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Ombre et lumière

4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 06:34

 

Département 30 - GARD

  Mon graal de ce jour est au sommet de la colline

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint-Hilaire-d'Ozilhan est située à 30km au Nord-Est de Nîmes, à 25km au Sud de Bagnols sur Cèze et à 15km Est-Sud-Est d'Uzès.

 

     Coordonnées du château :

43° 58' 34" N 4° 35' 51" E
 43.97627159°  4.597697854°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Il est là bas

* A un kilomètre au Nord-Est du bourg, une verte petite colline porte les stigmates d'un ancêtres médiéval.

* Sur la carte, le site est nommé : Le Castelas.

* Je descends de mon destrier pour marcher sur l'odorant sentier.

* Sur la droite j'aperçois un long mur de pierres ressemblant à un rempart.

* Le sentier m'emportant sur la gauche, je le suis en espérant m'approcher de ce magnifique vestige défensif.

 Est ce un menhir, par Toutatis ?

Une tour pointue

* Je suis toujours fasciné par les ruines, car elles offrent des vestiges aux formes différentes faisant travailler l'imaginaire.

Que voyez vous ici ?

* Avant de conclure de façon hâtive, je vais tenter une analyse (Freudienne ?).

 

L'analyse rapide

* La construction a une forme arrondie. Cela peut être un moulin ou une tour ou un pigeonnier.

* Etant arasée, il est impossible de deviner ni voir une crénelage ou un mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Le diamètre de la tour semble faible. J'exclu l'hypothèse d'un moulin.

* En contournant le vestige, je vois qu'il est "accroché" (à sa base) à un mur.

* De plus l'épaisseur de la paroi est importante.

* J'élimine la théorie du pigeonnier et j'ose affirmer (sans avoir réalisé un véritable travail d'archéologue) que je suis en face d'une tour d'angle

Est ce celle du rempart ou du château habitable ?

* J'opte pour le deuxième solution car la "tour" est loin de la pente, donc loin du rempart extérieur.

 Pierre, tu es énigmatique !

Le rempart

* Je vous avais promis de rejoindre le rempart.

Promesse tenue.

* Le mur est si arasé qu'il est difficile d'en tirer quelques enseignements. N'étant point habilité à faire des fouilles, je me contente d'une observation rapide.

* Le rempart est épais. Il est construit de pierres correctement tallées et jointives.

* Classiquement, le remblai est composé des restes de pierre taillée et des cailloux ramassés sur le terrain.

* Sur les quelques mètres encore visibles, je ne constate aucun système défensif.

* Je suis étonné de ne point voir de tour.

 

        L'intérieur :

L'analyse 

* En entrant, je vois..... heu....

* Un petit morceau du rempart du château avec, une archère droite

Magnifique n'est il pas !

* Avec un peu d'attention, mon jugement diffère. Je doute que ce trou soit une archère.... Mais j'ai l'imagination fertile.

 

L'immensité

* L'infini (ou presque) que je ressens au centre de ce château fort est du :

* A la surface du site castral (certes dénudé de ses bâtiments, mais rempli de vert).

* A la vue sans obstacle entourant la colline.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle (?), construction d'un château fortifié.

* En 1441, le roi Charles VII (voir liste) autorise les habitants à utiliser les pierres du vieux château médiéval pour construire le château de plaine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible en étant très prudent. Je risque de recevoir une pierre ou de glisser est important.

 

Les collines sont magnifiques

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châteaux du Gard

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:07

 

Département 30 - GARD

  Chantez avec moi : "Là haut sur la montagne, il y a un beau château"

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Molières sur Cèze est située à 60km au Sud-Ouest de Montélimar, à 40km au Nord-Ouest de Bagnols sur Cèze et à 18km au Nord-Est d'Alès.

 

     Coordonnées du château :

44° 15' 56" N 4° 10' 23" E
 44.265601237°  4.1730853915°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte de loin

* A 1km au Nord-Est de la commune, sur une colline boisée, apparaît une grise construction "presque" neuve.

* La position est idéale pour voir (surveillance des vallées) et être vu (marquer un territoire).

* Avec ses angles droits, le bâtiment ne ressemble pas à un château fort du 14ème siècle.

* Curieusement, la vision de loi me fait penser à un immense cube.

* C'est avec toutes mes interrogations et supputations que je grimpe l'agréable sentier odorant.

 Sont ce des amoncellements de cubes ?

A ses pieds

* Trente minutes plus tard, en arrivant proche de la construction, plusieurs informations me sont données :

- La construction est une ruine.

- Une association de sauvegarde tente de le faire revivre.

- Je vais découvrir une forteresse médiévale (un panneau l'affirme).

- Le site est décrit comme l'un des plus vastes châteaux féodaux des Cévennes.

- L'entrée est payante.

 

Premiers ressentis

* Ce château est composé de blocs cubiques imbriqués.

* Il est construit sur le rocher et parfois se "marie" avec lui.

* Les ruptures de terrains l'isolent sur plusieurs cotés.

* Quelle chance, certaines parois sont effondrées permettant de voir ses entrailles sans entrer.

* Ainsi, il est possible d'admirer de magnifiques salles voûtées, ses parements, ses fantômes de portes et fenêtres.

Avez vous remarqué des systèmes défensifs ?

* Je suis étonné de l'absence de canonnières pour un château toujours habité au 15ème siècle.

* Conclusion :

- Ces blocs de bâtiments possèdent trop d'angle mort, trop de courtines droites pour avoir été une forteresse imprenable.

- Ce devait être un symbole plus qu'un château défensif.

 La diversité des pierres m'informe que le château a souffert

        L'intérieur :

Avant propos

* Comme vous le savez, je ne livre que peu d'informations sur les châteaux payants.

* Mon but est de vous titiller pour que vous soyez "obligés" de vous y rendre.

* Mais j'ai une autre raison d'être avare de détails : Cette ruine est mystérieuse, énigmatique par son architecture.

* J'avoue ne pas l'avoir complètement comprise.

* Je vais donc vous montrer mon ressenti de doutes, sans vous donner des explications.

 

Une entrée

* Un long mur comporte des fentes verticales (archères primitives ?) et sous le toit des ouvertures ressemblant à un crénelage couvert.

* Au bout, une porte ressemblant à un châtelet. Je la franchi.

* Derrière, il y a un "cube", c'est à dire un bâtiment anguleux dont la fonction m'interpelle.

