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Ombre et lumière

10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:30

 

 

Département 38 - ISERE

 

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Charavines est située à 60km au Sud-Est de Lyon, à 35km au Sud-Ouest de Chambéry et à 30km au Nord-Nord-Ouest de Grenoble.

 

     Coordonnées du site :

45° 26' 0.11" N5° 30' 58.201' E
 45.433364° 5.516167°

 

 

Le site médiéval :

  Introduction

      Après vous avoir présenté le livre incroyable de Renée Colardelle, je souhaite vous faire découvrir une vidéo sur les résultats de fouille d'un site Dauphinois grâce au concours de Michel Colardelle, son mari.

 

   Brève présentation

      L'archéologie lacustre est une discipline qui n'est pas très médiatique car le touriste ou le passionné ne peut pas s'impliquer dans la vision (contrairement aux fouilles d'un château fort par exemple). Pourtant, elle nous en apprend beaucoup sur la vie du "peuple".

  Pour mieux comprendre l'intérêt de l'archéologie lacustre, je vous propose la lecture d'un article passionnant.

 

   Une vidéo est mieux qu'une longue prose

      Plutôt que de vous décrire mon émerveillement de ce curieux site archéologique Dauphinois, je préfère laisser parler les découvreurs et chercheurs. Je m'écarte sur la pointe des pieds et je vous laisse regarder la vidéo des fouilles archéologiques subaquatiques au lac de Paladru.

 

  Le film

 

 

 

L'habitat immergé des chevaliers-paysans de l'an mil (Charavines, Isère)

from Pyxeos on Vimeo.

 

 

 

Quelques informations :

Début des fouilles : hiver 1971-1972.

Durée des fouilles : 35 campagnes.

 

 

Pour en savoir plus :

    Un magnifique ouvrage de Lucile Chevallier : clic.

 

 

Bibliographie :

COLARDELLE M. et VERDEL E. (dir.), 1993.
Les habitats du lac de Paladru (Isère) dans leur environnement. La formation d'un terroir au XIe siècle, Documents d'Archéologie Française n° 40, Paris, Edition de la Maison des Sciences de l'homme, 416 p.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 1993.
Chevaliers-paysans de l'an Mil au lac de Paladru, Paris, Errance-Musée Dauphinois, 120 p.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2000.
Evolution climatique et occupation du terroir au lac de Paladru entre l’Antiquité et l’an 1000, dans Les mangeurs de l’an 1000. Archéologie et alimentation, catalogue de l’exposition présentée à l’Alimentarium Nestlé à Vevey (Suisse), p. 36-46.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2000.
Charavines : l’habitat fortifié de Colletière, dans Les mangeurs de l’an 1000. Archéologie et alimentation, catalogue de l’exposition présentée à l’Alimentarium Nestlé à Vevey (Suisse), p. 48-75.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2000.
L’exploitation du terroir de Colletière, dans Les mangeurs de l’an 1000. Archéologie et alimentation, catalogue de l’exposition présentée à l’Alimentarium Nestlé à Vevey (Suisse), p. 260-274.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2003
An Mil : des chevaliers-paysans, Magazine documentaire BT, n° 1146, éditions PEMF, 50 p.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2003.
Le centre domanial fortifié de Colletière, dans Comment vivait-on en l'an Mil ?, Histoire Médiévale, hors série n° 2, p. 20-29.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2003.
De l'exploitation du terroir à l'alimentation, dans Comment vivait-on en l'an Mil ?, Histoire Médiévale, hors série n° 2, p. 52-61.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2006.
L'habitat médiéval immergé de Colletière à Charavines (Isère), dans DUMONT A. (dir.), Archéologie des lacs et des cours d’eau, Errance, Paris, p. 127-128.

 

 

 

 

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 06:30

 

Département :   05 - HAUTES ALPES

 Posé sur sa butte, le château admire le magnifique paysage

Le bourg

   Situation  (--> le voir sur une carte)

     Le petit village de La Bâtie Vieille est situé à 12km à L'Est de Gap, en retrait de la N94 menant vers Embrun.

  Coordonnées :

44° 33′ 16.92″ N 6° 9′ 46.08″ E
 44.5547°  6.1628°

 

   Toponymie :

      L'origine du nom semble être évidente pour le qualificatif "Vieille", car il existe à 2km au Nord un petit bourg plus récent nommé : La Bâtie Neuve.

     Mais sur le terme "La Bâtie", quelques linguistes sont en désaccord. Une fortification "bâtit" d'abord sur la colline aurait attiré les paysans en ce lieu "bâti".... Je ne sais que dire.

     Les archives (à partir d'une étude réalisée par l'abbé F Allemand) m'informent que ce serait l'évolution du nom depuis la création d'un castrum Romain :

* Bastidae Veteris,
* Bastida Vetus,
* Bastida Antiqua,
* Bastie Vielhe,
* Bâtie Vieille.

 

Le château : 

     L'extérieur :

L'approche

      Depuis l'embranchement avec la route nationale 94, la petite départementale menant vers le hameau est sinueuse. C'est juste après un virage que mon "Graal" apparaît.W

Wahouu....  Une haute tour posée sur une butte.

    L'endroit est propice pour la surveillance de la vallée, de plus la défense est facilitée par 3 cotés en pente raide. La surface "plate" de la butte a certainement abrité un vrai château. Il y a peut être plus de vestiges que la vue de loin le laisse présager.

