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Ombre et lumière

2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 06:05

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgMon bonheur est au bout de la flèche

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Peyriac de Mer se situe à 15km au Sud de Narbonne  et à 4km au Nord de la réserve Africaine de Sigean, en bordure de l'étang de Bages.

      Coordonnées du bourg :

43° 5′ 16″ N 2° 57′ 31″ E
 43.087778°   2.958611°

 

L'église 

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

    Durant ma flânerie dans un vide grenier, j'ai trouvé une petite brochure sur la ville de Peyriac de Mer. C'est avec fascination que je découvre sur papier son église à nef unique avec ses nombreux contreforts. Une copie d'un plan cadastral m'informe que proche de cette église (E) il y a un château fort (C).

   Cette information me frise les moustaches. Hélas, j'avais mal lu, c'est l'emplacement présumé du château, car cette beauté n'existe plus. Mais au dos du prospectus, mes yeux brillent devant le croquis de l'église fortifiée de Peyriac de mer.

Je me dois de la voir !

 

Les Marsiens ont de la chance de voir cette église depuis le cielLa découverte

    En arrivant proche du centre-bourg, un panneau m'indique la direction de l'église du 12ème siècle. Diantre, je pensais qu'elle était plus jeune de 200 ans, je vais donc me régaler.

    En errant dans les petites ruelles de cette ancienne cité, j'ai la surprise de voir des arcs boutant (point 12ème siècle évidemment) s'appuyant sur les maisons.

Incroyable n'est il pas ?

    Voila une cité ayant gardé son architecture médiévale, avec les habitations resserrées autour de son château et utilisant la puissance de son église pour l'inclure dans les rempart. Au détour d'une ruelle ombragée apparaît une incroyable construction religieuse fortifiée.

 

Le système défensif

     Mon 1er regard va sur les nombreux, hauts et puissants contreforts à larmiers. Il crée évidement des angles morts pour les défenseurs, mais l'impression d'invulnérabilité est présente.

    Puis je suis attiré par l'imposante échauguette posée sur un contrefort. son crénelage possède des archères dans les merlons (voir vocabulaire).

Quel spectacle unique.

    Entre chaque contrefort, le crénelage des courtines semble être supporté par des arcs de décharge. Ce système d'architecture me surprend. J'avance donc pour comprendre et là, c'est le choc. Pour la défense de proximité, l'église est équipée de mâchicoulis.

   Le système défensif est homogène et pourrait faire pâlir de jalousie de nombreux petits châteaux forts. La vue aérienne confirme mon ressenti de puissance et d'efficacité.

 

     L'intérieur :

         Il n'y a pas d'escalier accessible pour un Chevalier-castellologue amateur. Je ne peux pas monter dans les tours ni sur le toit. Les fortifications garderont leur secret. Je me console en admirant la forme brute de la nef et du choeur polygonal.

 

 

Histoire de l'église et du château :

* Au 12ème siècle (?),  construction d'une église.

* Vers 1276, il semble qu'un château existe en ce lieu.

* En 1285, un Castrum Petriaco est cité appartenant à l'évêché de Narbonne.

* Au 14ème siècle, construction (ou aménagement ?) d'une église fortifiée.

* Vers 1792, les révolutionnaires réquisitionnent l'église et la confisquent à l'évêché de Narbonne.

* En 1914, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Paul) est libre et gratuite. La visite des fortifications est impossible. 

 

Crènelage, mâchicoulis, archères... Quel attirail !

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgHaute est cette tour... Mais est elle fortifiée ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Fabrezan se situe à 35km à l'Ouest de Narbonne, à 10km au Nord-Est de Lagrasse et à 15km au Sud-Est de Capendu.

  Coordonnées :

43° 8′ 11″ N 2° 41′ 52″ E
 43.136389°  2.697778°

 

L'église 

     L'extérieur :

L'arrivée

    En découvrant au loin le petit bourg de Fabrezan, je distingue 2 imposantes tours survolant les toits. Sachant que je suis venu voir une église fortifiée et une tour, j'ai besoin de votre aide pour déterminer laquelle voir en premier :

Gauche ou droite ?

 

La découverte

Évidemment, vous êtes si perspicaces que vous m'avez tous dit :

"L'église est à gauche Chevalier !".

    Sur la rive gauche de l'Orbieu, les constructions de la ville s'entassent. L'église semble encastrée dans les maisons. En réalité, il y a quelques siècles, ces murs n'avaient pas de fenêtre puisqu'ils constituaient le rempart de la ville.

 

Analyse

     La haute tour ne ressemble pas à un classique clocher d'église. Elle est massive, borgne sur sa première partie. Au sommet, l'ouverture me surprend. Elle devait être divisée en deux par une colonette.

     Je commence à douter que cette tour ait pu servir de défense : Pas de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).  L'espoir renaît quand je distingue des fentes sur la gauche, mais je suppose que ce sont des trous de lumière pour la tourelle d'angle escalier.

 

     L'intérieur :

          Hélas, l'église est fermée et la tour inaccessible.

 

Histoire de l'église :

   Je n'ai aucune information sérieuse sur l'histoire de cette église.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Vincent) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est impossible. 

Impossible d'entrer, la porte est trop haute !

 

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgEst ce le gardien des lieux ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Coursan se situe à 7km au Nord-Est de Narbonne et à 5km à l'Ouest de Fleury.

  Coordonnées du bourg :

43° 13′ 57″ N 3° 3′ 32″ E
 43.2325°  3.058889°

 

L'église 

     L'extérieur :

Préambule

    Cela se passe il y a de nombreuses années et m^me, au siècle dernier. C'était la fin des vacances, je n'avais plus que 8 photos possible dans ma dernière pellicule de diapositives. De plus à cette époque, je n'avais pas conscience que les églises fortifiées seraient l'une de mes passions des années plus tard.