* Des étages se devinent, des fenêtres s'imaginent, des placards se soupçonnent.

 Jeux : Veuillez trouver un morceau qui ne soit pas en angle droit ?

Des surprises

* Soudain apparaît un.... heu.... bâtiment cubique et haut !

* En réalité il y en a deux et..... en équerre (évidemment).

* Je pressens que l'architecte de ce château avait oublié son compas. Comme il ne lui restait que son équerre, il en a abusée.

* La tour possède une ouverture horizontale que je pressens être une primitave canonnière

La voyez vous à l'étage inférieur de la fenêtre ?

* Puis à l'étage au dessus de la fenêtre, je remarque 2 ouvertures verticales. Il m'est difficile de choisir entre :

- Puits de lumière (je doute).

- Archère primitive (peut être).

- Fente de tir pour arme à feu (certainement).

* Je me décale sur la droite.

* La profondeur de la tour m'impressionne. C'est un vrai bâtiment.

Voyez vous la surprise dans l'angle ?

* Evidemment, la construction en encorbellement porte : Les latrines.

Voyez vous au dessus des latrines ?

* La fente entre les deux bâtiments m'informe qu'ils n'ont point été construits en même temps.

 C'est un festival... d'escaliers !

L'ai je bien descendu ?

* Bien que je ne sois pas au festival de Cannes durant la montée des marches, je pressens que je vais être une vedette avec tous les escaliers.

* Comme des pans de murs sont tombés, les marches m'invitent... à la marche.

* A l'intérieur, c'est aussi l'angle droit qui prédomine. Point d'escalier en colimaçon.

* Il y a même des escaliers aménagés dans les murs.

 

Je suis enfin à l'air libre

* Toutes ses marches, tous ses angles, toutes ses pierres grises m'ont enfermé dans un labyrinthe magnifique de salles.

* Il y a même une vaste citerne dont les historiens osent affirmer que 200 soldats pouvaient subir un siège sans manquer d'eau.

* Il ne faut pas oublier que cette forteresse est immense.

* Je sors pour voir.... la verdure.

* En ces verts "paturages" ruines (anguleuse bien sur) il y a.

* Trou de boulin (pour des poutres), pierres alignées (même si leurs dimensions diffèrent) prouvent que ces vestiges étaient de grands bâtiments de plusieurs étages.

* Certains bâtiments possèdent des consoles pour d'imposantes poutres.

 

Un gros cube !

Plus haut trône solitaire un cube que je pressens puissant.

* Il semble posséder plusieurs fentes verticales.

* Je devine sa fonction.

L'avez vous trouvée ?

* Un angle possède les vestiges d'une échauguette.

* Je ne vous en montre pas plus... excepté ce dont je raffole : Des latrines en encorbellement.

 

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, construction d'un premier château en surplomb de la vallée de la Cèze.

* En 1120, le château (nommé Castrum de Monte Aleno) et son propriétaire sont "vassaux" du seigneur de Portes.

* En 1180, Arnaud Bérad est cité comme seigneur de Montalet, Saint Ambroix, Poletières, Banassac ainsi que coseigneur d'Alès et de Génolhac.

* Au 13ème siècle, le château est indivis entre la famille Bérard et la famille Guilhafred. Le rempart est protégé par sept tours défensives.

* En 1419, un texte écrit en latin tardif (traduit par Gabrielle Thibout) décrit les différents méfaits de Berard, seigneur de Montalet vassale de Thibaud de Budos, seigneur de Portes. Après son emprisonnement, Bérad fait appel au jugement du Comte de Foix.

* Au 15ème siècle, la famille Bérard de Montalet abandonne la vieille forteresse pour un château plus confortable dans la plaine nommée : Potelières. Certains historiens pensent que cette famille, souvent en conflit avec son suzerain, préfère s'éloigner de la forteresse. D'autres pensent que le château de Montalet a été réquisitionné par le seigneur de Portes.

* En 1703, le château est détruit par la troupe de camisards commandée par Jean Cavalier.

* En 1985, une association de protection est créée. Après avoir dégagé les abords, ces bénévoles consolident cette magnifique forteresse.

* En 1997, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est payante. Veuillez vous renseigner sur les horaires et jours de visite.

 

Les montagnes à perte de vue !

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 06:05

 

Département 30 - GARDLa puissance Royale s'exprime dans cette tour médiévale

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Villeneuve lès Avignon est située à 55km au Nord-Ouest de Salon de Provence, à 40km au Nord-Est de Nîmes, à 30km à l'Est d'Uzès et à 20km au Sud d'Orange.

 

     Coordonnées de la tour :

43° 57' 30" N 4° 47' 50" E
 43.95839533°  4.79734003544°

 

 

La tour : 

        L'extérieur :

Un donjon solitaire

* Il y a bien longtemps, dans ma jeunesse (je vous rappelle que j'ai 800 ans) l'imposant donjon était intégré dans une forteresse.

* En "votre" siècle, la tour est seule sur sa butte.

* En voyant sa puissance, je vous laisse imaginer la construction imposante qu'avait fait construire le Roi Philippe le Bel.

* Je me dois de l'approcher et la toucher.

 Sont ce des boutons d'une maladie médiévale qui  décorent les parois ?

Première analyse 

* La tour est construite sur le rocher.

* Les pierres à bossage trahissent son siècle de naissance.

* Son parement d'angle est parfait. Cette tour est bien celle d'un grand du Royaume.

* De nombreuses fentes verticales hautes et fines garnissent les parois.

Sont ce des archères ?

* La réponse me sera certainement donnée en visitant ses entrailles.

* Au sommet, les mâchicoulis (voir vocabulaire) ainsi que les archères forment un duo efficace en cas d'attaque.

 

Deuxième analyse

* Aux pieds de la tour, je n'ai qu'un souhait : "Pourvu qu'un fantôme médiéval ne fasse point tomber un liquide bouillant depuis les mâchicoulis!".

* Par sécurité je regarde en haut.

* Je suis surpris par "la ligne droite" vers le sommet.

N'est point curieux ces pierres sans bossage ?

* En contournant le donjon, je crois comprendre l'ancienne fonction de "la ligne droite".

Pensez vous que cela fut des latrines ?

 

        L'intérieur :

L'angoisse dans l'entrée

* Après avoir donné quelques piastres à la damoiselle de l'accueil, j'entre dans un autre siècle.

