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Ombre et lumière

2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 06:30
 

Pays :

 ITALIE  
 

Région :

 TOSCANE  
 
Province :
  LIVORNO  
       
   Cette ruine étant "un peu" cassée, je vous propose une musique douce pour vous faire marcher lentement dans les hautes herbes.
 

 

Le hameau :

  Situation :

     Le petit hameau de Montemiccioli est situé à 15km à l'Est de Volterra.

 

Le château :

    Préambule :

Y a t il des ruines en Italie ?

      C'est la question que je me suis posée durant mes 2 premières semaines de vacances. Parfois reconstruits (comme Bovino), parfois transformés en forteresse style Vauban (comme Barletta) et souvent modernisés et embellis par la Renaissance, les châteaux d'Italie ne me sont jamais apparus "tout cassés" comme je les adore  .

   Vous comprenez donc ma surprise quand, dans un virage, je vois ceci !

 

    L'extérieur : 

 L'approche

     Ne voyant aucun chemin j'opte pour l'aventure dans les ronces...... Aie .  Puis c'est une dense végétation qui ose m'empêcher d'avancer. Je tente de contourner cette ligne d'arbustes, mais la protection est aussi efficace que des douves et remparts.

   Je chausse donc des lunettes grossissantes pour observer un vestige parallélépipédique. Les pierres sont de petites dimensions et moyennement taillées. Par contre les angles me semblent bien appareillés.

 

Est ce un échec ?

   Je reprends ma route en direction de Volterra pensant que cette ruine ne "sera pas mienne" quand dans un virage (oui, encore un autre, la région centrale de Tosane est très vallonnée) un panneau me brouille la vue.

Ma bonne fée me conseille de suivre le chemin carrossable. 

 

Elle est là

      Ma pugnacité est récompensée, je discerne mieux la ruine. Ne me dites pas qu'il n'y a rien à admirer. Sur cette face, j'ai la confirmation que la construction est parallélépipédique, et en regardant mieux, je vois une archère droite et courte. Je tente une datation : Le 12ème siècle.

Êtes vous d'accord ?

   Des vestiges d'ouvertures sont visibles, mais je suis incapable de leur donner une fonction.

Qu'est ce donc cela ?

 

    L'intérieur 

La découverte continue

       Bien que la ruine ne soit pas visitable car située dans une propriété privée, il est agréable de voir de loin ses entrailles.

N'est elle pas magnifique cette ruine avec sa voûte en ogive ?

 

Je suis observateur

  Deux détails attirent mon attention sur ce morceau de mur :

 * Les pierres sont asymétriques et de nature différente.

 * L'épaisseur du mur possède 2 ouvertures. Si ce sont  des trous de boulin (voir vocabulaire), ce remblai serait la limite du mur donc de la tour. Mais si ces trous accueillaient les poutres transverses de la porte, cette tour devait être impressionnante.

 

Mon cerveau chauffe

   Devant tant de doutes, je repose mon cerveau embrouillé en regardant le panorama. Et là encore, je suis subjugué devant une autre fortification.

Vous ne me croyez pas ?

Pourtant, elle est là !

   Cette ombre se nomme : San Gimignano. Elle fut la voisine ennemie de Montemiccioli et de Voltera.

 

Histoire du château :

   Grâce à une princesse nommée Jacqueline qui a un blog extraordinaire ici, je dispose d'une partie de l'historique de cette ruine oubliée.... Merci à toi. 

* En 929 (le 30 août), le roi Ugo de Provence fait don de la localité (nommée à l'époque "Monte de la Tour"), à Adalard, Évêque de Volterra.
* A partir du 11ème siècle, le petit bourg vit les affres et les bonheurs de Volterra (Disputes municipales avec sa voisine et ennemie San Gimignano, guerres, épidémies, trahisons vont animé sa vie durant plusieurs siècles).
* Le site fortifié appartient à Messer Gaultier Ardinghelli.
* En 1317, Messer Moronti, seigneur de Monticellei (?), fait réaliser des travaux de reconstruction suite aux dommages de la guerre.
* Vers la moitié du 15ème siècle,  le site fortifié est impressionnant (pour un château de petit seigneur). La tour carrée mesuret 8,50m de côté avec une hauteur de 40m environ. Elle a trois étages et est munie au 2ème et 3ème d'étroites archères déphasées de façon à pouvoir dominer le territoire au dessous et se défendre des projectiles des attaquants.
* Vers 1472, la fortification est attaquée puis conquise (avant le célèbre sac de Volterra).
* Au 21ème siècle, le site est dans une propriété privée, donc non visitable. Il est possible de l'observer depuis la petite route peu carrossable. 

 

 
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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 06:30
 

   Les églises fortifiées sont fascinantes car elles possèdent, en plus de leurs architectures différentes, des systèmes défensifs très variés. En voici une faisant un compromis entre puissance et....

Je préfère vous laisser la découvrir.

