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Ombre et lumière

21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 06:05

 

Département :  11 - AUDE

Voyez vous cette beauté médiévale ?

 
Le château :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

  La commune d'Auriac est située à 50km au Sud-Ouest de Narbonne, à 45km au Nord-Ouest de Perpignan, à 50km au Sud-Est de Carcassonne et à 25km au Nord-Est de Quillan (voir son château).

 

Coordonnées du château :

42° 55' 54" N 2° 29' 35" E
 42.93176402°  2.493034154°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

L'arrivée

* Heureusement que la route moderne passe près de la ruine, car si j'avais eu à marcher sur l'ancienne route médiévale, en contrebas, il m'aurait fallu grimper vers ce château des cimes.

* Le château est situé dans la haute vallée de l'Orbieu.

* Il est merveilleusement planté sur un rocher avancé dominant le petit ruisseau de Laurio.

* La surveillance de la vallée est aisée.

* La présence d'à-pics sur 3 faces (Nord, Est et Ouest) le rend facilement défendable. 

* Il paraît impossible de grimper par les falaises.

 Les remparts suivent le tracé cahotique du rocher

Première impression

* Vue de la route, la ruine parait très compacte.

* Un mur d'enceinte, haut et austère prouve sa construction du haut moyen âge.

 

J'avance

* Proche de l'actuelle route, un haut mur s'appuie sur les imposants rocher isolant ainsi le plateau.

* Ce mur est le vestige du premier rempart.

* Autre ressenti : Bien qu'il soit comblé par la route puis les habitations et l'église, je pressens qu'un fossé faisait le premier système défensif.

* Il devait être franchissable par un pont-levis. 

 

Le long rempart du château Quel curieux angle !

1 -  Un long mur posé sur le rocher, dont les pierres sont pauvrement taillées, de dimensions aléatoires et pourtant magnifiquement alignées.

2 - A un bout, un parement d'angle dont les pierres plus égales sont d'une autre provenance.

3 - A l'autre bout, l'angle liant les 2 murs est partiellement arrondi. Ses pierres ne s'intègrent pas parfaitement dans le mur de gauche.

Est ce un ajout ultérieur ?

Ou une réparation rapide ?

 

L'entrée... sans frapper

* Mon errance m'amène devant une cassure du mur.

* Un panneau m'informe que danger il y a.

* Je baisse la visière de mon heaume, je mets mes gants en fer.

* Avec précaution, j'avance vers l'inconnu.

 

     L'intérieur :

Rapide visite

* En pénétrant dans le château par une porte disparue aujourd'hui, je découvre :

- Un bâtiment d'habitation à l'Est,

- Un donjon au Nord entouré par une chemise,

- Une citerne à l'Ouest,

- Des bâtiments annexes (que je ne commenterai pas par manque d'information).

 Voyez vous toutes les beautés construites ?

Quelques détails

*  Avant d'aborder les nombreux bâtiments "presque" intacts, je souhaite vous montrer les multiples détails qui jalonnent l'errance d'un voyageur du temps :

  - Un mur du rempart coté ravin.

  - Un vestige de tour ronde.

  - Des salles voûtées.

  - Des pierres en encorbellement ayant soutenues les poutres d'un plafond.

  - Les restes d'une tour défensive à moins que ce soit une tour escalier.

Qu'en pensez vous ?

 

Ma sensation

* Une vision rapide du château peut faire penser à un ouvrage médiéval.

* Pourtant, de nombreux détails montrent que si le site est féodal, le château a été modifié fortement.

* Il ne reste à l'intérieur que peu de bâtiments antérieurs au 14ème siècle (mais ceci n'est que mon point de vue).

*  Dans le pays cathare, il y a de nombreux sites dont le château original a été partiellement détruits (croisade contre les Albigeois) puis réaménagés par le nouveau propriétaire ou sur ordre du Roi lorsque le château fut frontière (Termes par exemple).

* Cette ruine me fait penser au château de Saissac, (mais hélas pour elle et tant mieux pour moi, la ruine d'Auriac n'est pas sur un axe touristique important. Elle ne bénéficie pas d'un "ravalement". Cela donne une charmante ruine à découvrir comme un détective).

 Voyez vous le luxe dans cet imposant logis ?

Le donjon

* Il est entouré d'une chemise de 1 mètre d'épaisseur, réalisée par de belles pierres ajustées en grès.

* Par contre, la partie médiane est sommairement réalisée.

Est ce un renforcement tardif ?

Ou une réparation sans "finance" ?

* Ma documentation affirme qu l'on pénétrait dans le donjon à l'Est par une porte à 3 mètres de haut (c'est une défense classique pour ce type de tour maîtresse).

 

La citerne (décrite par ma documentation)

* Elle est appuyée sur la courtine et mesure approximativement 1,50m x 2,50m.

* A sa base, il y a les restes d'un mur d'une habitation ou d'un garde manger.

 

La tour escalier

* Au Nord du logis, une petite tourelle s'accroche encore avec des amorces de marches.

* C'est l'escalier desservant les étages.

* Curieusement, les pierres et la technique de construction suivant les étages ne semblent pas identique.

Est ce la preuve que l'étage supérieur est plus tardif ?

 Cette fenêtre sera-t-elle ici pour l'éternité ?

Le logis principal

* Il est vaste (30m x 10m) et devait comporter 2 étages, en plus du rez-de-chaussée.

* Il est hélas très ruiné et envahi par la végétation.

* Le plan le plus bas ne comporte que 2 petites ouvertures :

- 1 archère assez primitive,

- 1 "arquebusière" assez petite en grés.

* Le 1er étage devait être le logis, en témoigne à l'Est les 4 grandes baies  plein cintre qui tiennent miraculeusement en équilibre.

Pour combien de temps encore ?

* Sur le mur Ouest, je distingue (ou plutôt le devine) les fondations d'une grande cheminée.

* Au 2ème étage, il est difficile de comprendre l'architecture, trop les pierres manquent. Il semble que le coté Ouest possédait des fenêtres.

* Mon imaginatoin croit voir des tuiles en équilibre.

Est ce une élévation très tardive ? 

* Quelques (mais vraiment peu) éléments décoratifs sont visibles aux étages. Ceci est bien un château de seigneur et non une forteresse pour soldats.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château : 

* En 1028, le castellum d'Auriag est donné aux frères d'Auriac au profit du Vicomte (voir titre de noblesse)  Bernard Aton III Trencavel.

* En 1067, Raimondus Ameli et Bertrandus font hommage au Comte Raymond de Barcelone. Malgré cela, le château appartient toujours à la maison de Carcassonne.

* En 1070 (ou 71 ?), Rangarde Comtesse de Carcassonne vend définitivement ses droits sur le domaine d'Auriag à Raimondus Comte de Barcelone (H.G.L., tome II, Preuve CCXXIII et cartulaire de Foix). La paroisse du village dépend toujours de l'archevêché de Carcassonne.

