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Ombre et lumière

29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 07:05

 

Département :  38 - ISERE

 Au 21ème siècle, la tour est elle aussi fortifiée ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Bernin est située à 45km au Sud de Chambéry et à 15km au Nord-Est de Grenoble.

 

   Coordonnée du château :

45° 15' 29" N 5° 51' 43" E
 45.25812916°  5.86196780°

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

Avertissement

* Dans ce blog, je souhaite montrer le maximum de constructions médiévales fortifiées. Cela signifie que si une pierre a été posée avant 1492, le bâtiment aura un article.

* Une construction médiévale fortifiée peut apparaître en notre siècle sous 3 formes :

1 - Une ruine plus ou moins imposante (et parfois minimale).

2 - Un bâtiment très bien conservé, même si parfois les siècles et les propriétaires ont aménagé quelques zones de confort.

3 - Un site très modernisé faisant parfois "table rase" de la fonction originelle de la construction.

 

 

Pourquoi suis je en ce lieu ?

* Les journées du patrimoine sont l'occasion de visiter des sites normalement fermés au public.

* Les sites que je recherche sont :

- Soit des propriétés privées ouvertes exceptionnellement.

- Soit des constructions gérées par une association de sauvegarde. Le site n'étant pas toujours totalement sécurisé, sa découverte est donc exceptionnelle.

* C'est avec l'image représentant la maison forte de La Veyrie (parfois nommée Le Château ou La Tour ou Le Donjon) que je me dirige vers une colline à un kilomètre au Sud de Bernin.

* La colline, dont l'altitude maxi est de 365m, domine la vallée de l'Isère de 150m.

* C'est donc un point de surveillance parfait.

Ne voyez pas rouge en découvrant cette curieuse merveille !

 

Surprenant !

* En ce lieu, il n'y a pas une mais 2 constructions médiévales.

- A gauche, le donjon habitable du 11ème siècle.

- A droite, l'habitat du 13ème siècle.

Incroyable architecture !

 

 Cette construction montre 8 siècles d'aménagement

Je vous sens perdu

* Avant de vous décrire cette merveille médiévale du Dauphiné, il est important de comprendre les raisons de ce bouleversement architectural.
* Au début du 20ème siècle, un riche industriel (voir historique) achète les bâtiments.

* Il aménage les pièces pour plus de confort.

* Il change "légèrement" l'harmonie médiévale pour permettre à sa famille d'avoir toutes les installation modernes de ce siècle industriel naissant.

 

 

A droite, le donjon

* Le bâtiment actuel comporte 3 étages.

* A l'époque médiévale, il y avait 4 étages, donc 5 niveaux.

* Le sommet semble avoir le souvenir d'un crénelage couvert.

* Cette grande bâtisse a une hauteur de 20 mètres.

* Sa base presque carrée mesure 10m à l'extérieur.

* Les murs ont une épaisseur moyenne de 1,20 mètre.

* Fenêtres et balcon sont "modernes".

* L'architecte a respecté le style du bâtiment en agrémentant les linteaux d'élégants arcs en accolade.

 

 Bien que plus petit, le bâtiment résidentiel offre de beaux volumes

A gauche, l'habitation

* Ce bâtiment résidentiel médiéval a une base rectangulaire d'environ 10m extérieur.

* Il est accolé au donjon et en utilise un des murs.

* Il comporte 2 étages.

* Les fenêtres à meneaux en croix semblent d'origine.

* Elles possèdent aussi les élégants linteaux d'arc en accolade.

 

Le "minaret"

* Ce qualificatif que j'ai osé donner à la haute et fine contruction jaune est incorrect bien sur.

* La tour, qui n'en est pas une, a été construite au début du 20ème siècle.

* Elle a plusieurs fonctions :

- La principale est : Un "château d'eau".

(L'eau courante au début du 20ème siècle est une rareté).

- Tour escalier, pour monter vers la citerne.

- Eclairage de l'entrée située dans le bâtiment résidentiel.

 

Vais je entrer ?

* En ce week-end exceptionnel du patrimoine, la porte de la tour-citerne est ouverte.

Vais je de suite franchir le seuil ?

* Cette porte n'étant pas l'entrée médiévale, je décide de faire le tour.

 

 

Pour découvrir l'intérieur du château, veuillez cliquer ici.

 

 

 

 

Evolution  des constructions sur 10 siècles

 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 07:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgMon patrimoine Dauphinois est visitable !

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Biviers est située à 40km au Sud de Chambéry et à 9km au Nord-Est de Grenoble.

   Coordonnée du château :

45° 14' 4.29" N
5° 48' 33.57" E
 45.234525°
 5.809325°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

    Parfois, la distinction entre château fort et maison forte n'est pas facile à faire. De plus, si les siècles et les modes ont transformé l'aspect de la construction, je ne me sens pas la capacité à argumenter et choisir.

  Ce bâtiment me pose problème. Dans certains documents il est nommé maison forte, mais sur les cartes et les guides, c'est le mot château qui est notifié.

  J'opte pour ce dernier qualificatif, je suis en attente de vos suggestions.

 

Le fameux week-end de septembre

    Les journées du patrimoine sont un bonheur pour beaucoup de Français. Pour le Chevalier Dauphinois, c'est une occasion inespérée de voir, de humer et même de toucher des bâtiments souvent fermés au public.

   C'est donc avec une grande émotion que je vais pénétrer dans cette propriété privée.... Mais n'allons pas trop vite. Commençons par le commencement. La vallée du Grésivaudan

Il était une fois...... 

 

La vallée du Grésivaudan

     La vallée du Grésivaudan (vallée créée par la rivière Isère) est un axe important entre la Savoie (Albertville/Chambéry) et Grenoble.

   Au Moyen Âge, pour se protéger de "nos" ennemis les Comtes de Savoie (voir liste), de nombreux châteaux de guet et de défense ont été aménagés par les Dauphinois sur les 2 rives. Je vous en ai montrés plusieurs :

* Tour d'Arces,

* Tour des Chiens,

* Château Corbeau.

* Château de Revel,

* Château de Montfort,

 

Quel est le nom de ce château ?

   Dans les différents manuels, livres, documentations et cartes, cette construction porte aléatoirement trois noms :

1 - Château de Biviers (du nom de la commune),

2 - Château Servien (du nom de la famille l'ayant possédé entre 1500 et 1655),

3 - Château Serviantin (ce serait une déformation du nom Servien. Il est amusant de constater qu'une rue adjacente au château porte le nom de Serviantin).

  Ne voulant fâcher personne  , j'utiliserai certainement les 3 patronymes dans mon article.