 


Département 24 - DORDOGNE

Le bourg :
       Situation :   (Le voir sur une carte)

   La commune de Festalemps est située à 10km au Sud-Est de Aubeterre sur Dronne, à 10km à l'Ouest de Ribérac et à 40km à l'Ouest de Périgueux.

     Coordonnées du bourg :

45° 13′ 37.92″ N 0° 14′ 29.04″ E
 45.2272°  0.2414°

 

L'église: 
      L'extérieur :
L'arrivée
    Même si je prépare toujours mes visites de châteaux forts ou d'églises fortifiées, je suis très souvent surpris par le bâtiment tel un enfant devant un dessin animé.
   En descendant de mon destrier je n'imaginais pas qu'une beauté se cachait derrière cette nef très Romane.

La découverte
    Bien que le bâtiment ait été partiellement arasé, rapidement j'ai remarqué les classiques ouvertures de défense d'une salle de repli sous le toit. En prenant un peu de recul, les fortifications médiévales se révèlent à mes yeux ébahis.

Comme elle est belle cette église fortifiée !


Le clocher
    Evidemment, le "rond" clocher semble être la pièce maîtresse du système de défense. Il est haut, puissant, imposant avec des murs épais et surtout un crénelage faisant pâlir de jalousie de nombreuses ruines castrales que j'ai visitées .

        L'intérieur :
     En poussant la porte, je découvre une ambiance neutre, sans décors, sans artifice et hélas, sans indice de fortification médiévale. Il y a bien une statut "guerrière" d'une héroïne Lorraine (et Française bien sur), mais je ne vois pas d'escalier en colimaçon ou une échelle pour accéder à une trappe.
   Cette église gardera son secret fortifié.


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Vers le 12ème siècle (?), les habitants fortifient l'église.
* En 1947, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. L'intérieur de l'église est visitable en dehors des offices. Les fortifications ne sont pas visitables.

 

 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 06:30
     Parfois, une fortification médiévale parait anodine, sans âme, sans intérêt, pourtant elle a vécu des aventures incroyables, eut la visite de personnages importants ou a été l'enjeu de querelleurs.
   "Mon" Dauphiné comporte quelques maisons fortes peu connues et pourtant très vivantes. Voici une petite curiosité nommée : "La Tour des Chiens".
 

 

Département :   38 - ISERE 

 

Le bourg :

   Situation :    (le voir sur une carte)

       Le bourg de Corenc se situe à 4km à vol d'oiseau au Nord-Est de Grenoble sur la D512 en direction de Saint Pierre de Chartreuse.

  La "Tour des chiens" est située sur les hauteurs de Corenc (à 530m d'altitude) un peu à l'Ouest.

   Coordonnées de la maison forte :

45° 13' 25.543" N 5+ 45' 13.774" E
 45.223762°  5.753826°

 

   Toponymie :    (voir l'article d'initiation)

Quel curieux nom pour une fortification !

    Un "bouche à oreille" prétend que le futur roi de France Louis XI (voir liste) alors Dauphin du Dauphiné (voir explication), aurait utilisé cette construction pour héberger ses chiens entre 2 chasses dans les bois adjacents.

  S'il est vrai que la région Grenobloise a accueilli de nombreuses fois cet illustre personnage, il se rendait plutôt dans les bois proches de la maison forte de Jarrie nommée "Bon Repos" (à 6 km au Sud) plutôt que celle-ci.

 Alors, d'où vient ce nom ?... Mystère.

 

La maison forte :

     L'extérieur :  

L'arrivée

    Pour trouver le site nommé "La Tour des Chiens", il faut monter au dessus du bourg de Corenc. Proche d'un stade sportif, après un double virage, une construction apparaît. Posée sur un plateau naturel, protégée sur 3 cotés par une pente dissuasive, cette construction dispose des atouts nécessaire pour se défendre contre des assaillants à l'époque médiévale.

 

Pourquoi une fortification en ce lieu

   La vallée du Grésivaudan est une large "route " entre la ville de Grenoble située en Dauphiné et l'axe Chambéry-Albertville situé en Savoie. Les escarmouches entre ces 2 provinces étaient courantes. Pour protéger Grenoble, il avait été aménagé de chaque coté de cette vallée des maisons fortes pour le guet et la signalisation.

  Évidemment, les Savoyards pouvaient aussi venir par le massif de Belledone au Sud ou par la Chartreuse (non, non, pas l'alcool, mais le massif montagneux ...pfff..... bande d'alcooliques ) au Nord-Est (voir cette carte). Des maisons fortes (14 sont citées) ont été construites aux pieds des falaises proches des axes de circulation descendant des montagnes.(Dans cette vallée, je vous ai déjà montré une autre maison forte nommée : La Tour d'Arces)

  La maison forte d'Arvilliers (ceci est son vrai nom) est posée en contrebas du massif de la Chartreuse.

 

Description

     La forme générale ne ressemble pas à un château fort, mais avec un peu d'attention, il est possible de voir une puissante tour d'une vingtaine de mètres de hauteur.  ( "Il est possible"...hihihi.... Comment ne pas la voir ! ).

