Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 06:10

 

Département 05 - HAUTES ALPES

 Voyez vous un château fort ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de La Rochette est située à 30km à l'Est de Gap, à 10km au Nord d'Aspremont (voir son château) et à 8km au Sud de Luz la Croix Haute.

 

     Coordonnées du château :

44° 35' 19" N 5° 43' 18" E
 44.5886632397°  5.72171777486°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Errance et rance

* Votre Chevalier Dauphinois part en vacances vers la Méditerranée.

* Evidemment, comme il n'apprécie point les autoroutes ni la vitesse, il choisit l'itinéraire par Sisteron.

* Ne souhaitant point perdre trop de temps, votre Dauphinois ne se lave que très peu durant ce voyage de plusieurs jours. Rance est l'odeur qu'il dégage dans sa lente promenade.

* Soudain son destrier stoppe. Ceci est le signe qu'un château est proche.

Le voyez vous ?

 Est ce la forteresse du vertige ?

Cyrano je clame !

«C'est un roc ! ... C'est un pic...

C'est un cap !

Que dis-je, c'est un cap ? ...

C'est une péninsule !»

* Certes, je m'emporte un peu devant cette ruine dont la forme semble unique.

 

Que voir sur cette face ?

* Planté sur son rocher, le cubique vestige ne ressemble plus à un château fort.

* J'ai l'impression de ne voir qu'un pan de mur indéfinissable.

* Mais avec un peu d'attention, je vois sur la gauche.... comme un petit mur.

* Je contourne le rocher..... par la gauche bien sur.

* Par sa couleur, le mur à angle droit se fond au rocher.

* Je suis étonné de la pauvreté de la taille des pierres ainsi que de leurs dimensions.

* Par contre, le parement d'angle me surprend agréablement.

 

 

        L'intérieur

Sont ce les entrailles ?Je vole des images pour ne point voler dans le ciel

* Avec le vent violent et tourbillonnant, je ne peux point gravir la pente pour déguster ses entrailles.

* Je vais donc faire une analyse de loin.

 

Que de détails !

* Les vestiges montrent un haut et puissant donjon central entouré de murs.

* En de nombreux endroits, le sol ne semble pas avoir été aplani.

* A la base de la tour, un vestige de porte apparaît.

* En observant mieux, j'aperçois une autre ouverture au même niveau. Elle doit communiquer avec un bâtiment ou une salle adjacente.

* Je contourne le rocher et je vois....... hoooooo.....
.......les vestiges d'une voûte avec la baie de communication.

 

 

Le diaporama du château est visible ici

 

 

Cette ruine mérite LA couronne de fleurs en récompense de sa beauté !

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, le château est possession des seigneurs de Bôchaine et de La Beaume-Noire.

* Au 13ème siècle, ces 2 familles possèdent toujours le château.

* Au 14ème siècle, la seigneurie est détenue par la famille Artaud.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est dangereuse.

 

Même ruiné, le château est encore très puissant !

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 05 Vers Menu châteaux des Hautes Alpes
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 06:05

 

Département :  38 - ISERE

 Suis je perdu en cette dense forêt ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Jardin est située à 80km au Nord-Ouest de Grenoble, à 25km au Sud de Lyon et à 4km au Sud-Est de Vienne.

 

   Coordonnée du bourg :

45° 30' 3" N 4° 54' 11" E
 45.500798289°  4.9031102657°

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

* La recherche d'une ruine médiévale se traduit souvent par une promenade, plus ou moins tranquille.

* En mon Dauphiné, la végétation est respectueuse du Chevalier Dauphinois. Ce sont donc des arbres qui s'écartent devant moi.

* Pour me permettre de savourer la beauté du ciel Dauphinois (qui ose affirmer que je suis chauvin ?), les feuilles s'effacent.

* Mais... Je ne suis point venu ici pour me faire flatter par la végétation. Je suis dans cette forêt pour découvrir la ruine du château de Montléans, dont j'aperçois les premiers indices.

 Je vois les frontières de mon Dauphiné !

Des pans de murs

* Des pierres construites... Cela est le fantôme d'un rempart (peut être).

* Quelques mètres plus loin, ma supputation est confirmée.

* En bordure d'un petit à-pic, le mur peu épais possède des ouvertures pour le guet.

* De là, je vois les limites de mon Dauphiné..... et même l'infini.

* Je pressens que ces murs n'étaient point que des remparts. Ils devaient encadrer des petits habitats ou des entrepôts.

* L'ensemble est si étendu qu'une idée me vient :

Il devait y avoir une vie en ce lieu

il y a quelques siècles.

 Est ce la tour de Babel ?

Mon sang n'a fait qu'un(e) tour

* Je suis si heureux d'avoir vu tant de remparts que mon esprit rêve tandis que mes jambes avancent vers.... heu, je n'en sais rien.

* Soudain, mon instinct me quémande de lever la tête.

Ma vue me joue-t-elle des tours ?

* Je frotte mes yeux, je passe ma vision en mode Terminator.

Diantre !... Ceci une tour.

 

Les atouts de la tour

* Ronde elle est.

* Haute elle paraît.

* Enlacée par le lierre elle s'affiche.

* Les hommes modernes l'ont consolidée avec un (gros) peu de ciment. Pourtant son ancienneté est évidente.

* Lentement je m'avance vers cette beauté médiévale.

* Elle ne comporte pas d'archère visible et son crénelage a disparu.

* A sa base, une ouverture non naturelle va me révéler ses entrailles.

 

     L'intérieur :

Analyses rapides de bas en haut

* Avec précaution, je passe la tête dans le trou.

Le cercle de la tour me fait tourner la tête.. en rond

* Bien que des gravas aient rempli le fond, je vois en bas l'encoche circulaire d'un fantôme de plancher m'informant que salle il y avait.

* Au dessus, une rangée de trous ayant porté des poutres. Entre les deux planchers, une fenêtre éclaire la salle.

* A l'étage supérieur, je vois une ouverture de lumière puis des niches (placards).

* Il me semble voir aussi l'entrée des latrines.

 

C'est la fin

* Je vous laisse ici et je vais continuer mon exploration seul.

* Mais avant, je vous offre le spectacle d'un système défensif classique et très efficace : Un fossé.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction d'un château fortifié. Il est possession de la famille de Beauvoir de Marc.

* Au 16ème siècle (1525 ?), la famille de Maugiron possède la seigneurie.

* En 1569, le site est élevé au rang de Comté (voir titre de noblesse).

* En 1629, le Roi de France (voir liste) Louis XIII est reçu au château (à vérifier).

* En 1633, le château est détruit (comme de nombreuses forteresses dans le Royaume de France) sur l'ordre du Cardinal de Richelieu.

* En 1809, après avoir été chassés par Napoléon, des prélats d'origine Espagnole logent dans les ruines du château (à vérifier).