Conséquence : Peu d'images caractéristiques.

    Mais l'église de Coursan ne doit pas être oubliée de ce blog. Ces quelques photos grossiront peut être avec le temps.

 

L'arrivée

     Dans le ciel bleu de cette magnifique région, les blanches gargouilles se détachent faisant le plaisir des photographes. Leur forme trapue est bien différente de celle élancée des grandes cathédrales.

  Certaines gargouilles ressemblent à des... heu... mammifères quadrupèdes et d'autres à des... heu... chiens féroces ?

Que voyez vous ?

 

Les défenses

     Mais je ne suis pas venu en ce lieu pour faire du tourisme photographique mais pour regarder des défenses médiévales. Cela commence par une haute et fine archère à étrier (13ème siècle ?). Puis sur la haute tour servant de clocher et d'horloge une archère aussi belle. Ce qui me surprend, c'est la différence de qualité, de couleur de pose entre les pierres du chevet et celles de la tour.

     Cette tour a dû prendre la fonction de clocher récemment, car vu sa position et les matériaux, je suppose qu'elle  devait être celle d'un château ou des remparts.

    Au sommet, je ne vois ni crénelage, ni mâchicoulis (voir vocabulaire). Les années de modifications et de modernisation ont certainement changé l'architecture de cet ensemble.

 

     L'intérieur :

          La tour ne se visite pas et l'intérieur de l'église est "moderne".

 

 

Histoire de l'église :

* En 1237, un texte mentionne la présence de fortifications. Comme souvent, les murs de l'église s'appuient sur les épais murs des remparts.
* Au 14ème siècle, une partie de l'église est reconstruite.
* En 1869, l'architecture de l'église est réaménagée. Les murs, charpente, voûtes sont refaits.
* En 1874, restauration des fenêtres du choeur ainsi que la voûte
* En 1877, des contreforts sont construits suite à l'effondrement du mur Sud.
* En 1948, le clocher de l'église est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Rominguière) est libre et gratuite. La visite de la tour est impossible. 

 

Chien, cheval ou cochon ?

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 06:30

 

Département :   30 - GARD 

 

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Lussan est situé à 40km au Nord de Nimes, à 23km Est-Nord-Est d'Ales et à 20km à l'Ouezst de bagnoles sur Cèze.

   Le château de FAN est en contre bas de la haute ville de Lussan, sur la route entre Barjac et Uzès.

   Coordonnées du château :

44° 9' 23.234" N 4° 21' 31.694" E
 44.156454°  4.358804°

 

   Origine du nom :

      Au temps des Gaulois, un temple était construit sur ce lieu. Il était consacré aux nymphes nommées : FANUM.

   La petite rivière qui prend sa source au pied se nomme donc : Le FAN.

 

Le château :

     L'extérieur :

A première vue, ce château est féodal. Il comporte :
        - 4 Tours d'angle avec un glacis (une base inclinée).
        - De hautes courtines reliant ces tours.
        - Des murs en pierres bien appareillées et qui semblent épais.

  Il ressemble beaucoup aux châteaux des films de notre enfance. Approchons nous pour vérifier quelques détails qui expliqueraient sa datation. 

 

 Les Tours 

   Elles ne comportent pas de trace ou de transformation d'archère (curieux pour un vestige peut être médiéval). Les bouches à feu semblent avoir été construites dans la tour et non rajouté. Étant très basses, elles offrent un tir tendu ce qui est conforme à la construction au début du 16ème siècle.
  Une tour semble posséder des traces de mâchicoulis (voir vocabulaire). Mais ce type de construction servant de défense a été utilisé jusqu'au 18ème siècle. Ce n'est pas une preuve pour attesté qu'il soit médiéval.
 

 La façade

  Au centre, une grande porte à 2 vantaux semble datée du 16ème siècle avec son encadrement à bossage et son fronton.

  Au dessus de cette porte, un grand drapeau tricolore est peint. De chaque coté apparaissent encore des lettres : GENDARMERIE NATIONALE.

  Les fenêtres de la façade sont grandes et modernes (modification au 20ème siècle ?). Elles sont encadrées de pilastres cannelés à chapiteaux corinthiens. Voilà des détails qui traduisent des reconstructions et transformations tardives.

 

    L'intérieur :

  Le bâtiment étant privé et fermé, il est interdit de le visiter. Mais à travers les fenêtres et les bouches à feu, il est possible d'avoir quelques informations. Approchons nous sur la pointe des pieds.

    Les salles sont voûtées correspondant bien à une construction du 15ème siècle, mais murs et plafonds sont enduits de ciment ou plâtre. Deux siècles d'aménagements modernes ont "défiguré" les rares signes de son age. Il est rare qu'un château de plaine ne soit pas modifié à la renaissance, il est normal que des éléments de confort prennent le pas sur la rusticité médiévale.
    Parfois, il m'arrive de consacrer plusieurs heures à la recherche d'une autorisation pour pénétrer un lieu privé. Avec un sourire, un press-book de mes "exploits passés" et quelques dialogues, les portes s'ouvrent et les châteaux s'offrent à moi. Mais cet intérieur refait ne semble pas médiéval, de plus il n'y a aucune maison autour pour frapper à la porte. Les salles aménagées au 20ème siècle resterons pour le moment sans étude de votre serviteur.

 

   Conclusion : C'est un château début renaissance qui m'a été "offert" durant mes vacances dans le Gard.

