Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 06:30

 

Département :   25 - DOUBS

Ce panneau est une invitation  

Le bourg : 

    Situation  (--> le voir sur une carte)

     Champlive est une petite commune située à 20km au Nord-Est de Besançon, proche de l'ancienne commanderie templière de Dammartin.

   Coordonnées du château :

47° 17' 36.629" N 6° 14' 14.262" E
 47.293508°  6.237295°

 

Le château :

    L'extérieur :

Mes vacances sont terminées

    Après avoir passé 2 semaines à visiter les châteaux d'Alsace dans le département du Haut Rhin, je retourne tranquillement dans mon Dauphiné. Vers 12H30, l'envie de grignoter une cuisse de sanglier (ou de poulet sauvage) est pressante. Vite, il me faut trouver un coin tranquille dans la forêt.

 

Que vois je la haut ?

   Près du petit village de Champlive, une surface boisée attire mon attention. Et là, surprise, une ruine castrale brille dans l'obscurité de la forêt.

   Qu'importe ma faim, il me faut visiter cette ruine cachée au milieu des arbres. Quelle chance,le site médiévale est oublié des ronces et autres épineux qui adorent souvent s'amuser avec mes mollets.

  Sur sa colline, le château attend le visiteur

La découverte

    La partie la plus visible est évidemment la puissante tour. Mais en observant un peu les alentours, des élévations me prouvent la présence de remparts et d'aménagements de défense. Ces murs ne comportent aucune ouverture de tir.

Date-t-il du 13ème siècle ?

 

    L'intérieur :

Je sors ma loupe de Sherlock Holmes

   En cherchant d'autres indices, c'est au milieu de petits arbres que je découvre en contrebas les fondations d'une tour ronde aux murs très épais et bien appareillés :

Est ce une tour flanque du rempart extérieur ?
Ou une barbacane ? (voir vocabulaire)

 

Que d'énigmes !

   Coincé entre les fondations, un "couloir" comporte une ouverture :

- Est ce une fenêtre ?.. J'en doute.
- Un puits de lumière ?... L'inclinaison est trop faible.
- Une bouche à feu ?... Peut être. Cela signifierait que ce château était encore habité au 16ème siècle.

 

Il y a des surprises partout !

   Un peu plus loin, une autre surprise m'attend. Une salle voûtée noyée dans un amas de terre.

Etait ce une cave ?

Ou les vestiges des communs ou d'une écurie ?

Que de mystères et d'inconnus dans cette ruine !

   Devant tant de non révélation, je retourne vers la haute tour carrée qui semble être le donjon de ce château.

 

La découverte du donjon

    Par comparaison avec les autres murs et salles, la tour maîtresse est bien conservée. Sa construction est soignée et quelques indices trahissent son origine. Il n'y a ni fenêtre, ni archère, ni bretèche.

Serais je devant un donjon de la fin du 12ème siècle ?
 
L'intérieur du donjon
   Pour découvrir l'intérieur, il me faut grimper une petite pente causée par l'éboulement de certaines parois.

Dans ses entrailles, le spectacle est étonnant. Un morceau du mur écroulé montre l'épaisseur du mur.

"Solide" est le premier mot qui me vient.

  En mesurant le périmètre de la tour, je suis stupéfait de la superficie pour un si vieux donjon.

"Habitable" est mon deuxième mot. 

   En levant la tête, je suis ébahi par la hauteur du mur.

"Puissante" est mon troisième mot.

  Avec tous ces mots, d'autres "maux" (de faim) me quémandent de me sustenter. Et c'est assis dans le donjon que je mange en ressentant la chaleur de ces vieilles pierres.

Acceptez vous de déguster du "sanglier" avec moi ?

 

 

Histoire du château :

  Je n'ai hélas aucune information sur cette ruine. Les 2 habitants que j'ai interrogés ne connaissaient pas son histoire. La littérature semble inexistante. Je n'ai pas fait les bibliothèques régionales pour trouver des informations.

En avez vous ?

 

* Au 13ème siècle, il semble qu'une fortification existe. 
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est gratuite. Le risque de recevoir une pierre est important; A visiter avec prudence. Ruine pour passionné. 

 

  Pour mieux comprendre cette ruine envahie par la foret, je vous propose cette vidéo d'images.

 Soeur Anne, ne vois tu rien venir ?....

