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Ombre et lumière

10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le hameau :

Est ce un vol de tour ou une tour volante ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Aubin est situé à 24km au Sud-Ouest de Mont de Marsan et à 10km au Nord-Ouest de Hagetmau.

  Le hameau de Poyaler est situé à 3km à l'Ouest-Nord-Ouest de Saint Aubin.

      Coordonnées du château :

43° 43' 1" N 0° 44' 4" W
 43.716993°  -0.734668°

 

    Toponymie  :  (petite initiation)

  La particularité de ce hameau est qu'il possède de nombreuses orthographes en fonction des livres, cartes, historiens et  prononciations locales :

     * Poyaller,

     * Pouyalé,

     * Poyalé,

     * Poyaler.

 C'est cette dernière, la plus usitée, que j'ai retenue.

 

Le château :

      L'extérieur  :

La découverte

    Parfois pour découvrir une ruine de château fort, il faut regarder attentivement au sol (par exemple à Salses le château), mais à Saint Aubin, je pressens que les murs en ruine volent dans le ciel. 

    Évidemment, le château de Poyaler n'est pas celui d'un magicien sachant faire de la lévitation aux constructions fortifiées...pfff, je ne suis pas en Bretagne, terre des légendes....  Mais cette ruine est assez imposante pour survoler les hauts arbres.

 

L'enquête commence

    De loin, des fenêtres Romanes me donnent un indice de sa date de construction. Hélas, l'absence de mâchicoulis, crénelage, trou pour des hourds (voir glossaire) m'informe que la construction a été arasée. Ce mur (dont je ne connais pas encore la fonction) est construit en petites pierres correctement taillées mais semble avoir été consolidé récemment.

   Pour entrer dans la cour du château, il faut monter une pente légère qui, à mi-distance, comporte encore les vestiges d'un fossé. Je me mets à rêver du pont-levis abaissé pour moi.

Le rempart n'est plus qu'un fantôme ! 

     L'intérieur 

1ère analyse

     S'il n'y avait pas les arbres, je pourrais surveiller les vallées du Louts et de la Gouaougue, car le site castral est posé sur une motte d'une dizaine de mettre de hauteur dont ma brochure affirme être "artificielle".

      En entrant je vois une porte.... Je vous entends dire :

  "Wahouu, il est fort le Chevalier, ou bien il se moque de nous. Avec 3 pierres posées au sol, il prétend voir une entrée de château".

   Vous savez que j'ai l'imagination fertile, mais je pense que les 2 vestiges de mur à l'entrée de la motte devaient certainement être l'entrée médiévale avec double vantail, herse, pont, assommoir... (mais je divague un peu, désolé).

    Un procès verbal de 1778 décrit l'entrée comme étant une chaussée de 3,90m de large sur 27m de long soutenu par un mur de chaque coté aboutissant à un portique de 2,5m de large.

   Au bord de la pente, coté Nord, un pan de mur doit être le seul vestige encore vivant du rempart entourant la haute cour et le château. Trouée, et pourtant toujours vivante !

 

Le donjon

   Évidemment, la construction la plus imposante de ce vieux château est la tour maîtresse. Elle est parallélépipédique et centrale avec peu d'ouvertures de tir. Ce type d'architecture se voit souvent dans des châteaux forts du 12ème siècle.

   D'après un procès verbal de 1778, la tour mesurait 9,70m de coté pour une hauteur de 14,60m. Aujourd'hui elle atteint péniblement les 12m.

   Au sommet de la tour, 2 curiosités architecturales attirent mon attention :

1 - La petite fenêtre plein cintre : Elle correspond certainement à l'éclairage du logis (car, avec ses dimensions, il est évident que le donjon était habitable).

2 - La construction en encorbellement : De suite j'ai imaginé le vestige du mâchicoulis (voir vocabulaire). Mais pensant que la tour est très arasée et qu'en plus une porte se situe en dessous, j'opte pour une bretèche. 

    Si je fais abstraction de l'ouverture basse causée par un effondrement, l'ouverture supérieure correspond à la porte d'accès médiévale avec son arcature plein cintre. Avec des murs de plus d'un mètre à la base, ce donjon parait immortel. L'aménagement montre des salles bien hiérarchisées

 

    L'intérieur du donjon :

En entrant, c'est le choc.

   L'absence de plafond permet d'observer l'asymétrie des 4 étages. Chaque pièces semble avoir une fonction différente.

      Les poutres étaient posées sur des corbeaux non sculptés. Des petites fenêtres éclairaient les étages supérieurs.

    Au rez de chaussée, une fenêtre avec ébrasement ressemble à une archère que l'on aurait agrandie.