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite.

 

Une vidéo de ce château est visible ici.

 

C'est dans ces moments où je regrette de ne point être un oiseau

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 38 Vers Menu châteaux de l'Isère
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 06:26

 

Département 26 - DRÔME

 La ruine ne s'illumine que si vous lui dites : "Que tu es belle !"

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Soyans est située à 80km au Nord d'Avignon, à 25km au Nord-Est de Montélimar et à 10km au Sud de Crest.

 

   Coordonnées du château :

44° 37' 40" N 5° 01' 20" E
 44.62770098°  5.02228081226°

 

 

Le site castral :

     Le village :

L'arrivée

* La route qui mène à Soyans permet de savourer au loin la sihouette d'une ancienne construction fortifiée.

* Sur cette colline boisée 3 formes grises apparaissent :

- En bas à gauche, le village.

- En haut à droite, l'église.

- En haut au centre, le château fort.

* Plus j'approche du site, plus les bâtiments disparaissent.

Y a-t-il quelques sorcelleries de la foret ?

 Un mur défensif m'accueille

Une porte fortifiée

* Après avoir laissé mon destrier sur un modeste mais ombragé parking, j'avance vers les premières maisons.

* Soudain je suis stoppé par une porte fortifiée.

* Même si le crénelage a été "curieusement" refait au 20ème siècle, même si certaines fentes de tir sont obstruées, l'aspect défensif est évident.

* Certains archéologues affirment que ceci était une tour défensive. Je n'ai pas d'avis sur cette supputation.

* Je montre patte blanche puis je pénètre dans le couloir à les aménagements de plusieurs siècles se côtoient.

* La douzaine de maisons le long de l'unique chemin rectiligne garde le souvenir des siècles passés.

* Dans ce spectacle, votre Dauphinois Chevalier oscille entre tourisme et castellologie.

* Lentement je monte vers mon graal du jour par un agréable chemin ombragé.

 

    L'église :

Point défensive elle est

Voyez vous les multiples travaux d'aménagement sur cette église ?

Quelle curieuse architecture !

* La façade occidentale montre un parement régulier réalisé avec de petites pierres.

* Cette façade est percée de trous de boulin (voir vocabulaire).

* L'église semble posséder un transept. Mais ceci n'est qu'une illusion. Cette curiosité est due à la construction il y a 3 siècles de 2 chapelles latérales.

* Les pierres de remploi sont nombreuses. Si vous vous rendez sur ce site, veuillez regarder sur le rond chevet.

* La porte étant close, j'ose voler par la petite fenêtre un morceau du silence religieux.

 

Est ce la montée vers le paradis ?

Quel panorama !Les vestiges des pans de mur imitent un crénelage !

* Les pieds plantés dans le rocher, j'admire :

- A l'Est la vallée du Rubion.

- Au Sud, la frontière entre collines et vallée.

- A l'Ouest, la commune de Soyans.

- Et au Nord, les ruines du puissant château.

 

    Le château :

Déchiqueté

* Lentement j'avance vers le château fort.

* Le premier bâtiment que je rencontre est une tour ronde avec des pierres pauvrement taillées.

* Les dimensions des pierres sont très variées me faisant penser à des consolidations nombreuses et rapides.

* Je suis très surpris de l'épaisseur de joints.

* En contournant le site coté Ouest, les anguleuses constructions posées sur le rocher possèdent aussi un parement de piètre qualité.

* Il m'est impossible de définir la fonction des murs délabrés.

* Il est surprenant de voir autant de fenêtre et aucune fente de tir ni de crénelage.

 Voir et être vu est la mission de ce château fort

Le coté Nord

* Contrairement aux 3 autre cotés, cette façade ne comporte aucune ouverture de confort.

* Il semble que le sentier médiéval n'aboutissait pas coté église mais coté Nord.

* Il est donc logique de voir des fentes défensives sur ce mur.

 

C'est la fin

* L'entrée est barrée par un haut et imposant grillage.

* Il n'est pas possible de déguster les entrailles de la ruine.

* Lentement, je retourne sur mes pas quand soudain.... une surprise "apparait".

Que pensez vous que cela fut ?

 

Hors sujet

* En notre beau royaume, les activités de loisir sont importantes et variées.

* Chacun trouve une motivation pour sortir de son habitat.

* Pour votre Chevalier Dauphinois, ce sont les découvertes de sites médiévaux fortifiés.

* Un autre loisir que j'ai rencontré est une sorte de "chasse au trésor" ou plutôt... un jeu de piste.

* Je vous propose de le découvrir ici : Les Cistes.

Pourquoi je vous explique cela ?

* La raison est simple. En poussant quelques pierres pour mieux voir l'intérieur de la ruine de Soyans, j'ai découvert une boite en plastique étanche.

* Dedans, il y avait un bric-à-brac.....

..... et surtout une explication.

* En tant que Chevalier respectueux, je n'ai pris aucun objet et je les ai soigneusement remis dans la boite. Avec minutie, j'ai replacé les pierres cachant le "trésor" de ce jeu fantastique !

* Question : Avez vous déjà vu ce style de trésor durant vos promenades ?

 

 

Le diaporama du château est visible ICI.

 

 

Histoire du château :

* En 912, l'Empereur d'Occident Louis III l'Aveugle donne à l'église de Valence (en France), quelques territoires dont le site de Soyans. Il semblerait qu'un site fortifié existe. Une petite église dédiée à Sainte Marie est citée au sommet.

* Durant 4 siècles, le site castral change plusieurs fois de propriétaires.

* Au 12ème siècle, construction d'une église (certainement à l'emplacement du moutier primitif). Elle est dédiée à Saint Marcel, l'un des premiers évêques de Die au 5ème siècle.

* Au 14ème siècle, le village primitif, installé dans la pente, est abandonné.

* Au milieu du 15ème siècle, le Roi de France Louis XI (voir liste) confisque le château puis le donne à François d'Eurre, son valet de chambre.

* Au début du 16ème siècle, Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, récupère le château.

* Au milieu du 16ème siècle, Diane de Poitiers, fille de Jean, possède le château. Il semble qu'elle ne soit jamais venue en ce lieu.

* En 1616, la seigneurie appartient à la puissante famille de Montauban.

* En 1622, le roi de France Louis III (ou peut être Richelieu) ordonne la démolition de plusieurs châteaux forts en Valentinois dont Soyans. Curieusement, ce dernier ne subit aucun dommage.

* En 1644, après avoir visité l'église, l'évêque de Die stipule que la construction n'a pas souffert des Guerres de Religion.

* En 1717, le sir de Montauban est élevé au rang de Marquis (voir titre de noblesse). Il semble que le marquis ne vint jamais en ce vieux château fort.