  Le château regarde passer les chevaux vapeurs

Je le vois

   Le château Servien est situé proche de la route principale, à 100m au dessus du niveau actuel de l'Isère. Cela n'en fait pas une construction fortifiée inaccessible, c'est peut être la raison de son déclassement en "maison forte".

 

J'entre dans le parc du château

   Après avoir posé mon destrier en face de la maison forte de Biviers, je pénètre par le portail d'entrée qui ne possède plus de système défensif.

  Par une longue allée, je découvre le petit parc paysagé aménagé il y a un siècle. Le contraste entre l'ombre et la lumière est fascinant pour un photographe (en herbe bien sur  ).

   Les fleurs multicolores, la variété des verts, la beauté du massif de la Chartreuse me font presque oublier le but de ma présence en ce lieu.

 

servien-serviantin-14 servien-serviantin-15

La visite commence par une tour carrée

 

Une tour carrée

  Ce château d'origine médiévale a traversé les siècles presque sans dommage, ainsi il a pu se moderniser et devenir une habitation très confortable. La mission du Chevalier Dauphinois est de retrouver les traces du Moyen Âge.

  Cela commence par la découverte d'une tour carrée.

Peut être était ce le donjon d'angle du château primitif.

  Je sens votre doute sur l'origine médiévale de cette construction. Il est vrai que l'absence de crénelage, d'archère, de mâchicoulis, d'échauguette (voir vocabulaire) fait ressembler cette tour à une construction du 17ème siècle. Mais je peux vous assurer que derrière sa blanche peau, il y a des pierres et des fondations datant de "mon" Moyen Âge Dauphinois.

 

Je poursuis ma découverte

    La courtine ouverte sur 2 niveaux de grandes fenêtres modernes et avec son toit très pentu ne ressemble pas à un rempart médiéval. Sur son angle coté Sud-Est, une ronde tour me confirme que cette beauté récente a bien été une construction défensive.

Voyez vous ce détail ?

  Vos yeux expérimentés en architecture défensive ont évidemment vu les fentes verticales de tir.

  Est ce une construction renaissance ou médiévale ?

La façade Sud

    Avec ses multiples fenêtres, ses lucarnes, ses portes au rez de chaussée, la façade me fait peser à une maison bourgeoise du 18ème siècle.

    Certains d'entre vous s'étonneront que mon blog de ruines médiévales s'intéresse à un bâtiment moderne. Mais je me suis promis de lister puis montrer toutes les constructions fortifiées dont une pierre a été posée avant 1492. Je vous montre tant de "ruines ruinées", tant de sites parfois minimaux que vous décrire une construction ayant traversée le temps et en plus de MON Dauphiné est un réel plaisir que je veux vous communiquer.

 

La porte d'entrée

   En faisant le tour de la maison forte, j'arrive en face d'une porte avec linteau en accolade. Quelle chance j'ai qu'elle soit ouverte. Mais avant de me précipiter dans ses entrailles, je me dois de l'examiner.

   Au dessus, je remarque le blason de la famille Morard d'Arces. Comme vos yeux ne sont point habitués à lire la pierre usée, je vous le montre sur le montant d'une fenêtre.

Que remarquez vous ?

   Il semblerait que le sculpteur ait représenté le blason inversé, comme dans un miroir.

  Désirez vous une tasse de thé ?

     L'intérieur : 

Je pénètre dans une autre dimension

   En pénétrant dans un couloir, je remonte le temps. Les murs se parent de tableaux narrant la vie de certains personnages ayant habité ce lieu, dont le fameux Abel Servien, un Dauphinois ayant vécu sous Louis XIV (voir liste). Une de ses correspondances avec Anne d'Autriche est mise en valeur sur un mur.

   L'une des portes avec linteau à accolade me quémande de l'ouvrir.

 

La salle didactique

   L'ambiance est chaude et propice à une lente découverte. Je prends le temps de de lire chaque lettre affichée, d'admirer chaque tableau puis, sous le regard de monsieur Abel Servien, je regarde la vidéo narrant la guerre de Trente Ans et la signature du traité de Westphalie dont Abel fut l'un des acteurs importants.

  Après m'être abreuvé d'une culture historique, je regagne la porte en étant fier d'être un Dauphinois !

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction de la maison forte (château fort ?). Il appartiendrait à la famille Morad d'Arces, dont l'un des ancêtres a fait construire, 2 siècles plus tôt, une construction fortifiée à quelques kilomètres à l'Est (château d'Arces).

* Vers 1500, Catherine de Morard d'Arces, en épousant Jean Servien, apporte en dot le château. Durant 4 générations, la famille Servien sera propriétaire du château..

* Au 16ème siècle, avec le début de la Renaissance, la construction médiévale est aménagée pour le confort par les Servien.

* En 1593, naissance d'Abel Servien. Ce personnage (presque inconnu au 21ème siècle hélas) sera l'un des plus puissants et influents Dauphinois de son époque.

* Au 17ème siècle, plusieurs aménagements de confort changent l'architecture du château.

* En 1655, Abel Servien vend château et terres à Antoine de Reynold.

* A partir de 1739, le château est acheté puis revendu de nombreuses fois.

* Au 18ème siècle, le château est modernisé.

* Au début du 19ème siècle, un parc paysagé est aménagé. Deux jolies statues accueillent les visiteurs, l'une représente Vénus et l'autre Bacchus.

* En 1855, Alphonse Rallet achète le château.

* En 1906, le château est possession de la famille Jordan

* En 1928, Marguerite Jordan épouse Albin Jacquemont.

* En 1960, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* En 1994, par héritage, Augustin Jacquemont est le nouveau propriétaire du château.

* Au début du 21ème siècle, la famille Jacquemont possède toujours ce château

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis les routes et à travers les grilles est libre et gratuite. La visite gratuite du château est possible certains jours (en été). Renseignez vous.

 

En complément , je vous propose la lecture d'un site web magnifique sur ce château.

 

 

Le massif de la Chartreuse est magnifique en cette fin d'été

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 11:05

 

La découverte de l'extérieur du château est ici.

 

 Dans la pénombre se déguste les décors s'étalant sur 10 siècles

Département :  38 - ISERE

 

Le château :  

     L'intérieur :

Avertissement

* Je ne vais pas vous faire une visite guidée de chaque pièce en les situant soit dans le donjon, soit dans l'habitat médiéval.

* Je vais vous montrer des thèmes ou des détails reflétant les entrailles de ce site médiéval, modifié au début du 20ème siècle.

 

Le hall d'entrée

* Comme vous l'avez remarqué, l'entrée actuelle est au rez de chaussée du bâtiment d'habitation construit au 13ème siècle.

* Les éléments les plus remarquables sont :

- L'épaisseur du mur de l'entrée,

- Les 2 portes accédant aux salles habitables,

- La fontaine "récente" avec le Dauphin (symbole du Dauphiné),

- Le puits médiéval de 30m de profondeur,

- L'escalier éclairé par la tour-citerne,

- L'ascenseur.