     Sa forme carrée me fait penser à une construction d'avant le 13ème siècle. Si l'on excepte les ouvertures basses, la tour semble borgne. Cet indice est conforme à ma rapide datation. Les ouvertures hautes alignée ressemblent à un crénelage. Il n'y a pas de trace d'archère, canonnière, bretèche ou mâchicoulis (voir vocabulaire).

     Mais le plus surprenant sont les dimensions de cette tour la rendant habitable et l'absence de latrines. Y aurait il eu une reconstruction gommant les traces médiévales ?

    L'ouverture la plus basse ressemble à une porte médiévale située à plusieurs mètres du sol.

 

    L'intérieur

  La propriété est privée et la visite impossible.

 

 

  Histoire de la maison forte :

* Vers le 1er siècle (?),un opidum romain est (peut être) construit.
* Vers le 9ème siècle (après la mort de Charlemagne), il est probable qu'une construction fortifiée existe.
* Au 12ème siècle (?), une maison forte est construite.
* En 1204, André Dauphins (appelé parfois Guigues VI - voir liste)  donne la maison forte d'Arvillier aux "Chartreusines de Prémol".
*En 1211, les Chartreusines logeant à Vaulnavey échangent cette maison forte contre des terres (proche de leur "résidence") appartenant aux Chanoines de l’Eglise Saint-André de Grenoble. Ce lieu est nommé : Chavannerie (c’est-à-dire : une exploitation agricole).
* A partir du 16ème siècle,le nombreux propriétaires se succèdent.
* Vers 1789, Louis Besson, chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, le dernier des Sieurs d’Arvilliers s'enfuit (Une légende prétend qu'il aurait caché un trésor dans l'espoir d'un prochain retour).
* En 1792, la construction est réquisitionnée comme "bien national", puis revendue.
* Au début du 19ème siècle, un bâtiment nommé "La ferme" est construit en s'appuyant sur la tour.
* Vers 1867, une dame pseudo nommée "Fanny Oldi" aurait séjourné en ce lieu Elle aurait été cantatrice du Théâtre Royal de Prusse (?).
* En 1904, le feu ravage la construction.Il ne reste que la tour en pierre dépourvue des plafonds et boiseries intérieure.
* En 1954, les nouveaux propriétaires constatent qu'il ne reste que la puissante tour sans étage intérieur.
* Dans les années 1990, une analyse au Carbone 14 affirme que certains matériaux datent du 14ème siècle.
* En 1994, une expertise dendrochronologique (analyse des cernes du bois) sur le moignon d’une poutre de sapin détermine une date : 1346.
* Au 20ème siècle, sept familles vivent sur cet ancien site fortifié.
* Au 21ème siècle, la découverte  depuis le sentier est libre et gratuite. La visite est interdite : Propriété privée.

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 06:30

 

Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CATALOGNE

 

Le bourg : 

   Situation  (--> le voir sur une carte)

       Le village abandonné de Santa Creu de Rodes est située à 15km au Sud de la ville frontière Française de Cerbère et à 25km au Nord-Est de Figueres.

  Coordonnées du village abandonné :

42° 19' 35.825" N 3° 9' 35.129" E
 42.326618°  3.159758°

 

Le château : 

     Après avoir visité l'incroyable monastère fortifié de Sant Pere de Rodes, puis le solitaire château de Sant Salvador de Verdera, mes pas me conduisent vers un village fortifié abandonné situé à 1km au Nord.

 

   L'extérieur :

     Ce village abandonné n'est pas le plus impressionnant d'Espagne, mais l'église à elle seule mérite la visite. Et puis, n'oubliez pas que je suis le "chevalier des ruines", je ne pouvais pas ignorer ce lieu datant du 10ème siècle.

    En arrivant du Sud, le 1er vestige rencontré est une porte fortifiée. Avec son mur très épais, je pencherais pour une tour-porte. Dans l'un des remparts, des fentes de tir très étroites et rapprochées me laissent à penser à une "modernisation" des défenses au 15ème siècle ; Mais supposition cela est !

   J'entre dans le village.

 

   L'intérieur :

     Une rue droite unique traverse le site avec sur la gauche les maisons en ruine évidemment.  Je vois le doute dans les yeux de certains d'entre vous. Je vous assure que ce sont bien des maisons. Regardez ici, il y a des murs avec un sol dallé.

        Dans une autre salle, je constate la présence d'un trou pour le stockage de nourriture.

   Je vous quitte pour visiter l'église pré-romane

 

 

  Histoire du château :

* A la fin du 10ème siècle, une bulle papale mentionne l'église de Santa Creu.
* A la fin du 11ème siècle, le bourg prospère à l'abri du monastère fortifié.
* Au 16ème siècle, avec le déclin du monastère, le village fortifié est abandonné.
* Jusqu'au 19ème siècle, des messes sont dites dans l'église.
* Au 20ème siècle, une campagne de consolidation est menée et des fouilles sont organisées.
* Au 21ème siècle, la découverte du village et de l'église est libre et gratuite (sauf en période de travaux). Le risque de recevoir une pierre est faible. 

