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Ombre et lumière

3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 06:06

 

Département 30 - GARD

  Quelle fut la mission de cette tour ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Verfeuil est située à 35km à l'Est d'Alès, à 10km au Nord d'Uzès et à 17km à l'Ouest de Bagnols sur Cèze.

 

     Coordonnées du château :

44° 10' 6.5" N 4° 26' 46" E
 44.16848061°  4.4460350275°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

L'arrivée

* En arrivant dans le bourg, je suis accueilli par une haute tour.

* Avec son sommet ajouré, j'ai de suite pensé à un clocher d'église.

* La fente à mi-hauteur m'informe que cette construction participa à la défense du bourg.

* Mon impatience à découvrir le château fort me fait oublier de mieux regarder cette tour.

* C'est donc avec rapidité que je grimpe au sommet du bourg.

 Quelle magnifique cacophonie de bâtiments

L'approche timide

* En voyant ces bâtiments d'époques différentes, je suis dans l'étonnement et la méfiance.

    - Un rempart en avant ?

    - Une reconstruction récente à droite.

    - Une haute tour médiévale à gauche.

* Tel Terminator, j'opte pour une vision en infra rouge.

* Mais le site ne se révèle point.

 

Le contournement

* Le large bâtiment semble avoir été un mur défensif.

* Même s'il est vrai que point de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire) s'offre à moi, je pressens que les fentes à la base sont des archères.

* J'ai confirmation sur l'autre bâtiment.

 

Donjon, rempart, tour d'angle ronde. Quel spectacle !

La tour

* Protégée derrière son rempart et sa tour d'angle, la haute tour crénelée ressemble à un donjon.

En est ce un ?

* Avec ses 18 mètres de haut, elle montre la puissance de son seigneur.

* Par ses dimensions, le crénelage me surprend. Je pressens que cette représentation défensive est une construction récente.

* La tour est composée de pierres de dimensions très aléatoires et à la taille approximative.

Est ce du à des reconstructions ?

* Je compte une demi douzaine d'archères droites.

 

D'autres bâtiments

* Curieusement, des pans de murs s'accolent à la tour ou à d'autres bâtiments.

* Il semble évident qu'ils furent aménagés après la construction de ces derniers.

* Ils sont construit avec des pierres calcaire de piètre qualité (taille et dimensions) et sont posés sans "grâce" sur le rocher.

* Je suis surpris de constater qu'il possède des archères primitives.

 

        L'intérieur :

  La propriété privée n'est pas visitable. Je me console en admirant l'ensemble du site qui fut un bien beau château.

   Avant de partir, je teste mon équipement de Terminator pour vérifier que point de détail architectural j'ai oublié.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* En 1121, un texte cite la présence d'une construction défensive appartenant à l'évêque d'Uzès. C'est un poste avancé pour contrôler l'accès à Uzès.

* En 1212, le site appartient à deux Seigneurs :

- Rostand de Poujaud.

- Carsan.

* Au 13ème siècle, construction de la haute tour carrée.

* En 1344, la famille Carsan possède seul la seigneurie.

* En 1359, par mariage la seigneurie appartient à Pierre d'Audigier.

* En 1444, le propriétaire se nomme Louis de Beaufort de Canilhac.

*  Au 17ème siècle (à vérifier), le site appartient à la famille Latour-Gouvernet.

* En 1703, durant les Guerres de Religion, les Camisards incendient l'église et plusieurs maisons du bourg.

* En 1765, la seigneurie est possession de Bruneau d'Ornac.

* Vers 1792, les Révolutionnaires pillent puis brûlent le site.

* En 1859, à la mort de Jean-Pïerre Amédée de Bruneau d'Ornac, les enfants de son intendant héritent du château.

* Durant la deuxième moitié du 19ème siècle, le site est abandonné. Il se transforme en carrière de pierres.

* En 1928, les écuries sont détruites pour laisser la place à une cave coopérative.

* Durant la deuxième guerre mondiale, la ruine sert de casernement pour des troupes Belges.

* En ce siècle, la chapelle est transformée en garage.

* En 1961, monsieur Robert vend le château à un couple de retraité.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Le soir donne des couleurs au vieux château

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 06:04

 

Département 30 - GARD

  La magnifique ruine attend le beau Chevalier Dauphinois

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Fressac est située à 45km au Nord de Montpellier, à 20km au Sud-Ouest d'Alès et à 12km au Nord-Ouest de Quissac.

 

     Coordonnées du château :

43° 59' 33" N 3° 55' 2" E
 43.992478836°  3.9174132049°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

EIle est là haut

* A moins d'un kilomètre au Sud-Ouest du bourg, sur une colline verdoyante apparaît une construction assise sur le rocher.

* Cette beauté intouchable (pour le moment) est le château de Fressac.

* Comme toutes les damoiselles, la belle a besoin d'être conquise pour se laisser pénétrer.

* C'est donc un chevalier en tenue de conquête (lavé sous les bras et rasé) qui aborde la vieille ruine.

 Un enchevêtrement de remparts aux formes anguleuses

Les préliminaires

* Ses premiers atours sont vraiment minimaux.

* La belle ne me montre que des petits pans de murs avec quelques archères droites.

* En regardant mieux ses ouvertures, je crois voir des fentes de tir pour armes à feu.

 

Elle est grosse !

* Quelques mètres plus haut, une imposante bâtisse sort du bois.

* Elle a la forme d'un pentagone irrégulier.

* Je suis surpris de ne voir que des murs droits sans tour défensive.

* Certains angles possèdent le souvenir (des consoles) d'un système en encorbellement nommé : Echauguettes.

* Les pierres sont souvent pauvrement taillées et de dimensions aléatoires.

* Les parois possèdent des fentes de tir et des trous de boulin alignés et proches me faisant penser à un hourdage (voir vocabulaire).

 Diantre !.... Que voila une entrée sinueuse

Les prémices de la pénétration

* L'entrée est protégée par une succession de chicanes formant un sas.

* Je passe par la petite porte pour arriver devant une seconde.

* Soudain apparaît une tour de forme carrée.

* Elle est posée sur le rocher.

* Ses pierres sont comme celles du rempart : Pauvrement taillées et de dimensions asymétriques.

