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Ombre et lumière

22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 06:30

 

Département :   42 - LOIRE


Le bourg

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Le petit village de Rochetaillée est située à 6km au Sud-Est de Saint Etienne, dans le Parc Régional du Pilat.

  Coordonnées du château :

45° 24' 37.199" N 4° 26' 45.438" E
 45.410333°  4.445955°

 

   Toponymie :

     L'origine du nom "Rochetaillée" n'est pas très difficile à trouver. Point de dictionnaire poussiéreux dans une bibliothèque il me faut regarder.

Avez vous deviné ?


Le château 

     L'extérieur:

Surprenant !

     Cela parait incroyable mais en partant de Saint Etienne, la route monte doucement et à l'arrivée, je me retrouve à 775m d'altitude, je ne vais donc pas voir un château de plaine. Sur un petit parking permettant de poser mon destrier, j'admire le magnifique château. Posée sur le rocher, cette ruine me fascine déjà.

Et vous ?

 

La découverte

       Comme toujours, je fais le tour de cette "beauté" médiévale pour mieux la ressentir.
  Vous avez remarqué comme moi que le château ne comporte pas de rempart extérieur, je ne vois pas une autre enceinte de protection.

Peut être était elle assurée par le village ?

 

Un arc...mais sans flèche

    Voici une 1ère curiosité architecturale. Proche du donjon Sud, il y a un arc de décharge pour suppléer à l'absence de rocher et prolonger la courtine.

Humm, ce château va être très intéressant !

 

Il épouse.... la roche

   En contournant le donjon, je découvre que la ruine est "peu large" et asymétrique. Ce n'est pas un château tout en rondeur (comme celui ci) ou parallélépipédique (comme celui là), mais une construction qui épouse le rocher comme j'en ai tant admirer dans le Bas Rhin. L'architecte a du s'adapter et faire des compromis, au détriment de la défense (Une forme allongée offre plus de courtines attaquables).

Que faut-il faire pour renforcer la défense d'une courtine, surtout située du coté de l'attaque ?

 

La tour avancée

    Evidemment, vous avez la réponse, il faut construire une tour. A Rochetaillée, ce n'est pas une simple petite "chose ronde" mais une puissante barbacane ovale percée des arquebusières (voir vocabulaire).

  Quel incroyable château !

 

Comme il est beau !

     Je ne vais pas vous faire durer le suspense plus longtemps, voici la façade principale du château.

Wahouu ! ! !  (si,si, je vous ai entendu prononcer cela).

     Certains trouveront que l'escalier en fer n'est pas très médiéval, mais sans cela point de possibilité d'entrer dans cette belle ruine. Et puis, je vous en ai déjà montré en Suisse par exemple (voir ce château).

 

Analyse rapide de la façade

Que vois je sur cette façade ?

* D'abord, les 2 extrémités sont défendues par deux tours rondes (le donjon est à droite).
* Ensuite, la barbacane (au centre) s'avance vers la position "fragile", c'est un défi architectural sur ce rocher.
* Puis, une ouverture en arc haut perchée qui était la porte d'entrée du château.
* Enfin, la renaissance a fait ouvrir des fenêtres à meneau dans la courtine.

 

Je vais entrer

   Il est temps de monter cet escalier. Les surprises s'enchaînent. La courtine comporte des bouches à feu et la tour possède des archères. Ce mélange de système de défense s'étalant sur 3 siècles m'étonnera toujours.

Et maintenant..... j'entre.

 

    L'intérieur :

J'entre

   Comme vous l'avez constatée, l'entrée dans ce château ne s'effectue plus par la grande porte de la façade, mais par une "brèche" dans la barbacane.

Qu'importe, j'ai envahi le château... Mais c'est plutôt le rêve médiéval qui m'envahit.