 

 

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 06:30

 

Département :   81 - TARN

 

Le bourg : Une tour ronde joue à se cacher de moi

    Situation :    (--> le voir sur la carte)

       La petite commune du Pont de l'Arn se situe à quelques kilomètres au Nord-Est de Mazamet au coeur de la Montagne Noire.

    Coordonnées du château :

43° 30' 24.394" N 2° 24' 55.764" E
 43.506776°  2.41549°

 

   Toponymie :    (petite initiation)

* Montlédier viendrait de "Montlaidier" signifiant le "mont laid". Le précipice imposant au bord de ce mont était si effrayant que les locaux trouvaient cela "laid". 

* Pont de l'Arn correspond simplement au pont enjambant la rivière Arn. Cet unique pont (à péage ?) était encadré de 2 moulins.

 

Le château : 

     L'extérieur :

L'approche

    En laissant mon destrier proche de la rivière, la montée à pieds me permet de savourer le paysage, de sentir les arbres, de humer la mousse, de... quand, proche du site fortifié, une architecture m'intrique.

   Est ce le vestige d'un pont enjambant une faille ?

Ou un arc de décharge pour une construction avancée ?

 

Le château se cache

    Il arrive parfois qu'un château me résiste ou mieux, se cache pour jouer avec moi. C'est le cas pour celui de Montlédier. A travers le feuillage, une tour ronde me regarde. Elle a été consolidée, puis modernisée par l'ouverture de fenêtres, mais son crénelage (voir vocabulaire) et son architecture me la fait dater du 13ème siècle.

Qu'en pensez vous ?

 

   Je suis fasciné par la rudesse de cette tour sans ornement, sans mâchicoulis, sans archère dans les merlons, sans corbeau ni console pour les défenses rapprochées en encorbellement.

Incroyable n'est il pas ?

 

L'autre tour

    Évidemment chaque pan de mur de ce château fort se joue de moi et je ne suis pas surpris de discerner dans une trouée cette autre construction fortifiée. La tour carrée est fascinante, croyez moi. Elle montre une caractéristique assez rare. Regardez bien.

    Cette construction carrée est une magnifique réalisation d'une tour borgne du 12ème siècle (je suppose). Elle comporte en partie supérieure des trous de boulin pour un hourdage (voir vocabulaire).

   A la renaissance (je suppose), des fenêtres ont été ouvertes.

  Nota  J'aurais pu vous montrer d'autres images plus complètes du château, mais un peu de suspense, n'est ce pas mieux ?  

 

   L'intérieur :

       N'ayant pas dormi dans ce bel hôtel, je ne pourrai pas vous le décrire.

 

 

Histoire du château :

* Vers le 10ème siècle, les Seigneurs de la Villette font construire un château.
* Au 12ème siècle, Simon de Laurac possède le château fort de Montlédier.
* Au 13ème siècle, une puissante tour carrée est construite.
* Durant 2 siècles, les fortifications sont améliorées.
* Au 16ème siècle, avant les guerres de Religion, le seigneur protestant de la Vilette possède le château.
* En 1562,  le seigneur de La Vilette emprisonne Claude d'Oraison, évêque de Castres.
* Pendant 160, la famille La Vilette possède le château de Montélier.
* En 1762, le château appartient à la famille de Lac de La Clauze.
* En 1885, le site est possession de la famille Cormouls-Oulès (industriels à Mazamet).
* Au 20ème siècle, le château est un Hôtel Restaurant.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est possible avec discrétion. La visite de l'intérieur est interdite sauf pour les "touristes" qui y dorment.

 

J'adore quand la ruine se fait désirer

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 06:30

 

Département :   66 - PYRENEES ORIENTALES

 

Le bourg : 

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg de Bages se situe à 13km au Nord-Nord-Est de Le Boulou et à 12km au Sud de Perpignan.

  Le château est à 2km au Nord-Ouest de Bages,sur la D49 proche de la RN 9.

   Coordonnées du château :

42° 37' 5.57" N 2° 52' 23.754" E
 42.618214  2.873265

 

Le château :  

    L'extérieur :

Pourquoi ce site castral

      Lorsque vous empruntez la route nationale 9 allant de Perpignan vers l'Espagne par le Perthus, vous n'avez pas le réflexe de regarder sur votre gauche pour voir le "magnifique" château de Réarl.

  Je vais donc vous le montrer pour que votre connaissance dans ce joli département Pyrénéen soit parfaite.

 

L'arrivée

   Il n'y a aucun panneau indiquant la route à emprunter, il n'y a pas vraiment de route balisée pour arriver proche du site castral. Avec une bonne carte, il est impossible de ne pas trouver le pseudo parking pour 2 voitures.

    Tous ces indices doivent vous informer de la grandeur de ce château. Êtes vous prêt à avoir un choc ?