* L'une des faces possède des nombreuses ouvertures de tir sur plusieurs niveaux.

* La tour est partiellement arasé expliquant l'absence de crénelage.

* Pourtant, comme moi, vous avez remarqué les consoles au sommet.

* Je doute que ce soit les vestiges de mâchicoulis. Donc :

Qu'est ce ?

* Ce ne sont point des latrines, car par grand vent, elles éjecteraient le "produit" dans les fentes de tir.

* Ce sont peut être des bretèches, bien qu'il n'y ait point de porte à protéger en dessous.

 

        L'intérieur :

 

La découverte de l'intérieur du château est ici - clic.

 

Il faut montrer patte blanche pour entrer en cette belle...... ruinée

 

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 07:40

 

Pour découvrir l'extérieur de la tour-porte, veuillez cliquer ici.

 

 

L'étage inférieur est très défensif

        L'intérieur :

La salle basse

* Le contraste entre le puissant soleil Gardois et l'ombre intérieure m'oblige à attendre que mes yeux s'habituent.

* J'adore ce moment où je sens les entrailles sans les voir. C'est le moment où l'imaginaire travaille.

* En regardant la porte coté Sud, je vois les 2 niches contenant une archère.

Avez vous remarqué l'épaisseur des murs ?

* Evidemment, la tour étant symétrique, la porte coté Nord possède aussi les mêmes systèmes défensifs.

* Le coté Est donnant sur la lagune, montre une archère avec un ébrasement (voir vocabulaire) intérieur important.

* Au plafond, un orifice rond m'interpelle.

A quoi vous fait il penser ?

* Bien qu'elle soit obstruée, cette ancienne ouverture me fait penser à un assommoir.

* Ce niveau ne comporte aucune sculpture ni décoration. L'architecture est fonctionnelle et défensive.

 

 

 Il ne faut pas avoir le tournis en cet escalier médiévalLe fameux colimaçon !

* Après avoir regardé les cotés Sud, Nord et Est, que vais je regarder ?

Avez vous une idée ?

* Evidemment, je vais me tourner du coté Ouest.

* Curieusement, il ne ressemble pas à son opposé.

* L'archère coté lagune est bien présente mais une ronde forme occupe une partie de l'espace.

* Vous êtes si intelligents mes fidèles lecteurs (et lectrices bien sur) que vous avez deviné la présence d'un escalier intérieur en colimaçon.

* Vous avez remarqué qu'il tourne sur la droite.

C'est le sens logique pour que l'assaillant tentant de monter ait le bras droit (porteur de l'épée) bloqué par le montant. Ainsi le défenseur a toute la liberté pour toucher son adversaire.

Si vous ne me croyez pas, faites l'essai !

* La lumière dans cet escalier est amenée par les archères droites à faible ébrasement.

* Je suis surpris de voir une archère au raz d'une marche, donc très basse.

Est ce du à la reconstruction récente ?

Ou est ce volontaire pour effectuer un tir au pied de la tour ?

 

 

 Sobre et chaleureuxLa salle du 1er étage

* En cette salle, l'ambiance est différente.

* Je pressens que cette pièce fut la salle des gardes et même la pièce de repos.

* Au fond, une fenêtre à coussiège est obturée. Je vous l'ai déjà montrée ici.

* A droite, l'ouverture lumineuse permettait la surveillance coté Sud.

* Le confort de cette salle est assuré par une petite cheminée coté Ouest.

* Bien que l'espace soit minimal, il devrait être agréable de rester quelques heures dans cette pièce au plafond décoré.

Avez vous remarqué la sculpture sur les clés de voûte ?

 

La plateforme sommitale

* Je reprends l'escalier pour arriver..... au sommet du monde !

* Certes, mon propos est un peu exagéré, mais avouez qu'en cette terre si plate, être à 13 mètres de hauteur permet de voir très loin.

 

C'est la fin

* Pour vous la visite est terminée.

* Je vous accompagne jusqu'à l'escalier.

* Je vais rester à me dorer au soleil en espérant voir un vol de flamant rose.

 

 

Le diaporama de la tour est ici.

 

 

Histoire de la tour :

* A la fin du 13ème siècle (à vérifier), début de construction de la tour. Le pont enjambant la rivière Vistre est nommé : Pont de Carbonnière. Logiquement, la tour fortifiée prend ce patronyme.

* Au 14ème siècle, la tour est considérée comme l'une des clés du Royaume de France. Elle sécurise la route terrestre et contrôle la navigation sur la rivière. Evidemment, une taxe est prélevée pour chaque personne et chaque charrette passant en ce lieu.

Remarque : Les (auto)routes à péage ne sont pas une invention moderne.

* En 1562, durant les guerres de religion, après avoir incendié l'abbaye de Psalmodie, le Vicomte (voir titres de noblesse) de Crussol à la tête d'une armée Protestante, attaque et s'empare de la tour. Son but final est de prendre la cité Catholique d'AiguesMortes. Mission qu'il ne réussi pas.

* En 1567, la tour étant à nouveau aux mains du Roi Catholique de France, une armée Protestante s'en empare pensant ainsi conquérir facilement Aigues Mortes. Comme 5 ans auparavant, l'armée des Huguenots ne conquiert point la cité Royale.

* En 1598, trois hommes d'arme sécurisent la tour. Cela peut paraître peu mais Aigues Mortes est proche. Il suffit d'une simple alerte pour que les renforts parviennent par l'unique route.

* En cette fin de 16ème siècle, la plateforme est modifiée pour permettre le tir de canon.

* En 1622, les troupes Huguenotes du Duc de Rohan attaquent la tour. Les boulets des canons détruisent partiellement la construction. C'est par l'un d'eux que périt le capitaine de cette tour.

* En ce 17ème siècle, la tour est réparée et ses défenses sont améliorées.

* A la fin du 18ème siècle, la tour a toujours une fonction défensive.

* En 1780, la porte fortifiée à péage permet d'augmenter les revenus de certains nantis du Royaume comme le Duc de Fleury, Pair de France, Lieutenant Général des armées du Roy et gouverneur de Lorraine qui est nommé : Capitaine de la tour de Carbonnière. (comme pour nos députés actuels à l'assemblé nationale), ce Duc ne se rend pas en ce lieu pour le défendre ni l'inspecter.

