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Ombre et lumière

2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgEst ce un mirage ou un rêve éveillé ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le regroupement des 2 petits villages se nommant Saint Just et Le Bézu se situe à 10km à l'Est de Quillan (voir son château), à 6km l'Ouest de Bugarach (voir son château) et à 9km au Sud de Cuiza.

    Coordonnées du château :

42° 52' 51.323" N 2° 18' 20.527" E
 42.880923°  2.305702°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Je le vois

   A 2km au Sud-Est de Le Bézu, au bout d'une crête, un rocher sans arbre attire mon regard. Je viens de trouver le rocher portant la ruine du château de Le Bézu, parfois nommé Albedun.

 

1ère analyse

    Avec mon oeil d'aigle de castellologue-amateur je tente de mieux le voir, mais il est loin. Alors, tel Terminator, je chausse des binoculaires à rayon de lumière. Je vois une paroi abrupte sans chemin.

   Je tente un autre réglage, mais aucun chemin apparaît et la ruine sait se cacher. Même en saturant les couleurs, les broussailles sont denses et un sentier n'est point visible.

La raison est simple : Les sentier est sur l'autre face (coté Nord-Ouest).

 

Je suis ensorcelé

     La fée surveillant ce château ayant peut être été vexée (haaa, les femmes !) par mes méthodes d'espionnage peu cavalières, un "rayon magnétique" endommage mes appareils électroniques. Je n'ai plus de binoculaire, ni d'appareil photos numériques. Je vais donc marcher à travers les ronces et les épineux sans gps et surtout ne faire que des diapositives avec mon vieil appareil argentique.

Ce que j'ignorais, c'est que cet ensorcellement continuera durant de nombreuses années. Au point qu'au développement, la FNAC a perdu l'une de mes pellicules (une des 2 de Bézu bien sur) puis plus tard un dégât des eaux défigura les rares diapositives de l'intérieur du château. Seules mes notes ont survécues

Incroyable n'est il pas ?

 

     L'intérieur :

Plan du château fort de Le Bézut - Aude

Le plan

    N'ayant plus d'images à montrer, je vous propose la lecture du plan réalisé par M° Quehen :

   1 - Donjon médiéval.

   2 - Plateau (est ce l'équivalent de la basse cour ou des communs ?).

   3 - Archère : Cette ouverture droite à faible ébrasement (voir vocabulaire) est implantée dans un mur de 0.70m d'épaisseur.

   4a - Emplacement théorique d'une porte.

   4b - Emplacement théorique d'une porte.

   5 - Porte d'accès du château.

   6 - Citerne.

   7 -Tour de défense coté Est.

   8 - Est ce une tour de défense Ouest ou les vestiges d'un premier château ?

 

Analyse rapide

      La disparité de taille des pierres et les dimensions des blocs peut s'expliquer par des aménagements durant les siècles.

   Certains castellologues et historiens en architecture pensent que ce château est un exemple unique de construction à 4 étages défensifs. D'habitude au Moyen Âge, un château n'en possèdait que 3 :

     1 - Le donjon,

     2 - La chemise du donjon,

     3 - Le rempart avancé.

 

Curiosité

    Très souvent (pour ne pas écrire toujours) un village se blottit aux pieds des remparts. Il n'y a que les châteaux de garde, à la superficie minimale, qui échappent à cette logique. Hors, le village de Le Bézu est à 2 km.

  Un historien pense qu'un premier village a dû s'établir dans la pente, mais après la destruction du château, les villageois sont partis plus bas dans la plaine, proche de l'eau. 

 

 

Histoire du château :

* En 1067, une famille nommée Albedun apparaît dans un texte.
* En 1112, Petrus de Albedun est le témoin d'un accord entre Roger II Comte (voir titre de noblesse) de Foix et Bernard Aton Vicomte de Carcassonne.
* En 1209, début de la terrible croisade des Albigeois.
* En 1210, après une bataille héroïque, capitulation du seigneur de Termes devant l'armée du roi de France (voir liste des rois) commandée par Simon de Montfort. Cet acte entraînera la capitulation de nombreux "châteaux Cathares", dont Le Bézu.
* En 1231, Pierre de Voisin, compagnon de Simon de Montfort, possède entre autre le château et foret d'Albedun
* En 1255, B. Sermon (seigneur d'Albedun ?) profite de l'absence de Olivier de Terme (parti aux Croisades en Terre Sainte) pour attaquer son château.
* En 1579, durant les guerres de religion, une fortification nommée "Le Behut" est citée dans un texte.
* A la fin du 16ème siècle, les Espagnols font de nombreuses incursions pour piller et détruire villes, villages et châteaux. Le Bézu n'est pas épargné.
* En 1594, un texte affirme que le château au bout d'un éperon rocheux est en ruine.
* En 1815, la carte de Cassini  montre une ruine de château au lieu dit : Rousse.
* Au milieu du 20ème siècle, les cartes IGN nomment curieusement ce site : Château des Templiers. Il n'y a dans les textes aucune trace de l'ordre du Temple en ce lieu.
  Ce nom est il du :

- A la présence très proche de Renne le Château et de son mystère ?

- Aux chercheurs de trésors (butin souvent imaginaire) ?

- A la présence en contrebas d'une bergerie nommé Tiplié... dont le nom fut déformé ?

     Un de mes visiteurs affirme (et je le soutiens) que cette construction se nomme : Château de Triplié.

* Au début du 21ème siècle, après une randonnée difficile, la découverte de la ruine est libre et gratuite.

 

Note :

   C'est la 2ème fois que je prends à défaut l'IGN, pourtant aux travaux et réalisations de grande qualité. La 1ère était dans l'Aude sur le Castel d'Ase.

Sont ce les tragédies Cathares et les multiples légendes qui troublent le sérieux de cet organisme ? 

 

Même en utilisant mon oeil d'aigle, le château est loin

 

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 07:05

 

Département 30 - GARD

  Faut il être un bucheron pour accéder à la ruine ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Brouzet lès Quissac est située à 40km au Sud-Ouest d'Alès, à 35km à l'Ouest de Nîmes et à 12km au Nord-Ouest de Sommières.