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 25 Vers Menu châteaux du Doubs

 

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Franche Comté : 25 39 70 90
commenter cet article
7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 06:30

 

Département :   90 - TERRITOIRE de BELFORT 

 

Le bourg :

L'avantage des ruines, c'est l'absence de toit qui permet une vision de son aménagement intérieur.  Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Rougemont est une petite commune situés au Sud des Vosges, à 15km au Nord-Est de Belfort.
   Le château est planté à 736m d'altitude, sur une colline proche du village. 

 Coordonnées du château :

47° 44' 24.947" N 6° 58' 2.903" E
 47.740263°  6.967473°

 

  Origine du nom :

      J'adore quand la toponymie est aussi simple. Rougemont est dû à la couleur de la roche en ce lieu.   Autrefois, le site se nommait :

- En Français : Rubremonte,

- En allemand : Rothenburg. 

 

Le château :

     L'extérieur :

Je le vois

   En arrivant sur le site, je suis heureux. Certes ce n'est pas l'absence de soleil qui m'apporte cette joie, mais l'absence d'arbre et de ronce. Enfin, je vais pouvoir déguster une ruine médiévale dans son ensemble.

 

Analyse

 

   Le château est posé sur une petite colline et entouré d'un fossé dont les parois, sûrement creusées par l'homme, sont presque verticales et dissuasives pour un envahisseur du 13ème siècle. En faisant le tour à la lisière de la forêt puis en marchant dans le fossé, il m'est aisé de faire le plan de cette ruine (en vérité, je l'ai récupéré sur un des panneaux mis par le foyer rural de Rougemont, organisme qui a participé aux fouilles au 20ème siècle).
 Détaillons ce plan :

    A - Le donjon circulaire,
    B - Le logis,
    C - Les communs,
    D - La forge et l'écurie, qui seront transformés en logement des gardes (?),
    E - L'entrée du château et la barbacane (voir vocabulaire),
    F - La citerne.

 

Je vais entrer

   Pour franchir le fossé, un solide pont fixe remplace au 21ème siècle un pont mobile ou levis qui devait être la première défense passive du château.

Venez avec moi.

Oups... le pont bouge un peu.

 

    L'intérieur :

Je suis dans la place

   La première constatation est la faible hauteur des murs. Je suis dans le squelette de cet ancien château.

* Le point négatif : Il me sera impossible de deviner l'âge de la construction (grâce aux archères par exemple), ni voir l'évolution architecturale (par la présence de bouche à feu).

* Mais l'avantage : Ce squelette montre l'étendu du site et la répartition des bâtiments.

   Comme sur le plan, je distingue devant moi le logis (à droite) et les communs. Puis au fond, l'ancienne forge et l'imposant mur de la barbacane.

 

La surprise

   En me rendant de l'autre coté du logis et en me retournant, je vois (au Nord-Est) sur la porte ogivale du logis et au fond, le solide donjon circulaire ne comportant aucune archère. Sa petite surface ne le rend pas habitable. C'était sûrement le moyen de repli ultime et le lieu de surveillance  du guetteur.

Proche du donjon, que voyez vous ?

   Bravo, vous avez trouvé,  c'est la citerne.

 

La citerne

         Au Moyen Âge, l'eau est une préoccupation importante. Dans un château, en cas de siège de l'ennemi, il est important d'avoir une réserve pour plusieurs jours.

Comment avoir de l'eau ?

1 - Construire un château à coté d'une rivière, ou détourner un ruisseau. La solution n'est possible que pour les constructions dans les plaines. Souvent, ces châteaux ne comportent pas de fossé mais des douves (voir vocabulaire),

2 - Pour les châteaux installés sur une petite colline, il est possible de forer un puits.

3 - La grande majorité des châteaux médiévaux construits sur un pog, ou une haute colline rocheuse, le puits est impossible. La solution est la récupération des eaux de pluie dans une citerne. Mais cette eau descendant des toits est chargée de poussières. Il faut donc la filtrer.

    A Rougemont, le puits est impossible, il a donc fallu construire une citerne à filtration. Elle est de forme circulaire ce qui est classique. C'est un immense trou, dont les parois et le fond sont recouverts d'argile.
    Au centre, un couvercle protégeait l'orifice pour puiser l'eau potable. A l'extérieur, les eaux de récupération sont filtrées par une succession de couches de galets, de pierres, de sable.

 

Fin de la découverte

    Il suffit que je parle de pluie pour qu'elle tombe sur mon armurer. Je quitte à regret l'instructive ruine du château de Rougemont.