* J'apprends qu'il y a 176 marches à gravir.

* J'ôte ma lourde armure Dauphinoise. C'est en pourpoint (et non à brûle pourpoint) que je commence l'ascension.

 

La première salle (propre !)

Avec quelques tapisseries, cette salle devient une aula magnifique !

* Je suis surpris par le calme de la pièce.

* Je ne suis point dans une salle pour soldats mais dans une magnifique pièce à vivre.

* Le plafond voûté d'ogives contribue à la sérénité du lieu.

* Les culs de lampe sont magnifiques.

 

 

* Les larges fenêtres amènent une douce lumière.

* Il suffit de s'asseoir sur les coussièges pour réaliser quelques travaux de couture ou d'écriture.

* Il y a la possibilité de "papoter" à plusieurs sur de longues coussièges dans l'épaisseur du mur.

Avez vous remarqué les fentes verticales ?

 

La deuxième salle (sale ?)

* Une exposition est en préparation dans la deuxième salle.

* Evidemment, elle paraît moins accueillante que sa consoeur.

* Pourtant, elle bénéficie des mêmes fenêtres à coussièges et des culs de lampe aux décors finement sculptés.

 Au Nord, je vois le Fort Saint André !

La terrasse

* Je suis sur la plateforme.

* Rapidement, je regarde dans une archère cruciforme si point d'ennemi arrive.

* Je vérifie en bas, si point de vils personnages tentent une approche.

* Puis, je décide de monter au sommet (du monde ?).

 

Quelle vue !

* Le choix de cet emplacement pour aménager une tour n'est pas du au hasard.

* Depuis le crénelage, le guetteur contrôlait la région sur 360°.

* La panorama est magnifique sur le fort Saint André, le Ventoux, le Rhône, Avignon et la cité des papes.

 

C'est la fin

* Il est tard, les nuages s'accumulent.

* Il me faut de suite redescendre puis trouver une taverne pour la nuit.

 

Le diaporama de la tour Philippe le Bel est ici.

 

 

Histoire de la tour :

* A la fin du 12ème siècle, une tour défensive est construite.

* En 1226, la primitive tour est détruite suite au siège mené par les troupes du Roi (voir titre de noblesse) Louis VIII.

* En 1293, début des travaux de construction d'une forteresse. Ainsi, le Roi de France Philippe le Bel (voir liste des Rois) souhaite montrer sa puissance aux Avignonnais et contrôler l'entrée du pont reliant les deux rives du Rhône.

* En 1307, le donjon composé d'un étage est achevé.

* Au 14ème siècle, un deuxième étage ainsi que la tourelle sont construits.

* En 1862, la tour est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante.

 

La puissante tour surveille la Cité des Papes

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 06:05

 

Département 11 - AUDE

 Ho, hisse... Que c'est haut vers le paradis des ruines !

Le château :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Padern est une petite commune située à 65km au Sud-Est de Carcassonne, à 30km au Nord-Ouest de Perpignan et à 5km au Nord-Est de Cucugnan (voir ce château) sur la route des châteaux Cathares entre Tuchan et Peyrepertuse.

  Coordonnées du château :

42° 52' 3.036" N 2° 39' 19.552" E
 42.86751°  2.655431°

 

      L'extérieur

La découverte

* Le château est posé sur un rocher escarpé.

* Il domine le village et surveille les gorges du Verdouble.

* En voyant l'impressionnante falaise, je me pose une question :

Est ce que je dois prendre mon équipement de montagne pour grimper ?

 

L'agréable montée

* Evidemment non.

* L'accès est facile par un petit chemin qui serpente au Sud.

* Je pressens déjà que dans l'ascension, je vais manger des mouches (tant la chaleur est lourde en ce mois de juin).

* Le château n'a pas du avoir de visiteurs depuis quelques jours, car des toiles d'araignée me chatouillent durant la marche entre les arbustes.

* En partie basse, je rencontre les ruines d'un premier rempart (flèche rouge)

* Après une petite ascension, le château m'apparaît.

 

J'ai une question

* La sensation est curieuse.

* Il est situé en hauteur comme une forteresse médiévale, il est donc rustique.

* Et pourtant, de grandes ouvertures et des murs peu épais l'entourent parfois. 

* La raison est simple : Au 17ème siècle, le château est aménagé dans un soucis de confort. Mais les bases médiévales sont conservées. 

   Torturée est la forme de ce château qui épouse en partie la falaise.

Le plan

* Pour mieux comprendre la visite, il est préférable de regarder le plan.

* La forme n'est pas conventionnelle.

* Elle est due à l'emplacement du château sur ce pog et aussi par certains aménagements de défense par armes à feu.

 

Première constatations

* A l’Ouest, le mur d’enceinte est d’une épaisseur imposante

* Curieusement, il est borgne dans sa première moitié. Aucune archère ou bouche à feu permet la défense.

Surprenant !

Est ce du à la consolidation du 20ème siècle ?

* A l’Est, en léger contrebas du château, un mur de faible épaisseur s’élève jusqu’à un passage entre deux vestiges de bâtiments.

* L’un est carré et l’autre est triangulaire avec des créneaux.

* L'entrée originale du château est au Sud (E sur le plan), à travers un mur aujourd'hui écroulé.

* Elle devait sûrement être précédée par une barbacane (voir glossaire).

 

      L'intérieur

La cour

* Pour entrer dans le château, il faut d'abord escalader des éboulis très nombreux.

* En franchissant une porte d’entrée "invisible" (repère E sur le plan), j'entre dans une cour (en vert sur le plan, repéré C).

Quelle curieuse sensation !

* Des murs solides sans fissure (sûrement dus à la rénovation du 20ème siècle) côtoient des éboulis au sol, au milieu d'herbes hautes et griffantes.

* L'ensemble étant sécurisé par une courtine avec créneaux reconstruits.

* Pour amplifier la sensation, des "fenêtres" immenses regardent des archères primitives.

* Jamais un château n'a été aussi confus pour moi.

Mais je me régale. Et vous ?

* En regardant le bâtiment central (en jaune sur le plan, repéré D), je comprends que je suis devant le donjon médiéval très remanié.

 

Il n'y a plus de princesse dans ce donjon... à cause du courant d'air je suppose ! Le donjon

* En revenant dans la cour, je décide d'explorer une ouverture à gauche du donjon.