     Coordonnées du château :

43° 50' 42" N 3° 57' 29" E
 43.84510606°  3.9581787586°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* A la limite du département du Gard et de l'Hérault, proche du bourg de Vacquiérès, à 4km au Sud-Ouest de Brouzet lès Quissac, une vieille tour se morfond dans la forêt.

* Dépourvu de panneau indiquant son emplacement, oublié des cartes de randonnée, le château médiéval de Brouzet s'ennuie sans touriste ni promeneur.

* Mais en voyant le Chevalier Dauphinois avec son armure rutilante, la vieille tour se fait belle et les arbres s'écartent.

 

Où sont les remparts protégeant la tour ?

Première analyse 

* Lentement j'avance dans cette étendue d'arbres.

* Mes yeux de castellologue amateur cherchen au sol des traces d'un habituel rempart.

* Curieusement, je ne vois rien qui puisse me faire suggérer une chemise (voir vocabulaire) ou un mur de protection.

* Je fais appel à une vue satellite pour espérer entrevoir une protection entourant la petite tour.

Il n'y a rien !

 

Systèmes défensifs

* Face à la paroi, je constate que les pierres sont pauvrement taillées et de petites dimensions.

* Le parement d'angle n'est pas des plus parfaits. Ce site ne devait point être un château seigneurial. J'opte pour une tour de surveillance.

Approuvez vous ma conclusion ?

* Chaque face possède une fente verticale qui me semble être une archère droite.

* Au dessus d'une archère droite, une rupture carrée me faut penser à un crénelage. Mais j'ai des doutes.

* En regardant mieux, j'aperçois des trous de boulin ayant peut être portés une passerelle en bois.

* Dans ce cas, l'ouverture devait être une pseudo bretèche.

* Si mon raisonnement est vrai, une porte doit se situer en dessous.

 Entrée ou effondrement du mur ?

Est ce une vrai entrée ?

* Je sens le doute dans votre regard (car je vous vois derrière votre écran). Vous pensez :

"Chevalier, comment être certain

que cette ouverture (sans porte)

soit une entrée et non un effondrement du mur ?

* Raison vous avez, il ne faut jamais tirer de conclusion sans observation sérieuse.

* Lentement je m'approche de l'ouverture.

* Je crois voir à la base, dans la profondeur du mur, non pas un remblai mais des pierres taillées.

Cette preuve vous satisfait elle ?

* Puis, en partie supérieure, je perçois la présence d'une clé de voûte.

Vais je conforter mon hypothèse en entrant ?

 

        L'intérieur :Quelle belle archère primitive !
Que la lumière soit !

* Je suis impressionné par la lumière. En général dans ce style de tour du début du 12ème siècle (c'est ce que je suppose), la lumière est minimale.

* Vous êtes si perspicaces mes chers lectrices et lecteurs que vous avez compris qu'une construction sans toit ni plafond ne peut pas être sombre.

 

Les défenses

* L'architecture n'est pas luxueuse. Aucune décoration, ni cul de lampe, ni cheminée.

* L'archère droite avec un faible ébrasement intérieure est la seule rupture à la rigueur dans cette tour.

* Je distingue plusieurs rangées de trous alignés pour recevoir les poutres des planchers.

* Je ne vois aucune trace de marche d'escalier. Je subodore que l'accès aux étages se faisait par des échelles en bois.

* Au sommet, je retrouve le "pseudo-crénelage". L'alignement des trous de poutre me conforte dans ma théorie d'une bretèche.

Etes vous d'accord avec moi ?

 

Petites devinettees

* Avant de quitter cette tour défensive, je souhaite vous demander votre avis sur 2 curiosités :

1 - Quelle fut la fonction de ces pierres à bossage alignées ?

2 - A quoi sert cet arc de cercle ?

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

Je n'ai aucune information historique sur cette belle ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est possible en prenant beaucoup de précautions. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser est important.

 

Ecoutez... Les murs nous murmurent l'histoire de France !

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châteaux du Gard

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 07:04

 

Département 30 - GARD

  Que de murs ruinés !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Baron est située à 30km au Nord-Nord-Ouest de Nîmes, à 20km au Sud-Est d'Alès et à 15km au Nord-Ouest d'Uzès.

     Coordonnées du château :

44° 2' 35" N 4° 16' 22" E
 44.043180218°  4.272758961°

 

Le château : 
        L'extérieur :

Avant propos

* L'orthographe du nom de la colline fortifiée varie suivant les documentations :

- Larque,

- L'Arcque,

- L'Arque.

* C'est cette dernière que je retiens.

 

La découverte

* A 2km au Sud-Ouest de Baron, une colline porte les vestiges d'un bâtiment.

* De loin, il n'est pas facile de comprendre ce site ruiné.

* En avant du grand bâtiment, dans la pente, je vois des pans de murs.

* J'avoue que je suis un peu désarçonné.

Comment puis je comprendre ?

  

Le secret du Chevalier

* Pour mieux comprendre cette ruine j'ai deux armes magiques (ou diaboliques) :

1 - Une vue satellite très détaillée me montrant :

* Un imposant bâtiment quadrangulaire devant être le corps de logis.

* Une tour carrée en bas avec un mur à droite.

Etait ce le rempart extérieur du site ?

* Des murs alignés

Etait ce le rempart du château ?

2Un plan du château dont la date de réalisation m'est inconnue.

* Il ne m'apprend rien sur la fonction des murs en contrebas.

* Il semblerait qu'ils furent des bâtiments, dont la fonction m'échappe.

 Vais je comprendre les secrets de cette architecture ?

Première analyse

* Lentement, je monte la colline.

* Le premier mur que je rencontre  est la curieuse tour solitaire.

* Le second mur est évidemment arasé.

* Aucun système défensif en encorbellement est visible.

* Sur le second je vois :

- Un parement d'angle correct.

 - Mais des pierres pauvrement taillées et peu jointives sur la paroi.

 

Y a-t-il des sytèmes défensifs ?

* Tel un chien de chasse, je cherche des détails architecturaux sur ces murs trop plats et trop borgnes.

* "Qui cherche, trouve" affirme un dicton populaire.

* C'est ainsi que je vois une paroi avec une archère droite.

* Puis une autre.

* Et enfin une dernière qui semble avoir été ajoutée après la construction du mur.

 

Je vais entrer

* Je cherche l'entrée du "logis".