* Au milieu du 18ème siècle, le nombre croissant de paroissiens oblige l'agrandissement de l'église. Le haut clocher est aménagé. Deux dates sont encore visibles sur la construction : 1757 et 1764.

* Vers 1790, les Révolutionnaires s'emparent du château et détruisent toutes marques de luxe et les représentations des propriétaires.

* En 1793, le 18 mars, un ordre révolutionnaire exige la destruction du château. Curieusement (et pour la 2ème fois de sa longue vie) le site n'est pas démoli.

* En 1796, des "inconnus" mettent le feu au château. Les flammes illuminent le site durant 2 jours.

* En 1926, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* En 1950, le sculpteur Joseph Rivière habitant au village, organise la réfection de la petite église. Durant la même période, ce Sculpteur aménage la porte fortifiée du village "à sa convenance".

* A la fin du 20ème siècle, Auguste Blain, propriétaire du site , décède. Ses héritiers ne souhaitent pas récupérer les ruines. Le vieux site appartient à l'état.

* En 2002, la commune achète le vieux château. Avec l'aide du conseil régional, elle édifie des barrières anti-visite et envisage la consolidation.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du village, de l'église et du château est libre et gratuite. La visite de l'intérieur du moutier et de la ruine castrale est interdite. Le risque de recevoir une pierre existe. Veuillez être très prudent car l'à-pic est important coté Est.

 

Comme il est beau mon Dauphiné !

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 26 Vers Menu châteaux de la Drôme
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 07:35

 

Département 05 - HAUTES ALPES

 Voyez vous un château au sommet de la colline ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune d'Aspremont est située à 80km à l'Est de Montélimar, à 35km au Nord-Ouest de Sisteron, à 30km au Sud-Ouest de Gap et à 7km au Nord de Serres.

 

     Coordonnées du château :

44° 29' 33" N 5° 43' 33" E
 44.492649337°  5.726018697°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

L'endroit idéal

* A l'embranchement de la route qui mène d'un coté vers le Diois et de l'autre vers le Beauchaîne s'offre une colline. C'est l'endroit idéal pour implanter un château de surveillance des vallées.

Le voyez vous ?

* Voila un site qu'il est intéressant de voir en hiver lorsque la végétation est dépourvue de feuille. Sinon, la beauté médiévale échappera à votre vigilance.

 

 Je pressens que Sherlock Holmes je dois être pour comprendre.

Doutes et questionnements en arrivant

* Après une montée facile, je découvre le site castral.

* Mes premières sensations sont mitigées. La ruine qui paraissait immense vue depuis le bourg semble petite et désordonnée.

* Les pans de murs sont être épars. La forme échappe à ma compréhension.

* Pour mieux l'appréhender j'utilise la vue depuis "mon avion espion".

* L'analyse rapide du terrain, de la vue du ciel et de la carte me questionne :

  - Le château en pierre n'est pas au sommet de la colline.

  - Ce sommet ressemble à une motte castrale.

Le château primitif avait il cette forme ?

 

 Ne sont elles pas magnifiques ses rondeurs ?

Analyse des murs extérieurs

* Le rempart extérieur est presque inexistant. A de nombreux endroits il se devine plus qu'il se voit.

* Par contre, les murs extérieurs du château offrent une idée de la forme générale du site défensif.

* Le château a la forme d'un parallélépipède.

* Deux tours rondes sont encore visibles aux angles Nord-Ouest et Sud-Est.

* Les constructions sont très arasées. Il m'est impossible de deviner si crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire) existaient.

* Les parements sont constitués de galets roulés et de moellons calcaires grossièrement équarris.

* Les angles sont réalisés avec des pierres taillées possédant souvent d'imposants bossages. Cette rusticité est très décorative.

* Pensant avoir tout vu de l'extérieur, je pénètre dans l'enceinte par.... une porte virtuelle.

 

 

        L'intérieur : Vide et pourtant rempli !

Un désert de galets et non de pierres

* En son sein, le site me quémande de regarder le sol.

* Evidemment, il est prudent dans un tel endroit de regarder où je pose mes pieds.

* Mais la demande de la ruine est logique. Le site millénaire me montre l'amoncellement de galets.

* Par rapport à la surface importante du château, je ne vois que peu de pierres taillées. Il semble évident qu'elles furent achetées ou subtilisées il y a 2 siècles pour construire les maisons du bourg.

 

Peu et beaucoup

* Il est vrai que la ruine est si mal en point qu'elle offre peu de variétés architecturales.

* Avec un peu d'attention et d'imagination, il est possible de voir (deviner ?) quelques ouvertures pour armes à feu.

* Dans cet amas de galets, deux plaisirs se dégustent :

1 - Le silence, parfois troublé par un lézard ou un oiseau.

2 - Le panorama, cadeau merveilleux des sites médiévaux.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, un château en bois est aménagé (à vérifier).

* Au 12ème siècle, la seigneurie appartient à l'évêque de Die.

* En 1267, le château est cité.

* En 1270, le château est vendu au Dauphin (voir liste).

* Au 13ème siècle, la seigneurie est possession d'Artaud de Montauban qui possède déjà la Baronnie (voir titre de noblesse) de Montmaur (voir les baronnies du Dauphiné).

* Au 14ème siècle, la seigneurie est possession de la famille de Parme.

* Au 15ème siècle, le château est modernisé.

* Au 16ème siècle, des aménagements de confort sont réalisés. Le site est possession de la famille Sauret.

* En 1580, Claude Sauret, seigneur d'Aspremont, est l'un des plus brillants capitaines protestants et homme de confiance de Lesdiguières. Ce dernier lui demande de défendre La Mure (Bourg actuellement en Isère) contre le Duc de Mayenne.

* Vers 1792, les Révolutionnaires détruisent partiellement le château. Il semble que de nombreuses pierres aient été récupérées par les villageois.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible avec précaution. Le risque de glisser ou de recevoir une pierre existe. Soyez très prudents.

 

Le panorama est la récompense de ceux qui font l'effort de monter

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 05 Vers Menu châteaux des Hautes Alpes
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 06:35

 

Département :  38 - ISERE

 La belle ruine médiévale attend SON Chevalier..... J'arrive !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Morestel est située à 65km au Nord-Ouest de Grenoble, à 50km Est-Sud-Est de Lyon et à 20km au Nord-Est de Bourgouin-Jallieu.

 

   Coordonnée du château :

45° 40' 33" N 5° 28' 9" E
 45.67576161°  5.46923071146°

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

* Après avoir déposé mon destrier sur le grand parking, en levant la tête je vois les 2 symboles des fondations de notre Royaume :

- L'église,

- Le donjon médiéval.

* Evidemment, comme l'église n'est point fortifiée, toute mon attention est portée sur les vestiges du château fort.

* Diantre !.... Que c'est beau, une ruine Dauphinoise (Je ne suis point chauvin bien sur).