 

 

Histoire du château :

* Au début du 12ème siècle, le Comte de Ferrette (voir son château principal) suzerain de Rougemont, fait construire sur la colline une tour carrée entourée de remparts. Cette tour n'étant pas habitable, un logement existerait adossé à la courtine Sud.
* Au 13ème siècle un incendie ravage le petit château. La tour carré est arasée et remplacée par un donjon rond, plus défendable. Le logis est déplacé au Nord et des communs sont agencés rendant ce château plus approprié à ce nouveau siècle.
* Au milieu du 13ème siècle, une barbacane (voir vocabulaire) est construite améliorant la défense.
* En 1324, Ulrich III, Comte de Ferrette, meurt sans héritier "mâle". Jeanne de Ferrette, fille du dernier Comte, épouse l'Archiduc Albert II de Habsbourg. Le Comté de Ferrette passe à la maison d'Autriche. La seigneurie de Rougemont appartient maintenant aux Habsbourg.
* En 1330, il semble que le donjon ait été une prison pour 5 mois.
* En 1375, la région est ravagée par des troupes de mercenaires commandées par Enguerran VII, sire de Coucy. Ce cousin du Duc d'Autriche revendique la partie Sud de l'Alsace. N'ayant pas satisfaction, il prend par la force les territoires. Le château de Rothenburg est détruit après une courte attaque. Le château ne sera jamais reconstruit. Les ruines tombent dans l'oublie.
* En 1618, début de la guerre de "30 ans". La seigneurie de Rougemont étant Autrichienne, elle subit de multiples invasions qui ravagent le pays.
* En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie mettant fin à la guerre de "30 ans". La seigneurie devient territoire Français.
* En 1673, bien que le château ne soit plus habité, il existe encore une partie du donjon qui pourrait servir de refuge. Louis XIV (voir liste des rois) ordonne la démolition de cette tour symbolique.
* En 1977, le foyer rural de Rougemont organise un chantier de fouille.
* En 1990, après 13 ans de recherche, le site est ouvert au public.
* En 1996, les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible.

 

   

 

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 90 Vers Menu châteaux du Territoire de Belfort
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Franche Comté : 25 39 70 90
commenter cet article
20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 06:30

 

Département :  39 - JURA

 

Le bourgSur sa petite colline, ce château semble bien fier !

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La petite commune de Le Pin se situe à 7km au Nord de Lons le Saunier.

  Coordonnées du château :

46° 42' 32.108" N 5° 34' 35.854" E
 46.708919°  5.576626°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Avant de voyager dans le Jura, j'avais lu quelques brochures sur le château du Pin (ou de Le Pin), je savais ce que ma croisade pacifique allait me montret. Pourtant en arrivant, je suis surpris de découvrir au loin une construction fortifiée si belle, de plus jouant avec la végétation.

   Je ne me lasserai jamais du spectacle d'une découverte castrale.

Me comprenez vous ?

 

Donjon

Chemin de ronde, mâchicoulis,échauguettes.. Quelle beauté !Que voyez vous en 1er

    Évidemment, même s'il tente de se cacher derrière les arbres, c'est le puissant donjon qui est la beauté première que je regarde. Avec une hauteur de 22m sous les mâchicoulis, il impressionne.

   Ses dimensions impressionnantes le rendent habitable. C'est d'ailleurs pour cette raison que de nombreuses fenêtres ont été ouvertes "récemment".

 

Les défenses du donjon

    En plus de ses dimensions, ce qui m'impressionne c'est la position très excentrée et avancée de ce donjon. Aucune chemise, ni courtine le protège.

C'est un bloc défensif à lui seul !

   Les fenêtres ayant certainement supprimé de nombreuses archères (voir vocabulaire), il ne reste à ce donjon qu'un imposant chemin de ronde couvert avec ses mâchicoulis.

    Aux angles, des échauguettes à poivrière complètent l'efficacité du système défensif.

  L'enceinte comporte des tours de formes très variées

L'enceinte polygonale

    Au cours des siècles, l'enceinte a fait l'objet de nombreuses modifications suite à l'amélioration de l'armement.

    Elle est composée de 5 tours semi-circulaires reliées par de petites courtines. L'ensemble est imposant par sa puissance, sa diversité et sa hauteur.

  * Certaines comportent de puissantes canonnières,

  * Les canonnières sont positionnées basses pour un efficace tir tendu.

  *Les canonnières côtoient les archères droites ayant été percées 2 siècles avant elles. 

 

Le logis

Que voyez vous d'autre sur cette vue d'ensemble ?