* Vers 1792, avec l'abolition des privilèges, la tour devient Bien National.

* En 1810, la tour appartient à la ville d'Aigues Mortes. Les autorités municipales, ne sachant que faire de ce bâtiment, le cèdent au ministère de la guerre.

* Au 19ème siècle, la circulation sur cette route est importante.

* En 1825, l'ingénieur en chef des ponts et chaussées du Gard envisage la destruction de la tour car elle crée un rétrécissement et sa vétusté pourrait occasionner des éboulements dangereux pour les véhicules.

* En 1872, un contournement de la tour est décidé sauvant cette construction historique.

* En 1903, la tour est classée aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle, la tour est gérée par le Centre des Monuments Nationaux.

* Au début du 21ème siècle, à une centaine de mètres au Sud du bâtiment, un parking est construit permettant la découverte de la tour en longeant la lagune.

* Au 21ème siècle, la découverte de la tour de Carbonnière est libre et gratuite.

 

De cette tour je vois (presque) mon Dauphiné !

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 
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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 06:34

 

Département 30 - GARD

  Mon graal de ce jour est au sommet de la colline

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint-Hilaire-d'Ozilhan est située à 30km au Nord-Est de Nîmes, à 25km au Sud de Bagnols sur Cèze et à 15km Est-Sud-Est d'Uzès.

 

     Coordonnées du château :

43° 58' 34" N 4° 35' 51" E
 43.97627159°  4.597697854°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Il est là bas

* A un kilomètre au Nord-Est du bourg, une verte petite colline porte les stigmates d'un ancêtres médiéval.

* Sur la carte, le site est nommé : Le Castelas.

* Je descends de mon destrier pour marcher sur l'odorant sentier.

* Sur la droite j'aperçois un long mur de pierres ressemblant à un rempart.

* Le sentier m'emportant sur la gauche, je le suis en espérant m'approcher de ce magnifique vestige défensif.

 Est ce un menhir, par Toutatis ?

Une tour pointue

* Je suis toujours fasciné par les ruines, car elles offrent des vestiges aux formes différentes faisant travailler l'imaginaire.

Que voyez vous ici ?

* Avant de conclure de façon hâtive, je vais tenter une analyse (Freudienne ?).

 

L'analyse rapide

* La construction a une forme arrondie. Cela peut être un moulin ou une tour ou un pigeonnier.

* Etant arasée, il est impossible de deviner ni voir une crénelage ou un mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Le diamètre de la tour semble faible. J'exclu l'hypothèse d'un moulin.

* En contournant le vestige, je vois qu'il est "accroché" (à sa base) à un mur.

* De plus l'épaisseur de la paroi est importante.

* J'élimine la théorie du pigeonnier et j'ose affirmer (sans avoir réalisé un véritable travail d'archéologue) que je suis en face d'une tour d'angle

Est ce celle du rempart ou du château habitable ?

* J'opte pour le deuxième solution car la "tour" est loin de la pente, donc loin du rempart extérieur.

 Pierre, tu es énigmatique !

Le rempart

* Je vous avais promis de rejoindre le rempart.

Promesse tenue.

* Le mur est si arasé qu'il est difficile d'en tirer quelques enseignements. N'étant point habilité à faire des fouilles, je me contente d'une observation rapide.

* Le rempart est épais. Il est construit de pierres correctement tallées et jointives.

* Classiquement, le remblai est composé des restes de pierre taillée et des cailloux ramassés sur le terrain.

* Sur les quelques mètres encore visibles, je ne constate aucun système défensif.

* Je suis étonné de ne point voir de tour.

 

        L'intérieur :

L'analyse 

* En entrant, je vois..... heu....

* Un petit morceau du rempart du château avec, une archère droite

Magnifique n'est il pas !

* Avec un peu d'attention, mon jugement diffère. Je doute que ce trou soit une archère.... Mais j'ai l'imagination fertile.

 

L'immensité

* L'infini (ou presque) que je ressens au centre de ce château fort est du :

* A la surface du site castral (certes dénudé de ses bâtiments, mais rempli de vert).

* A la vue sans obstacle entourant la colline.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle (?), construction d'un château fortifié.

* En 1441, le roi Charles VII (voir liste) autorise les habitants à utiliser les pierres du vieux château médiéval pour construire le château de plaine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible en étant très prudent. Je risque de recevoir une pierre ou de glisser est important.

 

Les collines sont magnifiques

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:07

 

Département 30 - GARD

  Chantez avec moi : "Là haut sur la montagne, il y a un beau château"

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Molières sur Cèze est située à 60km au Sud-Ouest de Montélimar, à 40km au Nord-Ouest de Bagnols sur Cèze et à 18km au Nord-Est d'Alès.

 

     Coordonnées du château :

44° 15' 56" N 4° 10' 23" E
 44.265601237°  4.1730853915°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte de loin

* A 1km au Nord-Est de la commune, sur une colline boisée, apparaît une grise construction "presque" neuve.

* La position est idéale pour voir (surveillance des vallées) et être vu (marquer un territoire).

* Avec ses angles droits, le bâtiment ne ressemble pas à un château fort du 14ème siècle.

* Curieusement, la vision de loi me fait penser à un immense cube.

* C'est avec toutes mes interrogations et supputations que je grimpe l'agréable sentier odorant.

 Sont ce des amoncellements de cubes ?

A ses pieds

* Trente minutes plus tard, en arrivant proche de la construction, plusieurs informations me sont données :

- La construction est une ruine.

- Une association de sauvegarde tente de le faire revivre.

- Je vais découvrir une forteresse médiévale (un panneau l'affirme).

- Le site est décrit comme l'un des plus vastes châteaux féodaux des Cévennes.

- L'entrée est payante.

 

Premiers ressentis

* Ce château est composé de blocs cubiques imbriqués.

* Il est construit sur le rocher et parfois se "marie" avec lui.

* Les ruptures de terrains l'isolent sur plusieurs cotés.

* Quelle chance, certaines parois sont effondrées permettant de voir ses entrailles sans entrer.