   Dans un angle, une cheminée trône fièrement. L'absence de piédroit est surprenante. Une cheminée d'angle est assez rare au Moyen Âge et avec son manteau chanfreiné de 2,5m de large, je pense que je suis devant une curiosité architecturale.

   J'imagine le plaisir d'être réchauffé par l'âtre il y a 600 ans.

 

 
Histoire du château :

* Au 12ème siècle (?), construction d'un château (à vérifier).
* Au milieu du 13ème siècle, aménagement de l'actuel château.
* En 1274, le château appartient à plusieurs seigneurs vassaux du Roi d'Angleterre qui est aussi Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine.
* En 1442, le château et ses terres sont élevés en Baronnie par le roi de France Charles VII (voir liste des rois). Cet acte est une récompense au seigneur Louis de Marsan de Cauna pour son ralliement de son territoire au Royaume de France.
* Au 17ème siècle, un texte affirme que les bâtiments sont inhabitables et très ruinés. Terres et château appartiennent toujours à la famille de Marsan de Cauna.
* En 1683, François de Gontaud de Biron est le nouveau propriétaire. Mais il n'habite pas le château ruiné.
* En 1788, à la mort de Louis de Gontaud de Biron, une partie des biens est vendue à plusieurs familles (?).
* En 1794, la ruine est prise par les révolutionnaires et vendue comme bien national. Il semble que le château soit dépouillé de ces plus belles pierres.
* En 1996, la ruine est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est possible en respectant la propriété privée. La visite depuis le terrain privé et l'intérieur de la ruine est soumise à acceptation du propriétaire.
 --> Attention : La ruine est en mauvais état et le risque de chute de pierres est important.

 

Ivre des odeurs de ruine, mes yeux en voient de toutes les couleurs

 

 
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 06:30

 

 

Département :   40 - LANDES
 

 

 

Le bourg :

Un ombre préfigurant un plaisir médiéval ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de de Villeneuve de Marsan est située à 15km à l'Est de Mont de Marsan.

 

    Coordonnées du bourg :

43° 53′ 38″ N00° 18′ 19″ W
 43.893889° -0.305278°

 

 

 

Les fortifications :

      L'extérieur  :

La découverte

    J'erre tranquillement dans les rues de ce bourg à la recherche d'une auberge pour mon fier destrier et moi même quand soudain dans ma somnolence une ombre distrait ma rêverie.

A qui appartient elle ?

 

 

L'enquête commence

* Pour le savoir il suffit de lever la tête et une curieuse construction me fait face.

* En s'appuyant sur le mur d'une école maternelle, cette construction paraît intemporelle.

* Pourtant, une fenêtre avec ce type d'architecture ne peut concerner qu'un bâtiment médiéval.

Suis je devant les fortifications de la ville neuve ?

 

 

Rapides analyses

* En contournant la construction, je suis heureux de voir une tour ronde d'une dizaine de mètres de haut.

* Au sommet, un crénelage ressemble plus à une cheminée d'usine qu'à un système de défense efficace. 

Est ce le résultat d'un délire d'architecte moderne ? 

* Deux pans de mur tentent de survivre.

* L'un d'eux semble plus "authentique".

* Sa construction en pierre "raccommodée" de briques rouges est surprenante.

* Ce mur est percé d'une porte et possède des créneaux peu efficaces face à des assaillant armés.

* Cette construction ne comporte ni archère, ni bretèche (voir vocabulaire), ni....

* Je suis en face du souvenir très reconstruit d'un morceau du rempart qui entourait la ville il y a plusieurs siècles. 

 

 

 

    L'intérieur  :

  Ce pan de mur avec sa tour ne sont pas visitable.

 

 


Histoire du bourg :

* Au 13ème siècle, construction d'une ville neuve sur les cendres de l'ancien bourg.

* Au 20ème siècle, les remparts sont consolidés.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du rempart est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible.

 

 

Les petits créneaux ne sont pas très dissuasifs !

 

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 06:30

 

Département :   40 - LANDES

 

Le bourg :

Ce ne ressemble pas à une église fortifiée !  Situation  (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Bégaar est situé à 22km au Nord-Est de Dax et à 5km au Sud-Ouest de Tartas.

  Coordonnées du bourg :

43° 49′ 37.92″ N 0° 50′ 57″ W
 43.8272°  -0.849167°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

Il y a un mariageHooo, c'est beau !

    Les dentelles, rubans et fleurs entourent la construction.   Hooo, c'est beau !

   Cela me change un peu des ruines protégées par des épineux et orties.