 

La barbacane

     Après la campagne de fouilles, pour rendre le site visitable, la ruine a été très consolidée, (pour une fois, je ne recevrais pas de pierres sur le nez),  la barbacane est donc "presque" neuve et très intéressante.
    Elle comporte les ouvertures de tir pour arme à feu dont je vous avais déjà parlé qui devaient être utilisé depuis un chemin de ronde dont je devine les traces. Et le plus surprenant, il y a un puits.

 

Une citerne dans la tour

    En réalité, l'orifice est une citerne alimentée par les eaux pluviales.Soudain, une question me vient :

Comment amener l'eau dans cette citerne ?

 La réponse est logique : Par des gouttières et des canalisations dont il est possible de voir les traces d'origine sur le sol (mais beaucoup de pierres creusées ont été regroupées dans le château en attendant une campagne de reconstruction).

 

La terrasse sommitale
      Évidemment, en pénétrant dans la partie intérieure du château, je ne m'attends pas à voir une cuisine, un logis avec des voûtes merveilleuses, une salle d'armes etc...  Je suis dans une ruine qui pourtant montre des détails captivants. Par exemple :

* La porte d'entrée a du être modifiée car elle ne comporte aucune ouverture pour les bras du pont levis (Voir cet exemple).
 * Les fenêtres à meneau étaient à coussiège double (petit banc en pierre de chaque coté).
 * Le logis devait avoir au moins 2 étages.
 * La tour ne devait être accessible par étage que depuis le bâtiment central.

   Dans la tour il y a peu de lumière, la seule ouverture est l'archère dans l'impressionnante épaisseur du mur.
  A l'opposer de la petite tour, il y a le donjon.

Le donjon
     Il n'est pas au centre du château comme les images de notre enfance nous le montre souvent, mais sur la pointe Sud de la forteresse, presque isolé. Ce donjon faisait parti de la défense principale du château. Le plan vous fera mieux comprendre cette ruine.

 

Je vais visiter le donjon
    Pour accéder dans cette tour, il faut monter un escalier en fer, peut être peu esthétique mais réellement pratique.
     Avec ses dimensions modestes, le donjon n'était pas habitable en permanence, mais il pouvait accepter plusieurs personnes en cas de refuge ultime.

 

La vue...perturbée

   Comme souvent avec les ruines médiévales, la vue est magnifique. Je me mets à rêver quand soudain...
Mais qu'entend je ?
  Sont ce des barbares qui veulent attaquer "mon" château ?
     Évidemment non, ce sont d'autres touristes venus apprécier le panorama. Je leur laisse la place et je retourne vers mon destrier.
   Mais avant, je vous fais un cadeau : Le dessin du château au 16ème siècle réalisé par les archéologues suite aux fouilles.

 

 

  Histoire du château :

* En 1175, le château est cité pour la 1ère fois dans un texte limitant les droits de l'archevêque de Lyon et du propriétaire du château : Le Comte de Forez (voir titres de noblesse).
* En 1195, l'abbaye de Valbenoîte détient les droit du château.
* En 1561 (?), les Calvinistes attaquent le château sans succès.
* En 1562, les Calvinistes commandés par le capitaine Sarras, réussissent à s'emparer du château appartenant au Comte d'Apchon.
* En 1589, après 19 jours de combat avec armes à feu et canon, le château est repris par les ligueurs de Jacques Mitte.
* Vers 1590, le château est rendu à son propriétaire dans un état peu habitable.
* Au 17ème siècle, le château appartient à la famille de Badol de Forcieu.
* Au 19ème siècle, le château est démantelé par un marchand de biens et les pierres sont vendues.
* Au 20ème siècle, les ruines appartiennent à la ville de Saint Étienne.
* En 1930, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
* En 1942, le site est classé aux Monuments Historiques.
* En 1998, pour rendre accessible la ruine à tout public, de gros travaux de consolidation et d'aménagement sont réalisés.
* Au 21ème siècle, la découverte est libre et gratuite aux heures d'ouverture. Ce lieu est un régal pour les amoureux de panorama sur les montagnes et l'odeur des pierres.