* Il est précédé par un pan de mur arrondi qui est une tour-escalier desservant les 3 étages.

* Il subsiste les vestiges de quatre marches.

* A l'entrée du donjon, sur la droite, deux petites marches descendent vers un étrange orifice.

* Pas si étrange que cela car ce sont les vestiges des latrines bâties sur le vide.

* Le donjon n'est que le fantôme du bâtiment initial, la consolidation a lissé les détails.

* Mais, au fond du donjon, une surprise m'attend (sur le plan, repère V).

* Une porte, quelques marches et j'aboutis dans une pièce munie d’une ouverture rectangulaire de 1,10m sur 0,60 m donnant sur un précipice.

* C'est le vide-ordure. (oui, nos ancêtres jetaient les restes dans "le vide"). 

* Et en me penchant un peu plus, je découvre le vide... disons plutôt, la falaise.

Oups.... j'ai failli tombé.

 Ressentez vous la chaleur de la ruine proche de la cheminée ?

Le Logis

* En revenant dans la cour, je décide d'explorer un "couloir" sur la gauche du donjon (en bleu foncé sur le plan, repéré L).

* Ce n'est pas un simple couloir mais le logis de la famille Vic construit à la fin du 16ème siècle sur la façade Ouest.

* En entrant, sur la gauche, je vois une grande niche soutenue par un arc de décharge.

* Evidemment, vous avez reconnu un évier, avec écoulement de l'eau dans le vide (cela devient une habitude de tout jeter !).

* Juste à coté, à droite, je pressens l'existence d'une cheminée.

Cette pièce était elle la cuisine ?

* Un peu plus loin, une archère très primitive surprend.

* La sensation que j'avais en arrivant dans cette ruine continue.

* Voila un château qui n'a jamais réussi à évoluer "correctement".

C'est très curieux. 

 

Les "communs" (?)

* Au fond (en bleu clair sur le plan), je découvre une pièce qui devait être sombre par manque d'ouverture.

* Avec son sol non aplani, j'imagine que cela devait être les communs et la réserve de nourriture. Mais ce n'est que supposition de ma part.

* Je suis surpris de ne pas voir de corbeau ou de retrait du mur pour soutenir les poutres des planchers aux étages.

Quelle curieuse ruine !

  Elle parait entière (pour une ruine bien sur) mais de nombreux détails manquent.

 

C'est fini

* Il me faut repartir vers une autre croisade (pacifique car point Simon de Montfort je suis).

* Avant de quitter cette curieuse ruine, j'admire le paysage Audois.

* Ce n'est pas à Versailles que je verrais un tel spectacle de la nature.

Comprenez vous maintenant le plaisir

que j'ai à découvrir des ruines médiévales ?

 

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au Ier siècle, à l'époque romaine, exploitation de minerai de cuivre.

* En 899, le roi "Charles le Simple" donne le territoire de Padern à l'abbaye de Lagrasse (qui en sera propriétaire jusqu'en 1579. Longévité de propriété très rare dans cette époque troublée).

* En 1024, l'abbaye de Lagrasse chasse un certain Ginabert qui occupe injustement le lieu (je n'ai pas pu identifié quel lieu).

* En 1026, une motte est mentionnée pour la première fois.

* Vers 1165, une "forcia" (fortification secondaire) est signalée.

* En 1209, début de  la croisade contre les Albigeois.

* En 1210 (?), le château est pris par les troupes de Simon de Montfort.

* En 1211 (?), Alain de Roucy, lieutenant de Simon de Montfort, devient "propriétaire" du château.

* Vers 1216 (?),  le château est l’objet d’un litige entre l'héritier de Alain de Roucy, seigneur de Termes  et  l’Abbaye de Lagrasse. (Ce seigneur Nordiste jouit de tous les impôts et taxes qui aboutissait auparavant dans les caisses de l'abbaye "catholique").

* Vers 1246 (?), Chabert de Barbeira, seigneur faidit de Quéribus, le reprend par la force.

* En 1248, le roi Louis IX (voir liste des rois) ordonne au Sénéchal de Carcassonne de restituer le château à l'abbaye de Lagrasse.

* En 1283, après transaction avec les procureurs du roi de France, puis contre paiement, l’abbaye de Lagrasse récupère la forteresse.

* En 1579, la seigneurie de Padern est confiée à Jean-Pierre Vic capitaine de Termes et originaire de Girona en Catalogne. Il s'y installe et reconstruit le château en lui conservant son caractère fortifié et féodal en raison de l'insécurité qui règne dans la région.

* Durant le 17ème siècle, l'abbaye intente de nombreux procès contre la famille de Vic pour récupérer le château.

* En 1706. Blaise II de Vic le revend à l’abbaye de Lagrasse.

* En 1713, la carte de Roussel, recensant les fortifications, identifie "le château" comme une ruine.

* En 1790, il est abandonné. Comme souvent à la révolution Française, les pierres sont pillées, et l'état de ruine est l'avenir de ces bâtiments.

* Au 20ème siècle, des travaux "rapides" de consolidation sont réalisés.

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas nul. Soyez très prudents.

 

Le panorama est le magnifique cadeau d'une ruine médiévale

 

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 06:10

 

Département 30 - GARD

  Voyez vous la beauté sur la colline ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint-Hippolyte-du-Fort est située à 40km au Nord de Montpellier, à 30km au Sud-Ouest d'Alès et à 12km à l'Est de Granges.

 

     Coordonnées du château :

43° 57' 03" N 3° 50' 41" E
 43.950891685°  3.8446649909°

 

Le château : 

        L'extérieur :

Quel est son nom ?

* A moins de 2km au Sud-Ouest de Saint-Hippolyte-du-Fort, une verte colline porte des pierres construites.

* Curieusement, cette construction médiévale porte différents noms :

- Le Castellas,

- Le vieux château,

- Roquefourcade,

- Le château de Saint-Hippolyte-le-Vieux.

* Qu'importe son patronyme, je me dois de le découvrir par une ascension facile sur un chemin bien tracé.

 Un rempart épais avec archère défensive

La découverte

* A 200 mètres d'altitude, un vestige apparaît.

* Je dois contourner les arbres pour tomber nez à nez devant un rempart.

* Bien qu'il soit très arasé, le mur montre encore son épaisseur et surtout ses archères droites.

* Avec précaution, j'entre dans la place.

