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Ombre et lumière

20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgCe rocher porte t il une ruine de château forts ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Marsa se situe à 15km à l'Ouest de Axat et à 10km au Sud de Quillan (voir son château).

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

   Mon dictionnaire des châteaux forts affirme qu'une ruine médiévale existe en ce lieu sur la rive droite de la rivière Robenty.

  Comme un fou, je cours vers cette beauté oubliée.

 

Je crois la voir

    Quand je suis fou, je ne réfléchis pas, donc mon imagination voit sur ce piton une ruine.

  Je vous assure, il y en a bien une, c'est évident !.....

 

J'ai des doutes

     Le soir, repu par ma victorieuse découverte, je reprends doucement mes esprits. En regardant les images, un doute énorme m'habite. Ce rocher ne peut pas porter un château fort !

Aurais je commis une erreur ?

  Je relis calmement les indication de mon livre : "A 5km à l'Ouest, dominant au Sud la route départementale 107".

Je me suis trompé !

   Le rocher n'est pas à 5km et n'est pas sur la bonne rive. Il est possible que la ruine soit ici.

Coordonnées du site :

42° 49' 42.107" N 2° 6' 34.06" E
 42.828363  2.109461

 

Moralité

    * Il faut avoir la tête froide pour découvrir une ruine.

    * Il est important de lire les indications des livres et revues.

    * Il est primordial de bien préparer ses découvertes.

    * Et l'ultime vérité, il faut demander de l'aide aux habitants connaissant mieux la région que vous et moi.

 En n'ayant pas suivi ces conseils, j'ai réalisé un mauvais article et n'ai point rencontré la belle ruine.

Puni je suis.

 

 

Histoire du château :

* En 1067, le Castrum Portis est mentionné dans un texte.
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois.
* En ce début du 13ème siècle, l'armée royale de Simon de Montfort attaque le château.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite, si vous la trouvez bien sur.  

 

Est ce la ruine que je cherche ?

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgEst ce un ancien rempart ou une construction avec des pierres de récupération ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Paziols se situe à 25km au Nord-Est de Perpignan et à 16km à l'Est de Salse le Château (voir sa forteresse).

    Coordonnées du bourg :

42° 51′ 32.04″ N 2° 43′ 14.88″ E
 42.8589°  2.7208°

 

    Toponymie :

       D'après le dictionnaire étymologique de A Dauzat, Paziols se nommait à l'origine Pasulis. Ce nom dérive du latin Palus et Paludis signifiant Marais. Il faut noter que Paludisme est un dérivé.

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

     Vous savez maintenant que je suis friand des ruines oubliées, des sites fortifiés où le peu devient pour moi beaucoup.

   Vous avez aussi remarqué que je m'intéresse aux constructions religieux fortifiées.

--> Le site médiéval de Paziols est un mélange des deux, mais avec une petite nuance.

Saurez vous la voir avant mon explication finale ?

 

La découverte

    Paziols est un petit bourg accroché à une colline. Au sommet, un mur composé de pierres pauvrement taillées, voire presque brutes, m'empêche d'entrer sur le plateau. Sa forme imprécise, sa construction aléatoire ne le fait pas ressembler à un rempart médiéval.

Qu'est ce que cette curiosité ?

 

Analyse

     Je commençais à douter de son origine quand apparaissent, dans une partie un peu plus haute du rempart, 2 pierres verticales ressemblant à une fente de tir. Médiévale ou non, cet indice prouve que je suis en face d'une construction fortifiée. Heureux je suis de pénétrer dans ce site historique.

 

     L'intérieur :

Quel vestige !

Quelle incroyable et  magnifique ruine !

  Il reste assez de pierres pour me faire rêver aux architectures, constructeurs, bâtisseurs et défenseurs.

Comme c'est beau. 

  Oupsss, dans mon envolé théâtrale, j'ai oublié de vous montrer cette beauté : Admirez là !

     Je lis dans vos regards quelques mous réprobatrices .

Que pensez vous de ce mur de plus de 800 ans ?

N'est il pas étonnant avec son épaisseur et son remblai ?

 

Des murs partout

     Au bout du mur, il y a un autre mur formant un angle donc une pièce.

N'est ce pas incroyable ?

    A l'extérieur de cette "pièce", je constate que les murs ont été construits sur le rocher. La butte a donc été partiellement aplanie. Toutes mes images montrent une ruine. Mais :

 Est elle médiévale ?

Ou sont ce simplement les bases d'une maison ?

   A proximité de ce vestige, de hauts murs attirent mon regard. Je me dois de prendre un peu de recul pour comprendre leur fonction.

 

Est ce une église fortifiée ?

 Quel spectacle !

   Tel un chien de chasse, j'ai la truffe au sol pour observer les vestiges de murs et point j'avais vu l'imposante construction avec son haut clocher ressemblant à un donjon.

  Sur un mur de la nef, une archère droite rappelle que ce site a été fortifié.

Mais était ce une église fortifiée ou la chapelle du château fort ?

 

La vérité

La réponse est : Ni l'un, ni l'autre.

   Quelques études très détaillées d'archéologues et de médiévistes ont expliqué l'architecture de ce site. Une vue satellite permet de dessiner le plan actuel :

        1 - Fossé creusé par l'homme (au moyen âge).