   Les jolies princesses en robes d'apparat ne doivent pas me distraire. Je dois me concentrer pour découvrir les défenses de cette église.

 

L'enquête commence

    Bien que je sois très attentif, je ne distingue aucun système défensif. Le mur de l'abside, renforcé par de petits contreforts en grès coquillé,  présente une curieuse consolidation récente. Pensez vous que ce soit une salle de repli dont les ouvertures ont été obstruées ?

   Je décide de vérifier ma théorie en regardant le mur extérieur de la nef et... rien. Aucune trace de fente de tir, ni de corbeau porteur de mantelet (voir vocabulaire).

Suis je vraiment devant une ancienne église fortifiée ?

Un clocher avec des ouvertures comme un crénelage

Voilà enfin les défenses

      Je continue ma recherche d'indices quand soudain, je suis en arrêt.

   Je suis si impressionné que mon portrait apparaît dans l'image. (j'avoue que ce n'est qu'une ombre en bas à droite... mais c'est bien moi, le chevalier... sans armure il est vrai ;) ).

   Devant moi, un clocher-tour se fait bronzer montrant sa jolie petite archère droite et 2 curieux corbeaux dans l'alignement de la fente. La fonction de ces corbeaux au même niveau m'échappe.

Était ce une bretèche détruite ou... ?

  En haut, je suis heureux de voir les classiques ouvertures d'une salle de repli encadrée par 2 contreforts.

 

L'autre coté

  Je suis si heureux de ma découverte que mes jambes me portent rapidement vers l'autre entrée. De puissants contreforts sont visibles et attirent le regard vers d'autres ouvertures. J'ai en face de moi un véritable donjon quadrangulaire de défense.

 

    L'intérieur  :

  L'église est ouverte, mais il est délicat d'entrer avec des invités du mariage dans la nef. Je reste donc avec mes doutes. Mais, que vois je... il est temps de partir me sustenter.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle , construction de l'église.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église (à vérifier).
* Au 17ème siècle, aménagement de l'intérieur de l'église.
* Au 20ème siècle, un crépi blanc est apposé sur les pierres.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint-Pierre-ès-Liens)est libre et gratuite depuis la place du village. La visite des fortifications est interdite.

 

Les fleurs attirent mon regard et m'empêchent d'observer les défenses

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 07:30


Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Je ne distingue aucune défense dans l'ombre   Situation  (--> le voir sur une carte)

       Le bourg de Baigts en Chalosse est situé à 25km au Sud-Est de Dax, à 18km au Sud de Tartas et à 5km au Sud-Est de Montfort en Chalosse.

   Coordonnées du bourg :

43° 41′ 14″ N 0° 47′ 25″ O
 43.686297  -0.789063

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    C'est au petit matin, entre ombre et soleil que je découvre l'église de Baigts en haut d'une petite colline. Après avoir habitué mes yeux au contre-jour, je distingue enfin cette construction.

   Bien que mon fascicule affirme que cette église a été fortifiée, je ne distingue aucun signe classique. Ma loupe de castellologue va donc être utilisée.

 

L'enquête commence

   La face arrière (abside) ne comporte aucune fente de tir. Trois puissants contreforts sur le coté donnent un aspect massif, le manque de transept renforce la sensation d'architecture médiévale primitive, mais je ne je ne distingue aucune défense.

    Les corbeaux sculptés sous le toit ne supportent rien. Avaient ils une fonction pour des hourds (voir vocabulaire) ?.... J'en doute un peu.

  Peut être qu'en me décalant, je verrai les traces d'une salle de repli ?... Hélas non, point de fantôme d'ouverture, ni de bretèche. De plus sur cette façade, je ne vois aucun contrefort (Il n'y a donc pas de symétrie dans cette église ?).

Me serai je trompé d'église ?

  Et c'est toujours dans le doute que l'espoir renaît ! 

 

Voilà enfin les défenses

     Sur ma gauche, le clocher ne semble pas en harmonie avec l'église. La partie supérieure est très récente mais en dessous, la masse carrée ressemble à un donjon de château.

   Les pierres ont été "cimentées" mais au dessus de la fenêtre, une fente verticale ressemble à une archère primitive. Et pour confirmer ma pensée, une autre existe sur l'autre face.

 

     L'église "Notre Dame de l'Assomption" de Baigts en Chalosse n'est peut être pas aussi impressionnante que celle de Woël en Lorraine mais elle possède de petites défenses justifiant sa place dans ce blog.

 

    L'intérieur :

  Bien qu'il y ait  un escalier dans le porche, les fortifications minimales ne sont pas visitables. Qu'importe, je reste dehors et me délecte des marques de tâcherons  (voir définition).