 

La marche d'approche

   Elle commence par un sentier à tracteur sans pente (ce qui est rare avec une construction médiévale) et après quelques petites minutes je découvre, sur une petite colline herbeuse, une incroyable splendeur.

La voyez vous ?

 

EIle est là bas

    La ruine n'est composée que de morceaux de mur qui parfois prennent des formes connues comme :  un cheval (heu... ce n'est pas le mien, il est attaché sur le parking ).

   Bien que très abîmés, les murs offrent des renseignements de construction passionnants (j'exagère un peu).

     Par exemple, sur ce pan de mur,  l'absence de parements (certainement subtilisés pour construire d'autres maisons proches) montre le remblai composé de pierres rondes ayant été prises dans le lit de la rivière Reart toute proche.


Rapide analyse

    Avec la faible hauteur des murs, point de bretèche, de mâchicoulis (voir vocabulaire) est visible. Il ne reste que les vestiges.

   Mais avec une loupe de Sherlock Holmes, il est possible de suivre les contours du château. Parfois, les arbres tentent de cacher les vestiges, mais je les vois toujours.

  Ne me demandez pas de faire le plan de ce château, trop de murs ont disparu et point de désherbant j'ai pris dans ma hotte .

 

    L'intérieur :

     A l'intérieur, évidemment point de plafond, ni de décors. Ce château est une ruine minimale où seuls le plaisir de découverte et la joie de l'imaginaire règnent en maître.
      Un morceau de pierre, un replat, une forme ronde sont les trésors à découvrir dans l'herbe.
  Comme souvent, c'est le panorama qui est le trésor suprême d'une ruine.

 

 

   Histoire du château :

* Au 12ème siècle, une fortification est citée dans un texte.
* Au 13ème siècle, le château appartient à la famille Llupia.
* Au 14ème siècle (?), le château appartient à la famille Oms.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite.

 

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le château : Dans une trouée, une fortification apparaît !

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le petit bourg de Cascastel des Corbières se situe à 6km à l'Ouest de Durban Corbières, à 30km à l'Ouest de Sigean et à 15km au Nord de Tuchan.

     Coordonnées du château :

42° 59' 9" N 2° 45' 32" E
 42.985885  2.758947

 

Le château :

      L'extérieur :

Pourquoi ce site castral ?

    La syllabe Castel, ne serait elle pas un diminutif de château ?

  C'est avec cette interrogation que je me rends dans ce petit bourg Audois.

    Vous me connaissez un peu, je ne suis pas parti voir une supposition. En vérité, je sais qu'il y a un château car les semaines précédentes, je me suis renseigné par la lecture du Dictionnaire des châteaux et fortifications.... Malin est votre chevalier.

 

La découverte

     Dans cette région de châteaux dénommés Cathares, celui de Cascastel des Corbières n'est pas connu. Contrairement aux ruines touristiques, il n'est pas posé sur un pog inaccessible et n'a pas été attaqué par les armées de Simon de Monfort et n'a pas connu un massacre comme à Montségur.

   Construit à coté de la rivière, il semble paisible à travers les arbres.

 

1ère analyse

   Curieusement je suis attiré par les arches du pont. Ce n'est pas celui qui enjambe la rivière (cette construction est récente) mais le pont permettant l'accès au château. Depuis le fossé, je peux mieux voir les traces anciennes des fortifications.

 

Donjon

     La construction principale d'un château fort du 12ème siècle est incontestablement le donjon. Celui de Cascastel ne parait pas impressionnant et pourtant il est extraordinaire. Bien qu'arasé partiellement, il impressionne par une base de 11m par 9m et sa façade borgne.

    Les trous de boulin (voir vocabulaire) devaient porter des poutres pour un chemin de ronde. Sur une des faces, il est possible de distinguer une fente d'archère droite et l'entrée primitive aujourd'hui bouchée.

     Ce donjon, composé de pierres calcaire correctement taillées, n'est pas central mais posé au Nord-Ouest du site. Ce plan permet de mieux comprendre l'architecture . 

Ces pierres semblent jeune en comparaison du donjon. 

Les bâtiments

   Par leurs nombreuses ouvertures, par l'accès au rez de chaussée, par la corniche sous les fenêtres, ces bâtiments ne semblent pas médiévaux. Ils ont dû faire l'objet d'aménagements de confort aux 17ème et 18ème siècle.

 

     L'intérieur :

 Hélas, le château est en travaux et je n'ai pas pu le visiter.

     Un passant d'un âge "intemporel" m'informe qu'un escalier en pierre dans l'épaisseur du mur et qu'une salle voûtée plein cintre par étage existent.

   Si vous disposez de photos ou de gravures, je serais heureux de les mettre sur cet article.

Plus d'information sur le site officiel.