   A gauche, c'est le puissant donjon, autour ce sont les murs du rempart mais au centre, il y a ... Le logis. Il est composé de 2 étages éclairés par des fenêtres à meneau en croix. La polygonale construction extérieure semble être une tour-escalier.

  Archère et bouche à feu défendent l'accès au château fort

Mais où est l'entrée ?

    Avec un peu d'attention, il est possible de distinguer l'entrée actuelle du château. Bien qu'il ait été enlevé au profit d'un  "pont fixe", les vestiges du pont levis sont visibles.

    Sur la droite, une tour ronde, équipée d'un crénelage aux merlons borgnes, défend l'entrée par 2 systèmes d'époque différente :

* Une archère droite,

* Un bouche à feu pour un tir tendu.

 

Une autre entrée !

  Curieusement ce château dispose d'une autre entrée sur la face opposée. Elle ne possède pas de pont levis mais elle est défendue par :

* Une tour en fer à cheval,

* Un chemin de ronde avec archères cruciformes,

* Des mâchicoulis (plus efficace qu'une simple bretèche).

 

     L'intérieur :

         Hélas, le château n'est visitable que quelques jours par an. En ce début mai, je suis à la porte  .

 Je me console en admirant le paysage.

 

 

Histoire du château :

* En 1253, construction d'un donjon fortifié par Jean de Chalon l’Antique sur les terres d l'abbaye de Baumes les Messieurs.
* En 1336, pour renforcer la défense, la famille Chalon fait construire une enceinte fortifiée.
* En 1425, le château est vendu au seigneur de Courlaoux : Guillaume e Vaudrey.
* En 1470, suite à l'amélioration des armes d'attaque, les défenses du donjon est réaménagé.
* En 1525, le donjon est à nouveau modifié par le fils de Guillaume de Vaudrey.
* En 1596, le chateau appartient  à la famille Charreton
* En 1674, un ordre "royal" (voir liste des rois) de démantèlement est émis. Le château est partiellement détruit.
* Durant le 18ème siècle, le château change très (trop) souvent de propriétaires. Il devient même une exploitation agricole.
* Vers 1920, le Baron (voir titre de noblesse) Carlos de Watteville achète le château partiellement en ruine.
* En 1923, début des travaux de consolidation, reconstruction et restauration du château.
* En 1926, la tour est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite. La visite de l'intérieur de cette propriété privée est payante durant l'été. Renseignez vous sur les horaires limitées.

 

La nuit emporte le château dans mes songes

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 39 Vers Menu châteaux du Jura
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Franche Comté : 25 39 70 90
commenter cet article
19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 07:30
 

    Le Jura est peu connu pour ses ruines castrales et pourtant, chaque colline porte les traces d'une construction médiévale.
    Dans un rayon de 40km autour de Lons le Saunier, un amateur de vestiges (et même de châteaux) d'origine médiévale peut être heureux durant de nombreux jours.

 

 

Département 39 - Jura

 

Le bourg :Que vois je en haut de la colline ?
   Situation :   (--> le voir sur une carte)
      Le petit bourg de Toulouse le Château est situé à 10km à l'Est de Poligny et à 20km au Nord de Lons le Saunier.

 Coordonnées du château :

46° 49' 35.85" N 5° 35' 12.923" E
 46.826625°  5.586923°


Le château : 
      L'extérieur :
La découverte
    Sur les pentes dans cette région sont alignées des vignes donnant des vins... Hummm.  Et c'est en regardant cet alignement que mon regard est accroché par un "bloc de pierres".

Mais.... Ne serait ce pas un château ?


L'analyse
     Après une petite marche sur une route goudronnée, je découvre cette ancienne beauté. Certains vont me dire : "Mais elle est un peu cassée cette tour". Je répondrais, "Peut être un peu, mais admirez comme ce vestige est droit et fier !".

        L'intérieur :
   Avantage d'une ruine cassée, c'est la possibilité de voir son intérieur, et il y a beaucoup à dire !

Si, si, regardez avec attention.

   D'abord, les dimensions, bien que modestes, rendent cette tour habitable. Et puis, l'épaisseur des murs trahit une origine..... heu..... ancienne (J'avoue ne pas avoir un repère bien fiable).
 
Descriptions détaillées  
    Dans la partie basse (mais qui ne l'était pas tant que cela il y a plusieurs siècles), il y a une ouverture ressemblant à une fenêtre avec un linteau. Cette "fenêtre" bien modeste et peu esthétique ne devait pas être dans un logis seigneurial.