* Hélas, je ne remarque aucun détail me permettant de la trouver.

* Conséquence : J'entre par une ouverture suite à l'effondrement du mur.

 Nu comme un vers ou plutôt grise avec du vert

        L'intérieur :

La recherche d'indices

* Vide est l'intérieur de ce quadrilatère.

* Pourtant avec un peu d'attention il est possible de voir les bases de bâtiments.

* Puis les trous des poutres séparent les étages.

* Puis les archères droites, dont le faible ébrasement intérieur me les fait dater du début du 12ème siècle.

 

Voyez vous cette merveille ?

* A l'angle du mur, une curiosité m'intrigue.

A quoi vous fait penser ces pierres en encorbellement ?

* Lentement je me dirige vers la sortie.

* Avant de partir vers d'autres aventures, je me délecte du paysage.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, un castrum semble exister. Il semble logique que la butte naturelle ait été exploitée comme tour de guet.

* Au 9ème siècle (date proposée par certains archéologues), construction d'un site fortifié pour la surveillance des vallées avec une tour de signaux.

* En 1209, la fortification est citée dans un texte d'hommage, reçu par l'évêque d 'Uzès, de Raymond VI,  Comte (voir titre de noblesse) de Toulouse.

Rappel : La terrible croisade des Albigeois vient de commencer.

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser est important. Soyez très prudent tout en étant respectueux des vieilles pierres.

 

Je vois l'infini... et même au-delà !

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 07:03

 

Département 30 - GARD

  Diantre !... Que voila belle tour

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Génolhac est située à 50km au Sud-Ouest d'Aubenas, à 35km à l'Est de Florac et à 30km au Nord-Ouest d'Alès.
 

     Coordonnées du château :

44° 21' 2" N 3° 56' 58" E
 44.3506850°  3.94953936°

 

Le château : 
        L'extérieur :
L'arrivée

* Le petit bourg possède de nombreuses maisons dont l'architecture s'étale sur 5 siècles.

* Je ne suis donc pas surpris de rencontrer une gargouille à la mine patibulaire.

* Au Nord, proche de l'église avec son clocher à pignon, je découvre la beauté médiévale que je suis venue admirer.

* Il ne reste que cette tour de l'ancien château fort. Mais un visiteur ayant l'oeil d'un Castellologue (même amateur) pourra voir les fantômes des anciens murs et des fossés.

 Sont ce deux portes au même étage ?

Rapide analyse

*  Accolée à la tour, le âatiment d'un étage est un logis construit au 18ème siècle.

* Il conserve de belles fenêtres d'un siècle antérieur.

 

La tour

* Elle est presque carrée : 6m de coté.

* Elle est construite avec des pierres de granit de taille importante.

* Curieusement certaines pierres sont à bossage.

* Les murs ont une épaisseur supérieure à 1,5m.

* Aucune ouverture (entrée ou défensive) existe en partie basse.

* A 4m du sol, une porte permet l'accès dans la tour.

* Au dessus et en dessous, cette ouverture possède des corbelets. Je subodore qu'une passerelle couverte en bois existait.

* D'autres ouvertures sont visibles au même niveau.

Sont ce des passages vers les anciens bâtiments disparus ?

* Le sommet ne comporte point de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

        L'intérieur :
  La tour est une propriété privée non visitable.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du château. La dualité de pouvoir entre le seigneur "laïque" et l'évêché va se faire sentir durant 6 siècles. Le site est en paréage entre :

- L'évêque d'Uzès et les seigneurs de :

- Randon,

- Puis Polignac,

- Puis Budos de Porte,

- Puis Conti,

- Puis François de Roche.

* Au 13ème siècle (à vérifier), construction d'un rempart entourant le petit bourg.

* Au 14ème siècle, le site n'est pas épargné par la Guerre de Cent ans.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, les protestants du bourg sont massacrés.

* A la fin du 16ème siècle, Joani, chef des Maquisards, attaque le bourg, massacre quelques catholiques puis brûle le couvent. La réaction du Roi (voir liste) est évidemment violente.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Avez vous une échelle pour entrer dans cette tour ?

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 07:01

 

Département 30 - GARD

  Si j'étais SuperMan, je franchirais le ravin en un seul bond

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bessèges est située à 45km à l'Est de Florac, à 20km au Nord d'Alès et à 10km au Nord-Ouest de Saint Ambroix.

     Coordonnées du château :

44° 17' 23" N 4° 7' 42" E
 44.289730655°  4.12841856479°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* A 3km à l'Est de Bessèges, sur une colline boisée, une cubique construction se dore au soleil.

* Il ne m'en faut pas plus pour rêver d'aventure et de princesse à sauver dans une tour gardée par un dragon maléfique.

* Tel un géant, je tente de franchir les hauts arbres pour rejoindre ma belle.

* Mais rapidement, devant la masse verte, je comprends qu'il me faut trouver un sentier.

* Comme dans les contes de fée, un panneau apparaît soudain m'expliquant que je suis proche.

 Derrière ce mur, je vais découvrir une beauté médiévale

La remarque du Chevalier !

- Sur le panneau (ainsi que dans les brochures et cartes) il est noté : Tour de Castillon.

- Je désapprouve cette appellation réductrice !

- D'abord, il est rare qu'à l'époque médiévale une simple tour soit construite.

- De plus, en regardant la vue satellite, il est évident que cette haute construction est l'un des vestiges du château fort.

- En conséquence, je nomme officiellement ce site : Le Château de Castillon.

 

Le rempart

* Le long mur qui me fait face ne ressemble plus au puissant rempart avec crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire). Le temps a fait son travail d'usure.

* Pourtant, avec un peu d'attention, il est possible de voir des fentes verticales s'apparentant à des archères droites.

* En franchissant le rempart extérieur par une trouée, je suis surpris de voir la trace pour une poutre de blocage de la porte.

* Dans la paroi, je vois l'intérieur de quelques archères. Avec leur faible ébrasement, je présume qu'elles datent du 12ème siècle.

 

De mystérieux arcs !Les bâtiments

* Certains bâtiments "peu ruinés" m'étonnent par leur aménagement intérieur.

* Ils sont assez imposants pour en faire un palais, mais ils sont dépourvus de cheminée.