 

Première constatation

    Depuis la plaine précédent le village, je constate :

* Que les maisons ont été construites sur un seul coté, bénéficiant ainsi de la protection du château,

* Que sur la butte, un chemin piéton serpente pour rejoindre mon rêve de pierres.

J'arrive ho toi, ma beauté médiévale !

  Venez faire une ronde (dansante) autour de la ronde tour

Le village

     Dans le village, certains murs de maison ont une forme arrondie (comme une tour flanque voir vocabulaire). Je crois déceler des fentes d'archère aujourd'hui obstruées. Le village devait faire partie de la première défense. D'ailleurs, un plan me montre la position d'un "château" (maison forte ?) en aval de la tour.

 

La découverte  de la ruine

     Depuis le bas de la colline, "ma beauté" commence à révéler ses charmes. Ce n'est pas une tour ronde comme pouvait le laisser supposer sa vision de loin.

Humm, quelle coquine !

  Elle sait cacher ses atouts.

     Mais en arrivant sur le plateau, "ma beauté" reprend une forme ronde.

Quel est donc le secret de ses changements de formes suivant l'angle de vue ?

 

L'analyse

     La vérité est évidemment simple à comprendre, la tour a une forme oblong. Elle est bombée du coté de l'attaque et plate coté logis. Cette forme est assez habituelle pour une tour flanque, mais assez rare pour un donjon médiéval. Le mur de la partie arrondie a une épaisseur très importante (2 m ?). C'est un peu un mur bouclier.

     Comme toujours avec une tour médiévale, la porte d'entrée est à plusieurs mètres en hauteur. Avec la reconstruction de cette tour et l'absence de trou de boulin, il est impossible de savoir si l'accès se faisait par le chemin de ronde ou une passerelle en bois ou une échelle amovible.

 

Avez vous remarqué la différence de qualité et de couleur des pierres d'angle ?

  Avec les reconstructions et consolidations (voir le ciment sur le mur), il est difficile de connaître la raison.

    Dans l'herbe, il me semble voir les traces des courtines (un mur est présent dans le prolongement de l'angle Nord-ouest). Elles confirment le plan vu sur un panneau proche du site.

 

    L'intérieur :

      Comme vous l'avez constaté, il n'y a pas de porte dans ce château, ni d'escalier pour monter dans la tour. Conséquence : Pas d'intérieur à vous décrire.

   Mais en faisant un peu l'espion, j'apprends qu'il n'y a rien de spécifique dans les entrailles de cette construction. Maintenant que vous êtes des experts en construction médiévale, vous imaginez :

* Qu'il n'y a pas d'escalier dans la tour.
* Que l'ascension dans les étages se faisait par des échelles en bois que le occupants retiraient en cas d'attaque.
* Que le rez-de-chaussée aveugle était une réserve uniquement accessible depuis l'étage supérieur.
* Que .... "mais je sais que vous savez".

 

  Avant de partir, je savoure la richesse d'une ruine médiévale : Le magnifique panorama.

 

 
Histoire du village et du château :

* Au 11ème siècle, il semble qu'un fortin soit construit sur la butte (au 10ème siècle, les Sarrasins ont beaucoup sévi dans la région).
* A la fin du 12ème siècle, l'évêque de Gap fait construire une fortification sur la colline pour prévenir des attaques.
* Au début du 13ème siècle, la famille Faudon, vassal du Comte de Forcalquier, fait construire une forteresse sur la colline en face. Cette construction "rivale" ne va pas plaire à l'évêque de Gap. Un conflit est inévitable.
* Au 13ème siècle, il semble que l'évêque de Gap ait fait détruire le "fortin" ennemi en face.
* En 1420 (?), l'évêque fait réaliser de nombreux travaux de modernisation de défense suite à l'amélioration de la puissance des armes de jets.
* En 1519 (?), le château subit un incendie qui marque sa fin.
* En 1996, de gros travaux sont réalisés pour réhabiliter cette tour.
* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. La tour est consolidée mais souvenez vous que c'est une ruine et que les pentes sont abruptes autour, donc attention avec les enfants. 

Que cette région est belle !

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 07:30

 

Pour découvrir l'extérieur de cette ancienne résidence des évêques, veuillez cliquer ici.

 

 

Département :  38 - ISERE

 

Ville :   Saint Martin d'Hèrescroquis du château 500 ans après sa construction

 

Le château : 

     L'intérieur :

Je ne ressens pas l'odeur d'un château fort

     En entrant dans l'ancien château fort des Évêques de Grenoble, je ne ressens pas mes traditionnelles sensations d'un Castellologue-Amateur. J'ai l'impression d'aller rendre visite à ma Grand-mère à l'hôpital. 

  Le plafond est blanc, les parois sont crèmes et des rampes sont vissées sur tous les murs.

 

La 1ère surprise

     A l'angle d'une porte, je retrouve la rouge brique du château. Dans le mur, un trou m'intrigue.

  En regardant à l'intérieur, en constatant sa profondeur, je comprends que ce n'est point un trou de boulin mais une profonde ouverture pour recevoir une poutre.

   Le morceau de bois bloquait la porte au Moyen Âge. Sa fonction est inutile aujourd'hui évidemment. 

Un trou de boulin dans un mur rouge brique

 

Quelle énigmatique ouverture !

     Plus loin, dans un couloir, une ouverture en brique m'interpelle. Ce n'est évidemment pas le pot décoratif qui me surprend mais le large "trou" à la hauteur ne correspondant pas à une porte de passage.