 

 

Histoire du château :

* Au début du 12ème siècle, le pape Gelase II cite "l'église Saint Julien et Basilisse" dans une bulle. Le lieu fortifié se nomme : Calzcastel. L'abbaye de Lagrasse détiendrait des privilèges.
* En 1163, la seigneurie de Cascastel appartient à 2 co-seigneurs : Raymond de Castel et Sicard de Cascastel. Il existerait donc 2 châteaux (?).
* En 1209, début de la croisade des Albigeois. Durant cette "guerre", le château de Cascastel des Corbières n'est pas inquiété. Le seigneur n'a pas résisté à l'armée du roi de France (voir liste), il conserve ainsi son château.
* A la fin du 14ème siècle, chaque semaine, les habitants subissent des raids des mercenaires venant de l'Aragon.
* En 1390, construction d'une enceinte fortifiée entourant les deux (?) châteaux.
* Au 17ème siècle, le château appartient à la famille d'Arse. Quelques aménagements du château sont réalisés.
* Au 18ème siècle, le château est profondément remanié pour donner plus de confort.
* En 1966, la commune devient propriétaire du château.
* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde du château est créée. Elle participe à la restauration des bâtiments et à la connaissance historique..
* En 2001, le château est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte du château est interdite. Mais peut être qu'un jour.... 

 

Inhabité et pourtant vivant !

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 06:30
 

  La ville de Thann se situe en Alsace, dans le département du Haut Rhin. Tous les ans, le 30 juin, les habitants font brûler 3 sapins sur la grande place. Quelle est donc l'origine de cette curieuse fête ?

   Cette manifestation est la conséquence d'un curieux évènement au Moyen Age (vous vous en doutiez depuis que nous voyageons ensemble dans mes ruines et mes légendes). La légende se nomme :

 

 

 

Les  3  sapins  de  Thann

 

 

     Au milieu du 12ème siècle vivait en Italie un saint homme nommé : Thiébaut. Il était l'évêque de la ville de Gubbio, province de l'Ombrie. Il était toujours accompagné de son fidèle serviteur.

 Un soir, se sentant mal il lui dit : 

  • + Approche toi, fidèle serviteur,
  • * Me voila monseigneur,
  • + Depuis tant d'année, tu me sers loyalement, il me faut te récompenser.
  • * Mais non, monseigneur, c'est un honneur d'être à vos cotés.
  • + Ecoute au lieu de parler..... Lorsque je disparaîtrai de cette terre.....
  • * Mais ne parl......
  • + Il suffit, écoute moi !
  • * ........
  • + Je veux qu'à ma mort, tu gardes ma bague épiscopale..... Chuttt...  C'est un ordre.

Et, en l'an de grâce 1160, l'évêque Saint Thébaut cessa de respirer.

   Comme promis, son serviteur tenta de récupérer la bague et....... il avait beau forcer, elle ne se retirait pas du doigt de son ancien maître. Il tira....... tira........ tira..... et.......(ho, âmes sensibles, ne lisez pas ce qui suit !) .....  il arracha le pouce droit.
   Surpris, il pensa que c'était sûrement un signe divin. Il enchâssa "bague et doigt" dans son bâton de pèlerin et s'en retourna à pieds chez lui en Lorraine.
    La marche avec ce bâton est un régal
 
  La route était longue de l'Italie vers son village de l'Est de la France.
 
    Un soir de 1161, il arriva à Thann, petit village gardé par un immense château. Fatigué, il décida de dormir à l'orée du bois. Il posa son bâton contre l'un des sapins et s'endormit.
    Le lendemain, il mangea rapidement les miettes de son pain et sans se laver (oui, sales étaient nos ancêtres......de .....Lorraine  hihihi, je me moque, désolé), il décida de repartir. Près du sapin, il s'avança pour saisir son bâton.
   Et....... comme pour la bague, il ne put le récupérer.  Il Tira....... tira........ tira..... et.......... Rien..... Son bâton avait pris racine.
Divin signe était ce ?
    Au même moment le seigneur du château de l'Engelbourg fut attiré par un curieux phénomène en bordure du bois.  Il vit trois lumières au-dessus de ce sapin.
 
 
 
   Signe divin conclure en même temps, sans se concerter nos 2 personnages !
 
 L'un et l'autre promirent de bâtir une chapelle en ce lieu. Comme par miracle, le bâton se détacha immédiatement.
Grâce au chevalier, vous n'avez pas besoin de boire pour admirer mes flammes.
Grâce au chevalier, vous n'avez pas besoin de boire pour admirer mes flammes.
Grâce au chevalier, vous n'avez pas besoin de boire pour admirer mes flammes.

  

  
      Ho, je vois quelques esprits septiques qui doutent de ma légende..... Je vous invite donc à venir le 30 juin dans cette charmante ville Alsacienne. Durant la journée, prenez le temps de visiter les rues, l'église et les ruines du château.
    Sous le lourd soleil, vous étancherez votre soif avec ce vin d'Alsace merveilleux.... et vous verrez le soir, après quelques bouteilles, les 3 sapins luminescents !
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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 06:30
 
   Les églises furent parfois utilisées comme un refuge par les habitants des villages. Mais certaines, construites à l'intérieur des bourgs, étaient un élément de défense intégré dans les remparts. Voici un bel exemple dans un bourg de Lorraine.
 