* Ainsi, il est possible d'admirer de magnifiques salles voûtées, ses parements, ses fantômes de portes et fenêtres.

Avez vous remarqué des systèmes défensifs ?

* Je suis étonné de l'absence de canonnières pour un château toujours habité au 15ème siècle.

* Conclusion :

- Ces blocs de bâtiments possèdent trop d'angle mort, trop de courtines droites pour avoir été une forteresse imprenable.

- Ce devait être un symbole plus qu'un château défensif.

 La diversité des pierres m'informe que le château a souffert

        L'intérieur :

Avant propos

* Comme vous le savez, je ne livre que peu d'informations sur les châteaux payants.

* Mon but est de vous titiller pour que vous soyez "obligés" de vous y rendre.

* Mais j'ai une autre raison d'être avare de détails : Cette ruine est mystérieuse, énigmatique par son architecture.

* J'avoue ne pas l'avoir complètement comprise.

* Je vais donc vous montrer mon ressenti de doutes, sans vous donner des explications.

 

Une entrée

* Un long mur comporte des fentes verticales (archères primitives ?) et sous le toit des ouvertures ressemblant à un crénelage couvert.

* Au bout, une porte ressemblant à un châtelet. Je la franchi.

* Derrière, il y a un "cube", c'est à dire un bâtiment anguleux dont la fonction m'interpelle.

* Des étages se devinent, des fenêtres s'imaginent, des placards se soupçonnent.

 Jeux : Veuillez trouver un morceau qui ne soit pas en angle droit ?

Des surprises

* Soudain apparaît un.... heu.... bâtiment cubique et haut !

* En réalité il y en a deux et..... en équerre (évidemment).

* Je pressens que l'architecte de ce château avait oublié son compas. Comme il ne lui restait que son équerre, il en a abusée.

* La tour possède une ouverture horizontale que je pressens être une primitave canonnière

La voyez vous à l'étage inférieur de la fenêtre ?

* Puis à l'étage au dessus de la fenêtre, je remarque 2 ouvertures verticales. Il m'est difficile de choisir entre :

- Puits de lumière (je doute).

- Archère primitive (peut être).

- Fente de tir pour arme à feu (certainement).

* Je me décale sur la droite.

* La profondeur de la tour m'impressionne. C'est un vrai bâtiment.

Voyez vous la surprise dans l'angle ?

* Evidemment, la construction en encorbellement porte : Les latrines.

Voyez vous au dessus des latrines ?

* La fente entre les deux bâtiments m'informe qu'ils n'ont point été construits en même temps.

 C'est un festival... d'escaliers !

L'ai je bien descendu ?

* Bien que je ne sois pas au festival de Cannes durant la montée des marches, je pressens que je vais être une vedette avec tous les escaliers.

* Comme des pans de murs sont tombés, les marches m'invitent... à la marche.

* A l'intérieur, c'est aussi l'angle droit qui prédomine. Point d'escalier en colimaçon.

* Il y a même des escaliers aménagés dans les murs.

 

Je suis enfin à l'air libre

* Toutes ses marches, tous ses angles, toutes ses pierres grises m'ont enfermé dans un labyrinthe magnifique de salles.

* Il y a même une vaste citerne dont les historiens osent affirmer que 200 soldats pouvaient subir un siège sans manquer d'eau.

* Il ne faut pas oublier que cette forteresse est immense.

* Je sors pour voir.... la verdure.

* En ces verts "paturages" ruines (anguleuse bien sur) il y a.

* Trou de boulin (pour des poutres), pierres alignées (même si leurs dimensions diffèrent) prouvent que ces vestiges étaient de grands bâtiments de plusieurs étages.

* Certains bâtiments possèdent des consoles pour d'imposantes poutres.

 

Un gros cube !

Plus haut trône solitaire un cube que je pressens puissant.

* Il semble posséder plusieurs fentes verticales.

* Je devine sa fonction.

L'avez vous trouvée ?

* Un angle possède les vestiges d'une échauguette.

* Je ne vous en montre pas plus... excepté ce dont je raffole : Des latrines en encorbellement.

 

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, construction d'un premier château en surplomb de la vallée de la Cèze.

* En 1120, le château (nommé Castrum de Monte Aleno) et son propriétaire sont "vassaux" du seigneur de Portes.

* En 1180, Arnaud Bérad est cité comme seigneur de Montalet, Saint Ambroix, Poletières, Banassac ainsi que coseigneur d'Alès et de Génolhac.

* Au 13ème siècle, le château est indivis entre la famille Bérard et la famille Guilhafred. Le rempart est protégé par sept tours défensives.

* En 1419, un texte écrit en latin tardif (traduit par Gabrielle Thibout) décrit les différents méfaits de Berard, seigneur de Montalet vassale de Thibaud de Budos, seigneur de Portes. Après son emprisonnement, Bérad fait appel au jugement du Comte de Foix.

* Au 15ème siècle, la famille Bérard de Montalet abandonne la vieille forteresse pour un château plus confortable dans la plaine nommée : Potelières. Certains historiens pensent que cette famille, souvent en conflit avec son suzerain, préfère s'éloigner de la forteresse. D'autres pensent que le château de Montalet a été réquisitionné par le seigneur de Portes.

* En 1703, le château est détruit par la troupe de camisards commandée par Jean Cavalier.

* En 1985, une association de protection est créée. Après avoir dégagé les abords, ces bénévoles consolident cette magnifique forteresse.

* En 1997, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est payante. Veuillez vous renseigner sur les horaires et jours de visite.

 

Les montagnes à perte de vue !

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 06:05

 

Département 30 - GARDLa puissance Royale s'exprime dans cette tour médiévale

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Villeneuve lès Avignon est située à 55km au Nord-Ouest de Salon de Provence, à 40km au Nord-Est de Nîmes, à 30km à l'Est d'Uzès et à 20km au Sud d'Orange.

 

     Coordonnées de la tour :

43° 57' 30" N 4° 47' 50" E
 43.95839533°  4.79734003544°

 

 

La tour : 

        L'extérieur :

Un donjon solitaire

* Il y a bien longtemps, dans ma jeunesse (je vous rappelle que j'ai 800 ans) l'imposant donjon était intégré dans une forteresse.