  En entrant dans la salle, j'ai la réponse.

N'est ce point évident ?

    Pour mieux vous faire comprendre, regardez ce plan de sécurité et souvenez vous du plan comparatif. Les murs les plus épais sont les bases du château fort.

    Pour certaines tours, les murs extérieurs donnent aujourd'hui dans un couloir. Il semble donc logique que des fenêtres médiévales regardent aujourd'hui une alléee passante.

 

Les surprises s'enchaînent

      Dans une petite salle, à la classique blancheur, apparaît sur un mur une surface rouge avec une archère droite comportant un important ébrasement (voir vocabulaire).

  Dans une autre salle, un magnifique arc aujourd'hui bouché me nargue de sa hauteur. Ce devait être un axe de passage important car, à son sommet, a été gravé le blason d'un des puissants évêques et Prince de Grenoble. Il faisait partie d'une des grandes familles Dauphinoises. Il se nommait : Siboud Alleman de Séchilienne.

  Comme à Cannes, il y a la montée des marches
Une salle au sommet

  Après avoir monté quelques marches, je découvre une incroyable pièce à l'atmosphère feutrée. Au fond, je vois...

Voici un indice.

  Je suis sous le toit, dans la salle haute d'une des tours d'angle, avec la classique archère droite centrale pour défendre ce château qui n'a point été attaqué. Par la fenêtre, la vue devait être magnifique avant la constructions des immeubles d'habitation.

  L'autre mur (je vous l'avais montré ici) possède la même archère droite.

 

C'est la fin

   Après cette promenade dans mes siècles de prédilection, je suis heureux. Pourtant, je ne suis pas au bout de mes surprises. Pour redescendre vers l'accueil, il faut emprunter un escalier d'apparat en pierre construit au 17ème siècle.

 

 

Histoire du château :

* En 1227, Soffrey, évêque de Grenoble, décide la construction d'un bâtiment fortifié en aval du ruisseau de la Morgne. Ce bâtiment sera donc frontière avec le territoire du seigneur de Gières (bourg adjacent).

* Quelques mois plus tard, un conflit naît entre l'évêché et Emery de Bryancon, seigneur de Gières. Ce dernier fait appel au Dauphin (voir titre de noblesse) pour revendiquer ses droits sur cette terre qu'il considère comme sienne.

* Vers 1230, après le versement d'une coquette somme par le Dauphin André (voir liste), le seigneur de Gières abandonne ses droits sur cette terre. L'évêque de Grenoble fait construire un château fortifié en brique. Cette construction dans le plaine se nomme logiquement : Château de la Plaine.

* Au  13ème siècle, le moulin à eau permet aux Évêques de percevoir des revenus.

* Au 17ème siècle, quelques aménagements sont réalisés dont le magnifique escalier d'apparat.

* Au  milieu du 17ème siècle, les évêques abandonnent définitivement ce vieux château médiéval presque inconfortable mais ils continuent à percevoir les taxes et impôts du moulin à farine et du battoir pour le chanvre.

* Vers 1791, le site est réquisitionné par les Révolutionnaires puis mis en vente. Le château est acheté par le sieur Barnoud qui le transforme en exploitation agricole. Le moulin devient propriété du sieur Barral.

* Au  début du 19ème siècle, durant le 1er Empire, le château est modernisé. Le site est transformé en Hara Impérial.

* En 1840, la congrégation des soeurs de Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur est propriétaire de l’ancien château fort. Ce bâtiment permet à des jeunes filles en difficulté de se réinsérer.

* En 1972, le site devient une maison de retraite pour les religieuses contemplatives et apostoliques du Bon Pasteur

* En 1999, pour aménager une maison de retraite médicalisée laïque, des travaux sont réalisés.

* En 2004, découverte d'une tour médiévale avec archères et de nombreux murs de soutient datés de 800 ans.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite, mais il n'y a rien de médiéval à voir. La visite des tours et des murs intérieurs n'est possible qu'à certaines occasions comme les journées du Patrimoine.

 

Quelle vue sur les montagnes de Grenoble !

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgEst ce la chapelle de la maison de retraite ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Saint Martin d'Hères se situe à  90km au Sud-Est de Lyon, à 60km au Sud-Sud-Ouest de Chambéry et à 3km au Sud-Est de Grenoble.

     Coordonnée du château :

45° 10′ 44 N 5° 45′ 14″ E
 45.179026  5.754128

 

Le château :  

     Préambule :

Les Journées du Patrimoine

     Tous les ans, j'attends avec impatience les journées du Patrimoine (2ème week-end de septembre) pour visiter des sites habituellement non ouverts au public. C'est ainsi que qu'en 2012, j'ai décidé de voir la maison de retraite médicalisée "du Bon Pasteur". 

 

Je vous sens surpris !

     "Mais il est devenu fou ce Chevalier Dauphinois" murmurent mes visiteuses et visiteurs "Pense-t-il déjà prendre sa retraite alors qu'il n'a que 800 ans ?  C'est très jeune pour un médiéviste, même amateur".

   Ne vous alarmez pas, je ne vais point en maison de retraite et n'ai point changé le thème de mon blog. Bien que ce bâtiment semble moderne, je vais vous montrer un site fortifié incroyable qui a été la résidence d'été des évêques de Grenoble.