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle , construction d'une église à l'emplacement de l'ancien château fort sur motte.
* En 1285, le Roi d'Angleterre Edouart Ier donne la seigneurie à Elie de Caupenne.
* En 1348, le Roi d'Angleterre Edouart III confirme la possession de Baigts à Guillaume de Caupenne.
* En 1569, les protestants ravagent l'église.
* Au début du 20ème siècle, le clocher étant délabré, il est  partiellement abattu et reconstruit.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église "Notre Dame de l'Assomption" est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher est interdite.

 

Je quitte à regret cette beauté

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :Est ce une tour de garde à gauche du clocher ?

  Situation :   (--> le voir sur une carte 

     Le bourg de Bascons est situé à 7km au Sud-Est de Mont de Marsan (voir ses remparts) et à 25km au Nord-Ouest de Aires sur Adour.

     Coordonnées du bourg :

43° 49′ 21″ N 0° 25′ 03″ O
 0° 25′ 3″ W  -0.4175°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

   Ma première surprise est la hauteur de l'édifice avec son clocher-mur à 5 ouvertures pour loger les "airains". Mais mon oeil de castellologue est surtout attiré par la tourelle ronde.

Est ce une tour de défense ?

 

L'enquête commence

    Sa dimension est trop petite pour loger des soldats, et l'absence d'ouverture de tir ne la consacre pas à un système de défense mais à une tour-escalier desservant le clocher.

 

Quelle puissance

Si la présence de défense n'est pas au "sommet", peut être est elle à la base ?

   J'inspecte donc l'un des cotés et je vois de nombreux et puissants contreforts à larmier. Une puissante force émane de cette église. Entre chaque renfort, des corbeaux apparaissent parfois, mais leur fonction m'échappe. Bien qu'impressionnante, cette caractéristique ne prouve pas que cette église ait été fortifiée.

 

Belle façade avec bretècheDes bretèches 

    En observant la façade d'entrée, je vois encore des contreforts mais surtout une bretèche défendant la porte. Avec la construction du auvent, sa fonction est devenue inutile. Quelques mètres à gauche, une autre bretèche qui devait protéger une ancienne porte (disparue au 21ème siècle).

   Mais j'ai un doute : Cette construction en encorbellement ne serait elle pas des latrines ?

 

De multiples défenses

   Pour mieux comprendre cette église, je prends un peu de recul et... claque de vérité je reçois !

   Au dessus de la nef, une salle de repli et/ou un chemin de ronde sont visibles. Des ouvertures ressemblant à des créneaux ont peut être été obstruées par des mantelets (voir vocabulaire) et surtout, il y a de nombreuses fentes de tir de formes et dimensions différentes.

   Je doute qu'elles ait été construites à l'époque médiévale.

 

    L'intérieur  :

       Souvent durant notre siècle, les églises sont fermées en dehors des offices. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Qu'importe, l'extérieur est magnifique (pour un Chevalier chercheur de fortifications bien sur).


Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle , construction d'un bâtiment rectangulaire.
* Au 14ème siècle, dans la construction existante, aménagement d'une église.
* Au 15ème siècle, modification de l'architecture de l'église.
* Au 16ème siècle, aménagement du tympan et de l'architecture interne de l'église.
* Vers 1676, pose des 2 vantaux sculptés : Saint Amand et la vierge à l'enfant.
* En 1776, construction de la sacristie.
* Vers 1792, il semble que les révolutionnaires utilisent l'église comme "stockage" (à vérifier).
* En 1970, l'église Saint Amand est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Amand) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Quelle magnifique église fortifiée à Bascons !

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 07:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Aucun bâtiment ose s'approcher de cette église !  Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Le bourg de Magescq est situé à 10km au Nord-Ouest de Dax et à 12km à l'Est de l'océan Atlantique.

   Coordonnées du bourg :

43° 46′ 49.08″ N 1° 12′ 57″ W
 43.7803°   -1.215833°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

     Dans cette région plate, l'église est le bâtiment le plus visible. En survolant toutes les habitations et les arbres elle marque son territoire.

  Mais cette hauteur ne suffit pas à impressionner les bandits. Il est important qu'elle soit fortifiée permettant aux habitants enfermés de se défendre.

L'église de Magescq a-t-elle ces qualités ?

 

Le clocher-donjon

Quelle puissance !  

    C'est l'expression que j'ai criée en découvrant l'église isolée sur cette grande place. Évidemment le clocher est le symbole de cette puissance. Il est haut, parallélépipédique et comporte au total 4 contreforts, dont 2 dans les angles et 2 sur curieusement décalés sur le mur. Je n'ai jamais vu cette architecture, même dans un château fort.