* En 1107, bulle du pape Paschal II, datée de Privas, confirmant l'archevêque de Narbonne possesseur des terres d'Auriac (Mahul, tome 3, page 371 et Histoire Générale de Languedoc, tome II, Preuves CCCXLVIII, col. 372)

* En 1121, Bernard Aton IV, Vicomte de Carcassonne, rend hommage à l'évêque pour les terres d'Auriag jusqu'au Termenes (territoire proche de Perpignan).

* En 1124, Pierre Raimond d'Auriac, cautionne Raimond de Durfort, pour la paix et trêve conclue avec Bernard Aton IV, Vicomte de Carcassonne (H.G.L., Preuve CCCXCVII, tome II, col. 428 et archives du château de Foix).

* En 1125, Petrus Raimondis d'Aurig après avoir été un seigneur rebelle, fait sa soumission au Vicomte Bernard Aton IV.

* En 1173, le site est possession de la famille de Termes (voir leur château).

* Vers 1211, après la croisade des Albigeois, le château semble être en possession d'un seigneur "du nord" (peut être De Lévis ?).

* En 1227,  l'archevêque de Narbonne écrit une lettre de protestation sur les possessions abusives des "seigneurs des croisades". Il revendique entre autre, les terres d'Auriac.

* Au début du 15ème siècle, il semble que le château soit remanié.

* Au 16ème siècle, les bâtiments intérieurs sont modifiés pour plus de confort. Grandes fenêtres et escaliers en tourelles sont réalisés. Quelques archères sont modifiées pour l'utilisation des armes à feu.

* A la fin du 17ème siècle, il semble que des aménagements architecturaux améliorent encore la vie dans les bâtiments d'habitation.

* Vers le 18ème siècle, le château est abandonné.

* En 1849, la château d'Auriac appartient à Monsieur Laffont de Donos.

* En 1859 Laffont de Donos vend le château à Monsieur Casimir Ducros de Castres par adjudication judiciaire (Mahul, tome 3, page 374).

* En 1948, la ruine est inscrite aux monuments historiques.

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite en respectant les propriétés privées. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser est important. Le site étant peu consolidés, veuillez être très prudents durant votre découverte..

 

Après tant de beautés, mes yeux déforment la réalité

 

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 05:30

 

Département :  11 - AUDE Posé sur son éperon rocheux, la ruine admire le paysage

 

Le bourg :    (--> le voir sur une carte

    La commune de Saissac est située à 75km au Sud-Est de Toulouse, à 25km au Nord-Ouest de Carcassonne et à 25km au Nord-Est de Castelnaudary.

 

Coordonnées du château :

43° 21' 28" N 2° 10' 4.8" E
 43.357786466°  2.168002725°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

* Sur une terrasse face à la plaine de Carcassonne et aux collines de la Malepère, dominant le ravin de la Vernassonne, apparaît une imposante bâtisse.
* Le site est certes quelque peu en ruine, mais il offre une multitude de bâtiments identifiables.

 

1ère analyse

* L'ensemble de la construction est réalisé en schiste avec certaines parties (corniches, corbeaux...) en granit. 

 Bien qu'arasée, les tours montrent encore plusieurs systèmes défensifs

L'enceinte

* Cette enceinte forme un quadrilatère irrégulier de 135 mètres de long (axe Nord-Sud) sur 35 mètres de large sur la face Nord et 25 sur la face Sud : Voir le plan.

* Elle est flanquée de tours rondes et d'échauguettes comportant des couleuvrines, bouche à feu, canonnières, etc…

* Excepté le crénelage et les mâchicoulis (voir vocabulaire) disparus, tous les systèmes défensifs sur 4 siècles sont visibles.

 

L'entrée

* A l'époque médiévale, un fossé limitant l'accès au site.

* Le classique mais efficace pont-levis protégeait l'entrée.

* En notre siècle, un pont fixe accueille les visiteurs.

 

     L'intérieur :

La première terrasse

* Dans la première terrasse apparaît en face le donjon.
* Sur la gauche (coté Est) un corps de logis est identifiable.

 

Le donjon

Bien qu'il soit très ruiné, le fantôme du donjon est toujours aussi impressionnant* Le château étant protégé naturellement par un ravin sur 3 cotés, la face Nord est renforcée par un donjon de 20 mètres de haut.

* De forme est polygonale, il daterait du 13ème siècle.

* Durant les 3 siècles suivants, les seigneurs ont consolidé les murs puis ont donné un peu de confort à ce vieil habitat.

* Dans les salles basses, quelques trous de canonnières ou pour arquebuses montrent l'évolution militaire de cette forteresse à partir du 15ème siècle, lors de l'invention des armes à poudre.

 

La deuxième terrasse

* A l'Ouest, une poterne avec rampe permet l'accès à cette terrasse.

* A l'Est un corps de logis du 15ème siècle comporte 4 étages.

 

La troisième terrasse

* C'est la plus récente.

* A l'Ouest, casemate et réduits sont accolés à l'enceinte, protégés par 2 tours d'angle comportant des fentes pour arme à feu.

* Leur construction et leur architecture les rendent plus "primitives" que les imposantes tours Sud décrite plus haut, pourtant, elles sont postérieures.

Encore une "énigme".

 

Conclusion

* Les ruines du château de Saissac ne sont hélas pas Cathare.

* Ce sont celles du château construit probablement au 14ème siècle par les architectes royaux après la croisade des Albigeois.

* Puis au 16ème siècle, les nouveaux propriétaires ont donné un peu de confort.

* L'emplacement exact de l'ancien château est inconnu mais il n'est pas interdit de penser qu'une plus ancienne construction existait déjà à la place du château actuel.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du village et du château :

* Vers l’An 950, le pape Agapet II envoie une bulle à une villa nommée “Saniaco”. Cette villa se trouvant dans un petit village dont un certain Saxius lui avait donné son nom.

* En 958, Saissac est le chef-lieu d'une viguerie dite de Saissaguès.

* En 960, Saissac est légué par l'évêque de Toulouse à Roger Ier le Vieux, Comte (voir titre de noblesse) de Carcassonne. Un castrum est cité.

* Vers l’an 1000 une fortification actuellement nommée la "Tour Grosse" est édifiée.

* En 1070, le premier seigneur de Saissac, Hugues renforce le château en élevant un puissant donjon, et fait creuser de profondes tranchées. Il renforce les murs exposés aux éventuelles attaques et fait construire plusieurs murs d’enceinte.

* Au 11ème siècle, le château est inféodé à une branche cadette des Comtes de Foix (voir leur château). C'est la création du lignage des Saissac.

* A la fin du 11ème siècle, le lieu appartient à Bertrand de Saissac.

* En 1194, Bertrand est désigné tuteur du jeune Raymond Roger Trencavel, héritier de la Vcomté de Carcassonne, à peine âgé de neuf ans.

