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Ombre et lumière

17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 06:30

 

 

 

Département 09 - ARIEGE

 

La carte montre le fameux Spoulgas

 

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

             La petite commune de Bouan est située à 100km au Sud de Toulouse, à 70km au Sud-Ouest de Carcassonne, à 20km au Nord-Ouest d'Ax les Thermes et à 7km au Sud-Est de Tarascon sur Ariège.

 

     Coordonnées du bourg :

42° 48′ 05″ N01° 38′ 54″ E
 42.8014° 1.6483°

 

 

       Toponymie :  (Petite initiation)

* Une Spoulga (mot en vieil occitan) provient du latin "spelunca" signifiant : Caverne, grotte.

* Ce mot est plutôt usité dans les Pyrénées et en Ariège. Il désigne : Une grotte fortifiée.

* C'est au 19ème siècle que ce terme est "reconnu officiellement" suite aux travaux de l'historien Adolphe Garrigou.

 

 

 

Les Spoulgas : 

    1km à pied, cela use le soulier...mais pas le moral du Chevalier    L'extérieur :

Est ce le bon endroit ?

* En découvrant le panneau touristique des vallées d'Ax, je remarque une beauté que je me dois de découvrir.

* Mon œil d'aigle se plonge sur les parois sensées posséder les Spoulgas.

Les voyez vous ?

* Tel un Terminator des temps modernes, je branche ma vision thermique.

* Le résultat est :  Je ne les vois pas.

 

 

La recherche

Comment rejoindre ces Spoulgas invisibles ?

* La réponse est simple, il suffit de suivre le panneau.

* Au début de la randonnée, le chemin dans les sous-bois est plat mais rapidement il monte et se rapproche de la paroi.

* Les puissants arbres laissent place à la végétation plus rase, piquante parfois et envahissante.

* L'agréable sentier laisse place à un véritable chemin de montagne tracé dans les éboulis.

 

 

La découverte

* Essoufflé (car, comme un fou, j'ai couru pour rejoindre ma belle médiévale), je m'arrête et je lève la tête.

Les spoulgas sont cachées dans la paroi

Voyez vous les fortifications ?

* Ne me dite pas "Non, Chevalier". Regardez bien, elles sont ici.

* Hélas, dans ma précipitation, je me suis trompé d'itinéraire, je me retrouve dans une combe trop au Sud des grottes.

* Deux solutions s'offrent à moi :

1 - Tenter de traverser dans la rocaille, mais cela semble dangereux.

2 - Rebrousser chemin et emprunter un chemin plus au Nord.

* La deuxième solution semble la plus raisonnable mais un éclair jaillit.

Orage, Oh désespoir, je suis foudroyé !

 

 

Est ce la fin de l'aventure ?

* Le ciel se couvre, l'orage menace, il y a même un dragon cracheur de feu dans le ciel. 

Pensez vous que ma folie soit causée par le mal des montagnes ?

A moins que ce soit du au petit vin Ariégeois

dégusté ce midi dans une taverne.

* Avant de quitter ce site médiéval, je regarde avec nostalgie la belle construction comportant de petites fenêtres et des archères droites.

 

 

Je ne baisse pas les bras

* Tout en descendant, je pense à mon échec.

* Ne point voir ces Spoulgas fortifiées me frustre. Je décide donc de continuer mon exploration tout en étant éloignés des parois et pierriers dont la fonction est souvent "d'attirer la foudre".

 

 

        L'intérieur : 

Les voyez vous ?

* Bien campé entre la route nationale et la falaise, je scrute la montagne à la recherche de la fortification

Comme elle est belle !

* Même s'il est vrai qu'elle semble invisible, ne me dites pas que sa beauté ne rayonne pas. Regardez mieux ici.

* Pour décrire cette construction bien différente des classiques châteaux forts, je vous propose de lire la prose puis de mettre le curseur de la souris sur la petite image correspondant au numéro.

 

 

Les Spoulgas sont là !

1 - La falaise comporte de nombreuses grottes.

2 - Certaines sont fermées par des murs en pierre. L'ensemble couvre plusieurs niveaux.

3 - En partie basse, le mur ressemble à une tour ou un sas d'entrée.

4 - En partie haute, j'ai l'impression de voir un "donjon"accroché à la falaise.

5 - Cette construction posée sur le rocher semble borgne.

6 -Les murs semblent épais et surtout je crois voir une double voûte.

 

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C'est la fin

* Si vous souhaitez mieux visiter les entrailles des Spoulgas, je vous propose cette vidéo.

 

 

 

Histoire des Spoulgas :

* Au 12ème siècle, pour délimiter son territoire et renforcer ses frontières, le Comte (voir titre de noblesse) de Foix  (voir ce château) doit construire de coûteux châteaux. Pour diminuer le prix des constructions, il a recours à une technique employée en Espagne : Utiliser les grottes naturelles.

* Au 13ème siècle, après la croisade des Albigeois et la "victoire" du Roi de France (voir liste), il semble que ce style de construction ne soit plus utilisé.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur du château est possible après une marche en montagne. Il est important d'être bien chaussé. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable. Soyez prudents.

 

L'orage gronde dans les Pyrénées

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 18:00

 

Département 09 - ARIEGE

 

Sont ce les pierres du vieux rempart extérieur ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Cérizols est situé à 65km au Sud-Ouest de Toulouse, à 30km à l'Est de Saint Gaudens et à 20km au Nord-Nord-Ouest de Saint Girons.

     Coordonnées du château :

43° 7' 43.896" N 1° 3' 34" E
 43.12886°  1.059494°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Est ce le bon endroit ?

   D'après mon dictionnaire des châteaux forts de France, il y aurait les ruines d'une construction médiévale fortifiée dans le petit village de Cérizols. En empruntant la route principale, mon destrier (dont l'instinct est plus aiguisé que le mien) s'arrête devant un long mur en pierres sèches.

Pensez vous que ce soit les ruines du rempart extérieur ?

 

Voyez vous les indices qui me mettent en joie ?

Je cherche les indices

    Je prends un peu de recul. Le mur qui se prolonge sur 2 habitations ne me certifie pas que je suis en face du site castral. Mais au loin un détail m'intrigue.

Le voyez vous ?

   Ce bâtiment parallélépipédique, comportant des fenêtres dont la création semble récente, possède un contrefort. Ce n'est certes pas une preuve que la construction date du Moyen Âge, mais elle démontre que le bâtiment n'est point nouveau.