 

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Lyonnais Vivarais : 07 42 69
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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 06:30
    J'ai visité ce château il y a de nombreux "siècles", à l'époque où la photographie n'était pas numérique et les objectifs de qualité médiocre.
  Les images proposées ne sont pas très belles, mais elles montrent quand même l'architecture de cette curieuse ruine.
 

 

Département :  07 - ARDECHE 

   

Le bourg :

   Situation (--> le voir sur une carte)

       La petite commune de Montpezat sous Bauzon est au pied des Cévennes, entre le Bas Vivarais et le plateau. Il est situé à 50km au Nord-Ouest de Montélimard, à 35km à l'Est de Langogne, à 20km au Nord-Ouest de Aubenas et à 4km au Nord de Theys.

    Coordonnées du Bourg :

44° 42′ 47″ N 4° 12′ 26″ E
 44.713056°  4.207222°

 

     Coordonnées du château :

44° 42′ 19″ N 4° 13′ 22″ E
 44.70529°  4.222789°

 

Le château : 

     L'extérieur :

La découverte

   Vu de loin, le bâtiment ressemble à une forteresse massive et compacte. Il est posé sur un éperon basaltique, au confluent de 2 rivières :

- Le Pourseille,
- La Fontolière.

C'est l'endroit idéal pour surveiller et être protégé

 

Rapide descriptif 

   Le château a la forme d'un rectangle sur lequel vient se greffer aux angles 2 tours rondes du coté de l'attaque.  Imaginons le sans les arbres. Au moyen âge, ce château devait se voit de loin, il marquait vraiment le territoire de ses seigneurs.

 

Les Tours
  Quelques archères primitives et droites sont encore visibles sur une des tours. Les arbres empêchent de faire une analyse sérieuse.

  

Le logis :

   L'imposant logis semble peu adapté au confort de ses habitants prestigieux et pourtant il ne ressemble pas à une caserne pour soldats. (Il est vrai que la végétation importante de ce mois de mai ne facilite pas la lecture de la ruine, ni la progression pédestre de découverte. C'est pour cela que toutes mes photos sont prises de loin, depuis la route principale).

    Il est encore possible de voir les traces de cheminée sur le mur Nord, puis de belles fenêtres ogivales et à meneaux (voir vocabulaire) sur les 3 cotés opposés à l'attaque.

 

     L'intérieur :

  Le château se situe dans un terrain privé, je n'ai pas tenté l'aventure pour le visiter.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'une église entre les 2 rivières.
* Au 13ème siècle, aménagement d'une ville basse.
* Au 14ème siècle, construction du château par le Cardinal Pierre Flandin (nomination en 1371). Il est né à Borée.
* A la fin du 14ème siècle, son neveu, Jean Flandin après avoir été chanoine à Vivier, puis archevêque à Auch, est nommé Cardinal en 1390. Il devient seigneur de Pourcheyrolles.
* Au 15ème siècle, il semble que le domaine ait 2 coseigneurs :

- Les "Flandrin",
- Et les "Fage de Chaulmes".

* Au 16ème siècle, il est remanié pour plus de confort.
* Durant la seconde moitié du 16ème siècle, les guerres de religion font rage. Il semble que le château ait souffert de ces 36 années de lutte.
* Au 21ème siècle, le château est privé et le chemin, empruntant un champs cultivé, a disparu. Conséquence : accès difficile. Le risque de recevoir une pierre est important.

 



 Anecdote :   Conflit de Famille chez les  "Flandin". 

  Durant le "schisme d'Occident" entre 1378 et 1394, les chrétiens avaient 2 Papes, un en Avignon, l'autre à Rome. Les cardinaux et évêques devaient choisir leurs "camps".

   Pierre Flandin rend hommage au pape d'Avignon Clément VII pour ses terres et son château.

  Un jour, Pierre fit don des clés de son château à son neveu Jean Flandrin pour qu'il se rende dans ses terres de Montpezat.

   Le neveu ne se méfia pas du "tonton";  Hélas, cet acte était un piège politique.