* En 1209, début de la terrible croisade des Albigeois.

* En 1229, malgré la stature et la forte personnalité de ce seigneur, Saissac est pris par les croisés commandés par Bouchard de Marly.

* En 1231, le château est donné à un autre compagnon de Simon de Montfort, Lambert de Thury.

* En 1240, lors de la "reconquête", Jourdain de Saissac récupère ses biens.

* En 1242, il les perd à nouveau et définitivement.

* En 1325, Saissac entre dans le patrimoine de la famille des Lévis, nouveaux seigneurs de Mirepoix.

*  En 1331, Saissac devient possession de la famille de l'Isle-Jourdain.

* Vers 1412, le château change encore de propriétaire, avec la famille Caraman. Puis entre en possession de la famille Bernuy, riche marchand.

* En 1565, les bâtiments sont adaptés à l'utilisation de l'artillerie. il s'agit probablement de l'œuvre de Gui de Castelnau, Baron de Clermont-Lodève et sénéchal de Toulouse.

* En 1568, les protestants envahissent la ville et la pillent. La forteresse résiste.

* En 1580, nouvelle attaque des protestants, toujours infructueuse.

* En 1604, le roi Henri IV (voir liste des rois) érige Saissac en Marquisat.

* En 1715, ce marquisat appartient à la famille Luyne qui ne réside pas dans ce château.

* Vers 1792, avec la révolution, le château est vendu comme bien national. Il sert de carrière de pierres.

* En 1862, le mythe du trésor des Cathares lui vaut d'être dégradé (parfois à l'explosif) par des chercheurs de richesse. Cette "chasse au trésor" est infructueuse.

Curieusement, 120 ans plus tard, un "trésor" de pièces Capétiennes est trouvé dans la ville durant des travaux de construction immobilière.

* En 1920, Henri Dupuis-Mazuel, écrivain et cinéaste, achète le château.

* En 1926, les ruines du château sont inscrites aux Monuments Historiques.

* En 1994, ses héritiers cèdent les ruines à la commune de Saissac.

* Au 21ème siècle, des travaux importants sont entrepris pour redonner vie à ce fabuleux château. La visite libre est payante. Renseignez vous sur les horaires.

 

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 06:09

 

La découverte de l'extérieur du château est ici

 

 Point de pont levis en cette belle enrée de pierre

Département 30 - GARD

 

 

Le château : 

        L'intérieur :

Une entrée fortifiée

* Avec précaution, je passe la porte.

* Cette entrée ressemble à un tunnel ce qui me fait imaginer :

  - Une salle au dessus avec un assommoir,

  - Peut être une salle sur les cotés avec fente de tir.

* Ce tunnel est une nasse.

Voyez vous au fond ?

* Un mur avec fentes de tir pour arme à feu a été ajouté après le 15ème siècle.

* Avec précaution et lenteur, je me retourne pour voir.....

 Voyez vous toutes les "maisons" ?

Il y a des murs partout !

* Je ne m'attendais pas à un tel spectacle.

* Il reste des pans de mur perpendiculaires aux remparts.

* Il m'est impossible de définir la fonction des pièces car il n'y a ni mangeoir, ni cheminée, ni niche (nunuche je suis).

* Par contre, certaines possèdent une ouverture que je pressens être pour la défense.

* En approchant, ma supputation se vérifie.

 

Un site défensif

* Après avoir longuement observé les "enclos" (ou les pièces), je prends un peu de recul.

Voyez vous cette merveille ?

* Le mur épais possède des trous de boulin (voir vocabulaire) pour le plafond de la salle basse.

* Au dessus, les multiples trous soutenaient le chemin de ronde.

Avez vous remarqué le nombre important de fentes de tir ?

 Quelques rideaux aux fenêtres, un cadre au mur et hop... voila un site habitable

Des habitats de confort

* Dans mon errance, je remarque des "enclos" pourvus de grandes ouvertures rectangulaires.

* Je pressens que ce furent des fenêtres.

* Lentement, je commence à comprendre l'architecture de ce site.

 

Des salles voûtées

* Lentement, je m'approche de ces vestiges ayant été habités.

* Je remarque sur la droite ce qui semble être un escalier droit. Mais il est important dans un site ruiné de ne pas faire de conclusion hâtive.

* Puis, sur sa gauche, des vestiges de salles voûtés.

* L'ouverture dans le mur du fond n'est point une archère. C'est un puits de lumière.

* Ces salles avaient certainement la fonction de cave ou réserve de nourriture.

* Quelques mètres plus loin, une autre salle voûtée possède un revêtement intérieur "argileux". Je pressens que ce fut la citerne.

* Comme je l'écrivais plus haut, lentement, je commence à comprendre l'architecture de ce siteLe donjon est (presque) aussi beau qu'au premiers jours

 

Est ce de même pour vous ?

 

Le donjon

* Point de château sans tour maîtresse.

* Elle a une forme carrée.

* Ses dimensions ne la rendent pas habitable. Pourtant, elle permet à plusieurs "soldats" de s'y réfugier et de se défendre.

* Elle semble positionnée du coté le plus sensible à une attaque.

* Elle protège aussi le sas d'entrée.

* Le sommet, bien qu'arasé, possède les vestiges de constructions en encorbellement.

* Quelques fentes de tir sont encore visibles à plusieurs étages.

* S'ouvrant sur l'esplanade intérieure, la porte en plein cintre à grands claveaux possède un tympan monolithique.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle (?), une fortification est construite.

* En 1243, le site est possession de Pierre Bernard de Sauve.

- Nota : Il est possible que Pierre Bernard s'orthographie Pierre Bermond, le reliant ainsi à la maison d'Anduze (à vérifier).

* En 1307, l'Hôpital du Puy en Velay cède les terres de Fressac à l'évêché en échange d'une rente.

* Au 16ème siècle, l'évêque vend le site à Jean de la Nogarède seigneur de la Garde.

- Nota : Je n'ai pas pu définir si c'est Jean Ier ou son fils Jean II.

* Au 16ème siècle, durant les guerres de Religion, le château est gardé par une vingtaine de soldats.

* A la fin du 17ème ou au début du 18ème siècle, les Camisards attaquent le château.

* En 1808, Joseph de Cadolle vend le site à Simon Verdelhan.

* A la fin du 20ème siècle, la famille Verdelhan cède le site à la commune de Fressac.

* En 1992, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible sous votre responsabilité. Le site n'étant pas sécurisé, le risque de recevoir une pierre ou de tomber dans une salle basse existe. Soyez très prudents.

 

Sont ce les fleurs plantées par les damoiselles du château il y a 7 siècles ?

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 06:05

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgMon bonheur est au bout de la flèche

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Peyriac de Mer se situe à 15km au Sud de Narbonne  et à 4km au Nord de la réserve Africaine de Sigean, en bordure de l'étang de Bages.