 La chaleur de plusieurs siècles se ressent dans cette première salle

Quel accueil !

* Cette pièce devait être une antichambre.

* Avec la chaleur des matériaux, l'ambiance de la maison est créée.

* La cheminée suffit à attirer l'oeil et la curiosité.

Qui étaient ces personnages ?

Que dit la belle à son amant ?

 

Rouge elle est

* Tout en paraissant moderne, cette pièce montre un décor d'un siècle.

* Le placard est intégré dans l'épaisseur du mur.

"Quelle épaisseur a le mur ?" me demandez vous ?

* Pour le savoir, il suffit de regarder la fenêtre.

 

Est ce la chambre de Van Gogh ou Monet ?

* Je vous sens surpris par le titre du chapitre.

* Pourtant, c'est la question que je me suis posée en voyant ceci.

 

Un feu d'artifice !

* Toutes les salles ont gardé leur papier peint.

* Chacune semble avoir un thème et une couleur.

* Beaucoup de pièces possèdent une cheminée, mais les radiateurs à eau chaude sont aussi présents.

 Imaginez cette pièce sans les dégradations

Une belle pièce de vie

* Après les salles colorées, voici une luxueuse sobriété.

* Tout est chaleureux en cette grande salle :

- Les murs sont épais.

- La cheminée imposante.

- Le bois est omniprésent.

- Les couleurs chaudes donnent une ambiance de bien être.

* En regardant sur l'autre mur, deux détails m'interpellent :

- Un cabinet de toilette avec de magnifiques panneaux sculptés.

- Un coffre fort dans le mur.

Ne venez pas pour le forcer, j'ai déjà récupéré le trésor  .

 

Les salles de bain

* Vous ayant présenté le château d'eau à l'extérieur, vous me demandez :

"Chevalier, à quoi servait cette immense réserve ?"

* Evidemment, cette eau n'était pas que pour les radiateurs en circuit fermé.

* Le confort au début du 20ème siècle était l'eau courante dans la maison.

* En plus de la cuisine, la toilette demandait beaucoup d'eau.

* De plus, cet ensemble de bâtiments comporte de nombreuses salles de bain, par exemple au bout de cette pièce.

* Certes, les vandales ont quelque peu terni la beauté de cette salle d'eau, mais avez vous remarqué la lumière puis la chaleur apporté par le radiateur.

* Dans une autre salle de bain, la fenêtre médiévale à coussiège a été mise en valeur.

 

En ce lieu de beauté, j'ai envie de me laver

 

Votre découverte se termine ici

* Pour vous, c'est la fin de la découverte.

* Si vous avez la chance d'être invités à une visite, vous n'allez pas vous ennuyer. Je vous assure qu'il y a de nombreux détails à découvrir (car je n'ai point tout montré).

* Avant de partir, sur les terrasses, n'oubliez pas d'admirer le panorama grandiose sur 360°.

* Le massif de la Chartreuse, le Vercors, la chaine de Belledonne et les premières montagnes de Savoie s'offrent aux yeux de ceux qui savent regarder.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1090, construction d'un site fortifié pour surveiller la vallée du Grésivaudan. Sur cette butte naturelle, la vue sur 360° est remarquable.

* En 1124, Enguelbert est cité comme seigneur de Bernin. Il est le fils de Ardenc Ier seigneur d'Izeron.

* Au 12ème siècle, en contrebas du château, s'établit un prieuré de l'Ordre de Saint Benoît dépendant de celui de Saint Laurent à Grenoble.

* En 1191, naissance au château de Jehan de Bernin. Vingt huit ans plus tard, il sera archevêque de la ville de Vienne (en Dauphiné) et légat du pape Grégoire IX.

* En cette fin du 12ème siècle, naissance d'Aymar de Bernin, frère de Jehan. Il sera abbé du monastère de Saint- Pierre puis évêque de Maurienne et enfin archevêque d'Embrun.

* Au 13ème siècle, un habitat fortifié est construit à coté de la tour. L'ensemble est précédé par un rempart. Un fossé est aménagé coté Sud (à vérifier).

* Durant presque cinq siècles, le site change souvent de propriétaires :

- Falastrier,

- Bernard,

- Lombard,

- Fontaine,

- D'arces,

- Marc,

- De Vente,

- De Vanchon,

- De Vaujany.

* En 1743, le site est vendu à Etienne Peyraud, riche bourgeois d'une bourgade sur l'autre rive de la rivière Isère nommée : Villard-Bonnot.

* En 1919, Charles-Albert Keller (ingénieur des Arts et Métiers, officier de la légion d’honneur) achète le château pour en faire son lieu de résidence secondaire. Il effectue de nombreux travaux de modernisation et de confort.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, le site n'est plus habité. Comme souvent, des vandales entrent par effraction et saccagent l'intérieur.

* En 1995, le site est propriété de la commune. Plusieurs projets d'aménagement culturel et de loisir sont étudiés mais n'aboutissent pas.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde est créée. Un restaurant avec terrasse est aménagé proche de la tour.

* En 2015, le château de La Veyrie reçoit le label : "Patrimoine en Isère".

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des entrailles n'est pas encore autorisée.

 

Dans la vallée du Grésivaudan, le paysage est toujours magnifique

 

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 07:30

 

Cet article est la synthèse visuelle du château décrit ici

 

 

Préambule :

    Après vous avoir longuement analysé puis imaginé les murs de cette mystérieuse ruine Dauphinoise, je souhaiterai vous faire rêver devant des images "animées".

 

Remarques :

1 - N'ayant pas encore acheté le logiciel permettant ces animations, j'utilise la version de démonstration. Comme vous le constaterez, elle intègre un filigrame dans les images.

2 - En fonction de votre ADSL, les images peuvent être un peu lentes à charger. Veuillez patienter.

3 - Vous deviez voir 3 animations puis 2 images fixes cliquables.

Si vous avez des problèmes, veuillez me les expliquer dans les commentaires.

Pour les prochains articles, j'améliorerai ma méthode.

 

Un peu de musique :

Pour savourer ces images avec lenteur, je vous propose "L'horloge de Haydn".

C'est ma méthode pour voyager dans le temps.

 

 

Comment se promener dans les images :

Veuillez utiliser la souris pour naviguer dans chaque animation.

La molette sert de zoom avant/arrière.

 

Il est possible de zoomer avec la touche SHIFT.

 

La touche CTRL permet de dézoomer.