 Voila un clocher qui ferait pâlir de jalousie plus d'un donjon médiéval.

  Les murs du clocher-donjon comportent de nombreux trous de boulins facilitant son entretien. A la base du toit, des ouvertures carrés laissent présager un chemin de ronde pour surveiller et combattre.

  Contrairement à un véritable château, ce clocher ne comporte pas de bretèche, archère et mâchicoulis (voir vocabulaire). Mais il n'était pas là pour combattre une armée mais quelques brigands peu équipés pour un siège.

Et là, c'est le choc. Mon prospectus affirme que cette tour-clocher date du 19ème siècle. Le croyez vous ?

  J'inspecte à nouveau cette construction pour comprendre où j'ai commis une erreur de datation et.... j'ai la surprise de voir un contrefort réalisé en brique et pierre. Incroyable n'est il pas ?

 

La nefUne nef aussi impressionnante que le clocher-donjon

     Par sa longueur cette construction surprend dans un si petit bourg. Vais je encore être en expectative devant ce bâtiment ?

  De chaque coté, la nef comporte 4 contreforts à larmier intercalés entre 4 fenêtres avec vitraux. Sous le toit un ancien crénelage justifie l'attribut "Fortifiée" pour cette église. Sous ces créneaux, une ligne de trous me fait penser à... heu.... des supports pour des hourds (?).

    Un détail attire mon attention : Deux vestiges de corbeaux. Sa faible largeur ne correspond pas à des latrines, ce sont donc les restes d'une bretèche protégeant l'ancienne porte d'entrée (aujourd'hui obturée).

   Mon prospectus affirme qu'à l'origine la partie supérieure ne possédait pas de toit. Au Moyen Âge cette nef devait ressembler à un rempart de château fort. Incroyable n'est il pas ?

 

L'abside

   Devant tant de beautés fortifiées, je pensais que la suite serait terne et même décevante.

Que nenni !

    A elle seule l'abside justifie ma présence dans ce bourg Landais. A l'opposé du clocher-donjon, elle a du permettre par sa puissance de repousser un assaillant. L'abside ressemble à une tour flanque d'un château fort. Imaginez là sans le toit (comme au 14ème siècle) avec ses créneaux fiers et puissants, et ses gargouilles pour évacuer les eaux de pluie.

    Évidemment, comme moi vous être surpris par le manque d'archère et de bouche à feu (les petites fenêtres plein cintre entre les contreforts plats n'ont pas dû être un système défensif). C'est aussi cela la surprise d'une recherche de construction fortifiée médiévale, elle ne correspond jamais aux standards définis dans les livres.

Incroyable n'est il pas ?

 

    L'intérieur  :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 
Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle , construction d'une église.
* Au 14ème siècle, durant la guerre de 100 ans, les Anglais fortifient l'église en ajoutant sur l'abside un crénelage sans toit (évitant l'incendie des flèches enflammées des assaillants).
* Au 19ème siècle, construction du puissant clocher.
* En 1969, l'église  est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortification est interdite.

 

L'arrière est aussi beau que la façade

 

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 07:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

L'église tente de ressembler à une pieuvre happant les visiteurs   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Vicq d'Auribat est situé à 18km au Nord-Est de Dax et à 50km au Sud-Ouest de Mont de Marsan.

   Coordonnées du bourg :

43° 47′ 8.88″ N 0° 51′ 30″ W
 43.7858°  -0.858333°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

     Parfois en découvrant une église sensée être fortifiées, i faut que je redouble d'attention et que je sorte ma loupe.

   Mais à Vicq d'Auribat, point est besoin de réflexion longue, il est évident que la construction haute devant moi est une tour de garde et de défense.

 

La tour-clocher

    Normalement, pour cette construction accrochée à une église, je devrais écrire : Le clocher-tour. Mais sa fonction de tour défensive est si impressionnante que je me demande si le clocher ne fut qu'une fonction secondaire durant les siècles guerriers.

Quelle curieuse architecture !

   Avec une arcade en arc brisé sur chacune des 3 faces, elle ressemble à une pieuvre ou à un croisement entre éléphant et girafe. Cette sensation est renforcée par les larges contreforts à larmier s'appuyant sur les angles. Leur petitesse est surprenante par rapport à la hauteur de l'édifice.

  Les ouvertures verticales de la façade ressemblent à des archères (voir vocabulaire). Mais c'est encore un croisement entre une meurtrière et une fenêtre Romane.