      Coordonnées du bourg :

43° 5′ 16″ N 2° 57′ 31″ E
 43.087778°   2.958611°

 

L'église 

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

    Durant ma flânerie dans un vide grenier, j'ai trouvé une petite brochure sur la ville de Peyriac de Mer. C'est avec fascination que je découvre sur papier son église à nef unique avec ses nombreux contreforts. Une copie d'un plan cadastral m'informe que proche de cette église (E) il y a un château fort (C).

   Cette information me frise les moustaches. Hélas, j'avais mal lu, c'est l'emplacement présumé du château, car cette beauté n'existe plus. Mais au dos du prospectus, mes yeux brillent devant le croquis de l'église fortifiée de Peyriac de mer.

Je me dois de la voir !

 

Les Marsiens ont de la chance de voir cette église depuis le cielLa découverte

    En arrivant proche du centre-bourg, un panneau m'indique la direction de l'église du 12ème siècle. Diantre, je pensais qu'elle était plus jeune de 200 ans, je vais donc me régaler.

    En errant dans les petites ruelles de cette ancienne cité, j'ai la surprise de voir des arcs boutant (point 12ème siècle évidemment) s'appuyant sur les maisons.

Incroyable n'est il pas ?

    Voila une cité ayant gardé son architecture médiévale, avec les habitations resserrées autour de son château et utilisant la puissance de son église pour l'inclure dans les rempart. Au détour d'une ruelle ombragée apparaît une incroyable construction religieuse fortifiée.

 

Le système défensif

     Mon 1er regard va sur les nombreux, hauts et puissants contreforts à larmiers. Il crée évidement des angles morts pour les défenseurs, mais l'impression d'invulnérabilité est présente.

    Puis je suis attiré par l'imposante échauguette posée sur un contrefort. son crénelage possède des archères dans les merlons (voir vocabulaire).

Quel spectacle unique.

    Entre chaque contrefort, le crénelage des courtines semble être supporté par des arcs de décharge. Ce système d'architecture me surprend. J'avance donc pour comprendre et là, c'est le choc. Pour la défense de proximité, l'église est équipée de mâchicoulis.

   Le système défensif est homogène et pourrait faire pâlir de jalousie de nombreux petits châteaux forts. La vue aérienne confirme mon ressenti de puissance et d'efficacité.

 

     L'intérieur :

         Il n'y a pas d'escalier accessible pour un Chevalier-castellologue amateur. Je ne peux pas monter dans les tours ni sur le toit. Les fortifications garderont leur secret. Je me console en admirant la forme brute de la nef et du choeur polygonal.

 

 

Histoire de l'église et du château :

* Au 12ème siècle (?),  construction d'une église.

* Vers 1276, il semble qu'un château existe en ce lieu.

* En 1285, un Castrum Petriaco est cité appartenant à l'évêché de Narbonne.

* Au 14ème siècle, construction (ou aménagement ?) d'une église fortifiée.

* Vers 1792, les révolutionnaires réquisitionnent l'église et la confisquent à l'évêché de Narbonne.

* En 1914, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Paul) est libre et gratuite. La visite des fortifications est impossible. 

 

Crènelage, mâchicoulis, archères... Quel attirail !

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgHaute est cette tour... Mais est elle fortifiée ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Fabrezan se situe à 35km à l'Ouest de Narbonne, à 10km au Nord-Est de Lagrasse et à 15km au Sud-Est de Capendu.

  Coordonnées :

43° 8′ 11″ N 2° 41′ 52″ E
 43.136389°  2.697778°

 

L'église 

     L'extérieur :

L'arrivée

    En découvrant au loin le petit bourg de Fabrezan, je distingue 2 imposantes tours survolant les toits. Sachant que je suis venu voir une église fortifiée et une tour, j'ai besoin de votre aide pour déterminer laquelle voir en premier :

Gauche ou droite ?

 

La découverte

Évidemment, vous êtes si perspicaces que vous m'avez tous dit :

"L'église est à gauche Chevalier !".

    Sur la rive gauche de l'Orbieu, les constructions de la ville s'entassent. L'église semble encastrée dans les maisons. En réalité, il y a quelques siècles, ces murs n'avaient pas de fenêtre puisqu'ils constituaient le rempart de la ville.

 

Analyse

     La haute tour ne ressemble pas à un classique clocher d'église. Elle est massive, borgne sur sa première partie. Au sommet, l'ouverture me surprend. Elle devait être divisée en deux par une colonette.

     Je commence à douter que cette tour ait pu servir de défense : Pas de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).  L'espoir renaît quand je distingue des fentes sur la gauche, mais je suppose que ce sont des trous de lumière pour la tourelle d'angle escalier.

 

     L'intérieur :

          Hélas, l'église est fermée et la tour inaccessible.

 

Histoire de l'église :

   Je n'ai aucune information sérieuse sur l'histoire de cette église.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Vincent) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est impossible. 

Impossible d'entrer, la porte est trop haute !

 

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgEst ce le gardien des lieux ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Coursan se situe à 7km au Nord-Est de Narbonne et à 5km à l'Ouest de Fleury.

  Coordonnées du bourg :

43° 13′ 57″ N 3° 3′ 32″ E
 43.2325°  3.058889°

 

L'église 

     L'extérieur :

Préambule

    Cela se passe il y a de nombreuses années et m^me, au siècle dernier. C'était la fin des vacances, je n'avais plus que 8 photos possible dans ma dernière pellicule de diapositives. De plus à cette époque, je n'avais pas conscience que les églises fortifiées seraient l'une de mes passions des années plus tard.

Conséquence : Peu d'images caractéristiques.

    Mais l'église de Coursan ne doit pas être oubliée de ce blog. Ces quelques photos grossiront peut être avec le temps.

 

L'arrivée

     Dans le ciel bleu de cette magnifique région, les blanches gargouilles se détachent faisant le plaisir des photographes. Leur forme trapue est bien différente de celle élancée des grandes cathédrales.

  Certaines gargouilles ressemblent à des... heu... mammifères quadrupèdes et d'autres à des... heu... chiens féroces ?

Que voyez vous ?

 

Les défenses

     Mais je ne suis pas venu en ce lieu pour faire du tourisme photographique mais pour regarder des défenses médiévales. Cela commence par une haute et fine archère à étrier (13ème siècle ?). Puis sur la haute tour servant de clocher et d'horloge une archère aussi belle. Ce qui me surprend, c'est la différence de qualité, de couleur de pose entre les pierres du chevet et celles de la tour.

     Cette tour a dû prendre la fonction de clocher récemment, car vu sa position et les matériaux, je suppose qu'elle  devait être celle d'un château ou des remparts.

    Au sommet, je ne vois ni crénelage, ni mâchicoulis (voir vocabulaire). Les années de modifications et de modernisation ont certainement changé l'architecture de cet ensemble.