 

Petite précision

   Durant plusieurs années, je vous ai montré beaucoup de ruines, parfois des sites "virtuels" tant les pierres manquaient et quelques fois, des châteaux entiers. Par cet exemple, je souhaite attirer votre attention sur une autre forme de sauvegarde du patrimoine. Elle consiste en l'intégration de pans de mur de 8 siècles dans une construction moderne.

Entrez avec moi  par cette porte du temps !

 

     L'extérieur :Que de changement entre ses 800 ans de reconstruction

Le plan

   Avant de vous montrer cette curieuse beauté médiévale, il est important de prendre un peu de temps pour assimiler le plan.

   La partie construite au Moyen Âge (encore existante) est représentée à gauche. Elle est aujourd'hui intégrée dans les maçonneries modernes du bâtiment en forme de U (inversé) situé à droite.

 

La découverte

     En regardant la face coté Sud (en bas sur le plan), j'ai beaucoup de difficultés à appréhender un château fort.

  Je me déplace vers la tour Sud-Est (en bas à droite) pour regarder ce qui fut le donjon d'angle.

 

Le donjon et une surprise

  Le crépi et les larges fenêtres ne facilitent pas la compréhension de cette tour maîtresse et pourraient même me faire douter de son origine médiévale. Mais si comme moi vous aviez vu l'épaisseur des murs (plus d'un mètre), vous n'auriez aucun doute.

   En avant du mur, je vois un trou entouré d'une protection. Cela n'est pas la conséquence de travaux d'entretien mais une surprise spécialement réalisée pour les Journées du Patrimoines. La plaque a été enlevée et une lampe a été indroduite pour montrer l'emplacement du puits médiéval dont la profondeur est surprenante.

 

Une autre tour

    A l'angle Sud-Ouest, je vois une rouge construction accolée à un mur crépi. Mon oeil d'aigle remarque de suite 2 détails :

1 - Sur la hauteur, les classiques mais nécessaires trous de boulin (voir vocabulaire).

2 - Proche du toit, une fente verticale que j'assimilerai à une archère primitive.

    Sur une autre façade, 3 détails apparaissent :

1 - A mi-hauteur sur la gauche, une archère droite.

2 - Sous le toit au centre, une autre archère droite (elle semble plus petite car la tour a été arasée).

3 - Sous l'archère centrale une ancienne ouverture de guet (Je vous la montrerai de l'intérieur).

 

Question que je pressens

"Explique nous Chevalier Dauphinois, pourquoi dans ta région de montagne il y a un château fort en brique ?"

  Schématiquement, il existe 3 matériaux pour construire un château fort au Moyen Âge :

1 - La pierre : Mais les carrières sont loin et l'évêque voulait rapidement sa résidence d'été. De plus, dans une terre marécageuse ou une construction protégée par des douves, la pierre nécessite un entretien constant (voir exemple) donc,cette solution n'a pas été retenue.

2 - Le galet roulé : Même si la rivière Isère n'est pas très loin, ce matériaux ne crée pas des murs très solides car le galet doit être assimilé avec du mortier.

3 - La brique : Elle est présente dans la plaine Grenobloise et surtout, elle résiste bien à l'eau, sans entretien important.

 

     L'intérieur :

         Pour découvrir les entrailles de cette curieuse construction, veuillez cliquer sur ce lien.

 

Deux archères sur une même façade

 

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 07:30

 

Avant propos

       Mon blog n'est pas réalisé comme un journal d'actualité, mais comme une liste de curiosités médiévales à visiter, à découvrir, à humer.

 

  Jusqu'à ce jour, je n'ai pas fait la promotion d'une manifestation.

 

  Mais en tant que Chevalier Dauphinois, je voudrais rendre hommage à un incroyable personnage du 21ème siècle  qui tente de faire revivre une ruine du Dauphinée.

 

  Cette ruine Drômoise (département 26) est interdite à la visite car elle n'est pas sécurisée.

 

Pour faire connaître le château, ce courageux personnage organise le dimanche 18 mars une "journée découverte".

 

     Attention :

  • * Ce n'est pas une visite organisée comme vous en faites souvent dans les classiques châteaux sécurisés.
  • * Cette découverte doit se faire sous votre responsabilité.
  • * Pensez aux vêtement solides et aux chaussures de marche.
  • * N'oubliez pas votre pique-nique pour un moment de convivialité.
  • * Vous pourrez ainsi découvrir une ruine comme je la vois habituellement.
  • * Et... il y a de fortes chances que je sois présent. Hélas, je ne pourrai pas venir !
  • Donc  vous verrez :
    • - Une ruine Dauphinoise incroyable avec une histoire très riche.
    • - Un chevalier Dauphinois avec sa tenue de découvreur.
    • - Un "guide" Drômois amoureux de ce château.

 

Invitation :

Dimanche 18 mai 2012, visite du château fort de Mantaille

 

Historique et situation : 


* L'Histoire incroyable du château est ici.

 

* Mantaille est situé dans le Département de la Drôme (26) à :

- 50km au Sud de Lyon,

- 40km au Nord de Valence,

- 20km à l'Est de Annonay

- 4km au Sud-Est de Anneyron.

 

* Carte pour se rendre à Mantaille.

 

* D'autres cartes sont visibles ici.

 

 

Autre ruine à découvrir :

  • S'il vous reste des forces, du courage et du temps,

 

Note ajoutée le 17  mars

*_* Contrairement à ce que je pensais, je ne pourrai pas me rendre à cette journée découverte.

*_* Une petite chute en montagne me contraint à 2 jours de repos. 