  Jean ne reconnaissait pas le pape d'Avignon (son choix s'était porté sur le pape Boniface IX de Rome), mais en franchissant le seuil du château, il devenait un "disciple du pape d'Avignon".

   Furieux de ce piège, Jean fit construire un bâtiment "devant" l'entrée du château de son oncle, et rendit hommage au pape de Rome.

   Apprenant qu'un jour son oncle allait se rendre à Montpezat, il lui donna les clés de son "petit châtelet".  Voyant le piège, Pierre refusa.

  Mais le neveu dit :

 "Il vous sera impossible d'entrer chez vous sans passer par chez moi,

alors, vous devez accepter mes clefs."

 Ne voulant pas devenir un vassal du pape Romain, Pierre refusa. 

   La petite histoire affirme que Pierre ne revit JAMAIS son château.......

 

 

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 06:30
Chevalier !... Acceptez vous ma prose sur votre blog ?

    Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un couple ayant comme pseudo : " Les Palefreniers". Comme moi, ils sont fous de châteaux forts et de ruines toutes cassées. Ils m'ont demandé l'autorisation d'écrire sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté.  J'adore échanger sur les ruines médiévales. Je suis fier de les avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, des ressentis plus intimistes..

Faites leur un formidable accueil. 

J'ai agrémenté leur prose de quelques photos en sépia ou en imitation tableau pour donner une ambiance plus "nostalgique".

Oui.. et fier de vous avoir sur mon modeste blog !

 

 

Département :  42 - LOIRE

 

Le bourg : 

     Situation :   (--> le voir sur une carte)

  Le petit bourg de Salt en Donzy est situé à 45km à l'Ouest de Lyon, à 35km au Sud-Sud-Est de Roanne et à 25km au Nord-Est de Montbrison.

        Le château de Donzy est situé à environ 5 kilomètres à l’Est de Feurs (département 42), entre Salt en Donzy et Salvizinet. 

  Deux routes indiquent le château depuis la D10 :
          * La première, la plus à l’Ouest, investit le site par "le bas",
          * Tandis que la seconde vous amène au bâtiment principal.
   Comme nous aimons les surprises, nous vous conseillons plutôt la seconde, car votre émerveillement ira crescendo, d’autant que la route du bas se termine chez un particulier, lequel n’est pas forcément émerveillé de voir des amoureux des vieux cailloux rôder autour de chez lui. 

        Coordonnées du site :

45° 44′ 52″ N 4° 16′ 53″ E
 45.747834°  4.281646°


Le château :

     Après avoir traversé Salt en Donzy et effectué quelques demi-tours en règle (avec le manque d’expérience, ils sont fréquents), nous trouvons enfin la bonne route, celle qui mène au château. Un sens interdit nous barre l’accès à quelques dizaines de mètres de l’édifice (pour éloigner les curieux, ou pour la tranquillité des rares riverains ?), mais il en faut plus pour nous décourager, nous faisons fi de l’avertissement et nous garons au pied des ruines.

 

    L'extérieur

  Magnifique spectacle, malgré le mauvais temps.

   Bien sûr, les murs sont en très mauvais état, et le château doit avoir un certain rôle dans la plupart des maisons alentour, mais qu’importe, l’excitation est là !

   La 1ère chose qui attire mon regard, c’est la taille (non, pas la grosseur, mais le coup du burin ) des rangs de pierres extérieurs : Ils semblent si semblables que de loin on jurerait de briques !

   Nous avons entendu dire que seuls les riches propriétaires apportaient un tel détail, et effectivement, le château appartint aux Comtes du Forez dès le 12ème siècle, qui firent rajouter le donjon.

    N’étant point experts en la matière, nous n’engagerons pas plus d’investigations et laissons ce plaisir au chevalier Dauphinois.

    La végétation qui n’a pas fragilisé ou détruit les murs du bâtiment principal cache l’essentiel des parties encore visibles. Nous décidons donc de contourner l’édifice pour en avoir une vue plus large. Au détour d’un buisson, nous tombons par hasard sur une construction en contrebas...