 Je vais me transformer en Homme-Araignée pour grimper la falaise

Une surprise

* Lentement, j'avance vers ce donjon posé sur une plateforme au dessus du bourg fortifié.

* Quand mon regard est attiré par une curieuse pierre.

En connaissez vous la fonction ?

* Ce type de pierre se voyait souvent dans les halles.

* Comme le système métrique n'existait pas et comme chaque province avait ses propres systèmes de poids et de longueur, il était important que les habitants aient une référence (pour comparer les prix par exemple).

* Cette pierre serait un étalon "à tissus". Ne me demandez point de vous décrire ses fonctions exactes, le mode d'emploi s'est perdu dans les labyrinthes du temps.

 

Elle est là haut !

* J'imagine que l'assaillant en bas de la paroi verticale devait être harcelé de pierres et de flèches depuis cette puissance tour.

* Soudain, mon regard est attiré par une curiosité architecturale dont je raffole.

La voyez vous ?

* Ce sont évidemment  les latrines en encorbellement.

 

     L'intérieur :

La plateformeN'est il pas magnifique ce donjon Dauphinois ?

* En découvrant la plateforme ayant porté le château, je suis étonné par sa surface.

* Ce site (Dauphinois je vous le rappelle au cas où) avait pour mission d'imposer la présence du Dauphin proche de la frontière avec le Comté de Savoie.

* Proche d'un angle, l'imposant donjon habitable est le seul bâtiment encore visite.

* Ayant été très consolidé à la fin du 20ème siècle, il est difficile d'analyser ses murs, mais la qualité des pierres, des joints et du parement d'angle ne laisse aucun doute sur la fonction symbolique de cette tour-donjon.

* La porte à sa base donnerait accès à la prison (d'après les descriptions d'archéologues).

* La belle fenêtre à meneaux en croix est l salle de réception.

* Pour accéder dans le donjon, il faut (et fallait) monter sur le chemin de ronde du rempart.

* Durant l'ascension je vois à nouveau l'église Saint Symphorien qui est l'ancienne chapelle du couvent des Augustins construite en 1425.

 Toute l'hospitalité des Dauphinois se ressent dans cette pièce

La salle principale

* Plutôt que d'interdire la visite comme souvent je le constate en notre Royaume, ou encore d'ouvrir et de faire payer le touriste uniquement durant juillet/août (ce qui m'ennuie car je ne visite jamais durant les mois d'été, ma montagne est mon terrain de marche d'été), la municipalité a ouvert le donjon aux artistes peintres et sculpteurs durant plusieurs mois.

* Ainsi, cette beauté se découvre en libre accès durant plusieurs trimestres.

N'est ce pas magnifique !

* Les tableaux et  l'éclairage contribuent à donner une ambiance (presque) médiévale.

* Par l'escalier en bois grinçant sous mes pieds, j'aborde l'autre salle tout aussi magnifique.

 

L'autre étage

* L'ambiance est différente, plus "intime".

* Ceci est certainement du à la plus faible hauteur du plafond.

Question : Qu'avez vous vu dans ces salles ?

*  Ma vision :

- Une imposante cheminée,

- Une grande fenêtre à meneaux,

- Une archère,

- Une porte menant aux latrines,

- De petites fenêtres à coussiège.

 

Le sommet (du monde ?)

Le Sabre et le Goupillon son toujours proches au Moyen Âge

* A l'époque médiévale, le sommet était couvert permettant aux guetteurs et défenseurs d'être protégés du mauvais temps et des flèches des assaillants.

* A travers les archères, ils pouvaient voir sans être vus.

* L'avantage de cette disparition du toit est la possibilité d'embrasser un panorama à 360°.

* Une table d'orientation permet de se situer entre les 3 départements visibles.

 

L'enfer est par là !

Au loin, est ce la poussière d'une troupe guerrière ?

Ce soleil me donne une envie de sieste !

 

C'est la fin

* Je me suis demandé comment quitter ce monde ... (médiéval bien sur).

* Redescendre par le même chemin est trop classique.

* Je me penche pour savoir si une échelle ou une corde d'ennemie a été laissée.

* Je me penche encore plus.....

...... Je glisssssse.... Adieu monde.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* En 1080, une famille portant le nom de Morestel est citée.

* Au début du 13ème siècle, un château fortifié en pierre est construit.

* En ce 13ème siècle, le territoire est possession du Comté de Savoie (voir liste des Comtes) grâce à la possession du château par la famille Miolans (voir leur château d'origine).

* Au début du 14ème siècle, la seigneurie devient Dauphinoise. Le Dauphin désigne un officier (le châtelain) pour administrer les terres.

* En ce 14ème siècle, les guerres Delphino-Savoyardes font rage (voir ce livre).

* En 1334, le Dauphin Humbert II (voir liste) est reçu au château.

* En 1342, la ville est pillée par les Savoyards mais le château résiste.

* En 1450, le Dauphin du Royaume, le futur Roi Louis XI (voir liste), est reçu au château.

* Au début du 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, la ville fortifiée et son château subissent de nombreuses attaques.

* En 1575, le château est démantelé et les remparts du bourg sont abattus.

* En 1791, l'ancienne chapelle du couvent des Augustins devient l'église paroissiale.

* En 1960, d'importants travaux de restauration sont réalisés sur le donjon.

* A la fin du 20ème siècle, la municipalité transforme le vieux donjon en salle d'exposition.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des étages est possible durant plusieurs mois dans l'année. Une visite guidée est possible, renseignez vous.

 

Je peux observer la frontière de MON Dauphiné

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 38

Vers Menu châteaux

de l'Isère

 

 

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 06:30

  Sur la hauteur, un château se fait admirer des passants

Département :  38 - ISERE

 

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Vertieu est située à 50km au Nord-Est de Lyon, à 45km au Sud-Est de Bourg en Bresse et à 10km au Sud d'Ambérieu en Bugey.

   Coordonnées du bourg :

45° 52' 18.934" N
5° 22' 14.538" E
 45.871926°
 5.370705°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Etant un Chevalier Dauphinois, je me dois de connaître et reconnaître les fortifications médiévales de ma province. C'est donc dans la commune la plus au Nord du département de l'Isère que mon destrier me dépose.

   Ce n'est point le Château Neuf, en bordure du fleuve Rhône, que je viens voir, il est trop jeune pour moi (moins de 5 siècles), c'est la beauté médiévale perchée sur son rocher.

Voir et être vu semble être la devise de ce château 

Il est là haut !

    Les arbres de notre siècle ne mettent pas en valeur (cachent) cet ancêtre magnifique. Il me faut donc prendre une paire de jumelles pour apprécier la construction.

 

Première analyse

    Sur la gauche, je crois voir un vestige du rempart, puis sur la droite un imposant bâtiment que je nomme : Le logis. Cette construction angulaire possède :

* Une belle fenêtre à meneaux en croix,

* Puis une construction en encorbellement devant être les latrines,

* Et enfin à l'angle une petite tour sur culots.