*_* Je penserai à vous !

 

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 06:30

 

Si vous ne l'avez pas lue, la 1ère partie (description de l'extérieur du château de Savel) est ici --> clic.

 

 

Département :  38 - ISERE

Les Dauphinois savaient trouver de beaux sites pour les châteaux forts

 

Le château :  

     L'intérieur :

Le rempart

    En arrivant sur la plate-forme portant mon Graal, je ne suis pas surpris de voir ceci.

    Bien que ce château soit en ruine, les pans de mur sont significatifs de sa construction originelle.  Comme je l'avais deviné quelques minutes plus tôt, c'est un mur en galets roulés qui servait de rempart.

 

Logis ou commun ?

    A travers la végétation, les ruines s'amusent à jouer les fantômes. Au sol, les galets sont nombreux prouvant que les bâtiments étaient hauts avec une belle superficie.

   Cette paroi en galets n'est pas assez épaisse pour être un mur défensif. Je subodore que cela fut un bâtiment d'habitation car la surface au sol ainsi que les vestiges de salles sont nombreux.

Un donjon en galets roulets... c'est rare !

 

Le 1er donjon

     A quelques mètres presque au centre de la colline, une imposante construction dépasse les arbres. Même si son remblai ainsi que les parois sont composés de galets, le parement extérieur possèdent des pierres taillés prouvant l'importance de ce bâtiment. Ces longue pierres devaient consolider l'épais mur. Et, contrairement aux vestiges précédents, les trous de boulin sont nombreux.

  La faible hauteur ne permet pas de savoir si crénelage et mâchcoulis (voir vocabulaire) existaient.

    Le plus curieux est la forme arrondie à l'intérieur de cette tour. Cette rondeur était impossible à deviner de l'autre coté.

Voilà une belle sachant bien cacher ses rondeurs !  

 

Encore un bâtiment

  Au fond, cachée dans les arbres, une autre ruine se fait dorer au soleil.

Mais, je vous sens un peu perdus par la composition architecturale du site féodal. Voici un croquis qui devrait vous aider.

     Description des bâtiments de gauche à droite :

* Le premier rempart,

* Le donjon avec sa ronde forme,

* Un vestige non identifié,

* Le deuxième donjon.

 

Le 2ème donjon 

    De cette puissante tour, il ne reste qu'un angle. Curieusement, les pierres taillées sont plus nombreuses dans la partie basse. Contrairement à l'autre tour, celle-ci possède des trous pouvant certainement recevoir des poutres pour un plancher.

Le confort des occupants n'a pas été oublié. Comment le sais je ?

   Il suffit de regarder avec attention ce vestige de fenêtre.

 

L'extérieur du 2ème donjon 

     Croyant avoir tout vu de cette ruine, je sors du château et je lui lance un dernier regard.

Diantre, ce donjon est aussi surprenant que l'autre !

  Je découvre avec étonnement que l'angle extérieur n'est point droit mais arrondi.

Serait ce un effet de la chaleur ou de la perspective ?

   Je m'approche et constate que point anguleux est cet angle.

"Les ruines sont toujours aussi surprenantes" me dis je.

 

Un dernier regard 

   Je suis si heureux dans cette Dauphinoise ruine, que je ne veux plus la quitter. Alors, je m'assieds à ses pieds et j'admire le panorama sur le lac de Monteynard et les montagnes du Vercors.

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, Savel est un lieu de passage et de commerce important. Les blés du marché de Mens passe par le pont enjambant la rivière Drac. Un castrum, surveillant la vallée, existe certainement.
* Au  12ème siècle (à vérifier), construction d'un château fort à l'emplacement du castrum.
* En 1247, le château appartient au Dauphin (voir titre de noblesse) Guigues VII (voir liste).
* En 1339, le château est inféodé à 2 seigneurs en récompense de leurs actes de bravoure :

- Guy de Saint-Savin (seigneur de La Mure) possède la partie Nord,

- Lanthelme Aynard (seigneur de Theys) les bâtiments au Sud.

* En 1358, Pierre Aynard achète la partie de Jean de Saint-Savin et devient seul propriétaire du château et des droits de payage du pont.
* Au 16ème siècle (à vérifier), la famille Aynard déserte ce vieux château.
* En 1720, la Grande Peste faisant peur aux Matheysins   , le pont sur le Drac est détruit, obligeant les marchands (peut être contaminés) à passer par les autres vallées.
* En 1962, pour construire un barrage hydro-électrique, l'EDF achète le village, l'église et l'école pour noyer la vallée. Le château regarde la destruction de l'ancien village en versant une petite larme.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le circuit balisé est très agréable avec quelques panneaux didactiques.

 

Quelle magnifique vue sur le lac de Monteynard

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgFaut il grimper la falaise pour atteindre le sommet ?

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Mayres-Savel se situe à 35km au Sud de Grenoble et à 6km au Sud-Ouest de La Mure, en bordure du lac artificiel de Monteynard.

 

   Coordonnées du château :

44° 53' 0.33" N 5° 41' V" E
 44.883425°  5.689437°

 

    Toponymie :   (--> petite initiation)

 Il existe 2 hypothèses sur l'origine du nom Savel :

* Savelli : Nom d'un chef Romain ayant sévi en ce lieu.

* Savellum : Signifiant Le Sable. Ces sédiments datent de la dernière glaciation.