 

     L'intérieur :

          La tour ne se visite pas et l'intérieur de l'église est "moderne".

 

 

Histoire de l'église :

* En 1237, un texte mentionne la présence de fortifications. Comme souvent, les murs de l'église s'appuient sur les épais murs des remparts.
* Au 14ème siècle, une partie de l'église est reconstruite.
* En 1869, l'architecture de l'église est réaménagée. Les murs, charpente, voûtes sont refaits.
* En 1874, restauration des fenêtres du choeur ainsi que la voûte
* En 1877, des contreforts sont construits suite à l'effondrement du mur Sud.
* En 1948, le clocher de l'église est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Rominguière) est libre et gratuite. La visite de la tour est impossible. 

 

Chien, cheval ou cochon ?

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 06:30

 

Département :   30 - GARD 

 

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Lussan est situé à 40km au Nord de Nimes, à 23km Est-Nord-Est d'Ales et à 20km à l'Ouezst de bagnoles sur Cèze.

   Le château de FAN est en contre bas de la haute ville de Lussan, sur la route entre Barjac et Uzès.

   Coordonnées du château :

44° 9' 23.234" N 4° 21' 31.694" E
 44.156454°  4.358804°

 

   Origine du nom :

      Au temps des Gaulois, un temple était construit sur ce lieu. Il était consacré aux nymphes nommées : FANUM.

   La petite rivière qui prend sa source au pied se nomme donc : Le FAN.

 

Le château :

     L'extérieur :

A première vue, ce château est féodal. Il comporte :
        - 4 Tours d'angle avec un glacis (une base inclinée).
        - De hautes courtines reliant ces tours.
        - Des murs en pierres bien appareillées et qui semblent épais.

  Il ressemble beaucoup aux châteaux des films de notre enfance. Approchons nous pour vérifier quelques détails qui expliqueraient sa datation. 

 

 Les Tours 

   Elles ne comportent pas de trace ou de transformation d'archère (curieux pour un vestige peut être médiéval). Les bouches à feu semblent avoir été construites dans la tour et non rajouté. Étant très basses, elles offrent un tir tendu ce qui est conforme à la construction au début du 16ème siècle.
  Une tour semble posséder des traces de mâchicoulis (voir vocabulaire). Mais ce type de construction servant de défense a été utilisé jusqu'au 18ème siècle. Ce n'est pas une preuve pour attesté qu'il soit médiéval.
 

 La façade

  Au centre, une grande porte à 2 vantaux semble datée du 16ème siècle avec son encadrement à bossage et son fronton.

  Au dessus de cette porte, un grand drapeau tricolore est peint. De chaque coté apparaissent encore des lettres : GENDARMERIE NATIONALE.

  Les fenêtres de la façade sont grandes et modernes (modification au 20ème siècle ?). Elles sont encadrées de pilastres cannelés à chapiteaux corinthiens. Voilà des détails qui traduisent des reconstructions et transformations tardives.

 

    L'intérieur :

  Le bâtiment étant privé et fermé, il est interdit de le visiter. Mais à travers les fenêtres et les bouches à feu, il est possible d'avoir quelques informations. Approchons nous sur la pointe des pieds.

    Les salles sont voûtées correspondant bien à une construction du 15ème siècle, mais murs et plafonds sont enduits de ciment ou plâtre. Deux siècles d'aménagements modernes ont "défiguré" les rares signes de son age. Il est rare qu'un château de plaine ne soit pas modifié à la renaissance, il est normal que des éléments de confort prennent le pas sur la rusticité médiévale.
    Parfois, il m'arrive de consacrer plusieurs heures à la recherche d'une autorisation pour pénétrer un lieu privé. Avec un sourire, un press-book de mes "exploits passés" et quelques dialogues, les portes s'ouvrent et les châteaux s'offrent à moi. Mais cet intérieur refait ne semble pas médiéval, de plus il n'y a aucune maison autour pour frapper à la porte. Les salles aménagées au 20ème siècle resterons pour le moment sans étude de votre serviteur.

 

   Conclusion : C'est un château début renaissance qui m'a été "offert" durant mes vacances dans le Gard.

 

 

Histoire du château :

* En 1550, Gaspart d'Audibert, seigneur de Lussan revient de la campagne d'Italie. Ayant vu l'inutilité des châteaux haut-perchés, et ayant admiré la beauté des résidences Italiennes, il décide la construction d'un château près de la source d'un petit ruisseau nommé Le Fan.
* Au début du 18ème siècle, le château est peu entretenu par son propriétaire.
* Vers 1791 confisqué par les révolutionnaires, le bâtiment devient une hostellerie.
* En 1795, le château est vendu à un habitant de Lussan : Théophile Gide. (c'est l'arrière Grand-Père de l'écrivain André Gide).
* En 1920, la famille Gide ayant besoin d'argent vend le château à la municipalité. Le manque d'entretien détériore l'intérieur du château.
* Vers 1960, le bâtiment devient une gendarmerie. Évidemment, quelques remaniements sont réalisés pour le confort des familles. Mais le château garde quand même son identité. Il semble que les gendarmes soient heureux d'habiter un tel bâtiment.
* En 1980, les gendarmes sont transférés à Audabiac. Un gardiennage communal est assuré, mais les bâtiments sont peu entretenus.
* En 2008, le bâtiment a été mis en vente puis acheté pour réaliser des appartements. Le vieux château commence une nouvelle vie.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La propriété est privée et non visitable.

 

Des tours rondes aux angles, voila le symbole du château fort !

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Quel formidable château !

Situation :   (--> le voir sur une carte)   

     Le petit village de Arques se situe à 24km au Nord-Est de Quillan et à 51km au Sud de Carcassonne.

  Coordonnées du château :

42° 57′ 11″ N 2° 22′ 1″ E
 42.953056°  2.366944°

 

Le château :

       A quelques centaines de mètres à l'ouest du village, le caricatural château d'Arques s'élève au sommet d'un petit mamelon. C'est un chef d'œuvre de l'art gothique et de l'architecture médiévale.

     L'ensemble est plus une plaisante résidence aristocratique qu'une place militaire. 


L'enceinte Quadrangulaire

    L'enceinte presque carrée (51 mètres sur 55) est percée au centre d'une porte en arc brisé munie d'un mâchicoulis  ornée au sommet d'une clef de voûte aux armes de la famille Voisins. Ces armoiries sont décrites ainsi: "De gueules à trois fusées d'or en fasce, accompagnées en chef d'un lambel à quatre pendant de même".

De nombreux bâtiments devaient exister le long de l'enceinte, mais seul deux tours-logis sont visible dans la partie méridionale, la mieux conservée.

Pourquoi sortir sous le soleil, alors qu'il fait frais dans le logis ?

 

La tour-logis du Sud-Ouest

    Cette tour logis datant du 15ème siècle comporte 2 niveaux. La salle basse est partiellement souterraine. Elle est voûtée en berceau et percée de 3 petites ouvertures de lumière.

