

    Je prends un peu de recul pour comprendre le système défensif du clocher-mur quand mon regard est arrêté par une autre construction plus massive et plus haute. Sur la face extérieure, elle possède :

1 - Des contreforts plats peu épais reliés par des arcatures. Il est amusant de constater qu'à l'arrière de cette construction, de petits contreforts équilibrent les pressions.

Avez vous remarqué la petitesse du contrefort à droite ?

2 - Des archères droites sont visibles.

3 - Au sommet, une chambre défensive crénelée.

 

1 2 3

 

La salle défensive

Pourquoi y a-t-il 2 niveaux pour la salle défensive ?

 

   Cette salle défensive avec son crénelage est fascinante par sa dimension, et surprenant par sa tour surélevée dont la fonction stratégique m'étonne.

  Comme moi, vous avez remarqué l'ancienne pierre grise et la "consolidation récente".

 

 

Qu'est ce ?

   La tour qui m'étonnait déjà par sa fonction, me surprend par sa curiosité architecturale.

Voyez vous ce décroché en V inversé dans d'angle ?

Est ce un escalier pour habitant de l'hémisphère sud ?

Le portail

    La façade d'entrée de style Roman est surprenante par son architecture massive sous forme de auvent. Je suis surpris de ne pas voir de bretèche ni d'assommoir protégeant l'entrée.

    Je suis étonné :

* Par les corbeaux au lieu de modillons.

* Par la sobriété des sculptures sur des colonnes portant les voussoirs.

* Par la présence de 2 puissantes colonnes externes en "faux" marbre.

 

 

    L'intérieur :

* Comme souvent en notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci n'échappe pas à la règle.

* Je me console en admirant le paysage et les magnifiques falaises de la Vézère.

 

Je me transforme en peintre devant une telle architecture

 

 

Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle, construction de l'église.

* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent Ans, l'église est "fortement" fortifiée.

* Au 19ème siècle, l'église est partiellement remaniée et consolidée.

* En 1895, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Quelle magnifique vue depuis des tours

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 24 Vers Menu châteaux de Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 08:00

 

Département 24 - DORDOGNE

 Je pressens que cette église va me passionner

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Bussière-Badil est située à 65km au Nord de Périgueux, à à 50km au Sud-Ouest de Limoges, à 20km à l'Est d'Angoulême (voir son château) et à 15km au Nord-Ouest de Nontron.

   Coordonnées de l'église :

45° 39' 8" N 0° 36' 15" E
 45.65232°  0.604307°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Bien que la construction religieuse ne soit pas dotée du classique toit pointé vers le ciel avec une girouette ou une croix, le clocher octogonal m'informe que je suis en face de l'église de Bussière-Badil.

  Sa forme basse, ses angles droits, ses contreforts me font penser à une construction médiévale. Mais ma question primordiale est :

Est elle fortifiée ?

 

Analyse rapide des défenses

Je n'ai pas à réfléchir longuement pour affirmer que ce moutier Périgourdin est fortifié.

* La partie construite au dessus des modillons m'informe que l'église a été rehaussée après sa construction originelle.

* Sur cette face, le salle de repli sous le toit comporte :

- Des fentes de tir (je pressens que le fusil était l'arme dédiée).

- Des ouvertures de guet.

- Une petite bretèche permet d'éloigner l'assaillant trop hardi.

* Même si l'ensemble des dispositifs n'est pas homogène ni symétrique, l'important est que la défense soit assurée.

 

Beautés sculptées et système défensifs

1 - La bretèche surprend par sa petite taille. Mais c'est l'efficacité qui prime.

2 - La console de droite de cette autre bretèche s'appuie sur un modillon.

3 - Les modillons, devenus inutiles, embellissent le mur et même l'angle.

4 - Le mur coté portail d'entrée possède aussi ses fentes de tir.

5 - Le chevet rond possède aussi sa bretèche.

6 - Les architectes ont correctement positionné le trou de la bretèche entre les modillons.

 

1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12

 

7 - Rien est symétrique dans les systèmes défensifs, même la forme des fentes de tir.

8 - Les modillons sont correctement alignés, ce n'est pas le cas des ouvertures de tir.

9 - Un joli trou carré pour guetter.

10 - Est ce un éléphant ou un animal mangeant avec ses pattes ?

11 - Les visages sont très expressifs.

12 - Comme souvent sur les modillons, un singe est présent (pour se moquer des humains ?)