* En "votre" siècle, la tour est seule sur sa butte.

* En voyant sa puissance, je vous laisse imaginer la construction imposante qu'avait fait construire le Roi Philippe le Bel.

* Je me dois de l'approcher et la toucher.

 Sont ce des boutons d'une maladie médiévale qui  décorent les parois ?

Première analyse 

* La tour est construite sur le rocher.

* Les pierres à bossage trahissent son siècle de naissance.

* Son parement d'angle est parfait. Cette tour est bien celle d'un grand du Royaume.

* De nombreuses fentes verticales hautes et fines garnissent les parois.

Sont ce des archères ?

* La réponse me sera certainement donnée en visitant ses entrailles.

* Au sommet, les mâchicoulis (voir vocabulaire) ainsi que les archères forment un duo efficace en cas d'attaque.

 

Deuxième analyse

* Aux pieds de la tour, je n'ai qu'un souhait : "Pourvu qu'un fantôme médiéval ne fasse point tomber un liquide bouillant depuis les mâchicoulis!".

* Par sécurité je regarde en haut.

* Je suis surpris par "la ligne droite" vers le sommet.

N'est point curieux ces pierres sans bossage ?

* En contournant le donjon, je crois comprendre l'ancienne fonction de "la ligne droite".

Pensez vous que cela fut des latrines ?

 

        L'intérieur :

L'angoisse dans l'entrée

* Après avoir donné quelques piastres à la damoiselle de l'accueil, j'entre dans un autre siècle.

* J'apprends qu'il y a 176 marches à gravir.

* J'ôte ma lourde armure Dauphinoise. C'est en pourpoint (et non à brûle pourpoint) que je commence l'ascension.

 

La première salle (propre !)

Avec quelques tapisseries, cette salle devient une aula magnifique !

* Je suis surpris par le calme de la pièce.

* Je ne suis point dans une salle pour soldats mais dans une magnifique pièce à vivre.

* Le plafond voûté d'ogives contribue à la sérénité du lieu.

* Les culs de lampe sont magnifiques.

 

 

* Les larges fenêtres amènent une douce lumière.

* Il suffit de s'asseoir sur les coussièges pour réaliser quelques travaux de couture ou d'écriture.

* Il y a la possibilité de "papoter" à plusieurs sur de longues coussièges dans l'épaisseur du mur.

Avez vous remarqué les fentes verticales ?

 

La deuxième salle (sale ?)

* Une exposition est en préparation dans la deuxième salle.

* Evidemment, elle paraît moins accueillante que sa consoeur.

* Pourtant, elle bénéficie des mêmes fenêtres à coussièges et des culs de lampe aux décors finement sculptés.

 Au Nord, je vois le Fort Saint André !

La terrasse

* Je suis sur la plateforme.

* Rapidement, je regarde dans une archère cruciforme si point d'ennemi arrive.

* Je vérifie en bas, si point de vils personnages tentent une approche.

* Puis, je décide de monter au sommet (du monde ?).

 

Quelle vue !

* Le choix de cet emplacement pour aménager une tour n'est pas du au hasard.

* Depuis le crénelage, le guetteur contrôlait la région sur 360°.

* La panorama est magnifique sur le fort Saint André, le Ventoux, le Rhône, Avignon et la cité des papes.

 

C'est la fin

* Il est tard, les nuages s'accumulent.

* Il me faut de suite redescendre puis trouver une taverne pour la nuit.

 

Le diaporama de la tour Philippe le Bel est ici.

 

 

Histoire de la tour :

* A la fin du 12ème siècle, une tour défensive est construite.

* En 1226, la primitive tour est détruite suite au siège mené par les troupes du Roi (voir titre de noblesse) Louis VIII.

* En 1293, début des travaux de construction d'une forteresse. Ainsi, le Roi de France Philippe le Bel (voir liste des Rois) souhaite montrer sa puissance aux Avignonnais et contrôler l'entrée du pont reliant les deux rives du Rhône.

* En 1307, le donjon composé d'un étage est achevé.

* Au 14ème siècle, un deuxième étage ainsi que la tourelle sont construits.

* En 1862, la tour est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante.

 

La puissante tour surveille la Cité des Papes

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Vers Menu châteaux du Gard

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 06:05

 

Département 11 - AUDE

 Ho, hisse... Que c'est haut vers le paradis des ruines !

Le château :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Padern est une petite commune située à 65km au Sud-Est de Carcassonne, à 30km au Nord-Ouest de Perpignan et à 5km au Nord-Est de Cucugnan (voir ce château) sur la route des châteaux Cathares entre Tuchan et Peyrepertuse.

  Coordonnées du château :

42° 52' 3.036" N 2° 39' 19.552" E
 42.86751°  2.655431°

 

      L'extérieur

La découverte

* Le château est posé sur un rocher escarpé.

* Il domine le village et surveille les gorges du Verdouble.

* En voyant l'impressionnante falaise, je me pose une question :

Est ce que je dois prendre mon équipement de montagne pour grimper ?

 

L'agréable montée

* Evidemment non.

* L'accès est facile par un petit chemin qui serpente au Sud.

* Je pressens déjà que dans l'ascension, je vais manger des mouches (tant la chaleur est lourde en ce mois de juin).

* Le château n'a pas du avoir de visiteurs depuis quelques jours, car des toiles d'araignée me chatouillent durant la marche entre les arbustes.

* En partie basse, je rencontre les ruines d'un premier rempart (flèche rouge)

* Après une petite ascension, le château m'apparaît.

 

J'ai une question

* La sensation est curieuse.

* Il est situé en hauteur comme une forteresse médiévale, il est donc rustique.

* Et pourtant, de grandes ouvertures et des murs peu épais l'entourent parfois. 

* La raison est simple : Au 17ème siècle, le château est aménagé dans un soucis de confort. Mais les bases médiévales sont conservées. 

   Torturée est la forme de ce château qui épouse en partie la falaise.

Le plan

* Pour mieux comprendre la visite, il est préférable de regarder le plan.

* La forme n'est pas conventionnelle.

* Elle est due à l'emplacement du château sur ce pog et aussi par certains aménagements de défense par armes à feu.