Mais...  C’est une chapelle ! 


   La chapelle est un des chefs d'oeuvre du site fortifié de Donzy La chapelle

   Contrairement à l’enceinte du logis seigneurial, la chapelle n’a pas servi de carrière, et le spectacle est donc assez agréable :
    - Deux montants de pierre font office d’entrée,
    - Suivis à mi-chemin d’une ouverture en arc plein cintre, laquelle indique que l’édifice date de l’époque romane.
    - Et dans le chœur, trois ouvertures, romanes elles aussi, apportaient au prêcheur un peu de lumière. Leur distance du sol étant assez peu élevée, nous imaginons que le toit, les sédiments et divers autres composants ont recouvert une bonne partie de l’intérieur de l’édifice, tant et si bien que l’autel a du être englouti ! (s’il n’a pas été pillé quelques siècles plus tôt...).
     Autre curiosité de l’édifice - Un pilier qui ne soutient ni mur ni charpente :
       * Etait-ce un clocher?
       * Ou bien est-ce simplement un pan de mur qui aurait survécu aux outrages du temps ?

 

    La ruine castrale

     Apercevant des formes depuis la chapelle d’autres murs défigurés, nous accourons un peu plus bas, pour trouver un rempart. Ses restes, quoi que très altérés, font encore état de moult détails.

    Une tour ouverte à la gorge nous présente ses archères à coussiège (voir vocabulaire), une courtine ainsi qu’un rang de créneaux. Le rempart suit le cours de la Charpassonne, une tranquille petite rivière, pour rejoindre la porte du village, flanquée d’une tour ronde munie d’archères canonnières et d'archère droite avec ouverture pour arquebusière.
    Cette porte ainsi que les fortifications ont été construites pendant la guerre de Cent ans pour protéger le village des bandes armées à la solde des Anglais. Le spectacle est d’autant plus beau que les sites castraux sont rares dans cette région.
    En jetant un coup d’œil hâtif par une ouverture de la tour, je m’aperçois que celle-ci ne sert plus que de réduit à outils.

    Dommage !
J’espérais au moins trouver une couleuvrine à photographier.

 

    Le village fortifié

      En remontant le long de la rivière, nous trouvons cà et là des ruines de maisons, mais ici encore, la végétation cache beaucoup de trésors...

 

Mur en ruine et végétation sont souvent un couple idéal !    L'intérieur du château

   Nous décidons de remonter explorer le logis seigneurial. Sur la route, deux trous creusées dans la roche – et dont la forme nous rappelle celle de deux sièges (nous avons vu des formes similaires à Quéribus, d’ailleurs) attisent notre curiosité.

    Malheureusement, nous n’avons pas de photo, mais ce n’est que partie remise, lors d’une prochaine visite, je joindrai l’image au texte.
    L’intérieur de l’enceinte ne prête pas à grand commentaire... Outre le peu de murs encore debout, là aussi, la végétation nous gâche complètement la visite.

    Nous quittons donc les lieux un peu amers  de ne pas être venus avec force machette et tronçonneuse… (je plaisante, bien entendu ), mais enchantés d’avoir visité une si belle ruine, encore "dans son jus".
    Aujourd’hui, le site est libre d’accès, quand bien même une habitation jouxte la porte d’entrée du village. Le risque de prendre une pierre est faible dans le village, et élevée dans le logis.