Département :    55  - MEUSE

Le bourg :  
   Situation :  (la voir sur une carte)
      La commune de Hattonchâtel est située à 30km au Sud-Est de Verdun et à 37km au Nord de Commercy, proche de Vigneulles lès Hattonchâtel.

L'église :
        L'extérieur :
La découverte
      Posé sur une colline, il est impossible de ne pas voir ce bourg.

Mais surpris je suis !
L'êtes vous aussi ?

    Je ne suis pas étonné de voir un rempart précédent les maisons, car il était classique dans les périodes d'insécurité de construire un bourg sur un plateau dont la protection était réalisée par les pentes, consolidée par des murs. Les habitations s'appuyant sur les remparts, les murs de fortifiation perdurent avec les siècles et arrivent presque intacts au 21ème.
    Ma surprise est causée par les 2 puissantes constructions survolant les maisons :

* Un château,
* Une église.

  Mais pour le moment, seule le bâtiment religieux fortifié m'intéresse...  (Comme tous les hommes, monocéphale je suis... N'est ce pas mesdames que nous le sommes , et qu'un seul bâtiment à la fois je peux découvrir  ).

L'approche
    Tel un chevalier du Moyen Age, j'escalade la pente pour mieux ressentir la terreur des assaillants des siècles passées et comprendre l'efficacité des défenses. (Pour les moins téméraires , il est possible de continuer avec un destrier jusqu'au parking proche du centre).

Comparaisons
    Dans la Meuse mais aussi en France, je vous ai montré des églises avec une salle de repli (comme à Troussey), des hourds en bois (comme à Dugny sur Meuse), un puissant clocher-donjon (comme à Vertuzey), mais c'est la 1ère fois que je suis en face d'une église dans un rempart.

Les défenses
    Évidemment, le plus impressionnant système de défense est la grosse tour ronde. Arasée, sans créneau, sans mâchicoulis (voir vocabulaire) et avec sa base comblée par plusieurs siècles de gravas; elle est moins imposante qu'au 13ème siècle, mais son fruit et ses archères droites ont dû faire réfléchir et ployer de nombreux assaillants.
     Le "mur-rempart" de l'église comporte aussi les classiques et efficaces archères droites du 13ème siècle.

D'autres défenses ?

   Y a t il d'autres systèmes défensifs comme des hourds (voir église de Pareid) ou des bretèches (voir église de Cheveuge) ?

   Hélas, le clocher reconstruit récemment est très classique et peu prévu pour la défense. En contournant l'église, je vois une tourelle d'escalier (peut être desservait elle une salle supérieure ?) sans indice précis de fonction défensive. Puis, sur l'autre façade, les arcades de l'ancien monastère.
    Le moment de visiter l'intérieur est arrivé !


    L'intérieur :

Quelle chance !

 L'église paroissiale Saint Maur de Verdun est ouverte. Vais je pouvoir me délecter devant les archères et autres systèmes de défense ?  
    L'ambiance est sobre et l'acoustique correspond au classique standard d'une église : En marchant, j'entends le bruit de mes pas.
    Tous mes sens sont au maximum pour tenter de voir un indice de fortification médiévale. Mais hélas, ce ne sont qu'architectures belles certes mais uniquement religieuses qui me sont offertes.   
    Il m'est impossible de voir l'intérieur d'une tour avec archères. Je tente de demander conseil aux saints et autres personnages présents, mais ils ne m'apportent que peu de lumière sur l'architecture secrète de l'église.

     Comme toujours, avec une construction médiévale, mon sourire revient devant le magnifique panorama.


Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 13ème siècle, l'église est entièrement reconstruite à l'extérieur du bourg en s'appuyant sur les remparts de la cité fortifiée.
* En 1845, le clocher est reconstruit.
* En 1908, l'église et le monastère sont classés aux Monuments Historiques.
* Durant la 1ère guerre mondiale, le bourg et l'église subissent d'importants dommages.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre. La découverte des fortifications intérieures est impossible.

 

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 06:30

 

Département :   66 - PYRENEES ORIENTALES 

 

Le bourg : 

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Le bourg de Salses le Château se situe à 12km au Nord de Perpignan, proche de  la Route Nationale 9 et de l'autoroute A9.

   Coordonnées de la forteresse :

42° 50' 18.798" N 2° 55' 7.493" E
 42.838555  2.918748

 

La forteresse : 

    L'extérieur :

Quelle surprise

    La grande majorité des châteaux forts que je visite se situent sur une colline ou en haut d'un pog. Curieusement, cette fortification d'origine médiévale est dans la plaine, presque au niveau des petits arbres.

Me serais je trompé de site ?

 

1ères Impressions

    Je ne suis pas au bout de mes surprises. Cela commence par un large et profond fossé précédent les murailles et extrêmement consolidé, puis tout en rondeur, un ensemble disparate de défense (échauguette, tour flanque..) entrecoupé de courtines épaisses avec fruit (voir vocabulaire).