        2 - Église actuelle.

        3 - Plateau entouré de l'actuel rempart.

 Voici le plan actuel de l'église avec les vestiges du château (qui m'ont valu la truffe au sol  )

    Ces quelques traces au sol et l'étude du terrain ont permis aux spécialistes, dont je ne fais pas parti, de reconstituer le plan du château de Paziols.

Aviez vous imaginé une telle architecture ?

 

 

Histoire du château :

* En 1208, un texte mentionne un "Fortia de Padulis" appartenant à la puissante famille de Termes (voir le château principal).
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois commandée par Simon de Montfort.
* Après la chute de Terme, le château, dépendant de cette seigneurie appartient au roi de France.
* En 1215, un acte de loi (justice ?) nomme Alain de Rouci, Seigneur de Termes (c'est un chevalier du Nord, compagnon de guerre de Simon de Montfort) détenteur du château et des terres de Paziols.
* En ce début du deuxième tier du 13ème siècle, le château appartient au nouveau seigneur de Termes : Olivier de Termes.
* Vers 1257, Olivier de Termes vend terre et château de Paziol à l'abbaye de Fontfroide.
* En 1495, une armée Espagnole ravage le pays "frontalier".
* En 1497, des incursions Espagnoles sont plus sanglantes.
* En 1537, la ville et le château sont pillés et brûlés par les Espagnols.
* Au 17ème siècle, construction d'une église sur les ruines du château fort.
* En 1713, la carte de Blottière & Roussel montre l'importance de Paziols : 4 routes partent du bourg.
* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent du site qui n'appartient plus à l'abbaye.
* Au 19ème siècle, modification (reconstruction partielle ?) de l'église.
* Au début du 21ème siècle, la découverte du site (hors église dédiée à Saint-Félix) est libre et gratuite.

 

Ce château devait être une magnifique sentinelle !

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgTrappue est cette belle tour

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village d'Escales se situe à 28km à l'Ouest de Narbonne et à 6km au Nord-Ouest de Lézignan Corbières.

    Coordonnées de la tour :

43° 13' 8" N 2° 42' 13" E
 43.219059  2.70362

 

Le château :  

     L'extérieur :

L'arrivée

    Sur la petite route départementale proche de Escales, mon instinct de Chevalier-Castellologue me quémande de lever la tête. Au loin survolant les arbres, une imposante tour me fait signe.

  La colline portant cette merveille est à 2km au Sud-Est du village.

 

Anecdote

  Comme souvent, la connaissance orale et les accent régionaux transforme la vérité. Je vous ai déjà montré un exemple ici., puis un autre là.

  Cette construction fortifiée est nommée très souvent : La Tour Romaine. Hors, il n'en est rien. Elle date de l'époque Romane du 12ème siècle.

 

Premiers indices

    Avant d'admirer la tour, je constate que des vestiges de remparts sont visibles dans la pente. Ce site n'était pas qu'une simple tour de guet.

 

     L'intérieur : 

Comme au temps du cinéma muet !Les vestiges   

   En franchissant le "rempart symbolique", je découvre sur la plate-forme, d'autres vestiges de constructions. Bien qu'il soit difficile de déterminer la fonction de chaque pièce, les murs intérieurs, les couloirs,les portes sont identifiables.

 

La tour

    Évidemment, la star du site est incontestablement la tour. Ses dimensions la rendent habitable, mais l'absence de fenêtre m'informe qu'elle n'a pas été aménagée pour le confort après le 14ème siècle.

   La différence de qualité des parements d'angle m'informe que cette tour a été rehaussée à des époques différentes.

 

Les défenses

   La tour ayant été arasée, il n'est pas possible de savoir si mâchicoulis et crénelage (voir vocabulaire) existaient.

     Il est quand même possible de voir des fentes verticales sur plusieurs façades. Ce sont des archères du 12ème siècle.

Aviez vous vu celle-ci ?

   En partie basse, cette large fente ne ressemble guère à une archère. J'opte pour un puits de lumière.

 

L'intérieur de la tour

   Par une porte ouverte récemment (normalement la base d'un donjon est inaccessible, la porte devrait se situer au moins à 3m du sol) j'entre dans la tour. La salle basse est sombre. Il faut un peu de temps à mes yeux de Castellologue-Amateur pour voir cette magnifique ouverture que j'avais reconnue quelques minutes plus tôt à l'extérieur.

  Je ne suis pas dans une belle salle habitable avec plafond voûté d'ogives, mais dans le ratier  (voir vocabulaire) avec au plafond, une trappe d'accès.

 

Au secours !

  Pendant que j'admirais chaque pierre et que j'observais le puits de lumière, un plaisantin a fermé la porte. Je suis enfermé dans les oubliettes.

Au secours... ... Je ne peux point sortir !  

  C'est donc la fin de ce blog puisque je ne pourrai plus visiter d'autres ruines. 

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle, le château appartient au chapitre cathédrale de Saint Just de Narbonne.
* En 1231, le château est vendu à ????
* Après le 15ème siècle, il semble que le site ne soit plus habité.
* Au 20ème siècle, la tour appartient à la commune.
* En 1942, la tour est inscrite aux Monuments Historiques.
* En 1980, une campagne de fouille est organisée.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe, soyez prudents.