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

La déduction

   Il y a quelques années, un barrage hydro-électrique a été construit proche du bourg de Monteynard. Alors, mon raisonnement logique de chevalier-castellologue s'est mis en marche :

* Qui dit barrage, dit eau,

* L'eau s'écoule dans une vallée,

* Pour implanter un barrage il y a des gorges,

* S'il y a des gorges, il y a des collines,

* Conséquence : Il doit y avoir un château sur une colline pour surveiller la vallée.

  Avec un tel raisonnement infaillible, j'emmène mon destrier dans le Sud du département de l'Isère.

    En réalité, je vous ai un peu menti  . Quelques semaines avant, j'avais cherché dans mon dictionnaire des châteaux forts les ruines Iséroises de l'ancienne province du Dauphiné et surtout j'avais dévoré le livre des châteaux de l'Isère.

 

La découverte

    Sur la route en impasse en direction du camping au bord de la rivière Drac, je suis en admiration devant une beauté posée une hauteur. Comme souvent elle joue à se cacher de moi (Les coquettes sont ainsi, elles adorent se faire désirer... N'est ce pas mesdames ?).

Mais comment vais je faire pour la rejoindre ?

 

J'ai trouvé le chemin 

      La région de la Mathésine a récemment développé des installations de tourisme et a créé de nombreux sentiers de découverte. Il est donc logique de trouver un panneau où la ruine féodale est annoncée par 2 itinéraires : Un à 400m et l'autre à 1km.

  La journée étant magnifique, j'opte pour "le chemin des écoliers".

Mes yeux se troublent devant une telle beauté !

 

La montée 

    En montant par ce petit chemin bucolique, je suis en compagnie de lézards, de sauterelles et de papillons.

   La marche est ponctuée de panneaux narrant l'histoire du village ou décrivant arbres et végétation.

   Au détour des lacets, j'aperçois parfois la ruine qui semble si loin. Mais la vision de cette beauté est éphémère car le chemin retourne dans le bois.

Y aura-t-il un grand méchant loup ?

 

Je suis proche 

    A l'approche de la ruine, je découvre de curieuses pierres rondes sur le sol.  Comme il est rare de trouver des galets roulés en haut des collines, je pense que ceux-ci appartiennent au château.

   Je lève la tête et là 2 détails m'informent que je suis arrivé  :

* Un panneau annonçant le danger (Humm cela sent la ruine pour un castellologue-amateur).

* Un ancien rempart Sud se débat dans la végétation.

Incroyable !

   Je vais visiter un château en galets roulés.

 

     L'intérieur :

         Pour découvrir les beautés intérieures de cette ruine Dauphinoise, veuillez cliquer ici.

 

 

Quelle magnifique vue sur le lac de Monteynard

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgAuriez vous un peu d'EPO ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La station de l'Alpe d'Huez est située à 35km au Sud-Est de Grenoble et à 10km au Nord-Est de Bourg d'Oisans.

 

   Coordonnées du bourg :

45° 5′ 37″ N 6° 4′ 17″ E
 45.09361°  6.07139°

 

   Coordonnées du site archéologique :

45° 5′ 6.64″ N 6° 5′ 6.53″ E
 45.085178  6.085149

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

Suis je devenu fou ?

    Le bourg de l'Alpe d'Huez est surtout connu pour  :

* Son arrivée mythique du Tour de France Cycliste avec ses 21 virages (je les ai grimpés en vélocipède... c'est très long).

* Ses nombreuses pistes de ski s'étendant sur plusieurs communes.

   Mais personne connaît l'existence d'une construction fortifiée du Moyen Âge !

Suis je devenu fou au point de voir partout des châteaux forts ?

  Comme il est puissant ce château fort de l'Alpe d'Huez !

La découverte

    Grâce à une carte ign très précise, je sais que je dois marcher en direction de l'altiport puis dépasser le site du ball-trap. Et là, avec des yeux ébahis de jouvenceau devant une belle, je m'extasie devant ce paysage.

Que c'est beau un château fort !

  Ne me dites pas que point de construction il y a. Je vous assure que ce haut rocher possède une ruine fortifiée d'origine médiévale.

Regardez mieux

 

Pourquoi un château à cette altitude ?

   Traditionnellement au moyen âge, une construction fortifiée est aménagée pour surveiller une route, un guet et parfois un col.

Mais ici, point de tout cela ! 

   Un château fort permet aussi à un seigneur de marquer son territoire et sa puissance. La construction est souvent posée sur une butte pour être vue de tous.

Mais il n'y a point de puissance à montrer si haut et si loin de tout ! 

 

Serait ce une folie d'un Dauphin ?

* Je ne peux imaginer que les Dauphins de mon Dauphiné (voir la liste) aient construit ce site sur un coup de tête.

* La raison principale de ce château est la surveillance d'une mine d'argent (je vous la montrerai prochainement) ainsi que la protection des mineurs et de leur famille. Ruines de l'église de l'ancien village

* Une petite ville avec des bâtiments "industriels" (dont voici le plan) existaient à 1800m d'altitude à partir du 12ème siècle.

 

L'église  (repère 2 sur le plan)

* Comme souvent avec la découverte de château fort, il faut monter.

* Après une petite ascension je découvre un premier plateau surplombant l'ancien village.

* Les contours d'une église sans transept sont visibles. Les vieux murs en pierres ont été consolidés suite aux fouilles récentes.

* L'oratoire, situé coté chevet, n'est pas d'origine médiévale (voir historique ci-dessous).