Est ce un vestige d'échauguette ou une tour escalier ?

 

D'autres surprises m'attendent

   En élargissant la perspective, mes yeux ébahis voient les flèches d'un pont levis. Puis au fond une haute tour parallélépipédique avec crénelage (voir vocabulaire). Je subodore que c'est la tour maîtresse nommée aussi donjon.

 

Y a-t-il d'autres merveilles architecturales ?

   N'étant jamais rassasié de caractéristiques architecturales, je contourne le rocher pour mieux découvrir le château fort. Hélas, les arbres m'empêchent de voir et le chemin n'est point accessible pour votre Chevalier sans autorisation.

 

     L'intérieur :

         Le château est une propriété privée non visitable.

 

 

Histoire du château :

* En 1289, construction du château fort.

* En 1349, le Dauphin (voir liste) Humbert II "transporte" le Dauphiné au Royaume de France. Cet acte engendre un mécontentement du Comte de Savoie (voir liste) qui réplique par une attaque en pays de Gex.

* En 1355, signature du traité de Paris entre le roi de France Jean le Bon (voir liste) et le Comte (voir titre de noblesse) de Savoie Amédée VI définissant les frontières (voir l'importance d'une frontière). Le château de Vertrieu doit maintenant défendre le Royaume de France.

* En 1638, avec l'arrivée des canons rendant obsolète les vieilles fortifications médiévales puis le besoin de confort, un nouveau château est construit dans la vallée. Le château sur la colline, nommé château vieux, est abandonné. Ruine sera sa destiné.

* En 1712, la famille Poype vend le château aux Barthéon.

* A la fin du 20ème siècle, l'actuel propriétaire (De Laroullière descendant des Barthéon) tente de consolider puis reconstruire l'ancien château.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les rues du bourg, la visite de l'intérieur est impossible. Il semblerait que certains jours (journées du patrimoine, fêtes du bourg) une partie du château soit visitable.

 

Même non visitable, ce château fort est magnifique

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 38 Vers Menu châteaux de l'Isère
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 Ne pouvant pas monter avec mon destrier, l'aventure pédestre commence ici

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Crolles se situe à 90km au Sud-Est de Lyon, à 35km au Sud de Chambéry et à 20km au Nord-Est de Grenoble.

 

   Coordonnée du château :

45° 17' 59.305" N 5° 53' 40.25" E
 45.299807°  5.894514°

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

   C'est avec un immense plaisr que je me suis rendu en ce lieu  :

1 -D'abord, parce que ce château fort est peu connu du web et de la littérature. C'est l'une des missions pour ce blog de montrer des constructions médiévales fortifiées oubliées.

2 - Ensuite, parce que c'est un château fort dans "mon Dauphiné".

3 - Et enfin, parce que cette construction pose de nombreuses questions. Les énigmes sont amusantes, surtout si les supputations sont plus importantes que la vérité. 

 Je vous invite dans une ruine de questionnements. 

 

Toponymie (--> voir initiation)

    Il n'est point nécessaire d'être très instruit en toponymie pour comprendre que l'origine de ce lieu vient de Mont Fortis. Un point élevé proche d'une vallée est sujet à l'installation d'un bâtiment fortifié.

    Mais j'ai déjà une énigme à vous montrer :

Pourquoi sur le plan de Google, le site porte le nom : Château Robert ?

    Il semblerait que la dernière famille ayant vécu en ce lieu au début du 20ème siècle se nommait : Robert.

Ce n'était point les propriétaires mais des fermiers louant châteaux et terres. Curieusement, les cartographes ont gardé ce nom qui n'est point usité par les Crollois et les habitants du Grésivaudan (vallée entre Grenoble et la Savoie).

 

Où est le château ?

    Le petit hameau de Montfort est situé à moins de 2km au Nord-Est de Crolles. Durant la période hivernale, la blanche forme du château médiéval se détache de la falaise. Mais en cette fin d'été, il faut une carte précise et de bons yeux pour voir à travers les hauts feuillus.

 Mais où est le château fort ?

La marche d'approche

    C'est par un agréable sentier, évidemment en pente (mais pourquoi ma passion m'oblige-t-elle à monter tout le temps ?), que la découverte commence. En cette fin dété, l'alternance d'ombre et de lumière, de champs et de sous bois, titillent tous mes sens.

    Après avoir pris une bouffée d'air frais parfumé et si pur de mon Dauphiné (Qu'ai je ouïe ?.. Chauvin je serai ?), je tente de voir le château de Montfort.

Mais où est il ?

   Les pierres Dauphinoises sont très joueuses et adorent se cacher. Mais les connaissant, je sais où regarder.

Nota :

   Si dans mon Dauphiné, durant une randonnée vous pensez être perdus, il y aura toujours un panneau pour vous indiquer la direction. Le Dauphinois est farceur mais sait accueillir.

 

L'arrivée

     Mes efforts de marcheur sont récompensés, entre les arbres de l'actuel petit bois, le château de Montfort apparaît enfin.

   Les étonnements, curiosités et énigmes commencent :

1 - Je suis étonné par l'imposante surface non fortifiée en amont du château. Il aurait été logique de construire un rempart pour créer une basse cour.

Sont ce les siècles qui ont fait disparaître le 1er rempart ?

La résolution d'énigmes commence ici 

Les énigmes commencent

    La grande bâtisse (qui est nommée : salle des gardes) me pose quelques problèmes de logique défensive :

2 - Elle est précédée par une ronde construction. Il serait aisé d'imaginer que ce soit les restes d'une tour de défense. Mais l'angle du bâtiment ainsi que la courtine n'en possèdent pas les traces de fondation. De plus, la "tour" n'accroche pas les 2 cotés des courtines, ce qui est un non-sens pour une "tour" d'angle.

3 - Le 1er bâtiment de ce château ne comporte pas de porte d'entrée. Vous allez rétorquer qu'elle se situe certainement sur une autre face (coté droit ?), mais ce schéma est rare, surtout sans "goulot" d'étranglement (sas), ni châtelet.

   De plus, quémander à un assaillant de tourner à droite signifie qu'il est protégé par son bouclier porté avec son bras gauche. Par habitude, le circuit d'entrée est à gauche permettant aux défenseurs de tirer sur l'assaillant droitier.

Le mur coté Nord de la salle des gardes

 

Le mur Nord

   En contournant la salle des gardes par la gauche, je découvre un mur surprenant. La tour que je pensais n'être qu'un ajout récent, aurait peut être pu servir au système défensif (Mais ceci n'est que supposition par sa position et non par les traces de construction).

    Cette façade est vraiment surprenante :

* Des fenêtres existent en partie basse. Ceci est illogique pour défendre un château.