 

La vue est la richesse de cette massive tour

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgDans les brousailles, une ruine m'a donné rendez-vous

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Clermont sur Lauquet se situe à 30km au Sud-Sud-Est de Carcassonne et à 25km à l'Est de Limoux.

    Coordonnées du château :

43° 2' 35" N 2° 25' 18" E
 43.043237  2.421863

 

Le château :  

     L'extérieur :

Où se trouve le château ?

    Ce petit village se situe au confluent de 3 rivières :

* Le Lauquet,

* La Lauzeille,

* Les Illes.

    Il semble presque évident qu'un château fort ait été construit sur une des collines. Avec une bonne carte et un peu de raisonnement, je me dirige vers le Sud, en direction d'une butte.

 

La découverte

    Au sommet, une construction isolée tente de survivre au milieu de la végétation. Cela ressemble à une grosse tour habitable et curieusement borgne. Je suis surpris de ne voir aucun rempart l'entourant, ni un vestige de fossé.

    Hélas pour cette tour, le temps a fait son travail de destruction et des pans entiers de murs ont disparu.

 

Entre les ronces et les chutes de pierres, mon loisir est dangereuxRapide analyse

     Le chaînage d'angle est esthétique contrairement aux courtines réalisées en moellons mal dégrossis.

   En approchant de la tour je vois 3 caractéristiques :

1 - Un panneau "Danger" amusant et terrifiant.

2 - Une archère droite "primitive".

3 - Un trou rond dont je ne connais pas la fonction.

 

La tour

     En contournant l'unique vestige, je constate que les murs se sont écroulés et que la ruine à l'impudeur  de me montrer ses entrailles. C'est ainsi que je peux voir les traces d'une cheminée. Les pierres du linteau et des piedroits ont disparu et il n'y a aucune pierres sculptée dans les angles ou les cul de lampe.

    Comme je l'avais supposé en arrivant, cette tour était bien habitable et habitée.

 

Les défenses

    Avec les murs écroulés, les remparts inexitants et la tour arasée, il n'est point possible d'observer bretèche, échauguettes, machicoulis (voir vocabulaire) et autres systèmes défensifs. Mais cette construction parait si âgée que je doute qu'il y en ait eu.

 

Il est temps d'entrer

   En cherchant une entrée, je suis stupéfait du spectacle.

Voyez vous ce qui me surprend ?

    La tour possède 2 portes superposées. Celle en partie supérieure est logique, ce devait être l'entrée du donjon médiéval. Mais celle du bas, presque enterrée à cause des années d'amas de terre, ne correspond à aucune logique défensive. De plus sa forme est "moderne".

 

     L'intérieur :

         A nouveau, un panneau m'informe du danger. Je vais entrer sur la pointe de mes chausses. La salle basse est voûtée. Elle ressemble plus à une cave, un ratier qu'à une pièce d'habitation. Mon hyppothèse que la porte est récente se confirme, cette pièce devait être borgne.

Borgne ?.... Alors que vient faire ce trou dans le mur ?

   Un orifice d'aération se situerait beaucoup plus haut. Je n'ai vu ce type d'orifice que 2 fois.

1 - Dans un château Audois, c'était un porte voix

2 - Dans une ruine du Languedoc, c'était l'évacuation du trop plein d'eau de la citerne.

Avez vous une suggestion ?

  Devant tant de mystères, je quitte la salle en observant rapidement l'emplacement d'imposantes poutres.

 

Questionnement :

    Dans la partie commentaire, une visiteuse ayant habité ce bourg, affirme que cette ruine ne fut point un château mais un moulin. N'étant point natif de cette région (puisque mon pseudo est Le Chevalier Dauphinois) j'ai tendance à croire un avis local. Et puis cette théorie pourrait expliquer le trou curieux dans la salle basse.

   Je me mis donc à chercher quelques documents et cartes pour comprendre mon erreur. Voici le résultat de mes recherches.

1 - Carte IGN au 1/100 000ème.

2 - Carte IGN au 1/25 000ème.

3 - Carte Google Maps - clic.

4 - Carte de Cassini.

5 - Carte IGN des reliefs (la construction a une vue magnifique sur 2 vallées).

6 - Vue satellite de la construction.

 

1 2 3 4 5 6

 

Réponse :

* Il n'est pas facile de trancher de façon objective.

* Les cartes récentes ont comme légende : Château.

* La carte de Cassini est un peu ambigu. Je ne vois pas un château. Est ce le symbole d'un moulin ?

* L'absence de vestige de rempart protégeant la tour est surprenant.

* Un moulin si loin du village est surprenant, mais point unique.

 

  Qu'importe : Cette ruine est belle, elle sert de but à une belle randonnée et offre des paysages magnifiques.

N'est pas le principal ?

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'une fortification (à vérifier).
* Au 14ème siècle, amélioration des défenses (à vérifier).
* En 1948, la ruine est inscrite aux Monuments Historiques (à vérifier).
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible mais à vos risques et périls car la tour est dangereuse et sutout, vous êtes dans une propriété privée.

 

Il est déjà l'heure de partir !