Avez vous remarqué  un "trou" sur la droite.

J'ose avancer l'idée d'un lavabo (voir exemple dans le château de Beaufort au Luxembourg) se déversant dans l'orifice plus bas à droite.
   La ruine est si consolidée que ma supposition n'est peut être que affabulation.
   La fenêtre du dessus est plus belle et comporte le vestige d'une coussiège (voir vocabulaire).

Son arc me le fait dater du... heu.... ne serait il pas Roman ?

Comment les habitants montaient ils dans les étages ?

   Je ne distingue aucun escalier, mais seulement les corbeaux séparant les étages. Le minimalisme de cette ruine me fait peut être écrire une bétise.

Imaginez vous une tour escalier dans la partie disparue ?

     En me retournant, j'ai ce plaisir habituel est si extraodinaire dans de nombreux châteaux médiévaux. Un panorama magnifique !


Histoire du château :
   Hélas, j'ai peu d'informations historiques sur ce vestige castral.

* En 1477, à la mort de Charles le Téméraire, les rivalités pour s'emparer de la Bourgogne sont nombreuses. Les troupes de Louis XI (voir liste des rois) attaquent et détruisent de nombreuses villes et plusieurs châteaux dont celui de Toulouse.
* En 1938, le commune prend le nom de Toulouse le Château.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite.

 

  Retour au menu des Châteaux du 39 Vers Menu châteaux du Jura
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Franche Comté : 25 39 70 90
commenter cet article
24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 06:30

 

Département :   39 - JURA

 

Le bourg : 

  Situation :    (--> le voir sur une carte)

     Arlay est une petite commune dans la plaine située à 8km au Nord de Lons Le Saunier. 

    Coordonnées du château :

46° 45′ 32.4″ N 5° 32′ 16.44″ E
 46.759°  5.5379°

 

Le château :

     Au Sud-Est du village, une petite colline boisée attire mon attention. En la contournant, il me semble qu'une construction massive très étendue se cache dans un bois. Mon instinct de médiéviste amateur me force à découvrir cette magnifique curiosité. 

   L'extérieur :

La découverte

      En respectant le sentier pour ne pas abîmer les belles grappes de raisin, jr parviens à la base de rempart dont l'architecture m'est familière.

   Bien que des fenêtres à meneaux en croix (voir vocabulaire) adoucissent le mur fortifié, je ressens le "vent médiéval". Mais je ne suis pas satisfait, cette ruine doit posséder des beautés d'architecture médiévale.

 

Les fortifications

    Quelques mètres plus loin, le mur percé d'archères droites ne laisse aucun doute, et de plus il se termine par une tour polygonale.

Magnifique, n'est ce pas ?

     En voyant ses parements de qualité inégale, je pressens que les remparts ont du beaucoup souffrir durant les 8 derniers siècles.

      Plus j'avance et plus cette fortification me surprend. Par exemple sur cette face.

Que voyez vous ?

Cherchez un peu !...  Je ne vous sens pas très observateur :  Regardez mieux ici

   Avez vous remarqué cette avancé du mur (ou le retrait  en fonction de l'endroit que l'on regarde).

En connaissez vous la fonction ?

   Moi non plus (hihihi, je ne connais pas tout, désolé ).

 

Que de surprises ! 

       Et les surprises s'enchaînent. Proche de la porte d'entrée, il y a une tour ronde flanque avec une archère droite en angle servant à protéger la courtine : Classique système de défense mais très efficace.

     Des tours encadrant l'entrée d'un château fort est un système défensif assez classique à partir du 13ème siècle (voir cet exemple au château de Guédelon) mais en générale, elles sont avancées par rapport à la porte. Curieusement, les 2 tours sont dans l'alignement.

A quoi peut servir un châtelet aligné ?....... Quelle curiosité architecturale ! 

   Ce château étant une ruine, de nombreux systèmes de défense ont disparu comme les créneaux, les mâchicoulis (voir vocabulaire). Mais au dessus de la porte principale subsistent des consoles, seul souvenir de la bretèche.  

 

    L'intérieur :

      Hélas, l'entrée de la ruine est impossible depuis cette façade. Il me faut redescendre au bourg et quémander l'accès au "château-neuf". Comme il est tard, je vais profiter de la vue en espérant qu'un jour mes chausses me mènent à nouveau en ce lieu.