 

        L'intérieur :

Des surprises

* L'intérieur de l'archère droite, avec son faible ébrasement, m'informe que le système défensif date du 12ème siècle et n'a pas évolué.

* Quelques mètres plus loin je vois un curieux rocher taillé.

* Je prends un peu de recul pour comprendre.

Vais je faire carrière... en ce lieu ?

* Je pressens que ceci fut une carrière de pierres.

* Il est très possible que ce "cube" ait été utilisé comme réserve, écurie ou autre commun.

 Que voyez vous en cet amas de pierres construites ?

Curieux vestiges !

* Au sol les pierres s'amoncellent. La plupart ne sont point taillées, mais nombre d'entre elles sont dégrossies.

* Au sommet de la butte, un imposant mur apparaît.

* Il a une forme polygonale imparfaite.

* Il est constitué de pierres de dimensions différentes mais de la même provenance.

* Ce mur entoure un rocher taillé.

* Ce que je supposais être un rocher semble être un donjon.

* Ses pierres sont jointives et presque symétriques.

 

Enigmes

* Lentement j'approche ce vestige d'un autre temps quand soudain, mon oeil est arrêté par cette entaille.

Est ce une banquette (voir vocabulaire) ?

* Je continue ma marche d'approche quand je suis à nouveau interpellé.

Sont ce des marches ou un support de poutre ?

* Devant tant d'énigmes et de surprises, je décide de me reposer. Tout en dégustant une juteuse pêche, j'admire le paysage.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du site fortifiée.

* Vers le 13ème siècle, il semblerait que le manque d'eau et les attaques des Grandes Compagnies aient causé l'abandon de ce site (à vérifier).

* Au 17ème siècle, Sur l'ordre de son Roi (voir liste), Sébastien Le Prestre faut construire une fortification à Saint-Hippolyte-du-Fort.

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite en respectant les vieux murs et la propriété privée. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser existe. Soyez prudents.

* Il est possible d'admirer les vestiges des fortifications de Vauban dans le bourg.

 

Le panorama est le trésor des ruines castrales

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 06:55

 

 

Pour découvrir l'extérieur, cliquez ici

 

 

 Depuis le sommet du donjon, je surveille l'entrée fortifiée      L'intérieur : (suite et fin)

Je vois tout !

* Depuis le sommet du donjon j'imagine que le stratège du château pouvait tout contrôler, l'avant comme l'arrière.

* Ainsi il aurait pu dire : "Père garder vous à droite. Père, gardez vous à gauche !"... Oups, je confonds les batailles.

 

 

Le panorama

* Après avoir rêver au combat médiéval, je me repose de mes efforts en admirant le panorama sur les collines arides puis sur les étendues cultivées.

* Hélas, le soir tombe, le château va fermer, je dois redescendre par l'escalier en colimaçon.

 

 

Le diaporama du château est visible ICI.

 

 

Histoire du château

* Au début du 12ème siècle (à vérifier), construction (possible) d'un petit château.

* En 1152, suite à un hommage des seigneurs des pays de Sault et de Kercorb au Vicomte (voir titre de noblesse) de Carcassonne, le château de Puivert est "cité" (à vérifier).

* A partir de 1170, Bernard de Congost et sa femme Alpaïs (soeur de Raymond de Pereille, seigneur de Montségur) organisent des concours de poésie au château.

* En cette fin du 12ème siècle, de nombreux personnages importants assistent aux dictions de fabliaux et de nouvelles. Certains historiens citent Aliénor d'Aquitaine, Henri II d'Angleterre, le Vicomte de Narbonne, etc...

* En 1208, Alpaïs décède après avoir reçu le consolament : Baptême des mourants dans la religion Cathare.

* En 1209, début de la Croisade des Albigeois.

* En 1210, après leurs victoires à Arques (voir son château) puis Coustaussa (voir son château), l'armée Royale commandée par Thomas Pons de Bruyères le Chatel arrive devant Puivert. Le château résiste à un siège de 3 jours, mais doit capituler. Le château  donné à un des fidèles lieutenants  de Simons de Montfort : Lambert de Thury (il a déjà acquis les titres de Seigneur de Limoux et Sénéchal de Beaucaire).

* En 1221, la famille Congost récupère sa seigneurie et le château de Puivert. Leur attachement à la cause Cathare n'a pas été ébranlé.

* En 1226, face à l'hérésie de la famille Congost, les représentants de la croisade décident de chasser définitivement les occupants de Puivert. Bernard de Congost se réfugie à Montségur.

* En 1229, après la signature du traité de Meaux, la seigneurie est attribuée au Baron Thomas Pons de Bruyères déjà possesseur du château de Chalabre.

* En 1283, Jean de Bruyères est seigneur de Puivert. Ce dernier, devenu chambellan du Roi de France (voir liste) Philippe III le Hardi, se voit attribuer des faveurs (exemple : dispense d'impôts, attribution de 50 hommes d'arme, ....) et immunités Royales. La raison de ces "cadeaux" est le contrôle de la frontière avec le Royaume d'Aragon. Ainsi le Roi de France peut faire la guerre à l'Espagne et l'Angleterre sans se soucier de ce turbulent voisin au Sud.

- Nota : Ces avantages furent octroyés par tous les rois successifs jusqu'à Louis XIV.

* En 1279, le barrage de Puivert se brise, la rivière l'Hers détruit plusieurs hameaux et une cité nommée Mirepoix. Cette catastrophe a engendré une légende (voir ici).

* En 1310, Thomas II de Bruyères épouse Isabelle de Melun. Ce seigneur décide d'aménager le château et surtout de construire le puissant donjon.

* En 1350, Thomas II de Bruyères décède. L'un de ses 2 fils nommé Thomas III devient seigneur de Puivert. l'autre fils nommé Philippe récupère Chalabre.

* En cette moitié de 14ème siècle, Thomas III de Bruyères, ayant épousé en 1346 Béatrix de Varennes, espère un héritier.

* Vers 1350 (à vérifier), Thomas III décède. N'ayant eu que 4 filles, la seigneurie de Puivert est divisée en 5 (ses 4 filles et son frère Philippe).

* Vers 1379 (à vérifier), après de nombreuses tractations et un procès, Guiraud V de Voisins (gendre de Thomas III de Bruyères puisqu'il avait épousé Helips de Bruyères) est le seul seigneur de Puivert.

* En 1414, Guiraud V décède au château (à vérifier).