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgVoyez vous cette beauté en haut de la colline ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Palairac se situe à 30km au Sud-Ouest de Narbonne, à 30km à l'Ouest de Leucate (voir son château) et à 8km au Sud-Ouest de Cascatel des Corbières (voir son château).

   Coordonnées du château :

42° 57' 31.198" N 2° 39' 39.787" E
 42.958666  2.661052

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

    Par ce petit article, je souhaite vous montrer la différence importante entre un vrai archéologue et un Chevalier-Castellologue-Amateur.

   L'un voit, en observant un caillou, tout le travail des hommes durant des siècles; L'autre adore supposer, imaginer et divaguer même en écrivant des bêtises.  

 

L'arrivée

    Il est impossible de ne pas voir la butte survolant le petit village. Si un château a existé en ce lieu, il n'a pu être construit que sur cette unique hauteur. Ma supposition est conformée par un panneau : "Rue du château".

   Rapidement, je trouve le sentier montant vers le sommet. Sur ce site millénaire, je commence mes observations (et divagations ?).

 

     L'intérieur : 

La recherche de traces

     D'après les notes que j'ai prises il y a quelques années dans une bibliothèque poussiéreuse un jour de pluie (Être Chevalier-Castellologue, même amateur, n'est pas qu'un plaisir de marche dans la nature. Il y a souvent un "travail" de recherche et de compréhension. Il peut se faire avant les vacances, mais parfois, il s'effectue après, durant l'hiver), il y aurait des traces d'une construction certainement fortifiée.

  Avec mon imaginaire, je vois ici l'emplacement d'une tour. Puis avec cette taille rectiligne, l'emplacement d'une autre tour.

Je vous entends dire : "Le chevalier est fou ou bien il se moque de nous !"

Que nenni !

    Fou, je le suis d'être sur cette colline à la recherche de traces, mais aucune envie m'est venue d'ironiser. Regardez bien ce qui suit !

Il faut un peu de temps pour comprendre les indices 

Les traces sont sans équivoque

    En regardant cet espace aplanie, il semble évident qu'un mur a été construit sur le bord. D'ailleurs la présence d'une banquette (voir vocabulaire) est visible (flèche rouge).

   Ce rocher taillé en angle droit ne l'a pas été par hasard. Les véritables archéologues ont vu l'emplacement de la citerne.

 

Etude archéologique

    D'après René Cohen, voici le plan détaillé du site de Palairac :

 T - Taille dans le rocher (habitat ?).

 D - Donjon (2,9m x 3m).

 C - Citerne.

 A -  Multiples Ancrage pour poutres.

 B - Plusieurs Banquettes.

 

Cette recherche d'indices m'a épuisé. Je vais poser mon séant sur ce banc puis, en mangeant une pomme, admirer le paysage Audois

 

 

Histoire du château :

* En 842, Palairac est donné par Charles le Chauve (voir liste des rois) au Comte (voir titre de noblesse) Carolingien de Narbonne.
* En 876, confiscation des terres  et maisons (aucune mention d'un château) par l'abbaye de Lagrasse.
* En 1119, une église dédiée à Saint Saturnin existe (aucune mention d'un château).
* A la fin du 12ème siècle, il semble que la famille De Termes s'approprie des terres à Palairac.
* En 1208, Roxovende De Termes restitue à l'abbaye de Lagrasse les terres spoliées quelques années auparavant ainsi qu'un castrum.
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois.
* Vers 1210, Alain de Roucy, compagnon de Simon de Montfort possède le château.
* En 1215, un conflit éclate entre l'abbaye de Lagrasse et Alain de Roucy au sujet de la propriété de Palairac.
* Vers 1260, Palairac appartient à Olivier De Termes.
* En 1262, Raimond Alban habite le château.
* En 1283, le Roi de France Philippe le Hardi et le Roi de Majorque se rencontre au château de Palairac.
* En 1713, la carte de Blottière & Roussel ne montre pas la présence d'un château.
* En 1815, la carte de Cassini ne présente aucun château à Palairac.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible.. puisqu'il n'y en a pas.

 

La richesse d'une ruine est...le panorama

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgLes collines sont rares et les plaines verdoyantes

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Ouveillan se situe à 25km au Sud-Ouest de Béziers et à 15km au Nord de Narbonne.

    La grange Cistercienne est à 3 km au Sud-Est de Ouveillan et à 4km au Nord de Cuxac d'Aude.

    Coordonnées de la grange :

43° 16' 35.112" N 2° 59 54.485" E
 43.27642  2.998468

 

La grange fortifiée 

     L'extérieur :

Pourquoi une grange fortifiée ?

    Dans ce blog, depuis plusieurs années, je vous montre des châteaux forts plus ou moins en ruine. Ce type de fortifications est le symbole du moyen âge.

   Mais tous les villages n'avaient pas la chance de disposer d'une telle protection.

   C'est ainsi qu'est apparu :

* Des maisons fortes,

* Des églises fortifiées,

* Des villages fortifiés,

* Des cimetières fortifiés,

* Des grottes fortifiées,

* Des ponts fortifiés...

    Toutes ces constructions avaient pour fonction de protéger les hommes et parfois les animaux d'élevage.

Mais comment faisait on pour protéger les récoltes ?