Une église Romange avec des fenêtres gothiques

L'autre coté est-il identique ?

* Bien que les 2 cotés de la nef ne soient pas symétriques en aménagements défensifs, elles se ressemblent par le nombre de contreforts et fenêtres.

* Sur cette face, la partie rehaussée au dessus des modillons est très visible.

* Même s'il semble évident que la bretèche (voir vocabulaire) a été refaite récemment, elle est dans l'esprit de l'église fortifiée.

 Avez vous vu la rosace ?

Le portail

* La façade occidentale est divisée en trois parties.

* Chacune est séparée par des contreforts puissants.

* Les parties extérieures sont pourvues de baies en plein-cintre aveugles.

* Celle de gauche possède un tympan sculpté.

* Le portail central, d'époque Romane, est formé de trois voussures en retrait.

* Il est richement décoré.

* Il est surmonté de sept statues décapitées (à la révolution).

* De chaque coté, des personnages bibliques apparaissent.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent en notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci n'échappe pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'un prieuré fortifiée appartenant à l'abbaye piémontaise de la Cluse.

* Au milieu du 12ème siècle, après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II, le futur roi d'Angleterre, la contrée est Anglaise.

* Au 14ème siècle, le portail est rénové (à vérifier).

* A la fin du 15ème siècle, les fenêtres de l'église sont élargies. Une magnifique rosace à 12 branches est aménagée.

* Au 16ème siècle, à cause des guerres de religion, l'église est fortifiée.

* En 1862, l'église est classée aux Monuments historiques.

* A la fin du 19ème siècle, un grand programme de restauration est commencé.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Nativité) est libre et gratuite depuis les rues du bourg. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Sans posséder des défense originales, l'église est fasinante de diversité

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 24 Vers Menu châteaux de Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 07:05

 

Département 24 - DORDOGNE

 Avez vous déjà vu une si curieuse architecture ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de La Tour Blanche est située à 45km au Sud-Est d'Angoulême (voir son château), à 35km au Nord-Ouest de Périgueux et à 15km à l'Ouest de Brantôme.

   Coordonnées du château :

45° 21' 51" N 0° 26' 53" E
 45.3642911°  0.448043900°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

      Après avoir visité l'église fortifiée de Cercles, je me dirige à l'Ouest pour découvrir l'incroyable château de La Tour Blanche. Les historiens affirment que cette forteresse était une épine Angoumoise en territoire Périgord.

   Même en étant psychologiquement préparé à voir une puissante forteresse, je suis dans un état second en découvrant la masse écrasante.

  Avec une telle couleur, je comprends le nom du site

Première analyse

* La forteresse est posée sur une butte aplanie.

* Au sommet trône fièrement un puissant château.

* En bas de la pente coule un petit ruisseau nommé : La Julie.

* La château a une forme quadrangulaire.

* Deux des 4 cotés ont gardé une magnifique et massive allure médiévale.

* En avant du quadrilatère existe une plateforme.

Etait ce un jardin aménagé à la Renaissance ?

ou

une plateforme pour canon ?

(Je vous en ai montrée une ici.)

 

La tour d'angle

* A cause de la dimension impressionnante du donjon à droite, la tour d'angle à gauche paraît petite.

* Pourtant ses dimensions sont respectables.

* La taille de la pierre ainsi que la perfection des joints sont impressionnantes.

* Je suis surpris de ne voir aucune archère ni fente de tir.

* Bien qu'arasée, elle a gardé ses consoles triples pour les mâchicoulis (voir vocabulaire).

*  Sous les consoles, deux petites ouvertures m'interpellent

Avez vous une idée de leur fonction ?

* La tour coté Sud-Ouest possède une curiosité en encorbellement.

* Ceci n'est point une bretèche mais un oriel.

Je vous en avais montré un au château de Landsberg.

 

 

La suite : La courtine

* Sans quitter du regard cette droite tour, je me dirige à droite.

* La tour d'angle est reliée à une courtine.

* L'ouverture d'accès au chemin de ronde est visible.

* La courtine semble composée de 2 niveaux habitables.

* Elle a été aménagée à plusieurs reprises. Les traces de piédoits et linteaux d'anciennes fenêtres se devinent.

* Excepté les consoles pour mâchicoulis, je suis surpris de ne voir aucun système défensif comme archère ou fente de tir.