* En 1465 (à vérifier), Jean II de Voisins, Baron d'Arques et petit fils de Guiraud V, rend hommage au Roi de France pour son château de Puivert.

* En 1495, Jean V de Lévis commande la place de Puivert et repousse l'attaque d'une armée Espagnole.

* Durant les les 3 siècles suivant, la seigneurie change de nombreuses fois de propriétaires.

* En 1655, la Baronnie est léguée à François de Roux.

* En 1680, le Roi de France Louis XIV érige la Baronnie en Marquisat.

* Vers 1792, les Révolutionnaires saccagent ce symbole seigneurial.

* Vers 1825, la tour d'angle coté Sud ainsi qu'une partie du rempart s'écroulent.

* En 1907, le site en ruine est classé aux Monuments Historiques.

* A partir du 20ème siècle, des campagnes de restauration et consolidation sont réalisées.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est possible en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est payante. L'accueil au château est formidable. Le nombre de salles et de tours à découvrir est si important que vous ne regretterez pas les quelques piastres déboursées.

 

 

Voyez vous au loin la troupe Royale de Simon de Montfort ?

 

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 23:05

 

 

Pour découvrir l'extérieur, cliquez ici

 

 

 Je broie du noir !

 

       L'intérieur : (suite)

 

Où est la lumière ?

 

* La salle basse est si sombre que je ne vois rien.

 

* Seul un puits de lumière éclaire cette vaste pièce voûtée.

 

* Mes yeux lentement s'habituent à l'obscurité.

 

* La pièce ne comporte aucune sculpture ni ornement.

 

* Sans réfléchir longuement, je pressens que je suis dans la réserve.

 

* Pour continuer la visite, il faut suivre la lumière rouge.

 

* L'escalier en colimaçon m'amène vers......

 

 

 Quelle fut la fonction de cette curieuse pièce ?La salle des gardes

* La dénomination de cette pièce ne semble pas être correcte si j'en crois la fonction décrite dans ma brochure.

* Cette pièce située au premier niveau (son sol est au niveau de la basse cour) avait plusieurs rôles :

- Bibliothèque et stockage des archives ainsi que des actes notariés.

- Entrepôt des armes (d'où son nom).

- Salle de justice.

* La pièce est un rectangle de 8m par 7m. L'architecture est sobre, sans sculpture, ni pilier, ni arc.

* Cette pièce n'est pas la salle de vie du donjon.

* L'éclairage est réalisé par une fenêtre située en hauteur. Pour y accéder, un escalier a été aménagé (sur la droite).

* Evidemment, une coussiège droite (comme ceci) est impossible à réaliser. La solution a été de la construire en escalier (sur la gauche).

* Ayant tout vu de cette salle, je reprends la montée d'un autre escalier en colimaçon faiblement éclairé.

 

 

 Regligieuse est mon attitude en cette salleLa chapelle

* En cette salle carrée de 8m de coté située au niveau 2, voûtée sur croisées d'ogives, l'ambiance est autre.

* J'ai l'impression que les anges me jouent une musique inspirée par Bach avec la folie d'un Mozart diablotin, même si je sais que ces compositeurs n'étaient point encore nés lors de la construction de ce donjon.

Nota : "Mon Mozart Diablotin" est en réalité la représentation de Saint Michel terrassant le dragon.

* L'ambiance est au recueillement.

* Lentement j'avance vers la lumière. Avec précaution, je passe devant la fontaine liturgique.

Pensez vous que sur les longues coussièges

la lumière divine apparaît plus facilement ?

* Le soleil éclaire la clé de voûte représentant le couronnement de la Sainte Vierge par Dieu le Père.

* Je reste de longue minute dans chaque cul de lampe finement ouvragé.

 

 Maitre d'hôtel, amenez moi quelques poulardes farcies, cette pièce me donne faim

La salle haute : Salle d'apparat

* Après avoir emprunter un autre escalier, je découvre dans une autre ambiance.

* Les fenêtres sont partout.

* Les coussièges m'appellent.

* La lumière me transporte vers l'aventure. Je rêve que je suis un chevalier Cathare retrouvant sa Belle et.....

.......... j'entends de la musique.

* Je sens mon coeur battre comme un tambourin.

 

Suis je réellement en amour ?

 

Il jouait du piano debout, c'est peut être un détail pour vous.....Ce n'est pas facile de gratter une guitare sans cordeHeu... Faut il souffler dedans ou tapoter ?

 

* En amour du bâtiment certainement je suis, mais pas assez pour entendre des chants d'amour.

* La musique en moi provient des magnifiques culs de lampe supportant la retombée des arcs.

Que de beauté, que de grâce en cette salle.

* J'imagine les troubadours joutant avec les mots pour faire palpiter les "sourcils" (heu... est ce le bon mot ?) des Damoiselles au séant chaudement posé sur les coussins des coussièges.

* Les mots rebondissent sur la voûte.

* Le blason de Thomas de Bruyères, modifié, après sa mort par sa femme Isabelle de Melun, termine avec élégance la voûte à 8 branches sur croisées d'ogives.

 

Petite précisions :

Les spécialistes en instrument ancien de musique ont identifié :

- Deux vielles,

- Une harpe,

- Un luth,

- Une cithare,

- Un tambourin,

- Une cornemuse,

- Un psaltérion.

 

 

Pour découvrir la plateforme, veuillez cliquer ICI

 

 

Fasciné je suis par cette voûte !

 

 

 

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 07:13

 

 

Pour découvrir l'extérieur, cliquez ici

 

 

 Voila un donjon montrant la puissance de son seigneur !

     L'intérieur : (suite)

Hoooo... Il est haut ! (repère 9)

* Depuis l'extérieur du château, l'imposant donjon m'avait impressionné.

* A ses pieds, j'avoue que l'impression est aussi forte.

Quelle puissance !

* Il a une hauteur de 35m pour une base carrée de 15m de coté. L'épaisseur des murs atteint 3m.

* Sachant qu'il a été construit au début du 14ème siècle, je suis surpris par sa position centrale. Depuis un siècle déjà, la tour maîtresse d'un château fort était construite dans les remparts. Ainsi, elle participait à la défense du château.

* En regardant mieux le plan, je comprends que le donjon, très en retrait de la basse cour, avait un peu la fonction de défense pour le coté Nord.

* Je pressens que ce donjon eut deux rôles majeurs :

- Symbole du pouvoir seigneurial.