  La réponses est sous vos yeux ébahis !

 

L'arrivée

    Mon destrier trottine depuis plusieurs minutes et je ne vois aucune montagne, colline ou petite butte pour poser une fortification défendable. Il n'y a que terre fertile et ruisseau d'irrigation. "Je suis dans une région de culture" me dis je (Parfois, dans la solitude de mes découvertes, je me parle à moi même... Le faites vous aussi ? ).

 

Sa beauté est si lumineuse que mes yeux se troublentLa découverte

    En découvrant la façade arrière du bâtiment, je pressens que cette grange ne sera pas une simple construction. La puissance des contrefort et ses dimensions en font une petite forteresse.

    Évidemment, les années ont "ridé" un peu cette beauté, mais quel spectacle !

 

Rapide analyse

Que de contraste !

  Je m'attendais à une haute tour et je vois un bâtiment trapu. J'imaginais de petits contreforts et ce sont des renforts ressemblant à des tours flanques dissuasives tout en consolidant.

   Par contre, je ne vois pas de fente de tir, d'archère de bretèche ni de mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

La surprise continue

   En contournant la grange cistercienne, je découvre une tour carrée qui semble tenir en équilibre grâce à des arcs dont je vous laisse deviner la fonction.

   Tout dans cette construction est grâce et simplicité.

 

     L'intérieur :

          La porte est ouverte, je pénètre sur la pointe de mes chausses. A l'intérieur, un Audois à la chevelure dégarnie et à l'air jovial est heureux de me voir pour partager sa connaissance de la grange.

     La salle voûtée d'ogive reposant sur plusieurs piliers est impressionnante. Il semble que des panneaux permettaient de séparer les graines d'orge, de blé etc...

    Soudain, l'atmosphère devient brumeuse, l'air est irrespirable. Un petit incendie vient de se déclarer dans les fils électriques. A regret, je quitte rapidement cette grange.

 

 

Histoire de la grange :

* En 1097, Guillaume Pierre de Comson, seigneur d'Ouveillan, s'apprête à partir en croisade en terre Sainte. Il fait don des terres de Ouveillan à l'abbaye Bénédictine de Sainte Marie de Fontfroide.
* Au début du 12ème siècle, une grange est certainement construite.
* En 1146, Fondfroide est rattachée aux Cisterciens de Clervaux.
* En 1203, la partie Sud de l'immense plaine est acheté par les Cisterciens aux Hospitalers.
* En de premier tier du 13ème siècle, la puissance grandissante de Fontfroide crée des jalousie et des conflits
* En 1287, la petite grange d'origine ne suffit plus. Fondfroide fait construire à Fontcalvy une puissance grange fortifiée.
* En 1315, la grange est terminée.
* Durant le 14ème et 15ème siècle, Foncalvy prospère malgré les attaques des troupes de l'Archevêque et des Vicomtes (voir titre de noblesse) de Narbonne.
* En 1595, Fonfroide inféode Fontcalvy à Alexandre de Frégoze
* Vers 1792, la grange est réquisitionnée comme bien national par les révolutionnaires. Elle est vendue à plusieurs familles.
* Au 19ème siècle, la grange tombe et ruine et sert de carrière de pierres.
* Vers 1943, l'armée Allemande souhaite récupérer les pierres de la grange pour établir un blockhaus.
* En 1977, la commune décide de sauver la ruine. Elle récupère les parts des héritiers et commence une campagne de consolidation.
* En 1983, la grange est inscrite aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, en été, le festival de Fontcalvy redonne vie à ces vieilles pierres.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la grange est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible en dehors des festivals ou des journées découvertes. 

 

Au feuuuuuu !

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgLa forme trapézoïdale est rare pour un village

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Saint Laurent de la Cabrerisse se situe à 35km au Sud-Ouest de Narbonne et à 10km à l'Est de Lagrasse.

  Coordonnées du bourg :

43° 5′ 11.04″ N 2° 42′ 5.04″ E
 43.0864°  2.7014°

 

La fortification 

     L'extérieur :

Préambule

    Ce blog, consacré aux fortifications médiévales, n'a pas été créé que pour montrer les ruines et châteaux forts très médiéatisés. Faire connaître des sites du moyen âge peu connus, peu décrits, oubliés des beaux livres d'images et des ouvrages touristiques est l'un des buts principaux.

  Ce bourg n'a pas la notoriété de Carcassonne. Mais il y a plus de 800 ans, il a permis à nos ancêtres de survivre face aux bandes armées peu respectueuses des rêgles.

Lisez cet article comme une petite friandise.

 

Pourquoi le choix de ce site ?

    En regardant sur les vues aériennes, j'ai été très surpris de voir un village avec une forme trapézoïdale.

Est ce une représentation de mon imagination fertile ?

   J'ai donc vérifié sur une carte. Il y a bien dans ce bourg un mystère architecturale que je me dois de comprendre.

 

La découverte

    En arrivant proche du bourg, les remparts, servant aujourd'hui d'habitations, possèdent de nombreuses fenêtres.

Reste-t-il des traces des fortifications ?

   La réponse est devant mes yeux, une belle porte dont je devine (plus que je vois) les classiques systèmes défensifs.