   La salle haute est éclairée, au sud et à l'ouest, par 2 fenêtres géminées trilobées. La construction s'orne d'une cheminée et d'une belle voûte tombant sur 4 culs de lampe. Les figurines représentées (3 hommes et 1 femme) ont un rapprochement stylistique avec le château de Puivert. Des latrines sont aménagées dans le mur nord.

   Dans la petite tour attenante, un escalier à vis dessert les 2 niveaux. Elle comporte une archère au nord, au dessus de la porte.

 

La tour-logis du Sud-Est

    La tour sud-est est refaite et transformée en habitation du 20ème siècle, mais elle conserve une clé de voûte armoriée ainsi que les vestiges d'une cheminée. 

 

Le donjon

   Ce fier donjon en grès rose haut de 25 mètres, est un chef d'œuvre de l'architecture gothique inspirée d'Ile-de-France. Il allie élégance, luxe et aspect militaire. 

 Sa base presque carrée mesure 13 mètres par 12,50m. Ses défenses abondent :

* 4 échauguettes montées sur des contreforts comportent chacune 6 archères à bèches. Ces "tourelles" permettent une défense sans angle mort.* Chaque base d'échauguette est percée d’ouvertures formant des mâchicoulis.

* Les courtines Est, Nord, Ouest possèdent 4 archères à bèches aux étages et 2 à étriers au rez-de-chaussée.

* La courtine Sud (coté entrée) dispose de 5 archères à bèches aux étages et 2 à étriers au rez-de-chaussée.

* La porte d’entrée comporte au-dessus une dernière "surprise" : Un assommoir.

 

Le donjon comprend 4 niveaux desservis par un escalier à vis dans l'échauguette du sud-est.

* Au rez-de-chaussée, la salle est voûtée d'ogives.

* Au niveau 1, cette salle, voûtée d'ogives, dénote un certain niveau de confort.

*  Au niveau 2, la salle reçoit un plancher, et un plafond à poutre. Une grande cheminée apportait la chaleur nécessaire au confort de cet habitat.

* Le niveau 3 est l'étage principal de défense. Dans cette salle octogonale était logée la garnison. Les murs sont ajourés symétriquement d'archères et de baies rectangulaires. Une quarantaine de soldats pouvait défendre en même temps ce donjon.

 

 

 Histoire du village et du château :

* En 1011, Amiel Arques, probable seigneur du lieu, est cité dans un manuscrit. 

* Au 12ème siècle, un conflit oppose le vicomte de Carcassonne et plusieurs seigneurs dont Arques, Lagrasse. Les terres d'Arques deviennent la propriété des Seigneurs de Termes.

* En 1207, Béranger d'Arques (seigneur faidit ?) figure parmi les proches de Guillaume de Peyrepertuse.

* En 1211, après sa conquête du château de TERMES durant la croisade de Albigeois, Simon de Montfort s'attaque à Arques. Après avoir pillé et brûlé la ville, il donne les terres du Haut Razès à un de ses lieutenants, Pierre de Voisins. Il s'agissait de contrôler les voies de la transhumance vers les Corbières. Certains textes font référence au : "trajet des moutons".

* En 1260, le village se nomme: Villa de Arquis.

* En 1265, en visite dans ses sénéchaussées, Pierre de Voisin fait régner la terreur. En qualité de Sénéchal de Carcassonne, il est investit du pouvoir de haute et basse justice. Il accuse de sorcellerie plusieurs hommes et femmes et les fait brûler en place publique. Puis il retourne dans son habitat de Carcassonne.

* Vers 1266, Louis IX (Saint Louis) (voir liste des rois) doutant de la culpabilité de ces ex-cathares subissant la "chasse aux sorcières", ordonne à Pierre de Voisins de ne plus condamner pour sorcellerie.

* Vers 1280, Gilles 1er succède à son père, Pierre de Voisins. Il entame la construction d'un donjon à l'extérieur de la localité qui sera sa nouvelle résidence.

* En 1291, le seigneur rédige une charte de coutume pour Arques. La nouvelle bastide d'Arques est mentionnée. Ce document définit les règles entre la communauté villageoise et son seigneur en matière de justice et de vie économique. Les habitants subissent des pressions importantes.

* En 1316, Gilles II de Voisins (dit Gilet) remanie et achève la construction du château.

* En 1320, le village se nomme: Vallem de Arquis.

* En 1518, par le mariage de la dernière héritière Françoise de Voisins avec le vicomte de Joyeuse, "l'illustre" nom de Voisins s'éteignit. Le château fut délaissé au profit de Couiza.

* En 1538, le village se nomme: Arcas.

* En 1546, les Espagnols font une incursion dans le Languedoc, passent par Arques et incendient le village. Le donjon est épargné.

* En 1575, les protestants assiègent le château qui fut presque entièrement détruit. Seul le donjon résiste aux attaques des soldats des capitaines Rascles et Rastelrens. La façade de l'ancien prieuré porte encore les traces des balles.

* En 1781, le village se nomme: Arques.

* Vers 1790, le château est vendu comme bien national puis subit quelques dommages.

* En 1887, le château est classé monument historique.

* En 1910, le château et les restes de l'enceinte sont achetés par la commune.

* Fin du 20ème siècle, des sondages archéologique s'organisent, les vieilles pierres sont restaurées et le château s'ouvre aux visites.

* Au 21ème siècle, la visite est payante, mais quel plaisir de se promener librement dans un château aussi merveilleux.

 

Cette fenêtre à coussiège donne l'envie de rêve !

 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 06:30

 

Département :   11 - AUDE

 

Cette ruine en voit passer de l'eau sous le pont.

Le bourg : 

      Situation :   (--> le voir sur une carte
    La commune de Quillan est située à un important carrefour de vallées. C'était un point stratégique entre l'Aragon si proche et la route de Carcassonne dont la cité est à 51km au Nord.
 
Coordonnées du château :
42° 52' 29" N 2° 11' 12" E
 42.874952°  2.1868770°
  
Le château : 
     L'extérieur : 
La découverte
    De loin, la bâtisse ressemble plus à un fort qu'à un château médiéval. Pourtant, c'est un très vieux bâtiment qui a vu :
* Les Wisigoths,
* Les Cathares,
* Simon de Montfort,
* Les armées des différents rois,
* Les Aragonais,
* Les révolutionnaires Français,
* et.... moi.
 