 

 

Histoire du château :

* En 1550, Gaspart d'Audibert, seigneur de Lussan revient de la campagne d'Italie. Ayant vu l'inutilité des châteaux haut-perchés, et ayant admiré la beauté des résidences Italiennes, il décide la construction d'un château près de la source d'un petit ruisseau nommé Le Fan.
* Au début du 18ème siècle, le château est peu entretenu par son propriétaire.
* Vers 1791 confisqué par les révolutionnaires, le bâtiment devient une hostellerie.
* En 1795, le château est vendu à un habitant de Lussan : Théophile Gide. (c'est l'arrière Grand-Père de l'écrivain André Gide).
* En 1920, la famille Gide ayant besoin d'argent vend le château à la municipalité. Le manque d'entretien détériore l'intérieur du château.
* Vers 1960, le bâtiment devient une gendarmerie. Évidemment, quelques remaniements sont réalisés pour le confort des familles. Mais le château garde quand même son identité. Il semble que les gendarmes soient heureux d'habiter un tel bâtiment.
* En 1980, les gendarmes sont transférés à Audabiac. Un gardiennage communal est assuré, mais les bâtiments sont peu entretenus.
* En 2008, le bâtiment a été mis en vente puis acheté pour réaliser des appartements. Le vieux château commence une nouvelle vie.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La propriété est privée et non visitable.

 

Des tours rondes aux angles, voila le symbole du château fort !

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Quel formidable château !

Situation :   (--> le voir sur une carte)   

     Le petit village de Arques se situe à 24km au Nord-Est de Quillan et à 51km au Sud de Carcassonne.

  Coordonnées du château :

42° 57′ 11″ N 2° 22′ 1″ E
 42.953056°  2.366944°

 

Le château :

       A quelques centaines de mètres à l'ouest du village, le caricatural château d'Arques s'élève au sommet d'un petit mamelon. C'est un chef d'œuvre de l'art gothique et de l'architecture médiévale.

     L'ensemble est plus une plaisante résidence aristocratique qu'une place militaire. 


L'enceinte Quadrangulaire

    L'enceinte presque carrée (51 mètres sur 55) est percée au centre d'une porte en arc brisé munie d'un mâchicoulis  ornée au sommet d'une clef de voûte aux armes de la famille Voisins. Ces armoiries sont décrites ainsi: "De gueules à trois fusées d'or en fasce, accompagnées en chef d'un lambel à quatre pendant de même".

De nombreux bâtiments devaient exister le long de l'enceinte, mais seul deux tours-logis sont visible dans la partie méridionale, la mieux conservée.

Pourquoi sortir sous le soleil, alors qu'il fait frais dans le logis ?

 

La tour-logis du Sud-Ouest

    Cette tour logis datant du 15ème siècle comporte 2 niveaux. La salle basse est partiellement souterraine. Elle est voûtée en berceau et percée de 3 petites ouvertures de lumière.

   La salle haute est éclairée, au sud et à l'ouest, par 2 fenêtres géminées trilobées. La construction s'orne d'une cheminée et d'une belle voûte tombant sur 4 culs de lampe. Les figurines représentées (3 hommes et 1 femme) ont un rapprochement stylistique avec le château de Puivert. Des latrines sont aménagées dans le mur nord.

   Dans la petite tour attenante, un escalier à vis dessert les 2 niveaux. Elle comporte une archère au nord, au dessus de la porte.

 

La tour-logis du Sud-Est

    La tour sud-est est refaite et transformée en habitation du 20ème siècle, mais elle conserve une clé de voûte armoriée ainsi que les vestiges d'une cheminée. 

 

Le donjon

   Ce fier donjon en grès rose haut de 25 mètres, est un chef d'œuvre de l'architecture gothique inspirée d'Ile-de-France. Il allie élégance, luxe et aspect militaire. 

 Sa base presque carrée mesure 13 mètres par 12,50m. Ses défenses abondent :

* 4 échauguettes montées sur des contreforts comportent chacune 6 archères à bèches. Ces "tourelles" permettent une défense sans angle mort.* Chaque base d'échauguette est percée d’ouvertures formant des mâchicoulis.

* Les courtines Est, Nord, Ouest possèdent 4 archères à bèches aux étages et 2 à étriers au rez-de-chaussée.

* La courtine Sud (coté entrée) dispose de 5 archères à bèches aux étages et 2 à étriers au rez-de-chaussée.

* La porte d’entrée comporte au-dessus une dernière "surprise" : Un assommoir.

 

Le donjon comprend 4 niveaux desservis par un escalier à vis dans l'échauguette du sud-est.

* Au rez-de-chaussée, la salle est voûtée d'ogives.

* Au niveau 1, cette salle, voûtée d'ogives, dénote un certain niveau de confort.

*  Au niveau 2, la salle reçoit un plancher, et un plafond à poutre. Une grande cheminée apportait la chaleur nécessaire au confort de cet habitat.

* Le niveau 3 est l'étage principal de défense. Dans cette salle octogonale était logée la garnison. Les murs sont ajourés symétriquement d'archères et de baies rectangulaires. Une quarantaine de soldats pouvait défendre en même temps ce donjon.

 

 

 Histoire du village et du château :

* En 1011, Amiel Arques, probable seigneur du lieu, est cité dans un manuscrit. 

* Au 12ème siècle, un conflit oppose le vicomte de Carcassonne et plusieurs seigneurs dont Arques, Lagrasse. Les terres d'Arques deviennent la propriété des Seigneurs de Termes.

* En 1207, Béranger d'Arques (seigneur faidit ?) figure parmi les proches de Guillaume de Peyrepertuse.

* En 1211, après sa conquête du château de TERMES durant la croisade de Albigeois, Simon de Montfort s'attaque à Arques. Après avoir pillé et brûlé la ville, il donne les terres du Haut Razès à un de ses lieutenants, Pierre de Voisins. Il s'agissait de contrôler les voies de la transhumance vers les Corbières. Certains textes font référence au : "trajet des moutons".