 

Je pars en visite

     Je franchis la porte en vérifiant que point de piège il y a. Puis, tel un escargot, je pars visiter le bourg en vous laissant ici. 

 

 

Histoire du bourg :

* Un village existe à l'époque Gallo-Romaine. 
* Au  9ème siècle, Saint Laurent est cité dans un texte (relatif à la protection de Charles le Chauve).
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible.

 

Ha, l'escargot.. Quelle drôle de petite bête...

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgUne merveille est cochée sur ma carte !

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Serres se situe à 50km au Sud de Carcassonne,  à 10km à l'Est de Couiza et à une portée de flèche à l'Est du château de Coustaussa.

    Coordonnées de la maison forte :

42° 56' 51.241" N 2° 19' 213 E
 42.947567  2.322737

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

    En regardant ma carte, je vois qu'un château (ou bâtiment remarquable) est coché non loin de l'énigmatique ruine de Blanchefort. Bien que ce site ne soit pas noté dans ma liste des ruines à visiter, je saute sur mon destrier pour le découvrir.

 

L'arrivée

Quel magnifique spectacle !

   La colline est peu élevée mais cela suffit pour poser une fortification surveillant la vallée. Elle doit certainement communiquer par signaux avec les multiples châteaux si proche.

 

Analyse

     La construction a la forme d'un parallélépipède rectangle avec sur un angle une échauguette sur culot, puis sur un autre angle, une échauguette sur corbeaux. Cerise sur mon "gâteau de castellologue", des latrines (voir vocabulaire) en encorbellement complètent l'architecture.

Que du plaisir !

 

J'ai un doute

    Heureux d'avoir trouvé et vu la maison forte de Serres, j'ose vérifier si le satellite confirme ma découverte. Et là, j'ai un doute.

Pensez vous que mon article décrit l'ancienne maison forte de ce bourg ?

 

     L'intérieur :

         La maison forte est une propriété privée habitée et non visitable.

 

 

Histoire du château :

* Je n'ai aucune date de construction du château primitif.

* Vers 1209, début de la croisade contre les Albigeois. Le site ne semble pas avoir été la cible des attaques des troupes Royales de Simon de Montfort.
* En 1283, l'évêque d'Alet est cité comme seigneur de Serres.
* En 1347, il semble qu'un autre texte cite l'évêque d'Alet comme seigneur de Serres.
* Au  16ème siècle, une maison forte est construite sur les "ruines d'une construction médiévale.
* Au  17ème siècle, modification de l'architecture (confort ?).
* En 1947, une partie du site est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est possible depuis la route et le sentier en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est impossible. 

 

Sur sa petite colline, la construction me regarde avancer

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 06:30

 

Département :  11 - AUDE
   

Comme souvent, il va me falloir grimper pour visiter cette ruine !

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur la carte)

      Le petit village est situé à 45km au Sud-Ouest de Narbonne, à 28km au Sud-est de Carcassonne, à 25km à l'Est de Limoux et à 3 km au Nord du château de Termes.

   Coordonnées du bourg :

43° 1′ 1.99″ N 2° 32′ 55″ E
 43.01722°  2.54861°

 

Le château :
     L'extérieur :

La découverte

    Le château est posé sur une masse rocheuse entourée sur 3 cotés par une boucle de la rivière Orbieu. Cet endroit est vraiment idéal pour la construction d'un château médiéval.

   Malgré la densité des arbres, les ruines se détachent de la verdure. Un petit chemin privé sur la gauche du pic permet un accès aisé.

 

1ère analyse

  Cet habitat fortifié est vraiment imposant. De hauts murs épais, des bâtiments carrés, des tourelles d'angle, des échauguettes, une tour maîtresse constituent un ensemble solide qui peut de loin s'apparenter à une forteresse médiévale.

   Lorsque l'on s'approche du château, il semble évident que les fondations datent du moyen age, car de nombreux murs s'appuient sur la roche.

    Deux enceintes entourent les bâtiments d'habitation. Curieux, les faces Nord et Est ne comportent ni d'archère, ni de bouche à feu.

  Le chemin qui mène au château serpente, il est bordé de murets qui ont été certainement ajouté au siècle dernier.

 

     L'intérieur : 

L'entréeCette tour évidée semble perdue dans la forêt du 21ème siècle.

    Après la période d'excitation qui m'anime à chaque fois que je vois une ruine castrale, je prends un peu de temps pour découvrir et décortiquer la réalité du site.

 

   Une fois passée la première enceinte au Sud trône fièrement une tour semi-circulaire.

   L'entrée principale (dans la deuxième enceinte) est un joli couloir voûté en chicane. Autre curiosité, les murs du portail ne comportent pas d'encoche pour recevoir une barre.

 

La basse-cour  
   Je pénètre dans une grande basse-cour fortifiée. Elle est à l'Est du château et abrite les ruines d'une chapelle castrale orientée Est-Ouest. En face, sur le mur Ouest, 3 ouvertures dans le mur dont une pour arme à feu, mais obstruée.
La visite continue
   Pour découvrir les autres salles, il faut zigzaguer en direction du Nord entre les arbres et faire parfois des exercices d'équilibriste, car le sol est jonché de pierres du château.
   Sur le mur Nord Ouest au bout de la 2ème enceinte (du coté de l'attaque) , apparaissent 5  ouvertures pour mousquet.
   Les bâtiments s'enchaînent, salle voûtée (citerne ?), murs avec fenêtres à chapiteau se laissent admirer dans une végétation verte qui tranche avec le gris des pierres. Mais rien ne traduit une architecture médiévale. Je suis en réalité dans des bâtiments reconstruits au 17ème siècle.
 