* Leur position très près du sol m'informe que le niveau est monté avec les éboulements des étages.

* A l'étage, je compte au moins 2 archères droites "primitives".

* J'ai hâte de voir leur ébrasement (voir vocabulaire) pour confirmer ma supposition.

* Une fenêtre Romane fièrement se montre.

 

Un double rempart

Je tente de trouver l'entrée actuelle

    Ne pouvant passer à gauche (barrière puis épineux infranchissable et surtout un à-pic coté Chartreuse... Ceci confirme que le château était posé sur une motte), je contourne par la droite cette beauté Dauphinoise (Vous l'avais je déjà expliqué que cet incroyable château fort fut construit par les formidables Dauphinois ?  ).

   Un curieux spectacle s'offre à moi. J'ai l'impression de voir un double rempart, plus précisément 2 niveaux de remparts.

Diantre... Quelle curiosité !

 

Le secret du double rempart

  Point de mystère architectural il y a. Je vous rappelle que nous découvrons une ruine, de nombreuses pierres manquent. L'imaginaire est le seul moyen pour comprendre. Il semble "évidement" que :

* Le rempart supérieur est le mur d'un bâtiment du château.

* Le rempart inférieur est le mur entourant l'ensemble du site. D'ailleurs, sur la droite, il y a une pente abrupte.

   Mais en écrivant "évidement", je vous mens un peu ou plutôt je suis dans le mode : "Raccourci intellectuel". En réalité ces remparts me posent beaucoup de questions :

4 - Si le mur inférieur est le rempart du château, pourquoi n'enserre-t-il pas la salle de garde ?

5 - Pourquoi ce rempart ne comporte-t-il pas d'archère (voir vocabulaire) ?

 

Je vais tenter de trouver les réponses

   Lentement j'avance vers la salle des gardes pour tenter de répondre aux 5 énigmes.

Nota :

Il est possible que sur certaines photos vous voyiez des tâches dans le ciel. Ce ne sont point des poussières causées par mon magnifique appareil photo. Ce sont des parapentes et des deltaplanes. Au dessus du château fort il y a la falaise du départ pour ces Icares modernes (voir flèche jaune).

 

 

La suite de la visite  est ici - clic.

 

 

La réponse est derrière ce mur !

 

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 38 Vers Menu châteaux de l'Isère
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourg : En haut de la colline, les vestiges de ce château jouent à se cacher avec les arbres.

    Situation :    (--> le voir sur une carte

        Le petit bourg du Mottier est situé à mi distance entre Lyon et Grenoble, à 40km au Nord-Ouest de Grenoble, à 20km au Sud de Bourgoin-Jallieu et à 6km au Nord-Est de La Côte Saint André.

   Coordonnées :

45° 25′ 11″ N 5° 19′ 4″ E
 45.419722°  5.317778°

 

Le château :

    L'extérieur :

L'approche

      De la RN85 qui va de Grenoble à Bourgoin-Jallieu, proche du village de 'Le Mottier', je distingue à l'Ouest une butte sans construction moderne avec au sommet un bâtiment ruiné. Plus loin, une tour me fait penser à un moulin.

     Ce curieux "mirage" est bien le "fantôme" d'une forteresse médiévale.
      Je vous emmène à la découverte d'un château "Savoyard" en Isère (oui, c'est une curiosité de l'histoire).

Nous allons nous "régaler" !

 

Quel curieux site

     Les deux "tours" constituent l’unique témoignage de cette ancienne forteresse médiévale, mais elles sont pleines d'enseignements.

    Une petite route goudronnée contourne la butte et permet de rejoindre la ruine sans effort. Mais pour mieux découvrir le site, je gare mon "destrier à moteur" dans la montée, je dégusterai ce vestige à pieds.
   Dans le champ en pente, il est encore possible de discerner les empreintes des anciens remparts extérieurs du château de Bocsozel.

Les voyez vous ?

   En arrivant sur le site, un panneau m'informe que je vais voir une ruine. Hummm, quel plaisir !

 

     Le site :

Présentation

   L'ensemble du site peut être décomposé en 3 parties :

* La butte,
* La tour ronde,
* Le bâtiment rectangulaire.

Ces formes différentes montrent la palette de construction de nos ancêtres

Le bâtiment rectangulaire

   Le bâtiment de forme rectangulaire est le premier vestige que l’on voit en arrivant par le sentier pédestre. Il est très ruiné et ne comporte qu’un étage. Sa construction semble médiévale par quelques détails architecturaux :
     - Des fenêtres ogivales avec arc en plein cintre, aujourd’hui obstruées,
     - Des ouvertures rappelant des archères,
     - Une fenêtre à meneaux (voir vocabulaire).
  Comme de nombreux bâtiments de la région, il est construit ou renforcé avec des galets (la rivière Isère est proche), mais il comporte dans les angles des parements de pierres correctement taillé mais sans marque de tâcheron.
   

La tour ronde

   La tour circulaire du 13ème siècle est en bon état et a un cachet moderne avec son toit joliment refait. Contrairement au bâtiment rectangulaire, elle est faite uniquement de galets.
  Elle est proche de la rupture de pente et devait faire partie du rempart de la basse-cour. Mais aucune fondation de mur ne permet d’étayer cette théorie.
   Une porte a été ouverte récemment (au 19ème siècle ?) au niveau du sol facilitant l'utilisation de la tour (stockage). Au 1er étage, une ouverture est peut être la trace d’un ancien chemin de ronde.
    Au même étage, des corbeaux en pierre sortent du mur.
Y avait il une bretèche médiévale (voir vocabulaire), un balcon renaissance ou des latrines ?
    Mystère.
   
La motte
     Bien au dessus des bâtiments, la motte à 2 niveaux m'impressionne. Elle se situe dans un terrain privé fermé par une barrière, mais elle est accessible par une rustique et solide échelle en bois enjambant une barrière. Vous aurez peut être l’occasion de croiser ses nouveaux locataires : De belles vaches Iséroises.
       Sa forme symétrique et ses 2 niveaux montrent bien un aménagement humain.
   On peut supposer la présence d'un poste de guet Romain (?) puis d'un château en bois du 11ème siècle (voir exemple).
   Un panorama à 360° explique aussi le choix de cet endroit. 

 

 

Histoire du château : 

* Vers le 2ème siècle, les romains occupent le haut de la colline (oppidum ?). C'est le lieu de passage de la voie romaine reliant Lugdanum (Lyon) à l'Italie en passant par Cularo (Grenoble).
* Au 11ème siècle, un premier château de terre et de bois apparaît en haut du village de Moustier (ancien nom de Mottier). La famille Bocsosel est vassale des comtes de Savoie (et pourtant, ce village est en terre Dauphinoise). C'est une enclave dans le territoire naissant du Dauphiné. De nombreux villages sont sous la tutelle du châtelain :

   - Champier,
   - Eydoche,
   - Flachères,
   - La Côte Saint André
   - Nantoin......