- Habitation de confort et de loisir.

 

 

Toute la lumière

* Sur la façade Est (dans l'ombre), une jolie fenêtre trilobée éclaire la pièce au 3ème niveau. Elle me fait penser à un oeil de cyclope !

* En étudiant la façade Sud, je vois la même fenêtre pour le 3ème niveau. Cet étage devait être réservé au seigneur et à sa famille : Pièce d'habitation et de vie.

* En dessous, une baie avec des remplages, hélas détruits, me fait penser à une chapelle.

* Au premier niveau, une seule petite fenêtre éclaire la pièce. Ma brochure m'informe qu'elle est nommée : Salle des gardes.

Avez vous remarqué ce curieux contrefort

avec de fines ouvertures ?

* Cette construction légèrement avancée possède un escalier en colimaçon éclairé par des fentes, pouvant peut être servir d'archère occasionnelle.

* L'entrée du donjon est située coté opposé à la basse cour.

 

 Ruines chaotiques du logis et des communs

Il y en a partout

* Autant la basse cour et les tours étaient faciles à lire et analyser, autant ces ruines informes sont énigmatiques.

* Je crois voir :

- De petites pièces (?).

- Le logis (?).

- La citerne.

- Les vestiges de voûte sont certainement des salles de stockage, des greniers.

 

 

La façade Ouest du donjon

* La seule architecture que je reconnais facilement est le donjon.

(Ne suis pas un vrai spécialiste ?)

* Je m'explique difficilement les multiples arrachements des murs.

* Par contre, il est facile de deviner l'entrée principale. Elle est située à plusieurs mètres du sol. Le visiteur est accueilli par les blasons des deux familles ayant ordonné la création de ce donjon :  Bruyères et Melun.

 

 

Je veux entrer

* N'étant qu'un simple Chevalier (certes Dauphinois, le gratin évidemment), je n'entre point par la grande porte mais par la petite située en bas à droite.

 

 

Pour entrer dans le donjon, veuillez cliquer ICI

 

 

Voyez vous au sommet la blonde princesse qui m'attend  derrière ?

 

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 07:52

 

 

Pour découvrir l'extérieur, cliquez ici

 

 

 La herse ne m'a point empêché d'entrer

     L'intérieur :

Ça c'est un sas !

* En passant sous la herse, en poussant le double vantail, j'entre dans un couloir.

* Soudain, je m'entends dire :

"Ça c'est sur, c'est un sas dans lequel je suis".

* Comme moi vous avez remarqué :

- A gauche du tonneau, l'ébrasement intérieur de l'archère que je vous ai montrée ici.

- Au plafond, l'absence d'assommoir.

- Au dessus de la porte, aucune trace d'un mécanisme pour les manœuvres d'un pont levis.

* Je me retourne et un sympathique Audois me quémande quelques piastres pour entrer en ce château.

* Ma bourse ainsi vidée, c'est donc un Chevalier Dauphinois qui entre allégé en cet incroyable site médiéval.

 

 Sans être un astronaute, j'entre dans l'espace !

Vaste étendue

* Pour comprendre mon étonnement devant cette imposant basse cour, je vous propose une vue depuis le sommet du donjon (au fond, la tour-porte).

* Cette vaste étendue quadrangulaire aménagée en 1310 mesure 100m par 40m.

 

 

Les tours défensives --> Les voir sur le plan

   La tour porte : repère 2

* Le 1er étage de la tour-porte abrite la salle des gardes éclairée par une jolie fenêtre trilobée.

* Evidemment depuis cette salle, par une porte latérale, les défenseurs accédaient au chemin de ronde sur le rempart.

 

   La tour carrée : repère 5  En cet escalier, j'ai attrapé le tournis

* Suivant les documents, cette tour carrée se nomme : Des Car ou Gaillarde ou Gualharde.

* Sa hauteur, depuis sa base à l'extérieur, est de 22m. Evidemment, depuis la cour, la tour est moins haute.

* Grâce à la "disparition" du rempart, je peux voir les archères droites sur plusieurs niveaux. Le faible ébrasement intérieur me les fait dater du 13ème siècle.

* Les 3 premiers niveaux possèdent une porte d'accès. Le chemin de ronde communique avec la porte la plus haute.

Comment faisait le défenseur

pour monter sur la plateforme ?

* Logiquement, il prenait un escalier intérieur en colimaçon situé dans un angle.

 

   La tour à bosses ou tour bossue : repère 6  Cette tour a plus de bosse qu'un troupeau de chameaux

* Face à cet espace très cubique où l'angle droit semble être la règle architecturale, la ronde tour surprend.

* Cette tour est talutée sur sa face extérieure.

* Elle possède 3 niveaux planchéifiés (Z) et une plateforme.

* Les niveaux 2 et 3 comportent quatre archères.

* Au niveau 2, les trous de boulin, sous la porte à linteau sur coussinets, facilitaient l'accès au chemin de circulation intérieure.

* En plus d'avoir une forme circulaire, ses pierres possèdent des bossages.

* Le bossage est parfois un ornement de façade (dans sa version "sculptée") utilisé à partir du 16ème siècle. Sur cette tour, le bossage est une caractéristique ayant été réalisée au milieu du 13ème siècle

Nota : Le bossage n'est pas une "invention du 13ème siècle. Certains castellologues supposent que cette taille existait déjà au début du 12ème siècle (dans d'autres provinces).

(Z)---> Pour l'orthographe de ce mot, je vous invite à lire cet article passionnant.

 

A quoi sert un bossage ?

* A cette question, j'ai entendu (et lu dans certains blogs) de nombreuses réponses contradictoires et souvent pauvrement argumentées :

# La fameuse théorie du gain de temps pour la taille est fausse.

- Si cela était vrai, les réparations devraient être en pierre à bossage. Hors, il n'en est rien.

# L'argument que la pierre résiste mieux au boulet est une bêtise.

- La circonférence des boulets était très différente suivant l'engin de jet. Un "petit" bossage n'empêche aucunement d'éclater une partie du mur.

# La thèse affirmant que le bossage casse les flèches ne pouvant pas être récupérées par l'assaillant est une idiotie.

- Ce n'est pas la partie en bois qui est la plus difficile à fabriquer durant un siège, ce sont les pointes en fer.

# Le bossage rend difficile le travail des sapeurs --> Stupidité !

- Un sapeur cherchant à détruire un mur attaque la paroi au niveau des joints. Son travail n'est absolument pas retardé par des bossages.