 

 

La cuisine :

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La pièce mystérieuse (Chapelle ?) :

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La salle des gardes :

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Plan du château :

 

Isère - Montfort - plan

 

 

Dessin de la ruine :

 

Isère - Montfort - plan en perspective

 

 

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 06:30

 

Département 05 - HAUTES ALPES

 Plan du bourg au 19ème siècle

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de La Bâtie Neuve est situé à 35km au Nord-Ouest de Barcelonnette, à 20km au nord-Est de Tallard et à 9km à l'Est de Gap. 

     Coordonnées du château :

44° 33' 57.604" N
6° 11' 43.782" E
 44.566001°
 6.195495°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Pourquoi suis je ici ?

    C'est une gravure représentant le bourg fortifié de La Bâtie Neuve qui m'a donné la force de faire tous ces kilomètres (à cheval bien sur).

    L'autre raison que j'ose vous avouer est plus "chauvine". Ce château appartenait au Dauphiné (ma province) il y a plusieurs siècles. Revoir l'un des châteaux qui ne fut pas posséssion de Mon Dauphin (voir titre de noblesse) car appartenant aux Evêques est une obligation.

 

La découverte

    Après avoir visité la ruine de La Bâtie Vieille, il semble évidement que mon destin est de voir son pendant "plus jeune". Je suis si impatient de découvrir le château de La Bâte Neuve que, dans la petite commune, je pousse mon destrier à entrer dans une butte de terre.

  Après avoir calmé mon Pégase, je porte mon attention sur un vestige de tour.

Diantre !... Ne reste-t-il que cela ?

  Un site médiéval très consolidé 

Le vestige est... moderne
    Soudain, mon cheval se gausse. Il me pousse la tête pour regarder de l'autre coté. 

Quelle chance j'ai d'avoir un destrier aussi intelligent !

 

Je contourne le site

   La tour d'angle n'a plus son prestige d'antan. Sa hauteur est minimale, point de système défensif est visible. Sa reconstruction l'a aseptisée.Il ne reste que le fantôme des limites extérieures.

 

        L'intérieur :
   Hélas, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai point découvrir les entrailles (certainement trop modernisées et consolidées) de ce curieux vestige d'origine médiévale.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, les évêques de Gap font contruire, sur une butte entourée de marécage, un château fort marquant leur pouvoir et surveillant leur territoire.

* A la fin du 13ème siècle, un village se bloti sur les pentes Sud de la colline.

* En 1812, un plan "cadastral" montre un château de forme parallélépipédique avec 4 rondes tours d'angle et coté Est un donjon cylindrique à l'intérieur des courtines.

* A la fin du 19ème siècle, le rempart Sud ainsi que son chemin de ronde disparaissent au profit d'habitations plus confortables.

* Au début du 20ème siècle, le château est toujours visible, bien que peu entretenu.

* En 1951, le donjon du château s'écroule faisant 2 victimes.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, le château est presque entièrement détruit.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Minimal vestige, mais correctement consolidé

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 06:30

 

Département :  38 - ISERE

  Maquette du château au Moyen Âge

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Saint Savin est située à 45km à l'Ouest de Chambéry, à 35km au Sud-Est de Lyon et à 5km au Nord-Est de Bourgoin-Jaillieu.

   Coordonnée du bourg :

45° 37' 6.366" N
5° 19' 26.717" E
 45.6195906107°
 5.32360553741°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

    La raison principale de ma venue à Saint Savin est évidemment le plaisir de découvrir un château de mon Dauphiné.

 Mais une deuxième raison me titille :

- Ce château a été construit par un Savoyard.

A-t-il une architecture différente ?

 

La découverte

    Armé d'une photo de la maquette du site au 15ème siècle (cette merveille miniature est visible au musée de l'Ancien Évêcché à Grenoble) je trépigne d'impatience à l'Idée de voir un rempart puissant comportant 15 tours rondes.

  Hélas, en arrivant dans le hameau, point de muraille je vois. .... Seule une tour me dévisage.

Qu'est ce donc ?

  Tour d'angle du château

1ère analyse de la tour

    La ronde tour est appareillée en petites pierres pauvrement taillées avec de larges joints. Je présuppose qu'elle ne devait pas être ainsi il y a plus de 500 ans. Les consolidations du 20ème siècle ne l'ont pas rendu aguichante.

  Sur une face qui devait être à l'extérieur trône une large fente verticale. Elle devait se situer beaucoup plus haut aux siècles derniers. J'imagine que les gravas tombés au sol ont augmenté le niveau de celui-ci, abaissant "virtuellement" la hauteur que nous voyons de la tour.

 

     L'intérieur :

2ème analyse de la tour

   Je contourne la ronde beauté et je constate qu'une porte permet de découvrir ses entrailles. Je serais donc à l'intérieur (dans le cour) de l'ancien château fort !

  En continuant mon opération de contournement, je constate que le temps a eu raison des solides pierres.

Effondrée est la paroi.

   L'avantage d'une ruine, c'est qu'elle permet de mieux observer ses détails d'architecture et de construction. Ainsi je peux conclure que je suis dans l'une des tours d'angle du château fort primitif. L'archère droite avec un fort ébrasement (voir vocabulaire) confirme mes dires.

  Une autre tour ronde !

D'autres bâtiments !

    Avec élégance, je me déplace vers la porte "de sortie" pensant avoir vu tous les vestiges du château, quand surpris je suis.

D'autres bâtiment existent !

  Nota : Menteur je suis, car en arrivant, j'avais évidemment remarqué les constructions entières. Et puis, comme je prépare toujours mes excursions, je savais ce que j'allais voir... Il doit y avoir une âme de récitant sous ma rude armure de Chevalier d'un autre temps.

 

Le donjon

   Certains d'entre vous sont dubitatifs par le titre de ce chapitre : "Ne serait ce point une simple tour plutôt qu'un donjon ?" pensez vous. Il est vrai que cette haute construction ne ressemble point aux hauts donjons que je liste dans cet article, mais en comparant sa surface par rapport à la tour cassée, j'ose affirmer que ce "géant" est un donjon Savoyard du 12ème siècle.

 

Un donjon très défensif

Analyse des défenses du donjon

   Planté au pied du donjon, j'observe la construction de 800 ans pour en comprendre le système défensif. Il n'est point besoin d'être un spécialiste pour voir les multiples archères étagées sur la hauteur.

   Bien que chaque archère soit identique en forme (type droite à étrier en bas), ce qui me surprend c'est l'asymétrie des dimensions :

    * A mi-hauteur c'est la plus grande,

    * Puis au dessus la taille diminue,

    * Et enfin celle sous le toit est petite.

 

Un donjon figé

  Le plus surprenant est l'absence :

     * De mâchicoulis (voir vocabulaire),

     * De trou de boulin pour un hourdage,

     * Et surtout de crénelage.