* En 1260, le village se nomme: Villa de Arquis.

* En 1265, en visite dans ses sénéchaussées, Pierre de Voisin fait régner la terreur. En qualité de Sénéchal de Carcassonne, il est investit du pouvoir de haute et basse justice. Il accuse de sorcellerie plusieurs hommes et femmes et les fait brûler en place publique. Puis il retourne dans son habitat de Carcassonne.

* Vers 1266, Louis IX (Saint Louis) (voir liste des rois) doutant de la culpabilité de ces ex-cathares subissant la "chasse aux sorcières", ordonne à Pierre de Voisins de ne plus condamner pour sorcellerie.

* Vers 1280, Gilles 1er succède à son père, Pierre de Voisins. Il entame la construction d'un donjon à l'extérieur de la localité qui sera sa nouvelle résidence.

* En 1291, le seigneur rédige une charte de coutume pour Arques. La nouvelle bastide d'Arques est mentionnée. Ce document définit les règles entre la communauté villageoise et son seigneur en matière de justice et de vie économique. Les habitants subissent des pressions importantes.

* En 1316, Gilles II de Voisins (dit Gilet) remanie et achève la construction du château.

* En 1320, le village se nomme: Vallem de Arquis.

* En 1518, par le mariage de la dernière héritière Françoise de Voisins avec le vicomte de Joyeuse, "l'illustre" nom de Voisins s'éteignit. Le château fut délaissé au profit de Couiza.

* En 1538, le village se nomme: Arcas.

* En 1546, les Espagnols font une incursion dans le Languedoc, passent par Arques et incendient le village. Le donjon est épargné.

* En 1575, les protestants assiègent le château qui fut presque entièrement détruit. Seul le donjon résiste aux attaques des soldats des capitaines Rascles et Rastelrens. La façade de l'ancien prieuré porte encore les traces des balles.

* En 1781, le village se nomme: Arques.

* Vers 1790, le château est vendu comme bien national puis subit quelques dommages.

* En 1887, le château est classé monument historique.

* En 1910, le château et les restes de l'enceinte sont achetés par la commune.

* Fin du 20ème siècle, des sondages archéologique s'organisent, les vieilles pierres sont restaurées et le château s'ouvre aux visites.

* Au 21ème siècle, la visite est payante, mais quel plaisir de se promener librement dans un château aussi merveilleux.

 

Cette fenêtre à coussiège donne l'envie de rêve !

 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 06:30

 

 

Département :   11 - AUDE

 

 

Cette ruine en voit passer de l'eau sous le pont.

Le bourg : 

      Situation :   (--> le voir sur une carte
    La commune de Quillan est située à un important carrefour de vallées. C'était un point stratégique entre l'Aragon si proche et la route de Carcassonne dont la cité est à 51km au Nord.
 
Coordonnées du château :
42° 52' 29" N2° 11' 12" E
 42.874952° 2.1868770°

  

 

 

Le château :
       L'extérieur :
La découverte  
* De loin, la bâtisse ressemble plus à un fort qu'à un château médiéval. Pourtant, c'est un très vieux bâtiment qui a vu :
* Les Wisigoths,
* Les Cathares,
* Simon de Montfort,
* Les armées des différents rois,
* Les Aragonais,
* Les révolutionnaires Français,
* et.... moi.
 
 
 
Il est là haut
* Le château est installé au sommet d'un petit promontoire sur la rive droite de l'Aude, à l'Est de la ville actuelle.
* De nombreux châteaux médiévaux dans la région sont construits en haut des pogs.
* L'architecte doit s'adapter au terrain et rivaliser d'ingéniosité pour faire tenir solidement l'ensemble (voir Roquefixade,  Quéribus,  ...).
* Ici, le plan est carré et plat (voir schéma).
* La seule difficulté est d'offrir des obstacles pour la défense du château, solution très classique et vue dans de nombreux châteaux forts.
 
  
 
Archère, échauguette, bossage.. Que de merveilles !
1ère analyse
* Le château de Quillan est une enceinte quadrangulaire de 35m de coté avec des murs à bossage.
* Ce type de construction n'ayant été utilisé que pendant une courte période du moyen age, on peut dater ces murs du 13ème siècle.
* Dans la partie supérieure, un changement de construction est visible.
Consolidation ultérieure ou réparation ?
 
 
 
2ème analyse  
* L'enceinte est talutée à la base avec un fruit en forte déclivité.
* Les courtines, de 1,80m d'épaisseur, sont percées d'archères et de grandes baies en plein cintre.
* Les archéologues pensent qu'elles avaient une hauteur de 13 mètres.
* Au 20ème siècle, 5 à 6 mètres de pierres ont été restaurées pour le plaisir des visiteurs.
 
 
 
3ème analyse 
* Les quatre angles sont pourvus d'échauguettes polygonales (au lieu de tours rondes classiques comme on se les représente dans notre enfance - voir exemple  ici  ou  ).
* Elles reposent sur une série de 5 encorbellements arrondis.
* Elles étaient surmontées d'un parapet en grès jaune percé d'archères aujourd'hui disparu.(plusieurs châteaux de la région comportent ce type d'architecture Bugarach  ou  Coustaussa....).

* L'entrée principale est située Nord-Nord-Est. Elle était protégée par un fossé (aujourd'hui comblé) et par un pont-levis (disparu car inutile).

 

 Est ce un donjon-porte ? ... Mystère.