 L'architecture Romane fortifiée s'exprime dans cette tour maîtresse

Le donjon

* La base est en partie empattée par un énorme talutage.

* A mi-hauteur, de fines ouvertures amènent peu de lumière.

* Comme pour sa consoeur, cette tour arasée ne montre que les vestiges des mâchicoulis.

* Les contreforts plats sont reliés par de grandes arcatures aveugles en arcs brisés.

 

Curiosités sur ce donjon

* Une ouverture a été bouchée par des pierres de remploi.

* Dans le talutage, une ouverture apparaît sans que j'en comprenne la raison.

* A la base, une autre ouverture m'intrique.

* Puis des pierres maladroitement inserées bouchent une "porte" à la base du donjon.

Quelle fut sa fonction ?

 

    L'intérieur :

Vais je pourvoir entrer ?

   Lentement, j'approche de l'entrée. Fébrile je suis car ce type de construction est rare en notre royaume. Hélas, je me dois de rester dehors, la propriété privée n'est pas visitable.

 

Le donjon

   L'avantage d'un site partiellement ruiné, c'est que ses entrailles sont visibles. Avec un peu d'attention il est possible de voir (ou deviner) :

* Une ouverture de lumière avec importants ébrasements intérieurs.

* La porte accédant au chemin de ronde.

* L'impressionnante épaisseur des murs.

* Une cheminée.

* Les étages.

Avez vous remarqué la qualité de la taille des pierres et des jointures ?

  Cette construction fut la tour maîtresse et le symbole d'un puissant seigneur.

 

 

 

 

Histoire du château :

* Au 1er siècle, un oppidum existe (à vérifier).

* Au 11ème siècle, probable construction d'une petite fortification (en bois ?).

* Au début du 13ème siècle, construction d'un véritable château fort avec un puissant donjon.

* En 1350, les Anglais attaquent le château puis l'occupent.

* En 1356, pour le compte du Roi de France (voir liste), une armée commandée par Du Guesclin reprend le château.

* En 1369, le site est possession de la famille Bourdeuille.

* Au début du 15ème siècle, le château est le siège d'une Baronnie (voir titre de noblesse).

* Dans la deuxième moitié du 16ème siècle, le célèbre chroniqueur Pierre de Bourdeille dit Brantôme séjourne au château de sa grand-mère.

* Durant la deuxième moitié du 16ème siècle, au cours des Guerres de Religion, les protestants attaquent puis détruisent partiellement le château.

* Au 17ème siècle, un logis de type "Renaissance" est construit.

* Au milieu du 17ème siècle, durant la Fronde, la ville et le château sont attaqués.

* Vers 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le château et le vendent comme bien national à plusieurs familles.

* Au 19ème siècle, le logis Renaissance est détruit au profit d'un bâtiment plus confortable.

* En 1906, le site est classé aux Monuments Historiques.

* En ce début de 20ème siècle, des consolidations et reconstructions sont réalisées pour réhabiliter cette beauté médiévale.

* En 1970, l'intérieur du donjon est incendié accidentellement.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de la propriété privée est interdite.

 

Liste des propriétaires :

- Comtes d'Angoulême,

- La Tour,

- Bourdeuil,

- De la Brousse,

- Saint Maure,

- Labrousse Verteillac,

- Dennery.

 

 

Unique est l'architecture cubique de ce château !

 

Vers Menu
donjons
remarquables
de France
Cliquez pour revenir au menu des donjons remarquables   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 24 Vers Menu châteaux de Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 07:50

 

Département 24 - DORDOGNE

 Le rempart médiéval repoussent encore l'attaque de la végétation

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Domme est située à 70km au Sud-Est de Périgueux, à 50km au Nord-Ouest de Cahors et 10km au Sud de Sarlat La Canédat.

   Coordonnées de la bastide :

44° 48' 6" N 1° 12' 59" E
 44.8017943°  1.2164802°

 

 

La bastide :

     L'extérieur :

La découverte

     Ceux qui me suivent depuis quelques années savent que je ne décris pas (ni ne visite) classiquement un château fort ou une église fortifiée.

Voulez vous manger des choux à la mode de chez nous ?Qu'y puis je ?

 

    C'est la "faute" de mon destrier qui me pose là où il souhaite. C'est donc par la découverte d'un jardin médiéval que commence ma narration de la médiatique bastide fortifiée de Domme.