Peut être étaient elles sur les murs disparus.

* La présence d'arcs borgnes m'interpelle.

1 - Si ce sont des fenêtres, l'absence de coussiège est inhabituelle.

2 - Si ce sont des archères en niche, le recul me semble faible.

* En me retournant, je vois de nombreuses pierres taillées sur une imposante surface. Cette construction n'a pas pu être qu'un simple château de guet.

 

Une curiosité

A quoi sert ce trou ?

* Lentement, j'avance avec prudence dans cette ruine.

* Le sol étant recouvert de pierres roulantes, je regarde où sont posées mes chausses.

* C'est ainsi que je découvre un curieux trou horizontal sur le sol.

* Au bout du trou, il y a un "tuyau" de pierre.

* En suivant le tuyau, j'abouti à une salle.

Quelle est la fonction de cette salle ?

* Comme l'indique l'arrosoir moderne, ceci était la citerne alimentée par les eaux de pluie.

A quoi sert ce tuyau ?

 

Bien qu'arasée, la tour reste impressionnante de puissance !

La tour

* La tour a une base quadrangulaire. J'ose la nommer : Le donjon de repli.

* Sa faible hauteur est le résultat du temps qui ne l'a point épargné.

* Sur la paroi, je distingue une petite fente étroite. Je suppose que cela fut une archère du 12ème siècle.

* Une large ouverture, au niveau du mur de rempart intérieur, correspond certainement à l'entrée du donjon de repli.

* Au niveau le plus bas, une porte d'accès a été aménagée.

* Je me dois de la franchir, avec prudence car la tour semble fragile.

 

        L'intérieur du donjon de repli :

Rapide analyse 

* Le mur a plus d'un mètre d'épaisseur.

* La dimension intérieure de la tour ne la rend pas habitable.

* La piètre qualité de la taille des pierres me conforte dans la fonction de repli et non d'habitat de ce donjon.

* Les trous alignés sur plusieurs niveaux représentent les étages. Chaque étage reposait sur des poutres.

* Je ne vois aucune trace d'escalier. L'ascension se faisait certainement par des échelles en bois.

* Le faible ébrasement intérieur de l'archère confirme ma datation du 12ème siècle.

 

Une hypothèse

* Tout en cherchant des indices architecturaux, une idée germe sous mon heaume de castellologue amateur.

* En me remémorant la vue satellite ainsi que bâtiments externes, je pressens que ce château devait avoir beaucoup de ressemblance avec une autre construction nommée : Belvézet.

* Si mon raisonnement est juste, le plan ressemblerait à ceci.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, probable construction du château (à vérifier).

* Au 14ème siècle, il est probable que les Tuchins saccagent le château (à vérifier).

* Au 21ème siècle, la découverte du château est libre et gratuite en respectant les vieilles pierres. La ruine n'est pas stabilisée. Veuillez être très prudents dans votre approche et votre visite car les pièges sont importants. Le risque de recevoir une pierre existe.

 

La tour médiévale surveille le village du 20ème siècle

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 07:05

 

Département 30 - GARD

  Chantez avec moi : "Il m'a dit d'aller siffler là haut sur la colline.."

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Belvézet est située à 30km au Nord de Nîmes, à 25km à l'Est-Sud-Est d'Alès et à 10km au Nord-Ouest d'Uzès.

     Coordonnées du château :

44° 4' 59"  N 4° 21' 23" E
 44.083193058°  4.35640097°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Depuis le bourg de Belvézet, en regardant vers le Sud-Ouest, une masse grise apparaît au dessus des grands arbres.

* Il ne m'en faut pas plus pour partir à l'aventure vers cette construction d'un autre temps.

* En cette belle journée de fin septembre, la végétation me renvoie les odeurs agréables qui me font oublier la montée rocailleuse.

* Soudain, comme par miracle, un mur s'approche de moi (à moins que ce soit le contraire).

 Je dois sortir une loupe pour étudier chaque pierre

Des murmures de mur

* Au milieu de ces pans de murs oubliés, je me sens comme chez moi.

* Certains comportent des trous de boulin (voir vocabulaire) me faisant penser à des hourdages ou une passerelle en bois.

* L'épaisseur des murs du rempart (?) m'impressionne.

Pourquoi ose je dire : Rempart ?

*  En prenant un peu de recul, je vous donne/montre la réponse.

* Les murs en équerre entourent et protègent une haute tour.

"Nous ne voyons pas correctement la tour, Chevalier" me soufflez vous

"Peux tu mieux nous la faire découvrir ?"

Vos désirs sont des ordres.

La voici (après le plan)

 

Le plan ... inconnu

* Avant de vous faire découvrir la tour, je vous présente un plan du château.

* Je l'ai trouvé par hasard plusieurs années après la visite de la ruine de Belvézet.

* Je n'en connais ni l'auteur ni l'année de création.

* De nombreux bâtiments encerclant la tour m'interpellent.

* Il faudra que je retourne en ce lieu pour mieux comprendre.

 

La rigueur médiévale est la caractéristique de la tour-donjon

La tour, prends garde, j'arrive

* Au sommet, les trous de boulin alignés me font imaginer un hourdage.

* Les seules traces encore visibles de systèmes défensifs sont de petites archères droites. Cette tour n'a donc point évolué après le 13ème siècle.

* L'ouverture à plusieurs mètres du sol semble être l'entrée principale de la tour. L'ascension devait être réalisée par une échelle et une passerelle en bois (dont les multiples trous carrés confirment ma supputation).

 

        L'intérieur :

Hauteur et rigueur

* Par une ouverture au rez de chaussée, la tour m'invite à la découvrir.

*  Le mur a une épaisseur 1,20 mètre.

* La pièce est éclairée par un puits de lumière.

* Les trous de poutre marquent les étages.

* Au plafond de la salle supérieure, l'orifice permettant d'accéder à l'étage supérieure par une échelle.

 

 

C'est la fin

* J'ai faim d'elle, mais elle me quémande de sortir.

* Comme pour toutes les princesses, la tour a besoin de temps pour que je l'apprivoise.

* Je ressors en n'oubliant pas d'admirer l'autre richesse d'une ruine : Le panorama.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 12ème siècle, construction du château. Il est possession des Vicomtes (voir titre de noblesse)  d'Uzès.