 

Histoire du château :

* En 1093, le château est cité dans une transaction entre l'Abbaye de Lagrasse et Bertrand, fils du seigneur de Durfort.
* En 1124, Guillaume et Raymond, seigneurs de Durfort, rendent hommage au Vicomte Bernard Aton de Carcassonne.
*- En 1163, le seigneur de Terme rend hommage au Vicomte Raymond de Trencavel, pour le château de Durfort.
* En 1209, début de la croisade des Albigeois. Le seigneur de Durfort se range du coté des cathares par son alliance avec Olivier de Termes (voir le château). Il va donc subir une attaque des Barons du Nord.
* En 1215, le château devient la propriété d'Alain de Roucy, lieutenant de Simon de Montfort.
* En 1241, Olivier de Termes fait sa soumission auprès de Louis IX (voir la liste des rois). Il récupère une partie de ses terres et châteaux dont Durfort. Il semble qu'il le donne aux anciens seigneurs de Durfort.
* En 1243, Hugues de Durfort prête serment de fidélité au roi.
* En 1244, le seigneur de Durfort se retrouve à coté des croisés dans le siège de Montségur.
* En 1256, Gaucelin de Durfort se ligue avec d'autres seigneurs contre l'autorité du roi de France. Cet acte lui vaut la suppression de ses droits sur son domaine.
* Quelques mois plus tard, après un hommage au Roi, Gaucelin retrouve ses terres et son château.
* En 1659, le traité des Pyrénées scelle une paix entre l'Espagne et la France. Dans cette période de calme, le château est remanié pour donner plus de confort.
* Au 18ème siècle, le château semble abandonné. Étant loin d'un village important, la ruine est peu pillée pour ses pierres.
* Au 21ème siècle, le château est dans une propriété privée, la visite est libre (avec "autorisation") et gratuite. Le château n'étant pas consolidé, le risque de chute de pierres est important.

 

Les salles voûtées sont nombreuses, et mystérieuses !

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 06:30

 

Département :  11 - AUDE
 

Est ce un château fort ou un rocher ?

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Camps sur l'Agly est situé à 42km au Sud de Carcassonne, à 40km à l'Ouest de Salse le Château (voir cette forteresse), à 30km au Sud-Est de Limoux et à 7km à l'Est-Sud-Est de Bugarach (voir son château).

      Coordonnées du bourg :

42° 51′ 38.16″ N 2° 26′ 3.84″ E
 42.8606°  2.4344°

 

Le château :

     L'extérieur :

L'arrivée

   Lentement, je serpente sur la petite route ensoleillée en direction du département des Pyrénées orientales où chaque panneau routier est annonciateur de beautés touristiques. Soudain, au détour d'un virage, une puissante masse rocheuse apparaît au centre de la vallée.

    Il semblerait logique qu'une construction fortifiée ait été aménagée pour contrôler la plaine entre les montagnes. Avec fébrilité, je m'approche de la petite commune de Camp sur l'agly.

   Depuis la route, le petit "pog"parait imposant et difforme. Il est difficile de distinguer le rocher des murs construits.

   Lentement je m'approche.

Voyez vous des courtines ? ?

 

La découverte

    A la verticale de la paroi, les courtines apparaissent enfin, mais elles ne mesurent plus que 50cm de haut.

     Curieusement, très peu de pierres "tombées" sont visible en bas du rocher. Il est logique de penser que ces belles pierres taillées ont été réutilisées pour construire les maisons du village.

   En faisant le tour, une question se pose :

Comment "grimper" pour voir le château ? 

 

Vais je pouvoir entrer ?

    Je contourne lentement le rocher pour trouver une faille. Il y a une paroi verticale sur les 4/5ème du périmètre.

    Il reste donc 1 seule possibilité --> Le passage coté Sud par les ronces (curieusement les ronces adorent les chemins que j'emprunte. Il faudra que je réfléchisse à ce mystère).

   Ce semblant de chemin contourne un château d'eau (c'est habituel, dans de nombreuses ruines élevées proche des villages, un château d'eau est installé à proximité  voir Vaour  ou dans la cour du château  voir Quillan).

  Pour entrer il faut monter par cette faille.

     L'intérieur :

L'entrée

   La montée se fait par une faille naturelle entre 2 parois au centre de la masse rocheuse. Je n'ai pas vu de trace de piédroit pour une porte à battant, mais il semble logique que cette entrée devrait être protégée.

    Avec une largeur de 1,5m, la défense contre un ennemi devait se faire par le haut. Il devait un y avoir :

* Une pseudo bretèche sur un arc de bois (?) au dessus,

* Un assommoir dans le "goulet".

   Hélas, rien prouve mes dires. Mais une chose est certaine, on ne se sent pas en sécurité :

* Dans ce couloir montant,

* Sans protection

* Espionné de haut.