La porte d'entrée 
* Certains archéologues et médiévistes pensent que cette construction était le donjon.
* Mais d'autres certifient que c'était 'une tour-porte'.
* Ce "détail" est important.
* Des tour-portes, il en existe plusieurs dans la région (Puivert par exemple).
* C'est un type de construction assez classique sur des châteaux peu élevés.
* Mais si le donjon était au dessus de l'entrée, le château fort de Quillan aurait une architecture unique en pays Audois.
* De nombreux experts optent pour cette option.
Avez vous une idée ?
 
 
 
Et si c'était un donjon ?
* Cette construction était une grande tour carrée de 8m par 6m. Elle comprenait 3 voûtes superposées et culminait à 26 mètres.
* Son système défensif est classique :
- Archères pour le tir sur les agresseurs extérieurs,

- Porte extérieure (pont levé),

- Porte intérieure à 2 vantaux,

- Entre les 2 portes, petit couloir droit avec  assommoir,

- Fantôme d'une herse, dont subsiste le rainurage.

* La tour-porte est très abîmée, mais ceci est une chance car je peux voir que le blocage des murs est constitué de pierres roulées provenant du fleuve Aude (en contrebas).
* C'est un remblai classique.

   

 

     L'intérieur
J'entre

* Avec précaution, je traverse la "tour-donjon-porte".

* La cour est partiellement dégagée des arbres et pierres qui l'encombraient il y a peu.

* Elle était couverte de grands arcs dont il ne reste que le sommier dans les murs et les voussoirs posés au sol.

* Les salles étaient éclairées par de grandes fenêtres hautes.

 

L'archer tirait il à plat-ventre ?

 

Ambiance défensive

* Au niveau inférieur, les murs comportent des archères droites (4 au Nord, 5 au Sud et à l'Ouest, et 2 à l'Est coté entrée).

* Certaines sont bouchées par le comblement de la cour intérieure (pour installer des canons durant la révolution Française), d'autres ont été aménagées très tardivement en fenêtre.

* Le mur Sud est le mieux conservé des 4. Il a pratiquement sa hauteur d'origine, il ne manque "que" les créneaux.

* Un chemin de ronde est presque visible (avec un peu d'imagination).

 

 

Les salles

* L'angle Nord-Est comporte un très joli arc de soutènement de la tour d'angle.

* Il a une portée de 1,50m environ.

* Mais hélas, aucun décor sculpté ni cul de lampe de soutènement est visible.

* Ce mur comporte une "trouée" qui pourrait s'apparenter à une empreinte de cheminée.

** Sur le sol de la moitié Ouest, des bases de mur montrent plusieurs petites salles, mais il est impossible d'en déterminer la fonction.

** Même les quelques documents d'archive et de fouilles que j'ai lus n'ont pas défini le nom de ses salles.

* Occupant 1/4 de la surface de la cour, sur l'angle Est, un immense château d'eau défigure le site.

* Son seul avantage est qu'en montant dessus, il y a une vue extraordinaire sur la ville et les montagnes environnantes.

 

 

Une curieuse petite porte

* Le mur Sud comporte une poterne, mais :

Est-elle médiévale ?

* J'en doute, tant le château a été remanié pour le rendre fonctionnel.

   

   

 Histoire du château :

* A l'époque romaine, un oppidum est édifié dans la ville nommée: Calianum. Les maisons sont construites sur la rive droite de la rivière Atax (aujourd'hui nommée Aude).

* Vers 781, une forteresse Wisigoth est citée dans le village de Kilianus ou Quilhanus.

* En 844, le roi Charles le Chauve (voir la liste des rois) demande au Comte Milon de restituer le domaine de Quilhanus à l'archevêque de Narbonne.

* Au 11ème siècle, les habitants peuplent la rive gauche.

* En 1125, un lieu fortifié est cité (peu de précision sur l'emplacement, mais pourquoi l'installer ailleurs que sur la colline ?).

* Au 12ème siècle, un faubourg est créé sur une presqu'île formée par l'Aude et son affluent le Coulant: le quartier de la Hille.

* En 1145, le village se nomme Quillanum.

* A la fin du 12ème siècle, les Aragonais de Alphonse II, en guerre contre le Vicomte de Trencavel, prennent la ville après une courte bataille.

* Vers 1202, les droits de l'archevêque de Narbonne sont rétablis sur Quillan.

* Vers 1210, durant la croisade des Albigeois , le château est pris par l'armée "du Nord". Simon de Montfort  le confit à Guy de Lévis, son fidèle lieutenant malgré la colère de l'archevêque.

* En 1216, l'archevêque de Narbonne écrit une supplique au Pape Honorius pour rétablir ses droits sur le domaine de Quillan.

* En 1232, le château est construit sur l'emplacement de l'ancienne forteresse. Il est rattaché à l'archevêché de Narbonne. La période est confuse et Quillan passe alternativement sous pouvoir du roi ou de l'archevêque.

* En 1247, Saint Louis décide la "création" de plusieurs villes (dont de Carcassonne, Limoux). Quillan est alors élevée au rang de cité. Le nouveau nom serait Quillanus.

* En 1255, il semble que les habitants reconnaissent l'autorité de l'archevêque de Narbonne sur la ville.

* En 1280, le roi Philippe III le Hardi abandonne définitivement toutes les terres et les droits à l'archevêque de Narbonne.

* En 1281, la garnison de Quillan est dirigée par un certain Bompart, il a été nommé par l'archevêque.

* En 1332, le château est donné au Roi de France (contre une somme de 5000 livres tournois ?). Début du remaniement des bâtiments.

* En 1341, fin de rénovation du château.

* En 1345, la famine décime la région.

* En 1347, la première peste noire affaiblit la densité de cette ville naissance.

* En 1350, la deuxième peste noire ne laisse qu'un tiers de la population.