  J'ai la sensation d'une tour figée dans le temps n'ayant pas eu droit aux améliorations défensives comme :

    * Les fentes de tir,

    * Les arquebusières,

    * Les canonnières.

 

demptezieu-41

 

Courtine fortifiée

    En prenant un peu de recul, je vois que la courtine accolée au donjon comporte de magnifiques systèmes défensifs. Au dessus des fenêtres récentes, il y a le chemin de ronde couvert avec créneaux borgnes et quelques archères primitives droites. Les pierres taillées côtoient les galets roulets parfois posés en lit.

Diantre, comme cette construction a souffert !

 

L'angle

    Sur la droite, la rénovation récente surprend par le choix de la "couleur". Il n'est pas toujours aisé de faire un compromis entre conservation du bâtiment, respect de l'architecture originale et moyen financier. L'important est que le bâtiment survive, je ne jetterai pas la "pierre" à la solution retenue.

   En voyant la porte basse, j'imagine que l'accès à la tour d'angle s'effectuait à ce niveau.

Aviez vous imaginé que l'une des tours d'angle fut ici ?

 

Le logis

    En revenant à mon point de départ, c'est à dire près de la tour d'angle détruite, je jubile. Le logis existe encore avec sa magnifique tour escalier. Même si le temps a usé les pierres, même si les révolutionnaires puis les hommes modernes ont cassé les statuts et symboles seigneuriaux, la beauté de la fin du Moyen Âge s'exprime dans les fenêtres et les sculptures.

Admirez !

 

 

C'est la fin

     Ne pouvant entrer dans ce logis, je contemple le paysage Isérois et je m'imagine 500 ans en arrière.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, pour lutter contre les bandes de "barbares" traversant la vallée, une motte castrale est aménagée par les Comtes de Bourgogne. Cette motte n'est pas à l'emplacement actuel du château.

* Au 11ème siècle, le site est possession du puissant Comté (voir titre de noblesse) de Savoie. Une fortification en bois semble existée (à vérifier).

* Au 12ème siècle (à vérifier), un vassal du Comte de Savoie (voir liste) fait construire un château fort quadrangulaire pour surveiller la vallée.

* Au 13ème siècle, après le décès sans héritier du seigneur de Demptézieu, le château passe à la famille Boscozel (voir un château de cette famille), Seigneur de Chatonnay.

* En 1314, le Comte Amédée V de Savoie cède château et terres au Dauphin Jean II (voir liste).

* En 1343, le Dauphin donne le site en fief à Guy de Vienne.

* En 1349, après le "transport" du Dauphiné au Royaume de France, le château appartient au roi Philippe VI de Valois (voir liste des rois).

* Au 14ème siècle, construction d'un vaste logis (21m x 7m) dans la cour du château.

* Au 15ème siècle, le système défensif est renforcé par la construction d'une enceinte flanquée de 15 tours crénelées. Pour faciliter la circulation dans le logis, une tour-escalier extérieure est construite.

* Vers 1470, le château appartient à la famille de Velors.

* Vers 1484, Artus de Velors vend le château à Barrachin Alleman, Seigneur de Rochechinard (voir le château éponyme).

* Au 16ème siècle, améliorations de confort. De nombreuses fenêtres sont ouvertes. Des bâtiments et courtines sont démolis.

* A la fin du 17ème siècle, le château appartient à Pierre Alexandre de Vallin, Seigneur de Chateauvillain.

* Vers 1792, le château est vendu comme bien national.

* Au début du 20ème siècle, les ruines appartiennent à la commune.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur du château semble possible quelques jours par an. Renseignez vous.

 

Un moderne château proche d'une médiévale ruine

 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:30

 

 La description de l'extérieur du château est ici

 

La description de la salle des gardes est là

 

Le description du donjon est ici

 

 

  Après avoir passé 3 heures dans les 3 premières salles de cette ruine Dauphinoise, je suis presque sur un nuage en pénétrant dans la nouvelle pièce.

  Je vous propose, par cette musique, de comprendre ce que je ressens en abordant ma 4ème heure.

 
   

 

 Sentez vous la bonne odeur de cuisine ?

Département :  38 - ISERE

 

Le château :  

     L'intérieur (suite) :

Quelle est la fonction de cette pièce ?

   Lorsque je visite une ruine, j'adore sortir ma loupe de Sherlock Holmes pour chercher les détails me permettant d'identifier la fonction de la salle.

  Entrant dans cette grande pièce herbeuse, sans réfléchir je pense que c'était le jardin.

     Après cette stupidité je me mets en quête des vrais indices. Le mur de gauche est composé de pierres pauvrement taillées et peu jointives. Ces constatations s'appliquent à une grande partie du château de Montfort, il me faut d'autres détails.

 

Une ouverture fermée

   Presque au centre du mur, je vois une baie bouchée. Ceci n'est point à l'origine une porte (à moins que "mes" ancêtres fussent petits et adorassent sauter pour franchir les seuils   ). Ce n'est point une fenêtre, car voir dans la aula n'est pas logique.

8 - Qu'est ce donc ?

    En m'avançant, je distingue des traces horizontales sur le flan droit. Ces mêmes traces existent en symétrie de l'autre coté.

  "Bon dieu, mais c'est bien sûr !"...pfff, je me prends pour Raymond Souplex dans la célèbre série "Les 5 dernières minutes".

   Ceci est un placard. D'ailleurs il existe le même dans la salle des gardes.

Reconnaissez vous ces formes ?

 

Je reconnais cette pièce

    Le mur à la perpendiculaire de la niche possède une grande cheminée. Je vais être un peu caricatural, mais elle ne se trouve que :

* Dans la salle principale (qui n'est point celle-ci puisque c'est l'autre.... La Palice, sors de mon corps !).

* Dans une grande chambre (mais elles sont très souvent situées à l'étage).

* Dans.....La cuisine.

    Je subodore que les mets étaient réalisés dans cette pièce. Ce qui semblerait logique puisque la aula est contiguë.

Y a-t-il d'autres indices ?

   Vous êtes si perspicaces, hooo mes merveilleuses lectrices et mes fabuleux lecteurs, que vous aviez vu l'imposant four à pain et à gâteau quelque peu cassé. La présence de briques réfractaires confirme vos et mes déductions.

 Voyez vous la curiosité mystérieuse ?

Un mystère mystérieux !

    Après avoir deviné la fonction de cette pièce, je me laisse charmer par le magnifique paysage. Je ne me lasse jamais d'admirer le massif de Belledonne. Lentement, je m'avance vers mes montagnes (et la sortie) quand je suis interloqué par des pierres alignées en descente sur le sol.

  9 - Qu'est ce donc ?

   Je vois un escalier descendant vers.... heu... rien. Cette curieuse déclivité ne se continue pas jusqu'au rempart.