 

Première constatations

* A l’Ouest, le mur d’enceinte est d’une épaisseur imposante

* Curieusement, il est borgne dans sa première moitié. Aucune archère ou bouche à feu permet la défense.

Surprenant !

Est ce du à la consolidation du 20ème siècle ?

* A l’Est, en léger contrebas du château, un mur de faible épaisseur s’élève jusqu’à un passage entre deux vestiges de bâtiments.

* L’un est carré et l’autre est triangulaire avec des créneaux.

* L'entrée originale du château est au Sud (E sur le plan), à travers un mur aujourd'hui écroulé.

* Elle devait sûrement être précédée par une barbacane (voir glossaire).

 

      L'intérieur

La cour

* Pour entrer dans le château, il faut d'abord escalader des éboulis très nombreux.

* En franchissant une porte d’entrée "invisible" (repère E sur le plan), j'entre dans une cour (en vert sur le plan, repéré C).

Quelle curieuse sensation !

* Des murs solides sans fissure (sûrement dus à la rénovation du 20ème siècle) côtoient des éboulis au sol, au milieu d'herbes hautes et griffantes.

* L'ensemble étant sécurisé par une courtine avec créneaux reconstruits.

* Pour amplifier la sensation, des "fenêtres" immenses regardent des archères primitives.

* Jamais un château n'a été aussi confus pour moi.

Mais je me régale. Et vous ?

* En regardant le bâtiment central (en jaune sur le plan, repéré D), je comprends que je suis devant le donjon médiéval très remanié.

 

Il n'y a plus de princesse dans ce donjon... à cause du courant d'air je suppose ! Le donjon

* En revenant dans la cour, je décide d'explorer une ouverture à gauche du donjon.

* Il est précédé par un pan de mur arrondi qui est une tour-escalier desservant les 3 étages.

* Il subsiste les vestiges de quatre marches.

* A l'entrée du donjon, sur la droite, deux petites marches descendent vers un étrange orifice.

* Pas si étrange que cela car ce sont les vestiges des latrines bâties sur le vide.

* Le donjon n'est que le fantôme du bâtiment initial, la consolidation a lissé les détails.

* Mais, au fond du donjon, une surprise m'attend (sur le plan, repère V).

* Une porte, quelques marches et j'aboutis dans une pièce munie d’une ouverture rectangulaire de 1,10m sur 0,60 m donnant sur un précipice.

* C'est le vide-ordure. (oui, nos ancêtres jetaient les restes dans "le vide"). 

* Et en me penchant un peu plus, je découvre le vide... disons plutôt, la falaise.

Oups.... j'ai failli tombé.

 Ressentez vous la chaleur de la ruine proche de la cheminée ?

Le Logis

* En revenant dans la cour, je décide d'explorer un "couloir" sur la gauche du donjon (en bleu foncé sur le plan, repéré L).

* Ce n'est pas un simple couloir mais le logis de la famille Vic construit à la fin du 16ème siècle sur la façade Ouest.

* En entrant, sur la gauche, je vois une grande niche soutenue par un arc de décharge.

* Evidemment, vous avez reconnu un évier, avec écoulement de l'eau dans le vide (cela devient une habitude de tout jeter !).

* Juste à coté, à droite, je pressens l'existence d'une cheminée.

Cette pièce était elle la cuisine ?

* Un peu plus loin, une archère très primitive surprend.

* La sensation que j'avais en arrivant dans cette ruine continue.

* Voila un château qui n'a jamais réussi à évoluer "correctement".

C'est très curieux. 

 

Les "communs" (?)

* Au fond (en bleu clair sur le plan), je découvre une pièce qui devait être sombre par manque d'ouverture.

* Avec son sol non aplani, j'imagine que cela devait être les communs et la réserve de nourriture. Mais ce n'est que supposition de ma part.

* Je suis surpris de ne pas voir de corbeau ou de retrait du mur pour soutenir les poutres des planchers aux étages.

Quelle curieuse ruine !

  Elle parait entière (pour une ruine bien sur) mais de nombreux détails manquent.

 

C'est fini

* Il me faut repartir vers une autre croisade (pacifique car point Simon de Montfort je suis).

* Avant de quitter cette curieuse ruine, j'admire le paysage Audois.

* Ce n'est pas à Versailles que je verrais un tel spectacle de la nature.

Comprenez vous maintenant le plaisir

que j'ai à découvrir des ruines médiévales ?

 

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au Ier siècle, à l'époque romaine, exploitation de minerai de cuivre.

* En 899, le roi "Charles le Simple" donne le territoire de Padern à l'abbaye de Lagrasse (qui en sera propriétaire jusqu'en 1579. Longévité de propriété très rare dans cette époque troublée).

* En 1024, l'abbaye de Lagrasse chasse un certain Ginabert qui occupe injustement le lieu (je n'ai pas pu identifié quel lieu).

* En 1026, une motte est mentionnée pour la première fois.

* Vers 1165, une "forcia" (fortification secondaire) est signalée.

* En 1209, début de  la croisade contre les Albigeois.

* En 1210 (?), le château est pris par les troupes de Simon de Montfort.

* En 1211 (?), Alain de Roucy, lieutenant de Simon de Montfort, devient "propriétaire" du château.

* Vers 1216 (?),  le château est l’objet d’un litige entre l'héritier de Alain de Roucy, seigneur de Termes  et  l’Abbaye de Lagrasse. (Ce seigneur Nordiste jouit de tous les impôts et taxes qui aboutissait auparavant dans les caisses de l'abbaye "catholique").

* Vers 1246 (?), Chabert de Barbeira, seigneur faidit de Quéribus, le reprend par la force.

* En 1248, le roi Louis IX (voir liste des rois) ordonne au Sénéchal de Carcassonne de restituer le château à l'abbaye de Lagrasse.

* En 1283, après transaction avec les procureurs du roi de France, puis contre paiement, l’abbaye de Lagrasse récupère la forteresse.

* En 1579, la seigneurie de Padern est confiée à Jean-Pierre Vic capitaine de Termes et originaire de Girona en Catalogne. Il s'y installe et reconstruit le château en lui conservant son caractère fortifié et féodal en raison de l'insécurité qui règne dans la région.