* En 1351, un texte mentionne qu'à Quillan l'archevêque "possède en propre un très beau château avec deux vergers contigus".

* En 1394, durant la guerre de cent ans, le Roi somme l'archevêque de fortifier le château.

* Vers 1480, les troupes aragonaises ravagent les régions du Fenouillèdes et de la Haute Vallée de l'Aude. Les Espagnols occupent Quillan.

* En 1495, les troupes du Roi de France chasse les intrus de la ville et du château.

* En 1573, les Calvinistes prennent la ville.

* En 1575, le château de Quillan est incendié par les Huguenots.

* En 1576, rendue au vicomte de Joyeuse, la ville est fortifiée et des fossés sont creusés. Après les guerres de religions, il semble que le château soit très délabré.

* En 1628, le Sénéchal de Carcassonne demande à l'archevêque une remise en état du château et du moulin suite à une inspection.

* En 1659, le traité des Pyrénées scelle une paix entre l'Espagne et la France et permet l'annexion du Roussillon. La ville n'est plus proche de la frontière Espagnole, les fortifications deviennent inutiles.

* En 1735, le château est démantelé, sur la proposition de l'archevêque.

* En 1790, durant la révolution, Quillan devient chef lieu de district.

* En 1793, les murs Ouest et Nord sont abattus pour récupérer les matériaux en vue d'une plate-forme qui servira pour une batterie de canon.

* En 1791, le château est vendu aux enchères. L'achat est réalisé par Thomas Marre plâtrier à Quillan..

* En 1950, il est acheté par la ville. La construction d'un château d'eau dans le fort est judicieuse (puisque c'est l'endroit le plus haut de la ville), mais catastrophique pour cet "ancêtre" qui est amputé d'une partie de sa cour intérieure.

* En 1954, les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.

* En 1994, des fouilles sont organisées et c'est le début d'une restauration (ou consolidation).

* Au 21ème siècle la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible.

 

Peut être qu'une princesse faisait un signe à son amant depuis cette échauguette.

   
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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Un château caché dans la dense foret Audoise

Le bourg :  

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Le hameau de Montferrand se situe à 55km au Nord-Ouest de Perpignan, à 35km au Sud de Carcassonne, à 12km au Nord-Est de Quillan (voir son château) et à 6km à l'Est de Rennes le Château.

   Coordonnées du château :

42° 55' 36.923" N 2° 19' 50.635" E
 42.926923°  2.330732°

 

Le château : 

     L'extérieur :

La montée vers le château

      En arrivant à Rennes les Bains (altitude 300m), une petite route (mais très petite) traverse la rivière et m'invite à l'emprunter pour rejoindre mon Graal.

  Avec mon destrier je monte lentement en prenant soin de suivre le bon chemin. Cette petite route est une voie sans issue vers le hameau de Montferrand.

   Au sommet (à 514m d'altitude), je laisse mon brave cheval tout en sueur proche des premières maisons puis je marche 100m vers l'Ouest. Le hameau du 21ème siècle était il y a 1000 ans une belle bourgade médiévale protégée par un château. 

Est ce un château ou un tas de pierres ?

 

Une ruine minimale

     Non, je ne me moque pas de vous, il y a bien une ruine castrale en ce lieu. Il est vrai que le château n'a plus sa prestance d'antan, mais de nombreux indices sont visibles.

   Mon but est de vous démontrer qu'avec un peu d'imagination et quelques éléments, il est possible "facilement" de retracer le plan d'une construction fortifiée médiévale.

  Je vous emmène à la recherche des preuves.

 

Rapide analyse

    Le château est construit sur une masse rocheuse inclinée, un remblai a été pratiqué pour niveler l'ensemble.

   Le site castral a la forme d'un demi cercle, le "diamètre" étant au Nord et mesure 40m.

 

      L'intérieur :

Une magnifique banquette ayant soutenu un mur

Curiosité architecturale

    Un à-pic impressionnant est situé coté Nord, le logis et les fenêtres devaient être de ce coté, car aucune attaque est possible.

    Les "architectes" ont du creuser le rocher pour poser les murs. Cela se voit par de larges et saillantes banquettes (voir vocabulaire) qui ont survécu au temps sur presque toute la longueur du rocher Nord. Ces banquettes sont visibles sur de nombreux rochers même si la végétation tente de les cacher.

 

Une courtine

     Sur le coté le plus exposé à l'attaque, il y a  d'épaisses courtines (mur d'enceinte) en grès. L'utilisation du rocher comme base est ici évidente.

    Hélas le temps a fait sont travail de destruction. Sans scellement, les pierres ne tiennent que par "magie"

 

La qualité de construction prouve la résidence d'une riche seigneur

Un joli mur

   Comme par enchantement, un incroyable mur apparaît. Les pierres sont disposées en assise régulière. Le soin apporté à ce mur et la qualité de la pierre montrent l'importance donnée à cette construction qui ne pouvait être que défensive (et non d'habitation).

      Ah, si la végétation n'envahissait pas tout, je pourrais voir les archères et l'épaisseur des murs.

 

Questionnement

      Au centre, je distingue une base de mur en pierres sèches.

Était ce l'emplacement du donjon ?

 

C'est la fin

  Après un si belle découverte, je retourne vers le village en sifflotant quand le hasard (et mon instint de chasseur de ruine) me force à regarder dans une maison abandonnée.

  Diantre !... Quelle belle sculpture.

Pensez vous qu'elle ait été empruntée au château après son abandon ?