 

La découverte

En prenant encore plus de recul, j'ai une révélation ! 

  Devant moi, il y a :

* Une courtine (certes arasée),

* Une tour d'angle à droite (celle possédant un contrefort),

* Une tour plus importante à gauche devant être le donjon du vieux château fort

  Je vois dans vos yeux que doute vous avez. Je vous propose de regarder cette vue satellite prouvant mes dires.

  Un donjon médiéval arasé

Le donjon

  En regardant cette tour que j'ose nommer "Le Donjon", plusieurs remarques germent sous mon heaume :

1 - Une tour maitresse dans un angle est assez classique au 13ème siècle... Voir cet exemple en Suisse puis cet autre article dans mon Dauphiné.

2 - Mais je suis surpris que pour ce siècle, la construction ne soit pas ronde. Le 13ème siècle voit la naissance de l'architecture Philippéenne.

3 -De nombreux trous de boulin (voir vocabulaire) sont visibles sur la paroi. Mais leur forme non carrée me surprend.

4 - Une fente verticale apparaît sur le mur. j'opte pour une archère droite "primitive".

5 - Une ouverture rectangulaire bouchée par un panneau de bois me fait penser à une fenêtre. Mais les pierres semi-circulaire dans les angles supérieurs me laissent songeur.

 

     L'intérieur :
Vais je être bredouille ?

   Lentement, je m'avance vers la porte pour timidement sonner. Malgré une longue attente, point de châtelain pour ouvrir la porte de ce gîte rural. Je n'ai point fait un long trajet depuis mon Dauphiné pour ne pas voir les entrailles de cette construction de 700 ans.

Même minimaux, les détails titillent votre Chevalier

 

Je vole

    Ne souhaitant pas revenir bredouille, je me mets sur la pointe de mes chausses et je vole.

  N'ayant point d'aile, je ne vole pas dans les airs (de plus avec une armure de Chevalier, ce sont 3 paires d'ailes d'albatros hurleur qu'il me faudrait).

  Je vais tenter de voler (virtuellement bien sur) des images au dessus du mur extérieur, tout en respectant la propriété privée.

 

Le donjon

  Rapidement, j'inspecte les faces coté cour de la tour maîtresse :

6 - Je suis circonspect devant les ouvertures parallélépipédiques alignées . Elles sont importantes pour des trous de boulin.

7 - Sur le coté Est, je reconnais la forme d'une petite fenêtre Romane.

Est ce une archère droite ?

 

D'autres détails

  Avec mon oeil d'aigle et mes chausses tendues au maximum, je vois aussi :

8 - Des pans de mur aux fonctions indéfinissables,

9 - Un bâtiment  ressemblant à une tour flanque dont les pierres sont peu jointives et de tailles asymétriques.

10 - Deux pierres verticales faisant office de... heu... fentes de tir pour arme à feu (?).

11 - Puis un long... couloir (?) aboutissant à une porte faisant peut être office de poterne (voir vocabulaire).

 

D'autres détails

  Peut être que certains d'entre vous pense que j'affabule en affirmant que cette construction était un château fort. Il est vrai que les preuves manquent un peu. Mais en prenant de la distance avec le village, depuis le Nord, je vois ceci.

   Un village établit sur une petite colline, dont l'une des constructions s'élève au dessus de l'horizon, me semble être un indice justifiant d'une fonction de surveillance-défensive.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction du château.

* Au 18ème siècle, sur la carte de Cassini, le château est identifié en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de l'intérieur est interdite sauf si vous logez dans le gîte.

 

Le donjon du vieux château fort

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 07:30

 

 

Département 09 - ARIEGE

 

 

Les yeux me brûlent en cherchant au loin le château fort

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Durfort est située à 45km au Sud de Toulouse, à 40km au Nord-Est de Saint Girons et à 18km au Nord-Ouest de Pamiers.

 

     Coordonnées du château :

3° 12′ 25.92″ N1° 27′ 28.08″ E
 3.2072°  1.4578°

 

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte

   En approchant du petit village de Durfort, il est très facile de voir le château fort. Comme toutes les constructions seigneuriales, elle se doit d'être vue pour marquer le territoire et aussi voir l'ennemi.

  J'entends certains d'entre vous grommeler : "Chevalier,  point de château il y a !". Regardez mieux, la construction fortifiée est ici, en bordure du plateau.

 

Comprendre un ruine, c'est un peu la séduireVoyez vous une église fortifiée ? 

Décryptage lointain de la ruine

   De loin, il me semble voir que la partie "droite" est presque intacte. Elle semble composée d'un puissant mur en pierres blanches.

   Par contre, celles du centre et à gauche sont très abîmées. La présence de la brique rouge tranche avec la blancheur de la pierre. Le toit à disparu et le château ne semble plus habitable.

 

 

La découverte
    Au lieu de prendre la route goudronnée menant directement dans le village, je décide d'emprunter le sentier de randonnée montant vers mon Graal. L'herbe odorante, le léger bruit des feuilles dans les arbres, le piaillement des oiseaux font monter le plaisir (en plus de faire monter le chemin  ).

Au sommet, c'est le choc !

 

Massive et sans artifice est cette façade

 

La façade défensive

   Je suis accueilli par une courtine encadrée par deux imposantes tours rondes. C'est presque l'image caricaturale du château fort. Rapidement, il me semble voir des pierres correctement taillées et jointives.

   Mais en regardant avec attention, je distingue 3 styles (époques ?) de construction :

* En partie basse, des pierres à bossage (?),

* Au centre, des pierres lisses,

* Au sommet, un mélange de lits de pierre et de brique.

 

 

A quoi sert cette avancée ?

  Après le choc, je reprends mes esprits pour voir une curiosité qui m'avait échappée. Entre les deux tours, la courtine comporte une avancée.

Avez vous déjà vu cela ?

   Cette curieuse "verrue" :

* Crée des angles morts,

* Diminue l'efficacité défensive des tours

* Et ne procure pas vraiment de place supplémentaire dans le château.

   La seule explication logique serait que ce fut le donjon "primitif". La vue aérienne confirme (ou plutôt ne contredit pas) ma théorie.

En avez vous une autre ?

 

  Je ne peux point faire le tour de la tour

La tour numéro 1 - Nord

    Au Nord du château (sur la droite de la façade du donjon) la tour ronde ne me donne que peu de détails sur ses attributs défensifs. Étant partiellement arasée, elle ne m'indique pas si crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire ) existaient.