* Durant le 17ème siècle, l'abbaye intente de nombreux procès contre la famille de Vic pour récupérer le château.

* En 1706. Blaise II de Vic le revend à l’abbaye de Lagrasse.

* En 1713, la carte de Roussel, recensant les fortifications, identifie "le château" comme une ruine.

* En 1790, il est abandonné. Comme souvent à la révolution Française, les pierres sont pillées, et l'état de ruine est l'avenir de ces bâtiments.

* Au 20ème siècle, des travaux "rapides" de consolidation sont réalisés.

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas nul. Soyez très prudents.

 

Le panorama est le magnifique cadeau d'une ruine médiévale

 

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 06:10

 

Département 30 - GARD

  Voyez vous la beauté sur la colline ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint-Hippolyte-du-Fort est située à 40km au Nord de Montpellier, à 30km au Sud-Ouest d'Alès et à 12km à l'Est de Granges.

 

     Coordonnées du château :

43° 57' 03" N 3° 50' 41" E
 43.950891685°  3.8446649909°

 

Le château : 

        L'extérieur :

Quel est son nom ?

* A moins de 2km au Sud-Ouest de Saint-Hippolyte-du-Fort, une verte colline porte des pierres construites.

* Curieusement, cette construction médiévale porte différents noms :

- Le Castellas,

- Le vieux château,

- Roquefourcade,

- Le château de Saint-Hippolyte-le-Vieux.

* Qu'importe son patronyme, je me dois de le découvrir par une ascension facile sur un chemin bien tracé.

 Un rempart épais avec archère défensive

La découverte

* A 200 mètres d'altitude, un vestige apparaît.

* Je dois contourner les arbres pour tomber nez à nez devant un rempart.

* Bien qu'il soit très arasé, le mur montre encore son épaisseur et surtout ses archères droites.

* Avec précaution, j'entre dans la place.

 

        L'intérieur :

Des surprises

* L'intérieur de l'archère droite, avec son faible ébrasement, m'informe que le système défensif date du 12ème siècle et n'a pas évolué.

* Quelques mètres plus loin je vois un curieux rocher taillé.

* Je prends un peu de recul pour comprendre.

Vais je faire carrière... en ce lieu ?

* Je pressens que ceci fut une carrière de pierres.

* Il est très possible que ce "cube" ait été utilisé comme réserve, écurie ou autre commun.

 Que voyez vous en cet amas de pierres construites ?

Curieux vestiges !

* Au sol les pierres s'amoncellent. La plupart ne sont point taillées, mais nombre d'entre elles sont dégrossies.

* Au sommet de la butte, un imposant mur apparaît.

* Il a une forme polygonale imparfaite.

* Il est constitué de pierres de dimensions différentes mais de la même provenance.

* Ce mur entoure un rocher taillé.

* Ce que je supposais être un rocher semble être un donjon.

* Ses pierres sont jointives et presque symétriques.

 

Enigmes

* Lentement j'approche ce vestige d'un autre temps quand soudain, mon oeil est arrêté par cette entaille.

Est ce une banquette (voir vocabulaire) ?

* Je continue ma marche d'approche quand je suis à nouveau interpellé.

Sont ce des marches ou un support de poutre ?

* Devant tant d'énigmes et de surprises, je décide de me reposer. Tout en dégustant une juteuse pêche, j'admire le paysage.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du site fortifiée.

* Vers le 13ème siècle, il semblerait que le manque d'eau et les attaques des Grandes Compagnies aient causé l'abandon de ce site (à vérifier).

* Au 17ème siècle, Sur l'ordre de son Roi (voir liste), Sébastien Le Prestre faut construire une fortification à Saint-Hippolyte-du-Fort.

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite en respectant les vieux murs et la propriété privée. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser existe. Soyez prudents.

* Il est possible d'admirer les vestiges des fortifications de Vauban dans le bourg.

 

Le panorama est le trésor des ruines castrales

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 06:05

 

Département 30 - GARD

  Cela fait plusieurs heures que le château a vu mon approche

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune d'Aujac est située à 50km au Sud-Est de Mende, à 45km au Sud-Ouest d'Aubenas et à 20km au Nord-Nord-Ouest d'Alès.

 

     Coordonnées du château :

44° 20' 50" N 4° 1' 39" E
 44.34729374°  4.0274897218°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* A une portée de flèche à l'Est de la commune d'Aujac, une verte colline porte une rude fortification médiévale.

* Le sommet de ce mamelon est protégé par un à-pic sur 3 cotés Nord, Ouest et Sud.

* Le château n'a donc qu'un coté vulnérable. Logiquement, le coté Est est protégé par un puissant donjon habitable.

Le voyez vous ?

 A gauche, le puissant donjon primitif

L'analyse 

* De loin, il n'est pas difficile de comprendre l'architecture et l'aménagement de cette forteresse médiévale.

* Cette simplicité a pourtant été très efficace durant plusieurs centaines d'années.

* A gauche, le puissant donjon carré du 12ème siècle.

* Sur la droite, un rempart droit "un peu arasé". Imaginez le avec crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Avec un peu d'attention, il est possible de voir des fentes défensives sur la paroi du rempart.

* Derrière le donjon et faisant un angle : Les logis.

* Entre le rempart et les logis : Une cour intérieure.

* A l'opposé du donjon, une puissante et ronde tour.

** Voici le plan du château **

 Bien qu'un peu ruiné, sa puissance est encore intacte !

Je m'approche

* Devant une telle masse compacte, je me sens timide.

* Je n'ose approcher sans montrer patte blanche.

* Sur la gauche, le logis a subi l'épreuve du temps. Pourtant le mur arbore fièrement ses fantômes de mâchicoulis.

* Sur la droite, le rempart masquant la cour intérieure possède en son angle les traces d'une échauguette sur culots.

* Evidemment, mon attention est portée sur le donjon.

* Le temps lui a greffé des fenêtres à chaque étage.

* Mais ce sont les archères droites sur la façade coté attaque qui me fascinent.

* L'imposante et profonde construction en encorbellement contribue à son aspect primitif et massif.

Qu'est ce ?

* Evidemment : Ce sont les latrines !