     Évidemment de nombreuses tours canonnières talutées renforcent les défenses. L'ensemble parait plus du 16-17ème siècle que médiéval.

 

Forteresse plus que château fort

     A la bases des puissantes tours, des canonnières assuraient la défense dans le fossé par des tirs rasants (certainement très meurtriers).

   Au dessus, dans les angles morts, des bretèches assuraient la défense de la base des courtines. Il fallait être fou pour tenter une attaque.

   Pour comprendre cette forteresse, il faut d'abord :

* Regarder la vue en perspective mise à "ma" disposition  à l'entrée du site,

* Puis admirer la vue satellite grâce à Google Map.
  Le contraste entre les formes rondes à l'extérieur et la rigueur parallélépipédique du centre est impressionnant.

Légende du plan

A -Fossé,
B - Barbacane,
C - Demi Lune,
D - Tour d'artillerie,
E - Donjon,
F - Corps du logis (casernement),
G - Écuries,
H - Chapelle Saint Sébastien,
I - Caponnière,
J - Glacis
K - Salle d'exposition,
L - Prison
M - Salle de garde (coté Nord),
N - Galerie de contre-mine,
O - Boulangerie,
P - Laiterie,
R - Puits.

 

L'entrée
   Évidemment, une telle forteresse ne pouvait pas avoir une entrée classique. Elle commence par une porte avec vestige d'un pont levis accédant à un bastion (peu médiéval), puis continue par une autre porte avec 2 "tours échauguettes".
 

    L'intérieur :

J'entre

La visite de la forteresse étant payante, je ne vais pas tout vous montrer.

     Pour comprendre ma surprise en pénétrant dans la forteresse, il faut regarder ce plan :

 * La forme est d'une symétrie parfaite sur un axe (presque) Est-Ouest --> Axe horizontal sur l'image.

 * Il est facile d'imaginer les évolutions d'aménagement de cette construction de 110m par 85m.

 

La cour

   En passant la porte, le plus impressionnant est la grande cour. Elle me fait penser à une place d'armes pour l'entraînement des soldats. Elle presque intemporelle et pourrait servir de décors à des films situé entre le 16ème et le 20ème siècle.

 

Les salles

   Les salles sont aussi des moments de surprises intemporelles. Certaines, débarrassées des poutres du plafond, montrent des étages de confort très spartiate, en contradiction avec  les salles de repos avec bain et sauna.
   Comme je l'affirmais au début de la visite, cette forteresse met à mal toutes mes certitudes architecturales sur les constructions médiévales .  Mais en lisant l'historique, j'ai toutes mes réponses..... Ouf !

 

C'est fini

   Pour me remettre de mes émotions, je décide de visiter l'autre vestige de Salses à 100m au Nord.
 


Histoire de la forteresse :

* En 1172, Alphonse II d'Aragon hérite du Comté.
* En 1344, Jacques II de Majorque et Comte (voir titre de noblesse) de Roussillon, prend possession du château et des terres de Salses.
* En 1462, Jean II engage le Roussillon au roi de France Louis XI (voir liste des Rois).
* En 1473, le Roussilon est à nouveau Espagnol.
* En 1497, sous la conduite de l'ingénieur Ramirez, début de la construction de la forteresse par des Espagnols.
* Vers 1503, destruction du village dans l'emplacement de la forteresse, puis pavage de la cour et aménagement des écuries pour 300 chevaux.
* En 1503, début d'un siège par l'armée Française commandée par le Maréchal de Rieux.
* En 1504, avec des canons, les Français pilonnent la forteresse et entament un travail de sape. Les espagnols font un harcellement des troupes d'approvisionnement (nourriture et munitions) pour isoler les Français.
* En 1506, la paix est signée. Les Français récupèrent la forteresse de Leucate. Celle de Salses est toujours Espagnole.
* A partir de 1507, les Espagnols améliorent les défenses de la forteresse.
* En 1533, Blasco Nunyez, inspecteur des forteresses du Comté de Catalogne, passe plusieurs commandes pour des flasques et traverses nécessaire à des affûts de canons.
* En 1538, Charles Quint visite Salses (c'est ce que supposent certains historiens).
* En 1542, l'armée Française surveille la forteresse de Salses sans l'attaquer (bien que faisant le siège de Perpignan).
* En 1618, début de la guerre de 30 ans. Les Espagnols soutiennent les Autrichiens, ils sont donc ennemis de la France.
* En 1635, déclaration de guerre entre la France et l'Espagne.
* En 1638, les Espagnols attaquent Leucate mais ne prennent pas a forteresse.
* En 1639, en représailles, les Français attaquent Salses et s'emparent de tous les villages aux alentours.
* En 1642, après plusieurs mois de lutte, les Espagnols se rendent.
*En 1659, le traité des Pyrénées définit la frontière entre la France et l'Espagne. La forteresse n'étant plus frontière, elle est abandonnée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de la forteresse est payante et guidée.

 

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