Quelle était la fonction de ces marches ?

 

Une pièce secrète ?

   Dans mon obstination à trouver le mystère des marches "inutiles", je n'avais point vu qu'une autre salle est accolée à la cuisine.

  Lentement, j'avance vers elle.

  Une salle mystérieuse

Une salle ajoutée

      Avec un peu d'attention, mais surtout avec l'aide d'une vue aérienne, il est possible de voir que cette pièce a été ajoutée au château original (au 14ème ?).  Le mur extérieur coté montagne est doublé dans l'épaisseur.

   Avec le petit morceau de mur pointant vers le ciel, je peux affirmer que 2 niveau existait mais :

  Enigme numéro 10 :

Pourquoi avoir ajouté une si petite pièce ?

 

La salle mystérieuse 

  En entrant dans cette petite pièce, je remarque sur la gauche une niche dont la construction est différente de ses consoeurs vues précédemment.

  Au centre, une large ouverture donne sur l'extérieur. Certains voient une porte. Mais avec l'ébrasement (voir vocabulaire) intérieur, je suppose que fenêtre cela est.

  Sur la droite, une fine fente verticale fait penser à une archère. Mais sa forme ne me convint pas.

A quoi servait cette petite pièce ?

    Bien que je ne sois qu'un castellologue-amateur, bien que n'ayant fait aucune étude universitaire en architecture médiévale, j'ose me permettre d'avancer une théorie suite à mes 800 ans (environ) de découverte castrale à travers l'Europe et à ma photothèque composée de 3000 sites.

    Je suppose que cette petite pièce fut la chapelle du château. Cette pièce sans cheminée, mais chauffée par la cuisine, pouvait accueillir le couple seigneurial (ou la Duchesse Béatrix de Faucigny) durant les longues heures de prière.

   J'ose me permettre d'imaginer que l'escalier aurait pu servir à "monter" (se rendre) dans cette chapelle (sans passer par la cuisine). Mais supposition cela est.

 

C'est la fin

   C'est avec tristesse que je dois quitter ce château Dauphinois si passionnant. Pour ne point partir avec une larmounette au coin de l'oeil, je vais me régaler de la vue (massif de Belledonne avec Chamrousse sur la droite). Le panorama est la richesse de nombreuses ruines médiévales.

   Quelle ne fut pas ma surprise, en me retournant, de voir un jardin médiéval en contrebas de la basse-cour.

L'association "Les Raisonneurs de pierre" fourmillent d'idées. C'est normal, ce sont des Dauphinois. .. comme moi.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, il est probable qu'un château en bois soit construit sur la motte (les Savoyards, ennemis des Dauphinois, sont proches).

* Au 13ème siècle, construction du château fort en pierre.

* Au début du 14ème siècle, la Duchesse (voir titre de noblesse) Béatrix de Faucigny habite quelques temps au château.

* A la fin du 14ème siècle, la famille Montfort fait construire un château plus confortable dans la vallée à quelques kilomètres. Ses propriétaires n'habitent plus le vieux château fort.

* En 1565, le château de Montfort est partiellement en ruine.

* Au 18ème siècle, le château est en ruine sur la carte de Cassini.

* A la fin du 19ème siècle, une famille de paysans habite le lieu.

* Au début du 20ème siècle, un incendie ravage le site. Les ruines sont abandonnées.

* En  1999, une association de sauvegarde est créée. Si vous avez quelques piastres à leur donner ou si vous disposez de quelques heures pour les aider, ces merveilleux "fous" au courage sans limite seront heureux de votre participation.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des entrailles est interdite car cette ruine est une zone de fouille. Mais en venant le samedi, vous pourrez certainement être accompagnés  d'un membre de l'association de sauvegarde, les énigmes de ce château fort vous seront montrées.

 

* Les passionnés de généalogie s'abreuveront à la lecture de cette page.

* Les amoureux d'histoire du château dégusteront ceci.

 

Pour terminer cette visite, je vous propose  un diaporama animé - clic

 

 

La chaîne de Belledonne est magnifique !

 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 06:30

 

 La description de l'extérieur du château est ici

 

La description de la salle des gardes est là

 

 Je vais enfin entrer dans le château fort !

Département :  38 - ISERE

 

Le château :  

     L'intérieur (suite) :

Comment se repérer dans ce château ?

  Il n'est pas toujours facile de s'orienter dans une ruine, ni de comprendre son architecture. Quelques solutions existent :

 1 - L'une est de disposer d'un plan à l'échelle. Ceci existe pour les châteaux connus ou ayant fait l'objet de longues fouilles avec des archéologues.

 2 - L'autre est de regarder sur les vues satellites données par Google-Map ou par Géoportail. Hélas, de nombreux villages ou sites dans la foret sont ignorés ou restitués avec peu de détails.

 3 - Enfin, posséder une vue aérienne prise par un quadricoptère (un drone amateur) ou un adepte du parapente. C'est le cas pour cette ruine Iséroise.

  Je vais donc vous décortiquer les nombreuses salles de ce magnifique château fort Dauphinois... comme moi.

Vous ai je déjà expliqué que cette ruine est dans ma magnifique province ?

  Analyse de la ruine de Montfort

Initiation à l'architecture de ce château

A - Aula (salle de réception).

C - Cuisine.

D - Donjon.

E - Escalier mystérieux.

F - Four à pain.

T - Tour mystérieuse.

M - Mystérieuse salle.

R1 - Rempart extérieur.

R2 - Rempart disparu récemment.

R3 - Rempart intérieur.

S1 - Salle des gardes (entrée supposée).

S2 - Salle des gardes (véritable salle d'armes ?)

  Un donjon en ruine et pourtant fascinant    

Le donjon

   Il n'est pas surprenant que le donjon, la tour la plus puissante, soit la 1ère construction rencontrée en franchissant le rempart extérieur. Il n'est pas rare de voir la tour maîtresse défendre la partie la plus "vulnérable".

   Je vous sens dubitatif devant cette image. ll est vrai que le temps n'a pas été respectueux pour cette puissante tour rectangulaire dont l'épaisseur du mur est proche du mètre.

    L'intérieur de ce donjon est rempli de terre et de végétation. L'association de sauvegarde n'a pas encore effectué les fouilles de ce magnifique bâtiment. Une consolidation des murs est d'abord à réaliser avant l'enlever les traces de Dame Nature. La mise à jour de bâtiment peu médiatique est un travail long avec peu de moyen financier.

Je suis toujours admiratif devant le courage des bénévoles.

 

Une tour mystérieuse

    Dans un angle du château, une ronde construction m'étonne.

Enigme numéro 7 : Quelle est la fonction de cette tour ?

   Cette tour flanque est trop petite pour contenir un escalier desservant les étages du donjon. Elle ne semble avoir aucune mission de défense du château.