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, Montferrant est la résidence principale du seigneur. Elle domine et protège un hameau de thermalisme nommé : Bain de Montferrant. (Ce "hameau" médiéval existe toujours au 21ème siècle. Ce bourg se nomme : Rennes les bains).
* En 1063, le site est nommé :Montferrad.
* En 1231, dans l'assignat de Pierre de Voisins, compagnon d'armes de Simon de Montfort. Montferrad est cité. Le lieu est nommé: Montserrad, Monsferrandus.
* En 1307, le nom change : Villa de Monteferrando.
* En 1377, nouveau nom : locus de Monteferrando et balneis.
* En 1377, les Baings de Montferran est le nouveau nom du site.

* Au 18ème siècle, le château de Montferan est décrit en ruine sur les cartes de Cassini.

* Au 21ème siècle, la visite de la ruine de montferrand est libre et gratuite en respectant la propriété privée. Le risque de recevoir une pierre existe. Ce site est surtout une ruine pour les passionnés.

  Devant un tel mur, je suis en admiration sur le travail de nos ancêtres !

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgCe rocher porte t il une ruine de château forts ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Marsa se situe à 15km à l'Ouest de Axat et à 10km au Sud de Quillan (voir son château).

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

   Mon dictionnaire des châteaux forts affirme qu'une ruine médiévale existe en ce lieu sur la rive droite de la rivière Robenty.

  Comme un fou, je cours vers cette beauté oubliée.

 

Je crois la voir

    Quand je suis fou, je ne réfléchis pas, donc mon imagination voit sur ce piton une ruine.

  Je vous assure, il y en a bien une, c'est évident !.....

 

J'ai des doutes

     Le soir, repu par ma victorieuse découverte, je reprends doucement mes esprits. En regardant les images, un doute énorme m'habite. Ce rocher ne peut pas porter un château fort !

Aurais je commis une erreur ?

  Je relis calmement les indication de mon livre : "A 5km à l'Ouest, dominant au Sud la route départementale 107".

Je me suis trompé !

   Le rocher n'est pas à 5km et n'est pas sur la bonne rive. Il est possible que la ruine soit ici.

Coordonnées du site :

42° 49' 42.107" N 2° 6' 34.06" E
 42.828363  2.109461

 

Moralité

    * Il faut avoir la tête froide pour découvrir une ruine.

    * Il est important de lire les indications des livres et revues.

    * Il est primordial de bien préparer ses découvertes.

    * Et l'ultime vérité, il faut demander de l'aide aux habitants connaissant mieux la région que vous et moi.

 En n'ayant pas suivi ces conseils, j'ai réalisé un mauvais article et n'ai point rencontré la belle ruine.

Puni je suis.

 

 

Histoire du château :

* En 1067, le Castrum Portis est mentionné dans un texte.
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois.
* En ce début du 13ème siècle, l'armée royale de Simon de Montfort attaque le château.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite, si vous la trouvez bien sur.  

 

Est ce la ruine que je cherche ?

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgEst ce un ancien rempart ou une construction avec des pierres de récupération ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Paziols se situe à 25km au Nord-Est de Perpignan et à 16km à l'Est de Salse le Château (voir sa forteresse).

    Coordonnées du bourg :

42° 51′ 32.04″ N 2° 43′ 14.88″ E
 42.8589°  2.7208°

 

    Toponymie :

       D'après le dictionnaire étymologique de A Dauzat, Paziols se nommait à l'origine Pasulis. Ce nom dérive du latin Palus et Paludis signifiant Marais. Il faut noter que Paludisme est un dérivé.

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

     Vous savez maintenant que je suis friand des ruines oubliées, des sites fortifiés où le peu devient pour moi beaucoup.

   Vous avez aussi remarqué que je m'intéresse aux constructions religieux fortifiées.

--> Le site médiéval de Paziols est un mélange des deux, mais avec une petite nuance.

Saurez vous la voir avant mon explication finale ?

 

La découverte

    Paziols est un petit bourg accroché à une colline. Au sommet, un mur composé de pierres pauvrement taillées, voire presque brutes, m'empêche d'entrer sur le plateau. Sa forme imprécise, sa construction aléatoire ne le fait pas ressembler à un rempart médiéval.

Qu'est ce que cette curiosité ?

 

Analyse

     Je commençais à douter de son origine quand apparaissent, dans une partie un peu plus haute du rempart, 2 pierres verticales ressemblant à une fente de tir. Médiévale ou non, cet indice prouve que je suis en face d'une construction fortifiée. Heureux je suis de pénétrer dans ce site historique.

 

     L'intérieur :

Quel vestige !

Quelle incroyable et  magnifique ruine !

  Il reste assez de pierres pour me faire rêver aux architectures, constructeurs, bâtisseurs et défenseurs.

Comme c'est beau. 

  Oupsss, dans mon envolé théâtrale, j'ai oublié de vous montrer cette beauté : Admirez là !

     Je lis dans vos regards quelques mous réprobatrices .

Que pensez vous de ce mur de plus de 800 ans ?

N'est il pas étonnant avec son épaisseur et son remblai ?

 

Des murs partout

     Au bout du mur, il y a un autre mur formant un angle donc une pièce.

N'est ce pas incroyable ?

    A l'extérieur de cette "pièce", je constate que les murs ont été construits sur le rocher. La butte a donc été partiellement aplanie. Toutes mes images montrent une ruine. Mais :

 Est elle médiévale ?

Ou sont ce simplement les bases d'une maison ?

   A proximité de ce vestige, de hauts murs attirent mon regard. Je me dois de prendre un peu de recul pour comprendre leur fonction.

 

Est ce une église fortifiée ?

 Quel spectacle !

   Tel un chien de chasse, j'ai la truffe au sol pour observer les vestiges de murs et point j'avais vu l'imposante construction avec son haut clocher ressemblant à un donjon.

  Sur un mur de la nef, une archère droite rappelle que ce site a été fortifié.