* Au 13ème siècle, les Vicomtes d'Uzès séjournent parfois au château pour chasser dans les bois alentours.

* En 1383, le château est attaqué puis détruit partiellement par les Tuchins.

* Au 15ème siècle, le site est abandonné.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en prenant soin de ne pas glisser sur les perres au sol. La visite de l'intérieur est possible en respectant les règles de sécurité. Le risque de recevoir une pierre existe. Soyez très prudents.

 

Ceci n'est point un pont, mais la voûte d'une salle inaccessible

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 07:04

 

Département 30 - GARD

  Je pressens que les ronces vons me griffer les mollets

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Aigaliers est située à 40km à l'Ouest d'Orange, à 28km au Nord de Nîmes, à 20km au Sud-Est d'Ales et à 10km au Nord-Ouest d'Uzès.

     Coordonnées du château :

44° 03' 40" N 4° 19' 17" E
 44.06116239°  4.321347177°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* A 3km au Nord d'Aigaliers, au sommet d'une colline apparaît un amas de pierres construites nommé : Castellas de Aquilerio.

* La montée vers cette beauté médiévale ne va pas être longue, mais je pressens que les plantes piquantes et les pierres au sol vont s'amuser à me tendre des pièges.

* C'est donc un Chevalier vigilent mais très motivé qui part à la découverte d'un vieux château fort.

Venez vous avec moi ?

 Quelle coquine.. La ruine se cache de moi

Première analyse

* Dans ce labyrinthe d'arbres, je ne sais pas où je suis.

* Soudain, un mur épais apparaît.

* Il comporte des pierres correctement taillées mais aux dimensions et origines variées.

* Puis, plus loin, une autre paroi de pierres tente de survivre aux attaques de la végétation.

* Sa fonction  m'échappe.

* Les murs sont si arasés que point de système défensif est visible. Je vais donc supputer durant la visite.

 

Je suis perdu !

* Lorsque je ne peux pas faire la lecture d'un bâtiment fortifié, mon astuce est de pendre du recul.

* Hélas, avec les arbres, ma méthode est vaine.

* Soudain, j'ai un éclair de géni. Je vais faire appel à un satellite (plutôt qu'à un ami ou au 50/50 n'est ce pas Jean-Pierre).

* Comme vous le constatez, la végétation est si dense qu'il paraît difficile de distinguer la fonction des murs et surtout.... Je ne sais pas si je suis à l'intérieur ou à l'extérieur.

 Un mur qui ne murmure plus son histoire !

        L'intérieur :

Que voir et que vois je ?

* D'abord un mur épais, très épais. J'ai la sensation que cela eut pu être le portail d'entrée.

* Puis, en me décalant, un pan de mur qui ressemble à une courtine.

* Dans ce royaume de la désolation, je tente d'avancer.

* Au loin, un autre pan de mur m'attend. Son épaisseur est moindre. Je pressens que ce sont les restes d'un bâtiment d'habitation modeste.

* Dans mon périple de recherche d'indice je croise la route d'un bâtiment "presque entier" (il ne lui manque que 2 murs, les étages et la toiture). La piètre qualité des pierres et la petite ouverture me font penser à un commun (entrepôt, grange ?).

* Un peu plus loin, le sol est jonché de petits murs, traces évidentes de salles.

 

La surprise

* Dans mon errance je tombe nez à nez (disons plutôt pierre à heaume) devant une cubique construction.

* Par sa fente j'espionne ses entrailles qui ne m'informent que peu sur le nombre d'étages.

* Mais en me penchant, j'ai un gros penchant pour ce cube.

* J'entre et je vois... Hoooo.. que c'est beau !

* Ne voulant point tout vous dévoiler, je vous laisse devant la porte de sortie.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, probable construction du château par un vassal de la seigneurie d'Uzès.

* En 1209, début de la croisade des Albigeois.

* En 1211, le château est confisqué au profit du Roi de France Philippe Auguste (voir liste). Mais l'administration des biens est inchangée.

* En 1383, le château est attaqué puis endommagé par les Tuchins descendus d'Auvergne.

* En 1635, le Baron (voir titre de noblesse) d'Agaliers se nomme : Jacob de Rossel.

* En 1877, bien qu'en ruine, plusieurs bâtiments du château sont clairement identifiables.

* En 1977, la foudre s'abat sur le site. L'état de ruine sera l'avenir de ce château fort.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible avec prudence. Le risque de glisser ou de recevoir une pierre est important. Soyez très prudent.

 

Avec beaucoup d'imagination , il est possible de voir le château comme à son origine

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 06:05

 

Département :  11 - AUDE

Voyez vous cette beauté médiévale ?

 
Le château :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

  La commune d'Auriac est située à 50km au Sud-Ouest de Narbonne, à 45km au Nord-Ouest de Perpignan, à 50km au Sud-Est de Carcassonne et à 25km au Nord-Est de Quillan (voir son château).

 

Coordonnées du château :

42° 55' 54" N 2° 29' 35" E
 42.93176402°  2.493034154°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

L'arrivée

* Heureusement que la route moderne passe près de la ruine, car si j'avais eu à marcher sur l'ancienne route médiévale, en contrebas, il m'aurait fallu grimper vers ce château des cimes.

* Le château est situé dans la haute vallée de l'Orbieu.

* Il est merveilleusement planté sur un rocher avancé dominant le petit ruisseau de Laurio.

* La surveillance de la vallée est aisée.

* La présence d'à-pics sur 3 faces (Nord, Est et Ouest) le rend facilement défendable. 

* Il paraît impossible de grimper par les falaises.

 Les remparts suivent le tracé cahotique du rocher

Première impression

* Vue de la route, la ruine parait très compacte.

* Un mur d'enceinte, haut et austère prouve sa construction du haut moyen âge.

 

J'avance

* Proche de l'actuelle route, un haut mur s'appuie sur les imposants rocher isolant ainsi le plateau.

* Ce mur est le vestige du premier rempart.

* Autre ressenti : Bien qu'il soit comblé par la route puis les habitations et l'église, je pressens qu'un fossé faisait le premier système défensif.

* Il devait être franchissable par un pont-levis. 

 

Le long rempart du château Quel curieux angle !