 

Prendre du recul

   Je suis si hypnotisé par la tour que j'ai oublié de regarder le reste de l'église. En un bond je prends un peu de distance et je vois..... qu'il n'y a rien d'autre à voir. La nef et l'abside sont basses et semblent très récentes. L'église est si désarmée face à une attaque qu'en s'accrochant, elle semble dire à la tour : Ho toi, la grande, protège nous  "Ho toi, la grande, protège nous !".

L'escalier vers mon paradis

Encore la tour 

   La tour-clocher est si fascinante que mes yeux ne font qu'un pour elle . Le haut de la construction possède des fenêtres Romanes à mi-hauteur mais surtout un crénelage borgne que nombre de châteaux forts lui envieraient. J'ai hâte de visiter cette beauté.

 

    L'intérieur :

Le porche

    Fébrile, j'entre dans le porche qui joue avec la lumière. Je ne regarde même pas le portail d'entrée de l'église qui pourtant est composé de 3 arcatures Gothique retombant sur un imposant piédroit en calcaire blanc.

    De chaque coté de la porte 2 arcatures trilobées ont dû recevoir des sculptures de Saint (aujourd'hui disparues). Mais un mystère demeure :

       * Qui a tracé cette croix ?

       * Quelle est la signification de celle-là ?

 

L'escalier

   Évidemment, vous avez compris que mon centre d'intérêt est l'escalier montant vers le paradis du Chevalier-Castellologue.

  Chaque pas fait craquer la marche et j'ai l'impression d'entendre une voix douce me dire : "Monte Chevalier, viens me retrouver là haut !Voici l'échelle sociale de votre Chevalier Dauphinois !

 

La tour - étage 1

     Au 1er étage, je suis dans une salle sombre où un rayon du soleil pénètre par l'archère élargie. Après un temps d'adaptation, je vois une pièce presque carrée avec de nombreuses ouvertures dont celles au Sud et au Nord comportent une coussiège unique.  

    Ce lieu devait être la salle de garde, mais curieusement il n'y a pas de cheminée (Y en avait il une ?).

   Je reprends l'escalier et avant d'arrivée en haut, je contemple à nouveau cette salle ayant vu tant de défenseurs.

 

La tour - étage 2

   La salle supérieure est évidemment celle de surveillance avec les merlons borgnes et les créneaux aujourd'hui obstrués par un plexiglas transparent. Il n'y a plus de coussiège pour se reposer. Le gardien devait être debout et vigilants pour regarder l'horizon..

    Au 21ème siècle, les gardiens annonçant une attaque n'existent plus et la seule vie active est due aux 2 cloches sonnant des heureux évènements.

 

La nef et l'abside

    Ayant savouré les défenses de cette église fortifiée, je redescends pour pénétrer dans la nef sans grande conviction. Comme je le pensais, la restauration a aseptisé l'ambiance médiévale, mais le "neuf" a aussi son bon coté.

 

 
Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 20ème siècle, une imposante restauration défigure un peu la nef et l'abside mais redonne vie à la tour-clocher.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Vincent) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher fortifié est possible en dehors des offices.

 

Ombres et lumières jouent avec moi

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 07:30

 

Département :  40 - LANDES

Le bourg :

Cette butte porte elle un château ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Castelnau Tursan est situé à 12km au Sud-Ouest de Aire sur l'Adour, à 30km au Sud de Mont de Marsan et à 15km à l'Est de Hagetnau.

     Coordonnées du bourg :

43° 39′ 32.04″ N 0° 24′ 21″ W
 43.6589°  -0.405833°

 

Le château :

    L'extérieur  :

Pourquoi me suis je rendu dans ce village ?

    Une brochure, récupérée dans une brocante, stipule que ce village possède un château en ruine, mais curieusement, mon dictionnaires des châteaux forts affirme que Castelnau-Tursan possède un "Tuc" (motte castrale).

   Je me dois d'élucider cette contradiction.

 

La découverte

    Le village n'est pas grand et il est aisé de voir le point le plus élevé juste derrière l'église. Je descends de mon destrier et  je vois ce spectacle arboré.

    Cette curieuse "touffe de feuilles" ne ressemble ni à un château ni à une motte castrale comme je vous en ai présentée en Dordogne.

Me serais je trompé de butte ou de bourg ?

 

L'enquête commence

    Lentement j'avance vers les arbres et j'ai l'impression qu'ils s'écartent pour me laisser voir une "bosse". En contournant la motte, je comprends que je marche dans la basse-cour et qu'en face de moi, un château était posé. Pour le moment, je suis incapable de savoir si la construction fortifiée était en bois ou en pierre.