   Avec un peu d'attention je discerne les vestiges d'une fente verticale. Je pressens une archère droite primitive, mais ceci n'est qu'une supposition.

  L'autre coté de la tour n'est pas plus bavarde. Elle montre des ouvertures carrées parfois bouchées dont la fonction m'échappe (canonnière, fenêtre avec mantelet ?).

 

 

La tour numéro 3 - Ouest

   Ayant aperçu sur la carte satellite une tour à l'opposé de la façade, je tente de m'approcher. Hélas, une clôture stoppe ma curiosité et je dois me contenter de la discerner à travers les feuillus.

  Excepté sa circonférence plus petite, elle ne me révèle rien de plus que sa consoeur.

 

 

Quelle magnifique beauté !

    Ceux qui me suivent depuis quelques temps, savent que j'adore montrer des détails architecturaux et surtout UN détail très précis. En regardant la façade, vous devriez le voir.

  Je vous sens hésitants, je vais donc cibler un peu plus "ma "beauté.

Avez vous vu la construction en encorbellement ?

  Ce sont évidemment les latrines, curieusement construites coté Est.

 

 

Le donjon - Est

  Ce que j'ose nommer le donjon comporte une curiosité que je n'avais pas remarquée de suite. Sur le coté proche de la tour 2, une ouverture (obstruée pour consolider la ruine) ressemble à une porte.

N'est ce point curieux à cet endroit ?

  Peut être s'agit il du fantôme de latrines du niveau supérieur.

 

 

La tour numéro 2 - Sud

     Pour découvrir la suite de ce magnifique château fort, je vous propose de cliquer ici.

 

 

Une façade pleine de promesses énigmatiques

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 06:30

 

 

La 1ère partie de la découverte de ce château fort est ici.

 

 

La ronde tour me fascine

 

Architecture classique d'un château

     Le coté Ouest du château étant protégé par un petit ravin, il semble évident que les architectes ont renforcé le système défensif sur les 3 autres faces et surtout le coté Est (face où se trouve le donjon).

    Pour protéger les courtines, il faut des tours d'angle puissances. Celle coté Sud en est l'exemple.

 

 

La tour numéro 2 - Sud

   La forme ronde d'une tour a été une formidable évolution défensive, car elle inhibe les angles morts. Évidemment, il faut qu'elle dispose de systèmes défensifs.

  A la base, il y a une haute fente verticale dont je pressens un ébrasement (voir vocabulaire) intérieur important facilitant l'angle de tir.

  Un peu plus haut, la tour possède un système de tir plus efficace grâce à une archère cruciforme.

  Nota : Pour une construction du 15ème siècle, je suis surpris de ne point voir d'arquebusière, ni de canonnière. Mais peut être qu'il y avait un puissant rempart extérieur disposant de systèmes de tir "moderne".

 

Une entrée trop sage pour un château fort


Les entrées

     En regardant de loin les 2 portes d'entrée, je suis surpris de ne point voir des traces de pont levis. Et aucune trace de herse est visible sur la grande porte.

  Ma théorie d'un puissant rempart externe assurant la totalité de la défense semble encore plus évidente.

 

 

        L'intérieur :

L'inventaire

   Hélas, la propriété est fermée et non visitable. Une brochure m'informe que :

** Le rez de chaussée comprend :

* Une grande cuisine avec une vaste cheminée,

* Une importante salle de réception avec tapisserie,

* Un petit salon,

* Un accès au jardin,

* Une chapelle occupe l'aile droite,

* Une citerne recueillant les eaux de pluie  est accessible.

** Les étages sont constitués :

* D'une dizaine de chambres seigneuriales et d'invités,

* Des chambres plus petites pour les serviteurs.

 Il semblerait que le château possédait 23 lits pour les maîtres et invités, puis cinq pour le personnel.

 

 

Le mystère du nombre de lits

   Je vois certains d'entre vous compter (sur leur doigts) puis me dire : "Chevalier, 28 lits pour 12 à 15 chambres, cela signifierait il que point personnel étaient les lieux de repos ?"

   Raison vous avez, mes merveilleux lectrices et lecteurs. A cette époque, il était de bon ton d'avoir des voisins de chambrée. Si un seigneur vous invitait dans sa chambre (mais pas dans son lit), c'est qu'il vous estimait au plus haut point.

 

 

C'est fini

   Tous les plaisirs ont une fin. C'est le moment de quitter cette beauté de pierres. Avant de partir, j'admire le paysage magnifique des collines Ariégeoises.

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, une famille Durfort est aussi seigneur de Verniolle et co-seigneur de Bonnac (est ce la même famille ?).

* Au 15ème siècle, construction de l'actuel château.

* Au 16ème siècle, les Guerres de religion opposent les Français. Le Sire d'Andou, habitant à Bélesta et capitaine d'une armée de Huguenots, assiège Saint Ybars (une proche commune). Les historiens supposent qu'il est aussi venu combattre à Durfort, village catholique.

* En 1587, un inventaire (?) fait état de 2 pièces d'artillerie, 7 arquebuses, 3 mousquets, 4 arbalètes, 4 hallebardes et un coffre contenant de la poudre et des balles..

* En 1748, la Baronnie (voir titre de noblesse) est achetée par la famille Cazals.

* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent du château. Pierre Raymond Marie de Cazals quitte définitivement son château.

* En 1824, L'ancien propriétaire Pierre de Durfort décède à Toulouse. Dans le legs des métairies à sa fille, le château n'est pas cité. Était il en ruine ?

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la rue et le sentier. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Les collines de l'Ariège sont un de mes péchés

 

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 06:30


 

Département :   09 - ARIEGE

 

 

 

Le bourg :

Accrochée au rocher, le vieux château invite les passants à une promenade inoubliable !    Situation :   (--> le voir sur une carte

      Le petit village de Roquefixade est situé à 80km au Sud-Sud-Est de Toulouse, à 60km au Sud-Ouest de Carcassonne et à 15km à l'Est de Foix (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

42° 46' 19" N1° 45' 12" E
 42.938615 1.753559

 

   Origine du nom :

Roquefixade signifie littéralement : la "roche fissurée" (roca fisada).
    Cette expression évoque une énorme entaille dans le rocher qui a été enjambée par la construction d'une arche de pierre (nommé aussi : un arc de décharge) dans le rempart du château..

 

 

 

Le château :

      Comme de nombreuses fortifications de cette région, le château de Roquefixade est planté sur un piton. Pour garantir une surface habitable et une bonne défense, les remparts épousent les limites de l'éperon rocheux.