1 -  Un long mur posé sur le rocher, dont les pierres sont pauvrement taillées, de dimensions aléatoires et pourtant magnifiquement alignées.

2 - A un bout, un parement d'angle dont les pierres plus égales sont d'une autre provenance.

3 - A l'autre bout, l'angle liant les 2 murs est partiellement arrondi. Ses pierres ne s'intègrent pas parfaitement dans le mur de gauche.

Est ce un ajout ultérieur ?

Ou une réparation rapide ?

 

L'entrée... sans frapper

* Mon errance m'amène devant une cassure du mur.

* Un panneau m'informe que danger il y a.

* Je baisse la visière de mon heaume, je mets mes gants en fer.

* Avec précaution, j'avance vers l'inconnu.

 

     L'intérieur :

Rapide visite

* En pénétrant dans le château par une porte disparue aujourd'hui, je découvre :

- Un bâtiment d'habitation à l'Est,

- Un donjon au Nord entouré par une chemise,

- Une citerne à l'Ouest,

- Des bâtiments annexes (que je ne commenterai pas par manque d'information).

 Voyez vous toutes les beautés construites ?

Quelques détails

*  Avant d'aborder les nombreux bâtiments "presque" intacts, je souhaite vous montrer les multiples détails qui jalonnent l'errance d'un voyageur du temps :

  - Un mur du rempart coté ravin.

  - Un vestige de tour ronde.

  - Des salles voûtées.

  - Des pierres en encorbellement ayant soutenues les poutres d'un plafond.

  - Les restes d'une tour défensive à moins que ce soit une tour escalier.

Qu'en pensez vous ?

 

Ma sensation

* Une vision rapide du château peut faire penser à un ouvrage médiéval.

* Pourtant, de nombreux détails montrent que si le site est féodal, le château a été modifié fortement.

* Il ne reste à l'intérieur que peu de bâtiments antérieurs au 14ème siècle (mais ceci n'est que mon point de vue).

*  Dans le pays cathare, il y a de nombreux sites dont le château original a été partiellement détruits (croisade contre les Albigeois) puis réaménagés par le nouveau propriétaire ou sur ordre du Roi lorsque le château fut frontière (Termes par exemple).

* Cette ruine me fait penser au château de Saissac, (mais hélas pour elle et tant mieux pour moi, la ruine d'Auriac n'est pas sur un axe touristique important. Elle ne bénéficie pas d'un "ravalement". Cela donne une charmante ruine à découvrir comme un détective).

 Voyez vous le luxe dans cet imposant logis ?

Le donjon

* Il est entouré d'une chemise de 1 mètre d'épaisseur, réalisée par de belles pierres ajustées en grès.

* Par contre, la partie médiane est sommairement réalisée.

Est ce un renforcement tardif ?

Ou une réparation sans "finance" ?

* Ma documentation affirme qu l'on pénétrait dans le donjon à l'Est par une porte à 3 mètres de haut (c'est une défense classique pour ce type de tour maîtresse).

 

La citerne (décrite par ma documentation)

* Elle est appuyée sur la courtine et mesure approximativement 1,50m x 2,50m.

* A sa base, il y a les restes d'un mur d'une habitation ou d'un garde manger.

 

La tour escalier

* Au Nord du logis, une petite tourelle s'accroche encore avec des amorces de marches.

* C'est l'escalier desservant les étages.

* Curieusement, les pierres et la technique de construction suivant les étages ne semblent pas identique.

Est ce la preuve que l'étage supérieur est plus tardif ?

 Cette fenêtre sera-t-elle ici pour l'éternité ?

Le logis principal

* Il est vaste (30m x 10m) et devait comporter 2 étages, en plus du rez-de-chaussée.

* Il est hélas très ruiné et envahi par la végétation.

* Le plan le plus bas ne comporte que 2 petites ouvertures :

- 1 archère assez primitive,

- 1 "arquebusière" assez petite en grés.

* Le 1er étage devait être le logis, en témoigne à l'Est les 4 grandes baies  plein cintre qui tiennent miraculeusement en équilibre.

Pour combien de temps encore ?

* Sur le mur Ouest, je distingue (ou plutôt le devine) les fondations d'une grande cheminée.

* Au 2ème étage, il est difficile de comprendre l'architecture, trop les pierres manquent. Il semble que le coté Ouest possédait des fenêtres.

* Mon imaginatoin croit voir des tuiles en équilibre.

Est ce une élévation très tardive ? 

* Quelques (mais vraiment peu) éléments décoratifs sont visibles aux étages. Ceci est bien un château de seigneur et non une forteresse pour soldats.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château : 

* En 1028, le castellum d'Auriag est donné aux frères d'Auriac au profit du Vicomte (voir titre de noblesse)  Bernard Aton III Trencavel.

* En 1067, Raimondus Ameli et Bertrandus font hommage au Comte Raymond de Barcelone. Malgré cela, le château appartient toujours à la maison de Carcassonne.

* En 1070 (ou 71 ?), Rangarde Comtesse de Carcassonne vend définitivement ses droits sur le domaine d'Auriag à Raimondus Comte de Barcelone (H.G.L., tome II, Preuve CCXXIII et cartulaire de Foix). La paroisse du village dépend toujours de l'archevêché de Carcassonne.

* En 1107, bulle du pape Paschal II, datée de Privas, confirmant l'archevêque de Narbonne possesseur des terres d'Auriac (Mahul, tome 3, page 371 et Histoire Générale de Languedoc, tome II, Preuves CCCXLVIII, col. 372)

* En 1121, Bernard Aton IV, Vicomte de Carcassonne, rend hommage à l'évêque pour les terres d'Auriag jusqu'au Termenes (territoire proche de Perpignan).

* En 1124, Pierre Raimond d'Auriac, cautionne Raimond de Durfort, pour la paix et trêve conclue avec Bernard Aton IV, Vicomte de Carcassonne (H.G.L., Preuve CCCXCVII, tome II, col. 428 et archives du château de Foix).

* En 1125, Petrus Raimondis d'Aurig après avoir été un seigneur rebelle, fait sa soumission au Vicomte Bernard Aton IV.

* En 1173, le site est possession de la famille de Termes (voir leur château).