 

 

  Histoire du château :

* En 1080, une fortification (non détaillée) est citée. Elle appartient à la famille Calvi.
* En 1090, une chapelle dédiée à Saint Albon, est citée.
* Au 12ème siècle, le château appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Forez.
* Au début du 13ème siècle, un bourg se développe au pied du château (Certains historiens  pensent que le bourg n'est fortifié qu'au 14ème siècle... à vérifier).
* En 1358, le Comte du Forez Guy  VII décède. Sa femme Jeanne de Bourbon fait de ce château l'une de ses habitations.
* En 1376, Jeanne donne ses droits sur le Forez à sa petite fille : Anne Dauphine. Anne ne réside pas au château.
* Au 14ème siècle une fortification entoure le bourg.
* En 1412, le château devient le point de raliement d'une armée mandée par Anne Dauphine pour libérer le Beaujolais attaqué par le parti Bourguignon.
* Au 15ème siècle, le château est reconstruit (semble t il, un peu à l'écart de l'ancien château... A vérifier).
* Au premier tier du 16ème siècle, Charles III de Bourbon se serait retiré dans le château après son complot manqué (une alliance malheureuse avec Charles Quint) contre François Ier (voir liste des rois).
* En 1543, le château appartient à un marchand Lyonnais : Nicolas Henry.
* A la fin du 16ème siècle, les guerres de religion font rage. Le château est plusieurs fois attaqué.
* En 1593, une garnison loge au château.
* En 1598, le capitaine-châtelain de Donzy est coupable d'homicide. Il est arrêté et jugé.
* En 1603, le château est démantelé sur demande des habitants après confirmation par ordre Royal.
* Au 18ème siècle, le château est en ruine et la châtellenie "démembrée".
* A la fin du 19ème siècle, le village voit les essais d'une ligne de chemin de fer à monorail.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe.

 

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 06:30

 

Département :   69 - RHONE

 

Le bourg

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

    Le petit village de Bully est situé à 30km au Nord-Ouest de Lyon, en bordure de la RN7.

  Coordonnées du château :

45° 51' 12.092" N
4° 35' 3.599" E
 45.853359°
 4.584333°

 

   Toponymie :

      L'origine du nom semble être Gallo-Romaine : Bulliacus.
  Il est possible qu'une puissante famille soit à l'origine du nom.
 

Le château

    L'extérieur :

La découverte

     Il est impossible de ne pas voir ce château tant il surplombe les toits des maisons et même les grands arbres. Ce n'est pas une ruine comme je vous en montre tant mais une vraie construction solide et habitée.

 

Rapide analyse

     A travers les grilles (hélas ce château ne se visite pas, mais je fais un peu l'espion pour vous) je distingue un grand donjon parallélépipédique composé de 2 étages habitable sur un rez de chaussée. Il est réalisé en "pierres dorées" lui donnant une couleur inhabituelle. La "pierre dorée" est un calcaire teinté par l'oxyde fer lui donnant une brillance unique.

   Comme moi vous avez remarqué le chemin de ronde avec peut être les traces des créneaux (voir vocabulaire). Mais surtout ces 3 fières échauguettes recouvertes d'un magnifique toit. J'opterais plutôt pour des poivrières sur culot.

Quelle élégance pour une construction médiévale de défense !

 

Une belle curiosité

   Sur le 4ème angle, il y a une une tour-escalier octogonale . Et pour assurer la surveillance, cet "escalier" est réhaussé. Vraiment, voila une construction assez rare.
   Je me demande si cette tour n'a pas été transformée en pigeonnier.

Que pensez vous de ces 2 ouvertures carrées avec un rebord ?

 

    L'intérieur :

  Hélas, la visite est impossible. 

 

 

  Histoire du village et du château :

* Au 4ème siècle, une route romaine est citée dans un texte. Elle est nommée "via Fancisca" (elle deviendra la N7 que nous empruntons souvent).
* Vers 110, après un conflit d'héritage avec l'abbaye de Savigny, Etienne de Varenne possède les terres de Bully.
* En 1370, les terres de Bully sont possession de la famille Jarolle
* Au 15ème siècle, le seigneur d'une famille nommée Toligny fait construire un château. La fonction principale est la surveillance de la "via Fancisca", axe de circulation important.
* En 1629, Louis XIII séjourne dans le château pour éviter d'être contaminé par la peste qui sévit à Lyon.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. Le château étant privé, la visite est interdite.

 

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