       Conséquence : Roquefixade est une vaste forteresse qui compte plus d’une centaine de mètres de long. L'architecture très variée du château et des fortifications reflètent plusieurs époques de construction.

 

 

       L'extérieur

Archères en bas, et confort en haut ! L'approche
     C'est au Nord-ouest du bourg, par un petit chemin légèrement en pente que j'accède à cette ruine. Le sentier  longe d’abord la falaise puis contourne le pog pour serpenter dans un pré à forte pente. Sur la droite (la face Nord du château), la falaise est très escarpée. Elle est entaillée d’une large faille au-dessus de laquelle est posée une voûte portant le mur d’enceinte.
     Rapidement je suis en face de cette beauté de pierre.
 
 
Le plan
   Pour les profanes, les ruines peuvent parfois être un peu brouillonnent et difficiles à comprendre. Pour éviter de vous perdre, je vous propose ce petit plan :
   - L'entrée est évidemment à droite (au Sud-Est) par la basse cour,
   - Le château avec son logis seigneurial est à gauche, isolé sur sa falaise et bien protégé.
 
 
 

       L'intérieur

Les remparts

    Les architectes de cette forteresse ont concentré les éléments de défense sur le coté le plus vulnérable (Le Nord-Est). Ils ont entouré les bâtiments d'une 1ère enceinte de 40 mètres de long (dont il subsiste de beaux vestiges).

 

 

L'étoitesse de l'entrée est une astuce défensive efficaceLe châtelet

      L’entrée du château (malheureusement très dégradée) se fait par un châtelet. Il comporte deux portes successives, très étroites et taillées dans la roche munies de deux herses. Entre ses 2 portes, un assommoir est (avec mon imaginaire) encore visible.

 

 

La basse cour

     La basse-cour occupe les trois quarts de la superficie du site (voir le plan). Elle est entourée de courtines prolongeant la "ligne" formée par les crêtes.Elle porte bien son nom de "cour basse, car le château est posé sur le rocher au dessus.

 

 

Le logis seigneurial

      La porte d'entrée du château habitable est encore visible. Les archéologues ont estimé sa construction au 16ème siècle.

   L'intérieur ressemble plus à un chantier qu'à un palais (Évidemment, puisque c'est une ruine médiévale et aussi parce que vous êtes sur mon blog ).

    Chaque ensemble de pierres est fascinant dans une ruine, il révèle sa date de construction et sa fonction. En bas, ces ouvertures ressemblent à des archères droites avec faible embrasement, et en haut ce devait être le logis seigneurial que les historiens datent du 15ème( ?).

     Sur le point le plus élevé de la barrière rocheuse, quelques traces du donjon apparaissent. Il est sans doute du 14ème siècle.

 

 

Hypothèse

    Les historiens et archéologues pensent que du sommet, les défenseurs de Roquefixade pouvaient communiquer par des feux avec ceux de Montségur.

    Le panorama à 360° est extraordinaire. On distingue le village, la vallée de Lesponne, le Pays d’Olmes, Montségur, les Corbières, le Lauragais et la chaîne des Pyrénées.

 

 

 

Histoire du château :  

* Vers le 10ème siècle, une fortification semble existée (certaines études d'historiens l'attestent).

* Au milieu du 11ème siècle, les Comtes de Toulouse (voir ce livre) ont des relations difficiles avec leurs voisins de Foix pour la possession de Roquefixade. Ce territoire appartient parfois à l'un ou à l'autre Comté.

* En 1180, un "château" est mentionné. Il appartient à la famille Villemur, mais d'autres textes le donnent en possession aux Fourquevaux.

* En 1200, Corba de Lanta propriétaire du "château" de Roquefixade épouse Raymond de Péreille (ou Pereilhe), seigneur de Montségur. Pour ce fief, Raymond rend hommage au Comte de Foix (voir ce château).

* A partir de 1207, un terrible drame va se répandre sur les châteaux de cette région : La croisade des Albigeois (voir ce livre).

* Au début du 13ème siècle, le château devient un lieu de refuge et de résistance pour les "Cathares". L'armée de Simon de Montfort, chef des croisés (voir ce livre), rase la ville.

* En 1243, un conflit oppose le seigneur de Roquefixade au Comte de Toulouse sur la possession du château et des terres. Le château est un point stratégique dans le système de défense du Pays d’Olmes.

* En 1244, après la chute de Montségur, le château de Roquefixade n'est plus un refuge cathare.

* En 1258, le roi de France (voir liste des rois) définit les frontières avec l'Aragon au traité de Corbeil. Roquefixade et Montségur, deviennent la limite Sud-Ouest du territoire.

* En 1270, pour mieux contrôler le territoire et renforcer la défense des Corbières, le roi de France Philippe III le Hardi achète les droits de possession de Roquefixade à Raymond Roger de Pailhès.

* En 1272, lors de la révolte mené par le Comte de Foix contre le roi Philippe III le Hardi, les propriétaires de Roquefixade apportent leur soutien au Comte.

* Après la reddition du Comte de Foix, le roi de France fait saisir le château de Roquefixade. Il devient garnison royale pour contrôler cette région qui s'enflamme trop souvent (à son goût).

* En 1288, le Roi octroie  des privilèges aux habitants de Roquefixade. Le village est repeuplé et le château transformé en une bastide avec une forte garnison. Ce lieu fondée par le Sénéchal de Briatexte se nomme maintenant :   "Bastide de Montfort" (certains historiens doutent de cette appellation).

* En 1302, la garnison comprend :

       - Un chapelain,

       - Un guetteur,

       - Un portier,

       - Douze sergents....

* Au 14ème siècle, quelques modernisations de défense sont réalisées. Le donjon est modifié.

* En 1463, le roi de France Louis XI restitue le château à Gaston IV, Comte de Foix.

* Au 15ème siècle, des travaux sont réalisés. Plusieurs salles du château sont remaniées.

* Au 17ème siècle, De Caulet (famille des capitouls Toulousains) achète la seigneurie de Roquefixade. Puis,  le château change de propriétaire par le mariage de Marguerite de Caulet (sœur du fameux François-Etienne évêque de Pamiers) avec Jean de Lévis, Baron (voir titre de noblesse) de Lavelanet.

* En 1632, Henri II, Duc de Montmorency et gouverneur du Languedoc, crée un soulèvement de la province contre le pouvoir royal. Le seigneur de Roquefixade participe à la révolte.