Reste t il encore des traces de sa présence ?

 

Je monte

    La découverte d'un site aussi ancien doit se faire avec respect et douceur. Je monte donc lentement la pente de la motte quand soudain, je crois voir un indice. Je n'ose y croire, devant moi un bloc de pierres

   Je vois que certains d'entre vous doutent de ma découverte, et pourtant ce sont bien des pierres taillées et ajustées qui s'accorchent. Ce reste de mur suit la paroi et s'incurve.

 

    L'intérieur :

          Arrivée sur la plate-forme, je vois... heu... je vois... une plate-forme. Il n'y a plus aucune trace de mur de tour ou de défense, mais l'impression de site historique se ressent. Même sans rempart je me sens en hauteur, près à défendre ce site contre tous les  "Anglois".

   Après mon délire, je reprends de la sagesse en regardant l'horizon.

 

Conclusion

     Ce site n'est ni une simple motte, ni une ruine de château fort. C'est un compromis des deux..... que je nommerai : Une découverte pour Chevalier Dauphinois.

 

 

Histoire du château :

* En 950, un guerrier prénommé Louis, bâti un château en bois sur cette butte.
* Au 11ème siècle, une famille est citée et possède un château.
* En 1274, Raymond Bernard de Castelnau fait aveu au Duc d'Aquitaine (qui est aussi Roi d'Angleterre) pour son château et ses terres.
* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite.

 

La vue est toujours magnifique depuis un château fort



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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 07:30

 

Département  40 - LANDES

Le bourg :

Les modifications ont été importantes sur cette église   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Poyartin est situé à 15km au Sud-Est de Dax, à 3km au Sud-Sud-Ouest de Montfort en Chalosse.

     Coordonnées de l'église :

43° 41′ 8.94″ N 0° 52′ 1.85″ W
 43.685816°  -0.86718°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    En arrivant devant l'église je suis fasciné, non pas par des systèmes défensif (but premier de ma visite à Poyartin), mais par les modifications architecturales qu'a subi cette église.

     Ce contrefort médiéval est englué dans un mur très récent et cimenté, cet autre contrefort n'a pas plus de chance et sa fonction de soutien est inexistante. Par contre, cette construction basse ressemble à un "bébé" contrefort très récent.

Pensez vous qu'il va grandir comme ses parents

     Évidemment certaines modifications sont amusantes. Par exemple, cette fenêtre bouchée fantomatique d'un éclairage qui n'est plu.

 

Suis je devenu un touriste ?

    Mais je ne suis pas venu en ce lieu pour plaisanter sur les déformations de fonction des pierres, ni pour faire du tourisme mais pour trouver un système défensif sur une église.

    Comme souvent, pour comprendre un édifice fortifié, je prends un peu de recul.

Quelle magnifique tour !

Le clocher-tour

     Il est presque difficile pour moi de nommer cette haute construction : un "Clocher-tour" . C'est réellement une tour de défense, et même j'ose écrire : Un donjon.

     Comme moi, vous avez remarqué aux 4 angles les puissants et hauts contreforts à ressauts et larmiers. Il me parait presque impossible que ces renforts soient du 14ème siècle tant ils sont massifs (et pourtant, ils le sont).

   Sur une face, des archères droites légèrement décalées comportent à la base une ouverture ronde pour arquebuse. Le crépi des parois n'est évidemment pas médiéval. Il a certainement été posé lors de la restauration du 18ème siècle (?). Il m'empêche de voir la qualité de la taille et les joints. Je présume que les contreforts reflètent la méthode de construction des murs.Ce sont des bloc de calcaire plus ou moins "conglomératiques", gréseux.

     Sur l'autre face, une archère droite unique et un peu abîmée tient compagnie à 2 ouvertures carrées. Le manque de corbeau pour soutenir un mantelet (voir exemple) me surprend.

 

La puissance du clocher-tour écrase la beauté de l'égliseQuelle incroyable tour

    Pensant avoir tout vu sur cette tour, je prends à nouveau un peu de recul. Et là je suis encore comblé par la haute construction.

    Ce n'est pas le curieux toit en bulbe prolongé d'un clocheton avec un revêtement en ardoise qui me surprend, mais...

L'avez vous vue ?

   Évidemment, c'est la bretèche qui est l'admiration mes yeux bleus, de mon extase sans limite (Vous ai je déjà dit que je suis exubérant devant une construction fortifiée   ). Si vous êtes perspicace vous allez me dire :

"Que protège cette bretèche, chevalier ?"

  Heu... Vous avez raison, un toit se situe en dessous. Il y a déjà eu un violon sur un toit, pourquoi n'y aurait il pas une bretèche sur un toit .