Il est là haut
   Le château est installé au sommet d'un petit promontoire sur la rive droite de l'Aude, à l'Est de la ville actuelle.
    De nombreux châteaux médiévaux dans la région sont construits en haut des pogs. L'architecte doit s'adapter au terrain et rivaliser d'ingéniosité pour faire tenir solidement l'ensemble (voir Roquefixade,  Quéribus,  ...). Ici, le plan est carré et plat (voir schéma). La seule difficulté est d'offrir des obstacles pour la défense du château, solution très classique et vue dans de nombreux châteaux forts.
 Archère, échauguette, bossage.. Que de merveilles !
1ère analyse
    Le château de Quillan est une enceinte quadrangulaire de 35m de coté avec des murs à bossage. Ce type de construction n'ayant été utilisé que pendant une courte période du moyen age, on peut dater ces murs du 13ème siècle. Dans la partie supérieure, un changement de construction est visible.
Consolidation ultérieure ou réparation ?
 
2ème analyse 
    L'enceinte est talutée à la base avec un fruit en forte déclivité. Les courtines, de 1,80m d'épaisseur, sont percées d'archères et de grandes baies en plein cintre. Les archéologues pensent qu'elles avaient une hauteur de 13 mètres. Au 20ème siècle, 5 à 6 mètres de pierres ont été restaurées pour le plaisir des visiteurs.
 
3ème analyse 
    Les quatre angles sont pourvus d'échauguettes polygonales (au lieu de tours rondes classiques comme on se les représente dans notre enfance - voir exemple  ici  ou  ). Elles reposent sur une série de 5 encorbellements arrondis. Elles étaient surmontées d'un parapet en grès jaune percé d'archères aujourd'hui disparu.(plusieurs châteaux de la région comportent ce type d'architecture Bugarach  ou  Coustaussa....).

    L'entrée principale est située Nord-Nord-Est. Elle était protégée par un fossé (aujourd'hui comblé) et par un pont-levis (disparu car inutile).

 Est ce un donjon-porte ? ... Mystère.

La porte d'entrée 
   Certains archéologues et médiévistes pensent que cette construction était le donjon. Mais d'autres certifient que c'était 'une tour-porte'.
Ce "détail" est important.
Des tour-portes, il en existe plusieurs dans la région (Puivert par exemple). C'est un type de construction assez classique sur des châteaux peu élevés.
     Mais si le donjon était au dessus de l'entrée, le château fort de Quillan aurait une architecture unique en pays Audois. De nombreux experts optent pour cette option.
Avez vous une idée ?
 
Et si c'était un donjon ?
   Cette construction était une grande tour carrée de 8m par 6m. Elle comprenait 3 voûtes superposées et culminait à 26 mètres.
  Son système défensif est classique :
- Archères pour le tir sur les agresseurs extérieurs,

- Porte extérieure (pont levé),

- Porte intérieure à 2 vantaux,

- Entre les 2 portes, petit couloir droit avec  assommoir,

- Fantôme d'une herse, dont subsiste le rainurage.

   La tour-porte est très abîmée, mais ceci est une chance car je peux voir que le blocage des murs est constitué de pierres roulées provenant du fleuve Aude (en contrebas). C'est un remblai classique.

   

     L'intérieur :
J'entre

    Avec précaution, je traverse la "tour-donjon-porte". La cour est partiellement dégagée des arbres et pierres qui l'encombraient il y a peu. Elle était couverte de grands arcs dont il ne reste que le sommier dans les murs et les voussoirs posés au sol. Les salles étaient éclairées par de grandes fenêtres hautes.

 

L'archer tirait il à plat-ventre ?

 

Ambiance défensive

     Au niveau inférieur, les murs comportent des archères droites (4 au Nord, 5 au Sud et à l'Ouest, et 2 à l'Est coté entrée). Certaines sont bouchées par le comblement de la cour intérieure (pour installer des canons durant la révolution Française), d'autres ont été aménagées très tardivement en fenêtre.

    Le mur Sud est le mieux conservé des 4. Il a pratiquement sa hauteur d'origine, il ne manque "que" les créneaux. Un chemin de ronde est presque visible (avec un peu d'imagination).

 

Les salles

   L'angle Nord-Est comporte un très joli arc de soutènement de la tour d'angle. Il a une portée de 1,50m environ. Mais hélas, aucun décor sculpté ni cul de lampe de soutènement est visible. Ce mur comporte une "trouée" qui pourrait s'apparenter à une empreinte de cheminée.

   Sur le sol de la moitié Ouest, des bases de mur montrent plusieurs petites salles, mais il est impossible d'en déterminer la fonction. Même les quelques documents d'archive et de fouilles que j'ai lus n'ont pas défini le nom de ses salles.

   Occupant 1/4 de la surface de la cour, sur l'angle Est, un immense château d'eau défigure le site. Son seul avantage est qu'en montant dessus, il y a une vue extraordinaire sur la ville et les montagnes environnantes.

 

Une curieuse petite porte

   Le mur Sud comporte une poterne, mais :

Est-elle médiévale ?

  J'en doute, tant le château a été remanié pour le rendre fonctionnel.

   

   

 Histoire du château :