* Autour de l'église (dédiée à Saint Nicolas), les archéologues ont trouvé un cimetière.

 

L'approche du château

    Un château fort au milieu des montagnes de l'OisansAu sommet de la butte, apparaît une construction avec au centre, un mat portant fièrement le drapeau moderne du Dauphiné. Je trépigne d'impatience en gravissant la pente quand soudain, je suis en arrêt.

  Une plateforme semble avoir été aménagée.

Était ce une basse cour ?

  Qu'importe mon graal est proche, c'est le plus important.

 

Le château  (repère 1 sur le plan)  

    Les mur paraissent impressionnants, mais ce n'est qu'une illusion causée par un fossé entourant le site fortifié. Il ne reste hélas du château de garde qu'un épais mur circulaire très consolidé de 18 mètres de diamètre.

  Il est impossible de deviner si archères, bretèches, mâchicoulis (voir vocabulaire) existaient.

 

     L'intérieur :

         Évidemment, ce site n'a pas été habité depuis 600 ans, il semble logique que peu d'indice soient encore présents. Les durs hivers et l'abandon n'ont rien laissé des aménagements de confort. Je ne peux que rêver en admirant le fossé depuis le petit mur.

  Durant mon rêve éveillé, j'ai l'impression d'entendre une voix de femme qui se lamente.

Est ce la belle jeune femme dont parle la légende ? (je vous la conterai dans quelques jours).

   Comme souvent avec une ruine médiévale, je me console en admirant la beauté du paysage.

L'Oisans est vraiment magnifique.

 

 

Historique du château et du village

* Au 12ème siècle, découverte d'une mine argentifère. Un village est construit pour abriter les mineurs exploitant le précieux métal. Pour les surveiller et protéger ce site vital à l'économie de "ma" province, le Dauphin (voir titre de noblesse) fait construire un château.

* Au 13ème siècle, avec l'extension du village, l'église est agrandie.

* Au 14ème siècle, la mine est abandonnée et le village déserté. Le château devient ruine.

* A la fin du 19ème siècle, un petit oratoire est construit sur les vestiges de l'église.

* Au 20ème siècle, des fouilles sont organisées pour comprendre l'architecture du village et des bâtiments d'extraction de l'argent. Le mur du château est reconstruit pour marquer son emplacement.

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Il est préférable de le visiter après la fonte des neiges. Durant l'été, l'office de tourisme organise des visites commentées. Renseignez vous.

Faites attention aux enfants, la montagne n'est pas un terrain de jeu et les parois sont abruptes.

 

Quelle chance j'ai d'habiter cette région !

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgProche du cimetière, une maison forte coule des jours heureux

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Laval (en Isère) se situe sur une pente du massif de Belledonne à 20km au Nord-Est de Grenoble et à 5km à l'Est de Brignoud.

   Coordonnées de la maison forte :

45° 15' 11.837" N 5° 55' 48.248" E
 45.253288°  5.930069°

 

La maison forte 

     L'extérieur :

La découverte

    Après avoir visité l'énigmatique tour de Monfallet, je redescends lentement la colline pour rejoindre mon destrier quand soudain, à travers les arbres, je vois une beauté fortifiée.

   Cela ressemble à un petit château avec donjon + communs + rempart extérieur.

 

L'approche

    Depuis le champ proche du cimetière, la construction anguleuse ne semble pas médiévale et la faible hauteur de rempart ne devait pas protéger le château. D'ailleurs, vu la petitesse du site, il est préférable d'utiliser le qualificatif : Maison forte.

    En contournant par la droite, il me semble discerner une construction plus massive accolée au bâtiment anguleux.

  Voila une maison forte qui adore se cacher

L'enquête commence

    La construction la plus impressionnante de la maison forte est la haute tour ovale coté vallée et polygonale coté montagne.

  En espionnant par l'une des ouvertures des 4 étages, je crois voir un mur très épais (2 m ?).

   Par son revêtement, ses dimensions et sa forme, je pressens que cette tour maîtresse est d'origine médiévale.

 

Le portail

    Une autre surprise m'attend : Un portail d'entrée protégé par 2 tours rondes. Cette entrée n'a pas la puissance et le prestige de celle du magnifique château de Bressieux (lire l'article), mais les tours ont dû dissuader quelques mécréants avec leur forme compacte et de belles bouches à feu.

    Au dessus du double vantail, des consoles sont les vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire) appartenant à un chemin de ronde entre les 2 tours. Mais je doute que cela soit d'origine.

Ne serait ce point une reconstruction du 19ème siècle.

 

     L'intérieur :

         La propriété est privée et habitée. La visite n'est pas possible. 

 

     Conclusion :

           Ce bâtiment fortifié n'a pas la puissance d'un château fort  ni le charme d'une ruine posée sur un pog, mais il est représentatif des maisons fortes construites au Moyen Âge et qui ont su évoluer et se moderniser sans modifier profondément leur architecture primitive.

Un vrai plaisir des yeux.