* Fin 1632, après la défaite du gouverneur du Languedoc, Louis XIII ordonne la démolition de plusieurs châteaux dont celui de Roquefixade. Deux raisons :

        - L'élimination d'un refuge potentiel de rebelles.

        - Le coût important pour l'entretien de ce site devenu non stratégique,

* En 1633, le gouverneur Royal de Foix  (La Forest Toyras) ordonne au Sieur de Caraybat d'accomplir la démolition du château.

* En 1675, la châtellenie est vendue à Vital Guilhon de Lestang Baron de Celles. Cette famille est propriétaire du lieu jusqu'à la révolution.

* Vers 1792, la ruine et ses dépendances sont vendus comme bien national. Et comme souvent, le château devient une carrière de pierre.

* A la fin du 20ème siècle, des fouilles sont organisées. 

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable.

 

Bien qu'en ruine, ces vieilles fenêtres attirent le curieux que je suis à regarder la vallée.

 

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 07:30

 

Département :  09 - ARIEGE

  Il était une fois, en haut sur la montagne, un château.......

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le bourg de Dun est situé à 55km au Sud-Ouest de Carcassonne, à 18km au Nord-Est de Foix et à 18km au Sud-Ouest de Mirepoix.

  Coordonnées du château :

43° 1' 57" N 1° 48' 7" E
 43.032588  1.802128

 

Le château :

    L'extérieur :

Où est il ?

       Le château est situé sur une colline à l'extérieur du village actuel, sur la rive droite du ruisseau Douctouyré.
      Aucun véritable chemin permet son accès, mais le champs à vaches (il y avait des chevaux le jour de ma visite  ) est assez facile à monter.

      Les ruines du vieux château sont noyées dans une épaisse végétation entourée d'arbres. Pour l'explorer, il faut absolument s'y rendre en hiver, le manque de feuille permet de comprendre l'architecture de cet ancien château.

 

La découverte

   Un fossé, aujourd'hui peu profond et habité par des ronces, entoure l'ensemble. Un premier rempart est visible mais les éboulis de terre et de grands arbres bien ancrés ne permettent pas d'en distinguer les véritables contours, ni de prouver l'existence de tour d'angle.

 

     L'intérieur :

Rapide analyse

    Les murs des bâtiments sont imposants et hauts.  Il devait y avoir 2 étages. Des archères très rustiques (avec des graffitis modernes) sont percées sur les 4 murs extérieurs. Aucune bouche à feu ou arquebusière est visible. Cela prouve le rôle non guerrier de ce château après au début du 16ème siècle. Il est vrai qu'il n'était pas frontalier et n'abritait plus un seigneur au 15ème siècle. Les murs comportent de nombreux trous de boulins (voir vocabulaire).

 

Dernières constatations

    L'architecture est un rectangle très classique. Je n'ai pas trouvé d'emplacement de puits, cuisine, etc..... Avec les grands arbres poussant à l'intérieur, puis les orties et les mûriers, il n'est pas aisé de fouiller à genou.
     En enjambant "un champs d'arbre morts", j'accède au rempart et j'apprécie cette vue unique qu'offre les ruines médiévales. Mais une autre ruine se profile à l'horizon, il me faut rejoindre mon destrier pour vous commenter un autre prestigieux "château dit Cathare".

 

 

Histoire du château :

* Dès 1040, Dun est cité comme l'une des premières places fortes du comté avec Foix, Castelpendent et Varilhes.
* En 1034, mort du comte Bernard de Foix. Son fils, Roger Ier fait serment et hommage à Pierre évêque de Gironne (son oncle paternel) pour acquérir les châteaux et domaines de Carcassonne, ainsi que le domaine de Dun .
* En 1095, Roger II, Comte (voir titre de noblesse) de Foix, décide d'aller en Terre Sainte. Il donne en gage à Bernard Aton les lieux et châteaux de Foix, Frédelas, Lordat, Castelpenent, Mirepoix et Dun. S'il n'a pas de descendant, ces terres lui seront données définitivement. Hélas, Roger II revient des croisades et eut quatre enfants.
* Vers 1125, il semble qu'un différent oppose Roger III et Bernard Aton sur la possession de plusieurs châteaux dont celui de Dun.
* En 1162, un accord est signé entre les seigneurs de Dun et le comte Roger-Bernard.
* En 1206, le seigneur de Dun accueille pour plusieurs nuits une communauté de "parfaites" cathares, (créée par Philippa de Foix, épouse du Comte de foix Raimond Roger) ainsi que le diacre Guillaume Clergues.
* Vers 1209, durant la croisade contre les Albigeois, le château est conquis par les troupes de Simon de Montfort.
* En 1212, la seigneurie de Mirepoix, dont fait parti Dun, est "donnée" à Guy de Lévis, principal lieutenant de Simon de Montfort,
* En 1229, le traité de Paris ratifie la confiscation des biens des seigneurs de Mirepoix au profit de Guy de Lévis.
* En 1230, à la mort de Guy, son fils prend la succession de la seigneurie. Cette famille gardera ces domaines durant 500 ans.
* En 1299, Guy III de Lévis meurt, sa femme disparaît peu de temps après. Un problème de succession se pose car il y a 12 enfants.
* En 1300, après de longues discussions, un accord est conclu. Jean de Lévis, l'aîné des 7 garçons, obtient le domaine et le château de Dun. Il en fait sa résidence principale.
* En 1319, Jean Ier de Lévis décède. Il a deux fils mais trop jeunes pour régir un domaine. C'est sa femme, Constance de Foix, qui gère les domaines depuis sa résidence de Léran.
* En 1332, Constance meurt, c'est l'aîné Jean II qui administre les domaines.
* En 1329, partage entre les 2 frères des possessions familiales. Jean II, l'ainé, récupère les 3/4 des terres et châteaux. Gaston, le cadet, reçoit le domaine de Léran et de Dun. Il se nomme maintenant: Levis-Léran.
* Vers 1400 (?), la branche des Lévis s'éteint, et ceux sont les Lévis-Léran qui administrent tous les domaines. Il semble qu'à cette date, le château de Dun ne soit plus la résidence principale des Levis-Léran. C'est le début de son déclin. 
* En 1442, Philippe II meurt, Jean IV son frère constate le mauvais état de la seigneurie de Dun. Il semble qu'il utilise la vétusté du château (et d'autres dépendances de son territoire) pour négocier un aménagement de ses "taxes" auprès des services royaux.
* En 1510, le château est qualifié de "défendable".
* Vers 1792, la révolution Française sonne le glas de ce château qui est pillé et brûlé.
* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite, mais à vos risques, car les murs ont été peu consolidés.