* Vers 1211, après la croisade des Albigeois, le château semble être en possession d'un seigneur "du nord" (peut être De Lévis ?).

* En 1227,  l'archevêque de Narbonne écrit une lettre de protestation sur les possessions abusives des "seigneurs des croisades". Il revendique entre autre, les terres d'Auriac.

* Au début du 15ème siècle, il semble que le château soit remanié.

* Au 16ème siècle, les bâtiments intérieurs sont modifiés pour plus de confort. Grandes fenêtres et escaliers en tourelles sont réalisés. Quelques archères sont modifiées pour l'utilisation des armes à feu.

* A la fin du 17ème siècle, il semble que des aménagements architecturaux améliorent encore la vie dans les bâtiments d'habitation.

* Vers le 18ème siècle, le château est abandonné.

* En 1849, la château d'Auriac appartient à Monsieur Laffont de Donos.

* En 1859 Laffont de Donos vend le château à Monsieur Casimir Ducros de Castres par adjudication judiciaire (Mahul, tome 3, page 374).

* En 1948, la ruine est inscrite aux monuments historiques.

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite en respectant les propriétés privées. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser est important. Le site étant peu consolidés, veuillez être très prudents durant votre découverte..

 

Après tant de beautés, mes yeux déforment la réalité

 

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 05:30

 

Département :  11 - AUDE Posé sur son éperon rocheux, la ruine admire le paysage

 

Le bourg :    (--> le voir sur une carte

    La commune de Saissac est située à 75km au Sud-Est de Toulouse, à 25km au Nord-Ouest de Carcassonne et à 25km au Nord-Est de Castelnaudary.

 

Coordonnées du château :

43° 21' 28" N 2° 10' 4.8" E
 43.357786466°  2.168002725°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

* Sur une terrasse face à la plaine de Carcassonne et aux collines de la Malepère, dominant le ravin de la Vernassonne, apparaît une imposante bâtisse.
* Le site est certes quelque peu en ruine, mais il offre une multitude de bâtiments identifiables.

 

1ère analyse

* L'ensemble de la construction est réalisé en schiste avec certaines parties (corniches, corbeaux...) en granit. 

 Bien qu'arasée, les tours montrent encore plusieurs systèmes défensifs

L'enceinte

* Cette enceinte forme un quadrilatère irrégulier de 135 mètres de long (axe Nord-Sud) sur 35 mètres de large sur la face Nord et 25 sur la face Sud : Voir le plan.

* Elle est flanquée de tours rondes et d'échauguettes comportant des couleuvrines, bouche à feu, canonnières, etc…

* Excepté le crénelage et les mâchicoulis (voir vocabulaire) disparus, tous les systèmes défensifs sur 4 siècles sont visibles.

 

L'entrée

* A l'époque médiévale, un fossé limitant l'accès au site.

* Le classique mais efficace pont-levis protégeait l'entrée.

* En notre siècle, un pont fixe accueille les visiteurs.

 

     L'intérieur :

La première terrasse

* Dans la première terrasse apparaît en face le donjon.
* Sur la gauche (coté Est) un corps de logis est identifiable.

 

Le donjon

Bien qu'il soit très ruiné, le fantôme du donjon est toujours aussi impressionnant* Le château étant protégé naturellement par un ravin sur 3 cotés, la face Nord est renforcée par un donjon de 20 mètres de haut.

* De forme est polygonale, il daterait du 13ème siècle.

* Durant les 3 siècles suivants, les seigneurs ont consolidé les murs puis ont donné un peu de confort à ce vieil habitat.

* Dans les salles basses, quelques trous de canonnières ou pour arquebuses montrent l'évolution militaire de cette forteresse à partir du 15ème siècle, lors de l'invention des armes à poudre.

 

La deuxième terrasse

* A l'Ouest, une poterne avec rampe permet l'accès à cette terrasse.

* A l'Est un corps de logis du 15ème siècle comporte 4 étages.

 

La troisième terrasse

* C'est la plus récente.

* A l'Ouest, casemate et réduits sont accolés à l'enceinte, protégés par 2 tours d'angle comportant des fentes pour arme à feu.

* Leur construction et leur architecture les rendent plus "primitives" que les imposantes tours Sud décrite plus haut, pourtant, elles sont postérieures.

Encore une "énigme".

 

Conclusion

* Les ruines du château de Saissac ne sont hélas pas Cathare.

* Ce sont celles du château construit probablement au 14ème siècle par les architectes royaux après la croisade des Albigeois.

* Puis au 16ème siècle, les nouveaux propriétaires ont donné un peu de confort.

* L'emplacement exact de l'ancien château est inconnu mais il n'est pas interdit de penser qu'une plus ancienne construction existait déjà à la place du château actuel.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du village et du château :

* Vers l’An 950, le pape Agapet II envoie une bulle à une villa nommée “Saniaco”. Cette villa se trouvant dans un petit village dont un certain Saxius lui avait donné son nom.

* En 958, Saissac est le chef-lieu d'une viguerie dite de Saissaguès.

* En 960, Saissac est légué par l'évêque de Toulouse à Roger Ier le Vieux, Comte (voir titre de noblesse) de Carcassonne. Un castrum est cité.

* Vers l’an 1000 une fortification actuellement nommée la "Tour Grosse" est édifiée.

* En 1070, le premier seigneur de Saissac, Hugues renforce le château en élevant un puissant donjon, et fait creuser de profondes tranchées. Il renforce les murs exposés aux éventuelles attaques et fait construire plusieurs murs d’enceinte.

* Au 11ème siècle, le château est inféodé à une branche cadette des Comtes de Foix (voir leur château). C'est la création du lignage des Saissac.

* A la fin du 11ème siècle, le lieu appartient à Bertrand de Saissac.

* En 1194, Bertrand est désigné tuteur du jeune Raymond Roger Trencavel, héritier de la Vcomté de Carcassonne, à peine âgé de neuf ans.

* En 1209, début de la terrible croisade des Albigeois.

* En 1229, malgré la stature et la forte personnalité de ce seigneur, Saissac est pris par les croisés commandés par Bouchard de Marly.

* En 1231, le château est donné à un autre compagnon de Simon de Montfort, Lambert de Thury.

* En 1240, lors de la "reconquête", Jourdain de Saissac récupère ses biens.