 

 

Histoire de la maison forte :

* En1249, la maison forte de Laval-Saint Etienne est cité dans un texte d'hommage du sieur Anthelme de Laval au Dauphin (voir titre de noblesse) du Dauphiné Guigues VII (voir liste des Dauphins).
* En 1288, Jean Ier d'Alleman, seigneur de Séchilienne, est propriétaire du château et de la maison forte.
* En 1368, la famille Alleman est contrainte (point je connais la raison) de partager le site de Laval avec la famille Commier. Mais elle garde la possession de la maison forte.
* Au  15ème siècle, dans cette construction, naissance de Hélène Alleman-Laval. Ce nom ne vous "parle" pas. Pourtant, ce bébé deviendra la mère du formidable chevalier Bayard (voir le château de sa famille).
* En 1552, Guigonne Alleman épouse Bertrand  Raimbaud de Simiane, Baron de Gordes (voir son château) dans l'actuel Vaucluse. Ce personnage sera plus tard un farouche défenseur du dialogue et de la paix évitant aux Dauphinois de participer à des combats et massacres (comme celui de la Saint Barthélémy).
* En 1740, la famille de Gordes cède l'intégralité de la seigneurie au Prince de Condé.
* En 1787, la seigneurie est vendue à Claude Périer.
* Vers 1792, les révolutionnaires s'attaquent aux symboles de l'ancien régime. La maison forte de Laval est partiellement détruite.
* En 1832, la famille Rebuffet est propriétaire du site.
* Au 20ème siècle, les nouveaux propriétaires consolident et rénovent le site.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La propriété étant privée et habitée, la visite de l'intérieur est impossible. Veuillez respecter ce site.

 

La tour... Prends garde... j'arrive !

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgMes yeux brûlent de bonheur devant une ruine

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Claix se situe à 10km au Sud-Sud-Ouest de Grenoble, en bas des parois du magnifique massif du Vercors et proche de la rivière Drac.

     Coordonnées du château :

45° 7' 6.474" N 5° 40' 17.371" E
 45.118465°  5.671492°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

Je vais voir un château Delphinal !

   Ne vous méprenez pas, ce site n'appartenait pas à Delphine (pffff  ) mais au Dauphin (voir titre de noblesse) du Dauphiné.

Votre chevalier Dauphinois est tout émoustillé !

 

La découverte

    Perché sur la colline, dominant le bourg, le vestige du château est magnifique. Il est impossible de dire si la ruine protège les arbres ou si la végétation empêche au temps de faire son oeuvre de destruction, mais quel plaisir au 21ème siècle, d'admirer ce vieillard de 700 ans.

 

Les dimensions

    Avec ses 22m de haut pour une longueur de 35m et avec cet épais mur, la façade d'origine avait une fonction défensive évidente. Les écrits m'informent que c'est le mur du donjon médiéval.

Entre renaissance et moyen âge ! 

Analyse

    Le plus surprenant pour un donjon médiéval, c'est l'absence de système défensif comme archère, bretèche, mâchicoulis (voir vocabulaire).

    De cette façade au parement d'angle parfait, je vois d'abord 3 grandes fenêtres comportant des vestiges de coussièges. Le temps et les hommes n'ont été cruels avec ces ouvertures.

   Le mariage des galets, de la molasse et du tuf est du plus bel effet (Suis je objectif devant une construction de mon Dauphiné ?).

  Le plus surprenant est ce vestige d'occulus avec ses remplages. J'imagine son éclairage dans la grande salle du 2ème étage !

 

Les défenses

   Avec un peu d'imagination, il est possible de voir les vestiges d'un crénelage. Mais le plus marquant est évidemment l'échauguette d'angle reposant sur des consoles.

N'était ce qu'une système de guet ?

Ou pouvait elle réellement défendre le site ?

 

     L'intérieur :

         La propriété est privée et non visitable. Mais avec un oeil d'aigle, je capte quelques informations que je vous laisse analyser, comme par exemple sur cette échauguette.

 

Curiosités dans le bourg :

     Au moyen âge, le bourg de Claix était entouré d'un rempart. Le dernier témoignage de pierres a disparu depuis 1 siècle, mais avec un peu d'attention, il est possible de deviner ses contours. II existe encore 2 maisons médiévales (très remaniées) dans le bourg.

    Mais c'est une ruelle qui m'amuse. Comme souvent, le mythe des "Templiers" est présent dans l'imaginaire collectif et ce bourg à la riche histoire possède une impasse dédiée à ces moines-soldats. Évidemment, ils n'ont jamais habité à Claix.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1108, un chanoine de l'église cathédrale de Grenoble apparaît dans un texte sous le nom de Giraldus de Clais.
* Au  début du 13ème siècle, Isnard et Ambard de Claix sont co-seigneur d'une construction fortifiée.Mais elle semble en mauvais état.
* En 1223, les 2 frères sont des vassaux de l'église de Grenoble. En échange du mandement, il perçoivent des revenus  permettant la consolidation du château.
* En 1246, le mandement de Claix est important (il couvrirait les 5 bourgs actuels au Sud de Grenoble). Les 2 frères sont à nouveau allégeance à l'évêque de Grenoble.
* En 1296, l'évêque de Grenoble cède ses droits du mandement de Claix au Dauphin (voir liste) Humbert 1er.
* En 1299, terres et château de Claix appartiennent à Guigues Alleman suite à un échange de mandement avec le Dauphin (voir titre de noblesse). 
* En 1338, Hugues Alleman rend hommage au Dauphin Humbert II.
* Au 14ème et 15ème siècle, le château est occupé par des châtelains Delphinaux.
* En 1530, le château est en ruine et ne se relèvera plus.
* En 1850, la ruine et les maisons attenantes sont achetées par le peintre Alexandre Dubuisson.
* En 1857, le site appartient à l'écrivain Edmond About
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible. 

 

Aucun templier a mis les pieds dans cette rue !

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