Quel est le secret de cette construction ?

   L'archéologue en charge de cette beauté Dauphinoise suppose que la tour serait un ajout ultérieur servant à consolider le vieux donjon. Ce style d'architecture est très original face aux classiques contreforts (voir exemple).

Les Dauphinois sont vraiment extraordinaires ! 

  Holla, c'est la Aula là !

La aula : Définition

    Dans les séries télé ou les films, il est classique de voir une scène de rencontre entre le châtelain et un "messager", un visiteur, un chef de guerre, un personnage important.

   Dans cette salle, parfois justice ou dilemme de voisinage sont réglés par le seigneur (la série Kaamelott en montre une parodie)

   Souvent, nous avons la représentation d'un grand banquet avec les tables alignées en U, puis au centre jongleurs et ménestrels amusant les nombreux invités.

    Cette salle aux multiples fonctions se nomme : La aula.

  La définition littéraire est : Espace public de la résidence.

 

La aula du château de Montfort

    Les Dauphinois de Montfort sachant merveilleusement recevoir les invités (zut, chauvin encore je suis  ) possèdent aussi dans leur château cette imposante salle. Elle se situe au rez de chaussée d'un bâtiment comportant au moins un étage (les murs étant écroulés, il n'est point aisé d'en connaître l'architecture exacte). Une aura bien empierrée

   L'épaisseur des murs est moins importante que pour le donjon ou les remparts. Ce n'est point la défense qui est la fonction principale de cette beauté.

 

Rapide descriptif de la aula

    Même si la femme de ménage  n'a point ôté l'herbe et les gravillons au sol, il est possible de voir le dallage qui n'est point décoré mais très fonctionnel et solide (inusable ?).

   Je suis surpris par la piètre qualité du parement et de la taille des pierres. Il est vrai qu'au moyen âge, la pierre n'était point à nu, un enduit et des tapisseries recouvraient les murs.

   En voyant les imposants tas de pierres, je suis encore plus admiratif du travail des bénévoles. Retrouver les pierres, les classer, les mettre en tas (et même parfois les déplacer pour faciliter les fouilles) est une mission titanesque pour un résultat si peu visible par les visiteurs. 

 

La suite de la visite

   J'ai une question à vous poser :

Quel type de salle est poche d'une aula ?

 

La réponse est accessible par un clic ici.

 

Derrière ce mur, d'autres surprises m'attendent

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 06:30

 

 La description de la 1ère partie du château est ici

 

  Combien de soldats y avait il ?

Département :  38 - ISERE

 

Le château :  

     L'extérieur (suite) :

Je vole au dessus du bâtiment

   Avant de pénétrer dans la 1ère salle, je prends un peu de hauteur pour mieux la comprendre. Ce bâtiment (salle des gardes) est composé de :

* Deux pièces presque symétriques séparées par un mur dont il ne reste que la base.

* Deux niveaux. Les pièces du 1er étage comportent de nombreuses fenêtres (incompatible avec un système défensif efficace)

  Mais une question me titille :

6 - Les murs extérieurs sont épais, mais pas assez pour en faire une entrée défensive et encore moins pour un bouclier contre les mangonneaux et autres catapultes.

Ce bâtiment est il d'origine médiévale ?

 

J'habite une région magnifique !

    Avant de vous faire découvrir les beautés et les mystères de ce château fort, je voudrais que vous preniez un peu de temps pour admirer ce paysage :

Les falaises de la Chartreuse.

  Comme je suis fier de vous montrer MES montagnes !Quelle est l'entrée médiévale ?

 

Face à la salle des gardes

   Après ce moment touristique où j'ai mis mon chapeau de paille, je l'ôte pour reprendre mon heaume de Chevalier-castellologue amateur.

   Sur la gauche du bâtiment, une petite construction ose se montrer. Ceci n'est point une verrue médiévale mais un ajout assez récent servant de four à pain.

   En faisant abstraction de cette petite construction, de nombreux détails fascinants fourmillent sur cette façade :

* Les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives. Il n'est pas facile de dater cette réalisation qui semble avoir été consolidée plusieurs fois.

* L'arc de la porte a une architecture presque renaissance. Elle contraste avec la façade.

* A gauche de la porte, les vestiges d'un mur. Il est fort probable que ce soit la continuité du rempart extérieur (je vous l'ai montré ici)

* Quelques trous de boulin dont la fonction m'échappe. Ils ne sont pas assez nombreux (et un peu "large") pour servir d'échafaudage. Ils ne sont pas assez alignés pour une passerelle ou un hourdage (voir vocabulaire).

* Au sommet du mur, une magnifique archère droite trône fièrement. Par sa finesse et sa taille, elle prouve que ce château fort date au moins du 12ème siècle. Cette constatation remet en cause mes doutes du début de l'article et répond partiellement à ma question numéro 6.

  Une véritable entrée d'époque Roman  

Analyse du coté droit de la façade

   La partie droite propose une architecture bien différente :

* La porte a une architecture typiquement Romane.

* Les 2 ouvertures de chaque coté sont pour le confort et non la défense.

* Au 1er étage, les fenêtres semblent intemporelles.

* Pourtant un détail sculpté sur le piédroit m'informe que l'ouverture serait médiévale.

 

     L'intérieur :

La salle des gardes (encore et toujours)

  Après avoir longuement observé la façade, j'entre enfin. j'ai l'impression de faire un bond de plusieurs siècles en arrière :

* Je suis d'abord surpris par le dallage au sol.

Serait  il d'origine ?

* Dans l'épaisseur du mur, je vois une niche d'un autre âge. Elle contient du bois, bien utile pour le four à pain (je vous l'avais montré ici). Ce four est utilisé au 21ème siècle durant la fête médiévale en Juillet.

* Au dessus, l'archère droite primitive avec un faible ébrasement (voir vocabulaire) rappelle la fonction défensive de cette salle.

  Cette pièce semble avoir été l'habitat de la famille Robert jusqu'au début du 20ème siècle. Il y a donc eu des aménagements rendant difficile l'analyse fonctionnelle déterminant les parties réellement médiévales. 

Voyez vous une secrète porte ?

 

Enigme ou réponse à une de mes interrogations ?

  Je regarde le mur coté opposé aux portes d'entrée.

* Dans le bâtiment des gardes, il y avait bien 2 pièces séparées par un mur.

* Je ne vois aucune porte permettant l'accès entre ces 2 salles.

* Au fond, au rez de chaussée, je crois voir une fenêtre. Mais avec un peu d'attention, il me semble distinguer les traces d'une porte ogivale obstruée.

Serait ce la porte d'entrée du château fort ?

  Son emplacement est logique. Il correspond aux standards des portes d'entrée à l'époque médiévale.