 

La symbolique du jardin médiéval

   Même si les systèmes défensifs sont le but de ma visite à Domme (et la mission de ce blog), je me dois de comprendre (et de vous informer sur) le jardin médiéval.

* Le jardin au Moyen Âge comporte 3 types de plants :

   - Les plantes médicinales,

   - Les légumes,

   - Les fleurs d'ornement.

* Le jardin est généralement décomposé en 4 parties.

* Ce carré représenterait :

   - Les 4 éléments (l'eau, la terre, le feu et le vent),

   - Ou les 4 saisons (été, automne, hiver, printemps).

* Chaque carré est délimité par des branches tressées ou entrelacées,

* Au centre de la croix, un puits ou une citerne est souvent aménagé.

* Un verger entoure parfois l'ensemble.

* Le jardin médiéval est parfois délimité par une fascine.Sont ce des latrines ?

  Evidemment, un jardin seigneurial est différent de celui d'une abbaye ou des paysans.

 

 

Le rempart et ses latrines

* Le temps, l'histoire mouvementée et le manque d'entretien par les hommes ont quelque peu marqué le rempart.

* Même s'il manque le crénelage et les mâchicoulis (voir vocabulaire) le rempart est impressionnant.

* Avec un peu d'attention, il est possible de voir des archères cruciformes.

* Soudain, la ligne de rempart est brisée par une porte.

 

 

Porte de la Coumbo

* Le première passage se nomme : Porte de la Combe.

* Elle permettait aux habitants de descendre chercher de l'eau aux nombreuses fontaines à l'extérieur de la cité. La plus connue se nomme : La fontaine de Giran.

* Cette porte ne semble point infranchissable par une troupe armée, mais il faut l'imaginer avec un puissant hourdage défensif et un crénelage avec fentes de tir.

* L'escalier à l'intérieur, accédant au chemin de ronde, donne l'échelle de la hauteur du mur originel.

 

 La porte Del Bos a gardé sa splendeur médiévale

Porte Del Bos

* Son nom signifie : Porte du bois.

* Certains historiens imaginent que c'est par cette porte que les habitants sortaient pour aller chercher du bois de construction ou de chauffage.

* Sa construction date du 14ème siècle.

* En partie supérieure, des consoles sont les vestiges d'une bretèche.

* Au dessus, le fantôme de la salle de garde et de manutention de la herse.

* De chaque coté, des archères cruciformes assurent la défense.

* Dans l'archère à niche, le guetteur pouvait s'asseoir confortablement sur les coussièges.

 

 

 Le porte des Tours est la plus impressionante des 3

Porte des tours

* C'est la plus majestueuse des trois.

* L'ensemble est encadré par des latrines en encorbellement formant bretèche.

* Cette entrée est défendue par 2 imposantes tours à bossage.

* La partie supérieure des tours ne possède que des pierres lisses et parfois pauvrement taillées. Ceci est du à la reconstruction au 19ème siècle.

* Plusieurs archères cruciformes défendent l'entrée.

* Au centre, les corbeaux forment les vestiges d'une bretèche.

* Depuis la salle des gardes au dessus, une herse (dont seules les encoches sont visibles) pouvait être manoeuvrée.

 

    L'intérieur :

Le Chevalier laisse la place au touriste

* Il est bon parfois d'ôter son armure de Chevalier Castellologue Amateur pour revêtir un chapeau de paille et des sandalettes.

* C'est dans cet esprit que j'aborde la découverte des magnifiques maisons et les halles de cette bastide.

 

 

 

La prison (dans les tours de la porte)

* Une prison n'est pas un endroit fascinant excepté quand :

- Elle a "hébergé" un personnage célèbre (Le marquis de Sade à Miolans),

- Elle porte la signature d'un visiteur (Lord Byron au château de Chillon),

- Elle garde les gravures faites par les Templiers.

 

 

Que faut il voir dans ces gravures ?

* N'attendez pas de moi de vous faire une interprétation des gravures.

* Certains férus d'ésotérisme voient des prédictions.

* D'autres fanatiques des secrets imaginent que ces dessins révèlent la position du trésor des Templiers.

* Pffff....

* Les Chevaliers de l'Ordre du Temple étaient des moines-soldats. En tant que moines, il est logique qu'ils aient dessiné des croix, des crucifix et des personnages bibliques.

* L'arrestation par une décision royale signifie souvent tortures et mort.

* Donc prier semble logique.

 

C'est la fin

   Lentement je me dirige vers le belvédère et j'admire l'ampleur du paysage.