* A la fin du 11ème siècle, Humbert 1er de Boscozel est cité dans un texte (je n'ai plus la référence originale de cette page lue à la bibliothèque.).
* En 1151, le châtelain se nomme Pierre de Bocsozel.
* En 1140, la famille Boscozel est puissante et influente. Elle participe à un arbitrage entre les Comtes de Savoie et les Dauphins du Dauphiné.
* En 1159, Mélioret de Boscozel est citée dans un texte relatif à l'abbaye de Bonnevaux, proche du château.
* Dans la 2ème moitié du 12ème siècle, le "Monastère Bossosella" est fondé par le seigneur du château. (information donnée par un historien très instruit sur ce château).
* A la fin du 12ème siècle, la motte castrale fait place à un château de pierres. Ce territoire restera indépendant jusqu'à la fin du 13ème siècle.
* Au début du 13ème, la famille Boscozel devient plus puissante. Certains de ses membres occupent des fonctions importantes en Dauphiné et Savoie.
* En 1223, Guillaume de Boscozel est Abbé de la Chaise Dieu (Donnée à vérifier : Un lecteur m'informe que ce serait Saint Chef et un autre à Bonnevaux.).
* A partir de la moitié du 13ème siècle, les guerres entre Dauphinois et Savoyards sont de plus en plus nombreuses et violentes. L'enclave de Moustier est souvent harcelée et parfois partiellement détruite. La tour ronde est construite durant cette époque de "harcèlement".
* En 1286, Pierre de Boscozel vend à Amédée VII comte de Savoie (voir liste des Comtes), ses terres, châteaux, tours et maisons. Le chef lieu du mandement devient La Cote Saint André (village à 5 km à l'Ouest) où un château "Savoyard" est construit par Philippe de Savoie.
* En 1349, le Dauphin Humbert II (voir liste des Dauphins) «transporte» («cède» mais ce mot est moins élégant) son territoire (le Dauphiné) au roi de France. Cet acte signe la lente fin de ce château qui n'est plus "frontière".
* Vers 1355, pour éviter les anciennes guerres entre les 2 régions ennemies, le roi de France Jean II (voir liste des rois) négocie avec le Duché de Savoie. Moustier n'est plus une enclave "étrangère". La famille Bocsozel s'installe dans d'autres châteaux (par exemple Maubec) établissant la 4ème Baronnie du Dauphiné (voir titres de noblesse).
* En 1428, le roi de France Charles VII ordonne la suppression des Vingtains (impôts prélevés par les seigneurs pour l'entretien des fortifications). Les habitants délaissent les murs et remparts du château de Boscozel.
* Au 16ème siècle, le bâtiment prend des allures renaissances avec de grandes ouvertures. Mais les violentes guerres de religions n'incitent pas à la créativité artistique.
* En 1809, la propriétaire Melle de la Porte vend le château au maire de Mottier : Laurencin J. Mais de nombreuses années sans entretient sonnent le glas de ces bâtiments.
* En 1896, le bâtiment rectangulaire s'effondre.
* En 1904, l'ancienne chapelle du château, devenue l'église du village, est démolie. Ce lieu devient le cimetière du village.
* Vers 1979, une association se crée suite à l'effondrement du toit de la tour ronde.
* En 1984, par la construction d'un nouveau toit, la tour est protégée des intempéries.

* A la fin du 20ème siècle, la dynamique association participe aux journées du patrimoine et décide de réhabiliter ce "souvenir historique". Des manifestations et des randonnées pédestres "culturelles" incitent les visiteurs à la rêverie dans ces ruines.

Y aura t il une grande campagne de fouilles révélant les secrets enfouis ?.... L'avenir le dira.

* Au 21ème siècle, la découverte des ruines est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable près du bâtiment carré. Mais le lieu est si bucolique qu'il serait dommage de ne point aller le voir.

------------------------------------------------------------

(Depuis ma dernière visite, il semblerait que des travaux de consolidation aient été effectués sur la tour quadrangulaire. Le panneau "danger" aurait disparu...... J'enquête ) .

 

Comme elle est fière cette tour avec son toit tout neuf !

 


 Nota:  Je voudrais remercier l'association «Les Amis de Bocsozel» pour leur disponibilité, leur merveilleux accueil et leur connaissance sur l'histoire de ce château.

 

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 38 Vers Menu châteaux de l'Isère
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgLa flèche verte du bonheur !

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Crolles se situe à 90km au Sud-Est de Lyon, à 35km au Sud de Chambéry et à 20km au Nord-Est de Grenoble.

   Coordonnée du château :

45° 17' 7.616" N
5° 53' 26.97" E
 45.285289°
 5.890313°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

    Après avoir visité la ruine du château de Montfort sur les hauteurs de Crolles, je souhaitais découvrir l'autre château construit dans la vallée à la fin du Moyen âge, par la même famille. Abandonner la vieille forteresse inconfortable pour une résidence de agréable fut assez classique à l'approche de la renaissance.

  Hélas, je ne peux point entrer. La propriété est privée et non visitable.

  La vue sur le massif de Belledonne ajoute au plaisir de la visite

Je vais quand même voir ce château

    Les journées du patrimoine sont un bonheur pour beaucoup de Français. Mais pour votre Chevalier Dauphinois, c'est une occasion inespérée de voir et même toucher des bâtiments souvent fermés au public.

   C'est donc avec une grande émotion que je pénètre dans cette propriété privée.

 

La longue allée

    Contrairement aux forteresses médiévales qui créent des obstacles vers l'entrée, le château de plaisance dans la vallée se découvre par une longue allée droite.

  Lentement, dans la chaleur automnale, j'avance en regardant les dépendances du château.

  Ce château n'est pas une forteresse médiévale

Est ce un château fort ?

     En découvrant la façade droite percée de multiples fenêtres modernes sur quatre niveaux, je suis dans le doute.

Me suis je trompé de site ?

  Point de crénelage, de mâchicoulis (voir vocabulaire), système défensif. Lorsque j'ai un problème avec un bâtiment, plutôt que de m'obstiner, je prends un peu de recul pour mieux le regarder dans son environnement.

 

Des façades bien différentes

    Depuis l'autre coté, le château offre une vision plus défensive. Même si la partie centrale ressemble plus à un aménagement  de confort  "moderne" les 2 tours aux extrémités me charment.

Ressentez vous le souffle médiéval ?

  Que de constraste dans cette architecture 

La 1ère tour

   La tour d'angle située coté Chartreuse ne montre pas de système défensif. Les multiples modifications à travers les siècles ont assagi cette ronde construction de 4 niveaux.

  Mais en la contournant, je vois au sommet un fantôme de chemin de ronde puis en dessous de petites ouvertures rondes pour arme à feu.