 

Les trous de boulin pour la construction des murs sont visibles sur toutes les parois

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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 07:30

 

Département :  09 - ARIEGE 

 

Le bourgOn comprend pourquoi les croisés n'ont pas attaqué cette forteresse. Quelle puissance !

    Situation :   (--> le voir sur la carte)

      La ville de Foix est située à 120km au Nord-Ouest de Perpignan, à 90km au Sud de Toulouse, à 70km au Sud-Ouest de Carcassonne et à la frontière Est du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises.

     Coordonnées du château :

42° 57′ 56.02″ N 1° 36′ 18″ E
 42.96556°  1.605°

 

Le château : 

    L'extérieur :

La découverte

       Sur une plate-forme rocheuse, le château Comtal (voir titre de noblesse) domine la ville. Il est impossible de ne pas le voir !

   Au confluent des rivières  l'Ariège et de l'Arget, il contrôle l’accès vers la haute vallée de l’Ariège et surveille le bas pays.

 

1ère analyse

      Ses dimensions, sa géométrie élancée et son isolement sur cet éperon donnent une impression de puissance. Après la cité de Carcassonne, ce château est le 2ème plus important témoignage d'une fortification médiévale non en ruine.

     Au Moyen age, ce château passait pour imprenable. Une chanson troubadour affirmait: « El castels es tant fortz qu’el mezis se defent »  : "le château est si fort qu’il se défend par lui-même".

 

2ème analyse

    Ce castel apparaît dans un excellent état car il n'a jamais été longtemps abandonné, ni assailli par des hordes guerrières. Sa restauration au 19ème siècle lui a redonné un air médiéval.

   Le château présente deux imposantes tours de forme carrée, reliées l'une avec l'autre par deux courtines crénelées. L'ensemble est entouré d'une enceinte dont la pointe sud est composée d'une autre tour circulaire. Une barbacane renforce l'entrée de la forteresse.
   Ce plan du château vous fera mieux comprendre son architecture.

 

Depuis la tour ronde (au Sud) la vue est extraordinaire ! La tour carrée (au Nord)

     Elle est aussi nommée: Tour d'Arget (car elle surveille la vallée de cette rivière). Sa construction remonte au 12ème siècle avec de belles pierres en grès et des inserts de brique. Cette tour était plus dissuasive que fonctionnelle.
   Au début du 14ème siècle, avec l'amélioration des engins de jet, la tour est exhaussée et renforcée par le doublement du coté extérieur. Les fenêtres sont obstruées, la fonction de "vigie" disparaìt, transformant cette tour en "bouclier".
   Elle est coiffée au 15ème siècle par une toiture qui lui confère une touche moderne, mais ses mâchicoulis et ses créneaux (voir vocabulaire) rappellent sa fonction défensive de la fin du 15ème.

 

La tour carrée (au centre)

    Au 12ème siècle, cette tour ne comportait que peu d'ouverture. Sa position centrale la dédiait à d'habitation du seigneur. Des fenêtres à meneaux (voir vocabulaire) ont été aménagées au 15ème siècle par le père de Gaston Phébus.
   Un sceau des comtes de Foix, daté de 1241, montre le château avec 2 tours carrés.

  La ronde tour surprend dans cette architecture anguleuse

La tour ronde (au Sud)

   Cette tour est la plus récente, la plus haute (6 étages) et peut être la plus belle. Elle date du milieu du 15ème siècle (1450 d'après certains experts). Elle fut construite par Gaston IV, non pour la défense mais pour marquer le pouvoir des Comtes de Foix. L'impression de puissance est renforcée par un arc boutant à sa base. Elle servait de logement occasionnel, puis 2 siècles plus tard, la prison fut sa nouvelle fonction.

   Au sommet de cette tour, la vue sur ses 2 ancêtres et sur la vallée est extraordinaire.

 

   L'intérieur du château

Quelle sensation

   Si l'extérieur fait réellement penser à une forteresse médiévale, l'intérieur est bien différent. Les couloirs de circulation, les habitations, les pièces de vie des Comtes ont disparu. Excepté quelques rares traces, nous visitons un "fantôme" de salles médiévales. Mais grâce à ses multiples fonctions et aménagements durant les 5 derniers siècles, cette forteresse n'est pas devenue une ruine comme tant de ses contemporaines.

 

Ce prisonnier était il un marin ou bien rêvait il de voyage entre ces murs ?

Intérieur de la tour ronde

       Au sous-sol de la tour ronde, une salle obscure rectangulaire était la chapelle du château, avant de devenir un cachot, sombre et poussiéreux.

     Un escalier tournant dans l'épaisseur des maçonneries dessert des salles hexagonales, voûtées d'ogive avec blason ou allégories. De grandes cheminées prouvent le luxe et le confort.

     Cette tour ayant servi de prison, chaque fenêtre est pourvue de grilles contre les évasions et de lourdes portes avec verrou dissuadent les prisonniers.

   Sur les murs, le souvenir des prisonniers peut être ressenti grâce aux graffitis. Des noms, des dates, des dessins, des énigmes sont gravés pour l'éternité au cœur de la pierre.
   Les salles de cette tour sont aménagées en musée de l'Ariège.

 

 

 

Histoire du château :

* La préhistoire a laissé quelques traces des magdaléniens dans les grottes de ce roc calcaire.

* Avant l'époque chrétienne, des gaulois vivent le long des 2 rivières. Cette information semble validée par un texte de Jules César écrit en 58 avant notre ère : "Le lieutenant Crassus se heurta aux Sitiates qui se retranchent dans une cité sur un 'oppidum' fortifié."
* Au début de la christianisation, au pied du rocher de Foix, une petite église (nommée Saint-Nazaire) reçoit les reliques de Saint Volusien, évêque de Tours, martyrisé en 497 près de Varilhes.
* En 507, un castrum est présent sur le site de Fuxum (Foix).
* Au 9ème siècle, une abbaye bénédictine  fortifiée (?) est érigée sur l'éperon rocheux.
* Au 10ème siècle, elle prend le vocable de Saint Volusien.
* En 982 (?), un château est cité. Il appartenait à Roger de Carcassonne nommé aussi "Roger le Vieux". Il semble que les premiers bâtiments fortifiés ne soient pas construits en haut de la butte mais sur les flancs.
* En 1002, dans son testament, le comte Roger de Carcassonne divise ses terres pour donner Foix à son fils cadet Bernard-Roger, créant ainsi le Comté de Foix.