 

 

Histoire du château

* A la fin du 11ème siècle (?), les Comtes (voir titre de noblesse) de Bourgogne souihaite la constructiond'un point de surveillance fortifié contrôlant la plaine. Jean de Chalon dit L'Antique aménage le château fort pour assurer la défense des salines de Salins.
* Au 13ème siècle, le château est remanié et modernisé par Jean de Chalon, gouverneur pour les Comtes de Bourgogne.
* En 1245, Jean de Chalon (marié à Laure de Commercy) se voit parfois nommé : Sir de Chalin et d'Arlay.
* A la fin du 13ème siècle, le château est régi par le fils de Jean de Chalon. Il prend le nom de Jean de Chalon-Arlay.
* Au 14ème siècle, par son mariage avec Marie de Baux princesse d'Orange, Jean III de Chalon-Arlay porte le titre de Prince d'Orange.
* En 1479, les troupes royales de Louis XI (voir liste des rois) attaquent et détruisent le château.
* Au début du 16ème siècle, la famille Chalon-Arlay reconstruit le château.
* En 1595, les troupes Royales Françaises détruisent définitivement le château.
* A la fin du 18ème siècle, la Comtesse de Lauraguais, héritière des biens des Chalon-Arlay, fait construire un château résidentiel en aval de la forteresse..... Mais ceci est une autre histoire et un autre château.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de cette forteresse est libre et gratuite. L'intérieur se visite certains jours. Veuillez vous renseigner sur ce site.

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 39
Vers Menu& châteaux du Jura
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Franche Comté : 25 39 70 90
commenter cet article
26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 07:30

 

Département :   39 - JURA

 

Le château :

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Château-Chalon est une petite cité Comtoise au sommet d'un piton rocheux située à 8km au Nord de Lons Le Saunier.

   Coordonnées du bourg :

46° 45' 16.884" N 5° 37' 25.55" E
 46.75469°  5.623764°

 

Le château :

    L'extérieur :

Je vais le voir !

   C'est en dehors de la ville, dans un endroit verdoyant, que les ruines du château m'attendent. Oui, elles m'attendent car tous les châteaux "cassés" de France connaissent mon nom et ma passion (quel menteur je suis ! ).

 

La découverte

    Il ne reste que peu de traces de ce château. Heureusement qu'en 1977  J. Téaldi a réalisé un plan, sinon sa forme serait tombée dans l'oubli.
 En arrivant sur le site, mon regard se heurte aux morceaux de mur tenant debout comme par magie. Sur ce fragment de l'ancienne enceinte polygonale, je distingue une tour ronde avec des pierres correctement taillées, et des archères courtes.

 

Quelques détails

    Comme à mon habitude, je contourne la ruine et je suis en admiration devant ces vielles pierres qui tentent encore de toucher le ciel. Puis, sur l'autre face, je découvre le secret de ce que je prenais pour de "la magie".

Avez vous vu ?

     Je vous aide un peu.

 Voici comment les Castelchalonnais ont conservé leur ruine médiévale. Un échafaudage en bois rigidifie l'ancienne tour. C'est formidable de vouloir conserver cette vieille forteresse debout et tenter de lui donner un peu de fierté. Bravo.

 

    L'intérieur :

  Évidemment, l'intérieur n'existe pas vraiment. Cette ruine "très ruinée" ne permet pas une visite des "appartement seigneuriaux". De plus, une barrière délimite la zone à risque et interdit l'entrée.
    Mais, en regardant avec le zoom de mon appareil photo numérique, je distingue quelques détails. Des trous de boulin (voir vocabulaire) prouve l'ancienneté de cette ruine, l'épaisseur des murs justifie la fonction de défense de cette tour, et surtout l'intérieur de l'archère assez "primitive". 

 

 

Histoire du château :

* Vers le 5ème siècle, le site est apprécié des Romains qui développent la culture de la vigne. Y avait il un poste fortifié ?
* Vers 670, une abbaye bénédictine est construite proche du sommet. Les cloches rythment la vie du village.
* Au 13ème siècle, une fortification est construite sur la demande des Comtes de Bourgogne.
* En 1595, les troupes du Roi Henri IV (voir liste des rois) détruisent le château, qui ne sera pas reconstruit.
* En 1790, les révolutionnaires détruisent l'abbaye.
* Vers 1792, les ruines sont confisquées comme bien national. Les pierres sont vendues.
* En 1943, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe.

 

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 39
Vers Menu châteaux du Jura 
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Franche Comté : 25 39 70 90
commenter cet article