* En 1242, il les perd à nouveau et définitivement.

* En 1325, Saissac entre dans le patrimoine de la famille des Lévis, nouveaux seigneurs de Mirepoix.

*  En 1331, Saissac devient possession de la famille de l'Isle-Jourdain.

* Vers 1412, le château change encore de propriétaire, avec la famille Caraman. Puis entre en possession de la famille Bernuy, riche marchand.

* En 1565, les bâtiments sont adaptés à l'utilisation de l'artillerie. il s'agit probablement de l'œuvre de Gui de Castelnau, Baron de Clermont-Lodève et sénéchal de Toulouse.

* En 1568, les protestants envahissent la ville et la pillent. La forteresse résiste.

* En 1580, nouvelle attaque des protestants, toujours infructueuse.

* En 1604, le roi Henri IV (voir liste des rois) érige Saissac en Marquisat.

* En 1715, ce marquisat appartient à la famille Luyne qui ne réside pas dans ce château.

* Vers 1792, avec la révolution, le château est vendu comme bien national. Il sert de carrière de pierres.

* En 1862, le mythe du trésor des Cathares lui vaut d'être dégradé (parfois à l'explosif) par des chercheurs de richesse. Cette "chasse au trésor" est infructueuse.

Curieusement, 120 ans plus tard, un "trésor" de pièces Capétiennes est trouvé dans la ville durant des travaux de construction immobilière.

* En 1920, Henri Dupuis-Mazuel, écrivain et cinéaste, achète le château.

* En 1926, les ruines du château sont inscrites aux Monuments Historiques.

* En 1994, ses héritiers cèdent les ruines à la commune de Saissac.

* Au 21ème siècle, des travaux importants sont entrepris pour redonner vie à ce fabuleux château. La visite libre est payante. Renseignez vous sur les horaires.

 

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 06:09

 

La découverte de l'extérieur du château est ici

 

 Point de pont levis en cette belle enrée de pierre

Département 30 - GARD

 

 

Le château : 

        L'intérieur :

Une entrée fortifiée

* Avec précaution, je passe la porte.

* Cette entrée ressemble à un tunnel ce qui me fait imaginer :

  - Une salle au dessus avec un assommoir,

  - Peut être une salle sur les cotés avec fente de tir.

* Ce tunnel est une nasse.

Voyez vous au fond ?

* Un mur avec fentes de tir pour arme à feu a été ajouté après le 15ème siècle.

* Avec précaution et lenteur, je me retourne pour voir.....

 Voyez vous toutes les "maisons" ?

Il y a des murs partout !

* Je ne m'attendais pas à un tel spectacle.

* Il reste des pans de mur perpendiculaires aux remparts.

* Il m'est impossible de définir la fonction des pièces car il n'y a ni mangeoir, ni cheminée, ni niche (nunuche je suis).

* Par contre, certaines possèdent une ouverture que je pressens être pour la défense.

* En approchant, ma supputation se vérifie.

 

Un site défensif

* Après avoir longuement observé les "enclos" (ou les pièces), je prends un peu de recul.

Voyez vous cette merveille ?

* Le mur épais possède des trous de boulin (voir vocabulaire) pour le plafond de la salle basse.

* Au dessus, les multiples trous soutenaient le chemin de ronde.

Avez vous remarqué le nombre important de fentes de tir ?

 Quelques rideaux aux fenêtres, un cadre au mur et hop... voila un site habitable

Des habitats de confort

* Dans mon errance, je remarque des "enclos" pourvus de grandes ouvertures rectangulaires.

* Je pressens que ce furent des fenêtres.

* Lentement, je commence à comprendre l'architecture de ce site.

 

Des salles voûtées

* Lentement, je m'approche de ces vestiges ayant été habités.

* Je remarque sur la droite ce qui semble être un escalier droit. Mais il est important dans un site ruiné de ne pas faire de conclusion hâtive.

* Puis, sur sa gauche, des vestiges de salles voûtés.

* L'ouverture dans le mur du fond n'est point une archère. C'est un puits de lumière.

* Ces salles avaient certainement la fonction de cave ou réserve de nourriture.

* Quelques mètres plus loin, une autre salle voûtée possède un revêtement intérieur "argileux". Je pressens que ce fut la citerne.

* Comme je l'écrivais plus haut, lentement, je commence à comprendre l'architecture de ce siteLe donjon est (presque) aussi beau qu'au premiers jours

 

Est ce de même pour vous ?

 

Le donjon

* Point de château sans tour maîtresse.

* Elle a une forme carrée.

* Ses dimensions ne la rendent pas habitable. Pourtant, elle permet à plusieurs "soldats" de s'y réfugier et de se défendre.

* Elle semble positionnée du coté le plus sensible à une attaque.

* Elle protège aussi le sas d'entrée.

* Le sommet, bien qu'arasé, possède les vestiges de constructions en encorbellement.

* Quelques fentes de tir sont encore visibles à plusieurs étages.

* S'ouvrant sur l'esplanade intérieure, la porte en plein cintre à grands claveaux possède un tympan monolithique.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle (?), une fortification est construite.

* En 1243, le site est possession de Pierre Bernard de Sauve.

- Nota : Il est possible que Pierre Bernard s'orthographie Pierre Bermond, le reliant ainsi à la maison d'Anduze (à vérifier).

* En 1307, l'Hôpital du Puy en Velay cède les terres de Fressac à l'évêché en échange d'une rente.

* Au 16ème siècle, l'évêque vend le site à Jean de la Nogarède seigneur de la Garde.

- Nota : Je n'ai pas pu définir si c'est Jean Ier ou son fils Jean II.

* Au 16ème siècle, durant les guerres de Religion, le château est gardé par une vingtaine de soldats.

* A la fin du 17ème ou au début du 18ème siècle, les Camisards attaquent le château.

* En 1808, Joseph de Cadolle vend le site à Simon Verdelhan.

* A la fin du 20ème siècle, la famille Verdelhan cède le site à la commune de Fressac.

* En 1992, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible sous votre responsabilité. Le site n'étant pas sécurisé, le risque de recevoir une pierre ou de tomber dans une salle basse existe. Soyez très prudents.

 

Sont ce les fleurs plantées par les damoiselles du château il y a 7 siècles ?

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