Le roi n'a point choisi cet endroit par hasard !

 

 

Histoire de la bastide :

* En 1281, à l'emplacement d'un vieux château, le Roi de France (voir liste) Philippe III le Hardi demande la construction d'une bastide fortifiée sur une barre rocheuse dominant la rivière Dordogne.

* En 1307, la plus grande "opération policière" d'Europe est réalisée sur ordre du Roi (voir titre de noblesse) Philippe IV le Bel : L'arrestation des Templiers. Plus de 70 seront emprisonnés dans la Porte de la Tour.

* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent Ans, la cité est attaquée de nombreuses fois. Les assaillants sont Français lorsque la cité est aux Anglais et inversement.

* En 1437, la cité est définitivement dans le Royaume de France.

* Au 16ème siècle, les terribles Guerres de Religion divisent le Royaume. Les Protestants attaquent plusieurs fois la cité de Domme mais sans succès.

* En 1588, le Capitaine Geoffroy de Vivans à la tête de son armée de Huguenots s'empare de la cité. Sa ruse a été de grimper de nuit  la falaise à l'endroit le plus abrupt, donc le moins protégé et gardé.

* En 1589, Henri de Navarre devient Roi de France (voir liste) sous le nom de Henri IV.

* En 1592, la paix revenue, Geoffroy de Vivans rend la cité, non sans avoir touché un dédommagement financier et surtout en ayant détruit volontairement l'église catholique puis les systèmes défensifs.

* A la fin du 16ème et au début du 17ème siècle, durant la Jacquerie des Croquants, Domme subit des attaques.

* Au début du 20ème siècle, de nombreux bâtiments et portes de la cité sont reconstruits, consolidés, aménagés.

* En 1943, une partie de la cité est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts ainsi que du bourg est libre et gratuite. La visite de la prison des Templiers est payante.

 

Voyez vous les troupes du Roi de France au loin ?

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 24 Vers Menu châteaux de Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 10:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 Incroyable !  Deux tours fortifiées pour une église

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Cercles est située à 45km au Sud-Est d'Angoulême (voir son château), à 35km au Nord-Ouest de Périgueux et à 20km à l'Ouest de Brantôme.

   Coordonnées de l'église :

45° 21' 48" N 0° 27' 40" E
 45.363268°  0.4611575°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

      Pour agrandir le cercle de ses connaissances, il est intéressant de se rendre à un jet de pierre (2 x Pi x R) au Sud-Est de La Tour Blanche pour découvrir (les) Cercles. Il n'est point besoin de tourner en rond durant des heures pour trouver l'église de Cercles. Elle n'est pas au centre (du cercle bien sur) mais sur le périmètre.

   En voyant cette curieuse façade bien loin des critères habituels d'une église, doute j'ai.

Est ce l'église ?Est ce une église ou un château fort ?

 

Reculer pour mieux sauter ?

    Ceux qui me suivent sur ce blog depuis quelques temps savent que lorsque le doute m'habite, reculer est ma solution. Ce recul devant l'inconnu n'est point de la couardise car Chevalier je suis, c'est une méthode pour mieux embrasser l'ensemble d'une construction.

 

Détour et des tours

* Point de croix sur les toits et point de clocher élancé vers le ciel.

* Au fond, un imposant clocher-donjon.

* Même si ses larges ouvertures sont des abat-sons, il semble logique d'imaginer que système de guet et défensif ont pu être les fonctions en cas d'attaque.

* Au premier plan, la construction moins profonde ressemble à une tour de défense. Mais je ne distingue aucun système en encorbellement comme une bretèche (voir vocabulaire).

Surprenante architecture n'est il pas ?

Avoir l'esprit architectural qui ne tourne pas rond à Cercles est dérangeant.

L'angle droit à Cercles, ceci n'est point carrément logique

L'approche, là proche

* Les nombreuses périodes architecturales se lisent dans la nature des pierres.

* Les contreforts sont eux même différents prouvant les constructions aux différents siècles.

* Seule certitude : Les salles de repli sous les toits.

 

 

Le portail

    Sur la façade occidentale, le portail de style Gothique est composé de 3 voussures retombant sur 6 chapiteaux. Il m'invite à entrer.

 

    L'intérieur :

Quel spectacle

   Lentement j'entre dans l'église. L'atmosphère silencieuse est propice à la contemplation. J'admire les magnifiques chapiteaux figuratifs et végétaux.