 

La 2ème tour

  Située coté Belledonne, l'autre ronde tour semble identique à la première. Mais en l'observant mieux, je distingue à la base de nombreuses canonnières. Ces ouvertures oblongues semble avoir été ajoutées après la construction du château.

 

     L'intérieur :

         Les bâtiments ne sont pas visitables. Je contourne le château pour rejoindre mon destrier tout en regardant la beauté de "mes" montagnes

 

 

Histoire du château :

* En 1334, le Dauphin (voir liste) donne à Amblard de Beaumont les terres de Montfort et de Crolles

* En 1340, le seigneur de Crolles et de Montfort fait construire une maison forte dans la vallée.

* En 1600, le château a un visiteur célèbre : Le Roi de France Henri IV (voir liste).

* En 1639, le Roi (voir titre de noblesse) de France Louis XIII et son principal ministre, le Cardinal de Richelieu, découvrent cette propriété.

* Au 18ème siècle, modification importante du château.

* En 1810, château et terres sont la propriété de la famille de Bernis.

* En 1965, le château est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la propriété est privée et non visitable. Durant quelques jours dans l'année, jardin et terrasse sont visibles gratuitement. Mais la découverte de l'intérieur est impossible.

 

Voyez vous la ruine médiévale sur les pentes de la Chartreuse ?

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 38 Vers Menu châteaux de l'Isère
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 Sur la route d'une station de ski, un château regarde passer les voitures

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Theys est située à 30km au Sud de Chambéry, à 25km au Nord-Est de Grenoble et à 16km au Nord-Nord-Est de Laval (voir son château).

   Coordonnée du château :

45° 18' 9.338" N
5° 59' 50.053" E
 45.302594°
 5.997237°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La vie du Chevalier Dauphinois

    Dès que je le peux, dès que ma frénésie de visite de châteaux forts retombe, je me rends dans le massif de Belledonne (dans MON Dauphiné bien sur) pour admirer les paysages montagneux, regarder la flore Alpine et randonner dans le silence.

  Mais.... ma passion me ratrape tout le temps.

 

La découverte

    En ce début d'automne, sur la route qui m'amène au col du Barioz (pour une belle promenade vers le Grand Rocher puis au Crêt du Poulet....si, si, c'est le vrai nom), je traverse le bourg de Theys. A quelques dizaines de mètres de l'église et de la mairie apparaît une curieuse porte fortifiée cachant partiellement un bâtiment avec une ronde tour.

  Il me faut voir de suite cette construction se dorant au soleil.

Pensez vous que ce soit un château d'origine médiévale ?

 Même si elle n'a pas retenu beaucoup d'assaillants, cette porte retient mon attention

Le porche fortifié

    A coté de la route, blottie contre une maison récente, la porte fortifiée parait presque invisible pour le passant pressé ou l'automobiliste peu attentif. Pourtant elle est fascinante et comporte de nombreux détails d'architecture :

* Une magnifique porte en bois.

* Puis un joli heurtoir et en dessous un "hygiaphone".

* Encadrant la porte, un arc brisé.

* Cet arc est surmonté d'une large pierre "violette" sculpté. Avec un peu d'attention, il est possible de voir un oiseau avec une légende : Pax Huic Domm. Cela signifie : Paix à cette maison.

* Cet écusson est mis en valeur par un encadrement en relief.

* Les colonnettes sont terminées par une tête sculptée.

* Au dessus, quatre consoles faisant office de mâchicoulis (voir vocabulaire). Il me semble plus décoratif qu'efficace.

* De chaque coté de la porte, bien que bouchée, une fente de tir avec canonnière défendait l'entrée.

 

L'autre coté du porche

    Lentement je franchi la porte et je continue ma découverte de l'entrée. En levant la tête je vois des pierres saillantes

Etait ce pour supporter des poutres ?

   Le porche comporte de chaque coté un emplacement fermé pour un garde ou plutôt un défenseur.

 L'automne rend les châteaux plus colorés 

Le bâtiment principal

    Face à ce bâtiment, je n'ai qu'une seule idée : Trouver les systèmes défensifs.

Les voyez vous ?

   Un crépi moderne puis des fenêtres et portes récentes me laissent à penser que la recherche va être difficile. Mais c'est sans compter ma chance qui me montre deux corbeaux.

Question :

Etait ce bretèche ou latrines ?

  J'opte pour ces dernières, mais mon raisonnement est plus une intuition qu'un fait avéré.

 

Curieux détail sur cette face

   Les 2 impressionnants contreforts me semblent avoir été aménagés après la construction du château, pour tenir les vieux murs. 

  Une imposante tour escalier

Que de merveilles de l'autre coté !

   Bien que la physionomie ne soit pas celle d'un puissant château fort, l'autre face comporte de nombreux détails architecturaux :

* Une haute tour escalier.

* Une fente dont la fonction est facile à identifier : Une archère canonnière.

* Trois consoles certainement utilisées pour une bretèche. Cet exemple est assez rare dans une tour-escalier.

* La fenêtre au dessus des consoles doit avoir été finalisée récemment, car elle n'est point alignée pour rendre la bretèche efficace.

* Même si cette tour ne montre pas une puissance défensive, elle affirme sa volonté de ne point être désarmée.

 

Quelques détails du bâtiment d'habitation

   La modernité et le besoin de confort ont changé la façade du bâtiment. Mais quelques détails datant de 500 ans apparaissent comme cette fenêtre à meneau en croix avec linteaux en accolade.

 

     L'intérieur :

Vais je entrer ?

       Je tente de pénétrer par la jolie porte avec linteau sculptée en accolade.      

  Hélas, le château Jail n'est pas ouvert à la visite. De plus, hébergeant le service postal, je doute que des merveilles médiévales soient encore visibles.

 

L'automne en Belledonne

  Avant de partir, je regarde la vallée et la belle foret aux couleurs d'automne.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 15ème siècle, construction du château.

* Au 16ème siècle, la construction appartient à la famille Villiet.

* En 1583, le Duc (voir titre de noblesse) de Lesdiguières, très amoureux de Marie Vignon, achète la seigneurie de Theys. Il fait construire cette bâtisse et il nomme Jean Vignon, père de Marie, châtelain du lieu (certains prétendent que cette belle histoire n'est que légende... Je le pense aussi).

* En 1616, un inventaire signale que la bâtisse est en très mauvais état.

* En 1893, le château est acheté par Gabriel Jail.

* En 1959, la commune achète le château.

* Vers 1974, après de nombreux travaux, un bureau des PTT s'installe dans le bâtiment.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. Le bâtiment accueillant une agence de La Poste ne se visite pas.

 

Les massifs de Belledonne et Chartreuse marient leurs couleurs

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 38 Vers Menu châteaux de l'Isère
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article