Mais était ce une église fortifiée ou la chapelle du château fort ?

 

La vérité

La réponse est : Ni l'un, ni l'autre.

   Quelques études très détaillées d'archéologues et de médiévistes ont expliqué l'architecture de ce site. Une vue satellite permet de dessiner le plan actuel :

        1 - Fossé creusé par l'homme (au moyen âge).

        2 - Église actuelle.

        3 - Plateau entouré de l'actuel rempart.

 Voici le plan actuel de l'église avec les vestiges du château (qui m'ont valu la truffe au sol  )

    Ces quelques traces au sol et l'étude du terrain ont permis aux spécialistes, dont je ne fais pas parti, de reconstituer le plan du château de Paziols.

Aviez vous imaginé une telle architecture ?

 

 

Histoire du château :

* En 1208, un texte mentionne un "Fortia de Padulis" appartenant à la puissante famille de Termes (voir le château principal).
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois commandée par Simon de Montfort.
* Après la chute de Terme, le château, dépendant de cette seigneurie appartient au roi de France.
* En 1215, un acte de loi (justice ?) nomme Alain de Rouci, Seigneur de Termes (c'est un chevalier du Nord, compagnon de guerre de Simon de Montfort) détenteur du château et des terres de Paziols.
* En ce début du deuxième tier du 13ème siècle, le château appartient au nouveau seigneur de Termes : Olivier de Termes.
* Vers 1257, Olivier de Termes vend terre et château de Paziol à l'abbaye de Fontfroide.
* En 1495, une armée Espagnole ravage le pays "frontalier".
* En 1497, des incursions Espagnoles sont plus sanglantes.
* En 1537, la ville et le château sont pillés et brûlés par les Espagnols.
* Au 17ème siècle, construction d'une église sur les ruines du château fort.
* En 1713, la carte de Blottière & Roussel montre l'importance de Paziols : 4 routes partent du bourg.
* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent du site qui n'appartient plus à l'abbaye.
* Au 19ème siècle, modification (reconstruction partielle ?) de l'église.
* Au début du 21ème siècle, la découverte du site (hors église dédiée à Saint-Félix) est libre et gratuite.

 

Ce château devait être une magnifique sentinelle !

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgTrappue est cette belle tour

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village d'Escales se situe à 28km à l'Ouest de Narbonne et à 6km au Nord-Ouest de Lézignan Corbières.

    Coordonnées de la tour :

43° 13' 8" N 2° 42' 13" E
 43.219059  2.70362

 

Le château :  

     L'extérieur :

L'arrivée

    Sur la petite route départementale proche de Escales, mon instinct de Chevalier-Castellologue me quémande de lever la tête. Au loin survolant les arbres, une imposante tour me fait signe.

  La colline portant cette merveille est à 2km au Sud-Est du village.

 

Anecdote

  Comme souvent, la connaissance orale et les accent régionaux transforme la vérité. Je vous ai déjà montré un exemple ici., puis un autre là.

  Cette construction fortifiée est nommée très souvent : La Tour Romaine. Hors, il n'en est rien. Elle date de l'époque Romane du 12ème siècle.

 

Premiers indices

    Avant d'admirer la tour, je constate que des vestiges de remparts sont visibles dans la pente. Ce site n'était pas qu'une simple tour de guet.

 

     L'intérieur : 

Comme au temps du cinéma muet !Les vestiges   

   En franchissant le "rempart symbolique", je découvre sur la plate-forme, d'autres vestiges de constructions. Bien qu'il soit difficile de déterminer la fonction de chaque pièce, les murs intérieurs, les couloirs,les portes sont identifiables.

 

La tour

    Évidemment, la star du site est incontestablement la tour. Ses dimensions la rendent habitable, mais l'absence de fenêtre m'informe qu'elle n'a pas été aménagée pour le confort après le 14ème siècle.

   La différence de qualité des parements d'angle m'informe que cette tour a été rehaussée à des époques différentes.

 

Les défenses

   La tour ayant été arasée, il n'est pas possible de savoir si mâchicoulis et crénelage (voir vocabulaire) existaient.

     Il est quand même possible de voir des fentes verticales sur plusieurs façades. Ce sont des archères du 12ème siècle.

Aviez vous vu celle-ci ?

   En partie basse, cette large fente ne ressemble guère à une archère. J'opte pour un puits de lumière.

 

L'intérieur de la tour

   Par une porte ouverte récemment (normalement la base d'un donjon est inaccessible, la porte devrait se situer au moins à 3m du sol) j'entre dans la tour. La salle basse est sombre. Il faut un peu de temps à mes yeux de Castellologue-Amateur pour voir cette magnifique ouverture que j'avais reconnue quelques minutes plus tôt à l'extérieur.

  Je ne suis pas dans une belle salle habitable avec plafond voûté d'ogives, mais dans le ratier  (voir vocabulaire) avec au plafond, une trappe d'accès.

 

Au secours !

  Pendant que j'admirais chaque pierre et que j'observais le puits de lumière, un plaisantin a fermé la porte. Je suis enfermé dans les oubliettes.

Au secours... ... Je ne peux point sortir !  

  C'est donc la fin de ce blog puisque je ne pourrai plus visiter d'autres ruines. 

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle, le château appartient au chapitre cathédrale de Saint Just de Narbonne.
* En 1231, le château est vendu à ????
* Après le 15ème siècle, il semble que le site ne soit plus habité.
* Au 20ème siècle, la tour appartient à la commune.
* En 1942, la tour est inscrite aux Monuments Historiques.
* En 1980, une campagne de fouille est organisée.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe, soyez prudents.

 

La vue est la richesse de cette massive tour

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