 

 

Vais je pouvoir visiter les défenses ?

* Dans un mur, une porte.

* Dans mes chausses, j'avance.

* Dans mon gant, une main qui pousse le bois.

* Dans ma tête, la constatation.

La porte ne s'ouvre point !

  Je ne vais pas découvrir l'escalier m'amenant vers le Graal fortifié.

  Je vais donc prendre la tangente (du cercle bien sur).

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'un prieuré Bénédictin dépendant de l'abbaye de Saint-Cybard d’Angoulême.

* Au milieu du 12ème siècle, après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II, le futur roi d'Angleterre, la contrée est Anglaise.

* Au 13ème siècle, création des 2 travées occidentales.

* Au 14ème siècle, avec la domination des Plantagenets en Périgord, puis à cause de la Guerre de Cent Ans, l'église est fortifiée.

* En 1440, Cercles est dans le Royaume de France.

* Au 16ème siècle, construction des chapelles latérales. Les voûtes de l'église sont refaites.

* De 1560 à 1574, l'église subit des attaques durant les guerres de religion.

* Au 17ème siècle, construction du puissant et massif clocher carré.

* Au début 19ème siècle (?), l'ancien prieuré devient église paroissiale.

* Au 19ème siècle, restauration de l'édifice.

* En 1840, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Cybard) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Le guetteur de l'église voyait l'infini... et même plus !

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 24 Vers Menu châteaux de Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 07:05

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Point de défense visible pour cette église !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Saint Germain du Salembre est situé à 65km au Sud d'Angoulême, à 40km au Nord de Bergerac et à 30km au Sud-Ouest de Périgueux

   Coordonnées du bourg :

45° 8′ 17″ N 0° 26′ 59″ E
 45.138056°  0.449722°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

      Avec une hauteur aussi impressionnante, il semble presque évident que cette église ait joué un rôle important pour défendre les villageois contre les assaillants au 15ème siècle. Sans me contrôler, je vole vers le bâtiment.

 

L'enquête commence

   Devant le clocher, je suis pantois. Je m'attendais à des mâchicoulis, bretèches (voir vocabulaire ) et autres systèmes défensifs. Point de tout cela sur ce clocher carré. Je prends un peu de recul pour mieux ressentie la construction religieuse que je pensais fortifiée, mais je ne vois rien.

   Je change de coté espérant un "miracle". Mais le clocher n'est qu'une succession de pierres.

Me serais je trompé de site ?

 

Sont ce les défenses ?

    Tout en reculant, je m'éloigne tristement de cette construction quand soudain, mon sourire revient !

Voyez vous cette beauté ?

   Je me frotte les yeux pensant que mon imagination me montrait un indice virtuel. Il y a sous les toits une salle de repli avec une petite ouverture verticale. Je suis conscient qu'une si petite fente ne fait pas de cette église une construction fortifiée, mais c'est mon 1er indice !

    Je me mets à rêver en pensant que l'ouverture Romane dans le clocher-tout eut pu être le niveau d'accès de la pièce de sauvegarde (flèche grise).

 

Il y en a d'autres !

    La différence de hauteur entre les contreforts me donne à penser que la salle fut une élévation postérieure à la construction de l'église primitive. Je contourne le bâtiment et plusieurs indices m'informent sur l'historique architectural de l'église :

1 - Il y avait bien une salle de sauvegarde sous les toits.

2 - Le temps a fait son travail de destruction et le ciment a remplacé les pierres.

3 - Les puissants contreforts prouvent les aménagements sur plusieurs siècles.

4 - Le remplage partiel de la fenêtre Gothique prouve que l'église a beaucoup souffert.

 

    L'intérieur :

       Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle de Saint  Germain du Salembre ne fait pas exception. Je tente de rêver devant les sculptures de l'archivolte, mais les formes géométriques ne m'emportent que... vers une nouvelle aventure Périgourdine.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.
* Au 13ème siècle, aménagement partielle de l'église.
* Au 15ème siècle (1440 ?), l'église fortifiée participe à la défense de la ville.
* Vers 1537, le coté Sud l'église est agrandie en style gothique tardif.
* Au 18ème siècle, sur la carte de Cassini, le village est nommé : Saint Germain du Salambre.
* Au 19ème siècle, le clocher est restauré.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite . La visite du clocher est interdite.

 

Force et beauté s'harmonisent

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux de Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article