 

* En 1034, le château devient chef-lieu du Comté de Foix et joue un rôle déterminant dans l'histoire militaire médiévale.
* En 1209, c'est le début de la terrible croisade contre les Albigeois.
* En 1211, Simon de Montfort (le chef de cette croisade) ravage la région mais ne s'attaque pas au château.
* En 1212, le château résiste à l'assaut (timide) des croisés.
* En 1214, il est remis en gage de soumission au légat du pape. Ce dernier le donne à Simon de Montfort.
* En 1218, après la mort de Simon de Montfort lors du siège de Toulouse, le comte Raymond-Roger peut à nouveau entrer dans son château.
* En 1223, Roger-Bernard de Foix, participant activement à la tentative de retour de Trencavel, reprend Carcassonne aux cotés de Raymond VII de Toulouse.
* En 1229, Roger-Bernard de Foix, fils de Raymond-Roger négocie une paix avec le roi de France. Le château de Foix est de nouveau "occupé" par les troupes du roi de France (voir liste des rois), pendant 5 ans.
* En 1272, le comte Roger-Bernard III s'oppose une nouvelle fois à l'envahissant au pouvoir royal. Il renforce sa garnison, et fait précéder l'entrée d'une barbacane. Mais le Comte (voir titre de noblesse) doit capituler devant Philippe le Hardi venu en personne l'assiéger.
* En 1290, par un mariage, le comte de Foix devient vicomte de Béarn. La famille comtale quitte Foix et part pour le Béarn. Mais, le château est parfois habité par ces propriétaires lors de visites dans la région. A partir de cette date, le château devient le lieu de joutes verbales de troubadours, et de poésies lues.
* A partir de 1315, le père de Gaston Phébus rend habitable le grand donjon, fait percer des fenêtres et voûte les étages.
* Au 14ème siècle un Comte hors du commun, Gaston Phébus (écrit souvent Phoebus), "le soleil", donne à la ville une fière devise : "Touches-y si tu l'oses".

 

* En 1382, Gaston Phoebus tue son fils unique, par un excès de colère.
* Au 15ème siècle, construction de la tour ronde (3ème tour de ce château).
* Vers 1607, après l'avènement de Henri IV (voir liste des rois), le comté est réuni à la Couronne de France et Foix devient le siège d'un gouvernement militaire.
* En 1634, Richelieu ordonne le démantèlement du château, qui fut sauvé par le gouverneur Laforest-Toiras.
* En 1645, cette forteresse sert de dépôt d'archive puis devient une garnison. Sa vie est émaillée de réceptions grandioses lors de venues des gouverneurs dont le Comte de Tréville, capitaine des mousquetaires de Louis XIII, et le Maréchal de Ségur, ministre de Louis XVI.
* En 1790, ce monument devient une prison.
* En 1840, le château est classé aux Monumenst Historiques.
* En 1864, le château abandonne sa fonction de prison.
* Fin 19ème siècle, Paul Boeswildwald, gendre de Viollet Le Duc, restaure le château, essayant de lui redonner son allure médiévale.
* En 1930, le château devient musée départemental. Il offre des collections faisant revivre l'histoire de Foix.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis les ruelles de la ville est libre et gratuite. La visite du château est payante.

 

 

Crénelage et mâchicoulis symbolisent les défenses du Moyen Âge  

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 06:50

 

Département :   09 - ARIEGE

  La ruine est impressionnante sur sa colline

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur la carte)

       Le petit bourg de Quérigut est situé à 70km au Sud-Sud-Ouest de Carcassone, à 25km au Nord de Font Romeu et à 25km au Sud-Sud-Ouest de Quillan (voir son château).

   Coordonnées du bourg :

42° 42′ 0″ N 2° 5′ 57.12″ E
 42.7°  2.0992°

 

    Origine du nom :

       Il y a bien longtemps Quérigut s'écrivait KERIGUT, signifiant en langue Celtique : Crêt de Rocher. 

 

Le château : 

       L'extérieur :

Pourquoi un château en ce lieu ?

       Le village est situé à 1200m d'altitude et à 4km de l'ancienne frontière avec l'Espagne. C'était évidemment un endroit stratégique.

 

La découverte

    Au sommet de la butte rocheuse est accrochée la ruine du château. Elle surplombe le village construit en cercle. C'est en réalité le donjon ou la tour maîtresse que l'on voit aujourd'hui, le château avait une superficie plus grande. Il suffit de regarder les différents étagements de roche et de terre pour s'en rendre compte.
   Chaque partie rocher a été utilisé pour construire des bâtiment de stockage ou d'habitation rustique.

    Comme souvent pour les châteaux des régions montagneuses, la ruine épouse le rocher. Depuis le parking du village, ses murs semblent hauts et imprenables.

Mais voilà, comment vais je grimper la haut ?

 

Rapide analyse

     Sur 3 cotés, il n'y a plus de marche, ni d'échelle, ni de sentier.

  Heureusement, récemment un escalier moderne a été placé pour découvrir l'architecture de la seule salle existante et pour se "délecter" du paysage. Venez avec moi, nous montons.

 

      L'intérieur est très sobre et peu représentatif des châteaux de l'Arriège.L'intérieur :

   Ayant été détruit plusieurs fois, ce château fort montre des éléments de construction différents. Mais ces murs de plusieurs mètres de haut sont froids et sans vie :

* Pas de frise,

* Ni de cul de lampe,

* Pas de fenêtre,

* Ni d'archère.

Aucun élément décoratif ou fonctionnel est visible.

   Le "pillage" après la révolution Française a fait beaucoup de mal à ce château.

Mais que vois je, là ?

 

Un morceau de vie

    Mais si, regardez avec un peu d'attention et un regard expérimenté  (enfin, c'est ce que je vous fais croire) nous pouvons distinguer dans les murs les traces des embrochements de poutre (heee, c'est ce que je crois voir). Il y avait au moins 2 étages dans ce bâtiment élevé.

 

C'est la fin

   La plus grande des satisfactions est la vue. Elle est extraordinaire. C'est vraiment un emplacement pour surveiller toute la vallée.

    Venez voir cette ruine. Elle ne vous apportera rien au niveau architecture médiévale, mais l'Ariège et l'Aude Pyrénéenne se livrent à votre regard comme peu d'endroits peuvent le faire, sauf si vous êtes un randonneur. Dans ce cas, quelques cols ou sommets vous en procureront autant (sinon plus) dans cette région accidentée.