* A l'époque romaine, un oppidum est édifié dans la ville nommée: Calianum. Les maisons sont construites sur la rive droite de la rivière Atax (aujourd'hui nommée Aude).
* Vers 781, une forteresse Wisigoth est citée dans le village de Kilianus ou Quilhanus.
* En 844, le roi Charles le Chauve (voir la liste des rois) demande au Comte Milon de restituer le domaine de Quilhanus à l'archevêque de Narbonne.
* Au 11ème siècle, les habitants peuplent la rive gauche.
* En 1125, un lieu fortifié est cité (peu de précision sur l'emplacement, mais pourquoi l'installer ailleurs que sur la colline ?).
* Au 12ème siècle, un faubourg est créé sur une presqu'île formée par l'Aude et son affluent le Coulant: le quartier de la Hille.
* En 1145, le village se nomme Quillanum.
* A la fin du 12ème siècle, les Aragonais de Alphonse II, en guerre contre le Vicomte de Trencavel, prennent la ville après une courte bataille.
* Vers 1202, les droits de l'archevêque de Narbonne sont rétablis sur Quillan.
* Vers 1210, durant la croisade des Albigeois , le château est pris par l'armée "du Nord". Simon de Montfort  le confit à Guy de Lévis, son fidèle lieutenant malgré la colère de l'archevêque.
* En 1216, l'archevêque de Narbonne écrit une supplique au Pape Honorius pour rétablir ses droits sur le domaine de Quillan.
* En 1232, le château est construit sur l'emplacement de l'ancienne forteresse. Il est rattaché à l'archevêché de Narbonne. La période est confuse et Quillan passe alternativement sous pouvoir du roi ou de l'archevêque.
* En 1247, Saint Louis décide la "création" de plusieurs villes (dont de Carcassonne, Limoux). Quillan est alors élevée au rang de cité. Le nouveau nom serait Quillanus.
* En 1255, il semble que les habitants reconnaissent l'autorité de l'archevêque de Narbonne sur la ville.
* En 1280, le roi Philippe III le Hardi abandonne définitivement toutes les terres et les droits à l'archevêque de Narbonne.
* En 1281, la garnison de Quillan est dirigée par un certain Bompart, il a été nommé par l'archevêque.
* En 1332, le château est donné au Roi de France (contre une somme de 5000 livres tournois ?). Début du remaniement des bâtiments.
* En 1341, fin de rénovation du château.
* En 1345, la famine décime la région.
* En 1347, la première peste noire affaiblit la densité de cette ville naissance.
* En 1350, la deuxième peste noire ne laisse qu'un tiers de la population.
* En 1351, un texte mentionne qu'à Quillan l'archevêque "possède en propre un très beau château avec deux vergers contigus".
* En 1394, durant la guerre de cent ans, le Roi somme l'archevêque de fortifier le château.
* Vers 1480, les troupes aragonaises ravagent les régions du Fenouillèdes et de la Haute Vallée de l'Aude. Les Espagnols occupent Quillan.
* En 1495, les troupes du Roi de France chasse les intrus de la ville et du château.
* En 1573, les Calvinistes prennent la ville.
* En 1575, le château de Quillan est incendié par les Huguenots.
* En 1576, rendue au vicomte de Joyeuse, la ville est fortifiée et des fossés sont creusés. Après les guerres de religions, il semble que le château soit très délabré.
* En 1628, le Sénéchal de Carcassonne demande à l'archevêque une remise en état du château et du moulin suite à une inspection.
* En 1659, le traité des Pyrénées scelle une paix entre l'Espagne et la France et permet l'annexion du Roussillon. La ville n'est plus proche de la frontière Espagnole, les fortifications deviennent inutiles.
* En 1735, le château est démantelé, sur la proposition de l'archevêque.
* En 1790, durant la révolution, Quillan devient chef lieu de district.
* En 1793, les murs Ouest et Nord sont abattus pour récupérer les matériaux en vue d'une plate-forme qui servira pour une batterie de canon.
* En 1791, le château est vendu aux enchères. L'achat est réalisé par Thomas Marre plâtrier à Quillan..
* En 1950, il est acheté par la ville. La construction d'un château d'eau dans le fort est judicieuse (puisque c'est l'endroit le plus haut de la ville), mais catastrophique pour cet "ancêtre" qui est amputé d'une partie de sa cour intérieure.
* En 1954, les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.
* En 1994, des fouilles sont organisées et c'est le début d'une restauration (ou consolidation).
* Au 21ème siècle la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible.

 

Peut être qu'une princesse faisait un signe à son amant depuis cette échauguette.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Un château caché dans la dense foret Audoise

Le bourg :  

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Le hameau de Montferrand se situe à 55km au Nord-Ouest de Perpignan, à 35km au Sud de Carcassonne, à 12km au Nord-Est de Quillan (voir son château) et à 6km à l'Est de Rennes le Château.

   Coordonnées du château :

42° 55' 36.923" N 2° 19' 50.635" E
 42.926923°  2.330732°

 

Le château : 

     L'extérieur :

La montée vers le château

      En arrivant à Rennes les Bains (altitude 300m), une petite route (mais très petite) traverse la rivière et m'invite à l'emprunter pour rejoindre mon Graal.

  Avec mon destrier je monte lentement en prenant soin de suivre le bon chemin. Cette petite route est une voie sans issue vers le hameau de Montferrand.

   Au sommet (à 514m d'altitude), je laisse mon brave cheval tout en sueur proche des premières maisons puis je marche 100m vers l'Ouest. Le hameau du 21ème siècle était il y a 1000 ans une belle bourgade médiévale protégée par un château. 

Est ce un château ou un tas de pierres ?

 

Une ruine minimale

     Non, je ne me moque pas de vous, il y a bien une ruine castrale en ce lieu. Il est vrai que le château n'a plus sa prestance d'antan, mais de nombreux indices sont visibles.

   Mon but est de vous démontrer qu'avec un peu d'imagination et quelques éléments, il est possible "facilement" de retracer le plan d'une construction fortifiée médiévale.

  Je vous emmène à la recherche des preuves.

 

Rapide analyse

    Le château est construit sur une masse rocheuse inclinée, un remblai a été pratiqué pour niveler l'ensemble.

   Le site castral a la forme d'un demi cercle, le "diamètre" étant au Nord et mesure 40m.

 

      L'intérieur :

Une magnifique banquette ayant soutenu un mur

Curiosité architecturale

    Un à-pic impressionnant est situé coté Nord, le logis et les fenêtres devaient être de ce coté, car aucune attaque est possible.

    Les "architectes" ont du creuser le rocher pour poser les murs. Cela se voit par de larges et saillantes banquettes (voir vocabulaire) qui ont survécu au temps sur presque toute la longueur du rocher Nord. Ces banquettes sont visibles sur de nombreux rochers même si la végétation tente de les cacher.

 

Une courtine

     Sur le coté le plus exposé à l'attaque, il y a  d'épaisses courtines (mur d'enceinte) en grès. L'utilisation du rocher comme base est ici évidente.

    Hélas le temps a fait sont travail de destruction. Sans scellement, les pierres ne tiennent que par "magie"

 

La qualité de construction prouve la résidence d'une riche seigneur

Un joli mur

   Comme par enchantement, un incroyable mur apparaît. Les pierres sont disposées en assise régulière. Le soin apporté à ce mur et la qualité de la pierre montrent l'importance donnée à cette construction qui ne pouvait être que défensive (et non d'habitation).

      Ah, si la végétation n'envahissait pas tout, je pourrais voir les archères et l'épaisseur des murs.

 

Questionnement

      Au centre, je distingue une base de mur en pierres sèches.

Était ce l'emplacement du donjon ?

 

C'est la fin

  Après un si belle découverte, je retourne vers le village en sifflotant quand le hasard (et mon instint de chasseur de ruine) me force à regarder dans une maison abandonnée.

  Diantre !... Quelle belle sculpture.

Pensez vous qu'elle ait été empruntée au château après son abandon ?

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, Montferrant est la résidence principale du seigneur. Elle domine et protège un hameau de thermalisme nommé : Bain de Montferrant. (Ce "hameau" médiéval existe toujours au 21ème siècle. Ce bourg se nomme : Rennes les bains).
* En 1063, le site est nommé :Montferrad.
* En 1231, dans l'assignat de Pierre de Voisins, compagnon d'armes de Simon de Montfort. Montferrad est cité. Le lieu est nommé: Montserrad, Monsferrandus.
* En 1307, le nom change : Villa de Monteferrando.
* En 1377, nouveau nom : locus de Monteferrando et balneis.
* En 1377, les Baings de Montferran est le nouveau nom du site.

* Au 18ème siècle, le château de Montferan est décrit en ruine sur les cartes de Cassini.

* Au 21ème siècle, la visite de la ruine de montferrand est libre et gratuite en respectant la propriété privée. Le risque de recevoir une pierre existe. Ce site est surtout une ruine pour les passionnés.

  Devant un tel mur, je suis en admiration sur le travail de nos ancêtres !

 

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