Aurais je résolu l'énigme numéro 3 ?

  Diantre !... Un héritier d'Icare passe au dessus du château fort

L'autre pièce

    En un saut acrobatique et souple pour franchir le mur de séparation (être un castellologe amateur demande beaucoup d'heures d'entraînement sportif), je me retrouve dans l'autre pièce. L'atmosphère est différente.

  Je ressens la rigueur médiévale et le minimaliste d'une salle de garde. Je me demande si la fonction de la 1ère salle était l'entrée du château, celle-ci était la salle de repos des gardes. Elle devait certainement contenir des armes et armures.

  L'étage possède des fenêtres coté château, puis des archères coté "entrée supposée".

Cette archère d'angle est de toute beauté !

 

La suite sera t elle aussi captivante ? 

   Comme vous l'avez remarqué, je suis fasciné par cette ruine qui pose de nombreuses questions et qui permet à notre imaginaire de rêver.

   Pour vous permettre de comprendre l'architecture globale de cette beauté Dauphinoise (vous souveniez vous que cette merveille était dans ma province ?  ) puis de "saliver" sur le prochain article, je vous offre cette vue prise par un adapte du parapente.

 

La suite de la visite est ici - clic

 

 

Ebloui je suis par cette ruine !

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 20:40

 

Département :  38 - ISERE

 

Le temps n'est pas propice à la recherche de ruine

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Maubec est situé à 50km à l'Ouest de Chambéry, 40km au Sud-Est de Lyon et à 4km au Sud de Bourgoin-Jallieu.

   Coordonnée du bourg :

45° 34' 15.715" N
5° 16' 19.826" E
 45.571032°
 5.272174°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

    Beaucoup d'entre vous savent que je suis un fou de ruines médiévales fortifiées très "ruinées". Moins il y a de caillaux et plus mon plaisir est intense.

Suis je vraiment anormal ?  

   En tant que Chevalier Dauphinois, c'est avec jubilation que je vais vous montrer un château de ma province (le Dauphiné). Cette beauté est peu décrite sur le web, c'est donc pour vous une surprise et pour moi, un plaisir.

 

Pourquoi ai je visité un château peu connu ?

    Pour moi, il n'existe pas une notion de "château connu et ruine oubliée". Tous les sites fortifiés construits par nos ancêtres sont à découvrir avec passion. Et puis, 2 raisons me forcent à être à Maubec :

* Ce château a été le siège d'une des 4 Baronnies (voir titre de noblesse) du Dauphiné (Là je vous sens très intéressés).

* Un plan/reconstruction visible à la mairie montre :

- Une grande courtine,

- De nombreux communs,

- Un donjon,

- Un puit (et non une citerne) récupérant l'eau de la rivière Sadiau.

  L'ombre du fantôme de ma ruine du jour !

La marche d'approche

     Armé d'un plan, je remonte lentement la petite route nommée : "Le chemin du château". Plus j'avance et plus mes poils se hérissent. Je vais à la découverte du château des Roches.

   Mais des indices me font penser que le site est "maudit" des Dieux :

* Point de soleil,

* Point de panneau indicateur vers ma destinaton,

* Et point de colline portant ma découverte du jour.

 

La découverte

    Au bout d'un champs très vert, proche d'une rangée d'arbres, le fantôme d'un autre temps apparait.

N'est pas émouvant ?

Un mur qui en dit long sur ses origines 

Je suis Dauphinois !

     Le premier détail important est un mur. Certes il n'est pas très haut, certes il ne possède point de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire) mais, comprenez moi, c'est un mur Dauphinois.

Qu'entends je ?

Je serais un peu chauvin et peu objectif !

  Il est vrai que l'Isère n'est pas le département le plus dense en ruines médiévales, c'est donc un plaisir (sans limite) d'en découvrir une.

Me comprenez vous ?

 

1ère analyse

    Le mur est épais. Le remblai semble très compacte mais les pierres sont pauvrement taillées et de dimensions bien petites.

    Ce n'est donc point le mur du donjon.

 Pour comprendre cette architecture, je me dois d'entrer dans le château.

 

     L'intérieur :

2ème analyse

    En un bond, je suis à l'intérieur (Vous avez compris que point de porte fortifiée ni de vantail il faut pousser pour découvrir les entrailles). Avec attention, je regarde le pan de mur.

    Les rangées de trous ne sont point des trous de boulins (voir vocabulaire). J'opte pour des supports de poutres.

 

3ème analyse

  Au sommet, je constate un retrait du mur.

Etait ce le niveau du chemin de ronde ?

 

La surprise

   Pour mieux comprendre cette curiosité, je prends un peu de recul. Mon regard est détourné par un trou dans le sol.

Est ce un système défensif pour faire tomber les assaillants ?

La lumière manque en le lieu   

Piège ou salle basse ?

   Pour comprendre cette 2ème curiosité architecturale (Diantre, ce château est rempli d'énigmes), je m'avance lentement. La trappe en acier est un ajout récent pour éviter que les promeneurs et les enfants tombent dans ce piège. Mais comme je suis un Chevalier-Castellologue-Amateur, de plus avec une armure à toute épreuve, je franchi le seuil avec d'infinis précautions.

 

Une magnifique salle

     En entrant dans la salle enterrée, il faut un peu de temps avant que mes yeux s'acclimate à l'obscurité.  Après quelques minutes, je vois une belle salle voûtée, sans fenêtre. Elle ressemble à un espace de stockage ou une cave.

 

Conclusion

   En abordant cette ruine, je pensais ne voir qu'un pan de mur banal. Mais les surprises, les beautés et les interrogations sont les conclusions de cette découverte.

  Moralité : Il n'existe point de petites ruines mineures, chaque site médiéval est d'une richesse qu'il faut ressentir.

 

 

Histoire du château :

* Au début du Moyen Âge, une motte castrale est construite en un lieu nommé : Mont-Léopard

* Vers le 11ème siècle (à vérifier), une seigneur du Mont-Léopard est cité.

* En 1263, Egidius de Bocsozel (de la ligné des seigneurs possédant cet autre château) est cité comme seigneur de Maubec.

* En 1301, Guillaume de Virieu attaque le château avec une troupe de Bourgoin (ville proche de Maubec). Aymon de Bocsozel meurt durant la défense de ses biens.

* Vers 1430, la seigneurie devient la Baronnie de Maubec, une des 4 grandes baronnies du Dauphiné.

Nota : Si l'histoire vous passionne, je vous invite à lire le riche commentaire d'une de mes visiteuses.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des salles enterrées n'est pas conseillée.

 

Même si ce diaporama n'est pas dédié au château fort,

il montre l'histoire du village.

CLIC

 

Sont ce des ennemis au loin ?

 

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