"Chevalier, soit un peu sérieux !"

   Puisqu'une bretèche (voir vocabulaire) protège très souvent une porte, cela signifie que le bâtiment en dessous a été construit plusieurs siècles après le clocher-tour.

 

    L'intérieur :

        En entrant dans le porche, je sais que l'escalier montant dans le tour me sera interdit. J'entre donc pour prier en espérant qu'un miracle se produit.

   Mais aucun maître des clefs s'avance vers moi  . Je me console en regardant cette église sans transept puis en admirant le luxueux choeur. Quel contraste avec la simplicité du collateral.

 

 
Histoire de l'église :

* A l'époque Romaine, un petit village est créé.
* A la fin du 11ème siècle, les chevaliers de Malte construisent une petite église dont il resterait l'abside (selon l'historienne Monique Veaux).
* Au 14ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 15ème siècle, durant la guerre de 100 ans, une puissante tour de défense est construite.
* Au 16ème siècle, ajout d'un collatéral.
* Au 17ème siècle, un porche est ajouté.
* A la fin du 18ème siècle, l'église est restaurée.
* En 1998, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Hippolyte) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Nef basse et haute tour, Quel contraste !

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 07:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Porte du bourg fortifié de Saint Loubouer   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Loubouer est situé à 25 km au Sud-Est de Mont-de-Marsan et à 12km au Sud-Ouest de Aire sur l'Adour.

   Coordonnées du bourg :

43° 40′ 41.16″ N 0° 25′ 8″ W
 43.6781°  -0.418889°

 

Les fortifications :

      L'extérieur :

La découverte

    Bien que la mairie occupe l'ancien Hôtel du Baron (voir titres de noblesse) de Noguès avec sa porte d'entrée de style Renaissance et ses cheminées sculptées du 17ème siècle, je suis venu découvrir un vestige beaucoup plus ancien.

    Posée face à la mairie, sur l'axe central menant au village, la construction médiévale me regarde. J'ai une si grande envie de la toucher que mon ombre part devant moi sans que je puisse la retenir. 

 

L'enquête commence

    Des fortifications entourant le bourg, il ne reste que cette tour-porte. Malgré de nombreux siècles d'oubli, elle garde encore sa fierté et comporte de "nombreux" indices défensifs (mais vous connaissez mon imagination, d'une simple pierre je vois la cité de Carcassonne ).

   Il est surprenant de de pas voir de départ de courtines sur les cotés. Je pressens que cette tour a été modifiée pour être sécurisée.

Peut être que la construction était avancée par rapport à la courtine ?

  Si c'est le cas, je devrais trouver des traces de pierres encastrées à l'arrière. Il n'y a rien de tangible.

A t elle fait un gommage pour être plus belle ?

   

Les pierres

    La nature et la qualité des pierres sont surprenantes. Sur les parois extérieur la pierre est pauvrement taillée avec de nombreux "rebouchages" peu esthétiques, et pourtant les parement d'angle sont jolis.

    Quelle opposition avec les pierres dans "le tunnel". L'arcature du portail résume bien les différences de construction et de matériaux (grès, molasse claire, molasse sombre presque férugineuse, etc...).

 

Y a t il des défenses encore visibles ?

   La tour rectangulaire de 6m x 5m avec sa hauteur de 12m (?) n'est pas arrivée entière au 21ème siècle. Bretèches, mâchicoulis, corbeaux pour des hourds (voir vocabulaire), archères ont disparu. Mais il reste une trace de défense me faisant croire à sa puissance d'antan.

La voyez vous ?

   Évidemment, vos yeux exercés (par les lectures assidues de mon blog  ) ont vu ce bel assommoir précédent le portail à double vantaux dont il ne reste que les gonds.

 

    L'intérieur :

           Il n'y a pas de porte ni d'escalier pour monter dans la tour. La belle gardera ses secrets intérieurs. Ha si j'avais été Roméo, j'aurais eu une échelle de corde pour monter ici.

 


Histoire du bourg :

* Au 10ème siècle, construction d'une abbaye bénédictine. 
* Durant 3 siècles, le bourg se fortifie d'un rempart.
* En 1442, la petite cité fortifiée reçoit Gaston IV de Foix-Béarn pour une réunion des états généraux de Tursan et Dax. Le but est de renouveler leur serment d'allégeance au roi de France Charles VII (voir liste des Rois).
* En 1935, la tour-porte de Maubourguet est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la tour-porte est libre et gratuite depuis la place du village. La visite de la fortification est interdite.

 

Quelle patience pour construire ce plafond



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