 

        L'intérieur :
  Hélas, le château n'est pas ouvert à la visite en cette fin de 20ème siècle. Mais il semble possible de le visiter depuis 2015. Je rêve déjà d'entrer en ce lieu figé dans le temps.

  Avant de partir, j'admire le magnifique panorama.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, l'évêque d'Uzès et la famille d'Anduze demande la construction d'une tour défensive de 20 mètres de haut pour protéger le val de Céze.

* A la fin du 12ème siècle,un petit village s'établit proche du château.

* En 1209, au début de la croisade des Albigeois, une charte du Roi Philippe Auguste mentionne : La Villa de Aviaco.

* En 1211, le Roi (voir liste) Philippe Auguste récupère le cite à la famille d'Anduze et le donne à l'évêque d'Uzès. Ce dernier le cède à la famille Randon.

* En 1311, la famille Randon vend une moitié de la seigneurie à l'évêque d'Uzès et l'autre moitié à Arnaud de Cubières.

* En 1232, une forcia de Aviaco est citée.

* Au 13ème siècle, deux corps de logis s'ajoutent à la tour. les texte cite le nom de Bastida Nova.

* Au 14ème siècle, amélioration du système défensif.

* Au 15ème des aménagements sont réalisés.

* Au 16ème siècle,  l'axe vallée du Rhône prend de l'importance, l'essor commercial des vallées autour d'Aujac est faible. De plus, avec l'invention des canons cette vieille forteresse est inutile. Pour finir, la Renaissance entraîne le besoin de confort. La conséquence est évidente : La famille Cubières, seigneur du Cheylard, abandonne la forteresse médiévale au profit d'un château dans la vallée.

* Durant deux siècles, le château sert de résidence d'été.

* En 1774, la seigneurie est vendue à Louis de la Fare.

* Vers 1792, terres et château sont récupérés comme bien national par les Révolutionnaires. Il est acheté par un membre de la famille Rigal (une brochure m'informe que c'était le métayer du château).

* A la fin du 20ème siècle, Marlène Rigal-Poujet souhaite redonner vie à cette magnifique forteresse médiévale. Des travaux de consolidation sont réalisés.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la foret et le parking. La visite des fortifications intérieures est possible en été. Veuillez vous renseigner sur les horaires.

 

Sa position lui permet d'observer toutes les vallées

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 06:08

 

Est ce le château fort que je recherche ?

Département :  11 - AUDE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune d'Arzens est située à 30km au Sud-Est de Castelnaudary, à 20km au Nord de Limoux et à 12km à l'Ouest de Carcassonne.

 

  Coordonnées du château :

43° 11' 59" N 2° 12' 35" E
 43.1996497278°  2.209788859°

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

* Comme vous le savez peut être, je suis toujours à la recherche de sites peu connus, non médiatiques et même oubliés des livres classiques.

* C'est ainsi qu'une brochure très spécialisée m'informe que la commune d'Arzens possédait un château fort modifié.

* N'écoutant que mon courage et ma témérité, je fais galoper mon merveilleux destrier vers ce bourg Audois.

 

Comment trouver le site castral ?

* Le château n'étant pas médiatique, il n'y a point de panneau indicateur.

* Parfois, pour le trouver je me dirige vers la rue du château (voir exemple), mais elle n'existe point en ce bourg.

* La solution la plus logique est de déterminer le point le plus élevé.

* C'est ainsi que je découvre cette cubique construction.

 Que de détails magnifiques pour créer le rêve médiéval

Minimal me dites vous ?

* En découvrant le bâtiment, comme vous je pense  :

"Du château fort il ne reste que peu".

* Pourtant ce peu est fascinant.

* L'actuel bâtiment possède 2 étages sur rez-de-chaussée.

* La façade de gauche comporte :

- De belles pierres tailles de grandes dimensions.

- Des fenêtres à meneaux en croix rebouchées.

* La façade à droite montre :

- Deux portes médiévales rebouchées.

- Des trous pour les poutres d'un plafond.

- Mon imaginaire voit les traces d'une cheminée.

Voyez vous aussi tous ces détails ?

 

L'autre façade est elle aussi fascinante ?

Cette façade ne fait pas de l'ombre à sa consoeur travaillée* Lentement, je contourne le bâtiment en prenant un peu de temps pour observer les fondations.

* La troisième façade est hélas dans l'ombre.

* Ce que je suppose avoir été une fenêtre avec des meneaux en pierre ont été remplacé par le bois du 20ème siècle.

* Elle possède toujours de belles pierres.

* En observant les pierres sous le toit, je subodore que ce dernier est un ajout récent. Le bâtiment a été arasé.

* Son architecture m'informe que la façade fut l'extérieur du bâtiment médiéval.

 

Est ce la fin des découvertes ?

* Je contourne le bâtiment.

* La quatrième façade est aussi dans l'ombre.

* Elle montre un mur ayant souffert du temps.

* Curieusement, une magnifique fenêtre géminée avec colonnette est bouchée en gardant son relief "historique".

* Je suis surpris de n'avoir pas vu de système défensif.

Est ce que je suis en face du logis dans les remparts (disparus) ?

 

     L'intérieur :

* La propriété privée n'est pas visitable.

* Presque à reculons, je redescends en direction de mon destrier.

 

Le diaporama du château est visible ICI.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle (à vérifier), un château est cité.

* Au 11ème siècle, la seigneurie est possession du Comte (voir titre de noblesse) de Carcassonne. Ce dernier rend hommage pour Arzens à l'évêque de Carcassonne

* En 1072, après plusieurs années de conflit pour la possession de la seigneurie, le Comte de Foix (voir liste des Comtes) s'empare d'Arzens.

* Au 14ème siècle, la seigneurie est transmise à la maison d'Armagnac.

* En 1404, le site est propriété de la famille de Lévis de Mirepoix.

Nota : C'est cette famille qui construit le bâtiment actuel.

* En 1591, durant les Guerres de Religion, le bourg et le château sont attaqués par des troupes Espagnoles.

* Au début du 17ème siècle, le château n'est plus une résidence seigneuriale.

* En 1948, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée et le silence du lieu. La visite de l'intérieur est impossible. 

 

Impossible d'entrer, point de porte je vois

 

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de l'Aude

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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