  Heureusement, en ce beau jour d'avril 2006, ce ne sont que des oiseaux qui m'espionne

Pensée personnelle :

- Les assaillants médiévaux devaient être bien fous pour accepter de recevoir des projectiles dans ce traquenard.

  Des ancrages pour des poutres

 Le goulet

     Dans la deuxième partie de cette montée, les parois comportent  des ancrages pour installer des poutres. Ma théorie d'assommoir semble correcte.

  Nota : Cela est facile à deviner. C'est une des classiques défenses dans un château du 13ème siècle. Point génie je suis..

    Mais ces ancrages pouvaient aussi servir pour supporter un plancher (la surface du rocher étant faible et les failles nombreuses, l'exploitation des vides était une nécessité).

 

La plate-forme

    Elle est très difforme, et les architectes ont du renouveler d'audace pour faire tenir un château à cet endroit.

Que vois je :

1 - Un panorama extraordinaire. L'absence de mur permet une vision à 360°, (c'est l'avantage de "mes" ruines, la vue est toujours merveilleuse, Versailles n'arrive pas à la cheville de "mes" palais  ). Les montagnes Audoises se découpent à merveille dans ce ciel bleu.

2 - Sur la face Ouest, les murs, dont les parements ont disparu, devaient mesurer 1,2m. Une petite faille semble avoir été exploitée par un arc de décharge pour agrandir la surface habitable.

3 - A gauche sur la petite terrasse en surplomb, plusieurs banquettes (voir exemple d'une banquette au château de Montferrand dans l'Aude) très soignées ont été taillées dans la roche pour supporter un épais mur. Cela ressemble à un habitat (logis seigneurial), car il est situé au Sud.

4 - Sur la face Est (bien au dessus du château d'eau) sont visibles des bases de murs "entourant" une salle de 3m x 10m. (cuisine, magasin ?). 

5 - Au Sud, au dessus de l'entrée, il y a les restes de plusieurs murs de ce que l'on pourrait définir comme le donjon.  

 

Le donjon

     C'est une "tour" carrée de 4m de coté avec un mur de 1m d'épaisseur. Elle est protégée du coté de l'attaque par une chemise (mur extérieur de protection) qui longe la terrasse. Aujourd'hui l'accès à cette terrasse n'est possible que par un saut digne d'un record du monde (heu, je mens un peu, il y a 1,5m de vide, mais c'est impressionnant). Une passerelle démontable ou une échelle permettait sûrement un accès protégé au 13ème siècle.

 

Je vous laisse ici

   Plutôt que de vous décrire cette beauté du moyen âge minimale et pourtant passionnante, je vous laisse rêver devant ces images et je vais déguster une savoureuse pêche.

 

 

 

Histoire du château :

* Au Ier siècle, l'exploitation d'une mine , comme à Bugarach, justifierait la présence d'un fortin. Mais aucun document ou  ruine l'atteste.
* Vers le 9ème siècle, avec les invasions Sarrasines puis Barbares, les "Audois" se réfugient dans les montagnes. Camps devait être un de ses refuges.
* Au 12ème siècle, Camps appartient à la puissante famille de Cucugnan apparentée à celle de Peyrepertuse, descendant des Vicomtes de Fenouillèdes.
* Vers 1238, le château abrite des "faidits" (seigneurs dépossédés de leurs biens pendant la croisade des Albigeois). Conséquence, l'armée croisée fait route vers Camps.
* Vers 1239, Béranger, seigneur de Cucunhan (voir l'histoire de Cucugnan) est très impliqué dans les combats contre "les envahisseurs du Nord". Il assure la défense du "castrum de Kabs" (château de Camps sur Agly).
* En 1241, Pierre et Béranger de Cucugnan se soumettent aux armées Royales, le castrum de "Calmis" est cité.
* Vers 1242, le seigneurs de "Calmis" garde (ou retrouve, l'histoire est assez floue) son château et ses terres.
* En 1247, hommage de Pierre de Cucugnan  au Roi Louis IX. Cet acte confirme la possession des terres de Camps à son propriétaire.
* En 1371, hommage de Guillaume de Cucugnan (nouveau seigneur) au Roi, pour les terres de Camps.
* En 1445, le testament du seigneur Armangaud de Rouffiac lègue à différentes églises des terres et des domaines. "Calmis" est cité dans ces donations.
* Vers 1480, les troupes aragonaises ravagent les régions du Fenouillèdes et de la Haute Vallée de l'Aude.
* Vers 1550, après la guerre de cent ans et quelques épdémies qui ont dévasté la région, il semble que la renaissance donne un peu de confort à ce château rustique.
* En 1676, le village se nomme : Cans.
* En 1769, il est dénommé Campvilla.
* En 1792, aucune mention du château, mais vu son état et sa rusticité, il est probable qu'il ait été lentement abandonné vers le 17ème, puis ait servi de carrière de pierres pour les villageois.
* Au 21ème siècle, la visite est gratuite. Mais elle est rendue difficile par les hautes herbes et les clôtures. Certaines pierres sont "mouvantes", prudence est un maître mot. Ruine réservée aux passionnés.

 

Il y a 6 siècles, ce château devait impressionner l'assaillant

 

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