* La seule théorie admise par de nombreux spécialistes est la marque du pouvoir Royal.

- Les bossages sont visibles sur de nombreux bâtiments en Provence, en Languedoc et en Alsace. Il existe quelques bâtiments disséminés dans d'autres provinces en notre Royaume, mais ils sont si minoritaires que l'étude ne les prend pas en compte.

- Si j'élimine l'Alsace, qui n'a été intégré au royaume de France qu'en 1648 par les traités de Westphalie sous Louis XIV donc province ayant "vécue" sa propre histoire architecturale médiévale, les autres provinces sont des conquêtes du Royaume de France au Moyen Âge.

* La pierre à bossage aurait été une marque de "possession Française".

* La tour à bosse de Puivert a été aménagée après la croisade des Albigeois. Le roi se nommait : Philippe III le Hardi. (voir liste des rois).

 

 

Le rempart Nord

* Le rempart coté Nord est fascinant. Il montre :

- (avec un peu d'imagination) le chemin de ronde défensif..... certes un peu arasé, point de crénelage est visible.

- Des consoles alignés ayant soutenu une passerelle en bois (axe de circulation).

- Des archères droites avec un faible ébrasement intérieur. Ceci est surprenant pour un rempart construit au 13ème siècle.

 

 

La visite continue

* Pour ne point gâcher votre visite du château lors de vos prochaines vacances en Aude, je ne vais pas tout vous montrer.

* Sachez qu'il y a encore beaucoup à découvrir en cette basse cour.

* Veuillez me suivre, je vais vous montrer les merveilles au bout de la flèche rouge.

 

 

Pour continuer la visite, veuillez cliquer ICI


 

 

La basse cour m'emporte vers des merveilles médiévales

 

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 06:05

 

Département 30 - GARD

  Cela fait plusieurs heures que le château a vu mon approche

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune d'Aujac est située à 50km au Sud-Est de Mende, à 45km au Sud-Ouest d'Aubenas et à 20km au Nord-Nord-Ouest d'Alès.

 

     Coordonnées du château :

44° 20' 50" N 4° 1' 39" E
 44.34729374°  4.0274897218°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* A une portée de flèche à l'Est de la commune d'Aujac, une verte colline porte une rude fortification médiévale.

* Le sommet de ce mamelon est protégé par un à-pic sur 3 cotés Nord, Ouest et Sud.

* Le château n'a donc qu'un coté vulnérable. Logiquement, le coté Est est protégé par un puissant donjon habitable.

Le voyez vous ?

 A gauche, le puissant donjon primitif

L'analyse 

* De loin, il n'est pas difficile de comprendre l'architecture et l'aménagement de cette forteresse médiévale.

* Cette simplicité a pourtant été très efficace durant plusieurs centaines d'années.

* A gauche, le puissant donjon carré du 12ème siècle.

* Sur la droite, un rempart droit "un peu arasé". Imaginez le avec crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Avec un peu d'attention, il est possible de voir des fentes défensives sur la paroi du rempart.

* Derrière le donjon et faisant un angle : Les logis.

* Entre le rempart et les logis : Une cour intérieure.

* A l'opposé du donjon, une puissante et ronde tour.

** Voici le plan du château **

 Bien qu'un peu ruiné, sa puissance est encore intacte !

Je m'approche

* Devant une telle masse compacte, je me sens timide.

* Je n'ose approcher sans montrer patte blanche.

* Sur la gauche, le logis a subi l'épreuve du temps. Pourtant le mur arbore fièrement ses fantômes de mâchicoulis.

* Sur la droite, le rempart masquant la cour intérieure possède en son angle les traces d'une échauguette sur culots.

* Evidemment, mon attention est portée sur le donjon.

* Le temps lui a greffé des fenêtres à chaque étage.

* Mais ce sont les archères droites sur la façade coté attaque qui me fascinent.

* L'imposante et profonde construction en encorbellement contribue à son aspect primitif et massif.

Qu'est ce ?

* Evidemment : Ce sont les latrines !

 

        L'intérieur :
  Hélas, le château n'est pas ouvert à la visite en cette fin de 20ème siècle. Mais il semble possible de le visiter depuis 2015. Je rêve déjà d'entrer en ce lieu figé dans le temps.

  Avant de partir, j'admire le magnifique panorama.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, l'évêque d'Uzès et la famille d'Anduze demande la construction d'une tour défensive de 20 mètres de haut pour protéger le val de Céze.

* A la fin du 12ème siècle,un petit village s'établit proche du château.

* En 1209, au début de la croisade des Albigeois, une charte du Roi Philippe Auguste mentionne : La Villa de Aviaco.

* En 1211, le Roi (voir liste) Philippe Auguste récupère le cite à la famille d'Anduze et le donne à l'évêque d'Uzès. Ce dernier le cède à la famille Randon.

* En 1311, la famille Randon vend une moitié de la seigneurie à l'évêque d'Uzès et l'autre moitié à Arnaud de Cubières.

* En 1232, une forcia de Aviaco est citée.

* Au 13ème siècle, deux corps de logis s'ajoutent à la tour. les texte cite le nom de Bastida Nova.

* Au 14ème siècle, amélioration du système défensif.

* Au 15ème des aménagements sont réalisés.

* Au 16ème siècle,  l'axe vallée du Rhône prend de l'importance, l'essor commercial des vallées autour d'Aujac est faible. De plus, avec l'invention des canons cette vieille forteresse est inutile. Pour finir, la Renaissance entraîne le besoin de confort. La conséquence est évidente : La famille Cubières, seigneur du Cheylard, abandonne la forteresse médiévale au profit d'un château dans la vallée.

* Durant deux siècles, le château sert de résidence d'été.

* En 1774, la seigneurie est vendue à Louis de la Fare.

* Vers 1792, terres et château sont récupérés comme bien national par les Révolutionnaires. Il est acheté par un membre de la famille Rigal (une brochure m'informe que c'était le métayer du château).

* A la fin du 20ème siècle, Marlène Rigal-Poujet souhaite redonner vie à cette magnifique forteresse médiévale. Des travaux de consolidation sont réalisés.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la foret et le parking. La visite des fortifications intérieures est possible en été. Veuillez vous renseigner sur les horaires.

 

Sa position lui permet d'observer toutes les vallées

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