  Il se fait tard, le soleil se cache derrière la montagne, il me faut reprendre l'escalier pour retrouver mon destrier.

 

 

Histoire du château :

* Au 6ème siècle, une position fortifiée Wisigoth est établie sur ce lieu.
* En 844, Saint Félix, un des hameaux de Quérigut, est cité dans un texte relatif à une paroisse.
* Au 7ème siècle, les Francs construisent un peu plus au Nord un "fort". Il est nommé: Le Fort de Son, nom de la rivière qui coule à ses pieds. (ce ruisseau se nomme aujourd'hui : La Bruyante). Le "château de Son" deviendra : le château d'Usson.(je vous en reparlerais dans quelques temps).
* Au 8ème siècle, les Sarrasins venant d'Espagne envahissent la région.
* Au 11ème siècle, construction d'un premier château sur le roc granitique.
* Vers 1206, les seigneurs d'Alion ont le titre de Vicomte, ainsi que les terres de quérigut.
* En 1208, ces terres leurs sont confisquées et données au Comte Raymond-Roger de Foix (qui est vassal du roi d'Aragon).
* En 1209, durant la croisade des Albigeois, Bernard d’Alion et son frère Arnaud d’Usson se rallient aux croisés,
* En 1226, Bernard d’Alion fait hommage au roi de France Louis VIII (voir liste des rois).
* En 1235, il épouse la sœur de Roger-Bernard II de Foix, Esclamonde.
* Vers 1240, elle devient "parfaite" (Est elle devenue  la Dame Blanche  du château de Montségur ?). La famille Alion est considérée comme hérétique.
* En 1244, Bernard d’Alion et son frère tentent de secourir Montségur, hélas, geste vint.
* En 1258, Bernard d’Alion est brûlé pour hérésie à Perpignan devant Jacques d’Aragon.
* En 1303, Gaston Ier de Foix rend hommage à Jacques II de Majorque (Quérigut est conserné par cet hommage).
* En 1304, quelques hommes de Jacques II occupent le château pendant 2 jours. C'est un symbole marquant le territoire plus qu'un acte de guerre.
* Vers 1335, les terres appartiennent à Bernard de So, seigneur de Millas.
* En 1390, le lieu se nomme : KIER AGUT.
* Vers 1450, une tour est construite proche du château.
* En 1495, les Espagnols tentent de prendre par la force le château. ils sont repoussés.
* En 1525, les Espagnols occupe la province du Donnezan.
* Entre 1559 et 1598, les guerres de religions dévastent la France. De part sa position reculée et difficilement accessible, et par le droit d'asile séculaire de la province du Donnezan, de nombreux protestants s'y réfugient.
* En 1589, les Catalans brûlent le château.
* En 1595, l'Espagne relâche sa "pression" sur la région.
* Au début du 17ème siècle, le château est reconstruit.
* En 1607, unification de la province au royaume de France. Louis XIII (voir liste des rois) installe un châtelain et quelques soldats à Quérigut.
* En 1654, les Espagnols font une incursion dans la nuit et brûlent le village.
* En 1681, avec la construction à quelques kilomètres au sud, du fort de Montlouis par Vauban pour stopper les incursions Espagnoles, le château de Quérigut devient inutile. Le roi ordonne sa destruction.
* A la fin du 20ème siècle, le château est aménagé pour la visite avec des escaliers en fer.
* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Bien que consolidée, le risque de recevoir une pierre n'est pas nul car vous êtes dans une ruine.

 

Dans une ruine, il est inutile d'ouvrir la fenetre pour admirer le panorama.

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 06:00

 

Département :  09 - ARIEGE

 

Le bourg :

De ce château, il ne reste que le souvenir !

   Situation  (--> le voir sur la carte)

       Le village est situé à 90km au Sud-Sud-Est de Toulouse, à 55km au Sud-ouest de Carcassonne, à 20km à l'Est de Foix (voir son château) et à 4km à l'Ouest de Lavelanet. 

  Coordonnées du bourg :

42° 56′ 22.92″ N 1° 48′ 9″ E
 42.9397°  1.8025°

 

Le château :

     L'extérieur :

   Ce qui surprend, c'est la petitesse du site de ce château. Il est sur un rocher, coupé de la crête par un fossé.  Aujourd'hui, il domine la rive méridionale de la D10.

    Il ne reste rien du château. J'ai tenté une dangereuse découverte entre les arbres, le vide et les ronces. Aucune pierre taillée est visible. Par contre, sur un semblant de plate-forme, une courte banquette (voir vocabulaire) laisse présager d'un mur. 

 

 

Histoire du château et du village :

* En 1065, la famille Péreille possède le domaine de Roquefixade. il semble que le site du village de Péreille en fasse parti, mais point nommé clairement.
* Vers 1120, le château de Péreilhe (mais est ce celui du village ?) est mentionné dans l'hommage au comte de Foix Roger III.
* En 1168, un texte cite la donation du château de Péreille par le comte de Toulouse à Cécile, fille du vicomte de Trencavel de Bézier.
* En 1170, naissance au château de Raymond de Péreille. Il va jouer un rôle important dans  la croisade des Albigeois  30 ans plus tard, à Montségur.
* En 1205, Raymond de Péreille épouse à Roquefixade Corba de Lanta. Ils ont 5 enfants dont Esclamonde "futur fantôme" du château de Montségur (lire la légende). 
* En 1228, la deuxième fille de Raymond, Philippa, épouse Pierre-Roger de Mirepoix. Eux aussi seront présents à Montségur. L'histoire de l'effroyable massacre se construit petit à petit.
* En 1229, après la chute de Montségur, le traité de Paris accorde le fief de Mirepoix à Guy de Lévis, "seigneur du nord" au profit de Pierre Roger de Bellicen. Péreille relève de cette seigneurie.
* En 1593, par le mariage de Catherine de Lévis Mirepoix avec Gabriel de Léran, Péreille passe à la seigneurie de Léran.
* Le château ne semble plus cité après cette date. Il est peut être revendu à la révolution et comme souvent, dépareillé de ces pierres pour construire des maisons.
* En 1947, des fouilles sont organisées. Les vestiges d'un puit en bas du château ainsi qu'une grotte sont découverts.

Cette découverte va-t-elle réveiller les légendes des souterrains et de trésors ? 

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite en respectant la propriété privée, mais il y a si peu à voir.

 

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